Bonjour,
Je propose sur
mon blog
des topos de
treks en Bolivie
. J'ai réalisé le
tour de l'Illampu
, l'ascension du
Nevado Sajama (6542m)
et du
Parinacota (6350m)
, tous sans guide et seul.
Voici celui du
tour de l'Illampu
, vous pouvez consulter les autres sur
mon blog.
Description rapide du trek : Magnifique trek dans la
Cordillère Royale s'effctuant classiquement en 8 jours. "Classiquement" est un bien grand mot : en réalité, même si ce tour est présenté comme la plus belle randonnée de
Bolivie, il n'y a presque personne ! Il s'agit d'un parcours difficile et réservé aux marcheurs expérimentés : pratiquement pas de raviataillement, donc un sac allourdi par le poids de plusieurs jours de nourriture, gros dénivelés, le danger des chiens de bergés, l'isolement, altitude élevé, aucun balisage évidement mais surtout : peu de sentier; on marche souvent à vue et souvent dans des pierriers ou dans des hautes herbes. La vitesse de marche n'est donc pas bien rapide. Vous serez récompensé par des paysages de haute montagne magnifique, de belles vues du le
lac Titicaca, des bivouacs dans des endroits inoubliables, de superbes roches rouges, un ciel le plus souvent bleu et tout ça pour vous tous seul !
Les + et les - du trek :+ Calme et tranquilité : ce trek est très peu fréquenté
+ Pleins de spots de bivouacs magnifiques
+ Un temps souvent ensolleilé
+ Facile d'accès et ne nécessitant aucun permis/taxe
+ Le détour inmanquable à la Laguna Glaciar, exceptionnel !
- Trop souvent au fond de vallée, vue sur les glaciers un peu trop rare à mon goût
- Acceuil très moyen des Bolviens - Le problème des chiens de bergers aggressifs.
- Presque pas de chemin de rando : soit on marche sur des pistes carrossables, soit hors-sentier dans des terrains éprouvants.
Carte et trace GPS : Le club alpin autrichien a édité une très bonne
carte de la région au 1:50'000ème
. Toutefois, une petite partie du parcours se situe hors carte, mais ce n'est pas trop génant car il ne s'agit aps de la partie où l'orientation est la plus compliquée. Achetez là impérativement avant de partir : introuvable à
Sorata (même au bureau des guides !) et à mon avis également impossible à acquérir à
La Paz. En raison d'un problème technique avec mon GPS, je n'ai pas ma propre trace à vous fournir mais vous en trouverez sur Wikiloc. De plus, par beau temps, la bonne carte du club alpin autrichien est largement suffisante.
Conditions météos et matériel : voir sur mon blog
Hébergement et ravitaillement :Pas le choix, le trek ne se fait qu'avec une tente. Une petite épicerie à Cocoyo, le deuxième jour, permet d'acheter quelques produits. Vous devrez donc être quasiment en autonomie total pour ce trek. Évidemment, on peut louer les services d'un muletier, mais comme c'est quelque chose que j'espère ne jamais devoir faire, je n'ai aucune information à vous fournir sur ce point. A
Sorata, il y a un marché et des petites épiceries mais on ne trouve pas tout : il faut faire ces courses à
La Paz ou à
Copacabana (pas de supermarchés mais des épiceries et un marché avec plus de choix qu'à
Sorata). Par contre, on trouve du pain frais, du fromage et des légumes ainsi que de nombreux restaurants et des hôtels à
Sorata. On trouve uniquement (mais facilement) du gaz à
La Paz dans les magasins de sport de la rue Illampu. Bouteille de la marque chilienne Doite, avec le pas-de-vis compatible avec tous les système de type Primus, mais hors-de-prix : 75 BOB la grande bouteille.
Accès : Le point de départ et d'arrivée,
Sorata, est facile d'accès en transport publique. Depuis
La Paz, des collectivos pour
Sorata partent à peu près toutes les heures depuis le cimetières. Depuis
Copacabana, il n'y a pas de service direct (malgré ce que dit le Lonely Planet). Il faut donc changer à Huarina. Le problème est que les collectivos arrivent souvent plein de
La Paz. Tentez donc votre chance en stop si jamais, au moins jusqu'au prochain village où d'autres collectivos partent depuis là pour
Sorata.
Récapitulatif de mes étapes :J'ai effectué ce trek du 9 au 14 juillet 2016, seul, et comme souvent quand je marche seul, mes étapes sont longues. En ne regardant que les chiffres, le dénivelé et les kilomètres, mes étapes ne paraissent pas si longues mais la difficulté du terrain les rend bien plus dûres qu'il n'y parait. 6 jours est vraiment un minimum pour un bon marcheur. Habituellement, on compte plutôt 7 jours (+1 si on va à la Laguna Glaciar).
Le temps marche correspond au miens : chargé, mais d'un bon rythme. Il ne compte pas les pauses (temps de marche effectif).
Description de mes étapes :Jour 1 : Longue journée de montée. Si vous ne vous sentez pas de faire plus de 2000m de dénivelé positif, vous pouvez dormir juste au-dessus du village de Lackathiya (camp possible dans le tableau ci-dessus). Du coup, cela décale toute les étapes. Je conseillerais de camper au pied du paso Abra Ckorahuasi, joli spot de bivouac juste après Ecia Utjana Pampa, la deuxième nuit et ainsi rattraper mes étapes pour la troisième nuit. Ne manquez pas de camper au lac Carizal la quatrième nuit, car ce bivouac est incroyable. Ainsi, vous ferrez le trek en 7 jours, cela semble plus raisonnable que mes étapes. Cela donne donc les étapes suivantes : J1.
Sorata-Camp Possible (3h30, 12km, D+1330), J2->Juste après Ecia Ujana Pampa (5h30,17km, D+800), -> Camp 2 (5h30, 17km, D+1330).
La sortie de
Sorata est un peu compliquée. Il faut viser Exdha Jumco, Ecia Phatata puis Ecia Quilambaya. La route s'arrête dans ce dernier village. Long flanc de coteaux jusqu'au Rio Lackathia. Suivre le cours d'eau asséché pendant 5 minutes, ensuite, l'eau réapparait (en tout cas lors de mon passage) et on le quitte pour un chemin sur la droite à 3600m. Puis, on remonte jusqu'au petit village, assez étalé, de Lackathiya. Traverser la rivière par un petit pont près d'un terrain de foot. Passer à gauche de la colline qui sépare le vallon en deux, donc ne pas passer par la vallée derrière le terrain de foot. Traverser une première piste, continuer à monter tout trop jusqu'à rejoindre une seconde piste. La suivre. Beau plateau pour camper (camp possible dans le tableau ci-dessus) avec vue sur l'Illampu qui avait disparu derrière une colline. Attention toutefois, ce spot n'est pas idéal en raison des herbes très coupantes : gare à votre dessous de tente et votre matelas ! Bon tapis de sol nécessaire. Si ça ne convient pas, il est aussi possible de camper au village mais vous serez moins tranquille.Beaucoup de moutons dans els deux cas, bien filtrer son eau (à cette altitude, bouillir n'est pas efficace).
Ensuite, on quitte la piste tout de suite après alors qu'elle tourne vers la droite, on prend tout droit. Chemin parfois peu marqué jusqu'au col. Quelques caïrns. Montée raide par endroit. Belle vue depuis le col.
Entamer la descente. On retrouve de l'eau assez rapidement. Lorsque la vallée se rétrécisse, prendre le chemin sur la droite à flanc de coteaux. Légère descente. J'ai coupé plus haut pour échapper au nuages venant du bas de la vallée et je suis remonté dans la première vallée pour camper près d'un lac. C'est un détour donc pas forcément nécessaire étant donné la longueur de l'étape... mais dans mon cas, cela m'a éviter une fin d'après-midi dans le brouillard !
Jour 2 à 6 : voir sur mon blog
.