Gird · 14 août 2017 à 11:10 · 174 photos 33 messages · 7 participants · 7 026 affichages | | | | 14 août 2017 à 11:10 Message 1 de 33 · Page 1 de 2 · 5 684 affichages · Partager Mon voyage de Denver à Denver en passant par Grand Junction, Salt Lake City, Jackson Hole, Yellowstone, Cody, Spearfish, Rapid City, Cheyenne, a été préparé depuis le début de novembre pour un séjour du 14 juin 2017 au 28 juin 2017. J’aurai pu rajouter Moab pour les Arches mais j’avais déjà vu ce site lors d’un précédent voyage. J’ai voyagé seul et j’ai demandé à TUI de me réserver les hôtels et la location de la voiture. TUI est une filiale de Voyage sans frontières. J’ai opté pour cette option en partie à cause des réservations à l’intérieur du parc de Yellowstone qui paraissaient délicates. TUI m’a envoyé très rapidement les vouchers. J’ai utilisé les avis des consommateurs sur les sites de réservation. Les avis étant très mauvais, mais vraiment très mauvais pour 2 hôtels, j’ai demandé à TUI de les changer, ce qui fut fait rapidement et sans problème. J’ai aussi connu très rapidement les dates et horaires de vol. Un point qui m’a inquiété longtemps, je peux même dire jusqu'à mon arrivée, ce sont les 1h30 d’écart entre mon arrivée à l’aéroport de Dallas et la connexion pour Denver. J’avais des souvenirs de passages plutôt longs aux douanes américaines. Mon interlocuteur de TUI m’affirme que le temps était suffisant et que de toute façon je serai pris en charge par la compagnie American Airlines. J’avais la même crainte au retour mais moins prononcée car l’organisation de mon séjour ne pouvait plus être impactée.
Les deux connexions se sont passées correctement. Il ne faut pas trainer mais tout est mieux organisé que lors de mes voyages précédents. Dans l’avion une vidéo vous explique que vous allez gagner du temps en utilisant les nombreuses machines qui scannent votre passeport, enregistre vos empreintes digitales et vous prend en photo en vous délivrant un reçu qui permet de gagner encore du temps en passant devant les douaniers. De nombreuses personnes sont présentes pour vous renseigner et vous dépanner bien qu’ils n’utilisent que la langue de Shakespeare que je ne maitrise pas vraiment et en plus ils ont aussi le mauvais goût de ne pas parler avec un accent français.
Une autre crainte concernait la location de la voiture où j’avais eu de mauvaises surprises à mon retour la fois précédente. Mais là encore tout avait été bien préparé, je n’ai eu aucune proposition de « surclassement » ni d’ajout de « garanties supplémentaires ». Je récupère une Hyundai accent. Heureusement que j’avais prévu une prise USB à brancher sur l’allume-cigare car en branchant mon GPS sur la prise prévue sur la voiture, celui-ci se bloque en mode connexion ordinateur rendant l’accès aux cartes impossible.
Ce problème réglé, à partir de ce moment, c’est l’esprit tranquille que je prends la route. Conduire aux USA est plutôt simple à condition quand même d’avoir un GPS. Les routes sont larges même dans les villes et les américains sont plutôt des conducteurs calmes.
Guidé par les satellites, je rejoins mon premier hôtel à Denver. Là on m’indique que le paiement ne peut pas se faire à travers le voucher. Heureusement, j’ai un numéro gratuit à contacter aux US car il est 4h du matin en France. Le problème est réglé mais cela prend une heure et la soirée est bien entamée, ce soir ce sera sandwich acheté dans la station-service en face de l’hôtel.
Jeudi 15 juin 2017Le décalage horaire me permet d’être sur le pont vers 3h pour attendre l’ouverture de la salle de restauration à 6h. L’hôtel est vieillot, nécessite une urgente rénovation mais du côté petit-déjeuner, je n’ai rien à dire, probablement le plus complet de tous ceux que j’aurai durant ce périple. Passage par le Wal-Mart pour acheter de l’eau, du coleslaw pour la route, une glacière en polystyrène et un sac de glace. Cela surprend quand le GPS que j’ai réglé en km, m’annonce « Continuez la route pendant 220kms » et encore ce n’est qu’un tronçon car ce sont 393 kms qui sont prévus avec environ 4h de route. Je savais bien que j’allais faire l’équivalent d’un Paris- Lyon presque tous les jours mais cela surprend quand même. Et puis les « Rest area » ce font plutôt rares sur les highways. Le premier que je rencontre est plutôt sympa et porte le nom de « No name » Je m’octroie une sieste d’un quart d’heure.
J’arrive à Grand Junction vers midi, avale mon coleslaw dans un parc et file vers le nord, direction Fruita pour acheter mon Annual Pass et rentrer dans Colorado National Monument.
On n’y retrouve pas le gigantisme du Grand Canyon mais c’est splendide et tout de même impressionnant. J’y rencontre des américains qui me demandent de les prendre en photo et qui me s’enquièrent de mon opinion sur ce lieu. Ma réponse les ravit car ils pensent qu’il n'y a pas plus beau ailleurs, même s’ils veulent bien admettre du bout des lèvres qu’il y a de beaux coins en France mais sans équivalent avec ce que l’on peut voir dans leur pays. Je tente de retourner sans GPS en centre-ville où se trouve mon hôtel. J’ai des progrès à faire avec la signalisation. Ce n’est pas aujourd’hui que je me passerai de lui. Check in. Le réceptionniste m’indique un Safeway pour des courses alimentaires.
Vendredi 16 juin 2017Levé 5h 30. Petit déjeuner moins diversifié que la veille mais j'ai la possibilité d'emporter une banane et une bouteille d'eau, idée qui me vient en voyant plusieurs personnes rentrer dans la pièce pour prendre de l'eau ou des gâteaux. Je redoutais l’achat de carburant. Je savais qu’aux USA, sauf avec une carte bancaire, tu ne peux pas faire le plein et aller payer après, le pompiste doit te débloquer la pompe et inscrire un montant. Comme j’ai 550km à faire, que les pompes à essence ne sont pas trop nombreuses sur la route, que je ne sais pas combien je dois demander même si j’ai fait quelques calculs pour avoir une estimation, j’aimerais remplir le réservoir au maximum. Et bien c’est beaucoup plus simple que je le pensais, il suffit de l’expliquer au pompiste, ici une très aimable dame, qui débloque la pompe en échange du dépôt d’une carte d’identité. Par la suite, je ferai plus simple. Je dépose un billet de 20$ sur le comptoir, signalant que j’en aurai sans doute pour moins. Quand je raccroche la pompe, je repasse chercher ma monnaie. Ce ne sont que des détails techniques et cela ne fait pas rêver mais cela fait partie de la réalité du voyage. Ce sont des points que l’on ne soulève pas dans les récits de voyages que j’ai pu lire. Parfois on se demande si les gens mangent ou dorment. Peut-être aussi parce que sur place c’est plus facile qu’on le pense alors au moment de raconter, on passe sur le quotidien. Encore un peu de réalité, le Safeway ouvre à 6h. Pratique pour s’approvisionner en produits frais pour la route. Et elle est longue la route mais elle est magnifique, je quitte Grand Junction avec en face de moi, les montagnes du Colorado Monument. Je réalise que je ne suis plus en train de regarder des photos sur Internet ou dans un livre mais que je suis enfin dans le paysage. J’y suis, je suis sur les routes du Colorado. L’aventure commence. La première aire de repos est plutôt rudimentaire, pas d’eau, des toilettes qui me font penser à celles qu’utilisaient des cousins en Bretagne au fond de leur jardin. Curieusement, bien qu’au milieu de nulle part, il y a du papier toilette.
La seconde aire de repos, située dans une région un peu moins désertique est une ancienne gare de triage et bien qu’il ne soit que 11h je décide de prendre mon repas car l’endroit est plutôt agréable et je ne sais pas ce que je vais trouver ensuite.
Les animaux domestiques ont leur endroit réservé.
Je règle le GPS sur Temple Square qui est la place autour de laquelle sont disposés les bâtiments des adeptes de l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours connus sous le nom de Mormons. Je trouve un parking pour le prix de 2$ de l’heure avec les deux premières heures gratuites, un prix assez surprenant pour une grande ville comme Salt Lake City. Le Temple en lui-même ne se visite pas, l’entrée est interdite aux non-mormons. Juste à côté se trouve le Tabernacle, immense salle de réunion avec un orgue possédant plus de 10 000 tuyaux.
Les fidèles sont très présents, très aimables, s’émerveillant tous de la même manière quand répondez que vous venez de France. Après la visite du musée historique, je tombe sur un groupe de français qui commence une visite en français guidée par des fidèles qui répondent à toutes les questions sur leur foi, l’organisation de leur église, la polygamie, etc. Si vous voulez visitez Beehive House, la demeure de Brigham Young le fondateur de la ville de Salt Lake City, les fidèles vont vous trouver un guide parlant français rien que pour vous. Je n’attends pas plus de 15 minutes avant de voir arriver un adepte parlant la langue de Molière qui très aimablement, me fait visiter la demeure sans trop d’insistance sur la religion contrairement à ce que j’avais craint. Au moment de se quitter je me vois offrir le « livre des Mormons » en français ainsi que la proposition de donner mes coordonnées. Mon refus sera respecté. J’apprécie l’absence de prosélytisme insistant. Il me faut encore une heure pour rejoindre l’hôtel plus au nord. Le Wal-Mart à proximité me fournit mon repas du soir. | | | À: Gird · 14 août 2017 à 13:39 Message 2 de 33 · Page 1 de 2 · 5 645 affichages · Partager super ce carnet, plein d'infos pratiques. nous envisageons un séjour au Yellowstone pour septembre 2018 alors je vais suivre ton récit avec intérêt !! | | | À: Gird · 14 août 2017 à 14:27 Message 3 de 33 · Page 1 de 2 · 5 633 affichages · Partager Hi Claude "Heureusement que j’avais prévu une prise USB à brancher sur l’allume-cigare car en branchant mon GPS sur la prise prévue sur la voiture, celui-ci se bloque en mode connexion ordinateur rendant l’accès aux cartes impossible"Veux-tu dire par là que l'on ne peut pas brancher l'alimentation du GPS sur la prise allume-cigare ? Ou est-ce que tu as voulu brancher ton GPS sur la prise USB ?
Bern | | | À: Zitounet · 14 août 2017 à 18:25 Message 4 de 33 · Page 1 de 2 · 5 599 affichages · Partager J'ai voulu brancher mon GPS sur la prise spéciale USB. Mon GPS est assez ancien et je n'ai plus le câble qui se branche directement sur l'allume-cigare. Il me faut donc une prise USB. Mais celle des voitures ne convient pas car elle est destinée à la connexion d'une clé USB ou d'un smartphone pour la musique en général. Il faut en effet se brancher sur l'allume-cigare. J'étais trop content de pouvoir récupérer celui-ci pour charger la batterie d'un autre appareil, du coup je n'ai pas trop réfléchi et je me suis fait un moment de frayeur. Dans ma situation, je dois utiliser une prise qui se branche sur l'allume-cigare et qui a un connecteur USB qui me permet d'alimenter mon GPS. J'espère ne pas être trop confus. | | | À: Gird · 14 août 2017 à 18:32 Message 5 de 33 · Page 1 de 2 · 5 595 affichages · Partager Tu me rassures, car en disant "prise USB à brancher sur l'allume cigare", crains qu'il y avait des changement sur les voitures depuis mon denier voyage. Pas de problème donc pour mon vieux GPS, j'ai toujours la prise allume-cigare.
Aller, on attend la suite Bern | | | À: Gird · 14 août 2017 à 19:10 Message 6 de 33 · Page 1 de 2 · 5 587 affichages · Partager Samedi 17 juin 2017Le GPS m’annonce plus de 200km pour rejoindre Bonneville Salt Flats soit quatre heures aller-retour au moins. Il faut se mettre dans la tête qu’aux US le « pas loin » n’a pas le même sens qu’en France. Cela me rappelle des amis canadiens de mes parents qui voulaient aller voir un concert à Marseille ce qui paraissait inconcevable pour des parisiens mais parfaitement envisageable pour des Canadiens. Salt flats est l’endroit où des records de vitesse ont été successivement battus. C’est une étendue de sel sur 260 km². Une vitesse de plus de 1000 km/h a été enregistrée en 1970.
Un peu plus loin, une route mène à un accès pour les véhicules particuliers. J’y croise un groupe de motards qui tient un meeting au milieu de cette mer de sel et quelques rares voitures qui reviennent en roulant sur un passage qui a été spécialement aménagé pour les amateurs de routes salées.
Ici aussi nos amis à 4 pattes ont leur lieu réservé.
Au retour, je visite Antelope Island State Park, une ile raccrochée à la terre par une longue digue-route. Le peu de temps que j’ai, me fait visiter rapidement ce lieu et j’oriente mes roues vers Garr Ranch. On y visite un ancien ranch plutôt bien équipé pour l’époque.
Avant de quitter la presqu'ile, j’aperçois mon premier bison.
| | | À: Gird · 14 août 2017 à 20:33 Message 7 de 33 · Page 1 de 2 · 5 576 affichages · Partager Dimanche 18 juin 2017Contrairement à la nuit précédente, j’ai mal dormi et j’ai dû mettre des bouchons d’oreilles à cause du bruit incessant d’un moteur en rotation. Le matin, à la réception, on m’explique que c’est peut-être le client de la chambre d’à côté qui a utilisé un ventilateur dont les vibrations sont passées par les aérations. Explication peu compréhensible dans des chambres munies de la clim. Mal dormir quand on a encore 4 heures de route, ce n’est pas optimum. Heureusement, c’est une route de montagne moins monotone que la veille et le parcours me semble moins long. Ayant profité d’une aire de repos pour manger, je file directement au Visitor Center pour prendre des conseils sur les randonnées possibles. Je choisis d’aller voir Hidden Falls. Sur le chemin, un randonneur signale qu’en faisant un léger détour on peut observer des mooses (élans) sur les bords d’un étang. Deux mooses se nourrissent d’herbes aquatiques.
La distance annoncée pour atteindre la chute d’eau est de 1,5 mi. Ce doit être une distance calculée à plat sur une carte qui ne tient pas compte des nombreuses montées et descentes. Après plus de temps que prévu, j’arrive devant cette chute d’eau cachée.
Sur le retour, je croise une marmotte.
Le GPS est une merveilleuse invention et quand vous n’avez pratiquement aucune connaissance de la région où vous êtes, vous devez lui faire confiance. C’est ainsi que je rejoins l’hôtel par une route complètement défoncée. L’hôtel mérite une rénovation mais c’est un studio qui m’attend avec cuisine équipée et un balcon. Je pose mes valises et pars pour une visite de Jackson Hole. Pas de Wal-Mart ici. Ayant un four à micro-ondes dans la chambre, j’achète un hamburger dans la boutique d’une station-service. Heureusement que je ne suis pas venu aux US pour sa gastronomie.
Je découvre le carrefour à 4 stops. C’est le premier arrivé qui repart en premier. Et si personne ne bouge, c’est doute parce que c’est à vous de passer. Il faut penser à repérer l’ordre d’arrivée. | | | À: Gird · 15 août 2017 à 14:48 Message 8 de 33 · Page 1 de 2 · 5 520 affichages · Partager Lundi 19 juin 2017Levé à 6h20. Prélèvement de deux muffins pour la route.
Départ 8h. J’arrive à West Thumb vers 11h30. Enfin j’y suis, le but de mon voyage commence à cet instant. Je ne suis pas déçu. Les couleurs sont magnifiques, comme celle que j’ai vu en préparant ce voyage mais aujourd’hui je suis dans le décor, avec, en plus, la chaleur et les odeurs de souffre dégagées par les sources.
En quittant West Thumb, je rencontre un elk qui traverse la route.
J’arrive au Visitor Center de Old Faithfull vers 13h30. Le Geyser Old Faithfull est l’un des geysers le plus régulier et son irruption est assez impressionnante. En attendant son jaillissement je fais le tour de Geyser Hill.
Puis vient l’heure du spectacle.
Merveilleux.
Avant de quitter les lieux, je rentre visiter Old Faithfull Inn qui présente une architecture en bois remarquable avec tout en haut un endroit qui accueillait des orchestres jusqu’à ce qu’un tremblement de terre un peu plus fort qu’habituellement ne fragilise cette partie.
Dans les magasins à proximité, je découvre toute une collection de bières locales pour moins de 2$ et tout à fait agréables à boire.
Sur le chemin de l’hôtel, je prends le temps d’admirer les geysers et les fontaines de Black Sand Basin.
Cela glougloute, jaillit, fume de tous les côtés et le festival des couleurs est toujours présent. Les photos ne suffisent pas à rendre atmosphère féérique du lieu. | | | À: Gird · 15 août 2017 à 16:29 Message 9 de 33 · Page 1 de 2 · 5 485 affichages · Partager magnifiques photos ! vivement la suite. | | | À: Gird · 15 août 2017 à 20:41 Message 10 de 33 · Page 1 de 2 · 5 424 affichages · Partager Suite du lundi 19 juin 2017 Biscuit Basin
P... que c’est beau. Toute cette eau brulante se déverse dans une rivière. Tout laisserait à penser que l’eau de ce cours d’eau est chaude. Il n’en est rien, l’eau est fraiche et quelques pécheurs, les pieds dans l’eau tentent de ne pas rentrer bredouilles.
J'ai du mal à quitter l'endroit tellement je suis ébahi par sa beauté, par ses couleurs surréalistes. Je refais un tour pour m'en remplir les yeux. Finalement, je reprends la voiture et me dirige vers le nord.
La route de Norris qui mène à l’hôtel est en reconstruction et en circulation alternée. Une déviation est proposée mais c’est 50 mi au lieu de 21. Le choix est vite fait. Je patiente 30 min et emprunte 5 mi de chemin de terre avant de retrouver l’asphalte et atteindre Mammoth Hot Springs et la « cabin » qui m’a été réservée. C’est presque luxueux sauf qu’il n’y a pas de téléphone, ni TV et pas de Wifi. Les elks (Wapiti) qui se promènent au milieu des habitations rappellent que la priorité est donnée à la nature.
Pour les repas, c’est assez restreint. Le choix m’est laissé entre un Dinner et un fast food. Les kilomètres absorbés me font renoncer à rejoindre la ville de Gardiner à 5 kms, ce sera hamburger et fontaine à soda.
Une rénovation des hébergements est en cours. Les cabines ont dû faire partie d'une première tranche.
Au début, j'ai cru que l'endroit était infesté de rats mais à regarder plus près ce sont probablement des ground squirrels.
Mardi 20 juin 2017
Levé 6h. Bien que confortable, l’hébergement dans les « cabin » est réduit au coucher, pas de média moderne mais pas de petit-déjeuner non plus. Je suis donc ravi de manger les deux muffins. Je prends pour 10$ d'essence. Je reprends la même route en construction et passage alterné qu'hier, il est un peu plus de 7h j'attends donc peu de temps pour passer. Arrêt à Norris basin. Je fais le tour de Back Basin puis celui de Porcelain Basin. Norris n’est pas l’endroit le plus spectaculaire, c’est plutôt un paysage lunaire avec de petits geysers et des fumeroles tout autour.
Je suis peut-être arrivé trop tôt pour admirer les couleurs d’Emerald Spring. La différence de température entre l’air et la source brûlante dégage un important nuage de vapeurs qui cache la surface. Artist’s Point est moins impressionnant. Mon attention a été attirée par le Blood Geyser.
Court arrêt pour le Gibbons Falls.
Comme souvent, la route entre deux points peut être plus longue que prévue. Des bisons, on en voit un peu partout mais cette fois-ci on peut voir la jeune génération. Un arrêt s’impose.
Je suis déçu par le Grand Prismatic de Midway Geyser Basin. On a l’habitude de le voir vu de haut où il est magnifique. Même si l’échantillon de couleur est grandiose, il perd de sa splendeur quand on se place à sa hauteur. J’avais repéré dans un guide une route qui devait me permettre de prendre de la hauteur. Malheureusement, la route en question est en travaux et l’accès est même interdit aux randonneurs. Tant pis. Il me restera les sensations, cette chaleur qui nous enveloppe comme dans un sauna lorsque le vent nous fait traverser l’espace d’un instant les sapeurs sulfureuses.
Me voilà de retour au visitor center de l’Old Faithfull. J’assiste à un exposé fait par un Ranger devant des enfants accompagnés de leurs parents. Il explique les précautions à prendre pour observer les animaux sauvages, les distances à respecter, l’interdiction de les nourrir, le comportement à adopter lors de la rencontre avec un ours. Je m’aperçois que je comprends assez bien ce qu’il dit même si les blagues me restent inaccessibles et cela m’encourage à tenter de suivre une visite guidée et je rejoins un groupe sur le départ. Le Ranger parle lentement et assez clairement pour moi. Il nous explique que les couleurs des pools proviennent de bactéries thermophiles qui vivent à des températures de 75°C. Plus loin, il nous montre un arbre et nous apprends que toute la sève a été remplacée par de la silice.
Mais le ciel s’obscurcit. Le Ranger reçoit un appel lui demandant d’interrompre la visite. Un orage s’annonce et comme nous sommes à plus de 2 000 m les éclairs peuvent être très dangeureux. Il conseille aux personnes qu’il croise de se mettre à l’abri. Dix minutes plus tard se sont des trombes d’eaux qui s’abattent sur le visitor center et les éclairs sont plutôt impressionants. L’orage sera de courte durée mais la visite ne reprendra pas. Je finirai le cicuit seul et sans explications. En remontant vers Mammoth où se trouve mon hôtel, je suis bloqué un court instant par un troupeau de bisons. Sur la route, dans l’autre sens je croise une longue file de voitures, une très longue file de voitures. Le lendemain, j’entendrai dire que l’embouteillage aura duré 4 heures. J’apprécie encore plus d’avoir été dans le bon sens.
J’arrive assez tard et le seul établissement ouvert est le Dinner. C’est un restaurant quelque peu luxueux. Un employé me place à une table et m’annonce le nom de la serveuse qui s’occupera de moi. Je suis un peu mal à l’aise car je n’avais le projet de faire un repas gastronomique d’autant plus que la gastronomie américaine n’est pas encensée dans les guides.
A peine assis, un verre d’eau fraiche arrive sur la table. La serveuse se présente, me demande si je me contente de mon verre d’eau ou si je veux boire autre chose et me remet la carte. J’y trouve un hamburger au bison et sors mon dictionnaire pour comprendre le vocabulaire qui entoure la description de ce plat.
J’apprends que j’ai le droit à deux « fixings ». Sans le dico, j’aurais eu quelques difficultés à comprendre que cela désigne un accompagnement mais ce que ne me dit pas le dictionnaire c’est qu’il s’agit, du moins ici, d’un accompagnement du type rondelle de tomate ou poivron, le choix entre riz ou French Fries se fait ensuite. Le dico m’apprend aussi que le « sweet pepper » n’est pas un « poivre doux » mais un poivron.
L’addition parvient finalement sur ma table. Je dépose un billet de 20$ incluant le pourboire et je réponds par la négative à la serveuse qui me demande si je veux ma monnaie. | | | À: Gird · 16 août 2017 à 22:59 Message 11 de 33 · Page 1 de 2 · 5 328 affichages · Partager Mercredi 21 juin 2017Départ vers 7h, toujours pas de petit-déjeuner. Arrêts pour voir l’arbre pétrifié, le belvédère de Calcit Spring, et Tower Falls où se trouve une boutique dans laquelle j’achète un paquet de gâteaux aux figues qui m’aidera à tenir jusqu’au prochain repas.
Sur la rive nord du Yellowstone, plusieurs chemins ont été aménagés pour contempler la beauté du site sous différents angles et c’est la première fois que je peux voir une chute d’eau aussi importante d’aussi près. Une splendeur.
Il fait une chaleur accablante. Je remonte au visitor center de Canyon Village pour engloutir une des salades proposées accompagnée d’une bière locale.
Sur la rive sud, un sentier nommé Uncle Tom’s Trail est décrit dans les guides comme un long escalier de 300 marches. Lorsque je me présente, l’accès au parking est fermé à cause de travaux. Je rejoins le parking suivant après une longue file d’attente. Nous sommes au mois de juin qui est censé ne pas être trop surchargé. Je n’ose imaginer le monde aux mois de juillet et août. Sur ce parking, je découvre qu’il y a un autre accès au sentier nommé plus haut. Le chemin est long, l’escalier est long mais la vue est magnifique.Et ici encore, les photos ne donnent qu'un maigre aperçu de la réalité. Il y manque la profondeur, le gigantisme.
Bien sûr, il faut remonter et c’est haut. J’apprécie les bancs que l’on trouve çà et là à certains paliers. Si j’avais prévu un séjour plus long, je serais remonté à l’hôtel mais je n’ai que 4 jours et je veux voir le maximum. Je me dirige vers Sulphur Caldron et Mud Volcano qui sont côte-à-côte. Ce qui distingue le premier du second ce sont les odeurs de souffre. Dans les divers commentaires que j’ai pu entendre ou lire, il est souvent dit que Yellowstone est un lieu vivant que vous n’êtes pas sûr, si vous revenez l’année d’après, de voir le même paysage. J’avais vu des photos de Mud Volcano et ce que je vois devant moi est en effet complètement différent. A tel point que le mot « Mud » me semble moins bien adapté que je le pensais.
Fishing Bridge est proche. Je décide de continuer mon périple et de m’y rendre mais je tombe sur un embouteillage et je fais demi-tour. Bien m’en prend, sur la route, comme souvent, de nombreux véhicules sont arrêtés. Rapidement les gens présents indiquent la direction où l’on peut voir un loup qui se promène.
Je remonte jusqu’à Tower Falls pour acheter un paquet de gâteaux pour mon petit-déjeuner de demain matin. Je pensais mettre une vingtaine de minutes pour rentrer mais c’était sans compter les arrêts pour voir les ours. Le premier est sur le bord de la route, très près des gens qui descendent de voiture pour le prendre en photo nécessitant l’intervention d’un ranger qui fait remonter tout le monde dans sa voiture et interdit que l’on s’arrête même un court instant pour immortaliser l’évènement. Plus loin, c’est un jeune ours qui se promène à flanc de colline laissant craindre l’arrivée de la mère.
C’est un Wapiti ou Elk qui provoque l’arrêt suivant.
Et comme si la journée n’était pas assez remplie, un couple d’ours monopolise l’attention des visiteurs du parc. Je commence à réellement regretter de ne pas avoir emporté mes jumelles et d’être un peu juste au niveau appareil photo. Je craignais de passer un séjour sans voir un ours. Là, je me trouve gâté pour cette journée même si je regrette de les voir si loin.
Une fois rentré, je vais manger mon cheeseburger et me plante sous le porche du visitor center pour profiter de la connexion wifi qu’il propose. Généralement, quand je discute avec quelqu’un, il s’aperçoit rapidement que l’anglais n’est pas ma langue maternelle et certains me demandent d’où je viens mais n’en ont pas la moindre idée avant que je les renseigne. C’est pourquoi je suis assez surpris quand une Taiwanaise, qui cherche aussi une connexion wifi, me demande si je suis français. Elle reconnait mon accent parce qu’elle a vécu 4 ans à Paris. Je constaterai à la suite de mes différentes rencontres que ceux qui me demandent si je suis bien français, ont soit voyagé en France soit ont de la famille en France ou tout au moins en Europe. | | | À: Gird · 17 août 2017 à 22:56 Message 12 de 33 · Page 1 de 2 · 5 271 affichages · Partager Jeudi 22 juin 2017Levé 6h10. C’est aujourd’hui que je vais découvrir Lamar Valley où j’espère rencontrer encore la vie sauvage et dans cette optique, il faut se lever de bonne heure. J’ai peut-être même un peu trop trainé au lit. Comme d’habitude, c’est un lot de voitures plus ou moins bien garées qui indique la présence d’un animal. A peine arrivé on m'explique que tôt dans la matinée deux elks ont été attaqués par deux loups et maintenant ce sont deux coyotes s’occupent des carcasses et qu’ils sont encore dans les parages, d’ailleurs, sur un rocher, j'en aperçois un que je peux prendre en photo. Ceux qui ont de meilleurs objectifs ont des résultats plus intéressants. Je demande à l’homme qui m'a renseigné si on peut voir les carcasses, il m’apprend que les coyotes ont déplacé les corps. Il explique ensuite qu’il n'a pas vu la tuerie mais en a été averti et a pu voir le dépeçage.
Plus loin, en face d’une paroi rocheuse, un groupe équipé de jumelles et longues vues sur pieds observent des chèvres perchées à flanc de montagne. A l’œil nu, il est très difficile de voir quoi que ce soit, même avec mon zoom je ne vois rien. On m’invite à emprunter une des longues-vues mises à disposition et là je les aperçois en très petit. Je poursuis jusqu’à la sortie du parc et fais demi-tour. Le retour ne se fait pas d’une traite, je m’arrête pour filmer un elk qui traverse la route et je suis bloqué par un Ranger qui gère l’approche, par un ours, d’une aire de piquenique. En arrivant à Gardiner, je tombe sur la porte monumentale que j’ai vue sur de nombreuses photos.
Gardiner est coupée en deux villes par deux rivières. Constituée essentiellement par une rue principale où restaurants, pompes à essence, commerces et activités de rafting s’étalent de chaque côtés. Le restaurant que j’avais repéré est fermé, ce sera cheeseburger à Mammoth. Passage au Visitor Center pour avoir un plan du site que je rejoins à pieds.
Comme je l’ai dit plus haut, Yellowstone est en perpétuel changement. C’est peut-être plus visible ici où l’écoulement dépose des sédiments tout au long de l’année. Le soir, je rejoins une conférence sur les pierres de Yellowstone, donnée par un Ranger à l’amphithéâtre d’un camping. Je n’avais pas imaginé que l’amphithéâtre était en extérieur. Il est constitué de bancs placé devant un écran. Heureusement, j’ai dans la voiture de quoi me couvrir et je revêts tout ce que j’ai. Il fait si chaud le jour que j’ai presque oublié que nous sommes à plus de 2000 m et que la température descend souvent sous les 5°C le soir. J’ai du mal à comprendre même avec le soutien des diapos. Mais je comprends suffisamment pour m’apercevoir que le Ranger qui a pris son poste le mois dernier n’est pas au point. J’apprends quand même qu’ils recensent environ 3000 tremblements de terre par an et que le pan de montagne effondré que l’on voit sur la photo sur l’écran résulte d’un séisme de la semaine précédente. Vue son impréparation, la conférence se termine plus tôt que prévu, ce qui est un bien car mes dents commencent à s’entrechoquer fortement. | | | À: Gird · 18 août 2017 à 14:57 Message 13 de 33 · Page 1 de 2 · 5 223 affichages · Partager bonjour Gird,
j'attends avec impatience la suite normalement dans quelques jours nous avons un parcours similaire. belles photos peut être un zoom pour pouvoir photographier les animaux. Merci encore pour le récit et photos kilomètre | | | À: Kilometre · 18 août 2017 à 20:27 Message 14 de 33 · Page 1 de 2 · 5 167 affichages · Partager Bonjour Catherine Vous n'allez certainement pas regretter votre voyage. J'ai un appareil photo trop simple bien que muni d'un zoom, celui-ci est insuffisant pour prendre en photo la vie sauvage. J'enviais les touristes à côté de moi avec des zooms long comme un avant-bras. J'ai aussi regretté de ne pas avoir emporté mes jumelles. Je vais tenté d'accélérer la publication mais le téléchargement des photos prend du temps à cause d'un connexion peu performante et ce weekend va être très occupé. Claude | | | À: Gird · 18 août 2017 à 21:21 Message 15 de 33 · Page 1 de 2 · 5 153 affichages · Partager vivement la suite, les photos sont magnifiques ! et quel bonheur de pouvoir admirer les animaux dans cet environnement ! | | | À: Gird · 18 août 2017 à 22:26 Message 16 de 33 · Page 1 de 2 · 5 140 affichages · Partager Vendredi 23 juin 2017Départ 7h10. Aujourd'hui je quitte Yellowstone. A regret, J'ai l'impression d'avoir tout fait en vitesse il m'aurait fallu au moins un jour de plus rien que pour voir la partie géologique mais un peu plus encore pour me donner une chance supplémentaire d’observer la faune. Je vais rejoindre la ville de Cody qui est à environ 200km, une petite étape pour les États-Unis. Arrêt à Tower Falls pour faire le plein d'eau. Afin d’encourager les gens à réutiliser leur bouteilles en plastiques, les visitor centers proposent des lieux de remplissage.
Comme d’habitude, il est difficile de faire le chemin qui traverse Yellowstone d’une seule traite. Je ne peux pas résister à stopper pour filmer un loup qui se promène au milieu d’un pré et ensuite pour photographier ce paysage surprenant de forêt calcinée. Ici, rien n’est fait à la place de la nature. Les arbres ne sont pas évacués ni replantés.
Je quitte finalement Yellowstone et retrouve ses longues routes. Je vois coup sur coup deux conducteurs arrêtés par un véhicule de police. Me revient alors en souvenir ces histoires de conducteurs, qui se pensant à l’abri car au milieu de nulle part, se permettaient un excès de vitesse et voyaient soudain une voiture de police tous feux clignotants leur intimer l’ordre de se ranger sur le bas-côté, se demandant d’où pouvait bien sortir ce représentant de la loi. Ces deux arrestations accréditeraient ces anecdotes et l’idée qu’aux Etats-Unis les limitations de vitesse étaient respectées. (Ce qui serait plutôt vrai en ville). Mais à voir le nombre de voitures qui me doublent en dépassant largement la vitesse autorisée, je commence à douter fortement de la véracité de ces rumeurs ou alors les temps ont bien changés ou ces voyageurs n’ont pas eu de chance. Tout à mes réflexions, j’arrive au barrage de Buffalo Bill juste avant Cody.
C’est un barrage. Par contre, on peut acheter des billets pour le rodéo journalier de Cody avec en prime d’aimables conseils pour aller s’assoir aux meilleures places. A l’entrée de Cody, un village a été reconstitué avec de maison en rondins démontées puis remontées ici. Les propriétaires des maisons sont connus et leur nom est affiché sur chaque maison. Cet endroit, c’est Old Trail Town.
On y trouve un petit musée avec des objets et vêtements d’époque et une collection de carrioles. Au fond, on visite un petit cimetière avec des tombes accompagnées d’un panneau décrivant la vie de leur occupant. Un peu plus loin, à l’écart, la tombe de Bill Cody plus connu sous le nom de Buffalo Bill. Il n’est pas seulement un tueur de bisons et un organisateur de spectacles mais aussi un entrepreneur qui a grandement contribué au développement de la région.
La route qui traverse Cody est constituée de 2 fois 2 voies plus une voie au milieu, délimitée par deux lignes jaunes continues, qui sert à tourner à gauche aux intersections. Apparemment les lignes jaunes même continues n’ont pas le même statut qu’en France. Tout est organisé le long de cette route principale et c’est un peu plus loin sur la gauche que je découvre le musée Buffalo Bill Center of the West. Comme au musée précédent je bénéficie du tarif sénior sans rien demander et sans présenter de justificatif. Le musée est une réunion des 5 musées. Le Buffalo Bill Museum où l’on découvre que la vie de Buffalo Bill est plus riche et diversifiée que ce que l’on croit habituellement. The Plains Indian Muséum où on peut admirer de nombreux objets et quelques habitats. Une partie porte sur le traitement infligé aux indiens pour les « assimiler ».
The Draper Museum of Natural History qui présente le parc de Yellowstone. Les amateurs de winchester, colt et autres armes seront ravis de visiter le Cody Firearms Museum.
Une collection d’œuvres relatives au Grand Ouest est accrochée dans le Whitney Gallery of Western Art. La visite du musée prend moins de temps que prévu et après avoir jeté un œil à la maison de naissance de Buffalo Bill qui a été reconstruite dans un coin du musée, je fonce en centre-ville pour faire quelques courses. Vers 18h, devant l’hôtel Irma qui a été construit par Buffalo Bill, un décor sur roulettes a été installé. Après l’hymne américain, commence une gunfight qui finit par la victoire du sheriff.
| | | À: Gird · 18 août 2017 à 23:28 Message 17 de 33 · Page 1 de 2 · 5 134 affichages · Partager Suite du vendredi 23 juin 2017 Le rodéo
J’avale ma salade Wal-Mart à l’hôtel et me précipite au Cody Nite Rodeo. Je me dépêche de rejoindre le lieu nommé « rooster » pensant que les places vont être prises d’assaut mais même si c’est l’endroit où les spectateurs se pressent, il y a de nombreuses places libres. Le spectacle commence par une prière et une nouvelle fois l’hymne national.
Un clown est chargé de l’animation comique du spectacle.
De mon emplacement je peux voir la préparation des chevaux ou des taureaux. Ils arrivent dans un sas qui empêche tout mouvement. Là ils sont sanglés et le cavalier peut se positionner sur l’animal avant l’ouverture de la porte. Certains cavaliers sont éjectés dans les deux secondes qui suivent quand d’autres tiennent en selle plus de huit secondes et sont récupérés par deux cavaliers qui se placent de chaque côtés de cheval sauvage.
Certains compétiteurs sont éjectés violemment, les plus jeunes très rapidement. Ceux-ci sont équipés d’un gilet renforcé et d’un casque. Malgré cela quelques-uns ont du mal à se remettre de la chute. D’autres épreuves, chronométrées, consistent à attraper au lasso un veau puis une fois descendu du cheval, à le retourner et lui ligoter les pattes. Le cheval, lui aussi, est actif à sa manière. Il maintient la corde tendue. Les femmes concourent pour la même épreuve mais se contente d’attraper le veau au lasso sans le retourner.
Ils sont deux pour capturer une vache au lasso. L’un passe le lasso au cou et l’autre à une patte arrière. Je n'ai pas de photo de cette épreuve.
Suivent des épreuves de vitesses autour de tonneaux. Celles-ci sont aussi ouvertes aux femmes et aux enfants. Ici aussi, la qualité de mon appareil photo fait défaut.
Samedi 24 juin 2017Levé 5h20. Copieux petit déjeuner. Je dépose un billet de 10 $ à la station-service et revient chercher ma monnaie à la caisse après avoir fait le plein. Achat d’une barquette de Coleslaw et de glace au Wal-Mart qui se trouve lui aussi sur la route principale. La route est longue et monotone. Ce sont 555 km qui sont prévus et le GPS m’annonce des tronçons de 120 à 140 km. A Buffalo, ce dernier m’indique une route qui ne me plait pas. Comme il n’y a pas mieux que les habitants de la région pour indiquer le plus court chemin, je m’arrête dans un hôtel pour demander ma route. Mon intuition était bonne. Le GPS privilégiait la highway mais rallongeait un peu la route en me faisant remonter vers le nord. L’accumulation de la fatigue, une mauvaise nuit, une route peut passionnante me font apprécier l’arrêt à Devil Tower. C’est un énorme bloc de pierre volcanique de 264 m de haut bien connu des amateurs de Spielberg qui y tourna « Rencontre du troisième type ».
C’est un lieu sacré pour les indiens qui pratiquent leur culte en attachant des morceaux de tissus dans les arbres. Un chemin en fait le tour. Sur autorisation, des groupes se lancent dans l’escalade du rocher.
J’avale rapidement ma barquette de coleslaw et la pomme prélevée ce matin avant d’aller observer les chiens de prairie.
Encore 100 km avant d’arriver à Spearfish. Visite de la ville où il n'y a rien, passage par le Wal-Mart pour la nourriture constituée ce soir d'une grosse chiffonnade de jambon, du reste de coleslaw, d'une barquette de myrtilles et d'un apple pie. | | | À: Gird · 19 août 2017 à 10:37 Message 18 de 33 · Page 1 de 2 · 5 105 affichages · Partager Hello ! Merci pour ce carnet express !
Juste un petit rectificatif : la tombe que tu as photographiée à Cody est celle du petit fils de Buffalo Bill - les dates indiquées ne correspondaient pas et je viens de vérifier.
Buffalo Bill est mort en 1917 et il est enterré à Golden, près de Denver ( en.wikipedia.org/wiki/Buffalo_Bill ). Il avait certes contribué à la création de Cody et y possédait un ranch et d'autres propriétés, mais au final il n'y résidait qu'épisodiquement.
Bonne journée ! Christine | | | À: Gird · 19 août 2017 à 13:13 Message 19 de 33 · Page 1 de 2 · 5 080 affichages · Partager Ca devait etre un super voyage . Yellowstone est vraiment un bel endroit, mais aussi un endroit très spécial avec ses volcan et sa célèbre faille . Les photos sont très jolies . | | | À: Kinousam · 20 août 2017 à 22:11 Message 20 de 33 · Page 1 de 2 · 5 020 affichages · Partager Hi, L'intitulé "express" est bien adapté dans ce cas là, je n'ai effectivement pas pris le temps de lire attentivement les inscriptions de la tombe, ni même les explications de mon guide qui fait bien référence au petit fils de Buffalo Bill. Quant à l'action de Buffalo Bill sur la ville de Cody, je me base uniquement sur ce qui en est dit au musée. Etant amené à beaucoup se déplacer avec son spectacle, il est vraisemblable qu'il en était souvent absent. Merci pour la rectification. Claude | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 17 893 visiteurs en ligne depuis une heure! |