Elchulo · 1 novembre 2009 à 23:17 · Une photo 28 messages · 12 participants · 6 990 affichages | | | | Je ne le connais pas.
Attention à vérifier que votre groupe soit bien accompagné par un guide agréé (diplome de guide de safari pour les safaris et guide touristique pour voyager). Soit parce que cette personne française l'est, soit parce qu'elle s'est adjointe les services d'un guide qui l'est (agréé).
Vous avez le droit de visiter par vous même, mais dans certains endroits, il vous faut un guide, et une personne qui guide alors qu'elle n'est pas guide diplomé du Zimbabwe peut se faire arrêter sur le champ avec des ennuis pour vous (éventuellement devoir continuer seul).
Ce n'est pas un problème d'avoir un français sur place pour vous aider à monter toute la logistique, mais il faut qu'il respecte la législation locale.
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Ce que je viens d'écrire ci-dessus sur les guides agréés ne devrait pas être de nature à vous inquiéter, ni à vous faire renoncer à utiliser l'aide d'organisation (même payante) d'un compatriote sur place. C'est la même règle que l'on retrouve partout, en Asie (comme par exemple en Inde, en Thaïlande ou au Cambodge), en Afrique ( Kenya, Tanzanie par exemple) etc...
Mais c'est une règle qu'il faut respecter. Et si vous décidez de ne pas la respecter, il vous faut savoir quels sont les risques d'incidents que vous prenez ainsi que les risques de vous faire prendre. Mais de toute façon, par principe, on ne peut pas sur un forum conseiller de quelque manière que ce soit de ne pas respecter la réglementation. | | | Bernard est installé au Zimbabwe depuis nombreuses années, la compagnie s'appelle Sikiliza et les guides sont agrées et parlent français. | | | Alors, à priori, c'est un bon contact. J'essayerai de le rencontrer quand j'irai à Harare.
Pour les produits visite de Sikiliza, c'est tout à fait correct, à la fois en qualité et en prix. Il annonce sur son site internet 1550USD pour 10 jours. www.sikiliza.com/ Logements; à part à Harare (où il utilise Cresta Lodge), les hébergements sont principalement ceux de RTG (voir mon post plus haut) : Ancient City (magnifique lodge construit en pierres sèches de granite taillé en forme de briques. arrivée un peu intimidate, avec un très beau restaurant autour d'un rocher situé dans la salle à manger), Matobo Hills Lodge (installé sur une grande plate-forme de granite. Les lodges sont très chouettes avec un charme extraordinaire. La salle à manger est sous un toit de paille ouvert des 4 côtés. Deux séries d'implantation. A droite en arrivant au lodge, avec une vue sur les collines de granite et les chaos appelés skopjes, et tout droit au fond, plus intimes allant du rocher nu à la foret, dans une atmosphère plus intime et romantique. Le seul lodge au coeur du parc national de Matopos), Sikumi Tree Lodge à Hwange (lodge avec des cabanes perchées dans les arbres. Certaines sont à deux niveaux (niveau sol et niveau arbre). En face, juste en dehors de la zone lodge, un point d'eau est creusé où viennent boire les animaux, surtout en début ou fin de journée. J'y ai souvent vu des éléphants, des sables, des impalas, et zèbres. Une fois des grands koudous, mon antilope préférée. A proximité, une grande vallée, inondée de janvier à mars est un lieu de vie intense quand la zone se désèche. J'y ai rencontré des rhinocéros, des lionnes à la chasse, et de grands troupeux de buffles en fin de journée. Le lodge est à environ une heure de piste de la route. Une arrivée en fin de journée n'est pas un problème, le trajet sert en même temps de safari de nuit en venant du Hwange Safari Lodge (groupe Africa Sun), A'Zambezi à Vic Falls est un Mercure (c'est un hotel de deux étages, construit selon un grand demi-cercle autour de la grande pelouse et de la piscine, face au Zambèze en amont des chutes. Le personnel essaye de parler français et y arrive un peu. Souvent, on croise des phacochères venus du parc national voisin brouter la délicieuse pelouse : ne pas s'en approcher, ce sont des animaux sauvages qui peuvent être dangereux. La distance de sécurité semble être à peu à 5m pour faire votre photo. Mes deux hôtels préférés à Vic Falls sont Victoria Falls Safari Lodge, luxueux mais cher, et A'Zambezi au charme plaisant beaucoup aux français)
Le prix de 1550USD est 6 nuits pension complète, et 4 nuits sans repas.Les nuits sans repas sont celles à Vic Falls et probablement au Cresta Lodge. A Vic Falls, ne manquez pas la soirée au Boma Restaurant (viande de brousse et spectacle de percussions auquel les convives sont invités participer. Ce doit être dans les 40$ la soirée et cela les vaut largement). En terme d'activité, pensez à la descente des rapides en raft. Un must. C'est facile à faire : on s'inscrit au bureau de Shearwater (dans le centre, c'est en arrivant de l'hotel A'Zambezi) et ils viennent vour chercher le matin à l'hôtel. Praticable pour tous les non cardiaques et femmes pas enceintes, mais interdit aux enfants (la limite est 15 ans je crois. 110 USD la journée avec déjeuner)
Je n'aime pas trop le Cresta Lodge, car même s'il est très joli, avec un hall d'accueil impressionnant et des chambres super (on est plutôt dans du 4* à 4* sup), je trouve l'hôtel un peu loin de la ville (on y fait que dormir le jour de l'arrivée). Cependant, vous arriverez le matin tôt (si British Airways) ou en milieu de journée (si South Africa Airlines), et pour ceux qui préfèrent la nature que la ville, je recommande plutôt d'aller au lake Chivero. Il y a là un lieu délicieux à côté du lac (une trentaine de kilomètres de Harare). Cela s'appelle Admiral's cabin (au lieu dit Kuimba Shiri). Ils ont quelques chambres assez basiques en lodge, mais propres et très confortables. J'y ai dormi à poings fermés. C'est très très abordable (donc à priori, Sikiliza ne devrait de toute façon pas vous faire payer plus cher), avec plein d'activités possibles : voile sur le lac, promenade à cheval, "birding" car les propriétaires sont passionnés d'oiseaux avec même une "clinique" pour oiseaux. Parfois, ils ont des bébés lions que l'on peut aller voir de près et même caresser, et ils ont aménagé plusieurs enclos en décor naturel pour pouvoir bien voir les animaux sauvages les plus courants que vous verrez dans la nature. La nourriture est simple mais délicieuse, et le midi on mange dehors sous un grand jacaranda (devenant violet de fleurs en septembre). Sur la rive en face du lac, j'ai souvent vu des rhinocéros blancs et des girafes en assez grande quantité (une fois, 23 rhinos).
Résumé (parce que mes descriptions complémentaires ont peut-être fait oublier l'objet du post) : je ne connais pas Bernard de Sikiliza, mais son offre semble très bien. Et merci de son contact, j'essayerai de faire sa connaissance.
Michel | | | Bonjour Koudou, je n'ai pas voulu utiliser le site de Sikiliza en cas où le forum le prend comme publicité ou promotion, mais maintenant c'est fait, tant mieux. En fait les infos étaient pour "elchulo", j'espère qu'il suit toujours la discussion! Pour nous-mêmes nous n'envisageons pas de voyage type safari, nous preférons laisser les animaux tranquils. En 1999 nous avons fait un circuit Vic Falls/ Chobe et le guide (en bateau) a poursuivi un pauvre éléphant qui essayait de traverser la riviére, il était paniqué du fait que le bateau était à 5m derrière lui. Au Pilanesberg et Kruger c'était encore des gros phares dans les yeux des animaux que nous n'avons pas supportés. Donc on prefère rester au Cap et visiter les domaines et les montagnes qui nous entourent. | | | On parlait plutôt du Zimbabwe... Vic Falls à Chobe est principalement sur le Botswana et ne pose aucun problème d'organisation (à part le budget...). Pilanesberg et Kruger, c'est Afrique du Sud, et pas non plus de problème d'organisation.
J'ai un peu de réticence pour le Pilnesberg qui est un parc animalier artificiel. En 79, il n'y avait rien et il a été fabriqué un peu de toutes pièces dans le cratère pour les besoins de Sun City tout proche, avec des animaux déplacés des autres parcs. Et même les lions ont été amenés plus tard du parc d'Etosha en Namibie... Mais bon, au bout de combien de temps on peut considérer qu'on a de nouveau un espace "naturel" compte tenu du fait que les hommes sont contraints d'intervenir dans l'ordre naturel dans la quasi totalité des parcs et réserves, meêm 100% naturels à l'origine ?
Pour ce qui concerne les pratiques parfois douteuses de certains guides, on les mesure à l'aune de notre sensibilité occidentale. Et effectivement, on peut être parfois choqué.
Mais les choses sont parfois plus compliquées que ça, et c'est à chacun de faire en son âme et conscience. Par exemple (et ce n'est pas un reproche de votre position qui n'est pas moins estimable qu'une autre : je le répète, c'est à chacun de se déterminer en fonction de sa sensibilité), décider de ne plus faire de safari pour ne plus risquer de déranger les animaux, c'est peut être les condamner. En effet, les parcs nationaux coûtent cher à entretenir et à surveiller. Ils doivent être entretenus, car les territoires sont très restreints (du fait de l'envahissement des terres disponibles par l'Homme), et la diversité biologique autant que la variabilité génétique ne se sont pas compatibles avec une densité naturelle compte tenu de la taille des parcs et réserves. Il y a donc surpopulation territoriale qui impose une intervention dans la gestion des espaces naturels des réserves et parcs nationaux. La surveillance est une nécessité, car la pratique du braconnage est intense en Afrique, que ce soit pour des raisons mercantiles (ivoire des éléphants, corne de rhinocéros) ou alimentaires (tous les animaux comestibles). En gros, compte tenu des difficultés financières des pays africains (on parle des grands animaux d'Afrique), il n'y a que deux moyens financiers qui permettent d'avoir des fonds : le tourisme et la chasse. La chasse est faite en général sur ces concessions autour des parcs nationaux. Cette chasse est très contrôlée au niveau international (CITES) et au niveau national (Trophees fees) ou devrait l'être (il y a parfois des violations de la loi comme dans toute activité économique). De nouveau, on est contre ou pas la chasse, cela n'a rien à voir avec la discussion, mais supprimer la chasse sans apporter les fonds nécessaires au fonctionnement des réserves et des parcs, c'est condamner les animaux à disparaitre, et à terme aux parcs et réserves dont les territoires seront envahis comme habitat humain puisqu'ils n'auront plus de raison d'être. Le tourisme de vision animalière fait partie du même raisonnement : si on le supprime, on supprime les revenus correspondants qui sont très importants pour les pays africains. J'ai entendu dire qu'il suffisait de développer les autres aspects du tourisme. Ce qui serait une réflexion intéressante si elle correspondait à une réalité économique accessible. Mais si vous interdisez le ski dans une station de ski, ce n'est pas l'activité estivale qui rapporte beaucoup moins qui va permettre aux habitants de gagner suffisamment. Ni en supprimant l'accès aux plages en été qui va permettre aux locaux de survivre avec les revenus hivernaux. Et si vous supprimez le tourisme animalier en Afrique, vous coupez un revenu qui n'est pas remplaçable par les autres activités.
Il faut probablement améliorer les pratiques dans des tas de domaines, mais je ne pense pas que ne plus aller en safari soit une méthode qui sauvegarde les animaux. Mais on s'est vraiment éloigné du sujet de départ qui était de savoir si on pouvait aller au Zimbabwe... En tout cas, merci de votre témoignage d'un local (certainement plus local en venant du Cap que de Paris) sur ce point particulier. Car même si vous ne l'avez pas dit, votre intervention sous-entend qu'on peut visiter le Zimbabwe sans craindre un risque particulier. | | | Le circuit Vic Falls/ Chobe s'est fait au départ de Vic Falls du côté de Zimbabwe, avec un opérateur zimbabwéen. J'ai porté plainte à l'époque.
Pour conclure, on peut facilement visiter le Zimbabwe et le Mozambique (mon fils vient de passer ses vacances à Tofo en Mozambique pour la 2ème année de suite), bon voyage à Elchulo. | | | Bonjour En décembre 2008, nous avons traversé le Mozambique du Nord au Sud (2800 km de l' Afrique du sud à la Tanzanie) en side-car lors de notre tour du monde. Le Mozambique m'a profondément marquée : Le sud et ses belles plages est envahi de sud'Af en 4X4 qui tirent de gros bateaux. La région garde des stigmates importants du dernier ouragan. Le long de la route, beaucoup de vélos, de piétons, il faut dire que l’essence est à plus d’un euro le litre. Les femmes portent l’eau ou du bois sur leurs têtes, les hommes palabrent à l’ombre sous les arbres. Dans les banques, on peut retirer de l'argent. Au bord de l'océan indien, des pistes sableuses mènent à des endroits paradisiaques. Les petits villages sont parfois peints aux couleurs des deux opérateurs de téléphonie mobile qui se partagent le pays. Un village bleu pour Vodacom suivi d'un village jaune pour MCel. Les tee-shirts des enfants affichent aussi la publicité de ces opérateurs. 15 ans de guerre civile ont laissé des traces, personnes handicapées (surtout les jambes), bâtiments détruits et certaines pistes interdites car tout n’a pas été déminé. Le centre vit d’une agriculture de subsistance et tout paraît plus pauvre : absence ou fermeture de dispensaires, enfants en haillons, huttes très sommaires. L’électricité et l’eau n’arrivent pas dans ces campagnes. Des femmes ramassent l’eau des flaques de la dernière pluie. Cette partie du pays semble complètement abandonnée. En 2800 Kms parcourus, nous n’avons vu qu’une seule ONG : des tentes de l’Unicef dans le Sud. Le long de la route, une petite économie s’est installée : du charbon de bois mais aussi quelques poules et des noix de cajou à vendre. Puis, la traversée le fleuve Zambèze a été tout un poème. Plus de trois heures pour passer, bac chargé à bloc de véhicules et de personnes, le tout orchestré par des militaires. Huit heures du matin, il fait déjà 36°... Le Mozambique est grand, pour le traverser nous devons faire des étapes de plus de 400 Kms tous les jours afin de trouver des hébergements dans des villes ou grosses bourgades. Nous avons le choix entre des hôtels miteux avec des cafards plein la chambre pour 30 euros ou des hôtels potables pour 40 euros. L’hébergement est rare et donc horriblement cher dans ce pays. Globalement, la route est dans un état correct (financement Suédois). Des milliers de personnes marchent une pelle sur l’épaule, des fagots de bois sur la tête, portent sur leur vélo des poules, des chèvres ou des ananas. Le vélo reste le moyen de transport principal. Comme il n’y a pas d’électricité, la vie est rythmée par le lever et le coucher du soleil. ET puis le nord... Eau couleur turquoise, plages de sable blanc qui servent de toilettes publiques, grande pauvreté, et premières mosquées. Ilha de Moçambique : 17 000 personnes vivent sur cette île. La pêche permet de survivre. Le matin de bonne heure, les habitants recouverts du tissu local font leurs besoins sur les plages, leurs maisons ne disposent pas de toilettes. Un autre monde, une autre réalité, un autre temps.Les bâtiments coloniaux tombent en décrépitude. Un passé lourd, un concentré d’histoire, un abandon complet, mais aussi une certaine nostalgie se dégagent de ce lieu qui est d'une beauté terrible et triste. Pour rejoindre la Tanzanie : pas mal de piste avant de traverser le fleuve Ruvuma qui sert de frontière. Latérite, et sable nous amènent au poste frontière représentée par une cabane en banco devant laquelle deux fonctionnaires dorment sur des chaises. Il ne doit pas passer grand monde par ici... Direction le fleuve, et nous apprenons que le ferry a coulé il y a 6 mois.. Gasp ! Trois barques attachées ensemble permettent à nos sides de traverser le fleuve (1/2 heure avant d'arriver côté tanzanien). Voilà la traversée du Mozambique telle que je l'ai vécue. Je n'ai pas ressenti ce pays comme dangereux. Certes, il faut se méfier dans les villes où certains quartiers sont un peu "chauds" comme partout d'ailleurs, il faut toujours vérifier sa monnaie aussi. C'est le pays le plus pauvre des 43 pays traversés lors de notre TDM. C'est un pays où dans les campagnes les gens qui n'ont rien vous accueillent à bras ouverts (surtout dans le nord où les sud'af ne vont pas...), où l'on vous offre des mangues délicieuses et des noix de cajou, où le regard des enfants est souvent triste, c'est un pays où l'océan indien a des couleurs jamais vues ailleurs. Ma réponse est un peu longue... Je ne regrette pas d'être allée au Mzoambique. La photo attachée est celle de la piste allant en Tanzanie, mais ça passe, on était en side Image attachée: Photo postée par le membre Pdm. | | | Bonjour, j'arrive avec un temps de décalage dans cette discussion que je viens de découvrir, je m'en excuse... merci beaucoup pour ton très joli message, Pascale, sur ta traversée du Mozambique : j'habite au Mozambique depuis une dizaine de mois, et je ne saurais que conseiller ce pays magnifique, au potentiel de développement immense, et qui gagne à être connu dès maintenant ! Même si ce n'est pas forcément ultra simple d'y voyager à cause des distances, des moyens de transports, de l'hébergement, c'est aussi ça qui fait son charme... Mais je suis par contre très intriguée par le Zimbabwe, qui me fait très très envie... Les explications de Koudou étaient super intéressantes. Mais je suis plutôt tentée par un voyage backpacker, à la découverte de quelques villes et des ruines de l'ancien Empire du Zimbabwe par exemple. Avez vous qqs tuyaux pour ça ???
Sinon, en ce moment pas trop de boulot à Maputo, donc si qqun compte voyager dans la Région ( Mozambique- ZImbabwe) d'ici fin avril, faites-moi signe !!!
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