Escales à Aruba et Curaçao, îles des anciennes Antilles néerlandaises

Discussion démarrée par Jemaflor le 4 novembre 2017 à 17:59
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Aruba et sa voisine Curaçao sont des territoires insulaires des Pays Bas … mais des Pays Bas d'outre-mer !
Situées dans la mer Caraïbe à proximité de la côte du Venezuela, elles offrent aux visiteurs leur festival de couleurs où domine le bleu et leur douce ambiance tropicale.
J'y ai fait récemment escale et vous propose de partager dans ce récit quelques impressions illustrées de nombreuses photos.
« Bon Bini ! » dans l'archipel, c'est ainsi que l'on dit « Bienvenu ! » dans la langue locale, le papiamento.

Pour débuter la visite, suivons l'ordre alphabétique avec un A comme Aruba, la plus à l'ouest des deux îles.

Une île se dévoile de la plus belle façon depuis la mer. Des eaux bleues, une pointe de sable blanc … voilà que nous longeons lentement la côte sud.
Depuis le pont supérieur d'un bateau de croisière on bénéficie toujours d'un point de vue imprenable ainsi, sous nos yeux admiratifs défile au ralenti le paysage côtier d'Aruba. N'est-il pas séduisant ce camaïeu de bleus ? Une belle invitation à poursuivre la découverte.


Cette île des petites Antilles s'étend sur un peu plus de trente kilomètres sur à peine onze de large. Ils sont plus 110 000 arubiens à y vivre et à jouir de l'agréable climat tropical dont bénéficie le territoire.
Une île devenue autonome sur le plan administratif sauf en ce qui concerne la défense et les affaires étrangères encore sous la tutelle de la lointaine mère patrie, la Hollande, située au-delà de l'océan Atlantique à plus de 8000 kilomètres.
Ici, nous sommes à quelques encablures des côtes d'Amérique du sud, plus précisément des côtes du Venezuela localisées à moins de trente kilomètres.
Des côtes que l'on aperçoit depuis l'île … mais seulement par temps très clair ce qui n'est pas tout à fait le cas en cette journée nimbée par quelques brumes de chaleur, mais le soleil brille généreusement, ne soyons pas trop exigeant.


Avec cette vue plongeante, on le constate, un tel littoral où se succèdent tant de jolies plages donne le ton : Aruba est une destination rêvée pour les amateurs de farniente entre mer et cocotiers.
Mais Aruba a bien d'autres atouts à offrir aux visiteurs, suivez-moi, je vais vous en présenter quelques-uns
Justement, nous venons d'accoster sur le quai de débarquement d'Oranjestad, la capitale insulaire.


Impatient de poser pieds à terre, je jette un dernier coup d’œil à la ville depuis « mon » belvédère au point de vue si privilégié.
Dans le centre ville et en front de mer, un bâtiment se remarque un peu plus que ceux des alentours.
Le Royal Plaza est un grand Mall à l'architecture un peu kitsch qui fait penser à … un gros gâteau. Ses murs roses évoquent un parfum fraise et ses frises et pignons blancs à de la meringue ou de la chantilly. Quant à la coupole centrale, j'ai envie de la comparer au chapeau d'un gros choux … à la crème bien sûr !
Nous irons nous balader sur le front de mer et voir de plus près le bâtiment mais ce sera à la fin de notre visite d'Aruba, en guise de dessert.

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Pour l'instant, direction vers le centre de l'île, pour être plus précis nous prenons la route pour aller découvrir les étonnantes formations rocheuses de Casibari.
Ici, on est bien loin des minuscules grains de sable des plages de rêve bordant l'île, des blocs de pierre gigantesques s'amoncellent en grappe ou par endroits semblent être le résultat d'un éboulement.
Dans ce décor où chaque grain, enfin rocher ! pèse plusieurs tonnes, les hommes apparaissent minuscules comme des « lilliputiens » au pays des géants. On les aperçoit sur le sommet de Casibari, ils donnent ainsi une idée de l'échelle de ces énormes cailloux.


Il faut monter tout en haut pour admirer le paysage alentour : des amas de pierres arrondies qui contrastent avec les cactus droits comme des « i ».
Et au-delà du premier plan, des yeux on balaye le panorama en mode 360°.
D'un sommet à l'autre … Dans ce plat pays des Pays Bas ultramarin, en arrière plan, la pyramidale Jamanota avec ses 188 mètres de haut accroche le regard en prenant l'allure d'une vraie montagne.


C'est bien sûr le lent travail d'érosion qui a façonné ainsi ce relief, les angles des rochers sont tout en rondeur même si de plus près la surface paraît granitée.
Et comme souvent, l'observation des formes des rochers a stimulé l'imagination des hommes. Vous le voyez le poisson de Casibari ?
Sur la photo (du bas), on devine en scrutant ce rocher un profil évoquant celui d'un poisson. Une fissure dessine la bouche de ce gros « Nemo », il a l'air bien triste et terne sans aucune écaille colorée !


A bien contempler ces amas de rocs, voilà que ce paysage me remémore quelques souvenirs de voyage … Cet aspect ressemble beaucoup aux rochers de l'île de Virgin Gorda aux Îles Vierges Britanniques ou encore à ceux qui bordent aux Seychelles la fameuse plage d'Anse Source d'argent (île de La Digue).
Si vous connaissez ces lieux enchanteurs, vous ne contredirez certainement pas ma comparaison, même si là, ce décor est à distance du rivage.

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Avec un climat semi aride et peu de précipitations, Aruba offre des conditions idéales pour la pousse des plantes cactées.
Aussi les cactus prolifèrent sur une grande partie du territoire et à certains endroits ce sont de véritables champs de cactus candélabres (cadushien papiamento) qui s'étendent à perte de vue.
Des cactus, Il y en même autour des habitations. Une haie en cactus est aussi dissuasive qu'une barrière en fil de fer barbelé. Car, qui s'y frotte à de grands risques de s'y piquer !

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On chemine maintenant sur une route sinueuse (et poussiéreuse) du centre de l'île. De chaque côté, les cactus sont en nombre, toujours ! Des cadushi que j'ai envie de nommer cactus « cierges », cette appellation semble parfaite dans un tel lieu où les fidèles catholiques se pressent. D'ailleurs la route d'accès s'avère être un chemin de croix, au vrai sens du terme. Tout le long de la route ont été placées des croix blanches.


Au point culminant de cette petite colline a été érigée une chapelle, très coquette avec ces murs peints en jaune.
Alto Vista est un lieu de culte catholique construit en 1952. Cet emplacement dominant la région a été choisi car c'est ici que la première église catholique d'Aruba avait été bâtie, bien auparavant, c'était dans les années 1750 sur proposition d'un missionnaire espagnol.


L'intérieur avec son autel paré de bleu peut sembler exigu, il s'agit bien d'une chapelle. Cela suffit amplement pour les rares visiteurs voulant se recueillir mais tout est prévu pour les offices des dimanches : à l'extérieur, des bancs de pierre sont disposés en demi cercle pour accueillir une foule bien plus nombreuse.

Dans cette île où l'on n'économise pas les peintures de couleur pour décorer les habitations même modestes, on n'oublie pas d'égayer également les tombes des cimetières. Voici un exemple de cimetière arubien, avec des teintes éclatantes qui donnent une certaine gaîté aux dernières demeures locales.


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Parmi les paysages insulaires, il y a une variété d'arbre très présente : les Divi divi .
Ilssont même devenus un des emblèmes d'Aruba. Ces petits arbres ont la spécificité de résister à la sécheresse locale et surtout au vent. Ils s'adaptent en s'orientant dans le sens des alizés.
Mais un emblème se doit d'être protégé, aussi les plus vieux spécimens avec leurs troncs tortueux et leur branchages effilés ont parfois besoin d'être soutenus par quelques poteaux.


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Jemaflor (en ligne!)
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Direction à présent vers la côte au vent, tout au nord est de l'île. Cette partie d'Aruba s'avère être une vaste étendue quasi désertique. Une piste chaotique longe le littoral en parcourant un paysage lunaire, entre collines et falaises surplombant la mer.


Une contrée sauvage qui a son charme mais quel contraste avec les longues plages de sable fin si accueillantes au sud du territoire !
Une seule baie, la plus large, constitue une plage où la mer est constamment agitée de puissants rouleaux … de quoi plaire aux amateurs de jacuzzi on ne peut plus naturel !


Entre les parois des falaises aux rochers acérés battus par les vagues, sont nichées quelques criques abritant de plaisantes piscines naturelles. La baignade y est plus paisible.

C'est … enfin c'était, la principale attraction de cette côte sauvage. Vous apercevez à droite sur la photo cet amas de plaques rocheuses … il y a quelques années, ces blocs de calcaire corallien formaient une arche naturelle qui dominait la mer à plus de 7 mètres de hauteur. Ce « Natural bridge » s'étendait sur environ sur 30 mètres de long.
Cependant, l'assaut des fortes vagues ont eu raison de sa structure, le tablier du pont s'est finalement éboulé en 2005 ! Seul reste cet empilement désordonné, comme des ruines en guise de souvenir.


Désormais les regards des visiteurs (et les objectifs photo) se tournent vers la gauche … car, de taille plus modeste, un autre pont naturel donne encore de l'originalité au site.
Le « Baby bridge » avec son arche régulière fait le bonheur des touristes. Certains n'hésitant pas à l'emprunter malgré les panneaux de mise en garde, des téméraires ou des inconscients ? Mais que ne ferait-on pas pour un selfie donnant le vertige.


Ah, j'allais oublier de vous donner une précision à propos de cette côte au vent. Si les vagues se brisant en grandes gerbes d'écume nous ont semblé être le témoin d'une mer particulièrement agitée, notre accompagnateur, avec un petit sourire de nous affirmer : « Aujourdhui, la mer est plutôt calme ! ».
Eh bien, quel spectacle ce doit être lors des tempêtes tropicales !


En quittant ces lieux, un peu plus loin, une autre ruine attire notre attention. Là, il ne s'agit plus seulement de rochers mais d'une ancienne construction.
Ici, se trouvait la mine d'or de Bushiribana.
Alors Aruba, un eldorado ? Certains y ont cru dans les années suivant 1872 et en ont profité. Seulement le filon s'est tari en une dizaine d'années !
De nos jours, il y a toujours de l'or sur Aruba, même en quantité, mais pour le trouver il faut se rendre dans les nombreuses bijouteries et joailleries, en ville à Oranjestad !

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D'après vous, que trouve-t-on habituellement à la pointe d'une île ? Un phare bien entendu ! Au cap nord d'Aruba, le phare local, c'est le California light house.


Juché sur un plateau dominant toute la côte sa colonne droite comme un cadushi (un cactus, précision si vous n'avez pas lu les paragraphes précédents !) s'élève à 30 mètres de hauteur. Les plans de ce phare ont été dessinés par un architecte français (cocorico !) et sa construction a débuté en 1914.
C'est un événement tragique qui est à l'origine de la présence ici de ce phare. Retour en 1891, l'année du drame : un vapeur britannique heurte les récifs de cette pointe et sombre ensuite … aucune balise n'annonçait les écueils au large de cette côte !
Le bateau s'appelait « California » d'où le nom donné au phare en hommage aux victimes de ce naufrage.


Un corps de bâtiment tout blanc surmonté d'une tête-lanterne chapeautée de vert. Dans cette île où toutes les constructions arborent des teintes vives, ce phare, pourtant bien rénové, ferait presque pâle figure.
Tiens, un autobus aux couleurs éclatantes est stationné à proximité, voilà un bienvenu complément de couleurs. Des tonalités orangées … pour sûr, ce car doit venir d'Oranjestad, la capitale.

Du sommet du California Lighthouse, la vue panoramique est unique. Cependant, il est fermé à l'heure de notre visite, dommage ! Alors on se contentera d'observer la nature environnante depuis son pied, ce n'est déjà pas si mal.
Sur la droite s'étirent un immense paysage de dunes vallonnées, un lieu apprécié pour les balades, pieds dans le sable blanc mais également pour la glisse … pas seulement sur les vagues mais aussi sur les versants pentus des dunes, je n'en ajouterai pas plus, non, je n'ai pas testé le surf des sables !


Côté gauche le panorama dévoile à perte de vue un long ruban de plages et d'établissements pour des séjours pieds dans l'eau. C'est sur cette partie de l'île que sont concentrés la plupart des résidences et hôtels.
Nous longerons ensuite cette plage pratiquement ininterrompue sur plusieurs kilomètres … Arashi, Palm, Eagle, Manchebo (beaches) sont bordées de grands hôtels mais un détail pratique mérite d'être signalé : toutes ces plages sont publiques et donc faciles d'accès … autant en profiter !

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Une dernière incursion à l'intérieur de l'île nous fait découvrir une autre spécialité d'Aruba : les cultures d'Aloe vera.


La route borde à présent une exploitation de cette plante aux multiples vertus et dans l'île on est pas peu fier de vous vanter le produit local cultivé sur ces terres depuis des lustres. Et d'ajouter même qu'Aruba a été le plus gros exportateur au monde d'Aloe vera, soit, croyons les sur paroles !
Autrefois, ces cultures couvraient paraît-il jusqu'au deux tiers des surfaces du territoire. Une usine de transformation de la plante a vu le jour localement dès 1840.

Les fameuses crèmes, gels et autres savons à base d'aloe vera sont en vente dans les bonnes boutiques d'Oranjestad. Le pouvoir apaisant et hydratant de la plante peut devenir très utile lorsque votre peau a subi l'agression du rayonnement solaire, particulièrement intense sous ces tropiques
L' aloe vera, très tendance, est déclinée en de multiples versions et conditionnements. Dans un des magasins spécialisés, j'y ai même vu des préparations parfumées et marbrées de couleurs si variées que cela pouvait donner des envies d'y … non, non ! il était bien mentionné : « Do not eat ! »

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L'ultime étape de ce tour (partiel) d'Aruba nous fait retourner en ville, dans la capitale administrative Oranjestad où réside environ 30 000 habitants. Notre boucle insulaire est ainsi bouclée.
En flânant sur le font de mer on passe entre la marina et un alignement de boutiques et de magasins. Ce boulevard L.G. Smith est un « Paradis » du shopping, on y trouve un peu de tout et il y en a pour toutes les bourses... entre étals de pacotilles « Made in China » et luxueuses montres ou fastueux bijoux « Made in Switzerland » par exemple.
La photo ci-dessus, avec tous ces panneaux publicitaires témoigne de la présence le long de cette avenue de prestigieuses marques. Mais non, je ne fais pas de pub !


En fin d'après-midi, alors que la nuit tombe, le boulevard se met à briller de mille scintillantes lumières : des phares de voitures aux vitrines en passant par celles des restaurants et du Crystal Casino … la nuit de jeux peut débuter, pour amateurs !


Le Royal Plaza, le plus grand Mall de la citéest assurément le bâtiment le plus en vue de ce front de mer. On s'y arrête, le temps d'une dernière photo.
Son architecture avec ses façades et pignons évoque celle des immeubles bordant les canaux des villes de l'éloignée Hollande … avec ici une touche très locale : oh le joli ton rose bonbon des murs !

Il fait maintenant nuit noire. Le moment pour nous de rejoindre le port.
Demain sera un autre jour, demain sera une nouvelle escale. L'île de Curaçao nous attend.

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Curaçao

Il n'aura fallu que quelques heures de navigation pour atteindre Curaçao, la plus grande île de cet archipel des anciennes Antilles néerlandaises. En effet, seulement 65 milles nautiques (environ 120 kilomètres) séparent le port d'Aruba de celui de Willemstad, le principal de Curaçao.
Après avoir longé la côte sud-ouest de l'île, une succession de récifs coralliens, de plages et de petites agglomérations, c'est maintenant la capitale que nous observons depuis un superbe belvédère, celui du pont supérieur de notre bateau.

L'arrivée dans un port et les premières visions d'une ville que l'on découvre sont toujours des moments forts d'un voyage en bateau. Des instants que je ne veux manquer à aucun prix d'autant qu'ici le port de débarquement est à proximité du centre ville.


Ainsi Willemstad nous apparaît toute pimpante avec son imbrication de résidences et de bâtiments et puis surtout, on est déjà séduit par la riche palette des couleurs de toutes les façades.
L'agglomération s'étend sur les deux rives de la baie Ste Anne, que relient entre elles deux ponts.
Autant l'un est aérien enjambant allégrement le bras de mer, autant l'autre dans le centre ville apparaît de taille plus modeste : juste posé sur l'eau, il flotte mais aussi il tourne ! On en reparlera plus tard, lors de la visite du cœur de la ville.

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Evoquer Curaçao et tout de suite vient à l'esprit l'image et la saveur de la célèbre liqueur aux tonalités bleutées. Aussi, pour débuter la découverte de l'île je vous emmène visiter une distillerie où l'on élabore le fameux breuvage qui a fait la renommée de l'île de Curaçao.
Quittons le port, passons la ville et longeons une bâtisse... qui honore le bleu local.


Ensuite, il nous faut emprunter l'immense Pont Reine Juliana, lui également a été orné de peinture aux teintes de l'île, celles qui figurent sur le drapeau de Curaçao : bleu et jaune.
Le jaune du soleil des tropiques et le bleu du ciel et de la mer, quant aux deux étoiles, elles symbolisent les deux îles : Curaçao et l'îlot de Klein Curaçao, un amas de rochers situés tout à l'est de la grande île.
Dernière précision pour être complet, les cinq branches des étoiles de l'étendard rappellent que la population locale a pour origine les cinq continents.

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Devant la façade de la Maison de l'authentique liqueur de Curaçao, un drapeau insulaire claque au vent alors que nous pénétrons à l'intérieur de la distillerie.

Ici, à Chobolobo, dans cette habitation à l'architecture coloniale, on produit depuis 1947 la savoureuse liqueur dont on est fier de vous affirmer qu' « elle est considérée comme l'une des meilleures au monde... » Soit et déjà on a l'eau à la bouche !
La dégustation viendra comme de bien entendu, mais en fin de visite. Avant, on aura tout appris sur l'élaboration de la liqueur bleue produite avec des oranges amères de couleur … verte ! Une seule variété d'oranges est utilisée pour la liqueur, les Lahara. Un de ces agrumes, bien solitaire, est d'ailleurs visible sur un oranger planté à la porte de la distillerie.


Plusieurs étapes sont nécessaires pour concocter la liqueur dont la macération des écorces d'oranges est une des principales.
La boisson obtenue est donc composée d'alcool, de sucre et de saveurs d'oranges amères … un triple sec de la famille des Grand Marnier ou autre Cointreau.
Un alcool idéal pour élaborer de délicieux cocktails aux nuances bleutées particulièrement originales. Cette liqueur titre tout de même jusqu'à 40 degrés d'alcool … avec un risque pour les amateurs, d'être vite grisé par le Blue Curaçao !


En observant tous ces flacons de liquide bleuté, une question titille le visiteur curieux : mais cette teinte bleue, d'où provient-elle ?
La réponse s'avère simple mais avouons pas très tendance de nos jours où les produits bio sont tant à l'honneur. Le E 133, vous connaissez ? Non ! Et bien je vous l'apprends peut être, c'est un colorant alimentaire synthétique, un bleu brillant … et c'est lui qui donne la couleur à l'authentique Curaçao.
Je suis sans doute un peu mauvaise langue pour vous présenter la liqueur sous cet aspect mais c'est ainsi. Cependant, je l'avoue, mes papilles font fi de ce détail et apprécie le liquoreux alcool. Lors de la dégustation, j'ai particulièrement aimé le Curaçao saveur tamarin, un doux fruit des îles.

Même si l'authentique Curaçao « bleu » est mis en vedette dans la boutique attenante à la distillerie de Chobolobo, l'établissement se diversifie avec d'autres teintes (plus naturelles ?) et d'autres saveurs. Parfum café, Rhum-raisin ou même chocolat … ainsi la palette des bouteilles aux formes imitant la rondeur des oranges se décline maintenant en neuf variétés.


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Avant de reprendre la route, je jette un coup d’œil à la plaque d'immatriculation de notre véhicule, très couleur locale. Sur un fond bleu comme on pouvait l'imaginer figure des chiffres et une lettre et puis également les incontournables silhouettes des façades multicolores des quais de la petite capitale insulaire.


Willemstad, une ville que l'on peut admirer (en vrai mais furtivement !) en passant à nouveau sur le grand pont.
Du haut de ses 56 mètres dominant une partie de l'île, le point de vue est imprenable sur la cité mais également sur un panorama moins photogénique.
En effet, du côté droit de la voie rapide, la vue plonge sur une mer intérieure, le Schottegat et sur une immense raffinerie pétrolière.


Des citernes imposantes et des torchères dont une crache feu et fumées occupent le paysage. L'activité industrielle de raffinage est une des principales ressources économiques de Curaçao et depuis bien longtemps puisque c'est en 1918 que cette industrie a débuté en ce lieu.
L'endroit est idéalement protégé et surtout facilement accessible par voie maritime depuis les gisements des côtes d'Amérique du sud (le Venezuela n'est qu'à moins de 70 kilomètres de Curaçao).
Quant aux autres ressources économiques de l'île, en très bonne place on trouve le secteur touristique : les plages, le climat tropical sont des atouts très séduisants pour les vacanciers

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La poursuite du parcours nous fait passer le long d'une saline lagunaire, une atmosphère paisible et qui fleure une nature préservée. Les flamants roses dont les silhouettes ponctuent l'étendue d'eau saumâtre semblent apprécier le site, on les comprend.

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Nous prenons la direction de la côte nord-ouest de Curaçao, plus aride, rocheuse et exposée aux vents du large. Ce n'est pas vers une plage de sable fin que nous nous dirigeons, il n'y en pas sur ce rivage, mais plutôt à la découverte des entrailles de la terre … enfin des rochers.

Les Grottes de Hato constituent une curiosité très courue sur l'île.
Habituellement lorsqu'on visite une grotte on commence par descendre sous terre, ici, finalement c'est l'inverse. Il faut grimper une cinquantaine de marche pour accéder au sommet d'une colline et ensuite pénétrer dans le labyrinthe de la grotte. De même, le plus souvent on apprécie la fraîcheur des cavernes naturelles bien à l'ombre du soleil … à Hato, il fait aussi chaud, pour ne pas dire aussi étouffant, à l'intérieur des corridors rocheux qu'à l'extérieur ! D'ailleurs quelques ventilateurs font circuler l'air ambiant.
La galerie souterraine vous fait serpenter entre des parois minérales dont le relief est particulièrement varié : roches acérées, pierres émoussées, concrétions diverses et par endroits on croirait voir des rideaux ou plutôt des tentures pétrifiés … sans oublier de citer les nombreux stalactites et stalagmitiques.
En dehors des périodes pluvieuses, les parois de pierre sont plutôt sèches et leurs teintes alternent entre un blanc crayeux et un vert soutenu en passant par des tons ocres rehaussés par des éclairages bien situés.


En arrivant dans la plus vaste salle de cette caverne, le guide, un vrai passionné, nous fait remarquer la similitude des lieux avec l'architecture d'une église.
De chaque côté, d'imposantes concrétions prennent l'aspect de piliers puis il y a un détail qu'il tient absolument à nous montrer : une pierre à la silhouette d'une vierge.
Pour renforcer l'impression mystique de la nef (enfin de cette salle souterraine) au sommet de la paroi rocheuse un puits de lumière laisse filtrer quelques rayons lumineux … mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit là d'une lumière divine !


Toujours en levant les yeux, par endroits, on découvre la présence de quelques habitants des lieux. En effet, des dizaines de chauves-souris sont sagement suspendues tête en bas alors que quelques spécimens se mettent soudainement à voler en tous sens, on a du les déranger dans leur sommeil, pardon !

...

En sortant de la cavité on retrouve avec plaisir la lumière (du soleil) qui inonde le panorama. Depuis le haut de la colline on contemple à loisir la côte nord, celle dite au vent. Au-delà du rivage, la vue s'étire à l'infini sur la belle bleue.
La plaine côtière est toute plane, isolée et aride, un terrain idéal pour y tracer les pistes de l'aéroport international de Curaçao ce sont ces lignes claires et horizontales que l'on voit sur la photo.


...

Dans les buissons au bas du versant, quelques mouvements furtifs et discrets intriguent les visiteurs. Parmi les cailloux se baladent quelques iguanes.
Avec leur aspect de gros lézards d'un autre âge, ils jouent les vedettes en s'amusant à cache-cache avec les épineux. Très craintif, l'un d'entre eux me laisse juste le temps de lui tirer le portrait mais de dos avec sa queue en avant-plan.


Il paraît que la viande de ces drôles de reptiles gris-vert entre dans la composition d'une spécialité culinaire locale, le yuana Bof ! Est-ce goûteux ? A vrai dire je n'en sais rien car je n'en ai pas « dégusté », non vraiment, il me semble préférable d'en rester à la douce saveur de la liqueur bleue de Curaçao … même teintée avec un colorant synthétique !

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Toujours à Hato, à proximité de la curieuse grotte, un petit jardin botanique a été aménagé, les espèces tropicales de l'île y sont bien représentées avec surtout une belle collection de cactus.
Les cadushi (cactus cierge) s'élèvent vers le ciel, droits comme d'immenses « i » et copieusement recouverts d'épines. Ils contrastent avec d'autres cactées aux formes plus en rondeur et agrémentées de fleurs.


Sur quelques troncs d'arbres des alentours sont posés des panneaux de mise en garde attirant le regard. Il s'agit de manzanilla (mancenilliers).
L'arbre est considéré comme le plus dangereux du monde et parfois surnommé « arbre de la mort », rien que ça ! En effet, sa sève et ses fruits sont hautement toxiques. Imaginez que même l'eau de pluie ruisselant sur ces feuilles peut provoquer des brûlures de la peau !

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Après la balade en pleine nature, retour vers la capitale de Curaçao en traversant les faubourgs d'Otrobanda.
Le long des rues quelques imposantes demeures ne passent pas inaperçues avec leur architecture de l'époque coloniale néerlandaise. C'était du temps où les échanges commerciaux florissants de l'île assuraient de bons revenus à quelques propriétaires privilégiés.
Certaines de ces habitations cossues sont de nos jours reconverties, juste quelques exemples.


Là (façade ocre), les bureaux d'hommes de loi, ici (façade rouge), le consulat de Colombie et un peu plus loin, dans une rue au nom on ne peut plus néerlandais, rue Van Leewerhoekkstraat, le musée de l'île (façade vert pâle).

Ce bâtiment construit en 1853 et aujourd'hui transformé en musée historique était à l'origine un hôpital militaire. Dans ses grandes salles, désertées désormais par les malades, sont exposés quelques objets témoignant de la vie quotidienne insulaire d'autrefois.
Parmi ceux qui ont retenu mon attention, il y a cet instrument de musique d'antan : un carillon qui évoque la lointaine métropole néerlandaise, il date de 1951. La guide nous a gratifié de quelques notes de musique, dommage pour vous lecteurs, la mélodie ne peut accompagner la photo !


A côté, c'est une reconstitution de l'intérieur d'une cuisine de l'époque coloniale. Comme on peut le constater avec ce rouge éclatant, sur l'île, l'intérieur des habitations était aussi coloré que les murs extérieurs.


Une fresque historique, peinture sur verre, témoigne de l'importance des anciennes possessions hollandaises de la région caraïbe.
En observant en détail la carte dessinée, on y remarque toutes ces colonies ultramarines : Curaçao et Aruba bien sûr mais également Bonaire, Saba, Sint Maarten, Sint Eustatius et le Surinam (devenu indépendant en 1975).
La Fédération des Antilles néerlandaises a été dissoute le 10 octobre 2010, Curaçao et Sint Maarten devenant des Etats autonomes comme l'était Aruba.
Quant aux autres îles (Bonaire, Saba, Sin Eustatius) elles sont actuellement des communes des Pays-bas à statut particulier. Voici pour ces quelques précisions administratives à propos de ces territoires.

Une autre partie de ce petit musée est consacré à la peinture. Plusieurs tableaux peints par des artistes des îles immergent les visiteurs dans l'atmosphère coloniale, telle celle-ci. Une vue des quais et du pont flottant de Willemstad (Helen C.Kruythoff -1940)


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Une peu plus tard, nous voilà justement sur ce pont flottant, le Koningin Emmabrug.
Ce Pont Reine Emma (en français) rénové en 2006 est long de 169 mètres sur près de 10 m de large, il permet de passer du quartier d'Otrobanda à celui de Punda, le coeur historique de Willemstad. Et puis, il s'avère un belvédère privilégié pour admirer la beauté des quais avec toutes ces immeubles multicolores.


Ce pont, au de-là de son aspect utilitaire, est une véritable attraction locale qui ravie les piétons, seuls autorisés à emprunter son tablier de bois.
Un pont posé sur de gros flotteurs et qui régulièrement tourne … en effet, par moments une sirène attire l'attention des passants. Ce signal strident annonce la fermeture de son accès et les personnes présentes sur le pont sont donc priées de gagner rapidement un des quais … la priorité est donnée aux bateaux !


Lentement l'ouvrage flottant se met en mouvement venant en fin de course s'aligner au quai d'Otrobanda. Quelques bateaux en profitent pour gagner le large ou revenir accoster au port, c'est selon
Quant aux rares passants restés sur le pont, ils bénéficient d'un tour de manège aquatique pendant quelques minutes. A en observer certains, des touristes peu pressés sans doute, ils semblent particulièrement apprécier.


Quittons le pont et les quais pour pénétrer un peu plus dans le centre ville.
L'élégante rue Breedestraat, bordée de belle façon par des immeubles à arcades et par un alignement de boutiques, mène à la place centrale : le Wilheminapark.
Le lieu est arboré est plaisant pour une halte à l'ombre mais c'est surtout ces énormes lettres que l'on remarque ici. Pour ceux qui auraient oublié le nom de l'île, les lettres géantes de CURAÇAO (en bleu et jaune, encore une fois comme le drapeau) remettent en mémoire le lieu où nous nous trouvons. C'est aussi un original décor pour se prendre en photo souvenir.
Au passage, à signaler que ce nom viendrait du mot cœur en portugais/brésilien : coraçâo.


A proximité d'autres lettres géantes composent un gigantesque mot : « DUSHI ». C'est du papiamento, la langue utilisée par les locaux pour les conversations courantes. Une langue mêlant espagnol, portugais, néerlandais, anglais et français … pour un peu on pourrait croire à d'autres influences de type japonaises, car plusieurs mots en papiamento se terminent par un « shi » !
Il y a les cactus nommés ici cadushi et ce très usité « dushi » qui se traduit par doux, gentil, sucré, savoureux
Mais attention, sushi, n'est pas ici une spécialité culinaire japonaise mais plutôt le mot pour dire en papiamento : sale, ordure ! A ne pas confondre.

A Curaçao, si le papiamento est couramment utilisé la langue officielle reste le néerlandais mais pratiquement tout le monde parle aussi l'espagnol et l'anglais.

Continuons la visite de la ville mais « poco poco » c'est à dire « lentement » comme l'on dit ici en papiamento.


Non loin de là trône un édifice religieux, enfin façon de parler … ce n'est ni vraiment une église, un temple ou encore une synagogue !
A l'origine l'édifice Emanuel était bien un lieu de culte pour les membres d'un groupe dissident de la communauté juive de l'île fermé en 1864 il a été ensuite restauré pour héberger en 1998 … les bureaux du Procureur du territoire.
De la religion à la justice, drôle de destin pour ce batiment à l'architecture un peu massive mais adoucie par ses teintes claires.

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Le site le plus attractif de Willemstad est assurément le quai Handelskach avec ces authentiques maisons de commerce. Il est bordé par ces élégantes façades qui témoignent du florissant passé commercial et maritime de cette cité portuaire.
A ce titre, ce quartier historique de Curaçao est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997.
Retour dans le passé. C'est en l'an 1634 que les Hollandais ont établi ici un comptoir commercial de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. La rive de cette baie Sint Anna était bien abritée mais cependant il fallu renforcer son système défensif. On ne savait jamais avec les bandes de pirates qui rodaient et les velléités conquérantes d'armadas étrangères... Le port fut donc protégé avec la construction d'un Fort nommé Amsterdam, hommage à la mère patrie.
S'en suivi des affaires marchandes très prospères pendant près de trois siècles : sucre de canne, cacao, tabac … sans oublier la traite négrière ! Heureusement cette horrible activité prit fin avec l'abolition de l'esclavage, mais seulement en 1863.


La découverte et l'observation de ces anciens établissements de commerces se fait en flânant le long du quai, le nez en l'air.
Avec le style architectural des façades à pignons on a presque l'impression de se retrouver au bord d'un canal d'Amsterdam ou de celui d'une ville nordique faisant partie de l'historique Ligue hanséatique.
Mais ici, on le constate, quelques autres influences font tout le charme et la spécificité de ces immeubles : inspiration espagnole et riche gamme de teintes caribéennes. Jaune, ocre, rouge, rose ou bleu … les nuances sont diverses et particulièrement plaisantes à l’œil.

La petite histoire raconte que cette tendance à ne pas lésiner sur les peintures colorées a fait suite à une interdiction décrétée en 1817. A cette époque, le gouverneur de Curaçao a tout simplement interdit de badigeonner en blanc les murs, trop aveuglant avec la réverbération de la forte luminosité du soleil … finalement, le résultat est désormais on ne peut plus esthétique.


A l'angle du quai et de la Breedestraat trône la plus remarquable de ces authentiques maisons de commerce de l'époque coloniale.
Des arcades au rez de chaussée, des murs jaune et des pignons typiques avec d'élégantes volutes blanches.
Et si la Penha a été construite en 1708 comme établissement de commerce bien en vu … elle est toujours spécialisée dans le commerce, mais maintenant cela se nomme du shopping ! Et même du shopping de luxe en ce qui la concerne.


Parmi toutes ces façades, une autre ne passe pas inaperçue, serait-ce en raison de sa teinte bleue me rappelant la fameuse liqueur locale ou également de son architecture coloniale ? Du commerce maritime d'antan aux transactions bancaires, il s'agit là de l'agence locale de la Banco Industrial de Venezuela.
Cela nous rappelle que ce pays d'Amérique du sud n'est qu'à environ 70 kilomètres au sud de Curaçao et que par ailleurs, le pétrole raffiné dans la grande usine de l'île provient des gisements venezuéliens.

Dans les vitrines des boutiques de souvenirs, en bonne place sur les étalages, on retrouve tous ces immeubles bigarrés mais en modèles réduits en plâtre.


..

A quelques pas du quartier historique (et touristique) on parvient à un secteur plus populaire, reflet de la vie quotidienne des curaciens. C'est là qu'est situé le marché local, enfin les marchés. Car à côté des grandes halles couvertes se déploie le long des quai d'un canal, un traditionnel marché flottant.
Les bateaux sont alignés et proposent leurs marchandises aux passants. Des monticules de fruits et légumes tropicaux mais également des poissons.


C'est la fin de la matinée et il ne reste que quelques poissons sur l'étalage de cette vendeuse alanguie sur sa chaise. Plus loin, deux hommes encore plein d'entrain malgré la chaleur chargent de fruits leur petite embarcation.


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En regagnant le port d'embarquement, on jette un dernier coup d’œil en guise d'adieu vers le quai de Punda et son alignement de jolies façades colorées, c'est la vue signature de cette île de Curaçao. On ne s'en lasse pas


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La silhouette des côtes de Curaçao a maintenant disparu, nous sommes en mer avec pour horizon un splendide coucher de soleil...

Ces îles sous le vent des anciennes Antilles néerlandaises forment un archipel souvent appelé « Îles ABC »
Le A pour Aruba et le C pour Curaçao. Et le B ? Il correspond au B de... Bonaire, la troisième île de l'archipel, la plus à l'est.
Comme nous avons beaucoup apprécié les visites des îles A et C, qui sait si Bonaire ne sera pas une de nos étapes lors d'un prochain voyage dans la Caraïbe

JSM – Septembre 2017
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Bonsoir
Magnifique !!!
Reportage passionnant et photos SUPERBES
Nous allons lire et relire votre CR
Escales du costa magica prévues en janvier 18 à Aruba, Curaçao...
Merci encore
À très bientôt
Rouquine38

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Bonjour Jean,
Toujours un plaisir de suivre vos escapades dans les îles Sourire.
Vos photos font toujours rêver,
Merci pour ce partage.
Isabelle
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Hello Jean,

Merci pour les très belles photos de ces îles. On n'en a pas très souvent. Sourire

Ces îles sous le vent des anciennes Antilles néerlandaises forment un archipel souvent appelé « Îles ABC »
Le A pour Aruba et le C pour Curaçao. Et le B ? Il correspond au B de... Bonaire, la troisième île de l'archipel, la plus à l'est.

Pour ma part, j'ai fait la B en novembre dernier. Elle est surnommée (à juste titre Sourire) "Divers' Paradise". Quand je compare à tes photos des iles A et C, c'est beaucoup beaucoup moins urbanisé.

Je me permets de mettre quelques photos de cette île B.


Une excellente journée,
Pascale
Jemaflor (en ligne!)
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Merci beacoup Marie pour ce commentaire enthousiaste.
Mon récit est juste une introduction à votre visite de janvier prochain... Ces deux îles ont leur charme et leurs particularités parmi toutes les dépaysantes îles de la Caraïbe.
Bonne visite, cela ne manquera surement pas de vous plaire
Jemaflor (en ligne!)
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Bonjour Jean,
Toujours un plaisir de suivre vos escapades dans les îles Sourire.
Vos photos font toujours rêver,
Merci pour ce partage.
Isabelle

Merci Isabelle pour ce mot et pour suivre régulièrement mes récits de voyages souvent dans les îles... c'est sympa.
Jemaflor (en ligne!)
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Merci Pascale pour cette contribution et ce complément à propos de l'île soeur, Bonaire.

Intéressante ta remarque concernant la densité de population très différente entre ces îles.
J'ai fait une petite recherche qui confirme bien ton impression vécue sur place.
A Bonaire, les statistiques donnent 42 habitants au km2 alors qu'il y en a 335 h/km2 à Curaçao et 581 hab/km2 à Aruba !
Mais dans ces deux dernières îles, il y a quand même des régions semi désertes comme dans les parties nord des deux îles... comme je l'ai évoqué notamment pour Aruba.

De belles vues avec tes photos... avec ces pistes et tous ces "cadushi"... enfin ces cactus, en français !

J'en profite pour ajouter deux nouvelles photos de Curaçao où l'on voit bien que la partie sud est urbanisée (et très colorée) le long de la côte de part et d'autre de la capitale Willemstad. Première photo prise à l'ouest et l'autre à l'est de l'agglomération.


Encore merci pour ton post avec ces photos de l'île de Bonaire.
Jean
Rouquine38

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😊 oui, j'ai un petit faible pour les îles surtout celles alliant plages et montagnes 🙂
Jemaflor (en ligne!)
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😊 oui, j'ai un petit faible pour les îles surtout celles alliant plages et montagnes 🙂

.. et aussi les îles alliant plages et... volcans ! comme dans le Pacifique à Hawaï (précision pour celles et ceux qui n'auraient pas encore vu ton intéressant récit en ligne sur VF) Clin d'oeil
Rouquine38

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😊 oui, j'ai un petit faible pour les îles surtout celles alliant plages et montagnes 🙂

- et aussi les îles alliant plages et... volcans !

Ouiiiiiii Sourire

comme dans le Pacifique à Hawaï (précision pour celles et ceux qui n'auraient pas encore vu ton intéressant récit en ligne sur VF) Clin d'oeil

Merci Gêné
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