Cet été, ma copine et moi, avons choisis ce mode de transport pour visiter la
Corse. Non pas par manque de moyen mais plus pour rencontrer pleins de personnes de tous horizons. Ainsi que la soif d’apprendre de nos prochains et de vérifier par nous même que la solidarité existe toujours dans ce pays.
Mode d’emploi du presque parfait autostoppeur :
Le principe de base pour augmenter considérablement ses chances d’être pris est d’avoir une tenue présentable (tshirt et shirt propre).
Une place ou le chauffeur pourra s’arrêter en toute sécurité est primordiale.
Des morceaux de cartons glanés dans les poubelles des supermarchés et un marqueur.
Ecrire lisiblement l’endroit ou vous voulez aller en rajoutant la mention « SVP » précédée d’un petit smiley humoristique en fonction de notre humeur du moment.
Mettre nos sacs a dos en deuxième plan pour ne pas faire douter notre conducteur sur la capacité de place que peut contenir sa voiture
Le pouce levé suffit amplement pour un petit trajet.
Et la recette miracle de ce cocktail est un grand sourire envers la voiture !
Une fois ses principes élaborer nous avons rarement attendu plus de 10 minutes avant d’être transportés.
La première parole, le premier regard est comme un entretien d’embauche ; l’automobiliste va nous juger en 1 seconde. Il faut bien sure mettre celui ci en confiance directement.
Les sacs chargés, nous pénétrons dans l’univers de notre conducteur. La conversation se lance toujours aisément. Celui ci est toujours intrigué par la personne qu’il vient de prendre.
En tant qu’autostoppeur nous devons essayés de cerner l’attitude de notre conducteur le plus rapidement possible afin de ne pas le froisser.
Nous essayons de toujours être impartiaux même si celui ci est raciste, extrémiste ou piètre conducteur. Apres tout tant que nous ne ressentons pas de danger vital nous ne descendons pas.
Dans d’autre cas une vrai complicité nait. Les questions rebondissent les une après les autres. Les réponses se transforme en question et vise vers ça
En tant que stoppeur nous apprenons beaucoup aussi de notre hôte.
Beaucoup de
Corse se sont arrêtés et appréciés nous raconter l’histoire de leur terre tant chéri. Pécheur, instituteur, exilé, routier, agriculteur, retraité. Mention spéciale a un apiculteur bio qui fait du miel formidable. Sa générosité a été jusqu’à nous offrir un pot alors que nous voulions lui en acheter.
Des personnes du continent, Italiens, Hollandais, Belges,
Suisse, Allemand, Espagnol. Des personnes qui nous ont vu sortir du camping avec notre panneau et qui nous attendait plus haut à la sortie du village. La femme de footballeur dans sa grosse BMW qui passe devant nous et s’arrête plus loin et nous interpelle parce que nous avons de bonnes têtes ! Les âmes charitables qui s’arrêtent pour que nous puissions prendre des photos ou bien faisant des détours.
Nous avons même eu la chance d’être pris en bateau stop. Pour ce coup là, une bonne dose de culot est la seule recette viable.
Quatre vingt voitures étant trop peut pour pouvoir faire des statistiques fiables, nous affirmons dans notre cas qu’il n’y a en faite pas vraiment une catégorie sociale plus qu’une autre qui s’arrête. Mais cela reste toujours des personnes qui ont une ouverture d’esprit.
Les autres, nous parlons des voitures ou ils sont maximum deux, ceux qui décélèrent et accélèrent, ceux qui ne nous regarde pas, qui nous méprise. Sachez qu’un sourire est gratuit et apprendre de son prochain est une expérience très enrichissante
Merci pour toutes ses rencontres ;)