Helas on a abandonne, et a contre coeur on a prit l'avion pour la
Namibie.
Raisons suivantes:
- Aucuns bateaux trouves sur la cote en 2 mois de recherche (
Lome,
cotonou accra)
- Nigeria pas top niveau securite
- Pas de
Cameroun car le visa ne se fait qu au Tchad ou au Nigeria
- Saison d'election au Congo
- Pas de visa touyrisme en Angola
bref, avion jusqu'en
Namibie.
L'avion, moi, qui fanfaropnnais un peu en voyanbt d'autres voyageurs sauter cette belle afrique centrale en avion par facilite.
Bref, j'ai prit l'avion.
revenons a cette histoire de bateau.
On ne trouve pas de bateaux pour descendre la côte Ouest, car tous les paquebots qui viennent d'Asie chargés de jouets et autres broutilles pour les Européens remontent l'Afrique pour déverser leurs chinoiseries en occident, mais redescendent à vide sans étapes... et donc sans nous.
Si nos parents nous avaient conçus en cube de métal de 20m3 ça aurait pu faire le coup, mais là...
Vous avez des amis qui fabriquent des radeaux ?
Ou quelqu'un qui s'appelle Mr Contener qui pourrait nous prêter son passeport?
Sans ca, pas de bateau, et pourtant on en a fait des compagnies maritimes....
Bienvenu dans l'épisode "Trouver un bateau pour sauter le Nigéria", ou "Comment deux blancs sont à deux doigts de tomber dans un traquenard digne des meilleurs romans policiers".
Ils ont essayés de nous faire manger l'hameçon, la ligne, le bouchon, et même la canne, le pêcheur et le bateau derrière!
Tous les éléments sont réunis : rendez vous de nuit dans un lieu public, une enveloppe pleine de sous, des agents mystérieux au téléphone masqué... et deux pigeons dans le rôle principal, en l'occurrence, nous.
D'abord on se rend à la COBEMA (Compagnie Béninoise de Transport Maritime). On nous faire comprendre qu'à cause d'une loi qui prévient du trafic d'enfants, plus de voyageurs sont autorisés sur les bateaux. Ca c'est vrai.
Mais comme on est des cons de yovos, il s'est dit qu'il pourrait se faire un peu de pognon, et nous rappelle le soir car un bateau chinois part dans deux jours avec de la place pour nous, mais il faut payer vite.
Il propose un RV avec un agent de la compagnie, nous demande de mettre l'argent dans une enveloppe (450 euros tout de même), et deux jours après on nous emmènera sur le bateau sans passer par la case "douanes", mais en perdant 20 000 CFA. Une organisation parallèle bien rodée nous assure-t-on.
Et comme on est trop intelligents, on ne se laisse pas embobiner.
Et comme en plus on est trop des connards, on va balancer notre arnaqueur présumé à son chef, qui doit aussi être trempé de toute façon, comme toute la société.
La corruption et l'arnaque sont monnaie courante ici, et on nous fait comprendre qu'il ne faut pas trop qu'on brasse non plus. Du coup on s'est barrés assez vite.
Pour revenir au trafic d'enfants : le phénomène "vidomegon" consiste à confier son enfant à une autre famille ou à des membres de la famille qui habitent en ville, pour prendre en charge l'éducation des enfants, leur apprentissage artisanal auprès d'un maître... mais cette pratique flirt souvent avec de l'exploitation pure et simple dans les tâches domestiques, voir dans les grandes exploitations de coton, de cacao, de canne à sucre... Un réseau organisé qui s'étend jusqu'au
Cameroun, au
Gabon, en
côte d'Ivoire...)