Un an après: votre bilan au retour d'un long voyage...
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...comme par exemple un TDM Pour ceux qui sont partis longtemps en voyage (3 mois et plus) et qui sont maintenant revenus depuis 1 année au moins sur leur lieu d'habitation, quel est le bilan au retour de cette formidable experience pour laquelle vous avez necessairement pris du recul? Cela a-t-il boosté votre vie et votre retour dans la société active? Cela vous at-il donné envie de construire d'autres projets tout aussi formidables mais dans d'autres domaines? Avez vous l'impression d'avoir réussi a garder le meme etat d'esprit que durant votre voyage malgré le retour à la réalité? ou au contraire cette formidable parenthese a tellement été exceptionnelle que vous n'avez toujours pas réussi à retrouver la flamme et vous ne pensez qu'à une seule chose, repartir...?
HE Heidi17 Regular ·
C’est intéressant comme question, car normalement celle qui est posée, c’est qu’est ce que l’on ressent directement après le retour. Pour ma part je suis partie une année en Norvège. J’avais 15ans et je me suis envolée seule grâce à une association. Comme durant cette année là je n’ai eu aucun contacte directe avec ma vie en suisse, (pas d’ami ou de membre de ma famille qui soit venu me rendre visite) je garde une idée de la Norvège qui est celle d’un autre monde dans lequel j’ai vécu une courte période de ma vie… une parenthèse que je ne peux partager avec personne, alors maintenant que ca fait 4ans (ca fait peur comme le temps passe vite !!! help !!!) que je suis de retour, j’en garde une sensation de rêve… je sais plus trop si ca s’est vraiment passé… ce qui est sûr c’est que j’en garde que les beaux souvenirs. Si ca ma changé ? Certainement… mais ca il n’y a que moi qui le ressent, et cela même si c’est très fort.

Et les autres alors ?
On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va.
MA Matavenga Regular ·
Je suis parti en 2001 pour 9 mois en australie et NZ, maintenant quand j'y repense j'ai l'impression que c'était il y a 10 ans, je n'ai plus le souvenir d'y avoir été presque. J'ai qcqs souvenir qui me remontent a de rares moments mais il me semble que c'était le voayge de qcq d'autre. Et que l'on me l'a juste raconté. Je suis revenu il y a 1 mois et demi de 8 mois en amerique latine. Et c'est pareil, l'impression d'y avoir peut etre été il y a 2 ans. C'est horrible. Peut etre juste que c'est parce que je ne suis pas du genre a regarder en arriere, et que je me concentre sur ce qui vient et que a force de ne pas repenser a ce voyage me fait l'oublier tres tres vite. Une grande faculté a tourner la page, mais c'est dommage. Ca me rends parfois malheureux, d'avoir tout ca derriere moi.

Une fois le pied posé en france, dans la seconde presque, j'oublie le voyage, a part des fois un effet jet lag qui te rappelle que tu viens d'un autre monde. Une fois le pied posé dans le bureau, une fois fait le trajet domicile-travail, une fois fait les courses dans le supermarché du coin, une fois replongé dans l'administratif tout redevient normal. Je reprends ma tete de local, un peu grise, je ne suis plus aussi interessé que quand je suis sur la route. Je garde mon sourire quand meme mais pas grand chose n'attire plus ma curiosité. J'ai trop a faire. L'etat d'esprit que j'avais je n'ai pas reussi a le garder. Des fois j'aimerai aborder les gens avec autant de franchise et de simplicité qu'avec les travelers mais je me retiens je sais que ca ne marche plus.

En clair, non ca n'a pas boosté pas ma vie, et meme si j'aime ce monde ici, l'europe et ma region d'adoption je ne repense plus qu'a une chose alors: repartir.

Je dois etre dans le blues du retour pour raconter tout, ca va passer. La plus belle chose qui me reste c'est quand je regarde un globe et que je me rappelle a quoi ressemble tous ces endroits sur la sphere! Ahh quel bonheur alors 🙂 ca n'a pas de prix et mes photos me font voyager aussi!
T'as aucune chance, alors saisis-la!!!
AS Astragale Regular ·
oui, à presque toutes les questions ! Il y a un an et 4 jours, je commencais mon grand voyage de 6 mois ... et le retour s'est fait sans mal. mais c'était un peu dur d'expliquer aux autres pourquoi ça a été génial. ça m'a donné le courage de me lancer, de me mettre à mon compte en rentrant. Donc le bilan est plutôt positif. Sauf que il y a 3 jours, j'ai ressorti mes photos pour faire des agrandissements et là, j'ai eu un coup de blues monstrueux. Et je sais ce qui me manque maintenant: pendant 6 mois, ça a été le bonheur, sans stress, sans colère, sans énervement contre tout et tout le monde.... Et en rentrant, j'ai perdu tout cela. Même si je fais un métier qui me plaît, je sais maintenant que je ne serai plus aussi heureuse que pendant ces 6 mois. Mais bon, c'est la vie !
VA Valerie0610 Regular ·
salut! juste pour te dire que je suis partie 3 ans en tout à l'étranger 18 mois en irlande, 3 mois au costa rica puis le reste à voyager au gré des envies), et qu mon retour a été très très dur, ça fait un an que je suis revenue et j'ai cette sensation étrange 'avoir loupé le coche, je suis partie trop longtemps pour accepter de revenir à ma vie d'avant, que j'avais fuie. maintenant c'est métro boulot dodo et je regrette l'ambiance des voyages où on est aventureux, ingénieux, ouverts, on vit des moments irréls. bon courage pour la vie de tous les jours. à +
récits et photos de voyages sur http://valerie0610.over-blog.com
MA Matavenga Regular ·
je ne fais que confirmer tristement: c'est pareil. Maintenant que je suis de nouveau devant mon bureau je me demande vraiment ce que je fous la, c'est pas facile. Sauf que des fois je me surprends a sourire en pensant au paquet de gens incroyables et adorables que j'ai rencontré et au paysages magnifiques que j'ai vu. Avoir de la nostalgie c'est avoir vecu de belles choses.

Bon courage a toi aussi 😉
T'as aucune chance, alors saisis-la!!!
DE Delbretto Regular ·
J'ai commencé la discussion donc je vais mettre aussi mon point de vue meme si je ne suis de retour que depuis 7 mois d'un TDM . Retour peu difficile au départ avec joie de revoir les siens, de regouter sa bonne vieille gastronomie Française, de redormir ds le meme lit plus de 3 nuits d'affilée et (d'essayer) de partager ces moments de plénitude avec ses proches. Ensuite l'émulation de ce voyage conduit à mettre en place d'autres projets ou le seul point commun est la sensation d'excitation que tu as connu lors de ce voyage.En effet, cette expérience donne vraiment confiance et booste et apres on a envie de croquer le monde (ds le sens noble du terme) et de continuer à s'épanouir (pour surfer sur la plénitude de ces nombreux mois uniques) Malgré tout, à un moment donné, ce processus se heurte à la réalité de notre quotidien qui, quoiqu'on fasse, reste dicté par les horaires de la société active et par l'inexorable ronronnement de nos semaines qui défilent. Cette sensation conduit soudain à ramener le voyage dans une autre sphère, une sorte d'autre vie qu'on a vécu et qui semble de plus en plus loin.. Amertume, non! Tristesse, non! Nostalgie, parfois Regret, jamais!!! Le tout est (d'essayer) de prendre du recul et de construire d'autres reves selon ses possibiltés et ses envies. Ceux qui ont été capables de prendre plusieurs mois ou années pour construire, organiser etvivre ce périple sont armés pour d'autres "challenges" La vie est un puzzle, on ne sait pas trop quoi mettre dedans, on est tenté de mettre les memes pièces que les autres par sécurité et/ou éducation et à un moment donné, certains préfèrent mettre celles dont les couleurs les font sourire et rever. A partir de ce moment-la, l'état d'esprit est ancré. alors, on patiente car il faut un temps de gestation pour retrouver et placer une couleur qui nous plait mais une fois que c'est fait, l'étincelle qui était présente pendant ce voyage se remet à briller...
JE Jeffdu11 ·
Moi, je suis rentre il y a 10 mois de 1.5 ans en Amerique du Sud. Le retour fut genial, la joie de revoir ses proches et bien manger, une boulimie de projets, comme on en a en voyage, plus d'idees et de projets que de temps qu'il n'en faut pour les realiser. Mais en meme temps, un grand decalage, enorme, l'impression d'une frilosite ambiante en France, l'impression d'une non-communication generalisee entre les gens, l'impression de deborder d'energie par rapport aux autres, l'impression d'avoir rajeuni mais en meme temps muri. C'est en reprenant le travail, qu'on realise vraiment que le voyage est fini, que l'energie du voyage, la recherche du beau, de l'hedonisme retombe. C'est finalement en etant confronte aux autres, ceux qui ne sont pas partis qu'on redescend, oblige de s'adapter a la nouvelle realite et d'y adherer sous peine de faire l'autiste. Le sentiment du voyageur "tout est possible" se heurte vite a la realite du quotidien. Comme tu dis Delbretto, au bout d'un moment "on ramene le voyage dans une autre sphère", un autre monde, une autre realite, qu'on est content d'avoir vecu, qui nous a enrichi mais qui est deja tres loin. Nostalgie quelquefois, regrets aucun, tristesse parfois quand le lien social si riche du voyage me manque, on rencontre pas des gens interessants tout les jours dans la vraie vie. Une grande surprise du retour fut de realiser que professionellement apres 2 ans sans travailler, je n'avais rien perdu (c'est comme le velo), que les employeurs ne sont pas si obtus par rapport a ce genre de situation et ca ca encourage a repartir dans pas trop lontemps (mais pas autant de temps). C'est drole aussi de voir comment ca eclaire les yeux de certains de dire qu'on a voyage, c'est dans l'inconscient collectif, l'idee de tout plaquer un bout de temps et de faire le TDM.
DE Delbretto Regular ·
Ta réponse est amusante.Ell est en tout point semblable à ce que j'ai ressenti et ce que je ressens. Ce fourmillement de projet à ton retour, cette envie de retrouver toutes les valeurs que tu as rencontré durant le voyage et de les adapter à notre société puis finalement cette déception de ne pas pouvoir le reproduire ajouté au fait que les gens rencontrés ne sont pas tjs forcéments stimulants... Malgré tout, meme si il y a quelques périodes que l'on peut qualifier de peu stimulante actuellement, il faut rester vigilant pour ne pas s'endormir ds ce système bouffeur d'énergie positive et continuer à essayer d'adapter les regles de la société à notre façon de voir les choses sans etre en marge.Beau discours, tu vas me dire facile a dire, peu évident à faire. Personnellement, Mon travail le permet mais le chemin risque d'etre long et parsemé d'embuches... Bon courage a toi également!
MA Marie31 Globetrotter ·
alors pour moi le bilan 14 ans apres !!!! nous avons pris 6 mois (que 6 mois) en 92 à notre retour effectivement plein de projet :mariage, these de doctorat, partir vivre en province (toulouse ) pour avoir une autre qualite de vie, 3 enfants en 5 ans ! achat d'une maison..... 14 ans apres je repense à ces 6 mois et je me demande si je n'ai pas revée bien sur nous avons continue à voyager meme avec les enfants jeunes :nepal, malaisie, namibie nouvelle zelande .... mais le projet de realiser un vrai long voyage avec les enfants ne m'a jamais quitte à mon grand desepoir il ne s'est toujours pas realise et cela devient meme de plus en plus difficile à imaginer :emprunts, boulot à responsabilite de plus en plus importante (avec meme reprise d'une formation finance à HEC de 18 mois avec these au bout pour mon mari ) deja 2 enfants sur 3 au college j'ai du mal à me resigner et d'attendre la retraite pour refaire un long voyage car je pense qu'un tel projet serait une magnifique aventure familiale bref 14 ans apres j'ai encore le blues .....
AR Aristote00 Regular ·
Tu sais c'est un choix....j'ai aussi fait une grande école, des formations très longues mais... J'ai décidé un moment de partir pour revenir certes...les collègues courrent tous après la gloire, sont impatients de diriger 1000 personnes et avoir le salaire qui va avec...on peut aussi décidé de ce que l'on fait dans la vie... Avec ta formation no pb : tu seras jamais malheureuse c'est à toi après de savoir si tu préfères être enterrée avec tes relevés de compte en banque et tes dipômes encadrés...ou profiter de la vie...avec tes enfants en prime...

Tu es poussière et tu retourneras poussières...Genèse châp III verset XIX...
TR Trotteuse Veteran ·
bonjour

Oh làlà !! quest ce que ca ma fait du bien de vous lire surtout ceux qui ont déprimé en rentrant, je me sens moins seul!! je suis rentrés d'un tour du monde dont 8 mois en Australie a vivre ds un tout petit van, a m'endormir a la belle étoile, voir des kangourous passer a coté de nous bref... enfin tous ce que j'aime réunis les animaux, la nature, la paix, la liberté, la culture des gens quoi que les pays qu'ont n'a fait n'ont plus vraiment de culture (l'australie crache sur les aborigènes, la nouvelle zélande sur les maoîs) mon mari s'est remis assez vite a part un stress intérieur qui lui a fait choper un espece de champignons sur les cheveux!!! il a ouvert son agence immobilière dans le but de taffer comme un malade qq années et repartir faire ce qu'on aime c'est a dire aider les enfant, les animaux en difficultés mais faut bien de l'argent qui tombent tous les mois. MOI J'ai fait 6 mois de dépression (oui ca fait long) impossible de me remettre ds la masse de Paris ( ce stress !!!) mes amis ne m'intéressent plus!! je ne peux plus dépenser ma tune ds les fringues, les trucs futiles!!! je suis en colère sur tout le monde surtout ceux qui m'éprisent la nature, meme qui jetent leur clopes par terre ca m'enerve, voilà ma situation, j'ai complétement changé!! je ne reve que de repartir !!!
La vie à la même valeur peut importe la taille de l'être qui la porte !
AR Aristote00 Regular ·
Ah oui ca va loin...peut etre que Paris question nature c'est pas le top...partez en Province.
BL Blackhawk Regular ·
on peut aussi décidé de ce que l'on fait dans la vie... Avec ta formation no pb : tu seras jamais malheureuse c'est à toi après de savoir si tu préfères être enterrée avec tes relevés de compte en banque et tes dipômes encadrés...ou profiter de la vie...avec tes enfants en prime...

J'aime beaucoups, c'est tellement vrai.........trop de gens se laisse embarquer par le quotidien, la routine, la societe.....et ne s'arrete pas pour ce demander "qu'est ce que j'ai vraiment envie de faire de ma vie????"....
MA Marie31 Globetrotter ·
d'accord mais un projet de tour du monde en famille se decide aussi en famille :il faut que tout le monde soit sur la meme longueur d'onde au meme moment et ici ce n'est pas trop le cas :mon mari "s'eclate " au boulot et trouve que rien ne presse .nous avons eu l'occasion de prendre 6 mois sabbatique il y a 14 ans (avant les enfants) et visiblement cela lui suffit pour l'instant il attend la retraite pour recommencer . plus le temps avance et plus les contraintes augmentent : les enfants grandissent et sont un peu moins partants, les etudes deviennent plus prenantes, la sante de nos parents agés de degrade, les responsabilitées pro augmentent .seule bonne nouvelle la maison est finie de payer !!! gardons l'espoir !!
PA Pataugas Veteran ·
Prends un billet d'avion solo et envoie-leur des cartes postales!😛 Non? Plein d'excuses? C'est donc qu'au fond tu trouves ton compte dans les contraintes...
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
RO Roussillon Veteran ·
Il est clair que nous en gardons tous des sequelles de ces voyages longue durée!!!! Et la 1ere c'est que nous voulons absolument repartir apparement. Il y a 3 ans je suis revenue d'une année passée en INDE du sud. Un bouleversement ds ma vie. Plein de questions: pourquoi sommes nous aussi égoïstes en France? Pourquoi ce besoin tj grandissant de consommation à outrance? Pourquoi es-ce que l'on m'oblige à acheter 12 rouleaux de PQ ou 6 paquets de chewing-gum alors que je n'en ai besoin que d'un? Pourquoi tous ces gens ici sont sans cesse en train de courir, de parler du temps qu'il fait ou de la pluie qui les agace....des impôts qui les emm....

Oui vraiment j'ai carrement déprimé à mon retour et je n'espérais plus qu'une chose c'était de repartir. Et puis les habitudes sont revenues, le train-train était reparti et à nouveau je me réadaptais à mon pays, je revais reprendre un boulot pour bouffer! J'ai gardé toutefois un objectif, gagner un peu d'argent et vite me retrouver un pays qui m'accueillerai encore. C'est chose faite, je repars ds 5 mois, et cette fois c'est pour le Costa-Rica et pour une période genre CDI, 1 an 5 ans, 10 ans, je n'en sais rien encore.
Mon Blog sur ALMUÑECAR (costa Tropica) : -> https://vivre-en-espagne.blog4ever.com/ Blog sur l'Amérique Latine (en anglais): -> http://GreenMochila.com Ma passion des cactus sur Facebook : DAD Création. Cactus et succulentes dans un coquillage.
MA Matavenga Regular ·
C'est vrai que j'ai remarqué que mon rapport avec l'argent a bcp changé aussi et je relativise egalement sur l'utilité de toutes choses. J'ai developpé comme une mefiance extreme envers les objets ayant bcp de valeur. Une voiture tres cher, par exemple, me fait litteralement "peur": tout cet argent, toutes ces années de travail, toute cette force, dépensé pour un objet tellement fragile et destructible.

Une tele de 600 euros payé 3 de trop!!! Une rayure minuscule sur l'aile de la caisse!!! Ces routes avec le macadam en mauvais etat!!! Consommer, consommer, croissance, croissance, tjr plus, tjr plus!!!!!

Tellement de problemes que je ne comprend plus... Ca me depasse. Ca devient ireel.

C'est vrai que voyager te permet de prendre pas mal de recul, d'ouvrir un peu les yeux.

(je pense que je repartirai bientot)
T'as aucune chance, alors saisis-la!!!
AR Aristote00 Regular ·
Bonjour le tableau...
PA Pataugas Veteran ·
"Ca devient irréel" En fait, je crois que c'EST irréel! A côté de la plaque. Et pourtant une réalité nécessaire à nos économistes, à la chaîne dont nous devons être les maillons: consommez sinon vous vous condamnez vous-même au chômage sans espoir de retrouver un gagne-pain! Consommez! Soyez dans le coup avec la bagnole qu'il faut! Rassurez-vous avec les rêves qu'il faut! Souscrivez au rêve! Empruntez pour vos vacances! Endettez-vous! Etourdissez-vous! Achetez! Rassurez-vous! Souscrivez à l'assurance contre la vie! Pétochez, répondez à notre enquête, vous êtes si beaux lorsque vous pétochez, nous vous comprenons lorsque vous pétochez, nous avons conçu pour vous le produit qu'il faut pour .... pétocher confortablement, élégamment, ef-fi-ca-ce-ment, com-pé-ti-ti-ve-ment! Viendez! Viendez tous! On est tous compétents!

Repartir, ma foi oui. Pour fuir ou poussé par un élan? En attendant, c'est fou les économies que l'on peut faire lorsqu'on n'achète plus la bagnole sans égratignures et tous les trucs-cataplasmes, n'est-ce pas?😉

T'as vu? Il neige sur les contreforts des Vosges aujourd'hui...
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
MA Matavenga Regular ·
...et pendant ce temps dans d'autres coins du monde, des gens ont une vie a des milliards d'années de la notre.

Fuir ou poussé par l'élan? Pfff franchement je sais plus...

hé, j'ai vu! deux centimetres de neige ce matin sur la voiture! 😉
T'as aucune chance, alors saisis-la!!!
NI Nicodemus ·
Salut, Je pense que bcp on dressé un schéma assez déprimant du retour après un long voyage, j'ai vécu la moitié de ma vie a "l'étrangé", l'autre en Europe... Bien sur il y a le spleen, le blues du voyage pour toute personne revenant en Europe mais je pense que si vous vivez des expériences fortes, au contraire, ou que vous alliez, vous aurez la force de le dire et de l'expliquer... Malgrés les imbeciles qui croient tous savoir alors que souvent ils ne sont même pas aller dans le pays (ou ont passé 2 semaines au club med!), sachez que ces gens souvent souffrent... de jalousie, d'égoisme... Depuis petit je vais d'un pays a l'autre, je découvre des cultures, des traditions, des façon de penser et de faire différentes... Alors pour moi l'Eürope n'est pas la référence( je crois que c'est comme apprendre une langue au début on a tendance a tout traduire dans sa 'l'angue d'origine'et puis très vite on se rend compte que c'est dangeureux et handicapant, on en viens donc a réfléchir dans la langue parlée directement...Moi tous mes voyages sont dans mon coeur( je peux les partagers mais personne ne peut me les volers), toutes les images sont dans ma tête(' pas besoin de faire le beau avec photos et autre), j'ai conservé le plus important en moi et si certaines personnes en Europe ( et presqe tout le monde dans d'autres pays!!!) veulent bien en discuter, c'est avec un réel plaisir que nous conversons... J'ai appris deux choses essentiel en voyage: ne pas juger, ne pas comparer... L'effort est tjs a faire au niveau de l'adaptation( même dans ce que je crois être mon pays, j'ai bcp d'efforts a faire pour me faire comprendre après mes voyages...). Pour moi et, cela depuis petit, je ne suis pas Français ou Colombien ou Jamaicain mais je suis citoyen du monde, partout ou je vais je suis chez moi, il n'y a pas de références et je m'adapte a chaque endroit ou je vais ( en tout cas j'esssaye!). Je ne pense n'y a repartir ni a ne pas repartir, chaque jour est un voyage qu'il faut savoir apprécier a sa juste valeur( pour partir ou repartir il faut avoir un point de départ, je n'ai pas de point de départ et donc pas d'arrivée: je chemine, rencontre, m'enrichi et si je le peux je partage), nous avons un proverbe qui dit:" je ne sais pas ou je vais mais je sais d'ou je viens" et je viens de la planète terre...
DE Delbretto Regular ·
Alors pour moi l'Eürope n'est pas la référence( je crois que c'est comme apprendre une langue au début on a tendance a tout traduire dans sa 'l'angue d'origine'et puis très vite on se rend compte que c'est dangeureux et handicapant, on en viens donc a réfléchir dans la langue parlée directement...Moi tous mes voyages sont dans mon coeur( je peux les partagers mais personne ne peut me les volers), toutes les images sont dans ma tête(' pas besoin de faire le beau avec photos et autre), j'ai conservé le plus important en moi et si certaines personnes en Europe ( et presqe tout le monde dans d'autres pays!!!) veulent bien en discuter, c'est avec un réel plaisir que nous conversons... J'ai appris deux choses essentiel en voyage: ne pas juger, ne pas comparer... L'effort est tjs a faire au niveau de l'adaptation( même dans ce que je crois être mon pays, j'ai bcp d'efforts a faire pour me faire comprendre après mes voyages...) . Très instructif et intéressant à lire cette vision des choses Je crois de mon coté que j'ai encore quelques voyages à faire pour acquérir ton état ou tu ne compares pas, tu ne juges pas autrui.Ces choses essentielles ont été sans cesse présentes en voyage mais ont tendance à s'effriter lors du "back home", éducation judéo-chrétienne et société occidentale obligent... Finalement, l'adaptation la plus difficile reste la digestion à notre retour dans notre pays de naissance lorsqu'on doit faire cohabiter notre évolution post-voyage, ce que l'on est devenu, ce qu'on aimerait devenir et ce que l'on est réellement.Un long voyage intérieur (re)démarre alors....
JE Jeffdu11 ·
"Finalement, l'adaptation la plus difficile reste la digestion à notre retour dans notre pays de naissance lorsqu'on doit faire cohabiter notre évolution post-voyage, ce que l'on est devenu, ce qu'on aimerait devenir et ce que l'on est réellement.Un long voyage intérieur (re)démarre alors.... "

Tout a fait d'accord, le retour du voyage "It's part of the trip 😉" . Et c'est pas la partie la plus legere du trip, c'est le retour a la case depart (la societe n'a pas change depuis qu'on est partis (et elle n'en finit pas de ne pas changer, voir actualites)), mais avec une logique interieure tres differente (ce qu'on est devenus), changee par nos experiences et rencontres. C'est la confrontation avec tout ce qu'on a fuit (pas forcement en soi) avec tout ce que l'on a projete lors de ce voyage de ce que serait l'avenir, (projections qui paraissaient si simples avec cette energie du voyage). Et de nouveau il faut s'adapter.
CL Claire2005 Regular ·
bien intéressante cette discussion... de jolies choses écrites... je suis jamais partie bien longtemps, mais chaque fois mes voyages ont eu des ecchos plus ou moins lointains après mon retour... et j'ai maintenant de moins en moins le spleen de vite repartir, le besoin de fuir, ni de hargne contre tous ces gens qui consomment avec folie sans se soucier de tous ceux qui souffrent à l'autre bout de la planète...

plus je voyage et plus je comprends que finalement, quel que soit le pays, la culture, les richesses matérielles, les hommes restent tous bien semblables "dans le fond"... la même formidable capacité d'aimer, de vivre "avec coeur", de rire, de s'émouvoir, de donner ou de recevoir, de créer du "beau"... mais aussi les mêmes angoisses, les mêmes souffrances et la même terrifiante tendance à s'inventer des histoires pour supporter tout ça, que ce soit en consommant, en s'en remettant à un dieu, en cherchant le pouvoir, ... ou en voyageant ?!😛

voyager m'a appris à moins juger... et à profiter des belles choses ici comme à l'étranger !
OL Olive314 Regular ·
Oui, ce que tu dis est très vrai pour moi aussi...je m'en doutais déjà avant de voyager d'ailleurs : on est tous pareils, tous égaux ! Mais comme disait Coluche : "y en a qui sont plus égaux que les autres !" Pas besoin d'aller bien loin pour voir ca ! Il n'empêche que le voyage reste toujours un moment privilégié qui "oblige" à la rencontre de l'autre et de soi-même face à un environnement différent...et c'est plutôt riche pour tout le monde en général. Moi je me suis réfugié dans la tolérance et l'amour de tous et toutes...j'essaie toujours de comprendre et pas de juger...ce qui n'est pas forcément le cas pour tout le monde ! 😉
AR Aristote00 Regular ·
Mieux-vivre partout, joie de vivre nulle part... Le Bonheur paradoxal, Essai sur la société d'hyperconsommation. Gilles Lipovetsky.
PA Pataugas Veteran ·
Allez, j'ai toujours "l'idiot du voyage" qui dort sous mon oreiller, alors sers-nous quelques morceaux choisis de ton Lipovetsky, histoire d'y avoir l'accès d'un simple clic (après les zappeurs fous on a les cliqueurs fous sur les sites😉)

Surtout que je n'achète plus de bouquins... je vends les miens! Qui n'en veut? Je suis en train de m'organiser un stand sur les marchés aux puces du dimanche cet été!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
CH Christian06 Veteran ·
Allez, j'ai toujours "l'idiot du voyage" qui dort sous mon oreiller, alors sers-nous quelques morceaux choisis de ton Lipovetsky, ....... Surtout que je n'achète plus de bouquins... je vends les miens! Qui n'en veut? Je suis en train de m'organiser un stand sur les marchés aux puces du dimanche cet été!

Ah !!! le fameux 🤪 Lipovetsky:

Visibilité, individualité, emploi d'une rhétorique de plus en plus instrumentale (proposée et disséquée par des conseillers en communication), on voit sans peine comment on pourrait caractériser, sur le mode de la caricature, les formes contemporaines du « paraître en public » : « star system », « substitution d'un principe de séduction au principe de conviction » (Lipovetsky 1983)

Cela me fait penser, PATAUGAS, au fameux "Camarades" que tu retrouveras peut-être au Marchais Opus 😏
CHRISTIAN

"Ne pas rire, ce n'est pas sérieux"
PA Pataugas Veteran ·
J'ai aussi "PArti'" de François Salvaing, qui est non lu.😕 Kèsstuveux, après Bourdieu, j'ai décroché. Bon alors s'il faut apprendre que la séduction se substitue à la conviction, ça va, je ne vais pas payer pour regarder enfoncer des portes ouvertes!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
CH Christian06 Veteran ·
Pour être honnête, je n'ai jamais entendu parler de ces écrivains philosophes, c'est juste ton "marché aux puces" qui m'a fait tilter 😉
CHRISTIAN

"Ne pas rire, ce n'est pas sérieux"
PA Pataugas Veteran ·
Nooooon, cépavrai, tu as raté Bourdieu??? Il n'était pas un "écrivain-philosophe", mais un sociologue apprécié de peu (sauf lorsqu'il s'est agi d'écrire son éloge funèbre) et détesté dans tous les camps parce que sa lucidité ne se laissait pas corrompre par les cirages de pompes médiatiques.

Juste pour te faire plaisir, lis le fascicule "sur la télévision" ou l'un des deux "contre-feux", ça va pas chercher loin, 80 ou 100 pages maxi.

Et puis: désolée de ne pas avoir fait honneur à ton Marchais Opus😉
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
AR Aristote00 Regular ·
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=940341 Mieux-vivre partout, joie de vivre nulle part LE MONDE DES LIVRES le 07 Avril 2006 Par ROGER-POL DROIT

Extrait : Aujourd'hui, tout se consomme : loisirs, émotions, idées, dépaysements, sagesses... Avec la même avidité fugace, futile et fantasque qui fait la fortune éphémère d'une eau de toilette ou d'une boisson fluo. Les acheteurs sont aussi capricieux qu'exigeants. Leurs comportements deviennent imprévisibles, atypiques. Au milieu de cette profusion qui multiplie les satisfactions individuelles, qui privilégie l'intime et le « sur-mesure », aucun bonheur réel n'est pourtant visible. Ce n'est sans doute pas l'apocalypse, ni même le désastre d'un temps inhumain. Malgré tout, l'amélioration des conditions de vie ne débouche que sur un bonheur blessé, paradoxal.
PA Pataugas Veteran ·
merci😉 Mais je ne l'achèterai pas, celui-là, je trouve qu'il se lit au quotidien dans la vue des voitures que l'on croise, les amis chez qui l'on va et qui laissent la télé en fond sonore et visuel, les voisins qui rabachent le même ennui entre deux projets de vacances "géniales", les dépliants dans les boîtes aux lettres. Je trouve qu'il s'entend dans toutes les chansons du top camembert, dans tous les discours prémâchés que l'on me rote dessus sans les avoir au préalable trempés dans un peu de matière grise ou arrosés de punch. Et j'en ai un peu ma claque de secouer les cocotiers pour ne voir tomber qu'un peu de poussière, ou d'être conviée à un repas pour entendre: "Alors, raconte!"

ET c'est là que - après cette digression - je rejoins le sujet du post. Rien à raconter. Le retour d'un long voyage, ou d'une longue absence, même si c'est moins "d'un an après", eh bien pour moi, il se poursuit par la construction d'une piste pour le prochain décollage. Non pas pour voyager, mais parce que, en visite dans un pays qui ne m'attirait pas tant que ça, j'ai commencé une nouvelle vie. Et cette nouvelle vie m'est si naturelle et si fertile que la seule chose à faire... c'est d'aller la continuer. Là-ba je ne suis pas confrontée à toutes ces fausses barbes engluées dans la trouille ou émoustillées par la perspective d'un nouveau joujou, non. Je vis dans la cambrousse où je bosse, à mes affaires ou à donner un sérieux coup de main à mon homme, nous menons une vie qui n'est pas très loin de l'autarcie, de temps en temps nous voyons quelques visiteurs qui s'étonnent ou s'extasient... mais eux viennent de la ville (petite ou grande) et si "la nature" leur plait, cela ne dure pas très longtemps. Au premier serpent, à la seconde soirée sans télé, à la première panne de générateur, à la vue d'une brindille dans l'eau du robinet ("de source"), à la perspective que cela dure... et qu'il n'y a pas le moindre voisin à 40 kms à la ronde! eh bien ils se mettent à parler d'absence de "culture". "Cela ne vous manque-t-il pas?". Nous avons des bouquins! Souvent ils en ont moins chez eux... En fait, ils veulent parler du contact avec d'autres gens, plein de gens, un étourdissement de gens! Ou de la possibilité de contact plus que du contact lui-même. Dans un endroit reculé et parfois difficile il n'est pas possible d'éviter la confrontation avec soi-même. Et en couple, le révélateur agit rapidement, une fois la pâmoison ("ooooh, comme c'est bucolique chez toi!") passée. Si tu n'as pas des racines qui puisent dans le feu de la terre, ou si tu n'en as pas conscience, eh bien tu passes des vacances "hors normes" que tu racontes à tes amis au retour, et puis tu te paies une petite déprime parce que "les dépliants et la télé en toile de fond" au retour, ça coince. Mais si tu n'as pas besoin de t'identifier à des "consomm'acteurs" pour exister, eh bien de retour de ce voyage qui t'a tellement éloigné des schémas qui te collaient aux semelles "avant", tu vas dégager une pêche d'enfer, et c'est une sacrée rampe de lancement pour démarrer ou faire aboutir des activités dans un milieu morose, car tu plais, tu séduis, tu "donnes envie de". Et ta manière d'être donnera parfois la possibilité à tes interlocuteurs de retrouver leur propre flamme. Sur la durée... eh bien (et c'est la raison pour laquelle je n'avais pas écrit jusqu'à présent sur ce post "bilan, un an après") je ne suis pas sûre que cela tienne! Mais bon, au moment où tu mords dans un morceau de barbaque ou bien lorsque tu respires, ce n'est pas à la durée que tu penses: tu fais sur l'instant la seule chose, bonne ou savoureuse, possible. Il se trouve que c'est aussi celle-la qui va te "garantir" l'instant suivant. Le MOTEUR est la réponse, pas le FREIN!!! Pour ce qui me regarde, ben non, je n'ai pas grand'chose à raconter. Je vois mes "voisins" le moins possible, faut pas pousser, j'en ai vraiment ma claque de leur dire "MOTEUR!" et d'entendre "FREEEEEEEEEEEIIIIIIIIIIIIIINNNNNN". Je travaille beaucoup (j'ai besoin de p'tits sous) et comme mon boulot est informatique et de plus, chez moi, eh bien c'est agréable de l'entrecouper par de petits passages sur VF. Je rencontre des clients, et des futurs clients, et ma foi plus il pleut et plus je dois avoir l'air de ressembler au printemps car le contact passe du tonnerre (m'est avis que je fais aussi du bon boulot en arrière-plan😉), je regarde le calendrier qui travaille pour nous ("nous", c'est mon homme et moi) je pédale parce que finalement le temps passe vite! Je râle parce que le temps passe trop lentement! Je n'ai pas la télé mais j'écoute la radio lorsque le travail à faire me le permet, je vais au supermarché comme tout le monde mais je n'achète pas ce dont je n'ai pas absolument besoin, etc etc.. D'une certaine manière, autant que possible, j'invente ma vie.

Et (la mémère ayant vécu) s'il y a DEUX choses que je n'oublie jamais, ce sont bien celles-ci: C'est en fonçant dans un rêve fou que j'ai rencontré mes plus grands succès La vie ne me devant rien, tout est donc naturellement aléatoire, et peut sombrer en un quart de seconde

PLEIN DE MOTEUR à tous!!!!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
AR Aristote00 Regular ·
Ce livre va peu-être te plaire...il te décrit...:

Franck Michel, L'autre sens du voyage, Manifeste pour un nouveau départ, ed. Homnisphères, coll. Expression directe, 2003.

"Pour ne plus être dépendant, il s'agit de prendre ses distances par rapport à la facilité, de réapprendre à ne dépendre de rien. De préférer une certaine "richesse de la pauvreté" à la misère mortifère plongée au coeur d'une société vouée à la consommation".

Bref il conseil en voyage de se contenter de peu pour stopper la logique du toujours plus et surtout d'adopter un autre style de vie ou le temps n'est pas compté (antithèse donc du voyage organisé ou tout est programmé et minuté). Attendre un bus des heures fait ainsi partie du voyage dans une logique de réapropriation du temps. Pour regagner totalement notre liberté nous devons avoir la maîtrise et du temps, et de l'espace. Le voyage en routard correspond à cet idéal de voyage.

déjà évoqué il y a qques mois : http://voyageforum.com/voyage/pourquoi_voyagez_vous_en_routard_D23182-2/

j'ai connu des lits de camp bien plus doux qu'un oreiller et des dîners de rois sur le zinc d'un buffet de gare...lalalallalaa
SO Soledad33 Regular ·
je ne sais pas si je rentre dans la catégorie des voyageurs que tu recherches puisque je n'ai pas "voyagé", j'ai vécu ailleurs pendant un an (Grenade en Espagne).

les souvenirs sont là "en arrière plan" chaque jour, un peu comme des mois de calme avant la tempête, des mois qui passent trop vite et où on ne se pose pas de question le matin. Une année en "pause" en somme, mais sur le moment on n'a pas la sensation que tout ça est temporaire et qu'on va revenir tôt ou tard à la "réalité", on ne se pose pas la question : quand tu poses tes bagages pour un an quelque part tu ne te dis pas "zut c'est bientôt finit", tu as le temps de voir venir...

un an dans une des plus belles villes du monde qui plus est, en dehors du temps et de l'espace. un peu comme un week end où tu es bourré et où tu ne sais pas si on est samedi matin ou dimanche soir, on est juste bien, on plane. (à consommer avec modération ;))

donc pour répondre : que me manque t il aujourd'hui? Tout ça! Le fait de se lever le matin sans angoisse et sans être pressé, tout simplement.

je repense à ce "voyage" comme un moment de grâce, un rêve qu'il m'a été donné de vivre par chance.
PA Pataugas Veteran ·
😉taquin eh!😉

Il y a aussi Cendrars, Pas celui d'Or ou de Rhum, mais celui d'Emmène-moi au bout du monde, d'Oultremer à Indigo, de Dan Yack, celui qui savourait à donf ce dans quoi il partait, et puis filait s'enfermer dans une pièce aveugle, pour écrire en menant une vie d'ascète. Avec ce fameux "lecteur inconnu" auquel il s'adressait! Deux facettes bien différentes pour un même bonhomme. VIVRE, est la réponse à une question qui n'est pas à se poser, pas de turlupiner autour de la difficulté à se réadapter, nom d'un caramel mou, il faut VIVRE, quoi que l'on fasse, quelles que soient les circonstances, puiser dans nos tripes et VIVRE bon sang! Traverser les choses, bonnes ou mauvaises, ne pas se défiler, avancer et se nourrir, se fortifier, avancer encore!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
DE Delbretto Regular ·
(de retour de ce voyage qui t'a tellement éloigné des schémas qui te collaient aux semelles "avant", tu vas dégager une pêche d'enfer, et c'est une sacrée rampe de lancement pour démarrer ou faire aboutir des activités dans un milieu morose, car tu plais, tu séduis, tu "donnes envie de". )

Tout à fait d'accord avec toi, plutot que de se lamenter sur le retour et se bercer dans la nostalgie du voyage, il faut essayer de surfer sur cette énergie accumulée et faire aboutir ou démarrer des projets.Restons ambitieux et VIVONS!!Cette expérience doit donner une confiance énorme!!

(Sur la durée... eh bien (et c'est la raison pour laquelle je n'avais pas écrit jusqu'à présent sur ce post "bilan, un an après") je ne suis pas sûre que cela tienne!) Mais et il y a parfois des mais, est ce que sur la durée, est ce que cet état d'esprit résiste et ne s'essouffle pas? personnellement, depuis 2 mois ( alors que je suis rentré il y a 8 mois), c'est plus difficile....à force de cotoyer des électrons souvents négatifs, la foi parfois s'émousse... Mais bon en te relisant, j'ai remis un peu d'essence dans le moteur😉 et je vais tenter de continuer à consolider cette énergie!
CL Claire2005 Regular ·
Salut Pataugas ! Toujours autant de malice dans tes mots. J'aime bien ce que tu écris. Anti-déprime 😎 !! je me retrouve bien dans l'idée que la vie est trop courte pour se laisser emmerder par des gens pas marrants ou par des pseudo-problèmes existentiels !! Heureusement qu'il y a des mémères qui ont vécu pour nous rappeler à l'ordre😉...
ES Estha Regular ·
Cela va faire bientôt un an que je suis revenue. Au début j'étais partie pour un voyage, et en cours de route j'ai cherché à me fixer... puis n'obtenant pas ce que je voulais, et avec les pressions de la famille en plus, je suis rentrée. J'ai travaillé un peu, j'ai redécouvert la France, je suis repartie un mois faire mes adieux là où j'avais voulu vivre, re-rentrée, et depuis, ben, je crois que c'est une dépression que ça s'appelle... Je me rends enfin compte que je n'étais rentrée que pour me re-coller dans ces "schémas qui nous collent aux basques". Je vais donc, maintenant que j'ai sorti la tête de l'eau, tenter de trouver mon chemin hors de ces voies toutes tracées qui m'oppressent. En me prenant la tête le moins possible... Par contre je voudrais ajouter que l'expérience du voyage même si elle EST formidable et enrichissante, peut laisser un goût amer. Faut croire que j'ai pas avalé ma décision de rentrer en France, en fait, mais je ne suis pas encore décidée à retourner là où j'avais voulu bâtir ma vie... Bref, je flotte encore. Ce qui est certain c'est que ce que j'ai vécu avec beaucoup d'intensité parfois, m'a donné un regard un peu différent sur la vie. Il m'aura fallu ça pour ête moins matérialiste, moins paternaliste, entre autres.
Yo no busco la felicidad. Busco la libertad, porque ser libre es lo que me hace feliz.
BI Bikeman Veteran ·
voila deja 4 ans que je suis rentrer d'un tour du monde a vélo de 6 ans et a avrai dire je ne me suis toujours pas réinséré et je ne le ferais dsans doute jamais !!pas une journée sans que je pense au bonheur que de voyager librement a vélo !depuis pourtant j'ai fais un autre trip de 9 mois, accompagnée des groupe en voyages dans une dizaine de pays mais ce tdm a vélo me colle a la peau . Ma vie en a été bouleversée a jamais, (et tant meiux) j'ai trouvé un poste de guide de voyage et actuellement fini une formation pour bosser dans les ong !! voyager est et restera le moteur de ma vie !!
la vie est comme un livre, celui qui n'a pas voyagé n'en connais que la 1ere page.
GA Ganesha75 ·
salut,

le sujet de cette discussion m'a particulièrement intéressé pour plusieurs raisons : j'ai toujours eu envie de voyager mais je n'ai jamais osé sauter le pas pour diverses raisons : je voulais d'abord finir mes études car je craignais que si je les lachais pendant qq mois, je n'aurais jamais le courage d'y retourner, peu d'ami(e)s autour de moi souhaitant faire la même chose (et n'étant pas solitaire..je ne voulais pas partir seule..), pas reçue une éducation à tout lacher pour voyager (parents assez "conformistes" genre tu auras le temps de le faire quand tu seras à la retraite...🤪...enfin bref, beaucoup de freins...et puis l'été denier, je suis partie (seulement) 1 mois pendant lequel j'ai fait l'équateur et le pérou (je suis partie avec une copine et j'en ai rejoins une autre qui avit passé 1 an sur quito)...au retour j'ai déménagé sur paris, mais depuis cette expérience, je n'arrive pas à zapper la sensation de liberté, de quiétude, d'apaisement après des années de "recherche" vers ce à quoi "j'aspire"...c t comme si j'avais trouvé ma place...mais je me suis dit que ça passerait, donc j'ai quand même retrouvé un taf (je bosse en RH), mais y a rien à faire, je ne zappe pas...là j'ai une amie qui travaille en haïti et qui m'incite à sauter le pas...mais ce qui me fait hésiter c'est la peur de partir pendant plusieurs mois travailler dans des ONG, voyager...et qu'à mon retour (si je reviens mais y'a quand même de grandes chances...😄) je me galère au niveau des employeurs pour retrouver un boulot intéressant en france, car les employeurs sont souvent peu compréhensibles sur nos envies de "voir autre chose"..en même temps, je me dis que si je ne le fais pas maintenant (pour le moment je suis seule sans enfant..) je ne le ferais certainement jamais et que je resterai avec ce goût "amer" de ne pas avoir été au bout de mes envies...et après tout on a qu'une vie, et on ne sait jamais ce qu'on trouvera au bout du voyage...enfin bref, j'en appelle à vos expériences diverses et variées pour m'aider à me décider (car j'ai un CDD qui va se terminer en automne donc ça pourrait être le moment pour décoller!!!) merci d'avance pour vos témoignages et conseils....😏
Ganesha
PA Pataugas Veteran ·
Tiens, clique sur http://voyageforum.com/v.f?post=496464#496464 c'est le premier message d'une discussion qui t'intéressera...
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
ZE Zebulon787 Regular ·
Bonjour,

Discussion hyper intéressante. Je suis en plein dans ce genre de pensées, après être rentré en août 2016 d'un tour du monde de 2 ans.

Je connais également les difficultés du retour (perso et pro), j'ai des désirs de reconversion professionnelle, des désirs d'aller vivre à l'étranger. J'ai 48 ans et sur le plan professionnel ça a été très difficile de retrouver un poste (bien que je sois fonctionnaire administratif) car je sentais que beaucoup de responsables hésitaient à me faire confiance après une si longue période sans travailler. Sur le plan perso ça a été (et c'est encore) super difficile de revenir vivre en région parisienne (tout ce béton et tous ces gens stressés et obsédés par le shopping). Je n'ai pas d'envie particulière de repartir de suite en long voyage car ce tour du monde m'a rassasié et je trouve que c'est un peu la solution de facilité de repartir à nouveau en voyage. J'ai hyper envie d'aller vivre au moins quelques années en Amérique latine (gros gros coup de coeur pour ce continent et ses habitants) et en ce moment je me prépare pour ça, notamment à travers des formations de perfectionnement en langues (anglais et espagnol) et en professeur de FLE (français enseigné aux étrangers).

Pour lire mon bilan de tour du monde (en cours de rédaction, car il manque encore 1 ou 2 articles) c'est ici, pour lire mes nombreuses questions - réponses (sorte de bilan aussi) c'est ici, et pour voir la carte de mon itinéraire c'est ici.

Bon courage à toutes les victimes du "TDM blues" ! Vous n'êtes pas seul(e)s ! 🙂
J'ai effectué un tour du monde (de août 2014 à août 2016) : http://fredalaventure.blogspot.fr
ZE Zebulon787 Regular ·
En fait, vu que cette discussion est un peu ancienne (12 ans), ce qui me semble intéressant c'est de vous demander à tous : vous en êtes où, 12 ans après ? (dans votre vie perso, dans votre vie professionnelle) Suite à votre tour du monde, avez-vous changé de lieu de vie, de mode de vie, de travail ?... Comment ça s'est passé ? 😐
J'ai effectué un tour du monde (de août 2014 à août 2016) : http://fredalaventure.blogspot.fr

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