Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Moushika · 6 septembre 2013 à 21:30 · 46 photos 39 messages · 8 participants · 14 159 affichages | | | | 6 septembre 2013 à 21:30 · Modifié le 7 août 2014 à 8:58 Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 1 de 39 · Page 1 de 2 · 12 071 affichages · Partager Bonjour à tous.
J'ai passé 25 jours dans ce petit pays, un brin plus petit que la Belgique, et suis loin d'en avoir tout vu. C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois....
D'abord de la patience, beaucoup de patience
Je suis partie avec Aéroflot. D'abord un vol Bruxelles - Moscou, de 12h à 17h15, heures locales....
Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards. Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool (sauf payants)
En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans. Puis des forêts de buildings.
18h40. Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou. J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free. Juste le temps, car les prix sont déments. Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix. Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles.
Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d' Asie centrale.
Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal. C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente
Après 10 heures d'attente. (ils en ont ajouté une  ), un deuxième vol Moscou- Erevan, de 2h30 à environ 5 h 00, où on nous a tenu éveillés tout le temps.
L'aéroport d' Erevan n'est pas bien grand. Tout va vite. Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière  , puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD.
Une première journée à Erevan
J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast, et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport.
A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre. Pas le mien. Pas grave. Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence, tout va bien. Mes bagages sont légers et je m'en vais, sais pas où mais je m'en vais, hors de l'aéroport....un taxi m'a suivie et me fait un prix (2500 AMD)
Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas, très peu de monde, c'est vrai qu'il n'est que 5h30.
On arrive devant chez Boris. On sonne. Nobody. On resonne...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre, nous l'avons visiblement sortie du lit. Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez, m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter. C'est clair qu'ils ont oublié ma venue.....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit, puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre...4 heures plus tard, bien requinquée, douchée, direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend. La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien. Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte (bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries, des gatas. C'est bon mais très bourratif. Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs, du fromage....et je comprends que les gatas étaient un apéro
Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro. C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville. (station Barekamutuyn, les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien)
Impressionnant, le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant. Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied, rapidité oblige.
Je descends deux arrêts plus loin. C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques, des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds  , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l' Arménie soviétique. Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan, fondateur de l'école d'art arménienne. Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits. Sur pas mal de documents, l' Arménie est présentée comme l'Eden. (la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates, sorry).
Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où. Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville. Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi. Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail. Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues, ni à m'accompagner sur un bout de chemin. Cela je le constaterai tout au long de mon voyage. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Moushika · 6 septembre 2013 à 21:35 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:32 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 2 de 39 · Page 1 de 2 · 12 037 affichages · Partager J'ai voulu ajouter deux photos, elles ont été refusées.
Voilà, je ré-essaye. Yahou Ca marche. Cascade,
et le métro.
Les prochaines étapes, les prochains jours. | | | À: Moushika · 6 septembre 2013 à 22:59 · Modifié le 15 fév. 2017 à 16:55 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 3 de 39 · Page 1 de 2 · 12 020 affichages · Partager Allez, je continue
Dilijan
Je comptais reprendre une marshroutka pour rejoindre Hyusisayin Avtokayan, la gare routière d'où on part pour Dilijan. Seulement Radik était dans la rue à deux pas de chez Boris et nous nous sommes bien entendus tout de suite. Radik a une cinquantaine d'années, il parle anglais, russe, tchec, grec, et bien sûr arménien. Après avoir vécu quelques années en république tchèque, il a compris que s'enrichir loin de l' Arménie ne l'intéressait pas, depuis il est chauffeur de taxi à Erevan, pour rester en Arménie, son pays bien-aimé. Il m'a conduite jusqu'à la gare routière (en utilisant le compteur), a cherché pour moi le bon bus, a demandé le prix, et m'a installée. Un chauffeur parfait, quoi.
On attend une bonne demi-heure avant le départ, et les passagers veulent savoir d'où je viens, ils m'abordent en russe et je ne comprends pas grand-chose, si ce n'est que ma présence est bienvenue. Les sourires et les bonbons offerts remplacent les paroles.
En route, on longe le lac Sévan, scintillant.
A Dilijan, l'office du tourisme est près de l'arrêt des minibus. Il n'est pas indiqué, mais les gens connaissent. On m'y a tout de suite trouvé une chambre (5000 AMD sans petit-déjeûner) et le propriétaire est venu me chercher. L'endroit s'appelle Magnit Bed and Breakfast, sur Kalini Poghots, une grande maison rouge sur 3 étages, avec des terrasses et une petite coupole.
J'ai d'abord été assez dubitative à Dilijan, car le lonely planet parle d'une ville, avec un centre-ville et une vieille ville. Or ce que je vois ne me fait pas penser à une ville. Il y a des rues, avec des maisons souvent espacées les unes des autres, une belle rivière qui descend de la montagne, quelques vieux buildings de l'époque soviétique, de nouvelles maisons pimpantes, peu d'endroits où se restaurer, et une flopée de banques.
Il faut marcher le long de la rivière pour rejoindre un petit musée (qui vend un plan de la ville), tout près de là, quelques petites maisons du 19e siècle sont à vendre, et en face se trouve "Old Dilijan". En fait, c'est un ancien vieux quartier qui a été restauré en un complexe de guesthouses, restaurants, il y a un centre de céramique, d'ébénisterie, de boulangerie, un petit musée d'art et folklore.
Comme j'ai encore beaucoup de temps, je marche au hasard et découvre un cimetière : de grands carrés d'herbe sont délimités par de petites clôtures de 30 cm de haut. De grandes photos des défunts sont plantées verticalement, toutes tournées vers l'Est.
J'ai le temps de faire quelques courses à l'épicerie et de rentrer avant la pluie. Très vite, il pleut des cordes et le tonnerre gronde en roulements de tambours. Un bel orage de montagne. | | | À: Moushika · 6 septembre 2013 à 23:42 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:00 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 4 de 39 · Page 1 de 2 · 12 020 affichages · Partager Vanadzor
Il a plu toute la nuit, et c'est entre les gouttes, que j'entame le trajet de Dilijan à Vanadzor. En route, deux paysages : le versant à gauche est couvert de forêts foncées et d'encore pas mal de neige qui fait bon ménage avec les gros nuages gris ; à droite, des prairies vert tendre, et quelques troupeaux de petites vaches.
J'arrive vite chez Natasha et Lendrush' s guesthouse : un gentil couple de pensionnés qui arrondissent leur pension en louant leur chambre de temps en temps. Le prix, c'est 7000 AMD avec le petit-déjeûner. Le plafond de la chambre est très travaillé
les trottoirs du quartier sont bien défoncés
La ville est sinistrée. C'est une ancienne ville industrielle et beaucoup de gens n'ont plus d'emploi. Je vois de la résignation sur pas mal de visages. Les petites annonces collées sur les murs indiquent que nombreux sont ceux qui cherchent des petits boulots, et l'état de vétusté de nombre d'entre elles indique qu'ils sont nombreux à ne pas en trouver.
Beaucoup de vieux buildings soviétiques dont je préfère ne pas imaginer l'état de la plomberie
La rue principale est commerçante, arborée et tranquille. Des tas de supermarchés, et un grand shuka.
Quelques petites églises reçoivent de nombreux visiteurs. Chacun laisse une bougie ou quelques sous après une courte prière, discrètement.
Le deuxième soir à Vanadzor, je rentre plus tôt, la pluie n'incitant pas trop à prolonger la balade. Natasha me propose un thé. J'accepte.....With sugar ? Je dis oui, et voilà un gros morceau de gâteau au chocolat. Vous goûtez ma soupe ?...voilà en prime du pain, des concombres, des tomates, du vin arménien....et une soirée au chaud, alors que la pluie tombe | | | À: Moushika · 7 septembre 2013 à 0:29 · Modifié le 18 avr. 2017 à 20:34 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 5 de 39 · Page 1 de 2 · 12 019 affichages · Partager La gare de Vanadzor
J'ai le temps en quittant Natasha et Lendrush. Mon bus ne part que dans deux heures.
La place Hayk Hraparak avec ses bâtiments carrés et ses fontaines est juste en face de la gare (ou plutôt en face des gares, puisque gare routière et gare ferroviaire sont voisines).
Entre les deux, une petite église orthodoxe
Ca tombe bien, il y a un rayon de soleil, quelques bancs libres, et quelques passants qui font ce que l'on fait dans tous les parcs du monde : un grand-père promène un petit garçon en tricycle à manche ; un autre grand-père essaye de photographier un autre petit garçon, mais il bouge tout le temps ; sur un banc, une jeune fille lit une revue.
J'arrive une heure en avance à la gare où attendent quelques vieux bus, avec dessus le nom de la ville qu'ils desservent, en Arménien.
Un vieux monsieur marche péniblement, appuyé sur sa canne. Il a bricolé une vieille poussette-landeau en présentoire pour les quelques bricoles qu'il essaye de vendre à ceux qui attendent le départ du bus. Une femme, âgée elle aussi, essaye de vendre quelques chaussettes tricotées à la main. Pas d'insistance, mais de l'endurance, et de la patience.
Les gens arrivent peu à peu. Ca ne sert à rien de laisser ses affaires sur un siège pour se le garder, les suivants les enlèvent et s'installent. Les passagers ont beaucoup de petits sacs ; ils ont fait des courses à Vanadzor et descendront en cours de route avant Stepanavan.
Après chaque arrêt, notre vieux bus tousse en redémarrant. | | | À: Moushika · 7 septembre 2013 à 8:08 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:07 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 6 de 39 · Page 1 de 2 · 12 003 affichages · Partager Stepanavan et Lori Berd
Ici, je loge chez Armine, au centre d'information, sur la large place principale de la ville. Ma chambre est à l'écart des bureaux du centre d'info, avec une petite salle de bains. Nous avons convenu "pas de petit-déjeûner", mais je peux utiliser la cuisine pour me faire un tchai maison (c'est du thym sauvage, cueilli dans les montagnes) ou réchauffer ce que je veux. Je suis à la maison. (le prix, c'est 6000 AMD).
Le point de repère de la ville, c'est la haute statue de Stepan Shahumian, un grand militant du communisme du début du 20e siècle
J'ai bien un plan de la ville avec les noms des rues écrits en alphabet latin, seulement dehors, les noms sont en alphabet arménien. Je me trouve vite un petit resto genre snack...personne....dans la cuisine la serveuse nettoie....elle comprend que je souhaite manger et m'ouvre tous les frigos pour que je fasse mon choix. Finalement, elle m'en apporte beaucoup plus que demandé et je ne peux en manger que la moitié (comme souvent en Arménie)
La petite ville est agréable, aérée, fleurie, et les visages nettement moins déprimés qu'à Vanadzor.
Pour rejoindre la forteresse de Lori Berd (ou " Achot Yerkat "), à 5 km, la route traverse des prairies fleuries, surplombées de montagnes, couronnées de nuages sombres
Les prairies sont parsemées de gros blocs de pierres, des monolithes de l'âge de bronze paraît-il. La forteresse a été construite au 11e siècle, la petite ville fortifiée contenait aussi des bains et une petite église. On ne se bouscule vraiment pas pour y arriver. En chemin, j'ai bien croisé quelques personnes qui vaquaient à leurs occupations
et sur le site, je suis toute seule à me promener parmi les ruines
Des petits frottements attirent mon attention vers l'église : c'est un oiseau qui fait son nid. Je vois que l'intérieur est aménagé en petite chapelle
A l'horizon, des prairies et des montagnes. Et juste en bas, un profond canyon. | | | À: Moushika · 7 septembre 2013 à 8:45 · Modifié le 16 fév. 2017 à 18:26 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 7 de 39 · Page 1 de 2 · 12 001 affichages · Partager Kurtan et le monastère de Hnevank
Parmi les quelques bus qui quittent chaque jour Stepanavan, il y en a un, qui part vers le village de Kurtan. Il n'est pas tout neuf
Le village est petit, certes, mais il a quand même un établissement scolaire niveau secondaire et un musée.
Armine, chez qui je loge à Stepanavan, s'occupe de jeunes en difficultés dans la région, et m'a mise en contact avec une travailleuse sociale de Kurtan. C'est ainsi que je fais la balade jusqu'au monastère de Hnevank entourée de toute une délégation de jeunes du coin qui me vantent les beautés de leur village et de leurs montagnes.
Une fois les éloges de leur village terminées, ils m'expliquent qu'ils apprennent l'anglais car il n'ont pas de déboûchés en Arménie et qu'ils espèrent aller aux Etats-Unis. Une des filles n'est pas d'accord et veut travailler dans le tourisme en Arménie. En fait, ils apprennent plusieurs langues. Ce sont des étudiants qui traduisent pour le centre d'info de Stepanavan et pour le musée, en Anglais, Russe, Allemand, Français.
| | | À: Moushika · 7 septembre 2013 à 9:57 · Modifié le 18 avr. 2017 à 20:42 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 8 de 39 · Page 1 de 2 · 11 991 affichages · Partager retour en Arménie
Il fait frais et ensoleillé ce matin à Alkhatsikhé (en Géorgie) et je m'en vais à la gare routière pour rejoindre l' Arménie que j'ai délaissée ces derniers jours.
Le trajet dure 4 heures, dans un paysage de montagnes omniprésentes. Beaucoup de rivières, très rapides, fort remplies, de grandes prairies aux fleurs pourpres. La route me fait la surprise d'être bien meilleure que celle par où j'étais montée en Géorgie (de Stepanavan à Tbilissi)
Le conducteur est arménien et connaît des tas de gens. Certains l'attendent sur le bord de la route pour déposer quelque chose dans le minibus, puis un autre reprend le sac plus loin. Certains ne paient rien, pour de petits trajets. D'autres téléphonent au conducteur et conviennent où il faut les attendre. C'est ainsi qu'on reste arrêtés pendant 20 minutes entre les deux douanes pour attendre un couple d'Arméniens.
Une fois en Arménie, la neige réapparaît sur les sommets.
Gyumri
Pas facile de trouver Donara Kazaryan Bed and Breakfast. Après avoir demandé plusieurs fois mon chemin, j'ai déjà fait quelques fois le tour de la place centrale. Je demande encore une fois et c'est la bonne : un couple m'emmène en voiture après avoir téléphoné à Varduki qui leur explique le chemin. Varduki n'est plus à présenter sur ce forum, nombreux sont ceux qui ont logé chez elle, comme moi, avec plaisir.
J'ai un coup de coeur pour cette ville. " Vieille ville " a son sens très concret. Il s'agit simplement de la partie la plus vieille de la ville : des maisons des 19e et début du 20e siècles, habitées, certaines sont restaurées, d'autres pas. Certaines ont été habitées par des écrivains arméniens : celle d'un auteur de nouvelles (Aterpet) est indiquée, ainsi qu'une maison habitée par un poète populaire, Mekrtich Armen, qui y a vécu au début du 20e siècle.
La ville a été fort détruite par le tremblement de terre de 1988, dont les jeunes de Kurtan m'ont parlé eux aussi.
Le shuka est très vivant, plein de bonnes choses, bien fraîches. On y trouve de tout, des vêtements, de l'électronique, du matériel ménager....
Je profite du soleil revenu pour flâner dans les parcs, partout des petites fontaines,
des illustrations de fables de La Fontaine (sans jeu de mots), Ici, La Cigale et la Fourmi...
dans les vieilles rues du Kumayri, dans les rues commerçantes. On y trouve de bons petits restos.
Pas encore de visites de vieux monastères ? Ca vient, ça vient, je n'en suis qu'à la moitié. | | | À: Moushika · 7 septembre 2013 à 11:08 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:19 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 9 de 39 · Page 1 de 2 · 11 983 affichages · Partager Jermuk
J'ai quitté ce matin, mon Bed and Breakfast préféré de Gyumri, direction Sisian. Facile, selon les infos du LP, puisqu'il y a trois bus par jour de Erevan à Sisian. Seulement me voilà en panne à Erevan, car il n'y a qu'une marshroutka par jour pour Sisian, et elle est partie à 10h30. Or il est 11h et je viens d'arriver à Kilikya Avtokayan.
Les taxis qui veulent me conduire à Sisian ne me sont pas sympatiques....la guichetière de la gare routière me fait les éloges de Jermuk. Finalement, je suis son conseil, faute d'être à Sisian tout de suite, je serai au moins arrivée dans le sud du pays. J'ai trois heures à attendre. Bah, j'ai connu pire, et puis il y a un resto - route qui propose un grand buffet. Et les voisins de table parlent un peu anglais et on entame la conversation. Finalement, les trois heures sont vite passées.
Je m'installe dans le grand bus pimpant direction Jermuk. Une vieille dame azéri m'explique que c'est formidable, Jermuk, car il y a plein de sanatoriums  . Ah! Je vais être bien à Jermuk !
Il fait 35° dans le bus, mais les paysages sont somptueux. D'abord des montagnes sèches (fini la verdure), puis des montagnes plus hautes que dans le nord, et de nouveaux des montagnes vertes. Quand on arrive à destination, après 4h de trajet, Jermuk, la resort town, me paraît bien misérable comparée à la splendeur des montagnes....et une fois à destination, je reviens à une autre réalité : trouver une chambre. Je trouve assez vite. Nairi Hotel offre une vue sur les montagnes, un peu abîmée par deux grues, mais je m'y installe (le prix : 12000 AMD avec petit-déjeûner buffet)
Au matin, le petit déjeûner est très sympa, les cerises et les salades font plaisir. Je m'offre une journée de farniente. L'endroit se prête aux petites balades : beaucoup d'eau, évidemment puisqu'on est dans une station thermale,
des forêts, des petites chutes d'eau,
un lac artificiel,
une petite ville endormie (il paraît qu'elle se réveille pendant les mois d'été) | | | À: Moushika · 7 septembre 2013 à 11:51 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:21 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 10 de 39 · Page 1 de 2 · 11 975 affichages · Partager De Jermuk à Goris
Visiblement, il y a peu de transports en commun dans le sud. Une route relie Erevan à Goris. Pour la rejoindre de Jermuk, le plus simple me paraît de prendre un taxi jusqu'à Vayk et là, héler au passage la marshroutka pour Goris.
Je trouve facilement un conducteur de taxi. Arrivés à Vayk, les marshroutkas qui passent sont toutes pleines. Il y a aussi des camions militaires qui passent, et des voitures aux plaques iraniennes qui retournent au pays. Après une heure et quelques gouttes, l'affaire est conclue, grâce au conducteur de taxi qui a attendu avec moi : j'embarque avec deux hommes en route pour Stepanakert, qui arrêteront à Goris. Un peu plus loin, une deuxième femme monte dans la camionnette, pour un trajet un peu plus court que le mien.
Les paysages valent vraiment la peine. Et les troupeaux ! Hyper organisés, les troupeaux sur la route : les béliers devant, derrière eux, les brebis et les petits, ensuite viennent les hommes sur des chevaux, puis plus loin derrière et aussi à gauche et à droite, les chiens.
Un peu avant Goris, un panneau indique que nous sommes sur la route de la soie, la route vers les grands espaces.
Arrivés à Goris, je suis déposée là où la route continue vers Stépanakert. Je choisis de partir vers la droite puisque je vois des maisons de ce côté-là. J'avais noté une adresse (Hostel Goris). Après beaucoup de marche, j'entre dans une pharmacie, la pharmacienne appelle les voisins, qui en appellent d'autres, et une bonne âme me conduit jusqu'à Hostel Goris, juste à côté de l'hôtel Goris, et non pas de l'hôtel Olympia comme écrit dans LP ce qui m'a'induite en erreur pendant toute ma recherche.
Hostel Goris est tenu par un artiste de la peinture et une artiste de la cuisine. La maison est joyeusement bordélique, pleine de mille choses, et la cuisine - maison, très bonne. (le prix est 6000 AMD pour la chambre, et 1000 pour le petit-déjeûner ; pour le dîner, c'est 3000 AMD).
La petite ville a beaucoup de charme. Des vieilles maisons comme à Gyumri, mais dans un ensemble plus bucolique.
Les rues sont défoncées comme un peu partout, mais depuis Vanadzor, je ne remarque plus.
Beaucoup de roses rouges aussi, comme dans tout le pays, et des cerisiers dans la plupart des jardins.
Demain, direction Tatev. | | | À: Moushika · 8 septembre 2013 à 13:39 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:26 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 11 de 39 · Page 1 de 2 · 9 745 affichages · Partager Tatev
Avec Jirayr, le patron de l'hostel Goris, et une troisième personne, nous partons en voiture pour le village de Halidzor. C'est là que nous prenons le téléphérique, le plus long du monde, paraît-il, avec ses 5,7 km de long, jusqu'à Tatev.
Le canyon, vu d'en haut, est très profond
Celui qui est assis devant moi se cramponne à son siège, les yeux fermés (il a le vertige) tandis que tous les autres contemplent en silence.
.le monastère est bien vieux, sa construction a commencé au 9e siècle. Il y a une église principale, une autre plus petite, une chapelle, et aussi une ancienne salle de cours.
A l'intérieur de l'église les femmes portent une fine écharpe blanche sur la tête, volant librement sur les côtés.
Nous passons deux heures a visiter parmi les blocs de pierre, dans ce paysage grandiose.
Au retour, nous passons par le pont de satan, un pont naturel qui a bougé lors d'une invasion et empêché l'envahisseur de passer. | | | À: Moushika · 8 septembre 2013 à 14:29 · Modifié le 15 fév. 2017 à 17:29 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 12 de 39 · Page 1 de 2 · 9 742 affichages · Partager Khor Virap
Contente d'avoir prévu deux dernières journées à Erevan. Ainsi, j'ai pu faire plus ample connaissance avec la famille de Boris, où je reloge, j'ai plus apprécié la vie d' Erevan. C'est une ville agréable avec beaucoup de parcs, des fontaines, des petits restos à l'ombre des arbres. Et aussi, j'ai pu passer du temps avec le petit joyau de Khor Virap.
C'est très facile d'arriver à Khor Virap au départ d' Erevan en transports en commun : prendre le métro jusqu'à la station Sassountsi David ; puis une marshroutka jusqu'à Khor Virap. Le conducteur nous dépose au début de la petite route qui conduit tout droit au monastère en 40 minutes de marche dans un beau paysage.
C'est ici que Saint-Grégoire l'Illuminateur a été enfermé pendant 12 ans car il cherchait à christianiser le pays. Il a survécu car des femmes le nourrissaient en secret. Puis le roi (Trdat III), pris de démence, a été guéri par Saint-Grégoire. C'est ainsi que le roi s'est converti au Christianisme, en 301 et que Saint-Grégoire est devenu le premier catholicos (l'équivalent du pape chez les catholiques).
Le monastère se trouve sur une petite colline, entourée de champs, au pied du Mont Ararat, l'emblême de l' Arménie. Les guerres ont fait que le mont Ararat se trouve maintenant en Turquie.
(le dernier bus de retour est à 15h20) | | | À: Moushika · 8 septembre 2013 à 15:11 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 13 de 39 · Page 1 de 2 · 9 740 affichages · Partager Ce carnet n'est certes pas exhaustif. J'ai aussi visité d'autres monastères, mais j'ai préféré ne présenter que ceux de Tatev et Khor Virap car ce sont mes deux favoris.
Si vous souhaitez quelques infos pratiques en plus, n'hésitez pas à demander. | | | À: Moushika · 17 septembre 2013 à 14:28 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 14 de 39 · Page 1 de 2 · 9 585 affichages · Partager Je viens de lire deux fois ton récit,
Il me donne envie d'aller en Arménie. Contrairement à tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, tu ne mets pas l'accent sur les églises uniquement. Tu parles des gens et des paysages. Je suis très attirée par les anciennes républiques soviétiques, savoir comment on y vit actuellement m'intéresse beaucoup, et tu m'en donnes un aperçu.
Merci beaucoup. | | | À: Tsatsa32 · 17 septembre 2013 à 15:21 · Modifié le 17 sep. 2013 à 21:14 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 15 de 39 · Page 1 de 2 · 9 570 affichages · Partager Contente que mon récit t'inspire un nouveau voyage ! | | | À: Moushika · 21 septembre 2013 à 12:03 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 16 de 39 · Page 1 de 2 · 9 500 affichages · Partager Bonjour Moushika,
Pourrais-tu me donner l'adresse de Natasha et Lendrush à Vanadzor ? | | | À: Tsatsa32 · 21 septembre 2013 à 12:24 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 17 de 39 · Page 1 de 2 · 9 497 affichages · Partager L'adresse, c'est 24, Michuryan Poghots.
C'est un peu à l'écart du centre-ville : Quand tu es dans la rue principale (Tigran Mets Poghots), tu prends la rue perpendiculaire, Garegin Nzdeh Poghots (une rue qui monte), puis la 3" rue à gauche, puis la 1ere à droite.
....Il y a des taxis qui attendent devant les gares routière et ferroviaire. | | | À: Moushika · 21 septembre 2013 à 12:52 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 18 de 39 · Page 1 de 2 · 9 496 affichages · Partager Pour ceux qui n'ont pas de guide récent, voici les autres adresses regroupées :
à Erevan : Boris Family B&B 42, Barbyus Poghots (la grande avenue la plus proche est Kiévyan Poghots ; c'est par là que vous rejoignez le métro ou prenez une marshroutka) sayvazyan@gmail.com Tel: 10/27 37 27
à Dilijan : Magnit B&B 86, Kalinin Poghots
à Gyumri : Donara Kazaryan B&B (l'adresse est à plusieurs endroits sur le forum) 142 Frunze Poghots tel: 093450557 (du centre ville, prenez Gorki Poghots. Arrivés à l'hôtel Vanatur, vous tournez à droite)
à Goris : Hostel Goris (se trouve aussi ailleurs sur le forum) 55, Khorenatsi Poghots (à côté de l'Hôtel Goris) tel: 093 287902
à Jermuk : hôtel Nairi 5, Myasnikyan Poghots | | | À: Moushika · 21 septembre 2013 à 13:17 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 19 de 39 · Page 1 de 2 · 9 492 affichages · Partager Oh Oh Merci beaucoup pour toutes ces adresses | | | À: Tsatsa32 · 21 décembre 2013 à 17:15 Re: Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. Message 20 de 39 · Page 1 de 2 · 9 186 affichages · Partager Khor Virap, quel superbe monastère au milieu des vignes et avec le Mont Ararat en toile de fond!
J'ai fait deux voyages en Arménie et au Haut-Karabagh (2003 & 2005).
Une fois à la fin de l'été, une autre au mois d'avril avec 20 cm de neige (une promo avion+hôtel  )
J'en retiens de superbes paysages de montagne, le sud Caucase, monastères et forteresses au milieu de nulle part, très bonne nourriture et bon accueil des Arméniens.
Les moins, c'était (à l'époque) l'état effroyable des routes, la langue (arménien, russe surtout au Karabagh mais peu d'anglais) et aussi la pauvreté, plus visible l'hiver même si le lac Sevan sous la neige, c'était impressionnant!
J'aspire à y retourner une troisième fois car il y a beaucoup de choses à voir (ou revoir)... Image attachée: Photo postée par le membre Dnlgyp. | Carnets similaires sur l'Arménie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 86 672 visiteurs en ligne depuis une heure! |