Phil31600 · 24 mars 2026 à 19:30 · 262 photos 50 messages · 9 participants · 2 676 affichages | | | | 24 mars 2026 à 19:30 · Modifié le 30 mars 2026 à 19:40 De Mexico au merveilleux Chiapas Message 1 de 50 · Page 1 de 3 · 1 794 affichages · Partager
Ce voyage d’un mois, du 18 janvier au 17 février 2026, nous a permis de visiter Mexico et de traverser les états de Puebla, Oaxaca et le Chiapas. Nous nous sommes essentiellement déplacés en bus (compagnie ADO) pour les moyennes et longues distances et en colectivos ou taxis (ou Uber) pour les trajets les plus courts. Avant de partir, j’avais pris contact avec plusieurs personnes sur place : Harry, vendéen installé à Oaxaca proposant, entre autres, des découvertes de villages artisanaux ou du site de Monte Alban, et Oscar à Comitan de Dominguez. Je reviendrai sur notre rencontre avec Oscar, responsable d’une agence locale (CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz) et propriétaire d’une très agréable auberge, véritable coup de cœur de notre voyage. Notre périple s’est déroulé en 8 étapes sur une boucle au départ de Mexico. Les liaisons entre chacune d’entre elles ont donc été faites en bus de jour ou de nuit selon la durée du trajet. J’avais réservé nos places à l’avance, soit directement sur le site de la compagnie ADO, soit en passant par des plates-formes de réservation selon les tarifs proposés. A noter qu’en m’y prenant assez tôt, j’ai pu bénéficier de tarifs « Réservation anticipée » très intéressants. Il existe plusieurs classes de confort. Pour tous nos trajets, j’avais réservé des places dans des bus de classe Primera, sauf pour deux d’entre eux en classe GL (Grand Luxe). Les tarifs sont très raisonnables et les bus se sont avérés confortables voire très confortables (seule l’inclinaison de base des sièges peut surprendre). Notre itinéraire et nombre de jours par étape : Etape 1 – Mexico : 4 jours Etape 2 – Puebla : 2 jours Etape 3 – Oaxaca : 4 jours Etape 4 – San Agustinillo : 4 jours Etape 5 - San Cristobal de las Casas : 3 jours Etape 6 – Comitan de Dominguez : 6 jours Etape 7 – Palenque : 4 jours Etape 8 – Mexico : 2 jours Si c’était à refaire, je retirerai une journée à Palenque et j’en ajouterai une soit à Puebla ou San Cristobal pour pouvoir aller voir des sites ou villages à proximité, soit à San Agustinillo pour profiter un jour de plus de l’Océan Pacifique. Etape 1 : Mexico (2200 m / 9,2 millions d’habitants)Nous sommes arrivés dans la capitale mexicaine vers 22h00. Le passage en douane, simplifié, a été très rapide. Après avoir effectué un peu de change à l’aéroport, nous avons rejoint notre auberge de jeunesse en taxi. Nous nous sommes déplacés dans la capitale, bien sûr à pied, mais aussi en métro. Les indications y sont très rares et nous avons plusieurs fois pris les rames dans le sens opposé où nous voulions aller. Après quelques erreurs, nous demandions systématiquement sur le quai si nous étions dans la bonne direction. Le métro est très peu onéreux. Il faut prendre une carte rechargeable (la Tarjeta de Movilidad Integrada (Carte de Mobilité Intégrée) et l’alimenter en fonction de ses besoins. Cette carte (moins de 1 €) n’étant pas individuelle, ce n’est donc pas la peine d’en prendre une par personne. Mexico : Jour 1.
Visites et promenade de la journée (attention, de nombreux musées sont fermés le lundi) : Le Zocalo ou place de la Constitution : c’est l’une des plus belles, des plus grandes (195m x 240m), et des plus anciennes places du monde. C’est ici que Cortès avait décidé d’élever le centre de la nouvelle cité espagnole à l’emplacement du marché de l’ancienne Tenochtitlan. Les pierres des pyramides furent utilisées pour paver l’esplanade et construire tout autour, les églises et édifices coloniaux. Lors de notre passage, l’immense place était recouverte de cactus (en résine), thème de l’exposition temporaire du moment. En effet, des animations ou expositions temporaires s’y déroulent tout au long de l’année. C’est aussi le point final des cortèges de nombreuses manifestations.
La cathédrale : elle s’enfonce d’un centimètre par an malgré les immenses travaux de stabilisation effectués (les effondrements de nombreux édifices mexicains (30cm/an) sont dus au pompage de l’eau dans les nappes phréatiques). Elle a été construite à partir de 1571 et terminée en... 1813 ; Les modestes vestiges du ’Templo Mayor’ (vue extérieur) : ils ont une haute valeur symbolique, car ce monument fut le plus important de l’Empire Mexica.
Nous avons ensuite parcouru les rues du centre historique jusqu’à l’église de la Santissima, malheureusement fermée pour cause de travaux de rénovation. Puis nous avons pris le métro pour aller voir un des hauts lieux de pèlerinage mexicain : les Insigne et Nacional basilicas de Santa Maria de Guadalupe, ainsi que, sur les hauteurs, la Capilla del Cerrito. La première, qui date de l’époque coloniale penche vraiment beaucoup.
La seconde, en forme de rotonde, est très impressionnante vue de l’intérieur.
En sous-sol, on y trouve une tunique sacrée où, en 1531, une image de la Vierge Marie se serait gravée. Véritable énigme pour les scientifiques, depuis cette date le vêtement ne s’est jamais dégradé. Des tapis roulants assez lents permettent aux pèlerins de l’admirer. Cela empêche les foules de s’amasser devant l’effigie durant des heures. Bien pensé !
Du haut de la Capilla del Cerrito, on bénéficie de belles vues sur l’immense Mexico.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Mexico : Jour 2 Musée du Templo Mayor : nous y avons passé quasi toute la matinée. Comme d’habitude, nous avons pris notre temps pour découvrir les quelques vestiges archéologiques et pour profiter au maximum du contenu de ce splendide musée.
Museo de bellas artes : quelle belle surprise ! Intérieur magnifique Art Déco (entrée gratuite) !
Nous avons ensuite découvert le parc juste à côté, longé la maison des Azulejos (petit air portugais dans la capitale mexicaine !) et terminé par la visite d’une autre église. Nous sommes ensuite rentrés très tranquillement à notre auberge tout en admirant les nombreux bâtiments Art Déco situés sur notre chemin (malheureusement pour la plupart mal ou pas du tout entretenus, quel dommage !). Nous rentrons assez tôt à notre auberge car ce soir nous avons prévu une soirée ‘sportive’... Soirée Lucha libre : il y a quelques jours, j’ai acheté des billets pour assister à des combats de lucha libre ! Du catch quoi ! Quelle soirée !
Autour de l’Arena, nous trouvons de très nombreux stands de marchands de masques de catcheurs. Dès que le cordon de sécurité s’ouvre, nous pouvons pénétrer dans la salle. Les gens s’installent tranquillement, grignotent, boivent des bières, se prennent en photo avec leurs smartphones (appareils photo et caméras interdits). Petit à petit la salle se remplit et l’ambiance monte. Une de nos voisines se précipite vers un commentateur (radio ou TV ?) pour un selfie. Le spectacle est presque autant dans la salle que sur le ring. Les combats s’enchaînent. Le public invective l’arbitre pour qu’il compte plus vite, hurle après le (ou les) catcheurs ou catcheuses au tapis ou dressés sur les cordes du ring. Comme toujours, d’un côté il y a les gentils et de l’autre les méchants. Sifflets, cris, applaudissements, sono à fond entre les combats, entrées sur le ring tel (le)s des super stars ! Tout y est ! Les mexicains (hommes et femmes, jeunes ou plus âgés, enfants) sont vraiment des fans de ce sport/spectacle !
| | | Mexico : Jour 3 Musée d’anthropologie dans le bois de Chapultepec : le Guide du Routard place ce musée dans les incontournables de Mexico et précise même qu’il justifie à lui seul un voyage au Mexique. Je confirme, c’est un incontournable ! Toutefois je n’irai pas jusqu'à dire qu’on peut rentrer aussitôt après l’avoir visité ! Pour accéder au musée, depuis la sortie de métro, il faut traverser un parc, territoire des gardiens de chiens. Nous avons compté jusqu’à une dizaine de chiens pour un seul gardien ! Mais comment font-ils, nous qui avons parfois du mal avec un seul ! Comme quoi, c’est un métier ! Musée le plus visité de Mexico, la succession de salles permet de passer de l’ère pré colombienne aux civilisations Mexica, Zapotèque, Mixtèque, Olmèque, Maya, etc. Dans les différentes sections, nous avons pu admirer des poteries, sculptures, reconstitutions de tombes et de temples des sites de Teotihuacan (nous y serons demain), Totelca, Oaxaca (nous y découvrirons dans quelques jours le site de Monte Alban), du Golfe du Mexique, de la civilisation Maya (site de Palenque que nous visiterons en fin de notre périple), etc.
Environ 3h30 plus tard, il est l’heure de déjeuner. Achat d’un excellent sandwich chaud dans l’un des stands du parc devant le musée. C’est peut-être parce que nous avions très faim, mais cette torta composée de viande hachée, salade, tomate et fromage a été, dans nos souvenirs, l’une des meilleures de tout notre voyage ! La torta à peine achetée, nous sommes pris sous une grosse averse. Les voladores, danseurs acrobatiques totonaques qui font leurs démonstrations juste derrière les stands de nourriture ont plié bagage, découragés probablement par la pluie et la fuite des touristes. Le soleil revient progressivement et nous reprenons notre balade dans le bosquet de Chapultepec (colline des sauterelles), le long de lacs. Nous montons jusqu’au château. Il est malheureusement trop tard et il est fermé. Nous reprenons notre promenade dans les allées du parc où se succèdent des stands de marchands de nourriture, boissons, peluches, masques de lucha libre et chevaux sur roulette pour une pause photo.
Du haut du parc, près de l’immense monumento a los niños heroes, vue sur le riche quartier de Polanco et sur ses grandes tours modernes du paseo de la Reforma. | | | Mexico : Jour 4 Pour cette journée exceptionnelle (nous avons ‘cassé notre tirelire’), j’ai fait confiance à l’agence Secretoo. Pourquoi celle-là et pas une autre ? Parce qu’elle s’engage à payer ses guides et prestataires au juste prix ! Nous allons effectuer notre baptême en montgolfière au-dessus du site de Teotihuacan et des pyramides du soleil et de la lune ! Nous avions renoncé à ce baptême il y a une douzaine d’années en Birmanie au-dessus des temples de Bagan pour des raisons budgétaires. En 2019, nous aurions dû le faire au-dessus du désert de Wadi Rum en Jordanie, mais la météo capricieuse (trop de vent) n’avait pas permis de maintenir le vol. Et donc cette année, nous ne voulions pas rater l’occasion. Quant au budget... Tant pis, on arbitrera sur d’autres activités ou dépenses ! Nous nous levons vers 4h30. Ça pique un peu mais la motivation est là ! Départ de l’auberge de jeunesse à 5h00. Environ 1h de route. Inscription, pesée (car oui, tous les passagers sont pesés afin que le pilote connaisse le poids total à embarquer !) et café pour se réchauffer (ce matin, la température est d’environ 8°). Et puis nous sommes autorisés à nous rapprocher des nacelles et observer le processus de gonflage des ballons. Le soleil commence à se lever au-dessus des volcans. Il est donc l’heure de grimper dans la nacelle (8 personnes + le pilote), et nous voilà partis pour un survol du site de Teotihuacan !
Le vol va durer environ 45 minutes. Nous savourons chacune d’entre elles car le spectacle est grandiose. Des dizaines de montgolfières survolent le site. Les couleurs sont sublimes. Le pilote nous montre, au loin, les fumées qui se dégagent du volcan Popocatépetl. Autour et sous notre nacelle, le spectacle est magnifique !
Après avoir survolé de très près un champ d’agaves et de cactus, l’atterrissage se fait en douceur, directement sur la remorque du véhicule chargé de récupérer le matériel. Nous sommes ensuite reconduits sur le site d’envol pour la remise du diplôme de baptême en montgolfière et partager un brindis d’honneur. Avant d’attaquer la visite à pied du site, nous partons prendre un super petit-déjeuner (énorme buffet !) avec notre guide francophone (Orian). J’en profite pour découvrir une recette étonnante (et délicieuse) à base de saucisses et de feuilles de cactus. La deuxième partie de la matinée est donc consacrée à la découverte du site à pied.
Orian nous a expliqué beaucoup de choses. Les 3 éléments qui nous constituent (l’eau, l’esprit, le corps), le cycle de l’éternité autour du ciel, de la terre et de l’eau, la désignation des animaux totem et de tout ce qui orientait, à l’époque Maya et Mexica, la destinée de chacun, etc. Belle balade autour et sur les pyramides. Les escaliers raides aux marches étroites ont volontairement été conçus ainsi. Cela oblige les personnes qui montent à s’incliner devant Dieu (car impossible de monter sans avoir le regard fixé sur la prochaine marche). Et pour la descente, obligation de se mettre un peu de côté afin de ne jamais tourner le dos à Dieu. La visite de ce site durera un peu plus de 2 heures. Puis nous enchaînons avec les ruines d’un palais. Et enfin, selon les dires d’Orian, « cerise sur le gâteau », nous faisons un arrêt sur un troisième site qui était occupé par l’armée. Sur ce site se trouve une pyramide sur laquelle on peut voir, sur un côté, des têtes sculptées. A l’origine, il y en avait tout autour. Il faut monter sur la première pyramide qui est juste devant celle aux têtes sculptées pour avoir une superbe vue d’ensemble.
C’est en effet une très belle « cerise sur le gâteau » ! Cette dernière visite clôture de la plus belle des façons notre programme car et il est ‘déjà’ l’heure de rentrer. Superbe matinée qui restera sans aucun doute longtemps gravée dans les beaux souvenirs de notre voyage ! Nous sommes de retour à notre auberge entre 14h30 et 15h00. Nous déjeunons et, après une petite pause, je repars faire un tour sur le Zocalo : photos de fin de journée, descente des couleurs (immense drapeau mexicain au centre de la place) et découverte d’autres bâtiments Art Déco. | | | Bonjour Philippe,
Etape 1 – Mexico : 4 jours Etape 2 – Puebla : 2 jours Etape 3 – Oaxaca : 4 jours Etape 4 – San Agustinillo : 4 jours Etape 5 - San Cristobal de las Casas : 3 jours Etape 6 – Comitan de Dominguez : 6 jours Etape 7 – Palenque : 4 jours
Etape 8 – Mexico : 2 jours
Je vais suivre avec plaisir et intérêt ton récit de voyage, dont l'itinéraire se rapproche beaucoup d'un périple projeté dans quelques années (quand nous serons enfin libre de partir 1 mois / 2 mois à cette période...il faut attendre encore !).
C'est super d'avoir un retour qui diffère de la traditionnelle boucle du Yucatan, et j'ai hâte de lire, entre autre, tes impressions sur le Pacifique.
Et vous avez pris votre temps, c'est chouette. 
Merci du partage. | | | Merci. J'attaque la suite de la publication ! A très vite. | | | Etape 2 : Puebla (2160 m / 1 690 000 habitants)Puebla – Jour 1 Après environ 2h30 de bus (ce sera un de nos plus courts trajets), nous avons atteint la 2ème étape de notre voyage. Le temps de déposer nos bagages, et nous voilà partis à la découverte de la ville. Pause déjeuner toutefois avant de commencer. Menu du jour (entrée (soupe)/plat/dessert et boisson) pour environ 5,5€/pers. Puebla est réputée pour l’art baroque, des spécialités comme les épices et le chocolat, mais aussi pour les talaveras, faïence qui ornent des façades de maisons, façon azulejos. Notre balade nous mènera du Zocalo à la cathédrale, du barrio de los Sapos (quartier des crapauds) aux maisons très colorées à celui del Artista, où nous traverserons le marché artisanal d’El Parian à l’architecture si particulière.
Au fil de notre promenade, nous avons découvert de nombreuses placettes, toutes animées par de jeunes musiciens (trompette, violon, trombone, piano,...). Très sympa ! Nous terminons l’après-midi sur un banc du zocalo, pour regarder les gens passer tout en dégustant une glace au son de ’Comme d’habitude’ joué à la trompette. Dans une rue du barrio des los Sapos, nous avons croisé une jeune fille en robe de princesse qui devait fêter ses 15 ans (quinzeañera : célébration qui permet aux jeunes filles mexicaines de fêter leur passage à l’âge adulte). Charmante et souriante, elle posait pour une séance photos avec sa famille qui a gentiment accepté qu’à mon tour je puisse prendre quelques clichés.
Puebla – Jour 2 Aujourd’hui, nous poursuivons nos déambulations dans la ville. Nous avons commencé par l’église de Santo Domingo et la chapelle du Rosario, réputée être la chapelle la plus dorée du Mexique ! C’est vraiment à voir !
Nous avons enchaîné avec la ’calle de las dulces’ où les boutiques de bonbons et autres douceurs locales se succèdent. Bien sûr nous n’avons pas résisté à l’appel de quelques sucreries et galettes, spécialités de Puebla ! Puis nous prenons la direction du barrio de Xanenetla pour y voir des peintures murales. Nous avons ensuite découvert, par hasard, les tunnels ’secrets’ de la ville qui nous ont conduits à l’autre bout de ce quartier coloré où il est recommandé de ne pas se promener la nuit tombée.
Retour vers le centre historique pour admirer la ‘casa de los muñecos’. Le propriétaire avait été condamné par le conseil municipal à murer les fenêtres du dernier étage de sa maison car il était plus haut que l’hôtel de ville. Pour se venger et se moquer des conseillers, il fit installer sur la façade des caricatures en céramique des membres du conseil ! Ambiance !
13h bien sonnées, c’est l’heure de la pause déjeuner. Aujourd’hui je veux goûter une des spécialités locales, le ‘mole poblano’ sauce épaisse à base de piment, cacao, sésame, cacahuète, et tomate. OK, c’est bon ! Mais je ne me lèverai pas non plus la nuit pour en manger ! Nous poursuivons ensuite notre balade et traversons des halles marchandes en fer forgé.
Il y a foule et l’endroit est très animé. Petite pause dessert : nous craquons pour des boules de glace ! Et puis, près de la sortie des halles, je trouve un portefeuille avec plein de cartes de toutes sortes et une petite somme d’argent liquide (environ 1200 pesos, soit un peu plus de 60€). Je cherche alors un agent de sécurité car il me semblait que nous en avions croisé un peu plus tôt. Je le trouve et lui explique la situation tant bien que mal. Il appelle son chef par talkie-walkie. Celui-ci arrive assez vite, regarde le portefeuille, constate qu’il y a de l’argent liquide et me remercie d’avoir tout restitué. Puis il m’assure qu’il allait retrouver son propriétaire. L’histoire ne dit pas si le propriétaire du portefeuille retrouvera la totalité de ce qu’il a perdu... Il est raisonnablement permis de penser qu’il n’y aura pas de problème pour son portefeuille et la totalité de ses cartes. Quant à l’argent liquide... Renseignement pris quelques jours plus tard à Oaxaca auprès d’Harry, il est fort probable que le personnel de sécurité se le soit partagé pour ’service rendu’... Au bénéfice du doute, je dirai que l’intégralité de ce que j’ai trouvé aura été restitué à son propriétaire ! Sur ce, nous reprenons notre balade. Il s’agit maintenant d’aller visiter la plus ancienne bibliothèque publique des Amériques (la bibliothèque Palafoxiana) qui date de 1646. Elle est inscrite au registre de ’Mémoire du monde’ de l’UNESCO. J’avais lu qu’on ne pouvait l’admirer que depuis le pas de porte. Mais en fait il est possible d’y circuler dedans après avoir payé un petit droit d’entrée.
Enfin nous terminons la journée au musée Amparo (entrée gratuite pour les seniors) qui abrite la plus importante collection d’art préhispanique du pays.
Nous nous installons sur la terrasse du musée au 3eme étage pour profiter de la magnifique vue sur les toits et les clochers de la ville, mais aussi pour déguster un chocolat chaud, ancienne recette (chocolat, épices, orange,...).
Après cette belle journée de promenade dans Puebla, nous rentrons à notre hôtel pour boucler nos valises. | | | Merci de partager tout cela avec nous. Content de vous voir réaliser ce vol en montgolfière après quelques frustrations... | | | Etape 3 : Oaxaca (1500m / 271 000 habitants) Oaxaca – Jour 1 Nous commençons la journée par un transfert de l’hôtel à la gare routière (Uber), et nous enchaînons avec un trajet en bus de presque 5h00 pour atteindre Oaxaca. Nous rejoignons notre nouvel hôtel en taxi et déposons nos bagages. Echanges avec les propriétaires : d’où venons-nous, combien de temps restons nous au Mexique, quel est notre programme à Oaxaca ? Et la propriétaire persuade Justine de ne pas me suivre dans mon idée d’aller en solo sur le site de Hierve el Agua prévu à mon programme le surlendemain. Elle nous donne les coordonnées d’une agence de voyage locale. Nous discutons via WhatsApp du programme et du tarif. Il est clair qu’avec eux nous verrons plus de chose en une journée et que ce sera moins cher qu’une journée complète avec Harry (plan économies !). Nous partons nous balader autour du Zocalo où nous déjeunons. Je profite du repas pour réfléchir à la proposition de l’agence pour finalement confirmer notre réservation. Ils passeront nous prendre devant notre hôtel vers 8h30. Le retour à Oaxaca est prévu autour de 19h30. Beaucoup de monde se promène en ce dimanche après-midi dans le centre historique. La température est très agréable. C’est sans aucun doute la journée la plus chaude depuis que nous sommes arrivés ! L’ambiance est très sympa avec un bal organisé dans un coin de la place à côté de la superbe cathédrale San Domingo.
En fin de journée, derniers contacts avec Harry avec qui nous irons demain à la découverte de villages et d’artisans locaux. | | | Oaxaca – Jour 2 Ce matin nous avons donc rendez-vous avec Harry, vendéen installé ici depuis 25 ans, qui exerce plusieurs métiers : archéologue, guide, créateur (avec son épouse) de bijoux en argent, etc. San Martin Ticajete : village spécialisé dans la production d’alebrijes. Harry nous conduit directement à la fabrique du maître Jacobo Angeles et de son épouse Maria. Ici tout est vraiment superbe voire exceptionnel, mais les tarifs (justifiés étant donné la qualité des pièces proposées) ne sont pas abordables pour nous. Dans cet immense atelier, les artistes les plus confirmés travaillent sur les plus belles oeuvres et exclusivement avec des colorants naturels. Ce sont souvent des commandes particulières comme une planche de surf ou des sculptures en bois impressionnantes.
A l’étage de l’atelier du Maître, la jeune femme, qui nous accompagne tout au long de cette visite, nous montre les deux dernières créations de Jacobo Angeles. Ce sont deux têtes de jaguar articulées. Magnifique ! Nous n’en demanderons même pas le prix ! Plaisir des yeux !
Aux plus jeunes, en formation (car ici le Maître a développé la transmission du savoir-faire), sont attribués des pièces plus modestes. Ils peignent exclusivement avec de la peinture acrylique. Notre jeune guide nous indiquera ensuite nos deux animaux totem à partir de la date de naissance et de l’année de naissance. Pour moi ce sera le chien et l’iguane, et pour Justine, le coyote et une sorte de tatou (nous avons oublié le nom exact). En commentaire, elle nous expliquera les qualités de chacun de ces animaux et nous laissera réfléchir pour savoir si on retrouve en nous ces mêmes qualités. Pour ma part, je suis assez bluffé... Mais je n’en dirai pas plus !
Ce tableau a pour titre : La migration
Nous visitons ensuite une autre boutique dans le village. Prix plus abordables mais est-ce vraiment comparable ? Santo Tomas Jalieza : village spécialisé dans le tissage. Nous y sommes passés un peu trop ’tôt’ (11h) et l’activité n’en était qu’à son commencement. Technique du tissage à la ceinture : de ce fait, la largeur des pièces est limitée à celle de la taille des tisserands. Cette activité était initialement exclusivement féminine, mais nous voyons un homme s’installer et commencer à tisser. Les temps changent !
San Bartolo Coyotepec : ici, la spécialité c’est la production de céramiques noires. Issue d’une erreur de cuisson dans un des ateliers du village au début des années 60, cette céramique a eu beaucoup de succès. Flairant le bon coup, tous les potiers ont reproduit cette erreur qui est devenue un vrai savoir-faire local. Visite de l’atelier à l’origine de ce type de poterie. Nous étions les seuls visiteurs et malchance nous n’avons pas eu droit à une démonstration de fabrication. Harry nous a alors expliqué que, comme ici il n’y a pas de tours mécaniques pour ’monter’ les poteries, on procède par l’assemblage d’une succession de ’petits boudins’ d’argile qui sont ensuite lissés et poncés.
Nous terminerons la matinée dans deux boutiques du village pour pouvoir comparer les productions, styles et savoir-faire (et les prix accessoirement). De retour à Oaxaca, nous faisons nos adieux à Harry et partons déjeuner dans le petit restaurant familial à côté de notre hôtel. Menu du jour simple, bon et vraiment pas cher ! Nous prenons ensuite la direction de la basilica de la Soledad et du musée d’Art préhispanique de l’artiste Rufino Tamayo. Puis je raccompagne Justine à l’hôtel et repars à la recherche du lieu de départ et des horaires du bus pour Monte Alban. Au retour, j’en profite pour passer au milieu des étals du marché Benito Suarez.
| | | Merci. Nous avions testé le parapente en Colombie (super aussi le vol au dessus d’un rapace dans le canyon de Chicamocha !). La montgolfière, c’est vraiment plus tranquille, mais quels beaux moments au dessus des pyramides du soleil et de la lune ! C’est bien sûr très touristique mais nous avons beaucoup apprécié. Superbe ! | | | Oaxaca – Jour 3 Aujourd’hui, nous partons en balade dans la vallée de Tiacolula. Le mini bus de l’agence locale nous récupère devant notre hôtel vers 9h00. 1er arrêt : l’arbre de Tule. Nous avons commencé la journée par rendre visite à un vieux pépère très impressionnant de plus de 2000 ans, 64m de circonférence et entre 45 et 60m de haut. C’est un ahuehuete, ou cyprès de Montezuma. A quelques dizaines de mètres de lui, son fils, âgé de ’juste’ 1000 ans.
2eme arrêt : Teotitlan del Valle. Nous avons enchaîné avec la visite d’un atelier de tissage de la laine. Nouvelle démonstration d’utilisation de colorants naturels. Superbe. Mais tarifs assez élevés.
3eme arrêt : site archéologique de Mitla. J’avais lu que le site est moyennement intéressant et que la partie gratuite située derrière l’église peut suffire. Du coup, nous renonçons à suivre le groupe dans la partie payante, et profitons de ce temps « libre » pour visiter la partie gratuite des ruines, l’église, et nous promener au milieu des marchands du marché artisanal.
4eme et 5eme arrêts : il faut faire marcher le commerce ! Ces deux arrêts sans aucun intérêt font sans aucun doute partie des accords commerciaux avec cette agence : une fabrique de bougies et un marchand de glace (nieve de agua). Pour le déjeuner, nous nous arrêtons dans un restaurant où l’on ne propose qu’un buffet. Le prix est raisonnable, d’autant plus que c’est copieux et bon. J’en profite d’ailleurs pour goûter quelques spécialités. 6eme arrêt : Hierve el Agua. Les cascades pétrifiées de Hierve el Agua se sont formées au fil des millénaires par le ruissellement d’une eau chargée de carbonate de calcium. S'échappant des sources, l’eau ruisselle et forme des canaux, puis tombe le long des parois des falaises de plus de 50 mètres, laissant une couche de carbone blanc qui s’est peu à peu accumulée. Le coin m’a vraiment beaucoup plus !
7eme et dernier arrêt : une fabrique artisanale de mezcal. Pour terminer la journée, rien de mieux qu’un petit remontant et une petite dégustation de mezcal, alcool obtenu par distillation du cœur fermenté de divers agaves. La dégustation est faîte avec humour. Nous goûtons des alcools plus ou moins anciens. Le plus vieux est annoncé comme équivalent au cognac. J’interviens, après l’avoir goûté, pour leur dire que quand même, le cognac est meilleur. Ce qui est sympa ici, c’est que les propositions de dégustation sont faîtes sans pression et avec humour et à aucun moment on ne s’est senti redevable et dans l’obligation de réaliser un achat.
Retour à Oaxaca vers 19h30 après une journée bien remplie avec des hauts et des bas dans le programme, mais finalement le bilan est plutôt positif. Et le prix ne m’a pas semblé exagéré (350 pesos / personne, soit environ 17,50€, entrées aux sites et repas non inclus). | | | Oaxaca – Jour 4 Pour notre dernier jour ici, j’ai prévu d’aller visiter le site zapotèque de Monte Alban situé sur la colline du jaguar. Nous nous levons assez tôt (pour des retraités en vacances !) et prenons la navette de 9h00. Il faut vraiment y aller le matin de bonne heure car il n’y a pas ou très peu d’ombre sur le site et à près de 2 000 mètres d’altitude le soleil tape très vite très fort. Selon moi, ce n’est pas la peine de prendre un guide local pour réaliser cette visite. Un guide papier (par exemple Le Routard) est largement suffisant en s’appliquant à suivre le déroulé proposé et, en complément, en lisant tous les panneaux du site (en espagnol et anglais). Il faut donc prendre son temps. Mais en voyage, normalement on doit savoir et pouvoir le prendre non ?!
Cette cité, centre culturel, a connu son apogée entre 350 et 500 après JC. Elle a compté jusqu'à 24 000 habitants. La cité a été progressivement abandonnée pour devenir un centre cérémonial et une nécropole. Le déclin de Monte Alban s’expliquerait par une forte poussée démographique, la sècheresse et une surexploitation des ressources.
Après environ 3h00 passées sur le site nous rentrons déjeuner à Oaxaca. Puis nous partons au marché Benito Suarez pour effectuer quelques achats avant d’aller visiter le jardin botanique. Nous y arrivons à l’heure de la dernière visite (17h00). En ce moment l’entrée est gratuite car le jardin est en travaux et une toute petite partie reste ouverte aux visiteurs. Bon c’est gratuit, on ne va pas se plaindre ! Et le peu qu’on ait pu voir est assez sympa (cactus de toutes sortes, plan d’eau).
| | | Etape 4 : San Agustinillo (25m / 290 habitants)Partis d' Oaxaca à 9h00, nous sommes arrivés vers 14h30 à San Agustinillo (trajet en bus puis taxi). San Agustinillo – Jour 1 Grosse différence de température avec Oaxaca. Ici il fait 30° et nous n'avions qu'une envie en arrivant : enfiler un maillot et partir se baigner. Nous avons quand même pris le temps de déjeuner avant de partir à la plage, juste de l'autre côté de la rue, en face de notre hôtel. Nous apprécions notre première baignade même si, sur cette plage, les vagues et les courants sont forts. Les autres jours nous irons un peu plus loin, dans un coin plus abrité.
San Agustinillo – Jour 2 Ce matin, j’ai décidé de faire une petite randonnée à la punta cometa. Justine, de son côté, a souhaité prendre une journée complète de repos. Belle balade d’environ 3 heures dans cette zone protégée dont le point culminant est un site archéologique (observatoire maya identifiable avec beaucoup d’imagination). La petite randonnée est très sympa avec de sublimes points de vue du haut des falaises et des plages quasi désertes. Le sentier balisé permet de faire le tour de la pointe.
Cet après-midi, repos et baignades au programme même si, sur les 3/4 des plages, flotte le drapeau rouge. Heureusement qu’on peut se baigner sur celles plus abritées par les rochers. San Agustinillo – Jour 3 Pour commencer la journée, nous allons visiter la réserve écologique de La Ventanilla. Nous arrêtons une camioneta juste devant l’hôtel (il suffit d’un signe de la main). Quelques kilomètres plus loin, nous nous faisons déposer devant la route d’accès à la réserve (les arrêts se font à la demande en actionnant un des interrupteurs/sonnettes placés sur le plateau arrière). Il nous reste alors un peu plus d’un kilomètre de marche. Une fois arrivés, nous achetons nos billets pour la prochaine visite. Au programme, petite caminata sous les cocotiers, puis balade en lancha dans la lagune pour y voir la mangrove, des crocodiles, des tortues, des iguanes et quelques oiseaux.
A notre retour, le programme est très simple : hamac, lecture, baignade et coucher de soleil. San Agustinillo – Jour 4 Pour notre dernier jour, pour changer, ce sera repos et baignade. Nous louons des transats pour la matinée (après négociation car la location se fait normalement à la journée). Confortablement installés, nous alternons baignade et repos et observons les pêcheurs se lancer du milieu de la crique à toute vitesse pour hisser leurs bateaux le plus loin possible sur le bout de plage qui leur est réservé (non sans avoir au préalable écarté quelques baigneurs). En fin d’après-midi nous prenons un taxi qui nous conduit à la gare routière de Pochutla. J’ai fait le choix de prendre un bus de nuit ‘grand luxe’ (ADO GL) pour rejoindre San Cristobal de las Casas. Pour cela, nous devons rejoindre la gare routière de Huatulco car cette classe n’est pas disponible au départ de Pochutla. Petite frayeur pour ce trajet entre les deux gares routières car la route est en travaux sur de longs kilomètres et le bus ne peut pas rouler à plus de 20 km/h. Nous mettrons quasi 1h45 au lieu d’une heure. Heureusement que j’avais prévu large, sinon nous aurions pu rater notre correspondance ! | | | Etape 5 : San Cristobal de las Casas (2140m / 158 000 habitants)San Cristobal – Jour 1 Partis vers 21h00, nous sommes arrivés à San Cristobal de las Casas vers 7h00. Lors de notre arrivée, nous sommes étonnés de voir circuler une sorte de char de carnaval devant la gare routière avec une sono à fond. Nous rejoignons notre auberge de jeunesse en taxi : enregistrement, dépôt de nos bagages et petit déjeuner au frais dans la petite cuisine de l’auberge toutes portes ouvertes (il fait autour de 5° dehors !).
À 9h00 nous étions déjà dans les rues du centre historique de cette belle ville. Et surprise, c'est la fête (d’où le char aperçu en arrivant !). Quelle chance ! Plusieurs communautés du Chiapas sont présentes pour leur rendez-vous annuel de la bénédiction du 'bâton de pouvoir'. Ce bâton est remis à une officielle locale (Etat ou mairie ?) et ‘béni’ par un chaman. Beaucoup d'hommes et de femmes en tenue traditionnelle. Les fanfares municipale et militaire jouent la levée des couleurs et l'hymne mexicain, et l’orchestre local celui du Chiapas. Puis nous assistons, dans les rues, au défilé des officiels et du chaman en tête de cortège devancés par des musiciens locaux.
Ça ne pouvait pas mieux commencer ! Nous effectuons ensuite un tour de la ville dans une sorte de bus/locomotive touristique pris devant le marché artisanal. L’engin est tellement vieux qu’à peine 100m parcourus, nous tombons en panne. Le conducteur appelle sa patronne qui envoie une autre ‘locomotive’. Nous passons devant les places et églises principales. Au pied de l’immense escalier (environ 150 marches) de l’église San Cristobal, je me fais la promesse d’y revenir et de le gravir ! Puis nous passons dans le quartier le plus ancien de la ville d’après notre chauffeur (pour info nous sommes ses deux seuls clients) : place des amoureux (car les branches de deux arbres réunis formeraient un cœur), maison Utrilla (général et gouverneur du Chiapas de 1879 à 1883), etc.
A la fin du circuit, nous reprenons notre balade. Nous visitons des marchés et faisons quelques achats, dont des chapulines grillées au citron vert ayant moins aimés celles au piment, car bien évidemment j’ai goûté des deux avant d’en acheter une petite portion. Pour ceux qui ne connaissent pas, les chapulines sont des sauterelles comestibles très appréciées dans les Etats d’ Oaxaca et du Chiapas. Pour ne rien vous cacher, ce ne sera pas toutefois un coup de cœur ‘gastronomique’ pour moi ! Et Justine n’a même pas voulu goûter !
Avant de rentrer, pause chocolat chaud dans une pâtisserie très française ’La friandise’. Il y est expliqué en espagnol ce qu’est une friandise en France. Ils y vendent même des croissants, pains au raisin, et crime de lèse-majesté, des pains au.... des chocolatines quoi !
| | | San Cristobal – Jour 2 Ce matin nous avons commencé par la visite du centre des textiles du monde maya : présentation moderne des tissages et vêtements par village de production.
Puis, quelques centaines de mètres plus loin, nous prenons un colectivo pour rejoindre le village Tzotzile de San Juan Chamula. Ici les touristes sont justes tolérés. L’église au centre du village est très spéciale. Son dernier prêtre catholique en a été chassé en 1867 et l’évêque ne peut y entrer qu’une fois par an, et uniquement pour les baptêmes. Entre temps ? Place au chamanisme ! Les bancs de l’église ont été retirés. Le sol est recouvert d’aiguilles de pin et de bougies. Toutes les statues des saints sont alignées sur un côté. Ici, saints et symboles religieux chrétiens sont associés au culte des esprits et mythes mayas. La fumée des bougies, les incantations et prières emplissent l’église. L’ambiance est vraiment très particulière. Photos et films interdits. Il ne faut pas essayer de ’tricher’ car ils sont très intransigeants. En cas de manquement à la règle, on risque la confiscation des appareils. Désolé donc, mais pas de photo de l'intérieur.
Sur la grande place devant l’église se trouve un marché composé de marchands ambulants à vélo.
Puis retour à San Cristóbal où j’ai pu tenir mon engagement. J’ai gravi l’escalier qui mène à l’église San Cristobal. Et comme j’avais le temps, j’ai traversé la ville pour monter voir celle de Notre Dame de Guadalupe.
| | | San Cristobal – Jour 3 Aujourd’hui nous sortons de San Cristóbal pour une belle balade dans le cañon del Sumidero. Cette sortie peut se faire en toute autonomie, mais j’avais décidé, le jour de notre arrivée, de réserver l’excursion auprès de notre auberge de jeunesse. Départ à 9h00 et après une assez longue route, nous accédons à deux belvédères qui dominent le canyon : belles et impressionnantes vues sur le fleuve Grijalva.
Puis nous rejoignons un embarcadère tout au bout du canyon, près du barrage hydraulique, pour une descente en lancha de plus de 2 heures : des falaises à couper le souffle (la plus haute culmine à 1000 m), de la végétation qui s'y accroche on ne sait comment, des traces de cascades, un 'arbre de la nativité ', des grottes. Et la faune locale : nombreux oiseaux, singes-araignées, et quelques crocodiles.
Nous arrivons au débarcadère vers 15h30 dans le village de Chiapa de Corzo. Nous refusons de manger dans le restaurant proposé par notre agence en haut des quais. Nous préférons nous éloigner et découvrir le village. Nous trouvons, quelques centaines de mètres plus loin, une sorte de halle où des cuisinières sont installées. Ne me demandez pas le nom du plat local que nous avons goûté ! Des morceaux de porc, accompagnés de salade, servis dans une sauce pas trop piquante, avec bien sûr des tortillas.
Nous enchaînons ensuite par une balade sous des arcades sous lesquelles se trouvent de nombreux marchands (souvenirs, pâtisseries,...). Puis nous gagnons la place du village où trônent notamment une impressionnante fontaine du XVIème siècle de style mujédar (La Pila) et juste en face, une jolie tour d’horloge.
Nous repartons vers 16h45 et arrivons à San Cristobal de las Casas une quarantaine de minutes plus tard. Nous retournons avec plaisir, pour une dernière fois, dans notre ‘QG gourmand’. Demain matin nous reprenons la route. Petit trajet en bus de 2h environ pour rejoindre Comitan. | | | Etape 6 : Comitan de Dominguez (1600m / 113 000 habitants)Comitan – Jour 1 Nous avons rendez-vous avec Oscar. C’est sans aucun doute la rencontre la plus marquante de notre voyage ! Il est responsable de l’agence « CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz Chiapas », et propriétaire de l’hostal Casa del Sol. Oscar est venu nous chercher à la gare routière. Arrivés à son auberge, dès nos premiers échanges, nous remarquons sa bienveillance, sa joie de vivre débordante et son immense gentillesse. Cela fait plusieurs mois que nous communiquons via WhatsApp. Nous avons validé ensemble une excursion de 4 jours dans la selva pour y découvrir des sites naturels (lacs, cascades) et y faire quelques randonnées. Une fois installés et après avoir reçu quelques conseils et informations, nous partons dans le centre-ville de Comitan. Ici tout n’est qu’amour ! Il suffit de voir, sur le zocalo, comment ils préparent la St Valentin !
Sinon, a priori, pour un touriste, et s’il on en croit les guides papier, il n’y a pas grand-chose à voir ou faire dans cette ville, si ce n’est regarder le temps passer. Mais vous l’avez compris, ce n’est pour nous qu’un lieu de transit. Enfin, nous le pensions ! | | | Comitan – Jour 2 Ce matin, nous prenons la route en direction du parc de las Nuves. Le ciel est bleu et j’ai hâte de découvrir ces coins du Chiapas prévus dans notre programme. Mais plus nous avançons, plus le ciel se couvre et la pluie s’installe. Pas pour rien que ce coin s’appelle Las Nubes (les nuages) ! Oscar est très inquiet quant à la météo des prochains jours. En milieu de matinée, à l’approche du village de Nuevo San Juan Chamula, il s’arrête devant une maison et va se renseigner auprès d’un ami. A son retour, il semble très embêté. La pluie devrait durer plusieurs jours. Après une courte discussion, nous prenons très rapidement la décision de faire demi-tour car il sera impossible de réaliser nos randonnées dans la forêt. Inutile de s’entêter et de perdre notre temps dans la selva ! Oscar nous garantit qu’il va nous proposer en remplacement des découvertes de très beaux endroits autour de Comitan. Nous aurons donc passé la matinée sur la route mais je pense que nous avons pris la bonne décision. Et jamais nous ne l’avons regrettée, tant ce qu’Oscar nous a proposé en remplacement était magnifique, surprenant et intéressant ! Nous passons l’après-midi dans le parc des lacs de Colon et sur le petit site maya situé sur la frontière avec le Guatemala, El Lagartero.
Coucou Oscar !
En fin de journée, nous rentrons à Comitan, récupérons notre chambre et attendons avec curiosité le programme du lendemain. Car chaque jour sera une surprise et nous les enchaînerons avec ravissement. | | | Comitan – Jour 3 Ce matin, Mar, une jeune femme originaire de Majorque s’est jointe à nous. Superbe rencontre tant Mar est solaire et bienveillante. Nous prenons la direction des superbes cascades del Chiflón. Si les 3 premières sont assez faciles d’accès, la 4eme, où l’on se fait copieusement arroser, s’atteint en empruntant un grand escalier aux marches glissantes. Enfin, la montée vers la dernière (la quinzeañera) est assez difficile. Les 150 derniers mètres sont plus compliqués sans toutefois atteindre l’impossible. Sur ce dernier belvédère, le plus éloigné, je suis seul avec Mar ! Super de pouvoir profiter de ce spectacle dans une ambiance aussi apaisante où seule la musique de la cascade vous accompagne !
Nous remontons dans notre voiture vers 13h. Oscar nous a préparé une surprise. Nous allons pique-niquer dans un endroit dont il ne veut rien nous dire. Et c’est avec émerveillement que nous découvrons le site d’oje del agua. Nous y sommes seuls, et y savourons à la fois le pique-nique (malgré 2 ou 3 ’abeilles’ plus ou moins grandes), la beauté et le calme du lieu.
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