À
l'entrée du village des Escoumins, une large pancarte côtoie les
panneaux gouvernementaux et publicitaires, le long de la route
principale. L'affiche, d'un jaune vif, tranche avec le bleu du fleuve
qui s'étend à perte de vue.«Pour la survie de notre village, NON au traité actuel avec les Innus», est-il écrit en larges caractères noirs.Dans les rues pentues des Escoumins, village de 2000 âmes à mi-chemin
entre
La Malbaie et Baie-Comeau, on peut lire le même slogan sur des
autocollants jaunes qui ornent plusieurs pare-brise.Ces indices, aussi subtils soient-ils, témoignent de la grande tension
qui oppose actuellement les Blancs aux communautés innues de la
Côte-Nord.La réserve d'Essipit, à l'ouest du village des Escoumins, négocie
actuellement avec les gouvernements provincial et fédéral dans le but
d'agrandir son territoire. Ces pourparlers s'inscrivent dans les
négociations globales entourant les revendications territoriales des
Innus.Aucun traité n'est encore signé. Mais selon l'entente de principe
conclue en 2004, le nouveau territoire de la communauté d'Essipit,
d'une superficie de 48 km2, retrancherait 20 km2 de terres municipales.Les Escouminois ont eu vent de ces négociations au printemps dernier. La nouvelle a provoqué une véritable levée de boucliers.«Selon l'entente de principe, une dizaine de résidences privées ainsi
que des terres commerciales et familiales deviendraient des terres
innues», déplore le maire des Escoumins, Pierre Laurencelle. «En 2008,
c'est tout simplement inacceptable que des gens perdent leur statut de
citoyens et qu'un village perde 7% de son territoire.»En avril quelque 400 personnes ont manifesté leur désaccord dans les
rues. Peu après, un comité de citoyens a distribué les autocollants et
installé quatre pancartes jaunes dans le village.Depuis, Pierre Laurencelle et des politiciens locaux siègent à un
comité de discussion avec le Secrétariat des affaires autochtones du
Québec. Il a bon espoir que le gouvernement apporte des changements à
l'entente.«Il faudra tenir compte des particularités de notre région», prévient-il.
Source:La Presse,
Montréal
En bref,
Il y a tres peu de litiges au Québec entre les communautés blanches et autochtones et bien souvent les problèmes se règlent rapidement et à l, amiable.
Les ''Premieres nations'' ne paient pas d, impots ni de taxes sur les transactions commerciales sur leur territoire (réserve).Ils profitent cependant de tous les services fournis et payés par les blancs. Même cela ne crée pas trop de conflit.....tout le monde s'accordent pour dire qu'il s'agit des Premieres nations et que cela mérite compensations.
Le Québec respecte encore tous les traités signés lors du régime français....ce qui n, est pas le cas en Colombie britannique d, ou les conflits qui s, ensuivent
Aux Escoumins en 2006 l'essence se vendait 6c moins chere le litre dans la partie Innu du village. Impossible pour un vendeur ''blanc'' de survivre
- Cela a été corrigé depuis.
L'article ne mentionne que le village des Escoumins mais faut savoir que toutes les ''pourvoiries'' chasse et pèche des alentours ont été rendues aux Innus ce qui représente plusieurs milliers de Km2....
Mais il y a aussi l, autre coté de la médaille alors que les blancs via la toute puissante Hydro-Québec négocient à gros prix l'utilisation de territoire reconnu ''autochtone'' pour y construire routes et barrages...cf.La Romaine au nord de Havre St pierre....
Les ''cris'' de la Baie James sont extrêmement riches grâce à ses ententes.