bonsoir Cheechako,
ce très gros calibre (par exemple Smith & Wesson 500) demande de l'expérience et de la force (sans parler du sang froid) pour être utilisé efficacement.
je me demande quel recul ce monstre peut produire...

Non Canadien mais résident légal je n'avais qu'un ''simple'' 44 Magnum pour lequel j'avais obtenu (assez facilement d'ailleurs) un permis de la RCMP au titre de mes séjours et occupations professionnels saisonniers dans la ''wilderness'' du Nord Ouest.
A l'époque pas d'examen préalable obligatoire tel que le
CanadianFirearms Safety Course (CFSC)
désormais obligatoire, il m'avait suffi de faire état de mon Service Armé en
France
à noter que les dispositions actualisées et durcies au niveau du fédéral sont maintenant accessibles (Résidents et Visiteurs) dans ou par ce site évidemment bilingue de la GRC/RCMP :
Using a Firearm for Wilderness Protection - Royal Canadian ...
bon... j'avais bien regardé faire l'inspecteur Harry et çà me paraissait facile...

! j'avais d'ailleurs, au stand de tir, été assez bon avec le 9 mm de l'Armée, en service à l'époque
ben...j'avais choisi la munition la plus puissante possible pour le calibre...et il m'a fallu pas mal de pratique avant d'en maîtriser l'usage de manière suffisamment précise et rapide.. en direction çà allait à peu près mais en hauteur comme je le disais précédemment çà avait une fâcheuse tendance à partir plus haut que voulu.. à cet égard rien à voir avec le 9 mm de l'armée.. il est vrai que ce dernier était un pistolet alors que le 44 est un revolver qui, par construction, recule plus fort à munition comparable, ce qui n'était évidemment pas le cas
je n'ai jamais eu à m'en servir contre un quelconque animal... les seules choses qui en aient souffert sont les cans de coke, les boites de conserves ou bouteilles vides et les cibles du stand et parfois peut-être...mon index droit. Mais il m 'a quand même peut -être rendu un grand service en m'aidant à signaler ma présence de manière... bruyante, par trois ou quatre coups lâchés en l'air, à un crétin de chasseur (je suppose que c'en était un car notre communication s'est limitée... comment dire...à un échange sonore)
bref...l'homme, chasseur ou pas, arrivé en hélicoptère, comme moi d'ailleurs (mais pas par le même

) et conséquemment se pensant probablement seul entre Smithers et Fort Nelson avait entrepris de loin de lâcher deux ou trois coups de sa carabine sur un bruit entendu devant lui...
le bruit c' était celui de ma progression.... stoppée net quand une des balles de l'abruti fracassa un branchage au dessus de ma tête..

.
il a dû comprendre son erreur assez vite en entendant la musique du 44 Magnum lui répondre
on ne s'est même pas vu !
en fait j'embarquais assez souvent ma Marlin 444, assez compacte, pas mal de recul, plaque de couche performante... mais effectivement j'ai eu, sur le temps, deux prospecteurs qui eux préferraient simplement un calibre 12 l'un à canon court, l'autre
scié, chargé à ''slugs'' qui à
courte distance est censé délivrer une puissance comparable.... il faut dire que l'un d'entre eux avait échappé de justesse à un grizzly en colère...
depuis il ne s'en séparait jamais...
je crois bien qu'il l'emmenait à la ''out-house'' !
....ce qui nous faisait sourire mais qui avec le recul s'est révélé ne pas être pas aussi stupide que çà...
si on en juge par ce qui est arrivé à un Canadien l'an dernier alors qu'il était assis sur le siège de la ''out-house'' de son chalet de bord de lac, le ''cabinet au fond du jardin'' dirait-on chez nous, lisant le journal, porte ouverte (seul vis vis :les poissons du lac)
son affaire à peine finie, avant qu'il ait eu le temps de se réajuster, ne voilà -t-il pas qu'un ours noir surgit, rentre dans la cabane...le saisit par un bras... le tire à l'extérieur... l'homme bientôt à terre les jambes entravées par la pantalon baissé sur les chevilles est sans défense et c'est pas un gringalet...il gesticule, appelle à l'aide, tente de s'accrocher à un arbre mais l'animal le traîne vers la forêt toute proche.. c'est mal parti pour lui car l'ours est certainement en prédation... il veut simplement manger de l'homme...
..mais dans un coin tranquille

!
heureusement son copain alerté par ses hurlements sort du chalet... saisit la situation...rentre dans le chalet.... en ressort un fusil à la main...mais pendant un instant ne sait comment s'y prendre... s'il tire trop vite sur la masse emmêlée, ours et homme, il risque de toucher la mauvaise cible
l'ours finit par abandonner sa proie pour se tourner contre le copain qui peut alors utiliser son arme
Outhouse bear attack survivor was grabbed from 'throne' - Manitoba
l'article ne dit pas si l'homme avait un bear- spray....
s'il avait un ''spray c'en était probablement un contre les mouches noires...a priori plus adapté à l'évènement... ceux qui dans le Nord, l'été, se sont trouvés en situation de ce que les anglophones appellent
Cat Holing
comprendront ce que je veux dire.
Quant au terme ''cat holing'' difficilement traduisible, il est assez imagé, quand on a eu un chat on le comprendra... difficile à illustrer par une photo