OldPlatypus · 25 février 2014 à 16:32 · 133 photos 29 messages · 5 participants · 12 272 affichages | | | | 23 juin 2013
Arrivée de bonne heure à Kuala Lumpur en provenance de Paris. Le vol à bord de l’A380 d’Air Malaysia a été agréable, et on est même en avance sur l’horaire prévu. Les formalités sont rapides, et pour rejoindre la capitale située à presque 1 heure de l’aéroport, nous choisissons de prendre un taxi qui, à quatre, coûte juste un peu plus cher que le bus. De plus, comme le tarif est fixe (il suffit d’acheter un coupon que l’on remet au conducteur), pas de mauvaise surprise ! Seule difficulté, le chauffeur semble ne pas connaitre notre petit hôtel, mais finalement nous y arrivons sans encombre. Nous logeons au Rainforest Bed and Breakfast où nous disposons pour 200 ringgits (l’équivalent de 50 €) d’une chambre familiale avec clim, salle de bain, télévision, wifi et petit déjeuner compris. Ça semble propre et calme : bonne pioche ! Rapidement, nous partons à la découverte de la ville et nous nous rendons en monorail dans les quartiers chinois et indiens. La Malaisie est un pays musulman, et pas mal de femmes se promènent avec un voile, plus rarement un niqab. Il fait très chaud et le ciel est bizarre, tout opaque. Renseignement pris, cette brume provient de Sumatra, grande île indonésienne située à 150 km à l’ouest, où la forêt a été incendiée pour la remplacer par des plantations de palmiers à huile. Presque toute la péninsule malaise est concernée, jusqu’à Singapour. Beaucoup de personnes portent un masque sur le visage car l’air est assez toxique. Lucie ne se sent d’ailleurs pas très bien... Nous ne sommes pas emballés par ce Chinatown assez sale et sa rue couverte de Jalan Petaling où la plupart des commerces proposent des contrefaçons. Sur le marché, les produits ne sont pas particulièrement appétissants avec les poissons et la viande proposés sans aucune réfrigération alors qu’il fait près de 35°. Nous visitons un temple indien, non sans avoir oublié de nous déchausser. Puis nous rentrons à l’hôtel faire une pause, et nous nous accordons même une petite sieste d’une heure car nous commençons à ressentir les 6 heures de décalage et le fait d’avoir peu dormi dans l’avion. A quelques minutes à pied, Kuala Lumpur nous montre un autre visage, celui de la modernité. Le pays est relativement riche du fait de la présence de pétrole, et les galeries commerciales sont nombreuses avec toutes les marques internationales vendues chez nous. On n’y rencontre pas non plus la même population que dans les quartiers plus populaires. Parmi les buildings qui ont poussé depuis plusieurs années, les plus emblématiques sont les Petronas Twin Towers qui furent un temps les plus hautes du monde. Malheureusement, le manque de luminosité lié à la brume ne sous permet pas de faire de belles photos. Le quartier de notre hôtel est bien sympa, avec de nombreux commerces et restaurants. Nous y dinons de notre premier « chicken rice » du voyage, à moins de 2 €... Images attachées: | | | Annonce · Sponsorisé | | | 24 juin 2013
Nuit assez courte du fait du décalage horaire, surtout pour Ludo qui se réveille à 3 heures de matin. Petit déjeuner correct (café, thé, toasts, céréales, fruits) dans la grande salle commune. Celle-ci est plutôt agréable, toute boisée, avec un coin salon-télé, des ordinateurs en libre-service, des livres, etc. Dehors, le ciel est toujours voilé, et il a été décidé de fermer les écoles, démontrant ainsi la toxicité de cette brume. Nous nous rendons à la gare Sentral (en malais dans le texte) afin de prendre un train pour les grottes de Batu. Certains wagons sont réservés aux femmes et le train est d’une propreté parfaite. Batu se trouve dans la banlieue de Kuala Lumpur et le trajet ne dure qu’une grosse demi-heure. Ces grottes sont le lieu du plus grand sanctuaire indou en dehors d’ Inde. On est accueilli par de nombreux macaques qui vivent des offrandes et de ce qu’ils peuvent grappiller aux visiteurs. Mieux vaut rester prudent ! Nous en avons même observé un occupé à déboucher une petite bouteille de coca ! Pour atteindre la grotte principale, il faut monter un escalier très raide de 272 marches. Le site est très sympa avec différents temples indous colorés et l’immense statue dorée en bas de l’escalier. Nous passons surtout beaucoup de temps à regarder les macaques très agiles et très amusants... De retour à Kuala Lumpur, nous poursuivons notre visite par les principaux sites coloniaux dont l’ancienne gare et le palais du sultan sur l’immense place de la libération, puis par le jardin botanique où l’on peut voir de magnifiques orchidées. Nous rentrons ensuite à l’hôtel à pied, bien que ce ne soit pas à côté et que la ville ne soit pas très adaptée pour marcher d’un quartier à un autre. La capitale est sillonnée de larges routes avec peu d’aménagement pour les piétons (pas toujours de trottoirs). Pour le dîner, nous restons dans le quartier et nous rendons sur Jalan Alor, une rue bordée de nombreux restaurants. Le coin est très animé et pourrait vraiment être agréable sans le passage incessant de voitures au ras des terrasses. Les serveurs sont également très entreprenants afin qu’on s’installe dans leur restaurant. Nous sommes finalement attirés par un simple stand de brochettes très appétissantes : viandes, légumes, poissons, fruits de mer, il y en a pour tous les goûts et à des prix dérisoires. Nous nous installons à l’arrière, faisant cuire les légumes dans une cuve d’eau en ébullition au milieu de la table, pendant que les autres brochettes sont en train de frire sur une sorte de plancha. Nous en profitons pour aller chercher une portion de riz dans un autre stand juste à côté, et des boissons à un troisième. C’est pratique ce système ! Les brochettes sont vraiment excellentes, servies avec plusieurs sauces plus ou moins épicées. Nous nous régalons ! Nous finissons la soirée aux pieds des tours jumelles Petronas. De nuit, c’est très joli, avec un parc agréable et un grand bassin juste devant... Images attachées: | | | 25 juin 2013
Aujourd’hui, c’est une journée de transition : nous quittons Kuala Lumpur pour Bornéo. Nous avons réservé un vol sur la compagnie Air Asia, réputée pour être la meilleure compagnie low-cost au monde. Ce qui est sûr, c’est que ses tarifs sont imbattables : l’équivalent de 26 € pour un vol d’environ 3 heures. Et encore, ça comprend les suppléments « bagage en soute » et « choix du siège »... Air Asia est tellement développée en Asie, principalement au départ de Kuala Lumpur, qu’elle dispose de son propre aéroport qu’elle partage un peu avec d’autres compagnies low-cost. Pour rallier l’aéroport, nous nous rendons en monorail à la gare Sentral, d’où partent régulièrement des bus. Le trajet dure environ 1 heure. L’aéroport aussi est un peu low-cost. Nous passons nous-mêmes nos bagages de soute dans la machine à rayons X, mais le contrôleur ne contrôle pas grand-chose et pose systématiquement un autocollant signifiant que tout va bien. Tous les voyageurs Air Asia pour Bornéo se retrouvent dans la même salle d’embarquement, quelque soit la ville de destination. C’est un peu le bazar, d’autant plus que les écrans, indiquant le départ des avions, sont en panne. Ce qui est sûr, c’est que c’est optimisé au maximum : l’avion atterrit, se gare juste devant la salle d’embarquement, des passagers descendent, d’autres montent, et c’est reparti. Tout ça en pas plus d’une ½ heure ! Notre Airbus A320 a l’air très récent, mais pas de chance, il a 1 heure de retard. Le vol se passe bien, mais les nuages ne nous permettent pas vraiment de profiter de la vue. Nous arrivons à Sandakan avec 1 heure de retard. Avec 400.000 habitants, c’est la 2ème ville du Sabah, l’état malaisien du nord de Bornéo, et l’aéroport est minuscule. Curieusement, on repasse au guichet d’immigration. Pour aller en ville, nous délaissons les taxis pour attendre un bus qui passe en principe à proximité de l’aéroport. Nous ne savons pas s’il a fini par passer à l’arrêt où nous attendions, car au bout d’un ¼ d’heure, une voiture s’arrête, et un employé de l’aéroport, qui rentre chez lui, nous propose de nous emmener. Les filles sont ravies : elles ont l’impression d’être dans Pékin Express ! Le conducteur nous indique quand même qu’il voudrait un petit dédommagement de 14 ringgits (soit 3,50 €). Comme le taxi nous aurait coûté environ le double, et que la nuit commence à tomber, nous acceptons. Au passage, il nous dit que l’hôtel que nous avons choisi est vieux et moche, et qu’il en connait un bien mieux, mais nous ne nous montrons pas intéressés. Arrivés justement à l’hôtel, Géraldine lui tend la somme convenue, mais il y a erreur, ce n’est pas 14 mais 40 ringgits qu’il attendait. Bien entendu nous n’acceptons pas, et d’autant moins que ça aurait finalement coûté beaucoup plus qu’un vrai taxi. Vu de la rue, le May Fair Hotel n’est pas très engageant, mais les chambres sont très bien, toutes simples mais d’une propreté irréprochable. Avec une salle de bain, la clim, le wifi et la télé par satellite (pour suivre Wimble-don) : il ne manque rien. Tout ça pour 100 ringgits c’est-à-dire 25 € les deux chambres ! La ville en elle-même n’est pas très jolie et nous remarquons que la très grande majorité des femmes portent le voile. Il est grand temps de rechercher un endroit pour diner, d’autant plus que les malaisiens mangent vers 18h, et que pour eux 19h c’est déjà tard. Nous nous rendons sur le bord de mer où plusieurs restaurants font face au large. Plutôt sympa ! Rien ne montre qu’un conflit armé se déroule un peu plus au sud. Des philippins ont débarqué il y a quelques mois et revendiquent un territoire du Sabah ayant historiquement appartenu à un sultan des Philippines. Cette action n’est pas soutenue par l’état Philippin, et les militaires malais semblent avoir maté les rebelles. Images attachées: | | | 26 juin 2013
Pour les quelques jours à venir, nous avons réservé un guide qui doit nous faire découvrir le Bornéo que nous sommes venus chercher, avec sa nature vierge et sa faune si particulière. C’est finalement son fils qui vient nous prendre à l’hôtel et nous emmène jusqu’à Mr Aji, à Sepilok, petite ville à 25 km de Sandakan. Nous montons dans son 4x4 bien fatigué et prenons la route de Sukau à environ 2 heures de là. Mr Aji est un photographe animalier passionné et l’intérieur de son véhicule est tapissé de nombreuses de ses prises. C’est au long du trajet que nous découvrons les ravages de la déforestation : presque partout nous ne voyons que des palmiers à huile bien alignés. Si, contrairement à ce qu’on pense souvent, l’huile de palme n’est pas particulièrement néfaste pour la santé, ce sont surtout les effets sur la flore et la faune qui sont dramatiques. La forêt primaire est en grande partie détruite et les animaux, avec un espace de vie restreint à quelques poches de nature préservée, ont vu leur population s’effondrer. Tout ça pour que l’industrie agro-alimentaire augmente ses bénéfices en utilisant ce produit peu cher, car même si l’on ne mange pas de Nutella, difficile d’y échapper chez nous. En Malaisie, la surface des plantations de palmiers à huile serait stabilisée, mais ce n’est pas le cas en Indonésie ( Sumatra et autre partie de Bornéo). Après la pause déjeuner dans un petit restaurent indien où le patron tient à nous faire goûter quelques-unes de ses spécialités, nous poursuivons vers Sukau où s’arrête la route. C’est un petit village au bord de la rivière Kinabatangan et nous logeons chez une famille d’indonésiens qui a transformé sa maison pour accueillir quelques touristes (Evergreen Lodge). Une autre famille d’australiens parlant russe (!!) est déjà là depuis la veille. Les chambres sont simples mais propres, avec salle de bain et ventilateur. On se sent un peu au milieu de nulle part... ce qui n’est pas loin d’être la réalité. Alors que nous nous s’apprêtons à faire une sortie en bateau sur la rivière, une terrible averse s’abat sur le village et repousse le départ d’une heure. La pluie n’est pas complètement terminée lorsque nous embarquons et prenons la direction d’une rivière plus étroite que celle qui passe devant notre lodge. Ce temps maussade n’est pas le plus approprié pour observer des animaux, mais l’œil averti de Mr Aji nous permet de voir des macaques à longue queue, des nasiques, un énorme varan, un aigle, un martin pêcheur. Le manque de luminosité, lié à la météo et à l’heure avancée de la journée, ne permet pas toujours de réussir les photos, surtout au zoom. Mais peu importe, les aléas du climat équatorial ne vont pas diminuer notre plaisir d’être là ! De retour au lodge et après l’excellent repas préparé par nos hôtes, nous repartons à pied pour la forêt toute proche, équipés de lampe de poche car il fait nuit noire. C’est assez impressionnant de se retrouver dans la jungle dans ces conditions. Ici, l’intérêt d’avoir un guide ne fait aucun doute : sans lui nous n’aurions probablement rien vu hormis des lucioles ! Car c’est bien souvent en soulevant une feuille que nous découvrons insectes, araignées, lézards, grenouilles et même oiseaux assoupis. Tous se confondent avec l’environnement. Notre rencontre la plus excitante est celle d’un chat sauvage marbré qui apparaitra et disparaitra plusieurs fois dans nos faisceaux lumineux. Moins sympa, les sangsues dont nous éviterons tout de même les piqûres. Images attachées: | | | 27 juin 2013
Aujourd’hui il fait très beau, mais avec l’humidité importante liée à la pluie de la veille, il risque d’y avoir de nombreuses sangsues dans la forêt, et la seconde balade prévue à l’aube est reportée au milieu de matinée. Cela nous permet de prendre tranquillement notre petit déjeuner et de visiter un peu le village où plusieurs autres habitations peuvent accueillir des visiteurs. Mais que c’est calme, pas un centre commercial à l’horizon ! On se rend compte aussi que Sukau est cerné de plantations de palmiers à huile et que la surface préservée est finalement assez réduite. Cette seconde balade en forêt est plus tranquille que celle de la nuit passée car on voit où l’on met les pieds ! Mais le guide en profite pour sortir des sentiers et nous marchons souvent dans de hautes herbes. Sur ses conseils, et malgré la chaleur humide, nous portons des manches et des pantalons dans les chaussettes afin d’éviter les sangsues. La forêt est assez dense avec un enchevêtrement incroyable de branches, de lianes et de racines. Nous observons une faune assez proche de celle de la veille : papillons, phasmes, grenouilles, araignées, oiseaux, écureuils. Des crottes d’éléphants aussi, mais pas de singe ! Nous découvrons que les orangs-outans vivent dans des nids perchés en haut des arbres, un peu comme... le marsupilami. Mais les nids que nous voyons sont malheureusement vides. Une nouvelle balade en bateau est prévue pour l’après-midi, cette fois sous le soleil. Ne pas oublier la crème solaire et l’eau ! Mr Aji ne pilote pas lui-même car il est toujours à l’affut du moindre animal, prêt à dégainer son appareil photo équipé d’un zoom impressionnant. Les premiers à se montrer sont des sangliers, et non pas des phacochères, Jeanne ! Elle a des excuses : durant nos voyages, elle a vu beaucoup plus de phacochères que de sangliers ! D’une rive à l’autre de la rivière Kinabatangan, nous observons beaucoup de singes : des macaques à longue queue et des nasiques avec leur long nez, mais ils se trouvent souvent en haut des arbres. Et c’est finalement sur un des affluents, beaucoup plus étroit, que nous les approchons le plus. Le guide fait tout son possible pour trouver des orangs-outans. Plusieurs nids sont visibles mais aucun « homme de la forêt » ne se montre. Nous patientons un bon moment à proximité d’un nid dans lequel nous avons vu bougé un bras, mais malheureusement notre observation se limitera à cela. Durant la balade, nous voyons plusieurs espèces d’oiseaux : aigles, anhingas, martins-pêcheurs et les magnifiques calaos. Le plus étonnant est de tomber sur un troupeau d’une vingtaine d’éléphants pygmées qu’on n’imagine pas trop dans cet environnement, bien qu’ils soient environ un millier à vivre au Sabah. Ils ne seraient d’ailleurs pas originaires de Bornéo, et auraient été introduits il y a de nombreuses années par le Sultan de Sulu, avant d’être abandonnés dans la nature. Mais avec la disparition de la jungle, leur existence est très menacée. Nous retournons au lodge à la nuit tombante, ravis de cette journée fantastique même si nous n’avons vu d’orang-outan (un bras furtif, ça ne compte pas vraiment). Après le diner, toujours délicieux, nous profitons sereinement de ces derniers moments sur la terrasse couverte, protégés par de petits lézards qui font des moustiques leur repas favoris. Images attachées: | | | 28 juin 2013
Lever à 6h30 pour le petit-déjeuner, puis départ à 7h30. C’est avec regret que nous quittons Sukau, mais la prestation de notre guide n’est pas terminée. Sur le trajet du retour, nous prenons la route des grottes de Gomantong (bien que la visite de celles-ci ne soit pas au programme). La route traverse une forêt très dense où Mr Aji espère pouvoir nous montrer des orangs-outans. Mais décidément, la chance n’est pas avec nous ! Nous découvrons cependant des Red Leaf Monkeys, dont le nom en français est... incertain. Ce sont des singes bien plus rares que les macaques. Tout comme la veille, le guide propose à Jeanne de faire de photos sur sa carte mémoire. Nous voyons aussi de beaux calaos avec leur énorme casque sur la tête. Notre visite se termine là, et Mr Aji nous ramène à l’aéroport de Sandakan. Pourtant, nous n’avons pas prévu de prendre l’avion aujourd’hui, mais c’est là que nous avons fixé rendez-vous à un loueur de voiture qui ne viendra finalement jamais. Heureu-sement, l’agence Hertz a des véhicules disponibles et nous prenons rapidement possession d’une Hyundai Matrix. Bien que les bus locaux soient assez nombreux et aient plutôt bonne réputation, nous avons décidé de louer une voiture afin d’être indépendants, de gagner du temps, et de pouvoir accéder à certains coins isolés. Nous le regrettons d’autant moins que les malais semblent ne pas avoir une conduite à risque, la difficulté étant plutôt le manque de panneaux indicateurs. Notre première étape est courte puisqu’elle nous mène à Sepilok, à 25 km de là. Nous logeons au Sepilok Bed and Breakfast, situé dans un grand parc, où nous disposons de 2 chambres avec salle de bain, ventilateur et wifi pour 136 ringgits (34 €), petit déjeuner compris. Nous nous rendons à pied au centre de réhabilitation des orangs-outans qui est le but de notre étape à Sepilok. Ils sont environ 70 à vivre ici en semi-liberté dans un territoire de près de 5000 hectares. Bien entendu, ils seraient bien mieux dans leur forêt mais celle-ci ayant considérablement été réduite, le centre est devenu incontournable pour les protéger et les étudier. Si on peut espérer en voir, c’est qu’ils sont nourris 2 fois par jour. Pourtant aucune certitude, certains jours aucun singe n’apparait à l’heure du repas... Mais nous avons de la chance car en arrivant au centre, il y a un orang-outang qui fait le pitre autour du bureau d’accueil, sans se soucier de la présence des visiteurs. Sur le chemin qui mène au lieu de nourrissage, nous apercevons un serpent assoupi dans un buisson. Une dizaine d’orangs-outans sont finalement présents et nous les observons durant environ une heure se goinfrer de fruits, se suspendre par les pattes arrières et se déplacer avec une agilité incroyable. Il y en a des grands, des petits, des jeunes, des vieux, et même une mère avec son bébé. Leur comportement est vraiment amusant et a parfois quelque chose d’humain. Quelle tristesse de savoir qu’ils sont en danger du fait de la déforestation à Bornéo et à Sumatra. De retour à l’hôtel, nous tombons sur une jeune française qui voyage en Asie après avoir bénéficié pendant plusieurs mois d’un visa « tourisme et travail » en Nouvelle-Zélande. Elle dit trouver la Malaisie très cher, avec des tarifs souvent au double de ce qu’elle trouvait en Indonésie sur l’île de Sumatra. Le restaurant de l’hôtel est très agréable, et il y a même une cible pour jouer aux fléchettes. Images attachées: | | | 29 juin 2013
Les lecteurs de Tintin connaissent le nasique, ce singe au long nez qui apparait dans l’album « Vol 714 pour Sydney » alors que l’avion du héros est forcé d’atterrir à Bornéo. Et bien nous y sommes ! Même si nous en avons vu lors de notre périple sur les bords de la rivière Kinabatangan, l’envie est forte de nous rendre à Labuk Bay, une réserve de nasiques un peu semblable à celle des orangs-outans de Sepilok, et cela d’autant plus que nous n’en sommes qu’à quelques kilomètres. Il faut savoir que même si ces singes ne sont pas rares sur l’île, ils vivent exclusivement à Bornéo. La réserve de Labuk Bay se trouve en lisière d’une plantation de palmiers à huile que nous devons traverser. Quelques ouvriers sont au travail et il faut bien avouer que couper ces gros fruits à l’aide d’une sorte de faucille au bout d’un long manche doit être une tâche bien pénible. Pour être plus précis, le fruit (appelé « drupe ») ne fait que quelques centimètres, mais un régime peut se composer de plus de 1000 fruits, et c’est le noyau des drupes qui est très riche en lipides. Les nasiques de Labuk Bay sont nourris à heure fixe, et alors que nous empruntons une passerelle en bois menant à l’une des plateformes de nourrissage, nous pouvons voir des crabes de mangrove, ainsi que de curieux poissons à pattes, les périophtalmes, qui sortent complètement de l’eau. Là, j’étale ma science J ! En fait, ce sont leurs nageoires pectorales qui les aident à se maintenir hors de l’eau, alors qu’une cavité retient de l’eau et humecte leurs branchies. Quant aux nasiques, ils sont déjà là. Ils vivent en groupes très importants et nous pouvons longuement les voir sauter d’une branche à l’autre. Quelle allure étrange avec ce gros nez mou ! Celui des mâles est d’ailleurs bien plus démesuré que celui des femelles. Nous nous rendons ensuite sur une seconde plateforme où un autre nourrissage doit avoir lieu. Elle est peuplée d’un groupe de « silver leaf », des petits singes tellement habitués à la présence humaine qu’on peut prendre facilement les jeunes dans les bras. Les nasiques sont ici aussi très nombreux, et une fois la nourriture engloutie, des écureuils et des calaos s’approchent pour finir les restes. Avant de quitter la réserve, nous apercevons un gros varan à proximité d’une flaque d’eau. Au bord de la route, il y a toujours autant de plantations de palmiers à huile, du moins tant que le paysage est assez plat. Nous nous arrêtons acheter des bananes dans un petit marché pour un prix dérisoire. Progressivement, le relief devient plus marqué et la route s’élève jusqu’à environ 1500 mètres, au pied du mont Kinabalu qui lui dépasse les 4000 mètres. C’est là que nous choisissons de faire étape alors que la pluie fait son apparition. A cette altitude, il fait bien plus frais. Après avoir visité un hôtel juste en face de l’entrée du parc national du Kinabalu, nous nous rabattons finalement vers le D’villa Rina Ria Lodge qui propose un bungalow avec 2 chambres pour 180 ringgits (45 €) avec petit-déjeuner. Ici le climat fait qu’il y a pas besoin de clim ni de ventilateur. Nous nous rendons d’ailleurs compte un peu tard que nous n’avons peut-être pas fait un bon choix car les fenêtres ferment mal et en plus de la fraicheur liée à l’altitude et à la pluie, on entend bien le bruit de la route toute proche. Le restaurant que nous choisirons ce soir-là ne sera d’ailleurs pas une réussite non plus. Il y a des jours comme ça... Images attachées: | | | 30 juin 2013
La nuit a été assez difficile à cause du bruit de la circulation et du froid (relatif), mais la pluie s’est arrêtée et il fait plutôt beau. Bien que nous soyons décidés à rester une journée entière dans le coin, nous plions bagages et chercherons un autre hôtel un peu plus tard. Nous pénétrons dans le parc national du Kinabalu. Nous avons choisi de ne pas grimper au sommet car il faut avoir réservé à l’avance et l’obligation de prendre un guide revient à environ 250 € par personne, sans parler de la difficulté de la montée proprement dite. Nous nous contentons donc des sentiers situés dans la forêt au pied du mont Kinabalu, et il y a déjà de quoi faire. Il ne fait pas très chaud : tout juste 20°. Nous empruntons différents chemins bien balisés mais assez difficiles. Le paysage est très beau avec cette forêt primaire très dense. On pourrait regretter de n’avoir aucun panorama sur la montagne, mais celle-ci se trouve dans les nuages. C’est parfois raide et il faut s’agripper à des racines ou à des rochers. De plus, l’humidité ambiante rend les sentiers glissants et augmente le risque de présence des sangsues. Nous espérions voir des oiseaux, des papillons, peut-être des singes ou de petits mammifères, mais rien, pas un bruit. Nous ne croisons d’ailleurs personne. Ce qui est marquant, c’est la couleur verte, partout. Rares sont les fleurs. Ici l’expression « enfer vert » prend toute sa dimension car les grands arbres et la végétation luxuriante permettent à peine de distinguer le ciel. A force de marcher sur un sol détrempé, on finit par récupérer des sangsues sur les chaussures. Mais un seul se fait piquer : Ludo ! Le pantalon c’est bien, mais pas les chaussettes courtes. Erreur de débutant ! D’un autre côté, au-delà de l’aspect répugnant de la bête, la piqure de sangsue n’est pas douloureuse et ne transmet aucune maladie. Géraldine se charge, non sans difficulté, de décrocher la bestiole. Après quelques heures de balade, nous nous remettons à la recherche d’un hôtel plus agréable que celui de la veille, et nous mettons peu de temps à nous décider pour le Strawberry Garden Hotel qui est accessoirement une ferme de production de fraises. La chambre familiale pour 4 ne coûte que 130 ringgits (32,50 €) avec salle de bain et wifi (toujours pas besoin de clim), mais pas de petit-déjeuner car le restaurant est en travaux. Nous nous rendons ensuite aux sources chaudes de Poring situées à une trentaine de kilomètres de là. Pour ce genre de destination, on apprécie d’avoir notre propre véhicule car le site n’est pas facilement accessible en transport en commun. Il y a toujours autant de chiens errants au bord des routes. Nous ne pouvons malheureusement pas profiter des sources chaudes car une forte pluie de remet à tomber. On comprend pourquoi c’est aussi vert dans le coin ! Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Ranau, la grosse ville du secteur avec près de 100.000 habitants. C’est un carrefour commercial important dans la région, mais la ville en elle-même ne présente aucun intérêt si ce n’est sa situation proche du parc national du Kinabalu. On en profite pour prendre de l’essence au prix de 0,45 € le litre (on croit rêver). Le tarif est fixé par l’Etat et il n’y a aucune différence d’une station à une autre. En soirée, nous dinons au Nabalu Lodge Cafe and Bakery. C’est propre, bon et le personnel est sympathique : tout l’inverse de la veille ! Images attachées: | | | 1er juillet 2013
La nuit a été bien plus agréable que la précédente, et comme il fait très beau ce matin, on peut enfin voir le mont Kinabalu dans toute sa splendeur avec ses 4095 mètres. Nous quittons donc les hauteurs du Sabah, mais la route continue de nous offrir de magnifiques panoramas sur les montagnes environnantes. Elle est toujours très fréquentée car c’est la seule liaison terrestre qui existe entre les deux villes les plus importantes du Sabah : Sandakan à l’est (d’où nous venons) et Kota Kinabalu à l’ouest (où nous arriverons... prochainement). Un peu plus loin, nous abandonnons justement cette route en direction du nord. Les paysages sont toujours très beaux et quelques paysans s’affairent dans des rizières. Nous traversons plusieurs villages bien calmes, certaines habitations construites de l’autre côté de la rivière ne sont accessibles que par un pont de singes brinquebalant. Arrivés dans la ville de Kota Belud, encombrée par la circulation, nous retrouvons une température de 32° et faisons le plein d’eau avant de poursuivre toujours vers le nord. La route devient alors nettement moins bonne. Sans la moindre indication, de grandes plaques de bitumes font place à des gros graviers, nous obligeant à réduire considérablement notre vitesse. Quelques plantations de palmiers à huile font leur réapparition, mais de manière bien moins importante que ce qui existe dans l’est du Sabah. Nous finissons par arriver à Kudat, la grande ville du nord (70.000 habitants) qui fut d’ailleurs la capitale, à la fin du 19ème siècle, de ce qui s’appelait encore le British North Borneo. Il n’y a quasiment pas touristes dans cet important port de pêche peuplé de nombreux philippins venus de leurs îles toutes proches. Le seul hôtel sur lequel nous avons trouvé des informations sur internet est le Ria Hotel, qui est très bien, mais à 238 ringgits la nuit, dépasse le budget qu’on s’était fixé. Nous logeons finalement à l’Upper Deck Hotel, aussi bien que l’autre mais moins cher. Pour 198 ringgits (moins de 50 €), nous avons 2 chambres modernes, avec salle de bain, clim, télé, wifi, mais surtout une vue magnifique sur le port et toute la baie. Une de nos toutes meilleures adresses ! Il n’y a pas grand-chose à voir dans la ville à part le port (plutôt calme en ce milieu d’après- midi), et un temple chinois. Ce qui nous a attiré ici, c’est le Tip of Borneo, c’est-à-dire la pointe la plus au nord de l’île. Il nous faut encore une petite demi-heure de voiture pour nous y rendre. Le site en lui-même n’est pas très spectaculaire, juste quelques rochers plats s’enfonçant dans la Mer de Chine, mais l’atmosphère de bout du monde est bien présente car c’est très isolé et il n’y a que quelques modestes structures pour accueillir les visiteurs d’ailleurs bien rares. Juste à côté, une longue plage de sable fin complètement déserte. Nous ne pouvons pas manquer l’occasion de nous y allonger et de piquer une tête dans la mer vraiment très chaude. On se dit que dans d’autres pays, cette plage serait bordée de complexes hôteliers modernes... De retour à Kudat, nous dinons dans un petit restaurant indien un peu boui-boui, mais très bon... bien que très épicé. Images attachées: | | | 2 juillet 2013
Depuis la chambre de notre hôtel, nous observons ce matin une intense activité dans le port de pêche juste en-dessous. Nous nous y rendons et assistons à l’arrivée de bateaux plus ou moins gros, et au déchargement de poissons de toutes sortes, de toutes tailles et de toutes les couleurs. Certains sont rouges vifs, d’autres sont bleus, d’autres encore sont multicolores, et beaucoup mériteraient d’être présentés dans nos aquariums. Après avoir été trié, le résultat de la pêche est rapidement transporté à quelques pas de là, au marché aux poissons. Aucun doute : la marchandise est fraiche ! Ne connaissant pas la plupart des espèces, l’un des vendeurs nous nomme une à une celles de son étal. Nous quittons ensuite Kudat et reprenons en sens inverse une partie de l’itinéraire de la veille. Nous n’avons pas trop le choix car il n’y a qu’une route qui mène ici. La route, d’ailleurs, ne s’est pas améliorée depuis la veille...J Nous nous arrêtons un moment dans la petite ville de Tuaran où se dresse une pagode à 9 étages ainsi qu’un beau temple chinois. Avec une dominante rouge, c’est plutôt joli toutes ces couleurs, ces sculptures de dragons, ces estampes et ces lampions. Le temple se visite, sans aucune contrainte, ce qui n’est pas le cas des mosquées rencontrées jusqu’ici. A quelques kilomètres de là, au bord de la mer, se trouve un village sur l’eau. Il est formé d’une trentaine de maisons sur pilotis, faites de tôles et de planches, et accessibles uniquement par bateau. Les habitants semblent y vivre dans un extrême dénuement. Nous arrivons enfin à Kota Kinabalu, la capitale de la province de Sabah, peuplée de 500.000 habitants. Même si le centre est assez petit, la ville en elle-même est très étendue et il est bien difficile de s’y repérer du fait du manque d’indications et des nombreux sens uniques. Nous finissons par trouver l’hôtel que nous cherchions, le 1 City Hotel, où pour 188 ringgits (47 €) nous disposons d’une très belle chambre pour 4 (en fait une chambre triple + un matelas supplémentaire), avec salle de bain (magnifique), clim, wifi, télé par satellite, mais pas de petit-déjeuner. Par contre, en plein centre-ville, le parking est payant (mais pas cher), et après avoir eu du mal à trouver une place, nous avons encore plus de difficulté à trouver l’employée communale à qui il faut s’adresser pour payer. Kota Kinabalu est plutôt moderne, et les filles ne peuvent s’empêcher d’aller trainer dans les centres commerciaux où nous retrouvons beaucoup d’enseignes bien connues chez nous telles que H & M ou Zara. Nous nous promenons en bord de mer jusqu’au marché philippin, mais ne sommes pas particulièrement emballés par les produits proposés. C’est la fin d’après-midi, et les stands de restauration commencent à s’installer dans les rues, avec des plats préparés, des poissons ou des fruits tels que l’inévitable « durian » dont la chair sent tellement mauvais que ces fruits sont interdits dans les hôtels ou les voitures de location. Malgré quelques étals bien appétissants, et un peu lassés de la nourriture asiatique, nous nous rabattons finalement sur un restaurant Pizza Hut. Ça y est, on a craqué ! Nous nous goinfrons pour bien plus cher que nos repas habituels, l’équivalent de 21 € à quatre, mais c’est tellement moins onéreux que la même chose chez nous... De retour à l’hôtel, nous nous rendons compte que la clim ne fonctionne pas, et 30° c’est vraiment insupportable. Nous déménageons donc dans une chambre similaire disponible. Images attachées: | | | 3 juillet 2013
Nous commençons la journée par une petite grimpette au sommet de Signal Hill qui offre une vue intéressante sur Kota Kinabalu. Puis nous prenons la direction d’une mosquée, réputée la plus belle de la ville, et construite en l’an 2000. Le batiment est vraiment très beau, comme posé sur un lac articiel dans lequel il se reflète. La visite de cette mosquée est ouverte aux non musulmans... mais il faut avoir une tenue adéquate. Et il ne suffit pas d’avoir les jambes et les bras couverts, et les cheveux cachés pour les femmes, il faut porter une djellaba, un voile pour le femmes et un petit chapeau (?) pour les hommes. Tous ces « déguisements » sont à louer à l’entrée de la mosquée, mais là c’est trop pour nous ! Nous nous contentons donc d’en faire le tour... Nous partons ensuite à la recherche d’un village sur l’eau que nous trouvons avec difficulté. Comme celui de la veille, il n’est pas très accessible à pied, mais les maisons sur pilotis semblent en meilleur état et possèdent l’électricité. Il est temps de rejoindre l’aéroport où nous devons rendre la voiture et nous envoler pour Kuching à environ 700 km au sud-ouest, toujours sur Bornéo. Le petit soucis est que le comptoir de Hertz se trouve dans le terminal principal alors que notre avion part du terminal des compagnies low-cost situé à 7 km de là, sans aucune liaison ni transport en commun. Heureusement, l’agent de Hertz accepte de nous emmener gracieusement à l’autre aérogare. L’enregistrement auprès de la compagnie Air Asia se passe bien, mais les contrôles de sécurité nous semblent à nouveau bien légers. Et là encore, l’escale est optimisée au maximum. Le vol est assez calme, mais pas grand-chose à voir car nous survolons le plus souvent la mer. Nous aterrissons à Kuching à l’heure prévue. Avec environ 350.000 habitants, c’est la capitale du Sarawak, le second état malaisien de Bornéo. Il n’y a pas de transport en commun permettant de rejoindre le centre ville. Pour s’y rendre en taxi, le prix est fixe et il suffit d’acheter un coupon à remettre au chauffeur. Sauf que quand on indique au taxi le nom et l’adresse de notre hôtel, il ne les connait pas et passe au client suivant. Pareil avec le 2ème taxi, le 3ème,... On a l’air malin avec notre coupon dont personne ne veut ! Finalement un autre semble connaitre l’adresse et nous amène finalement à bon port. Le patron de l’hôtel est très accueillant et nous propose 2 chambres pour 130 ringgits (32,50 €) la nuit, sachant que l’on a prévu de rester 3 nuits. Elles sont simples, mais avec une salle de bain et la clim, mais celle des filles n’a pas de fenêtre (ça se fait beaucoup en Asie). La journée étant déjà bien avancée et on part rapidement faire un petit tour en ville. Il y a une longue promenade le long du fleuve vraiment très agréable. La nuit tombe déjà, et pour le dîner, nous trouvons un restaurant chinois joliment décoré et meublé, et curieusement pas cher. Au menu ce soir : canard laqué ! Après une petite promenade digestive, nous rentrons à l’hôtel. Et c’est là que nous nous rendons compte que notre chambre, donnant la rue, est très bruyante (circulation et bar Karaoké à côté), sans parler de l’odeur du tabac. Il est inimaginable de rester là... surtout 3 nuits ! Mais qu’est ce qui nous a pris d’accepter cette chambre ! Sachant l’hôtel complet, on attendra le lendemain pour demander de changer, et en attendant on déménage le matelas dans la chambre des filles, assez grande pour nous accueillir. Images attachées: | | | 4 juillet 2013
Après avoir indiqué au propriétaire de l’hôtel qu’on ne pouvait pas rester dans cette chambre bruyante et à l’odeur de tabac, c’est sans difficulté qu’il nous en propose une autre puisqu’il s’en est libéré plusieurs. Elle ne se situe pas au même étage que celle des filles, mais ce n’est pas bien important. Nous partons à la découverte de Kuching. Ce nom signifie « chat », et même si nous rencontrons peu de félins, les statues de chats, elles, ne manquent pas... La population de la ville se répartit en ¼ de malais, ¼ de chinois et ¼ d’ibans. Les ibans sont une ethnie originaire de Bornéo, et du Sarawak plus précisément, appartenant aux groupe des Dayaks, les fameux chasseurs de têtes. Mais cette activité ancestrale est plutôt en perte de vitesse. Même si les ibans s’urbanisent de plus en plus, ils veillent à garder leurs traditions comme vivre dans des « longhouses », des « maisons longues » regroupant toute une communauté. Qu’ils soient ibans, malais ou chinois, les habitants de Kuching sont particulièrement accueillants et gentils. La ville est plutôt agréable avec de nombreux petits commerces, tous tenus par des chinois. Alors que les pâtisseries étaient nombreuses au Sabah, ici au Sarawak nous n’en trouvons aucune. Les habitudes culinaires sont différentes. Pour notre petit-déjeuner, nous finissons donc dans un Starbucks Coffee. Là encore, toutes les grandes enseignes internationales de vêtements ou de restauration sont présentes, et les centres commerciaux modernes n’ont rien à envier à ceux que l’on rencontre chez nous. Avec ses quartiers chinois, indiens ou musulmans, la ville présente de nombreuses facettes avec une architecture variée. La visite du musée du Sarawak, installé dans un ancien bâtiment colonial, nous permet de mieux comprendre l’Histoire de ce secteur de Bornéo et de sa population indigène, les ibans. Le coin le plus sympathique de la ville est sans aucun doute la longue promenade le long du fleuve Sarawak. Les touristes, asiatiques et occidentaux, y sont d’ailleurs nombreux. Sur l’autre rive, on peut observer l’étonnant Parlement du Sarawak, avec son toit en forme de parapluie. Pensant à la suite de notre voyage, nous réservons une voiture pour le surlendemain afin de découvrir d’autres aspects de la région. Le propriétaire de l’hôtel, toujours aussi avenant, nous conseille de son côté sur la manière de nous rendre au parc national de Bako le lendemain. Ce n’est pas que ce soit compliqué, mais il faut d’abord prendre un bus, puis un petit bateau, tout en tenant compte de la marée. Grâce au Wifi disponible à l’hôtel, nous apprenons avec surprise que Marion Bartolli vient de se qualifier pour la finale de Wimbledon. Ça vaut le coup de rester connecter avec l’autre bout du monde... Images attachées: | | | Merci pour ce compte-rendu agrementé de jolies photos.
Pour nous le depart c'est dans 3 semaines ( Malaisie continentale + Borneo).
Ca va faire long l'attente. | | | Merci. Je te souhaite un bon voyage... | | | 5 juillet 2013
Nous nous levons tôt pour prendre le bus pour le parc national de Bako à environ une heure de Kuching. Il est presque plein, surtout de touristes. En fait, le bus ne va pas jusqu’au parc national qui se situe sur une île, mais s’arrête à Kampung Bako, c’est-à-dire le village de Bako. De là, de petits bateaux (6 passagers au maximum) emmènent les visiteurs en 30 minutes jusqu’au parc national. C’est très bien organisé. Le tarif est fixe : 95 ringgits (24 €) par bateau, pour l’aller et le retour. Au départ, on longe le village avec ses maisons sur pilotis. Un panneau indique la présence possible de crocodiles marins, les plus gros de cette espèce, les mêmes que ceux qui vivent dans le nord de l’ Australie. Le trajet est agréable et le paysage superbe : nous passons à côté de mangroves puis de falaises couvertes de végétation. C’est la marée basse, et le ponton étant inaccessible, nous débarquons directement sur la plage. Nous fixons le rendez-vous de retour avec le pilote de notre bateau, avant de nous rendre au bureau du parc pour nous faire enregistrer. Nous sommes accueillis par un sanglier (pas très sauvage) et quelques macaques. Nous aurions bien voulu dormir au moins une nuit ici, mais nous nous y sommes pris trop tard. Pour pénétrer au cœur de la forêt, nous choisissons le chemin dénommé Litang qui forme une boucle près de 6 kilomètres, et présente a priori des paysages variés. Le temps de promenade est estimé à 3h30. Mais le terme « promenade » n’est pas très approprié, car après un départ bien plat sur un trottoir en bois serpentant à travers la mangrove, le chemin s’élève brusquement. Il est vrai que l’île est montagneuse et les sentiers mettent bien en évidence le relief. Il faut bien l’avouer, c’est dur ! Parfois tellement raide qu’il faut s’accrocher aux racines des arbres pour avancer. Et malgré nos chaussures de randonnée, le sol est parfois glissant du fait de l’humidité importante. La forêt est magnifique, très dense, avec de nombreuses espèces végétales, mais comme toujours peu de fleurs. Parmi les plantes les plus remarquables, on peut noter les népenthès, plus connues sous la dénomination de « plantes carnivores ». Par contre de la faune, nous ne voyons rien alors que le parc est justement réputé pour cela. Nous entendons simplement quelques cris de singes ou d’oiseaux. Nous bouclons la boucle en moins de 3 heures, bien fatigués mais ravis par cette magnifique randonnée. Après une petite pause rafraichissante au bar/restaurant du parc, nous prenons la direction d’une plage isolée. Là encore, le chemin n’est pas des plus faciles, mais nous sommes récompensés par la découverte d’une très belle plage encadrée de falaises et de gros rochers. Le reste de la famille craignant la présence de méduses ou de crocodiles, seul Ludo profite du lieu pour nager un peu. Le retour au ponton des bateaux se fait un peu au pas de course afin de respecter l’heure de notre rendez-vous. Tout s’enchaine bien, le bateau puis le bus, et c’est au moment où nous rejoignons Kuching qu’il se met à pleuvoir, une pluie énorme, incroyable. En quelques instants l’eau monte dans les rues, parfois jusqu’à 25 centimètres. Bien que ce ne soit pas la saison, ça nous donne une idée de ce que peut être la mousson. A l’abri sous les porches des magasins chinois, nous sommes au spectacle de la vie locale, à peine perturbée par ce phénomène. Mais au bout d’une heure, ça ne s’est pas calmé, et nous décidons de nous faire mouiller pour rentrer à l’hôtel. Images attachées: | | | 6 juillet 2013
La voiture réservée 2 jours auparavant nous est livrée à l’hôtel. Elle n’est pas très grande mais suffit pour loger nos 4 sacs à dos. Nous quittons Kuching pour une brève escapade de 48 heures dans la région. Il y a peu d’indications pour quitter la ville finalement très étendue, mais une fois sortis de l’agglomération, les paysages sont plutôt sympas, très verts et avec peu de plantations de palmiers à huile. Les grottes sont nombreuses dans le secteur et nous nous arrêtons en visiter deux et tout d’abord la Wind Cave, pas facile à trouver car très mal fléchée. La grotte est sombre, avec un grand réseau de galeries, et surtout peuplée de centaines de petites chauves-souris. L’odeur est assez nauséabonde et les excréments jonchent le sol. Nous nous faisons expliquer comment rejoindre une seconde grotte, la Fairy Cave, située à quelques kilomètres de là. Celle-ci est toute petite et transformée en temple bouddhiste. Avec ses statues, ses bougies et ses offrandes, l’ambiance y est apaisante. Ce n’est qu’une fois revenus en France que nous nous rendrons compte qu’il s’agissait en fait de la... Limestone Cave. Ce n’est pas toujours facile d’être un touriste indépendant ! J Nous poursuivons vers l’ouest et la circulation se fait moins intense. Nous nous rendons au parc national de Gunung Gading réputé pour ses rafflésias, les plus grosses fleurs du monde, pouvant atteindre 1 mètre de diamètre et 10 kilos. En fait il ne s’agit pas d’une fleur mais d’un parasite. Cette plante, ressemblant au départ à une boule, met près d’un an à grandir jusqu’à sa floraison qui ne dure que 9 jours, puis elle meurt. Autant dire qu’avoir la chance de tomber sur une rafflésia en fleur est extrêmement faible. C’est pourquoi nous décidons de prendre un guide qui connait parfaitement l’emplacement des rafflésias en fleur à ce moment-là. Un ¼ d’heure de balade en forêt suffit pour atteindre la première. Avec 4 jours de floraison, elle est à son optimum et c’est vrai qu’elle est magnifique. Réputée aussi pour son odeur de viande en putréfaction, là par contre nous trouvons qu’elle ne sent absolument rien. La balade se poursuit jusqu’à une seconde rafflésia en fleur, déjà un peu flétrie. Nous apprécions cet instant rare car cette plante est une espèce très menacée. Puis le guide nous en montre une autre, pas encore éclose et qui ressemble un peu à un chou. Nous avons eu de la chance car la rafflésia est plutôt en floraison durant la saison des pluies, entre novembre et février. Nous reprenons la route vers l’ouest jusqu’à Sematan, la dernière petite ville avant la frontière avant Kalimantan, la partie indonésienne de Bornéo. Le seul hôtel de la ville n’est vraiment pas terrible, mais nous n’avons pas le choix. Les chambres sont pourtant assez spacieuses, mais la literie est défoncée et les sanitaires vétustes. Mais pour une nuit, nous ferons avec ! Nous sommes les seuls touristes, en plus de quelques travailleurs qui semblent loger là à l’année. Sans être joli, le village est typique, tourné vers la mer, avec un grand ponton permettant d’accueillir des bateaux de pêche. Au soleil couchant, le coin est superbe avec d’immenses plages. Un pêcheur à pied profite de la marée basse pour ramasser ses filets posés à la verticale. Il n’a beau être que 18 heures, les rares restaurants sont en train de fermer, mais l’un accepte de nous servir un excellent « nasi goreng » (riz frit). Et comme ils ne doivent pas voir souvent de touristes occidentaux, ils nous font gentiment goûter d’autres spécialités. Images attachées: | | | 7 juillet 2013
Comme prévu, avec des matelas peu confortables, la nuit n’a pas été très reposante. Etant au bout de la pointe sud-ouest de la partie malaisienne de Bornéo, nous sommes obligés de revenir sur nos pas. Nous atteignons Kuching en 2 heures, et poursuivons jusqu’au parc de Ranchan, 60 km plus au sud. Ce site est réputé pour sa chute d’eau dans laquelle on peut se baigner, et pour ses excellents logements. De ce point de vue-là, c’est vraiment une affaire : pour 100 ringgits (25 €), nous disposons d’une maisonnette avec 2 chambres, un séjour, une cuisine et une salle de bain dans un bel environnement arboré. Seul bémol, le chemin grimpe dur pour s’y rendre car nous logeons presqu’au sommet de la colline. Par contre, la chute d’eau est un peu décevante. Il y a un monde fou car c’est dimanche. Lucie et Jeanne n’osent pas se mettre en maillot car déjà elles se font reluquer par tous les garçons présents, et en plus les filles du coin se baignent en tee-shirt. Sans parler que l’eau est boueuse et ne donne pas très envie de s’y tremper. Nous décidons alors de nous rendre au centre de réhabilitation des orangs-outans de Semenggoh. Comme ils sont nourris à heure fixe, tout le monde vient à la même heure, et comme nous sommes dimanche, l’affluence est à son maximum. Après un rapide comptage, nous sommes environ 300 visiteurs à observer... un seul et unique orang-outan ! Autant dire que nous n’y prenons aucun plaisir. Quelle déception ! Il parait que le matin il y en avait cinq, mais là c’est surtout la foule, plutôt bruyante, que nous ne supportons pas. Une fois rassasié, le grand singe quitte sa plateforme, et nous rebroussons chemin. C’est alors que nous nous rendons compte que 4 autres orangs-outans se promènent tranquillement vers l’entrée du parc. Ils ne sont vraiment pas farouches, et passent juste à 2 mètres de nous. Nous pouvons longuement les observer se déplacer, grimper aux arbres, se balancer d’une branche à une autre. Cette proximité nous fait un peu oublier que nous ne sommes pas tous seuls à profiter du spectacle. Les orangs-outans finissent par disparaitre dans la forêt, et nous, nous partons à la recherche de « maisons longues », ces maisons communautaires qui composent certains villages de la région. Nous avons peu d’information, et tel David Vincent qui, dans la série Les Envahisseurs, est à la recherche d’un raccourci que jamais il ne trouva, nous ne trouvons aucune maison longue... et pourtant nous savons qu’elles sont là. Il y a tellement peu d’indications qu’on finit par se perdre sur les petites routes qui serpentent entre les collines. En traversant le village de Padawan, nous nous demandons s’il est habité par des Jedi (cf. Star Wars). Après de multiples demi-tours, et alors qu’il fait presque nuit, nous retombons enfin sur la route menant au parc de Ranchan. Nous nous arrêtons dans un supermarché (digne de ceux qu’on trouve chez nous) et faisons le plein de victuailles pour le repas du soir : tomates, carottes, concombre, chips, donuts, gâteau à la banane, fruits du dragon. C’est la première que nous ne dinons pas au restaurant, et ce n’est pas désagréable, d’autant plus que nous sommes bien logés. Au moment de nous coucher, nous nous rendons compte que la climatisation d’une des chambres ne marche pas, et que le ventilateur de l’autre tourne à une vitesse folle. Du coup, nous déménageons tous les matelas dans le séjour où il y a heureusement un ventilateur qui fonctionne correctement. Images attachées: | | | 8 juillet 2013
Ce matin, nous ne trainons pas pour retourner à Kuching et rendre la voiture. Nous nous installons ensuite dans l’hôtel où nous avons déjà passé 3 nuits. Le patron est très content de nous voir revenir, et nous en profitons pour lui demander de nous réserver un taxi pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. C’est notre dernière journée à Bornéo et nous en profitons pour faire quelques achats tels que du poivre du Sarawak ou des bijoux. C’est vrai que Kuching est vraiment une ville agréable, avec des commerces très typiques : épices, feux d’artifice, pharmacies chinoises, sculptures, etc. Dans les centres commerciaux modernes, où nous trouvons toutes les grandes chaines internationales de vêtements, les prix ne sont pas beaucoup moins élevés que chez nous. Nous empruntons un petit bateau pour traverser le fleuve Sarawak. Il n’y a pas forcément grand-chose à faire de ce côté-là, mais cela permet d’avoir une vue différente sur la ville. L’accès au spectaculaire Parlement est malheureusement interdit. La journée passe tranquillement, et pour le repas du soir nous dinons dans un sympathique petit restaurant du quartier chinois. Et pour digérer, rien ne vaut une petite balade le long du fleuve... Nous espérions pouvoir rejoindre l’hôtel par là, mais nous nous retrouvons bloqués, et pour ne pas avoir à faire un grand détour, nous décidons de passer par-dessus un portail d’un mètre de haut environ. Et là, c’est le drame ! Ou plutôt cela aurait pu être dramatique... Alors qu’elle est assise sur le portail, et prête à sauter de l’autre côté, Jeanne met la main sur des fils électriques qui devaient servir auparavant à l’automatisation du portail. Il n’y a plus de moteur, mais les fils sont toujours branchés au réseau électrique, et surtout ne sont pas protégés. Elle pousse un grand cri et balbutie qu’elle vient de prendre une décharge. Ludo la fait rapidement descendre du portail avant qu’elle n’en tombe. Jeanne est choquée, et nous inquiets... Mais heureusement, petit à petit, elle reprend ses esprits. On demande cependant à Lucie d’essayer de la surveiller durant la nuit, et ne nous prévenir s’il y a un problème. Tout se passera bien... Images attachées: | | | Merci pour le texte et les photos! | | | Mardi 9 juillet... et les jours suivants
Aujourd’hui, nous quittons définitivement Bornéo pour Singapour, située à la pointe sud de la péninsule malaise, et à 1h30 d’avion environ de Kuching. Le taxi réservé par le propriétaire de l’hôtel se présente à l’heure convenue. Il s’agit en fait d’un faux taxi, plutôt un ami ou un membre de la famille de l’hôtelier. Le vol, toujours par Air Asia, est annoncé à l’heure. Nous partons pourtant avec 20 minutes... d’avance ! Et nous arrivons logiquement avec 20 minutes d’avance. L’aéroport est très moderne, mais nous ne nous y attardons pas. Nous rejoignons le centre-ville en métro. Il ne fait pas beau du tout : grosse pluie orageuse. Singapour est à la fois une ville, une île et un état indépendant. Très urbanisée, mais aussi très verte grâce à de nombreux parcs, ce qui donne à Singapour le surnom de « ville jardin ». La population est composée de 75% de chinois, 15% de malais et 8% d’indiens. Sur le plan économique, on peut considérer que c’est une réussite. C’est aussi un état très sûr, avec une police omniprésente (surtout en civil) et des lois très strictes sur le comportement social. Cela en fait une ville très propre, on se croirait presque en Suisse J. Nous trouvons rapidement notre hôtel, réservé sur internet avant notre départ. Il est extrêmement bien situé, sur Boat Quay le long de la Singapore River. La vue est assez exceptionnelle depuis la terrasse de la cuisine commune : la rivière Singapore juste en dessous, le Central Business District avec ses immenses buildings juste à côté, le complexe hôtelier hyper moderne Marina Bay Sands composé de 3 tours coiffées d’une coque de bateau, et en fait tout le centre-ville de Singapour. La vue n’existe d’ailleurs que depuis la terrasse car la quasi-totalité des chambres sont sans fenêtre. Elles sont toutes identiques, très petites, avec des sanitaires communs, mais tout ça est parfaitement propre et plutôt « design ». Ce n’est d’ailleurs pas donné par rapport aux tarifs pratiqués en Malaisie : environ 60 euros la chambre double, avec petit-déjeuner, mais c’est très correct pour Singapour où le niveau de vie est proche du nôtre, et surtout la situation est idéale. Le fait que les chambres n’aient pas de fenêtre ne nous gêne pas beaucoup car nous n’avons pas l’intention d’y passer beaucoup de temps en dehors d’y dormir. Et d’ailleurs que faire quand il pleut comme aujourd’hui ? Les magasins bien sûr ! La ville est réputée pour ses centres commerciaux ultra-modernes dont la plupart sont situés sur Orchard Road. La pluie s’étant un peu calmée, nous nous y rendons finalement à pied en traversant l’un des parcs de la ville, Fort Canning Park, à la végétation luxuriante. Orchard Road est un boulevard de plus de 2 kilomètres de long, entièrement bordé de galeries marchandes. Toutes les grandes marques sont là, y compris les plus luxueuses. Il y a de quoi y passer des heures. Les tarifs sont relativement intéressants par rapport à la France, du moins pour les vêtements. Difficile de résister... Par contre, la téléphonie est à peine moins chère que chez nous. Pour les appareils photos, ça semble intéressant, mais nous sommes déjà équipés. Durant les jours suivants, nous poursuivons la visite de la ville. La ville est plutôt agréable, avec beaucoup de verdure, y compris au pied des buildings. Les architectes s’en donnent à cœur joie, et l’hôtel Marina Bay Sands, tout à fait spectaculaire, est devenu un peu l’image de la ville. La dernière création hors du commun est celle de Gardens by the Bay, un parc de 100 hectares absolument magnifique avec des serres très modernes, et parsemé de « supertrees », des faux arbres métalliques culminant à 50 mètres de haut, reliés entre eux par une passerelle et couverts d’orchidées qui courent le long de la structure. Mais de beaux bâtiments anciens, de style colonial, ont été préservés et nous font faire un saut de plus de cent ans dans le passé. Le soir, nous aimons terminer la journée à Lau Pa Sat, un vieux marché anglais tout en fer forgé, transféré à Singapour il y a 120 ans, et transformé désormais en ce qu’on appelle ici un « Hawker Center ». Il s’agit d’un ensemble de petits stands de restauration, proposant de la nourriture, essentiellement asiatique mais de toute origine : chinoise, indienne, malaise, thaïlandaise, etc. L’intérêt principal est que les tables sont communes, et que chacun peut aller commander ce qu’il veut où il veut, avant de se retrouver ensemble pour manger. Nous tentons différentes expériences culinaires, la spécialité locale étant tout de même les « satays », des brochettes de viande absolument exquises. Il faut bien avouer que parfois, on ne sait pas trop ce qu’on déguste. Bien que la grande majorité des habitants soit chinoise, il existe tout de même un quartier chinois. Disons qu’il est plus typique que d’autres quartiers... On y retrouve des marchés aux produits parfois indéfinissables, des temples aux couleurs chatoyantes ou de vieux messieurs jouant aux dames. Sans parler des nombreuses contrefaçons... Parmi les autres visites incontournables de la ville, que nous n’avons donc pas contournées : le jardin botanique, et le zoo fait de telle manière que les animaux ne donnent pas l’impression d’être enfermés (pas de cage). Au final, Singapour a vraiment été une belle découverte ! Images attachées: | Carnets similaires sur l'Asie du Sud-Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 23 408 visiteurs en ligne depuis une heure! |