N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Carnet de bord d'une infirmière en mission à Gaza
by Mékong
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Je vous transmet le carnet de route de Sylvette en mission à Gaza la semaine dernière
Eric
N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Merci pour ce témoignage ...que peut on bien ajouter ...
Nous souhaitons que la Palestine se libère au plus vite du joug colonialiste, qu'elle puisse élever ses enfants en toute sérénité, que sa dignité lui soit rendue ........et que les masques tombent enfin.
Maandnach ou maykhessnach
oui en effet peu de choses à rajouter.
je connais une personne qui en revient, bloquée durant 3 jours par les Egyptiens, elle a pu passer 6 jours dans la bande. Elle est repartie les bras chargés de cadeaux dont des baklavas en remerciement d'une population qui a manqué d'eau et de pain durant 4 semaines et sous blocus depuis 2 ans
je connais une personne qui en revient, bloquée durant 3 jours par les Égyptiens, elle a pu passer 6 jours dans la bande. Elle est repartie les bras chargés de cadeaux dont des baklavas en remerciement d'une population qui a manqué d'eau et de pain durant 4 semaines et sous blocus depuis 2 ans
C'est évidemment pas tout le monde qui en en lui cette bonté du cœur et cette dignité...surtout quand on pense à quoi ils ont été confrontés....c'est magnifique ! J'espère qu'après 60 ans d'occupation le peuple Palestinien retrouve enfin une place au soleil....... Dhalma oula medhlouma rana maak ya Falestine... Toujours avec toi O! Palestine ....
C'est évidemment pas tout le monde qui en en lui cette bonté du cœur et cette dignité...surtout quand on pense à quoi ils ont été confrontés....c'est magnifique ! J'espère qu'après 60 ans d'occupation le peuple Palestinien retrouve enfin une place au soleil....... Dhalma oula medhlouma rana maak ya Falestine... Toujours avec toi O! Palestine ....
Maandnach ou maykhessnach
Bonsoir
ben si on n'en parle pas c'est qu'il est une des composantes de la population de Gaza et de ce fait il a subi de plein fouet les bombardements, que ces combattants ont résisté avec des moyens dérisoires face à la 5è armée du monde ce qui a empêché des massacres plus importants.
Vous ne risquez pas d'avoir ce type de témoignage dans les médias au garde à vous.
Tu as peut etre raison... ou bien non...
Dans toute situation fortement mediatisée, il faut savoir prendre les informations avec précaution.
Les opprimés sont parfois opprimants, et inversement... Je soulevais la question car il n'est pas objectif de "critiquer" qu'un seul coté...
Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc dans ce type de conflit.
ah bon et qu'est ce qui te permet d'affirmer ça ?
que connais tu donc de ce conflit pour me donner des leçons ?
je suis sidéré par un tel aplomb
est ce le manque d'informations ou la mauvaise foi qui te fait dire cela.
D'un coté tu as des Israéliens qui sont libres de circuler, d'un autre coté tu as Gaza, une vaste prison à ciel ouvert.
un représentant de l'Onu a dit que c'est le seul endroit où des gens qui sont bombardés ne peuvent pas fuir.
re bonjour
désolé d'avoir été si dur hier Oubliez ce que vous avez entendu et lisez la BD interactive de Chapatte un dessinateur suisse qui travaille dans le journal Le Temps sur son passage à Gaza après le cessez le feu http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9fd8a6dc-f81d-11dd-92d8-fec09178b248/ Eric
désolé d'avoir été si dur hier Oubliez ce que vous avez entendu et lisez la BD interactive de Chapatte un dessinateur suisse qui travaille dans le journal Le Temps sur son passage à Gaza après le cessez le feu http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9fd8a6dc-f81d-11dd-92d8-fec09178b248/ Eric
Dans toute situation fortement médiatisée, il faut savoir prendre les informations avec précaution.
D'accord avec vous...surtout quand il s'agit de "surinformation" d'un seul coté....en l'occurrence pour israel qui a l'appuie de tous les médias occidentaux et surtout l'aide indéfectible des usa. Il ne faut pas perdre de vue que 1300 palestiniens sont morts sous les bombardements israeliens et que parmis eux vous avez 500 enfants....opprimants vous dites ? Évidemment que rien n'est tout à fait blanc ni noir mais faut il renoncer pour autant à l'une de nos qualité humaine première et ne pas donner son assistance à des personnes en danger ? et pour l'heure israel est la 5ème armée du monde et la Palestine est spoliée de ces terres depuis 60 ans.
D'accord avec vous...surtout quand il s'agit de "surinformation" d'un seul coté....en l'occurrence pour israel qui a l'appuie de tous les médias occidentaux et surtout l'aide indéfectible des usa. Il ne faut pas perdre de vue que 1300 palestiniens sont morts sous les bombardements israeliens et que parmis eux vous avez 500 enfants....opprimants vous dites ? Évidemment que rien n'est tout à fait blanc ni noir mais faut il renoncer pour autant à l'une de nos qualité humaine première et ne pas donner son assistance à des personnes en danger ? et pour l'heure israel est la 5ème armée du monde et la Palestine est spoliée de ces terres depuis 60 ans.
Maandnach ou maykhessnach
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Bonjour,
Nous voulons cette année aller en Géorgie. Nous avons un billet pour Istanbul et à priori voulions éviter un Istanbul/ Tbilissi pour voir un eu de !Turquie que j'adoore.
J'ai trouvé un train de Ankara à Kars (25h) : pourquoi pas.
Par contre comment passer la frontière : quelle ville ? facile (ou pas ?).
Je me dirigerai bien vers Batoumi mais je ne suis sure de rien et vous remercie de vos tips.
Merci de vos lumières
hi,
do we absolutely have to get the ETA before traveling to Israel these days?
some people say it’s not mandatory, others say it is.
any feedback, please?
thanks
Hey everyone!
A comeback after so many years... but my question is simple:
"Has anyone wandered around these two countries recently? (The posts and travel journals I’ve read are a bit dated.) I’m planning a trip for late spring—one I had mapped out for 2023 but never got to do.
For any info on transportation, border crossings, cost of living, and interesting hostel/GH addresses, thanks in advance! 😉
Hi,
We’ve got flight tickets for a two-week trip to Georgia from April 8th to 23rd.
Should we go ahead with our trip or postpone it to September, given what’s been happening in the Persian Gulf since late February 2026?
Are there any impacts in Georgia?
Thanks for your help
Hi there!
We’re planning a one-week circuit trip at the end of March
And the Dead Sea
Any dangers we should know about?
Thanks for your help! 😊
Hi there, I’d like to spend a few days in these two countries. How many days do you recommend? Any ideas for things to see? Which airline should I take to go from one to the other? I think there are no more direct flights? Thanks
Hi,
We’re heading to Asia this summer, and to avoid arriving in the middle of the night, we’ve decided to stop over in Dubai for a day and a half on the way there and back. Any ideas for activities during this super-hot period? Bonus points if they’re reasonably priced 🙂 Which neighborhood is best to stay in?
Thanks in advance, and have a great day!
Bruno
We visited the northern/northeast part of Oman, the most touristy area, last February over 11 days there. It’s a great time to go because the temperatures are pleasant and there aren’t too many tourists, even though the country is only just starting to develop its image. 11 days was enough for us to see the essentials, but you can always extend your stay depending on what you want.
2 days in Muscat, 2 days in the desert—we would’ve happily stayed longer—2 days in the mountains, 3 days in the wadis, and the rest for the cities, villages, and the coast.
Oman offers stunning landscapes and a genuinely warm welcome. We always felt safe, never experienced any malicious looks or gestures.
As usual for our trips, we chose to organize everything ourselves but with a guide to better explore and soak up the local culture.
The point of my post isn’t to recount our journey but to encourage and reassure anyone considering this destination.
If I can be of help, I’m happy to answer your questions based on what I know.
2 days in Muscat, 2 days in the desert—we would’ve happily stayed longer—2 days in the mountains, 3 days in the wadis, and the rest for the cities, villages, and the coast.
Oman offers stunning landscapes and a genuinely warm welcome. We always felt safe, never experienced any malicious looks or gestures.
As usual for our trips, we chose to organize everything ourselves but with a guide to better explore and soak up the local culture.
The point of my post isn’t to recount our journey but to encourage and reassure anyone considering this destination.
If I can be of help, I’m happy to answer your questions based on what I know.
What's the best time to travel to Oman?
Hello, we’re two senior couples who often travel with a guide and driver. For this trip to Oman, though, we’d like (for various reasons) to have a fixed base and visit the must-sees with a local guide but on a hub-and-spoke basis. Do you think that’s possible, and what would be the best place to stay?
We’ll be in Oman for 7 days in March 2026.
Thanks in advance for your suggestions.
Hello,
Living in Amman, Jordan, I’d like to visit Jerusalem and the surrounding areas during the Christmas season. I’d love to hear your thoughts on: - the security conditions in Israel/Palestine, - sightseeing in Jerusalem during the Christmas period.
Thanks in advance for your replies!
Best regards, Vincent
Living in Amman, Jordan, I’d like to visit Jerusalem and the surrounding areas during the Christmas season. I’d love to hear your thoughts on: - the security conditions in Israel/Palestine, - sightseeing in Jerusalem during the Christmas period.
Thanks in advance for your replies!
Best regards, Vincent
Hi! If anyone has been to Georgia recently and could tell me if it's feasible to travel around the country using public transport. My itinerary would be Kutaisi (my arrival airport), Tbilisi, Mestia, Ushguli, Batumi, and back to Kutaisi (departure airport) in ten days. My flight arrives late at night, around 1 AM—would it be possible to take a taxi to get to the city center?
Any advice is welcome, and regarding the language, can you get by with English? Thanks in advance.
Any advice is welcome, and regarding the language, can you get by with English? Thanks in advance.
Hi everyone, I’m married to a Kurd from Iraq, and we’re heading to Kurdistan in November with our two-and-a-half-year-old son. Even though I’m really excited about this trip and happy to go, I’m a bit nervous because as a European woman, I feel like there’s nothing to do and I have this image of a dangerous country… To put my mind at ease, I’d love to chat with other Europeans who’ve been there. Thanks! !
Hi there
Does anyone know if it's allowed to use a drone (under 250 g) in Oman?
If so, is there any registration required for the device?
Thanks in advance for your feedback.
Laurent
Hi there,
We’re traveling from 12/23/2025 to 1/9/2025 in Oman.
However, our flight lands in Dubai.
So I’m looking for a car rental company that allows crossing the border into the Sultanate of Oman.
Thanks for your recommendations!
I think I saw there’s also the option of vehicles with rooftop tents…
I think I saw there’s also the option of vehicles with rooftop tents…
Hello... nothing new for several
years now...
Can you go there independently from the rest of the country? Any recent experiences, either in Kurdistan or the rest of Iraq?
Thanks a lot
Hi, we’re traveling to Georgia soon and want to go to Azerbaijan. I’m having trouble finding info on crossing the border.
Is it possible to do it by car or train? Are the land borders between the two countries open? Or do we have to fly?
Thanks in advance
Hi everyone,
Since I had trouble finding up-to-date info, here’s an update on some key points for Jordan/Egypt ferries as of August 2025.
Right now, AB Maritime is the only company still operating ferries. Other companies sometimes mentioned (Jordan Sinaï Hotel and Tour, Sinaï Ferry, etc.) have stopped running (no response by phone or email, and confirmed on-site).
On the Jordanian side, the fast ferry doesn’t leave from the port of Aqaba but from Tala Bay (20 km further south). There’s supposedly a slow ferry that departs in the evening from Aqaba port (according to a taxi driver), but I couldn’t find any info about it.
Currently, there’s one ferry per day in each direction for Aqaba/Taba and another for Aqaba/Nuweiba. But the schedules aren’t great for backpackers—and they’re not the same every day.
On the Jordanian side at Tala Bay, you access the port by walking through a large resort, go through border control before boarding the ferry (+ luggage check). You have to pay the exit tax of 10 JOD (12 €) to "someone sitting on a bench in front"!!! It’s true—you need to ask who to pay, or customs won’t let you through without the magic coupon. Oddly, I arrived early and managed to take a different ferry than the one I’d booked online by insisting (it wasn’t open for online reservations). I bought the ticket on the AB Maritime website. Confirmation by email was brief. Then you have to find another person outside the port who has the passenger list and will give you the actual ticket. (What a joy this organization is!) Luckily, everyone’s really friendly with tourists.
On the Egyptian side, arrival in Taba isn’t in Taba itself but at Taba Heights (20 km further south), in a hotel zone. Immigration can be more or less quick depending on your place in the queue at the single office... (free Sinai visa or paid Egypt visa). And outside... nothing. Nothing: no exchange bureau, no ATM, no drink or SIM vendor... A nightmare. No bus station. One or two taxis at prohibitive prices. Personally, I walked about fifteen minutes to the Strand Hotel to find someone who could actually help me (ATM out of service in that big resort). From there, two bus companies currently operate: Webus in small vans but you have to book at least 2 days in advance (frequent, fast, reasonable prices) or GoBus with large buses (only one per day, even cheaper). They head south to Nuweiba, Sharm El Sheikh, etc. A taxi from Taba to Sharm was quoted at 120 USD at the port exit!
For me, the ferry and GoBus schedules didn’t align at all. If I’d known about Webus earlier, I could’ve saved 6 hours of waiting...
On another note, a Taiwanese traveler I met also mentioned that the Hurghada-Sharm El Sheikh ferry is no longer running.
Basically, these border crossings and ferries are more suited to organized tours than backpackers, but it’s still doable.
Since I had trouble finding up-to-date info, here’s an update on some key points for Jordan/Egypt ferries as of August 2025.
Right now, AB Maritime is the only company still operating ferries. Other companies sometimes mentioned (Jordan Sinaï Hotel and Tour, Sinaï Ferry, etc.) have stopped running (no response by phone or email, and confirmed on-site).
On the Jordanian side, the fast ferry doesn’t leave from the port of Aqaba but from Tala Bay (20 km further south). There’s supposedly a slow ferry that departs in the evening from Aqaba port (according to a taxi driver), but I couldn’t find any info about it.
Currently, there’s one ferry per day in each direction for Aqaba/Taba and another for Aqaba/Nuweiba. But the schedules aren’t great for backpackers—and they’re not the same every day.
On the Jordanian side at Tala Bay, you access the port by walking through a large resort, go through border control before boarding the ferry (+ luggage check). You have to pay the exit tax of 10 JOD (12 €) to "someone sitting on a bench in front"!!! It’s true—you need to ask who to pay, or customs won’t let you through without the magic coupon. Oddly, I arrived early and managed to take a different ferry than the one I’d booked online by insisting (it wasn’t open for online reservations). I bought the ticket on the AB Maritime website. Confirmation by email was brief. Then you have to find another person outside the port who has the passenger list and will give you the actual ticket. (What a joy this organization is!) Luckily, everyone’s really friendly with tourists.
On the Egyptian side, arrival in Taba isn’t in Taba itself but at Taba Heights (20 km further south), in a hotel zone. Immigration can be more or less quick depending on your place in the queue at the single office... (free Sinai visa or paid Egypt visa). And outside... nothing. Nothing: no exchange bureau, no ATM, no drink or SIM vendor... A nightmare. No bus station. One or two taxis at prohibitive prices. Personally, I walked about fifteen minutes to the Strand Hotel to find someone who could actually help me (ATM out of service in that big resort). From there, two bus companies currently operate: Webus in small vans but you have to book at least 2 days in advance (frequent, fast, reasonable prices) or GoBus with large buses (only one per day, even cheaper). They head south to Nuweiba, Sharm El Sheikh, etc. A taxi from Taba to Sharm was quoted at 120 USD at the port exit!
For me, the ferry and GoBus schedules didn’t align at all. If I’d known about Webus earlier, I could’ve saved 6 hours of waiting...
On another note, a Taiwanese traveler I met also mentioned that the Hurghada-Sharm El Sheikh ferry is no longer running.
Basically, these border crossings and ferries are more suited to organized tours than backpackers, but it’s still doable.
Hello everyone,
We’re just back from a wonderful adventure exploring Wadi Rum.
We spent 3 days and 2 unforgettable nights there. Our guide, Mohamad, introduced us to the desert—its beauty, its mysteries—with rare skill, kindness, and generosity. We hiked through breathtakingly beautiful places, slept in a Bedouin tent and under the stars, enjoyed delicious meals, and shared moments of incredible quality.
Mohamad honored us by sharing songs, poems, and stories, and introducing us to his family. His humor, life philosophy, and empathy will stay with us forever.
Without a doubt, one of the most beautiful experiences we’ve ever had.
Mohamad’s contact details can be shared via private message.
I’m also happy to provide any info about this unforgettable trip. Michèle
Mohamad’s contact details can be shared via private message.
I’m also happy to provide any info about this unforgettable trip. Michèle
Hi,
Has anyone visited Azerbaijan recently? I’m looking for info on this destination. The latest posts on this forum are from 2020.
Thanks
Hi,
is it easy to cross from Jordan into Egypt?
Thanks.
Hi,
Do you know where I can find a map for the Mestia/Ushguli trek? At the Mestia tourist office?
Thanks
So happy to be back with you all that I’m rushing to share my trip report!
We chose to stay exactly 14 days to avoid paying for a visa. As a result, we didn’t have time to explore the south—we’ll be back because Oman is a great destination in January. Temperatures were a perfect 25–27°C during the day. No rain for us, but it can happen.
We bought the *Évasion Oman* guidebook. We started with the Jebels (the mountains), abandoned villages, then the desert, wadis along the coast, and finished in the capital. For us, it was easier to go from cold (2,000 meters, after all) to hot before returning to our freezing Normandy in January.
The people were incredibly welcoming and lovely. We camped in natural camping areas where you can make a fire (free, no facilities or water). Easy to find—just search "camping" on Google Maps (an essential app). We traveled as a group of five and rented a 4x4 seven-seater from Europcar before leaving (price included our insurance): 800 euros for 14 days. Essential for getting everywhere, as there are lots of dirt tracks. We brought our camping gear from France since the baggage allowance is 30 kg. Oh, and also two liters of rum and a box of white wine—also essential.
Food was tricky if you don’t like spicy dishes or just chicken. You have to eat at international restaurants, which cost about the same as back home. We’d packed vacuum-sealed meat for the first three days and a few cans. For beaches, stick to the ones marked on Google for swimming—otherwise, they can be dirty and full of oil.
We arrived at 6:30 AM, bought a SIM card (make sure to remove yours before arriving and tape it to the back of your phone), exchanged money (not great rates at the airport—better in malls or souks; no exchanges in banks), and picked up the car. Then we headed to a Carrefour supermarket, but it was closed. We drove to Jebel Al Akhdar, the Sayq Plateau, where we found markets along the way. There are also bazaar shops where you can get gas bottles—they’re everywhere in mid-sized towns. There are even hypermarkets.
We hiked the well-marked old Sayq trail (red and white markings). Our return was improvised. We camped on the plateau and got cold—bring 0°C sleeping bags! The next day, we visited the abandoned villages of Wadi Bani Habib: juniper forests, canyon viewpoints. Then Birkat Al Maws on the way down—a beautiful palm grove. Next, Nizwa Hotel. The beds were really hard there—ask to see the rooms and test the beds before booking. There’s always availability, with prices starting at 35 euros for two.
On the third day, we went to Jebel Shams. Hiked along the canyon starting from Ghul, then descended. Camped on the road to Balha Fortress, which we visited the next morning (stunning!). Then we explored Nizwa before heading to the Wahiba Desert. Camped along the way, then drove to our accommodation: two days in the desert. We found the Thousand Nights Camp 40% cheaper a month before. Note: you have to leave by 1 PM in a convoy to reach the hotel.
On the sixth day, we hiked in the desert on our own because the activity prices were outrageous.
On the seventh day, we headed to a wadi, Bani Khalid, then to Sur, a seaside hotel. We booked just one room for five of us—hotel apartments are huge, and since we had our camping mattresses, it wasn’t a problem to set up in the living room. There’s even a kitchen. In cities, camping spots are poorly located—near intersections, etc.
Beach time and sightseeing on the eighth day, then we drove to the white sand beach in Fins, where we stayed for two nights (we left the tents set up but empty). This was our favorite campsite—go all the way to the end of the road, there’s a small cove and a stunning spot.
On the ninth day, we visited Wadi Shab and the Salma Plateau to find the tombs. The hike up from Fins was way too long—probably better to take the route suggested in the guidebook for a round trip. Meh, no one really enjoyed it.
On the tenth day, we went to Wadi Al Arbiyyin and drove to Seeb Al Mouj to book a diving trip. Stayed at Al Ferdous Hotel Apartments until the end—well-located for visiting Muscat and a great value. Just make sure to check the room first, as some beds are very hard and others aren’t.
Eleventh day: diving and beach time.
Twelfth day: visited the Grand Mosque (unlucky—first day it became paid, and not just a little: 8 OMR). Then explored the old city.
Thirteenth day: the Grand Opera and beach at The Village, where we found a great pizzeria: pizzawifi.com.
Fourteenth day: And that’s it—back home, thrilled to have discovered this magical country. We’ll be back!
We bought the *Évasion Oman* guidebook. We started with the Jebels (the mountains), abandoned villages, then the desert, wadis along the coast, and finished in the capital. For us, it was easier to go from cold (2,000 meters, after all) to hot before returning to our freezing Normandy in January.
The people were incredibly welcoming and lovely. We camped in natural camping areas where you can make a fire (free, no facilities or water). Easy to find—just search "camping" on Google Maps (an essential app). We traveled as a group of five and rented a 4x4 seven-seater from Europcar before leaving (price included our insurance): 800 euros for 14 days. Essential for getting everywhere, as there are lots of dirt tracks. We brought our camping gear from France since the baggage allowance is 30 kg. Oh, and also two liters of rum and a box of white wine—also essential.
Food was tricky if you don’t like spicy dishes or just chicken. You have to eat at international restaurants, which cost about the same as back home. We’d packed vacuum-sealed meat for the first three days and a few cans. For beaches, stick to the ones marked on Google for swimming—otherwise, they can be dirty and full of oil.
We arrived at 6:30 AM, bought a SIM card (make sure to remove yours before arriving and tape it to the back of your phone), exchanged money (not great rates at the airport—better in malls or souks; no exchanges in banks), and picked up the car. Then we headed to a Carrefour supermarket, but it was closed. We drove to Jebel Al Akhdar, the Sayq Plateau, where we found markets along the way. There are also bazaar shops where you can get gas bottles—they’re everywhere in mid-sized towns. There are even hypermarkets.
We hiked the well-marked old Sayq trail (red and white markings). Our return was improvised. We camped on the plateau and got cold—bring 0°C sleeping bags! The next day, we visited the abandoned villages of Wadi Bani Habib: juniper forests, canyon viewpoints. Then Birkat Al Maws on the way down—a beautiful palm grove. Next, Nizwa Hotel. The beds were really hard there—ask to see the rooms and test the beds before booking. There’s always availability, with prices starting at 35 euros for two.
On the third day, we went to Jebel Shams. Hiked along the canyon starting from Ghul, then descended. Camped on the road to Balha Fortress, which we visited the next morning (stunning!). Then we explored Nizwa before heading to the Wahiba Desert. Camped along the way, then drove to our accommodation: two days in the desert. We found the Thousand Nights Camp 40% cheaper a month before. Note: you have to leave by 1 PM in a convoy to reach the hotel.
On the sixth day, we hiked in the desert on our own because the activity prices were outrageous.
On the seventh day, we headed to a wadi, Bani Khalid, then to Sur, a seaside hotel. We booked just one room for five of us—hotel apartments are huge, and since we had our camping mattresses, it wasn’t a problem to set up in the living room. There’s even a kitchen. In cities, camping spots are poorly located—near intersections, etc.
Beach time and sightseeing on the eighth day, then we drove to the white sand beach in Fins, where we stayed for two nights (we left the tents set up but empty). This was our favorite campsite—go all the way to the end of the road, there’s a small cove and a stunning spot.
On the ninth day, we visited Wadi Shab and the Salma Plateau to find the tombs. The hike up from Fins was way too long—probably better to take the route suggested in the guidebook for a round trip. Meh, no one really enjoyed it.
On the tenth day, we went to Wadi Al Arbiyyin and drove to Seeb Al Mouj to book a diving trip. Stayed at Al Ferdous Hotel Apartments until the end—well-located for visiting Muscat and a great value. Just make sure to check the room first, as some beds are very hard and others aren’t.
Eleventh day: diving and beach time.
Twelfth day: visited the Grand Mosque (unlucky—first day it became paid, and not just a little: 8 OMR). Then explored the old city.
Thirteenth day: the Grand Opera and beach at The Village, where we found a great pizzeria: pizzawifi.com.
Fourteenth day: And that’s it—back home, thrilled to have discovered this magical country. We’ll be back!
4 jours de balnéaire dans cet endroit vraiment curieux me permettaient de souffler il y a 15 ans après avoir crapahuté en Asie ou en Afrique : me baigner dans une eau clair et propre et amoindrir le jet lag était mon but ; voir aussi un peu ce mirage au milieu du désert attisait ma curiosité...Et puis Dubai s'est développé et depuis j'y vais une fois par an 15 jours sans m'ennuyer !! Mon budget routard ne m'empêche pas de profiter de ce qui me plait dans un voyage : découvrir des cultures, de l'architecture, des plages aux eaux turquoises.
Je partage ici mes adresses pour ceux qui aiment la simplicité et l'envie d'être étonné !
Dubai s'étale sur 50km de long. Je reste dans le quartier historique de Bur qui est très "indien" et qui est séparé par un bras de mer de Deira le quartier plus "arabe/africain". On passe d'une rive à l'autre avec des abras, petits bateaux en bois typique qui circule toute la journée. Mon hôtel se trouve à 4 minutes de la station de bus Al Ghubaiba, 5 mn du métro Al Ghubaiba et 6 mn de la station de bateau Al Ghubaiba !!! On se déplace facilement depuis ce point et le soir c'est animé on sort en toute sécurité, peu de touristes mais surtout la classe moyenne composée de ceux qui ont fait et font Dubai.
- transports : ...pour y aller : je pars avec Emirates car en prenant le vol de 21h30, dans l'avion je dors avec une musique douce dans le casque , j'atterris à 6h35, je change 200 euros quand j'ai récupéré ma valise, je vais me changer dans les toilettes, je prend un taxi direction l'hotel , j'y dépose ma valise et je file à la plage ! ...sur place : j'achète une NOL carte, l'argentée, qui sert à prendre bus, métro et bateau, selon mes besoins et ma consommation, je la recharge au fur et à mesure, valable 2 ans. ... taxis : équipés de compteur fiable, quand ils sont roses ce sont des femmes au volant, prix aéroport/hotel : 12 euros ...On en trouve partout, ils ne râlent pas quand on fait des trajets courts , entre 15h et 16h plus compliqué car c'est la relève.
- meilleures périodes : pour moi c'est avril-mai et octobre -novembre : pas trop chaud pour se promener mais assez pour se baigner ! Attention à la climatisation votre pire ennemi...elle est partout y compris les arrêts de bus...Un grand foulard ou un paréo pour se couvrir gorge et tête car passer de 32° à 16° quand on rentre dans un mall , un bus ou un taxi c'est assez violent !
- hôtel : je vais au Grand Astoria (Fahidi Street) car le rapport qualité/ prix /emplacement est bien. Très propre je prend sans petit déjeuner car près de la station de bus il y a un grand hypermarché Carrefour où j'achète de quoi petit déjeuner+eaux+lait de chamelle+pique nique... Il y a 2 discothèques en bas prévoir des boule quiés pour s'endormir avant 2 heures du matin..Wifi médiocre il faut changer le mot de passe tous les 2 jours...personnel adorable. Chambre avec télévision (4 chaines indiennes+BBC) un set bouilloire tasses avec sachet thé café et un mini bar.
- Bur Dubai : "mon quartier" Le matin on peut voir des enfants en uniforme qui attendent le bus pour l'école accompagnés par leur mère ou père issus de la 2e génération de migrants et bien installés ici... Ils parlent anglais, arabe et leur langue maternelle, ils ont une éducation poussée et sont trés recherchés d'après les annonces que je vois dans les journaux locaux mis à disposition dans le hall de l'hôtel. Des Etats Unis au Moyen Orient en passant par Singapour et l'Afrique du sud ils ont un bel avenir et sont le soir accompagnés pour une balade en famille par leurs parents et grands parents qui ont permis à Dubai de se développer. Le long du creek quand je prend un thé ou m'assoie il est fréquent que les voisins de banc vous demandent d'où vous êtes...Ici le monde entier se croise, on discute même avec un anglais basique, c'est sympa et convivial, le "take care" ponctue le bavardage quand l'un ou l'autre reprend son chemin... Bur est un quartier avec des visites possibles , super quand on n'a pas envie de bouger: le long du creek (le bras de mer) se trouve un ensemble de maisons reconstituées qui forme un musée "al shindagha museum". On achète un ticket qui permet de visiter l'ensemble des maisons qui ont chacune une thématique liée à l'histoire des 7 émirats dont Dubai est l'un d'eux. Cela prend une journée mais si à l'heure du déjeuner vous stoppez les visites il y a plein de restaurants pour toutes les bourses dans le quartier dont certain au bord de l'eau. En partant à l'opposé on arrive dans le quartier "al seef" qui est la reconstruction à l'ancienne de ce qu'était Dubai au départ : un petit port de pêcheur de perle. Jolie architecture avec des boutiques de souvenirs , ma préférée c'est l'épicerie iranienne où l'on trouve du chocolat au lait de chamelle, du citron noir et des friandises à la rose, pistache, abricot confits, etc... On se promène dans ce quartier tranquille même en temps que femme seule, des toilettes gratuites un peu partout, des bancs de bois ou de pierre ! Le soir un petit vent on peut y manger ou prendre un verre, quelques tours en face, pas les plus belles...
- restaurants : Dans Bur il y a tous ces restaurants qui représentent les régions de l'Inde mais aussi le sous continent indien...mes adresses : en face de l 'hôtel le Paklyari , un pakistanais : excellent mutton byriani à 5 euros , sur le creek (vers les musées)un restaurant népalais : tout y est bon, au bord de l eau à al seef le Nablus, super cadre... En face à Deira le restaurant italien du Rotana au 18e étage...y aller 1/2 avant le coucher du soleil vue super sur le creek et la skyline : la pizza à la truffe est à 24 euros ! On peut y aller en taxi depuis Bur et après diner se faire déposer en taxi à al seef et rentrer à pied le long du creek pour un trés bon thali le Kathhiyawadi à 10mn à pied du métro Burjuman et ma dernière découverte : le Bordomavi (arrêt de bus rashid al hadees masjid1)...un des serveurs est algérien francophone...on peut se baigner sur la petite plage avec douche/toilettes et partir déjeuner dans ce restaurant (57 euros à 2 avec entrée plat dessert boisson) cadre tranquille dans un petit port de pêche. Photo sympa avec port typique et loin derrière toutes les tours modernes !
- boire un verre au coucher du soleil : la terrasse du Concorde Creek View (Bur) (vue creek)et le Canopy by Hilton (al seef) (vue creek et skyline) où l'on peut avoir un forfait piscine à la journée incluant repas et boisson - lassi : à coté de l'hôtel bonnes glaces et lassi au SreeRaj Lassi bar * à noter : partout tout est emportable y compris les restes, pratique pour faire un pique nique le lendemain.
- marché : un endroit à ne pas manquer le waterfront market : c'est une halle immense où les locaux viennent acheter poissons, viandes, fruits légumes : ça vient du monde entier. J'adore y acheter du poisson , crevettes et seiches et dans le restaurant au bord de l 'eau Yahya on vous prépare le tout comme vous voulez (grillé, en sauce, frit etc...) avec salade, houmous, taboulé, riz etc... Je m'y arrête facilement car c'est sur le trajet entre "ma" plage et l'hôtel. Je fais mes provisions de fruits (miam les mangues !!)et dans le supermarché Lulu à l'étage du dessus j'achète yaourt, eau, etc...Je peux me charger puisque un taxi (que l on trouve à la sortie de la porte principale) me déposera devant l'hotel !
- plage : ma favorite : Al Mamzar Park (15mn de trajet/9euros) un ensemble de 4 plages surveillées avec douches, toilettes on paie 1.50 euros à l'entrée. Sur la plage n° 2 transats et parasols à louer et sur la plage n° 3 il y a des tables avec bancs en pierre surmontées de grands parasols et c'est gratuit. Lundi et mercredi réservés aux femmes ! J'arrive à 8h à l'ouverture, je m'installe et vais marcher 1h le long de l'eau où je vois étoile de mer, poissons colorés, oiseaux, plus rarement petite méduse...Du 2 pièces au burkini on se baigne comme on veut !! Il y a toutes les tailles toutes les formes toutes les langues...Comme partout à Dubai pas de regards de travers, pas de jugement, on se sourie, on se salue j'aime voir les femmes joyeuses et bien en chair les jours pour femme, elles jouent du darbouka et chantent, les indiennes font leur yoga et restent sur la tête, quelques chinoises font du tai chi...Moi je lis pas mal et nage assez loin jusqu'aux limites des bouées. Des maitres nageurs veillent ...C'est surveillé à terre aussi et quand un conducteur de 4x4 est venu me faire les gros yeux parce que je servais du whisky dans une bouteille en plastique à ma mère, je l'ai obligé à sentir : c'était du thé à la menthe... Confus il a aussitôt appelé en what s app son frère prof de sport à Poitiers pour que celui ci fasse des excuses en français ! Le week end le parc est plein de groupe qui viennent faire des barbecue dans le parc c'est joyeux ça piaille et chante dans toutes les langues ! Quand je rentre vers 13h30 selon mes envies je me fais déposer au waterfront market pour déjeuner du poisson ou au restaurant de thali. Pour se faire plaisir on peut aussi aller sur la plage de Kite beach (arrêt bus abu manara masjid) et la partie de plage SoleMio propose transat confortable, serviette moelleuse et parasol pour 80 euros à 2 en 1ere ligne...En y allant le matin tot vous avez l'impression d'être seul au monde avec en fond à gauche la fameuse tour de l hôtel burj el Arab...Le week end très fréquenté... On peut aussi prendre des forfaits journées dans certains hotels avec des chaises transats serviettes accès piscine et crédit pour un déjeuner. J'ai tenté le Ritz Carlton pas mal, (170 euros à 2 la journée). Déjeuner correct, on est au milieu des grandes tours qui s'éclairent, superbe vue sur la roue au coucher du soleil. Plein de plage gratuites bien sûr comme dans le quartier de La Mer qui est à voir plus pour sa déco que pour la plage .
- même si les visites principales consistent pour moi à marcher le nez en l'air à observer les tours à DIFC (super) rentrer dans la magnifique bibliothèque Mohamed bin Rashid (à la sortie du métro Creek), déambuler dans les souks en passant par le little India à Bur et la mosquée iranienne ou les souks aux épices ( côté Deira) tôt quand il y a peu de monde, une visite à Abu Dhabi vaut la peine...Prendre le bus Bur-Abu Dhabi (payable avec la nol card en le prenant tôt on voit le soleil se lever dans le désert), à l'arrivée acheter ticket de bus pour le Louvre, traverser en passant par la passerelle qui enjambe l'autoroute et attendre le bus... Après la visite du musée prendre un taxi pour la grande mosquée, visite puis de là reprendre un taxi pour la gare routière et retour. Journée entière bien remplie ! Le soir j'aime prendre le métro, qui est essentiellement aérien, et passer entre les tours immenses éclairées me donnent l'impression d'être dans un film de science fiction...manquent les taxis volants (c'est en projet !) Sharjah l'émirat le plus proche, a aussi un magnifique musée orientaliste et depuis la gare maritime de Bur plusieurs bateau vont en 1/2 heure à Sarjah à proximité de l'aquarium et du musée maritime.
- achat : J'achète des épices à thé indien (chaï), de l'encens, du chocolat au lait de chamelle, des friandises iraniennes et du tissus dans les boutiques indiennes qui vendent les saris et le tissu au mètre puis je demande à un tailleur de me faire des chemises, tunique, etc... Quelques boutiques vendent des boutons et autres passementeries pour agrémenter.
- mall : pour attirer les clients , les propriétaires de mall (grands centres commerciaux) imaginent des choses folles (piste de ski au Dubai Emirates à voir une fois) de jolis souks en bois (Madinat) des aquariums géants au Dubai mall, où l'on peut dès le coucher du soleil aller voir le balai des fontaines aux eaux dansantes sur des airs populaires du monde entier au pied de la plus haute tour du monde...En bas de celle ci un excellent restaurant irakien : Samad Al Iraki où le serveur de thé est tunisien francophone ! Le mall ibn battuta est original on peut y aller directement au retour d'abu dhabi en bus par exemple. Dans les mall on trouve de quoi se restaurer et s'y promener pour (enfin) voir des autochtones ....sans intérêt réel...Les mall sont desservis par le métro alors que les bus longent le bord de mer. Dans le mall Burjuman au rez de chaussée on trouve un cyber café avec possibilité d'imprimer.
Pour aider à la préparation quelques sites :Visit Dubai - Site Officiel de l'Office de Tourisme de Dubai Autorité des routes et des transports (RTA) - RTA Services
"mais qu'est ce que tu fais toi à Dubai ?" mon entourage s'étonne... oui j'aime les voyages dans des pays où je passe sur des routes défoncées dans des bus qui tombent en panne, je dors dans des lieux avec moustiques et cafards où on crève de chaud et d'humidité mais finalement même loin de cette manière de voyager il y a un parfum d'exotisme à Dubai. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses si on passe la barrière de l'achat du billet qui est autour de 680 euros (surement moins cher avec escale). Dubai c'est se reposer, se baigner, s'étonner, bavarder, goûter... Des vacances en toute sécurité dans un lieu propre sans incivilité et en tant que femme ça fait du bien de relâcher son attention, du coup on revient en pleine forme et apaisé ! En espérant que mon retour d'expérience serve ... j'y retourne en avril 2025 si mon témoignage est lu je ferais un complément d'information car j'envisage de visiter le quartier des galeries, d'aller au marché aux puces...J'ai repéré une nouvelle plage...Ah....tant de choses à voir encore !! Bonne découverte, Laurence ps : n'hésitez pas à enrichir mon témoignage sur la même tonalité...je prend vos précieux conseils et suggestions !
Dubai s'étale sur 50km de long. Je reste dans le quartier historique de Bur qui est très "indien" et qui est séparé par un bras de mer de Deira le quartier plus "arabe/africain". On passe d'une rive à l'autre avec des abras, petits bateaux en bois typique qui circule toute la journée. Mon hôtel se trouve à 4 minutes de la station de bus Al Ghubaiba, 5 mn du métro Al Ghubaiba et 6 mn de la station de bateau Al Ghubaiba !!! On se déplace facilement depuis ce point et le soir c'est animé on sort en toute sécurité, peu de touristes mais surtout la classe moyenne composée de ceux qui ont fait et font Dubai.
- transports : ...pour y aller : je pars avec Emirates car en prenant le vol de 21h30, dans l'avion je dors avec une musique douce dans le casque , j'atterris à 6h35, je change 200 euros quand j'ai récupéré ma valise, je vais me changer dans les toilettes, je prend un taxi direction l'hotel , j'y dépose ma valise et je file à la plage ! ...sur place : j'achète une NOL carte, l'argentée, qui sert à prendre bus, métro et bateau, selon mes besoins et ma consommation, je la recharge au fur et à mesure, valable 2 ans. ... taxis : équipés de compteur fiable, quand ils sont roses ce sont des femmes au volant, prix aéroport/hotel : 12 euros ...On en trouve partout, ils ne râlent pas quand on fait des trajets courts , entre 15h et 16h plus compliqué car c'est la relève.
- meilleures périodes : pour moi c'est avril-mai et octobre -novembre : pas trop chaud pour se promener mais assez pour se baigner ! Attention à la climatisation votre pire ennemi...elle est partout y compris les arrêts de bus...Un grand foulard ou un paréo pour se couvrir gorge et tête car passer de 32° à 16° quand on rentre dans un mall , un bus ou un taxi c'est assez violent !
- hôtel : je vais au Grand Astoria (Fahidi Street) car le rapport qualité/ prix /emplacement est bien. Très propre je prend sans petit déjeuner car près de la station de bus il y a un grand hypermarché Carrefour où j'achète de quoi petit déjeuner+eaux+lait de chamelle+pique nique... Il y a 2 discothèques en bas prévoir des boule quiés pour s'endormir avant 2 heures du matin..Wifi médiocre il faut changer le mot de passe tous les 2 jours...personnel adorable. Chambre avec télévision (4 chaines indiennes+BBC) un set bouilloire tasses avec sachet thé café et un mini bar.
- Bur Dubai : "mon quartier" Le matin on peut voir des enfants en uniforme qui attendent le bus pour l'école accompagnés par leur mère ou père issus de la 2e génération de migrants et bien installés ici... Ils parlent anglais, arabe et leur langue maternelle, ils ont une éducation poussée et sont trés recherchés d'après les annonces que je vois dans les journaux locaux mis à disposition dans le hall de l'hôtel. Des Etats Unis au Moyen Orient en passant par Singapour et l'Afrique du sud ils ont un bel avenir et sont le soir accompagnés pour une balade en famille par leurs parents et grands parents qui ont permis à Dubai de se développer. Le long du creek quand je prend un thé ou m'assoie il est fréquent que les voisins de banc vous demandent d'où vous êtes...Ici le monde entier se croise, on discute même avec un anglais basique, c'est sympa et convivial, le "take care" ponctue le bavardage quand l'un ou l'autre reprend son chemin... Bur est un quartier avec des visites possibles , super quand on n'a pas envie de bouger: le long du creek (le bras de mer) se trouve un ensemble de maisons reconstituées qui forme un musée "al shindagha museum". On achète un ticket qui permet de visiter l'ensemble des maisons qui ont chacune une thématique liée à l'histoire des 7 émirats dont Dubai est l'un d'eux. Cela prend une journée mais si à l'heure du déjeuner vous stoppez les visites il y a plein de restaurants pour toutes les bourses dans le quartier dont certain au bord de l'eau. En partant à l'opposé on arrive dans le quartier "al seef" qui est la reconstruction à l'ancienne de ce qu'était Dubai au départ : un petit port de pêcheur de perle. Jolie architecture avec des boutiques de souvenirs , ma préférée c'est l'épicerie iranienne où l'on trouve du chocolat au lait de chamelle, du citron noir et des friandises à la rose, pistache, abricot confits, etc... On se promène dans ce quartier tranquille même en temps que femme seule, des toilettes gratuites un peu partout, des bancs de bois ou de pierre ! Le soir un petit vent on peut y manger ou prendre un verre, quelques tours en face, pas les plus belles...
- restaurants : Dans Bur il y a tous ces restaurants qui représentent les régions de l'Inde mais aussi le sous continent indien...mes adresses : en face de l 'hôtel le Paklyari , un pakistanais : excellent mutton byriani à 5 euros , sur le creek (vers les musées)un restaurant népalais : tout y est bon, au bord de l eau à al seef le Nablus, super cadre... En face à Deira le restaurant italien du Rotana au 18e étage...y aller 1/2 avant le coucher du soleil vue super sur le creek et la skyline : la pizza à la truffe est à 24 euros ! On peut y aller en taxi depuis Bur et après diner se faire déposer en taxi à al seef et rentrer à pied le long du creek pour un trés bon thali le Kathhiyawadi à 10mn à pied du métro Burjuman et ma dernière découverte : le Bordomavi (arrêt de bus rashid al hadees masjid1)...un des serveurs est algérien francophone...on peut se baigner sur la petite plage avec douche/toilettes et partir déjeuner dans ce restaurant (57 euros à 2 avec entrée plat dessert boisson) cadre tranquille dans un petit port de pêche. Photo sympa avec port typique et loin derrière toutes les tours modernes !
- boire un verre au coucher du soleil : la terrasse du Concorde Creek View (Bur) (vue creek)et le Canopy by Hilton (al seef) (vue creek et skyline) où l'on peut avoir un forfait piscine à la journée incluant repas et boisson - lassi : à coté de l'hôtel bonnes glaces et lassi au SreeRaj Lassi bar * à noter : partout tout est emportable y compris les restes, pratique pour faire un pique nique le lendemain.
- marché : un endroit à ne pas manquer le waterfront market : c'est une halle immense où les locaux viennent acheter poissons, viandes, fruits légumes : ça vient du monde entier. J'adore y acheter du poisson , crevettes et seiches et dans le restaurant au bord de l 'eau Yahya on vous prépare le tout comme vous voulez (grillé, en sauce, frit etc...) avec salade, houmous, taboulé, riz etc... Je m'y arrête facilement car c'est sur le trajet entre "ma" plage et l'hôtel. Je fais mes provisions de fruits (miam les mangues !!)et dans le supermarché Lulu à l'étage du dessus j'achète yaourt, eau, etc...Je peux me charger puisque un taxi (que l on trouve à la sortie de la porte principale) me déposera devant l'hotel !
- plage : ma favorite : Al Mamzar Park (15mn de trajet/9euros) un ensemble de 4 plages surveillées avec douches, toilettes on paie 1.50 euros à l'entrée. Sur la plage n° 2 transats et parasols à louer et sur la plage n° 3 il y a des tables avec bancs en pierre surmontées de grands parasols et c'est gratuit. Lundi et mercredi réservés aux femmes ! J'arrive à 8h à l'ouverture, je m'installe et vais marcher 1h le long de l'eau où je vois étoile de mer, poissons colorés, oiseaux, plus rarement petite méduse...Du 2 pièces au burkini on se baigne comme on veut !! Il y a toutes les tailles toutes les formes toutes les langues...Comme partout à Dubai pas de regards de travers, pas de jugement, on se sourie, on se salue j'aime voir les femmes joyeuses et bien en chair les jours pour femme, elles jouent du darbouka et chantent, les indiennes font leur yoga et restent sur la tête, quelques chinoises font du tai chi...Moi je lis pas mal et nage assez loin jusqu'aux limites des bouées. Des maitres nageurs veillent ...C'est surveillé à terre aussi et quand un conducteur de 4x4 est venu me faire les gros yeux parce que je servais du whisky dans une bouteille en plastique à ma mère, je l'ai obligé à sentir : c'était du thé à la menthe... Confus il a aussitôt appelé en what s app son frère prof de sport à Poitiers pour que celui ci fasse des excuses en français ! Le week end le parc est plein de groupe qui viennent faire des barbecue dans le parc c'est joyeux ça piaille et chante dans toutes les langues ! Quand je rentre vers 13h30 selon mes envies je me fais déposer au waterfront market pour déjeuner du poisson ou au restaurant de thali. Pour se faire plaisir on peut aussi aller sur la plage de Kite beach (arrêt bus abu manara masjid) et la partie de plage SoleMio propose transat confortable, serviette moelleuse et parasol pour 80 euros à 2 en 1ere ligne...En y allant le matin tot vous avez l'impression d'être seul au monde avec en fond à gauche la fameuse tour de l hôtel burj el Arab...Le week end très fréquenté... On peut aussi prendre des forfaits journées dans certains hotels avec des chaises transats serviettes accès piscine et crédit pour un déjeuner. J'ai tenté le Ritz Carlton pas mal, (170 euros à 2 la journée). Déjeuner correct, on est au milieu des grandes tours qui s'éclairent, superbe vue sur la roue au coucher du soleil. Plein de plage gratuites bien sûr comme dans le quartier de La Mer qui est à voir plus pour sa déco que pour la plage .
- même si les visites principales consistent pour moi à marcher le nez en l'air à observer les tours à DIFC (super) rentrer dans la magnifique bibliothèque Mohamed bin Rashid (à la sortie du métro Creek), déambuler dans les souks en passant par le little India à Bur et la mosquée iranienne ou les souks aux épices ( côté Deira) tôt quand il y a peu de monde, une visite à Abu Dhabi vaut la peine...Prendre le bus Bur-Abu Dhabi (payable avec la nol card en le prenant tôt on voit le soleil se lever dans le désert), à l'arrivée acheter ticket de bus pour le Louvre, traverser en passant par la passerelle qui enjambe l'autoroute et attendre le bus... Après la visite du musée prendre un taxi pour la grande mosquée, visite puis de là reprendre un taxi pour la gare routière et retour. Journée entière bien remplie ! Le soir j'aime prendre le métro, qui est essentiellement aérien, et passer entre les tours immenses éclairées me donnent l'impression d'être dans un film de science fiction...manquent les taxis volants (c'est en projet !) Sharjah l'émirat le plus proche, a aussi un magnifique musée orientaliste et depuis la gare maritime de Bur plusieurs bateau vont en 1/2 heure à Sarjah à proximité de l'aquarium et du musée maritime.
- achat : J'achète des épices à thé indien (chaï), de l'encens, du chocolat au lait de chamelle, des friandises iraniennes et du tissus dans les boutiques indiennes qui vendent les saris et le tissu au mètre puis je demande à un tailleur de me faire des chemises, tunique, etc... Quelques boutiques vendent des boutons et autres passementeries pour agrémenter.
- mall : pour attirer les clients , les propriétaires de mall (grands centres commerciaux) imaginent des choses folles (piste de ski au Dubai Emirates à voir une fois) de jolis souks en bois (Madinat) des aquariums géants au Dubai mall, où l'on peut dès le coucher du soleil aller voir le balai des fontaines aux eaux dansantes sur des airs populaires du monde entier au pied de la plus haute tour du monde...En bas de celle ci un excellent restaurant irakien : Samad Al Iraki où le serveur de thé est tunisien francophone ! Le mall ibn battuta est original on peut y aller directement au retour d'abu dhabi en bus par exemple. Dans les mall on trouve de quoi se restaurer et s'y promener pour (enfin) voir des autochtones ....sans intérêt réel...Les mall sont desservis par le métro alors que les bus longent le bord de mer. Dans le mall Burjuman au rez de chaussée on trouve un cyber café avec possibilité d'imprimer.
Pour aider à la préparation quelques sites :Visit Dubai - Site Officiel de l'Office de Tourisme de Dubai Autorité des routes et des transports (RTA) - RTA Services
"mais qu'est ce que tu fais toi à Dubai ?" mon entourage s'étonne... oui j'aime les voyages dans des pays où je passe sur des routes défoncées dans des bus qui tombent en panne, je dors dans des lieux avec moustiques et cafards où on crève de chaud et d'humidité mais finalement même loin de cette manière de voyager il y a un parfum d'exotisme à Dubai. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses si on passe la barrière de l'achat du billet qui est autour de 680 euros (surement moins cher avec escale). Dubai c'est se reposer, se baigner, s'étonner, bavarder, goûter... Des vacances en toute sécurité dans un lieu propre sans incivilité et en tant que femme ça fait du bien de relâcher son attention, du coup on revient en pleine forme et apaisé ! En espérant que mon retour d'expérience serve ... j'y retourne en avril 2025 si mon témoignage est lu je ferais un complément d'information car j'envisage de visiter le quartier des galeries, d'aller au marché aux puces...J'ai repéré une nouvelle plage...Ah....tant de choses à voir encore !! Bonne découverte, Laurence ps : n'hésitez pas à enrichir mon témoignage sur la même tonalité...je prend vos précieux conseils et suggestions !
Hi everyone!
I’m giving this a shot, hoping to get some answers that can help clear things up.
We’re planning a trip to Oman in February and want to rent a car.
The catch is we probably won’t have received our international driving permits in time.
After some research, we still can’t figure out if there are any rental companies that only require a French license...
or possibly a certified translation of it.
Given that the French license is recognized in Oman, we’re hoping for some advice.
Any tips would be hugely appreciated, and thanks in advance to those who can help!
Best regards,
Olyana
Hi there, 😄
my friend and I are leaving in 15 days for Kurdistan, by road, in our little converted van... The only thing we're sure of (well, the only thing we've actually thought about! The adventures will take care of the rest!) is that we're planning to take a month to get there, 15 days on site to visit my sister-in-law who's been living there as a teacher for a year! and 15 days to rush back, because my boyfriend has to go back to work on November 3rd!! After that, the itinerary isn't set yet—I've just bought a map of Europe... and still haven't found one of Kurdistan! or Iraq! I just finished work yesterday... and until now, this trip felt so far away... I didn't imagine much about it... I kept telling myself, "You'll see when you're done working, your brain will be more available!" Well, now my brain is in "gooo go go!" mode 😮 and it's going fast! I've got tons of questions popping up all at once!
- The itinerary... (we're thinking of lingering a bit in Greece on the way there... and taking a more direct route back). I don't think we've fully grasped what it's going to be like to cover at least 5,000 km in such a short time! Bibi's tinkering with the van (a Peugeot Expert that goes anywhere) and I'm the tour guide! - Camping in the van... where? Under what conditions? Areas to avoid? Places not to miss? - The borders... especially the Iraqi one! What are the formalities? Visa or no visa? - The political situation in the countries we'll cross... (with our entourage putting pressure on us—they're right, of course! How many times have we heard, "You're crazy! Oh, you're really going? We've been hearing about this for a year but didn't think it was so soon... and with everything going on right now, isn't it risky? Aren't you afraid of getting kidnapped?" 🤪 To be honest, we don't know much, we've been a bit out of the loop, working hard... and just craving adventure! But I admit, sometimes I get little waves of panic 😕 when I check official websites... then I go back to daydreaming! - Why not Couchsurfing? - Oh crap, the most annoying part... the paperwork, insurance, health stuff, blablabla... - Will the van hold up? 😐 - Should we prepare for the possibility of not making it all the way, and accept that not as a failure but as a different kind of adventure? Well, there you have it—a little peek into the chaos in my brain! 🤪/😎
So if any of this resonates with you... if you feel like sharing ideas, advice, or stories... we're all ears! Well, I am, and I'll pass it on to Bibi, the fearless warrior, wrench in hand, new tires at the ready, changing the oil and fine-tuning the beast! When I ask him what he expects, what he thinks, what his fears are (with me being the eternal scaredy-cat about wild camping in places I can't picture when we arrive at night—apparently a typical female fear, according to my surveys!—and the wonder of waking up to discover our surroundings... we made the right choice!), his desires... he just says, "Well, we'll start the car, go straight ahead, and see what happens. What do you think could go wrong?!" We complement each other well!
😛
- The itinerary... (we're thinking of lingering a bit in Greece on the way there... and taking a more direct route back). I don't think we've fully grasped what it's going to be like to cover at least 5,000 km in such a short time! Bibi's tinkering with the van (a Peugeot Expert that goes anywhere) and I'm the tour guide! - Camping in the van... where? Under what conditions? Areas to avoid? Places not to miss? - The borders... especially the Iraqi one! What are the formalities? Visa or no visa? - The political situation in the countries we'll cross... (with our entourage putting pressure on us—they're right, of course! How many times have we heard, "You're crazy! Oh, you're really going? We've been hearing about this for a year but didn't think it was so soon... and with everything going on right now, isn't it risky? Aren't you afraid of getting kidnapped?" 🤪 To be honest, we don't know much, we've been a bit out of the loop, working hard... and just craving adventure! But I admit, sometimes I get little waves of panic 😕 when I check official websites... then I go back to daydreaming! - Why not Couchsurfing? - Oh crap, the most annoying part... the paperwork, insurance, health stuff, blablabla... - Will the van hold up? 😐 - Should we prepare for the possibility of not making it all the way, and accept that not as a failure but as a different kind of adventure? Well, there you have it—a little peek into the chaos in my brain! 🤪/😎
So if any of this resonates with you... if you feel like sharing ideas, advice, or stories... we're all ears! Well, I am, and I'll pass it on to Bibi, the fearless warrior, wrench in hand, new tires at the ready, changing the oil and fine-tuning the beast! When I ask him what he expects, what he thinks, what his fears are (with me being the eternal scaredy-cat about wild camping in places I can't picture when we arrive at night—apparently a typical female fear, according to my surveys!—and the wonder of waking up to discover our surroundings... we made the right choice!), his desires... he just says, "Well, we'll start the car, go straight ahead, and see what happens. What do you think could go wrong?!" We complement each other well!
😛
Bonjour,
Je reviens tout juste d'un séjour de 10j en Syrie. Je me suis décidé à visiter ce pays, dans la mesure où de plus en plus de zones sont denouveau ouvertes au tourisme. En 10j, et pratiquement 2400km parcouru, j'ai pu visiter : Damas, Maaloula, le Krak des Chevaliers, Aleppo, Hama, Homs, Latakié, Kesab, Tartus, l'île d'Arwad, Palmyra - il était possible de se rendre à Busra, mais j'ai préféré passer ma dernière journée plus tranquillement à Damas. Le pays est sublime et l'accueil absolument grandiose. Certaines zones ont bien entendu été horriblement affectées par les combats (une bonne partie de Aleppo, de Homs, de la ville de la Palmyre, les villes et villages le long de la ligne de front (Autoroute M5, qu il a été possible d'emprunter) - on y voit néanmoins un volonté des populations locales de reconstruire, de rouvrir les commerces. Les sites Historiques majeurs ont été relativement bien conservés (La Palmyre, la centre Historique de Damas, n'a pas été affecté, le Krak des Chevalier….). Aleppo a beaucoup souffert mais les travaux de reconstruction démarrent, je pense au grand souk, à la fameuse Mosquée des Omeyyades ou de différentes églises.
Pas de soucis de sécurité dans les lieux visités - Il y a bien entendu de nombreux check points à passer aux entrées et sorties des villes, mais rien de très contraignant.
Quelques petites photos en pièce jointe.
Lukasz
Je reviens tout juste d'un séjour de 10j en Syrie. Je me suis décidé à visiter ce pays, dans la mesure où de plus en plus de zones sont denouveau ouvertes au tourisme. En 10j, et pratiquement 2400km parcouru, j'ai pu visiter : Damas, Maaloula, le Krak des Chevaliers, Aleppo, Hama, Homs, Latakié, Kesab, Tartus, l'île d'Arwad, Palmyra - il était possible de se rendre à Busra, mais j'ai préféré passer ma dernière journée plus tranquillement à Damas. Le pays est sublime et l'accueil absolument grandiose. Certaines zones ont bien entendu été horriblement affectées par les combats (une bonne partie de Aleppo, de Homs, de la ville de la Palmyre, les villes et villages le long de la ligne de front (Autoroute M5, qu il a été possible d'emprunter) - on y voit néanmoins un volonté des populations locales de reconstruire, de rouvrir les commerces. Les sites Historiques majeurs ont été relativement bien conservés (La Palmyre, la centre Historique de Damas, n'a pas été affecté, le Krak des Chevalier….). Aleppo a beaucoup souffert mais les travaux de reconstruction démarrent, je pense au grand souk, à la fameuse Mosquée des Omeyyades ou de différentes églises.
Pas de soucis de sécurité dans les lieux visités - Il y a bien entendu de nombreux check points à passer aux entrées et sorties des villes, mais rien de très contraignant.
Quelques petites photos en pièce jointe.
Lukasz
Bonjour à tous. Vu la situation en mer Egée entre la Turquie et la Gréce, avec la France qui soutien la Gréce, je pense qu'il est préférable de se rendre en Arménie, Iran par le ferry Varna -Poti en Georgie. Je n'arrive pas à contacter Navibul , ni l'ambassade de Bulgarie à Paris....
Savez vous si cette compagnie existe toujours ? Avez vous des coordonnées pour la joindre.
D'avance Merci pour votre aide
Bonjour
Quelqu'un a t'il des informations sur la réouverture du pays aux touristes ?
Merci
quel VPN choisir
et gratuit si possible
est ce utile et utilisable ?
merci