| Touristikis à la crème de solaris Auk · 9 mai 2020 à 18:22 · 170 photos 39 messages · 7 participants · 5 326 affichages | | | | À: Auk · 16 mai 2020 à 22:50 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 21 de 39 · Page 2 de 2 · 1 199 affichages · Partager Jour 9 Thouria – Exochori 110 km
Le toit du monde (des immeubles grecs)
Après des adieux à notre hôte si attentionnée (elle nous fait nos courses dans la supérette du coin avant qu’on parte...), nous voilà partis pour le Magne, messénien ou extérieur dans un premier temps. Et pour voir quoi ? Des tonnes d’églises, byzantines ou plus récentes, pardi ! Et accessoirement des trucs comme les fameuses maisons-tours et de la côte spectaculaire. Nous attaquons le vif du sujet par un petit détour au château de Zarnata où l’on profite d’une jolie vue sur les gorges de Rindomo et, grande originalité, les océans d’oliviers. C’est également l’occasion de continuer avec cette coutume locale, brillamment commencée la veille, qu’est l’église fermée.
Taygète barbu
On ne s’attarde pas trop parce que samedi, c’est rando (comment ça, ça ne rime pas ?!). Rando dans le Rindomo ! Là c’est mieux en termes de rimes. Le départ de la rando (8 km je crois) se trouve derrière Vorio le long d’une piste de moyenne facture. Elle commence par une descente dans la vallée, toujours agréable comme entame mais à effet retro, il y a forcément une montée quelque part... Et donc au fond du canyon, il y a bien une montée qui commence mollo mollo avant de tourner au jeu de piste et à la grimpette dans les rochers. Assez fatigant avec quelques passages très physiques. Les gorges se rétrécissent et le chemin se termine en apothéose par un canyon des plus étroits assez impressionnant.
Sûrement ces petits farceurs de traceurs norvégiens qui sont passés par là et qui trouvaient que les chemins grecs étaient trop plats. Je ne vous remercie pas !
Le retour en balcon réserve quelques jolies vues et nous permet de voir l’intégration de migrants dans la société grecque : berger avec la même pratique de la sieste sous oliviers, et je suppose le même salaire de misère...
Les gorges de Rindomo comme vous l'aurez astucieusement deviné
"C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim" Anémone
- Eh bien, je vais vous dire, ma bonne dame, ça reste entre nous mais je préfère le Magne messénien au Magne laconien- C'est pas vrai ?! Comment vous pouvez annoncer des choses aussi terribles, sans avertissement, au détour d'une photo anonyme !? Vous voulez provoquer des crises cardiaques chez vos lecteurs ?!- J'ai honte mais il fallait que ça sorte. C'est riant, verdoyant, vivant alors que du côté d'Areopoli ou de Vathia, ça sent l'aridité et l'olivier cramé.- Sortez ou je ne réponds plus de rien !
Pause buvette à Stoupa en bord de mer après tant d’émotions. Les petites stations balnéaires en début de saison sont toujours agréables, c’est le moment de profiter d’une certaine tranquillité et de voir la vie des locaux avant la frénésie estivale : des gamins du coin qui se baignent, les commerçants encore paisibles, des travaux un peu partout, des locaux qui n’ont pas encore disparu dans la masse et le service aux touristes.
Avant de monter à notre hôtel à Exochori, j’ai repéré une petite route côtière fort sympathique jusqu’à Trachila, un petit port endormi voire mort. Le soleil de fin d’après-midi fait rougeoyer les rochers et les espèces d’euphorbes, le paysage est serein et invite à une pause glandouille paysage au soleil. La pause glandouille paysage c’est tout un concept : dans un environnement pas vilain, tu fais un arrêt de préférence à côté d’un banc où tu te poses 5, 10, 30 minutes ou plus si affinités pour t’imprégner du paysage et atteindre la plénitude dans un état de méditation zen en faisant hhhhhhhhheeeeeeeeeeeuuuuuuuummmmmmmm (reproduire les onomatopées des moines bouddhistes de Tintin au Tibet). Le nirvana s’ouvre alors à vous. Mais pas trop longtemps car c’est le moment que choisit une bande de jeunes malotrus grecs pour passer avec leurs pétrolettes pétaradantes et des enceintes crachant de la musique régressivo-techno-autuno-danceo-navrante à fond. [NDLA : soupir]
Le calme avant la tempête auditive
L’hôtel choisi, un peu vieillot par certains côtés, jouit d’une situation magnifique au-dessus des gorges de Vyros, la vue depuis la chambre étant impressionnante. L’accueil est chaleureux bien qu’un peu surjoué. Bon, on aura quand même droit à des bouteilles d’ouzo offertes mais dans notre télé-réalité impitoyable « Un accueil presque parfait », il ne passerait pas le premier tour. Faustine Bollaert aurait dit – après un petit jingle gnangnan et crispant bien entendu – « on veut de l’émotion, on veut de la sincérité, le compte n’y est pas. Mais vous ferez mieux la prochaine fois ! ».
Exochori, le village autour, regorge d’églises et de jolies maisons maniotes avec en prime des vues sympas sur la côte au coin des rues.
Un petit entraînement en vue de la suite parce que vous allez en manger, des photos d'église dans les posts à venir | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Auk · 17 mai 2020 à 22:16 · Modifié le 18 mai 2020 à 10:47 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 22 de 39 · Page 2 de 2 · 1 162 affichages · Partager Jour 10 : Exochori – Areopoli 101 km
Aujourd’hui nous continuons l’exploration du Magne avec un premier arrêt à Kastania. Ce village perché dans la montagne connaît une densité d’églises des plus impressionnantes pour la taille du bled, qui a certes dû connaître une chute démographique vertigineuse avec l’exode rural qu’a subi le Magne au 20ème siècle. Mais quand même une quinzaine d’édifices religieux pour ce village, ça dénote une capacité pour l’église orthodoxe à travers les siècles à drainer les richesses locales. Nous pouvons remercier chaleureusement l’exploitation économique qui nous offre tant de patrimoine à la démesure des exploitants, ici une église qui a su garder et contrôler ses ouailles, plus loin dans le Magne des familles contrôlant les trafics locaux et se construisant des maisons tours grotesquement prétentieuses.
Le début du concours de quiqui a la plus grosse
Plus prosaïquement, Kastania est vraiment un village à découvrir, très riche culturellement, avec une maison tour de belle facture et des églises de toute époque (byzantine, période ottomane et 19ème siècle). De manière surprenante, le coin a manifestement reçu pas mal de subsides européennes et grecques et le tout a été restauré, mis en valeur avec petits panneaux explicatifs. Bref, cool même s’il s’agit souvent du premier pas vers la muséification... Vous me répondrez que le village est déjà très largement vide, donc ça ne change pas grand chose et que mon carnet participe, très modestement certes, à la touristification en cours et à venir. Oui, bon... Arrêtez d’être impertinent ! Et puis c’est impoli de remettre en cause le narrateur.
La promenade est, quoiqu’il en soit, sympa avec des édifices religieux pour une fois ouverts, permettant de découvrir des iconostases et de très belles fresques byzantines et modernes (où l’on peut voir que les artistes locaux à partir d’une certaine époque ont fait preuve d’une naïveté dans les représentations et d’un manque de talent tournant parfois au rigolo).
Une iconostase pas méta
Des peintures byzantines qui discutent du sexe des anges
Deuxième visite en passant : l’église de Miléa qui, comme un certain nombre d’églises du Magne – les Taxiarques à Areopoli en particulier –, a une caractéristique originale : un clocher ! Car, figurez-vous mon cher Jean-Mimi (décidément un passionné de Grèce, ce Jean-Mimi), pendant la période ottomane, les clochers et autres élévations d’église étaient interdits. Mais dans le Magne, comme on était des gros lourds à la gâchette facile, prompts à s’enflammer pour des vétilles, la règle ne s’est pas appliquée. D’où Milea (18ème siècle je crois pour le clocher).
Ah dans le temps, on savait se battre pour des causes essentielles. Alors que maintenant, on manifeste pour un oui ou pour non dès qu'on a un pet de traviole !
S’en suit la traversée de petits villages avec son lot d’églisettes byzantines plus ou moins le long de la route (Platsa, Nomitsi, Lagkada) et un détour au monastère de Dekoulou à côté de Oitilo, dans un site splendide dominant la baie de Kelefa. Malheureusement, celle-ci commence à se hérisser d’immeubles/résidences/maisons dans un style pseudo-maniote tristounet, plantés au milieu de nulle part. Le résultat, type forteresse peu chaleureuse, n’est pas très heureux mais le nombre est encore acceptable, jusqu’à quand ? L’endroit est prisé par les riches Athéniens qui préfèrent le confort du neuf à la reprise des vieilles bâtisses... Le monastère est généralement fermé mais aujourd’hui nous sommes chanceux car trois petits vieux qui gèrent l’encens, les bougies et le ménage de l’église font leur inspection. Et comme ils sont très chaleureux, eux, et particulièrement rigolards, ils nous font une visite improvisée menée par l’homme, forcément un ancien marin – les Grecs font tout leur possible pour renforcer les clichés – qui parle un embryon d’anglais. Bref, s’enchaînent éclats de rire, gentille taquinerie envers le maître des clefs très maladroit et explications du site dans un galimatias mélangeant grec, anglais, français et grands sourires. On a bien ri et l’église révèle un côté spectacularo-naïf dans ses peintures. Les signes du zodiaque dans la coupole sont particulièrement savoureux.
Shura, Saga, Dohko et ses potes (je viens de perdre les non 30-40 ans avec ma blague)
Le monastère est toujours possession de la puissante famille qui l’a construit et qui, comme tout le Magne, s’est dispersé à travers la planète et se retrouve une fois l’an sur le lieu des origines. Le Magne, ce sont des racines mais il n’y a qu’un vieil arbre rabougri desséché en train de mourir au-dessus.
D’ailleurs en parlant de racines étranges, le village voisin d’Oitilo a vu, au 17ème siècle, sa population fuir la répression ottomane et émigrer vers une destination originale : la Corse, Paomia puis Cargèse avec la bénédiction des autorités génoises. Il y a d’ailleurs encore, de ce que j’en ai lu, quelques églises de rite grec à Cargèse. Un trait d’union entre ces peuples amateurs de vendetta !
Après s’être repus de nourriture céleste, nous retournons à nos basses œuvres terrestres par une randonnée (6km) au-dessus de la baie de Kelefa. Le menu consiste en une montée très fleurie et nous offrant de très belles vues sur la baie jusqu’à la forteresse puis au village de Kelefa, en une balade jusqu’au monastère de Spiliotissis et en un retour via des gorges assez décevantes, permettant une étude approfondie des mœurs locales en termes de consommation de produits et de jets d’ordures, plastiques à tout va, carcasses vieillissantes d’électroménager, mobilier en petit morceau, pas de quoi remplir une brocante.
Une affaire épineuse
Sous les pavés, la garrigue
Sous la garrigue, les ordures
Pour se remettre de cette balade assez décevante dans sa deuxième partie, nous décidons de faire un détour vers la plage et le port de Mezapos, idéal pour une pause glandouille, de jolies falaises calcaires, une plage de gros galet blanc, une eau splendide et le joli privilège de cramer (soleil+eau+blanc des pierres=chaud) à côté d’ordures. Oui c’est sale dans le coin, il semblerait que les courants marins ramènent les déchets des alentours.
Sous les ordures, la plage. Cqfd.
Nous nous résignons donc à rejoindre Aréopoli, où nous avons réservé dans le centre du village un appart’ pour deux nuits. L’accueil des proprios, encore un ancien marin et sa femme, est très amical avec vin de noix intégré. On se croirait dans le Dauphinoix, le vin de noix venant du nord de la Grèce dont est originaire notre marin virtuose de la marche arrière (virage à angle droit et chicanes effectués avec une maestria qui dénote d’années d’entraînement dans les ruelles tortillards qui font office d’artère aux villages grecs). Le petit logement est tout mimi avec cour ombragée et barbecue. | | | À: Auk · 18 mai 2020 à 18:25 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 23 de 39 · Page 2 de 2 · 1 124 affichages · Partager Jour 11 : Areopoli 103 km
C’est reparti pour une journée de valse d’églises byzantines et de maisons fortifiées avec un tour de la péninsule qu’est le Magne laconien ou intérieur (mais qui n’est pas à l’intérieur puisque c’est le deuxième doigt du Péloponnèse qui pointe vers l’extérieur, la Libye). On rentre dans sa partie la plus desséchée, la plus caillouteuse et la plus dépeuplée. Un signe ne trompe pas : les oliviers ne sont plus entretenus dans le coin. On ne peut pas jeter la(es) pierre(s) aux habitants qui ont émigré tant la région est inhospitalière : chaleur, vent, terre peu fertile et caillasse.
Par contre, ce qui est resté dans la région, ce sont les églises byzantines. Dans le Magne, c’est un peu comme les baleines à Terre-Neuve mais en plus petit et moins mobile (bizarrement parce qu’on aurait pu penser qu’une église c’est plus gros qu’une baleine mais celles du Magne, elles sont miniaturisées) : tu te promènes tranquillement et bam, en vlà une et une autre et une autre ad vitam nauseam. A noter qu’à Terre-Neuve, il suffit de prononcer trois fois le nom de baleine, un peu comme Beetlejuice ; et hop elles apparaissent. Et aucun risque de finir dans le monde des baleines. Cette astuce ne marche malheureusement pas avec les églises maniotes.
Donc on s’est promené et on s’est arrêté dans quelques chapelles de ci de là, à Dryalos, Vamvaka, Fimalotos. Et il y a toutes celles devant lesquelles on est passé avec juste un regard de jeté (Gardenitsa, Paleochora, Kipoula, Episkopi, la liste est interminable). J'espère qu'elles nous pardonneront. J'en profite pour faire la pub pour un site vieillot et plus vraiment entretenu mais qui est une mine d'informations (en anglais) extraordinaire pour visiter le Magne : maniguide.info
Saint Théodore à Vamvaka
Eglise des Vlachernes
Nous en avons également profité pour faire une petite balade (4km) vers quoi ? Une église pardi, la Odigitria. La promenade offre de très jolies vues sur les falaises découpées et une péninsule plate et inhabitée qui s’avance dans la mer.
Se fondre dans le décor, allégorie
La pomme de la discorde version contemporaine : Aphrodite se barre avec tandis que Héra et Athéna continuent à se chamailler
La suite du tour est remplie de villages hérissés de tours construites pour asseoir son statut social. Il faut bien se rendre compte qu'elles datent seulement du 18ème et du 19ème siècle... Pendant que dans le reste de l'Europe, on construit des chemins de fer, dans le Magne, on est resté au stade château fort ! Elles sont aujourd'hui très souvent à l'abandon pour faire plus ancien que leurs cousins médiévaux.
Coquille vide, allégorie
Le plus bel exemple en est Vathia, icône de la communication touristique locale. Une visite dans ses ruelles révèle que les photographies sont des images creuses, très esthétiques : le village est quasiment complètement abandonné, pas de locaux ou presque et même pas de résidences secondaires. Les maisons sont vides et ruinées, les murs et terrasses tombent mais le lieu est magnifique et donne des vues très belles sur les alentours
Vous l'attendiez tous, celle-là. Et je ne voulais pas vous décevoir.
A la suite de Vathia, le paysage se fait rude et spectaculaire en direction du cap Matapan, la chaîne de montagne tombant dans la mer dans une ambiance dénudée et sévère.
Notre but est le cap, au bout d’une balade de 4 km passant par les ruines du temple de Poséidon. A noter une jolie mosaïque laissée sur place en train de se faire défoncer par une plantouse qui n’a rien trouvé de mieux que de pousser dessus. La rando passe par une jolie crique, accompagnée par les cuicuissements des nombreux passereaux du coin et offre de jolies vues sur la côte et le trafic intense de tankers.
Le punk a de l'avenir mais pas de futur
Titanic à la grecque : au lieu de se prendre un iceberg, il se prend un phare
Le retour vers Aréopoli s’effectue par la côte est, plus accueillante, plus boisée, plus escarpée et dotée de jolis villages-tours. | | | À: Auk · 19 mai 2020 à 20:11 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 24 de 39 · Page 2 de 2 · 1 081 affichages · Partager Heureux qui comme Aukiss et Ses lecteurs sont partis en woawcances:
Attention toudmême au droit de propriété: 
@++ bro
Sânouk3 | | | À: Arsouille30 · 21 mai 2020 à 22:20 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 25 de 39 · Page 2 de 2 · 1 041 affichages · Partager Et voilà maintenant, on se fait plagier avant même d'avoir eu l'idée. Où va le monde ?
Sinon, il y a un carnet à poursuivre :
Jour 12 : Areopoli – Sparte 88 km
Ca y est, nous quittons le Magne, terre de contraste et de renouveau architectural, avec la certitude que l’architecture folklorico-traditionnelle (vive les chalets en montagne ! Comment ça les vieilles constructions sont en pierre en Auvergne ?! On s’en fout, montagne = bois = chalet = tradition = raclette. Yiha) a de beaux jours devant elle, malheureusement. Bon, vous me direz, vaut-il mieux des bons « petits » immeubles bien moches façon la Grande Motte ou du pseudo Maniote avec tour en toc et revêtement fausse pierre ? Eh bien vous m’embêtez avec vos questions à la c**, c’est pas ma guerre mon général comme dirait un célèbre penseur américain. Pour aujourd’hui, c’est direction Mystra en passant par Gythion. L’arrêt est de courte durée, le bord de mer plutôt agréable mais il ne faut pas traîner avec les heures d’ouverture grecques (à 15h, eh bien le mac mystring, c’est fini).
Gythion sur mer
Donc Mystra nous voilà mais par Sparte, ce qui me permet de beugler « this is SPARTA » dans la voiture à chaque fois que je vois un panneau de la ville. Seuls les vrais me comprennent, les amateurs décomplexés de ce chef d’œuvre légèrement xénophobe et misogyne qu’est 300. Ah ces gonzesses perverses et sournoises de Perses basanés !
Mystra, ce sont des ruines d’un des avatars de l’empire byzantin brillant de ses derniers mais intenses feux avant la disparition dans le néant des Turcs qui en ont après le jambon. Ils ne savent pas d’ailleurs ce qu’ils manquent, entre san daniele et patanegra de Jabugo. Bon, à Mystra, il n’y avait pas de jambons mais des Francs qui ont fondé la ville avant de l’abandonner aux Byzantins. Elle survivra quelque temps à la chute de Constantinople. Son développement artistique, culturel et politique à partir du 13ème siècle est également le symbole de l’affaiblissement d’un empire byzantin jusqu’alors très centralisateur tant économiquement que culturellement. Jusque vers les derniers siècles de son existence, sa capitale, Constantinople, concentre et aspire les richesses et les expressions artistiques. Le reste de l’empire reste très largement rural et les monastères fondés grâce aux donations des nobles byzantins sont souvent les seules expressions de l’art byzantin hors capitale. Le déclin de l’empire sous les coups des croisés et des Turcs provoque le développement de centres économiques, politiques et culturels alternatifs comme Mystra (despotat de Morée), Thessalonique, la Cappadoce ou Trébizonde qui aura même son propre empire au 15ème siècle.
On se fait mystrifier par le site
Vous en déduisez donc que, même si la ville a été rasée au 19ème, elle conserve de très nombreuses églises et monastères ainsi que des restes d’un château et d’un palais. Le palais est d’ailleurs l’objet d’une restauration dont les Grecs ont le secret (cf Epidaure pour mon énervement) et le résultat n’est pas fameux. Bon, vous me direz que les Français n’ont pas de leçons à donner vu le massacre de certaines ruines romaines (théâtre de Vienne ou restes de Fourvière) et vous aurez bien raison.
On prend les églises les unes après les autres sans se poser de questions théologiques (couvent de la Pantanassa)
Un papillon vu de près, c'est aussi moche qu'un autre insecte mais comme il a trop brandé ses ailes, il a une hype de folie.
Ca mystraille des églises dans tous les sens (Saint Nicolas)
La visite de Mystra est donc l’occasion de visiter pléthores d’églises et d’admirer différents styles byzantins. Il semblerait de ce que j'ai lu que de nombreuses peintures du site sont des exemples de l'influence occidentale sur l'art byzantin (suite aux croisades qui partent en sucette). Mais j'avoue que j’ai du mal à distinguer quoi que ce soit. Un saint ça ressemble toujours à un autre saint. Et puis, l'obsession byzantine de la reproduction de l'image telle quelle car considérée comme divine, ça n'aide pas.
Comme d'hab', ça martyrise tranquillement.
Et hop, une dernière pour la route (Sainte Sophie)
C'est également le moment de se taper une bonne petite montée jusqu’au château de Villehardouin pour une vue maousse costaud sur le Taygète et la plaine de Laconie. Mon église préféré, surtout pour l’intérieur, c’est la Métropole, pas forcément les peintures les mieux conservées mais plein de détails insolites.
Les vagues des océans d'oliviers viennent s'échouer sur la grève mystréenne. L'air s'emplit des embruns d'huile d'olive (Auk, poète raté).
Pour finir la journée en beauté, j’ai repéré une balade dans des gorges à côté de Parorio. Nous ne la faisons pas en entier mais le chemin est sympa (5 km aller-retour), taillé dans la falaise, doté de jolies vues sur le canyon et croise un ermitage planté sous une falaise pour respecter la tradition.
Pour le logement du soir, nous retrouvons un appart’ sur le toit à SPARTA mais ce coup-ci avec un accueil minimaliste et une plongée dans les années 80 de la propriétaire, tignasses délirantes incluses, quant à la déco inchangée depuis des décennies de l’appartement.
Tout de suite, c'est moins joli, joli, les villes grecques. Heureusement qu'il y a le décor autour, ici le Taygète. | | | À: Auk · 22 mai 2020 à 7:59 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 26 de 39 · Page 2 de 2 · 1 024 affichages · Partager Hello
Les randos, vous les avez trouvées sur une appli ou vous aviez des cartes? En tout cas, la météo était avec vous pour cette suite de voyage. Muriel | | | À: Muriel18 · 22 mai 2020 à 9:18 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 27 de 39 · Page 2 de 2 · 1 018 affichages · Partager Hello
Les randos, vous les avez trouvées sur une appli ou vous aviez des cartes? En tout cas, la météo était avec vous pour cette suite de voyage. Muriel
Bonjour
J'ai acheté un guide Rother en allemand que je baragouine un peu. J'ai dû me faire un lexique parce que le vocabulaire du chemin, de la forêt et de la montagne en allemand, ce n'était pas simple. Sinon, wikiloc doit proposer des idées de rando. Pour le temps, on a été chanceux à l'exception du dernier jour. | | | À: Auk · 22 mai 2020 à 9:31 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 28 de 39 · Page 2 de 2 · 1 015 affichages · Partager Merci pour la réponse. Je suis allée voir sur le site, version allemande: effectivement, il y a beaucoup plus de titres disponibles en allemand qu'en français (ou même en anglais; c'est un peu logique...mais ça ne m'était pas venu à l'esprit  ). Même si les guides Rother sont très bien faits, mes souvenirs de vocabulaire allemand sont beaucoup trop limités.... je me contenterai d'une appli  . Muriel | | | À: Muriel18 · 22 mai 2020 à 21:56 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 29 de 39 · Page 2 de 2 · 988 affichages · Partager Jour 13 : Sparte – Monemvasie 168 km
Aujourd’hui, la journée est consacrée à la randonnée dans le Parnion, massif montagneux dominant le golfe de Nauplie à l’Est et culminant à 1950 mètres au Megali Tourla, notre objectif (il y a aussi le Riquiqui Tourla mais comme on en a, on va au Megali). La routourne tourne pour y aller, aurait pu s’exclamer un certain Franck R., elle est très jolie, traverse de petites gorges et quelques villages massivement désertés comme tous les villages de montagne que l’on a pu voir. L’exode rural, c’est triste mais il faut dire que les ressources pour y vivre manquent : des chèvres, quelques plantations d’olivier et parfois des moutons ou encore des chèvres et de l’agriculture quasi-vivrière et des chèvres.
Objectif lune
Nous finissons bon an mal an par arriver à notre point de départ qui change radicalement de l’olivier et de la végétation méditerranéenne typiques. Il y a de belles forêts de résineux et la montée est ombragée (13km aller-retour très bien balisés). Arrivés à un petit col à 1600 mètres, les choses sérieuses commencent puisqu’il n’y a plus vraiment de chemin (on verra en descendant qu’il y a un balisage mais que cela ne change pas grand-chose sur le côté casse-gueule et pentu de la chose) et qu’il faut se taper une montée sèche et très raide dans un mélange de talus herbeux et de pierriers. Effort violent garanti mais le résultat est à la hauteur de notre performance physique : une vue somptueuse sur une bonne partie du Péloponnèse qui nous permet de voir des lieux traversés et les objectifs à venir. Il y a bien le Taygète qui bloque la vue à l’Ouest mais on lui pardonnera volontiers son outrecuidance tant ce massif est impressionnant de tout côté. Le retour, à part les glissades sur les pierres roulantes du début, se passe sans problème par le même chemin.
Vous n'en avez rien à faire des photos de fleurs mais comme ça me fait plaisir...
North and South, the Clash
Musique crispante, suspense et drame au retour à la voiture : le voyant pneu dégonflé de la voiture est allumé. Et là toute notre vie et surtout nos mésaventures canadiennes de l’année précédente repassent devant nos yeux. Kékonfè ? Paniquer et courir en rond ? Faire une pause et manger un kitk un truc tellement sucrée que cela annihile tout goût ? Il faut dire qu’on doit être dans l’un des endroits les plus isolés du Péloponnèse les garages ne courent pas les rues, les villages non plus. Donc nous faisons comme si de rien n’était, nous prenons la direction de Monemvasie à travers les montagnes en priant pour que ce ne soit qu’un pneu dégonflé. Le parcours est fort joli mais à partir de Polidroso, ça se gâte : tout a brûlé sur des kilomètres et ce n’est pas beau à voir.
Des Grecs fans de Johnny
Nous retrouvons enfin la civilisation sans encombre, une route de taille décente et une station-service avec pompe à air. En fait, il s’agit d’une fausse alerte puisque le pneu est très, très, très légèrement sous-gonflé. Merci Nissan pour ce coup de stress inutile. Au moins sur ma voiture, il y a pas ce voyant : on ne sait pas qu’on roule avec un pneu dégonflé mais on est tranquille (dit la tactique de l’autruche) !
Gibraltar sans Anglais (rêve d'un Espagnol nationaliste)
Le soir, nous logeons non pas sur la presqu’île de Monemvasie mais sur son appendice moderne Gefira. L’hôtel est une bonne surprise, peu cher, propre, avec une terrasse avec vue sur la mer et un bon petit déjeuner copieux (c’est pour satisfaire les Anglo-saxons dixit un hôtelier nous expliquant que les Grecs ne prennent quasiment pas de petit déj’). Le clou du spectacle est pour la soirée, Monemvasie (vous vous attendiez à quoi ?). Déjà le rocher est spectaculaire mais la situation et l’état de préservation du village et de ses fortifications rendent le tout plus attractif. Pour le côté histoire, vous mélangez les classiques (Empire Byzantin, Francs, Vénitiens, Empire Ottoman) et vous secouez. L’heure tardive permet de se déambuler tranquillement en évitant les flots de touristes, c'est propret, mignonnet, fleurisset.
La ipios bios
La nuit, il y a pas un chat gris
| | | À: Auk · 23 mai 2020 à 15:40 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 30 de 39 · Page 2 de 2 · 962 affichages · Partager Jour 14 : Monemvasie – Kyparissi 155 km
Le but, ce matin, est de faire dans l’original puisque nous allons à Velanidia au bout du troisième doigt du Péloponnèse (ce qui fait que le Péloponnèse ressemble à une main d’ET, l’Argolide étant son pouce. De là à dire que les Grecs ont des têtes d’extraterrestre... Coïncidence, je ne crois pas). Nous y allons pour faire une randonnée jusqu’au cap Maléas. La route pour Neapoli réserve des vues magnifiques sur Monemvasie par le sud. D’ailleurs je conseillerais d’arriver par là, même si ce n’est pas très logique, pour découvrir la cité blottie contre son rocher, dominée par ses falaises et ceinte de remparts au bout de son île. Bref c’est chouette, d’autant qu’on repassera par là au retour et qu’une nouvelle route toute neuve (absente des cartes pour l’instant) a été créée pour rejoindre rapidement Neapoli depuis Kastella elle réserve de très belles vues sur la côte.
Enivrement des sens sans malvoisie
Une fois passé Neapoli, la route pour Velanidia est carrément impressionnante avec des vues imprenables sur Elafonissos et Cythère dans un premier temps puis sur la côte autour de Velanidia. Le coin est sauvage et Velanidia se révèle être un village tout blanc un poil incongru par rapport à l’architecture rencontré ailleurs au Péloponnèse. Des immigrés des Cyclades ? Mais les maisons n’ont pas les toits plats propres aux Cyclades, mystère. Le site est quoiqu’il en soit magnifique mais nous poursuivons notre route ou plutôt notre piste pourrie (pouvait prévenir, le guide Rother !) vers le point de départ de notre randonnée.
Naples, Ischia, le Vésuve et hors champ à gauche, Capri
L'Andalousie est venue se perdre en Grèce
Au bout de la piste caillouteuse, on sent qu’on va souffrir du soleil. Pas d’ombrage et ça tape dur pour une rando de 11 km aller-retour jusqu’au cap Maléas. Outre une jolie côte, la balade va voir la naissance d’un nouveau super-héros qui remplacera (écrasera) Spiderman dans les cœurs des plus jeunes : Spider killer doté de son spiderbroom et d’un courage à toute épreuve. Et ça a été un véritable massacre, j’ai jamais vu autant d’araignées de toute ma vie avec un plaisir certain à faire c**** le randonneur en plantant leur toile pile au milieu du chemin (et pas des petites toiles de gnognote). La progression est ralentie et le spiderbroom se transforme en barbe à papa goût araignée. Il fait chaud, la côte est jolie, assez sèche et décharnée et nous sommes enfin en vue du phare. La circulation est intense dans le coin (de bateaux bien sûr parce que d’êtres humains il n’y en a point), le pique-nique se fait à la seule ombre disponible, celle du phare.
C'est un roc, c'est un cap, c'est une péninsule, c'est le Péloponnèse !
Bon c’est pas tout mais il y a un retour et les araignées particulièrement rapides dans le tricotage de toiles nous attendent : incroyable le peu de temps qu’il faut à une araignée pour tisser son truc gluant. Nous arrivons pas très fringants à la voiture – je vous ai déjà dit qu’il faisait chaud ? – et nous devons avoir une sale tête parce que les deux petits vieux tranquillement attablés sous leur treille – quelle idée de marcher par cette chaleur – nous crient « Nero ! Nero » ( Rome brûle-t-elle ?) en pointant la direction de la source. Arf je crois que celle-là elle va faire plaisir. Retour à Velanidia et plus précisément son petit port pour boire un coup à côté d’Allemands qui entament leur copieux repas à 15h30. Normal.
Nous faisons ensuite route vers Kyparissi en repassant une dernière fois par Monemvasie. On ne se lasse pas des vues sur ce site splendide mais show must go on. Et le show du moment c’est l’arrivée spectaculaire sur la côte peu avant le village de Kyparissi : bim on passe un col anonyme et bam on trouve une côte déchiquetée et vertigineuses dans laquelle se terre au fond la petite baie de Kyparissi, havre de tranquillité et de douceur dans cet environnement de brute.
Et voilà, la Grèce sait récompenser l’aventurier de pacotille qui s’éloigne des sentiers battus par la plèbe touristique, inculte et bruyante. Malheureusement, l’aventurier de pacotille est très imbu de lui-même et finit par vouloir montrer l’étendue de ses découvertes, son exceptionnalité et sa capacité à ne pas faire comme les autres, accélérant le processus de touristification de lieux non touristiques. Que ceux qui ont parlé de l’ Islande aux pécores irrespectueux se dénoncent ! Bref, pour Kyparissi, n’y allez pas, ça ne vaut pas le coup. Et puis c’est rempli d’adeptes de la varappe aux mœurs étranges et aux combis cradingues.
Ceci n'est pas Kyparissi
Cerise sur la baklava, notre logement local est impeccable et le repas du soir est bon, gargantuesque et frais pour un prix très raisonnable. Les gens sont sympas et la vie est belle. Voilà, j’ai un accès d’optimisme béat et dégoulinant y a pas à dire, le Péloponnèse, c’est fort. | | | À: Auk · 25 mai 2020 à 19:21 · Modifié le 27 mai 2020 à 18:15 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 31 de 39 · Page 2 de 2 · 916 affichages · Partager Jour 15 : Kyparissi –Nauplie 214 km
Nous démarrons la journée par une courte balade côtière très agréable jusqu’à la chapelle Agios Georgios et sa jolie vue sur la baie. Le coin est somptueux et l’eau turquoise des environs a raison de ma réticence à me baigner au vue des multiples oursins. La baignade est néanmoins sous tension le piège subaquatique rode dès que je pose les pieds au sol mais les épineux terroristes ne me gâcheront pas la Grèce.
Des originaux qui n'ont pas compris que les chapelles, ça poussait dans les falaises
Dicton du jour : Kyparissi repassera par là
Pour notre trajet vers le nord et Nauplie, grande nouvelle, les routes poussent plus vite en Grèce que la mise à jour des cartes routières. Il y a donc une route côtière toute neuve, toute belle pour rejoindre Leonidion, le trajet est particulièrement spectaculaire avec quelques criques qui invitent à une pause salvatrice. Mais bon, on a pas mal de route donc non... Par contre, les Grecs ne s’embarrassent pas des déblais massifs dus à la construction de leurs routes. Non, ils les mettent directement dans la mer et pourrissent leur littoral.
Le berger des temps modernes sur son fier destrier
Vient le moment un peu surréaliste du voyage. Au détour d’un virage, un petit vieux au bord de la route nous fait signe de la main, moi un peu surpris, je m’arrête. Il a le visage buriné par le soleil, sent le vin et l’huile d’olive et se trimballe un gros sac (seule concession à la modernité, le sac est en plastique) au milieu de nulle part. Ni une, ni deux, il monte directement dans la voiture, manifestement pour aller quelque part et nous baragouine en grec (quelle idée !). Là, je suis interloqué mais je me rappelle soudainement que tous les pays ne font pas du stop de la même façon. Et il semblerait que les Grecs, tels des Roumains méditerranéens ne parlant pas la même langue et n’ayant pas une obsession profonde par rapport aux Roms, font du stop en agitant la main à l’horizontal du haut vers le bas. On finit donc par comprendre où il va, ça tombe bien, nous y passons aussi. Le temps de nous prendre pour des Allemands (rien ne va plus après le coup des Néerlandais. Je précise à tout hasard que j’ai plutôt une tête de Méditerranéen qui, dans une île scandinave à la mode, a déclenché quelques réactions de recul et de racisme primaire), s’en suit un grand moment de non communication. On le dépose avant de redescendre sur Léonidion par des gorges ma foi tout à fait charmantes.
Léonidion
Comme je n’ai pas mon quota de gorges, nous remontons celles de Dafnon vers le monastère d’Eloni, encore planté dans un endroit impossible.
Les gorges de Dafnon
Eux au moins, ils respectent la tradition
Aller-retour avant de prendre la route côtière pour Nauplie. Route plutôt jolie mais qui fait pâle figure par rapport aux précédentes. Au final, le coin est assez urbanisé (Astros Georgos beurk) et cela de plus en plus en allant vers le nord. Nous faisons un petit détour vers un monastère fermé, les ruines d’un aqueduc romain en voie de fossilisation et les maigres et déprimants restes de la villa de Hérode Atticus.
Arrivés en Argolide, nous faisons un détour à Elliniko pour voir une curiosité qui montre que les Grecs pouvaient concurrencer les Egyptiens : une pyramide-tombeau qui daterait de la période hellénistique. Ca fait un peu penser également à la pyramide de Cestius à Rome. Il semblerait qu'à un moment donné, c'était du dernier chic pour le Helleno-romain de se construire son petit tombeau orientalisant, un peu à la manière de l'orientalisme du 19ème siècle.
Les pyramides de Gizeh n'ont qu'à bien se tenir !
Dernier arrêt : Volos pour jeter un rapide coup d’œil sur le théâtre (fermé après 15h) avant de monter à la citadelle de Larissa.
Le coin offre de sacrées vues sur toute l’Argolide et le château d’origine byzantine (entrée gratuite) est en très bon état de conservation. L’endroit est désert et arrivés dans la dernière cour, nous tombons sur une cérémonie, tendance confrérie louche, kukluxklan et cie : un groupe d’hommes se tient en cercle avec un mec au centre qui déclame un texte et fait jurer en tendant la main, je ne sais quoi à ses petits camarades. Mmmmmmmmmhhhhh, à première odeur, ça ne sent pas bon : une sorte de rituel scandé virilement dans un ancien lieu de lutte d’une structure politique chrétienne contre un envahisseur turc... Mmmmmhhhh, courage fuyons mais discrètement. Chhhuuuttt.
Larissa, je te veux si tu veux de moi
Un lieu qui ne manque pas de piment (explication de texte : Larissa -> la harissa -> piment -> rires enregistrés)
Nauplie, nous voilà. Nauplie, sorte de Saint Trop’ sur Grèce en plus grand, fait une drôle d’impression après deux semaines dans le Péloponnèse c’est très touristique et très chic. Y a du yacht de luxe, du rabatteur de touristes pour restaurant et de jolies magasins élégants et nous nous sentons hors sujet, comme toujours dans ce genre d’endroit. Il reste que la ville, lieu de lutte entre Venise et empire ottoman et donc à ce titre très fortifié, dispose d’un site attrayant rehaussé d’un chapelet de fortifications et d’une vieille ville agréable avec églises et même quelques témoins du passage des Turcs (c’est très rare, l’état/la société grec/que ayant fait tout son possible pour oblitérer les souvenirs de la domination).
C’est également la très brève première capitale de l’état grec balbutiant, lieu d'une expérimentation plutôt libérale politiquement par le gouvernement provisoire de Ioánnis Kapodístrias au tournant des années 1830. Très mauvaise idée que v’là en cette période post-congrès de Vienne. Et l'idée est d’autant plus mauvaise que le bonhomme est ombrageux et a le don de se mettre à dos quelques gros bonnets comme les dirigeants des klephtes maniotes (astuce technique : ne jamais fâcher un maniote à la gâchette facile) et le haut clergé de l’église orthodoxe. En tout cas, les bookies de l’époque n’ont pas parié un clou sur sa longévité à la tête de la Grèce. Et ils ont eu raison car arrive 1831 et un petit assassinat de derrière les fagots de Kapodístrias à Nauplie. L’élimination arrange un peu tout le monde et en particulier les puissances de l’époque : elle permet tranquillou l’installation d’un roi bavarois et d’un régime on ne peut plus autoritaire, plus raccord avec les envies des empires austro-hongrois, russe, du Royaume-Uni et de la monarchie de Juillet. Tout est bien qui finit bien ! | | | À: Auk · 27 mai 2020 à 18:14 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 32 de 39 · Page 2 de 2 · 880 affichages · Partager Jour 16 Episode 1 L'anthropomycènes
Nauplie 103 km
Grosse journée que le jour n°16 [NDLA : dans tout voyage, le jour n°16 est une grosse journée, réfléchissez bien]. Je suis chaud comme la braise car aujourd’hui c’est retour en enfance : il y a MYCENES. Oui j’avais de drôles de goûts enfant mais MYCENES, c’est les Atrées, Agamemnon, la tragédie, la guerre de Troie, tout ça, tout ça sans oublier ce bon vieux trafiquant d’Heinrich Schliemann qui savait marketter son produit en te mettant du nom ronflant partout pour vendre son butin. Et que je te trouve un masque d’Agamemnon, et que je te découvre la tombe de Clytemnestre, et que je te dégote la ville de Troie... Il reste que j’ai des souvenirs émus de ma visite il y a un petit moment.
Et pour ne pas rater les choses, on s’est dépêché pour arriver les premiers à l’ouverture et enjoyer tranquillement l’entrée dans la citadelle antique. Pour me refroidir l’enthousiasme, il faut se rappeler ces paroles d’un grand penseur tripadvisorien : « Cannot understand the fuzz. I found Mycene very modest place. The view is nice but the ruins are just ruins, there is nothing special in this place. » Merci à toi, anonyme éclairé. Moi, je passe et repasse sous la porte des Lionnes, profitant d’être seul ou presque, avec Agamemnon, Cassandre casse-délire et Clytemnestre nous observant depuis les murailles. Je sens qu’il y a du meurtre dans l’air. Et pourtant il n’y a pas de chats dans le coin.
Le problème du matin, c'est qu'on est à contre-jour
Le cercle des tombes disparues
Deux trucs intéressants dans la civilisation mycénienne. Le premier, c’est la densité étrange de ruines trouvées dans un espace restreint, la plaine d’ Argos et ses environs, qui amène à s’interroger sur l’organisation politique et économique locale. Le deuxième c’est la disparition, énigmatique, de la civilisation que suit une période avec peu de traces archéologiques. Et comme les causes uniques ont souvent du plomb dans l’aile, des facteurs différents se seraient combinés entre eux : infiltration de populations étrangères doriennes et instabilité civile et politique interne. Et comme l’archéologie progresse, de nombreuses trouvailles remettent en cause la thèse du vide qui aurait suivi la disparition de la civilisation mycénienne (palais, écriture).
Sortir de ses gonds, allégorie
Pour Mycènes, il ne faut pas manquer la poterne nord avec son escalier s’enfonçant dans les ténèbres d’une citerne antique. Le musée est pas mal non plus et les tombes à tholos parfaites comme dans mon souvenir. Et comme dans mon souvenir, les flots de touristes ne se détournent pas de leur programme chargé pour les voir (à l’exception du trésor d’Atrée), nous y sommes donc tranquilles.
L'ancêtre de Tata gros nez
Le trésor d'Atrée | | | À: Auk · 27 mai 2020 à 21:10 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 33 de 39 · Page 2 de 2 · 860 affichages · Partager Jour 16 Episode 2 Touristix aux jeux néméiques
Après cet interlude touristes mycéniens, nous retrouvons d’autres ruines grecques plus paisibles : le sanctuaire de Némée qui s’est fait avoir en termes de marketing par Olympie. Ben, il y avait des jeux néméens (et aussi isthmiens et delphiques), également sous la tutelle de Zeus et qui faisaient concurrence à Olympie. Seulement, par la grâce d’Astérix, seuls ces derniers ont traversé l’histoire en faisant la nique à ses concurrents. Némée, il reste de jolies ruines du temple de Zeus, assez bien restauré et dont les énormes colonnes effondrées donnent un aspect mélancolique, allégorie de la mortalité de l’humain et de sa vanité à vouloir laisser une trace à tout prix. De toute façon, il n’y a rien de plus mélancolique que des colonnes effondrées. Et pour renforcer la métaphore de l’éphémérité humaine, les Grecs modernes ont eu l’idée de laisser sur site un tombeau avec squelette mis sous verre mais envahi par une plante grasse : de la mort naît la vie ! Sont des poètes, ces Grecs. Dernier bâtiment digne de mon intérêt mais sous un vilain hangar : les bains spécialement aménagés pour les athlètes avec canalisations, éviers, bassins, etc. Le tout est éloquent sans être forcément dans un état de conservation génial. A côté du site, nous visitons également le musée petit, vieillot mais intéressant : pleins d’objets de la vie quotidienne (des startings blocks avant l’heure) et avec une section assez fournie sur les trésors mycéniens des environs (Aidonia en particulier, la boucle est bouclée).
Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le caméléon des hôtes de ces ruines
Le starting-block du passé
Bon qui dit jeux, dit stade, plutôt mieux conservé que celui d’ Olympie. Il est situé à l’écart du sanctuaire proprement dit, paisible avec des détails croquignolets : couloir d’arrivée, lignes de départ, rigoles d’évacuation des eaux, plots pour accrocher la corde de départ, bancs pour les juges. Le nec plus ultra du stade grec !
L'entrée des dieux du stade
L’étape suivant, la citadelle de Tirynthe, j’en avais des souvenirs émus, un site délaissé, pas vraiment entretenu mais diablement émouvant malgré la route passante à proximité. Du mycénien romantique, il ne reste rien, les ruines sont en pleine phase de revalorisation, la main est lourde et le résultat décevant. Je passe la visite à râler contre cette mode de confondre conservation et reconstruction. Elle ne date pas d’hier mais j’ai l’impression d’assister à une intensification du mouvement en vue d’attirer le plus grand nombre de touristes. Bon tout n’est pas noir : les murailles de la forteresse restent impressionnantes et j’ai réussi à photographier une satanée de %*@!§ de huppe fasciée ! L’un des oiseaux européens les plus élégants et il y en a partout en Grèce (beaucoup de vergers, oliveraies qui restent leur habitat favori). Mais c’est tellement vif que c’en est dur à observer tranquillement.
Passer par un trou de souris, allégorie
Cyclopéen, réalité
I did it !
Pour me remettre de ma déception, j’ai aussi visé une chtite église byzantine, Agia Triada, dans la plaine, dans un endroit pas glop. Mais l’église, malheureusement fermée, est glop, elle, avec du réemploi de pierres et de frises antiques.
Retour pour la fin d’après-midi à Nauplie où le temps de la glace et de sa balade corrélative a sonné. Des glaces italiennes de fort bon goût et de fort belle facture nous permettent de faire le tour de l’Acronauplie et d’admirer l’îlot Bourzi et la forteresse Palmipède euh pardon Palamide surplombant la ville sur son ergot rocheux.
| | | À: Auk · 28 mai 2020 à 18:51 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 34 de 39 · Page 2 de 2 · 838 affichages · Partager Jour 17 : Nauplie – Ermioni 111 km
Déclaré le jour le plus nase de nos vacances. Ouaip c'est bientôt la fin du voyage et Epidaure c'est nase. Bon, j'exagère un tout petit peu car le théâtre, surtout découvert le matin avant les foules et les groupes, est exceptionnel. Mais nom d’un petit bonhomme de bois, qu’est-ce que c’est que ces « restaurations » du sanctuaire d’Asclépios ! Je sais bien qu’il y a une tendance à la main lourde en termes de restauration/reconstruction d’édifices historiques ruinés en vue d’une exploitation touristique. Mais là, en plus d’avoir un objectif que je trouve inapproprié, les promoteurs l’ont mal fait et avec manifestement des fonds qui se sont évaporés au cours du temps. Donc il y a de l’échafaudage qui rouille sur le stade, de la bâtisse en tôle, du temple qu’on dirait sorti d’une « reconstitution » las vegasienne, c'est à dire qui lave plus blanc que blanc grâce à Gandalf le blanc.
Avec ta gueule de caprice de cheikhde truc tout blanc, de faux temple grec
Pour oublier ce carnage, il vaut mieux parler du théâtre, à apprécier avant la foule des groupes de touristes. Ou ne pas en parler, puisque tout le monde en a entendu parler. Donc silence, je serai muet comme une tombe. Enfin, je veux bien briser l’omerta et dire qu’il est fabuleux : les Romains ils ont qu’à se rhabiller avec leurs murs de scène, leurs briques et leurs sites pas terribles. Et pour faire bonne mesure, je me dois de rajouter un hashtag #onnenousditpastout.
Théâtre en trois façons :
Comme le voyage est bientôt fini, qu’on a pas eu notre dose de ruines antiques et qu’il faut qu’on fasse des stocks de drogue avant le retour en France, on va voir le faux théâtre d’ Epidaure à Palea Epidavros. Comme toute copie chinoise, elle ne vaut pas l’original mais bon, ça remplira le manque en attendant des jours meilleurs.
Farce de Grec ancien pour tromper le touriste tête en l'air
Notre quota de ruines étant épuisé pour la journée, nous ne ferons plus que quelques arrêts nature. Le premier est une petite balade à côté de Didima pour visiter des cratères de météorite dont l’un avec chapelles intégrées et l’autre des faucons crécerellettes intégrés. Bon, réellement, il s’agit d’effondrement de zones karstiques.
Ce à quoi aurait ressemblé l'impact de météorite si Bruce Willis n'avait pas sauvé la terre
Les chapelles sont timides en Grèce, elles se cachent dans les jupes de leur mère, Gê
Le deuxième est une sortie le long de la côte vers la grotte de Franchti, avec habitations préhistoriques reconstituées. Bref pas de quoi fouetter un chat. Et dieu sait qu’il y en a des chats ! Et que l’envie ne manque pas !
Franchti
Nous finissons la journée sur une plage de galet, anonyme, propre et déserte. Le moment d’une baignade apaisante. Bref, une journée tranquille par rapport aux précédentes.
Pour la nuit, c’est Ermioni. Le site de la petite ville, sur une presqu’ile, est pas vilain mais la proximité d’ Athènes (et des îles du golfe de Saronique sûrement) se fait sentir dans le coin, plus touristique, plus habité, plus huppé, moins moi-compatible. L’hôtel Zoe Pension est par contre tout à fait convenable, avec accueil anglais en prime (« darling »). | | | À: Auk · 30 mai 2020 à 22:06 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 35 de 39 · Page 2 de 2 · 804 affichages · Partager Puisque toutes les bonnes choses ont une fin, voici le dernier chapitre du carnet, qui a soulevé les foules et fait chavirer les cœurs.
Jour 18 : Ermioni – quelque part à côté de l’aéroport d’Athènes 295 km
Dernier jour de voyage en Grèce et nous avions prévu d’aller sur l’île d’ Hydra mais les kilomètres à faire ensuite jusqu’à Athènes, le temps maussade, couvert, venteux et des températures basses nous en dissuadent. Donc nous révisons sagement nos plans, préférons faire le tour de la péninsule d’Argolide et aller sur la presqu’île de Methana. Le trajet réserve de belles vues sur les îles environnantes qui rodent en nombre autour des côtes locales. Il permet également quelques arrêts au bord d'étangs avec des zozios sur échasse.
A fleur de Poros
Goodbye blue sky - Pink Floyd
Et puis, arrivés côté golfe de Saronique, la météo s’améliore grandement. On vise quand même quelques ruines pour la tradition, celle de l’Ancienne Trézène. Les environs ont l’air prometteur en termes de randonnée (gorges en particulier) mais nous nous contenterons de la visite du petit site paisible dans son champ d’olivier et doté d’une basilique paléochrétienne en bon état. Le coin nous permet un dernier instant nostalgie oliviers+ruines avant de quitter le Péloponnèse. Ca y est, nos regards ne nous portent plus vers un futur radieux, vers des lendemains qui chantent. Noir c’est noir, y a plus d’espoir.
Mais le réel nous rattrape et le réel c’est la presqu’île de Methana, la malotrue qui nous fait sortir de notre torpeur touristico-mélancolique. Une belle surprise comme ils disent dans les blogs hypes de voyage. La route qui en fait le tour est très belle en particulier dans sa partie ouest qui grimpe dans les montagnes de l’île. La cerise sur le gâteau, c’est la coulée de lave à Kameini Chora, assez récente et finissant les pieds dans l’eau, donnant un côté Auvergne sur mer. Et cela mérite bien une petite balade dans les formes hallucinées de la lave en folie puis un arrêt dans le mignonnet port de Vathi pour un dernier moment d’indolence grecque au bord de la mer.
Quand l'Auvergne rencontre la Méditerranée, ça ne peut qu'être beau
De toute façon, tout ce qui rappelle l'Auvergne ne peut qu'être beau
Vahti vite !
Quelques heures et kilomètres plus tard, fin en apothéose pour votre émission, Un accueil presque parfait : notre hôte, ayant une maison pas très loin de l’aéroport d’ Athènes, est encore une ardente mama grecque qui décide de nous offrir un petit alcool, des fraises marinées, un thé des montagnes, nous fait la discut’ et nous cuisine du ragoût pour accompagner nos pâtes. Verdict final : égalité entre Corinthe, Thouria et ici.
Jour 19 : retour à la maison 22 km
Ca y est, c’est fini. Levés très tôt, on croise la fille de notre hôte revenant de boîte (6h du mat’). Et accessoirement, notre hôte qui voulait à tout prix nous dire au revoir. Eclairs dans les yeux et petite phrase cassante en grec du genre « attends qu’ils partent et tu vas passer un sale quardheuris »... La jeune fille doit encore nous maudire.
Pour le reste, le retour est sans histoire, un petit coup de stress quand on ne trouve pas le stand europcar à l’aéroport et qu’on se rend compte qu’il est dans la pampa, et un vol Lufthansa, de la deutsche Qualität pour finir comme cela a commencé. Comme ça, on peut comparer la Grèce et l’ Allemagne et comprendre pourquoi il y a les dominants et les dominés. Ben ouais, il y en a qui ont bossé pour exploiter les autres. Tout est une question de volonté. D’ailleurs à ce sujet, en guise de conclusion, véridique, je veux vous raconter une histoire édifiante qu’un père utilisa comme métaphore pour expliquer la vie à son fils de 8 ans sur une place de Mirepoix : « Tu vois, fils, il y avait un immigrant illégal – [petite voix aigüe] c’est quoi un immigrant illégal – une personne qui n’a pas de papier [regard incompréhensif du fiston]. Bon, il était monté dans la remorque d’un camion réfrigéré mais la réfrigération, elle marchait pas. Et ben le migrant, malgré tout, il est mort de froid parce qu’il croyait qu’il faisait froid. Morale de l’histoire tout est une question de volonté. Alors, fils, tu vas arrêter de m’emm euh de te plaindre que tu as froid. »
Une dernière pour la route pour retarder le manque et les crises de paranoïa aiguë (oui la photo n'a rien à voir avec les deux dernières journées) | | | À: Auk · 31 mai 2020 à 7:36 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 36 de 39 · Page 2 de 2 · 793 affichages · Partager Merci Sylvain pour ce carnet  .
Mon tour du Péloponnèse est devenu plus qu'improbable depuis que les grecs ont décrété qu'ils ne voulaient pas de nous, français, cet été  . Cela peut encore changer mais bon, j'envisage plutôt de reporter tout ça en juillet prochain....ou aux vacances de printemps, fin avril/début mai...d'où quelques questions: j'ai lu que vous aviez eu chaud lors de certaines randos mais en montagne (du côté de Dimitsana), il ne faisait pas froid non plus? Les hôtels, restos étaient globalement ouverts?
Cordialement Muriel | | | À: Auk · 31 mai 2020 à 9:03 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 37 de 39 · Page 2 de 2 · 786 affichages · Partager Snif c'est fini 😘 Merci pour ce magnifique carnet. Le Péloponèse est vraiment une très belle région qui me donne envie d'y retourner. J'y suis allée une fois mais jen'ai pas découvert grand chose en te lisant. J'espère qu'ils nous donneront rapidement l'autorisation d'y repartir. Les photos sont également très belles. Bonne journée. Marie Jo | | | À: Muriel18 · 31 mai 2020 à 19:14 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 38 de 39 · Page 2 de 2 · 767 affichages · Partager Bonjour Muriel
J'aurais tendance à dire que le printemps, c'est le top pour visiter la Grèce. Il ne fait jamais trop chaud, tout est en fleur et la campagne n'est pas encore cramée. Pour deux semaines et demi fin avril, nous avons eu entre 20 et 30° en journée pendant tout le voyage. Seul moment où on a dû sortir des doublures, c'est le soir à Dimitsana. Mais même pour la rando en montagne sur le Megali Tourla, nous n'avons pas eu froid. Je suppose que nous avons eu un peu de chance sur la météo mais mon premier voyage dans le Péloponnèse à la même période était déjà dans ce cas-là. Pour les hôtels et restos, c'était très largement ouvert mais peu fréquenté assez souvent. | | | À: Auk · 31 mai 2020 à 20:08 Re: Touristikis à la crème de solaris Message 39 de 39 · Page 2 de 2 · 760 affichages · Partager Merci pour la réponse. Effectivement, si la météo est favorable, le printemps est idéal : peu de monde, du vert, des fleurs...si la météo est favorable... Je crois que je vais sérieusement me pencher sur cette option, surtout si tu dis que par 2 fois, vous avez eu du beau temps. Merci encore pour ce carnet très agréable à suivre. Muriel | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 37 125 visiteurs en ligne depuis une heure! |