Une condition de vie plus que tres dure?? meme si c`est des Haitiens qui travaille ?? il ne sont pas paye
en 2007 avec les machineries et la technologie
j`ai de la misere a croire que cette situation existe ont peut me confirmer que c`est vraiment cette situation ou simplement des exagérations .
cette article ecrite date de 2005 par la presse Americaine sur ce site
http://www.geocities.com/cqrd/Presse américaine
San José de los Llanos, République dominicaine
Se traînant les pieds dans une rue poussiéreuse, Emmanuel Sanjuan enfile une chemise de travail blanche tachée de boue. Il est 5h30 du matin, un dimanche, et il n’a pas déjeuné.
Ayant congé d’école, le timide Haïtien de 14 ans marche vers les champs de canne à sucre avoisinants et tient une machette empruntée et avec laquelle il a coupé 4 tonnes de canne à sucre durant les deux dernières semaines.
Sa survie durant la récolte du sucre se résume a une simple multiplication. Chaque tonne de canne coupée lui procurera 1, 80$ US, le prix d’un sac de sucre de 5 livres dans un supermarché américain.
En d’autres mots, pour son travail effectué de la levée du matin jusqu’ à la tombée de la nuit pendant les 2 dernières semaines auquel s’ajoute quelques heures travaillées au lieu d’être en classe, il sera payé un peu moins de 8$ US.
Et rien ne lui garantit qu’il recevra cette somme sous forme d’argent comptant. Le jour de la paie, son patron lui remettra probablement un coupon qu’il devra utiliser à l’épicerie du village moyennant une charge de 10% que lui soutirera le détaillant pour l’accepter. Hier, Sanjuan ne mangea que du riz.
« De la façon dont va ma vie, je ne sais pas ce que je vais faire », d’ajouter Sanjuan qui a appris quelques rudiments d’espagnol durant ses 18 mois de travail en République dominicaine.
Sanjuan est l’un des 20 000 picadores et braceros (travailleurs agricoles) de tous âges qui vivent et travaillent dans des conditions effroyables à l’intérieur des immenses complexes du sucre du sud-est de la République dominicaine.
L’exiguë cabane sans fenêtre et au plancher souillé de 9 pieds par 6 pieds dans laquelle il vit sans électricité, ni eau ni toilette représente la dernière étape de sa migration. Il vit tel un orphelin puisque ses parents sont restés en Haïti.
Depuis l’âge de 13 ans, il travaille dans les plantations et les villes corporatives qui constituent de véritables empires du sucre pour des familles telles que les Vicni, les Fanjul, les Moreno et le gouvernement dominicain.
Derrière la muraille verte formée par la canne à sucre et pas très loin des luxueux centres de villégiature dominicains, des dizaines de milliers d’Haïtiens ayant fuit la famine dans leur pays natal font maintenant face à l’abus de travail, la malnutrition, les maladies et ce, les poches vides.
Cependant, la majorité des Haïtiens interviewés admettent ne pas souhaiter retourner en Haïti puisque les conditions y sont encore pires.
« Ce sont des esclaves au paradis », s’exclame le Révérend Christopher Hartley, prêtre de 45 ans de la paroisse de San José de los Llanos, qui est devenu le défenseur des travailleurs agricoles de la région.
« Dites-moi si ceci ressemble à Uncle Tom’s Cabin » demande le prêtre en pointant les fils de fer qui bouchent un trou du toit d’une baraque nauséabonde. Il prétend que ces fils servent à prévenir les travailleurs de s’échapper de leurs horribles conditions de travail.
Pendant 4 jours, ce reporter de même qu’un photographe ont parcouru les endroits reculés de cette région et parlèrent à des douzaines de travailleurs dispersés dans 10 villages de coupe de canne à sucre appartenant en majorité à la famille Vicini.
Allégations d’abus
En plus de la faim, les travailleurs se plaignent fréquemment des mauvais traitements que leur font subir leurs patrons. Insultes et lynchages. Certains se font même enfermer à l’intérieur des entrepôts de fertilisants. D’autres se plaignent également des services médicaux déficients et quelquefois non-existants.
Selon le Centre dominicain de consultation et d’assistance légale, trois travailleurs disparurent après avoir été battus par des employés du complexe Vicini suite à leur tentative de fuite en novembre 2003.
Un mois après la publication de cette nouvelle et plusieurs autres du même ordre par le El Nuevo Herald, José Maria Cabra Vega, président de l’usine sucrière de Cristobal Colón, elle-même propriété de la famille Vicini, envoya une lettre audit journal rejetant les allégations à l’encontre de la famille Vicini.
La compagnie n’embauche jamais de mineurs, investit des « millions » en logement pour ses travailleurs et paie des salaires conformes aux « règles régissant le marché », prétend M. Cabral. Selon lui, les travailleurs auraient également accès à un service de soins de santé « efficace » et chaque batey disposerait d’eau potable et quelques-unes d’électricité. Les Vicini gèreraient également 21 écoles pour 2580 élèves. Finalement, M. Cabral prétend plutôt que les trois Haïtiens « disparus » furent en fait arrêtés et déportés.
Les conditions de travail sur les terres gérées par José et Alfonso Fanjul, deux Américains-Cubains possédant également de vastes champs de canne à sucre en Floride, sont plus acceptables selon Marie-Maude, une sœur haïtienne qui dirige plusieurs projets humanitaires.
Les travailleurs du complexe Central Romana des Fanjul sont payés de 20 à 30 cents américaine de plus par tonne et leurs logements sont souvent en meilleur état malgré le fait que plusieurs n’aient pas d’électricité ni d’eau potable, de toilette ou de cuisine.
Le vice-président du complexe Central Romana, Francisco A. Micheli, affirme dans un communiqué que son complexe fut louangé par des observateurs indépendants comme « un modèle ayant largement contribué au développement économique et social du pays ».
« Plusieurs travailleurs qui se plaignent, comme vous l’insinuez, vivaient dans de bien pires conditions sur leur terre natale » écrit Micheli.
« Le nouveau président Leonel Fernández, en place depuis 9 mois, ne permettra pas que la situation perdure », affirme Amarante Baret, directeur du Guide des Migrants. « Nous ne permettrons point les abus ou les conditions sanitaires qui violent la dignité humaine » lança le président Fernández.