Avec mon épouse, nous avons passé 3 semaines au mois d’août en
Colombie.
Mettant servi de ce forum pour préparer ce voyage, je viens témoigner de notre expérience pour apporter ma pierre à l'édifice.
La
Colombie est un pays immense et magnifique bercé en permanence par la musique.
Mais ce qui reviendra en premier dès que l'on repensera à ce voyage, ce sont les habitants de ce pays et l'accueil qu'ils réservent à leurs visiteurs.
J'ai également en mémoire, les moments passés à flâner sur les places et à prendre des cafés tôt le matin avec les locaux dans les villages.
Notre voyage se décompose en trois parties: l'Antioqua, le Boyace et les Caraïbes.
Nous sommes arrivés à l'aéroport de Peirera vers minuit et nous avons donc passé notre première nuit dans cette ville. A notre arrivée, nous n'avions pas de pesos colombiens, uniquement quelques dollars américains. Nous avons un peu galéré à prendre un taxi qui voulait bien les accepter; les chauffeurs auraient préféré des euros.
Jour 1 : de Peirera à Salamina
Sur ce forum, j'avais pu lire que Salento était devenu très touristique. Cela m'a été confirmé par des voyageurs croisés sur la route. Nous avons donc opté pour le village de Salamina et sa vallée de la Samaria. Nous n'avons pas été déçu.Très très peu de touristes. Le village est magnifique, et la place est une merveille. Nous avons donc flâné l'après-midi.
Jour 2 : La vallée de la Samaria
A 6 h, de Salamina, part tous les jours un bus qui mène à San Félix. La route défoncée s'élève dans les montagnes, offrant des panoramas sublimes.
Arrivés au village, nous avons pris la direction de la vallée et avons randonné jusqu'à la finca surplombant la vallée. Nous étions seuls à randonner dans ce décors grandiose.
Le seul bus permettant de revenir à Salamina part à 14h ou 14h30, je ne me souviens plus. Nous avons attendu sur la place de ce village du bout du monde, en passant de café en café. J'ai même fait un foot avec les gamins du village. Super souvenir.
Retour à Salamina, fin d'après-midi passée sur la place.
Excellente étape, prévoir selon moi une après-midi pour visiter le village et la journée du lendemain pour randonner dans la vallée de la Samaria. Un jour de plus aurait été de trop.
Jour 3 : De Salamina à Jardin
Nous avons du prendre 3 bus pour rejoindre Jardin (changement à la Pintada, puis à Bolombolo). Ce trajet nous a pris plus de 7h... (éboulements, travaux) mais les routes empruntées étaient très belles.
Jour 4, 5 et 6 : Jardin
J'avais pu lire que Jardin était pour beaucoup de voyageurs un coup de cœur, je ne peux désormais que les comprendre.
Le village est d'une beauté indescriptible, les montagnes alentours permettent de faire des randonnées magnifiques et sont parcourues par de multiples rivières offrant des baignades inoubliables. En plus de tout ça, je n'ai pas de mots pour décrire l'ambiance qui règne à Jardin.
Jour 7 : de Jardin à
Medellin
Nous sommes arrivés vers 11 h à
Medellin dans le quartier el poblado.
Ce quartier a l'avantage d'être très sécurisant. Il est rempli d'hôtels, de bars, de restaurants.
Il est destiné à la fiesta, et si vous n'êtes pas dans l'optique de boire des coups et de danser jusqu'au bout de la nuit, passez votre tour. Je n'ai personnellement pas aimé cet endroit.
Jour 8 : Aller retour de
Medellin à Guatapé
Arrêt obligatoire à la pierna puis visite de Guatapé.
Joli, mais selon moi, vraiment pas indispensable. Beaucoup de monde...
Peut-être que loger dans ce coin, peut-être sympa car nous avons rencontré à Jardin une touriste Colombienne qui venait de ce coin là et qui nous en a dit beaucoup de bien. C'est vrai, que les paysages sont beaux et qu'en s'écartant un peu de Guatapé, il doit y avoir de bons spots. Ou alors si vous êtes avec des enfants, dormir au bord du "lac" qui propose des bases nautiques sympas.
Nous sommes passés à côté de
Medellin, par notre faute j'en ai bien conscience. En effet, nous ne sommes pas allés dans le centre. Après les villages aux multiples couleurs perdus dans les montagnes, le choc avec la ville et son agitation a été un peu trop grand pour nous.
Si c'était à refaire, j'aurai pris un avion directement en arrivant à
Medellin pour rejoindre la côte Pacifique. Un guide à Jardin m'a parlé de Nuqui qui est apparemment un super endroit.
Jour 9 : De
Medellin à Mongui
Vol
Medellin Bogota, taxi jusqu'à la gare routière puis bus jusqu'à Mongui.
Pour cette étape dans le Boyaca, je comptais louer une voiture. Lorsque j'ai vu comment les gens conduisaient à
Medellin, je dois avouer que je ne me suis pas senti de prendre le volant et de sortir de
Bogota. C'est forcément faisable, mais je n'ai pas eu les épaules assez larges et très franchement, je n'ai jamais regretté mon choix. Les embouteillages sont énormes, les très nombreux taxis conduisent comme des fous, sur les petites routes les dépassements en plein virage sont plus que dangereux et le réseau de bus en
Colombie est d'une efficacité surprenante. Avec tous les changements que nous avons faits, nous n'avons jamais attendu un bus plus de 5 minutes ! De plus, tous les villages même les plus petits sont parfaitement desservis. Sans compter, que le chauffeur vous arrête où vous voulez. De même, on peut monter dans le bus sans être à un arrêt "officiel".
Du coup, nous sommes arrivés en fin d'après-midi à Mongui. Encore une fois, nous découvrons un village sublime.
Jour 10 : Randonnée dans le paramo de Oceta
Nous avons pris un guide, Milena, par le biais de notre hôtel.
Je vous recommande vivement cette personne mystique, extrêmement gentille et compétente.
Facebook : Ana Milena Orduz Rincon
+ 57 3208841839 Mongui Boyaca
Si vous prenez contact avec Miléna, n'oubliez pas s'il vous plaît de lui passer le bonjour de la part du commissario REX !
Il paraît que je lui ressemble... Ça fait plaisir

Malheureusement, la météo n'a pas vraiment été avec nous... Avant de partir, Milena a pris deux vestes en plus, ce qu'elle fait très rarement selon elle.
Autant vous le dire, dans le parano, il fait froid, très froid. Nous avions des vêtements techniques et imperméables en haut, par contre nos joggings n'étaient vraiment pas appropriés. Il s'est mis à pleuvoir avec un vent à vous arracher la tête. Un fois les jambes et les pieds entièrement trempés, le froid nous a mordu violemment et je dois avouer que randonner dans ces conditions n'est plus vraiment un plaisir. Quand je vois sur internet les photos du paramo sous le soleil...
Nous n'avons pas pu atteindre le point culminant avec la vue sur le lac, les conditions étaient vraiment terribles.
Si vous prévoyez de randonner dans un paramo, prévoyez les longs imperméables qui recouvrent tout le corps et des vêtements très chauds.
Petite parenthèse vêtements, dans le Boyaca et l'Antioqua, en août, les journées peuvent être très chaudes, mais les soirées et les nuits sont vraiment froides. L'altitude est importante dans ces deux régions. Ne lésinez pas sur les couches chaudes, surtout la "première peau". Les hôtels sont mal isolés (volets mais pas de fenêtres, parfois!) et l'eau chaude n'est pas toujours de rigueur. Donc bien choisir sa tenue pour dormir pour les frileux (euses ;-)) !
J'avais insisté auprès de ma chérie pour qu'elle ne prenne pas son petit sèche cheveux afin d'alléger son sac. Je l'ai regretté car au delà de sa fonction principale, il peut aider à sécher les tee shirts, et les sous-vêtements lorsque le soleil n'est pas de la partie et éviter de repartir avec des affaires trempées.
Jour 11 : De Mongui à Tibasosa
Nous nous réveillons malades tous les deux, gros coup de froid la veille.
Nous prenons le bus en direction de Tibasosa en prenant le temps au préalable d'acheter un fameux ballon fabriqué à Mongui.
Pour les amateurs de foot, sachez qu'une des boutiques bordant la place du village, fabrique les reproductions en miniatures (format balle de tennis) des ballons de toutes les coupes du monde. Ce fut un bonheur pour moi, de revoir ces ballons mythiques tel que le Tango.
Je n'en ai acheté qu'un seul celui de la coupe du monde 1950. Je regrette fortement de ne pas les avoir tous pris!
Donc arrivée à Tibasosa à l'hôtel San benito. Ce fut je crois notre meilleur hôtel du séjour. Les hôtes sont vraiment très gentils et les petits déjeuners sont hallucinants. Je vous le recommande vivement.
Nous avons passé la journée à nous reposer, on en avait bien besoin.
Jour 12 : Aller retour Tibasosa
Villa de Leyva
Je ne voulais pas vraiment passer par
Villa de Leyva car j'avais peur du monde.
Ce village est effectivement très touristique, beaucoup trop pour moi. Certes la place est immense, mais elle ne m'a pas semblé chaleureuse. Pas de bancs, pas de verdure, on ne peut pas vraiment se poser contrairement aux autres places que j'ai pu voir qui sont de véritables lieux de vie. L'architecture est très belle mais les trop nombreuses voitures garées dans le village empêchent selon moi d'en apprécier le charme.
Les restaurants également sont bons et très beaux mais ressemblent beaucoup aux restaurants européens.
Bref, je n'ai pas vraiment aimé cet endroit, et j'ai bien conscience que c'est un ressenti purement personnel. Si c'était à refaire, je n'irai pas.
Bilan de ce petit séjour dans le Boyaca
Il peut-être intéressant de séjourner à Tibasosa et de rayonner aux alentours. Ce village est petit mais on peut y faire des randonnées et il y a un zoo (pour les enfants ça peut-être bien). Il a surtout l'avantage d'être très calme et à 10 minutes maximum de la gare routière de Sagomoso (ville peu chère mais très moche), d'où on peut prendre un bus pour Mongui (toutes les 20 minutes), pour
Tunja, pour
Villa de Leyva, pour Tota...
A vrai dire, j'ai préféré la région de l'Antioqua. Peut-être que l'on aurait du monter jusqu'à
San gil et Barrichara... Si c'était à refaire, je consacrerai ces quelques jours passés dans la Boyaca, plutôt au sud (
Cali,
Popayan et les réserves naturelles qui se trouvent dans ce coin).
Jour 13: De tibasosa à
Carthagène
Bus jusqu'à
Bogota puis vol pour
Carthagène
Jour 14 et 15 :
Carthagène
Il nous a fallu un peu de temps pour s'habituer à la chaleur, au monde et aux multiples sollicitations des marchands ambulants ("amigo, cerveza, agua fria, cocaïne...). Une fois, ces données intégrées, nous sommes tombés sous le charme de cette ville sublime.
Les remparts,
San diego, Getsemani (manger les empanadas du marchand ambulant sur la place du quartier), les limonades au citron vert...
Nous y avons passé deux jours, ce qui semble suffisant.
Jour 16 : de
Carthagène à San Andrès
Détail technique, nous avons volé avec VIVA AIR COLOMBIA. Nous n'avions pas enregistré nos bagages la veille sur internet comme bon nombre de passagers. Ça nous a coûté 66 000 pesos. Vous pouvez les enregistrer 3 jours avant le départ jusqu'à 3 h avant le vol. Si l'enregistrement en ligne ne fonctionne pas, prendre l'écran en photo ! C'est ce que l’hôtesse a rétorqué à deux filles qui avaient rencontré ce problème.
Je ne souhaitais pas m'attarder à San Andrès à la base, mais nous avons du y rester deux jours car nous n'avions pas pu trouver des billets d'avion partant plus tôt pour
Providencia.
San Andrès est une île quand même très particulière. Au nord, deux belles plages bondées, des immeubles, des magasins duty free en pagaille... Ils ont au moins l'avantage d'être très avantageux ! Mais ce n'est pas vraiment ce que l'on cherche en arrivant sur une île au beau milieu de la mer des Caraïbes.
Le sud de l'île est plus sauvage, mais très délabré. Notre hôte, nous a confié, que beaucoup de plages avaient disparu en 10 ans, rongées par la monté des eaux.
Le sud de l'île, nous a vraiment laissé l'impression d'un endroit abandonné; d'un lieu qui a été mais qui n'est plus.
Selon moi, le seul intéret d'aller sur cette île est de pouvoir rejoindre
Providencia.
Jour 17 : San Andrès
Jour 18, 19 et 20 :
Providencia
Le ton est donné dès que l'avion approche de l'île... Les couleurs...
La barrière de corail est la troisième plus grande du monde derrière celle du
Bélize et celle de l'
Australie.
Cette île me faisait rêver avant de partir. Je dois dire que sa beauté et sa quiétude ont dépassé toutes mes attentes. Certes, se rendre à
Providencia rallonge la note mais si vous pouvez consentir cet effort financier vous ne le regretterez pas.
Les plages paradisiaques étaient quasiment vides de monde.
Il y a plus de monde en décembre/janvier (vacances pour les Colombiens) d'après les locaux.
Vous pouvez nager avec les tortues, les requins, les raies et de multiples poissons aux couleurs somptueuses.
Nous sommes allés au sommet de l'île (el Pico) avec un guide (Big boy). On peut monter au sommet sans l'aide de personne, le chemin est parfaitement balisé mais nous avons choisi de jouer le jeu. Sans regret, d'autant plus que Big boy ne s'est pas contenté de nous amener au sommet de l'île, en redescendant, il nous a fait faire un crochet pour atteindre un autre sommet, plus bas mais offrant une vue bien plus belle. Ce sommet n'est pas indiqué et semble difficilement trouvable pour les touristes que nous sommes.
Nous avons dormi sur l'île de Santa Catalina dans la Posada Sunchine. Je vous la recommande. Nous étions au rez de chaussé, c'était très bien, les deux chambres à l'étage offrent un balcon...
La vue même d'en bas est sublime. "L'inconvénient" est que vous devez laisser votre scooteur de l'autre côté du pont (des amoureux) qui relie
Providencia à Santa Catalina. 5 minutes de marche qui pour nous étaient un vrai bonheur.
Sur l'île, faire du snorkeling sur Cayo Crangrero ou derrière Morgan head (possible sans bateau).
Manger des poissons grillés ou siroter des jus de fruits chez Divino Nino sur la plage de South west bay.
Jour 21 : Vol pour
Carthagène
Dernière après-midi à se balader dans cette ville, achat des petits cadeaux et autres souvenirs.
Jour 22 : Retour en
France