Salam Aurélie !
Quand j'ai voyagé en
Iran (2007, 2010), la totalité de l'
Iran était en zone orange (ou rouge pour les zones frontalières et le Sistan-Baloutchistan). Jamais, je n'y ai eu le sentiment d'être en danger.
Sauf entre Tchenarchaidjan et
Chiraz, car le chauffeur du savari était un grand malade de la conduite. Dépassement dans les virages sans la moindre visibilité et à grande vitesse. J'ai été à 2 doigts de demander d'être déposé en bord de route.
Ces zones concernent (entre autre) la région ouest de l'
Iran, et en ce qui nous concerne : Khorramabad,
Kermanshah, Shush et la région, Avhaz.
La logique de ce classement, c'est que l'Irak n'est pas très loin.
S'il devait y avoir un aléa lié à l'actualité, il me semble que ce serait plutôt dans la partie kurde, au voisinage avec le Kurdistan irakien, notamment entre Kermandhah et Marivan. Pas de risque direct avec les kurdes (très accueillants à l'égard d'une étranger), mais il ne faudrait pas tomber au milieu d'échanges de tirs entre des gardes-frontières iraniens et des peshmergas kurdes indépendantistes. Le risque me parait très très réduit. De toute façon, une bande de quelques kilomètres de large est interdite aux étrangers côté iranien.
Il est vrai que j'ai pris l'habitude d'aller en zones classées rouge par
France Diplomatie (= le Ministère des Affaires Etrangères français). La dernière en date (septembre 2016) était celle du Choquequirao (
Pérou), classée rouge parce que des héritiers du Sentier Lumineux y ont dépouillé une équipe de trekkeurs le 13 août 2011. Le classement n'est donc pas totalement injustifié, mais une bonne partie du territoire français mériterait alors un tel classement.
A mon avis, le risque de tremblement de terre est plus significatif que l'aspect sécuritaire rapporté par le Ministère français. Bien mémoriser les précautions à respecter dans un tel contexte.
Khoda negahdar!
Fabrice