Le réseau routier sénégalais est en bon état sur les grands axes qui relient entre elles les principales villes du pays. Un gros tiers de celui‑ci est d'ailleurs goudronné. Ailleurs, les choses sont moins évidentes et nombre de pistes ou routes secondaires nécessitent souvent un véhicule tout terrain, notamment en saison des pluies. Quant à la circulation, elle peut s'avérer parfois un peu anarchique, avec des contrôles policiers assez fréquents et quelques risques qui font qu'il vaut mieux éviter de rouler de nuit.
Il est possible de venir au Sénégal avec son véhicule à partir du moment où celui‑ci a en principe moins de 10 ans et que l'on ne compte pas séjourner plus de 6 mois dans le pays, du moins sous certaines conditions.
Location
Mais, bien plus simplement et évidemment, mieux vaut louer un véhicule sur place avec chauffeur si on veut. Cette formule est d'ailleurs très répandue et recommandée pour les touristes. Le chauffeur gère alors la conduite, le stationnement, les itinéraires et les formalités locales sans surcoût excessif et en outre peut vous faire découvrir son pays presque comme un guide. Reste que l'on peut aussi choisir de conduire soi‑même. Ce qui nécessite quand même une certaine habitude de la circulation en pays africain, et que l'on ait 21 ou 25 ans minimum selon l'agence pour louer avec généralement 1 à 2 ans d'ancienneté pour son permis (le français est suffisant).Au niveau des prix, comptez 40 à 50 €/jour pour un petit modèle standard (autour des 60‑70 € avec chauffeur) et le double pour un 4x4. Dans le cadre d'une location avec chauffeur, si le carburant et les péages sont à la charge du client (plus un pourboire en fin de séjour), les frais de repas et de nuitées de celui‑ci sont généralement compris dans le tarif de location.
Le réseau de bus au Sénégal s'articule entre transports publics modernes, lignes de minibus de banlieue et liaisons interurbaines. Ce qui fait que l'on peut bien circuler partout dans le pays et accéder aussi assez facilement aux endroits les plus reculés. Cela à des tarifs toujours économiques: 3 ou 4 € pour 100 km avec des bus classiques (pour des trajets parfois un peu longs et fatigants) et au moins le double en express/confort.
Taxis collectifs
En plus des bus, il existe dans le pays un vaste réseau de minibus et taxis‑brousse collectifs. Ceux‑ci ne partent que quand ils sont pleins, mais demeurent un bon mode de transport et de découverte du pays dès lors que l'on est un peu "aventureux"...
Voyager à vélo au Sénégal offre une excellente immersion dans le pays, mais demande une bonne préparation en raison des conditions climatiques, de l'état des routes et du trafic routier. Plus aussi quelques motivations.Une fois que l'on a cela, on peut alors partir découvrir la Petite Côte, le Sine Saloum, la Casamance ou encore ce littoral nord entre Dakar et Saint‑Louis. Cela plutôt de novembre à mai (saison sèche), lorsque les températures sont supportables et les routes praticables, qu'en saison des pluies entre juillet et octobre.
Si l'auto‑stop fonctionne au Sénégal, notamment auprès des camionneurs, il est généralement payant et à négocier sur la base du bus. Cela dit, vu les prix des transports en commun, pour un occidental le stop n'est pas forcément des plus intéressants.
Si pendant longtemps, le Sénégal a pu s'enorgueillir de deux grandes lignes au départ de Dakar vers Saint‑Louis (au nord) et Bamako au Mali (vers l'est), celles‑ci ont disparu pour ce qui est du trafic passager. Reste juste un système de TER (très peu cher) entre la capitale et ses banlieues.
Trois occasions de se déplacer sur l'eau au Sénégal avec en tout premier lieu la ligne maritime Dakar - Ziguinchor en Casamance. C'est la principale liaison du pays qui permet de relier la capitale à la région sud (Casamance) en évitant le transit routier par la Gambie. Comptez dans les 15 heures de voyage et des prix qui commencent autour de 15‑20 € en fauteuil et en gros le double en cabine.Sinon, il existe un service de "chaloupe" entre Dakar et l'île de Gorée (20 minutes de traversée et environ 9 € A/R), plus des bacs ou des pirogues pour circuler en certains endroits dans le Siné Saloun et en Casamance.
C'est la compagnie nationale Air Sénégal qui assure les quelques vols domestiques du pays. Ceux‑ci consistent exclusivement en des liaisons entre Dakar et la Casamance (Cap Skirring ou Zinguinchor). Comptez dans les 50 minutes de vol et 100‑150 € l'A/R.
Se déplacer en ville au Sénégal offre un bon choix de modes de transport: du taxi privatif aux minibus populaires, en passant par des applications VTC ou même des bus électriques en site propre comme à Dakar.En attendant, les taxis demeurent souvent le moyen privilégié par les touristes, avec d'un côté les taxis traditionnels, souvent sans compteur ce qui nécessite de bien négocier sa course avant de partir, et les VTC avec appli où là tout est planifié. Pour un ordre d'idée, comptez entre 2 et 5 € pour de petites courses en centre‑ville.Sinon, il y a aussi en ville ces bus et minibus qui sillonnent tous les quartiers, avec le meilleur à Dakar et ses bus électriques et du plus traditionnel ailleurs. Dans tous les cas, les tickets sont vraiment très peu chers, moins d'un euro. Enfin, on trouve aussi ce que l'on appelle les "taxis clandos" qui sont des voitures privées opérant comme taxis collectifs sur un itinéraire fixe de quartier à quartier, plus des motos‑taxis bien utiles pour éviter les embouteillages. Là aussi, les prix sont des plus bas.
Comme souvent en Afrique, si on a un peu de budget, la location avec chauffeur demeure un bon choix en termes de confort, de liberté et de gain de temps. Autrement, le Sénégal peut aussi se découvrir facilement en bus et collectifs pour un budget transport bien moindre et une "immersion complète" dans le pays. Après, c'est sûr, qu'il faut accepter de prendre son temps et s'adapter aux contraintes habituelles de ce type de transport, notamment en matière de confort.