Deux semaines au Cap Vert (décembre 2009)

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Original post
CA
2 semaines au Cap Vert en décembre 2009... le bonheur de profiter de l'été en plein hiver !

Pour notre itinéraire c'est là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_itineraire.html

Pour une fois nous sommes partis en "organisé" (vol international, vols intérieurs et nuits + petit déj), en adaptant pour nous un itinéraire proposé par ROOTS TRAVEL www.rootstravel.com

Plus de photos là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_carnet.html

Et voilà le récit :

19 décembre Arrivée à Praia à 1h50 avec trois bons quarts d'heure de retard, pris au départ à Lisbonne. Le temps de faire valider nos passeports, retrouver nos bagages, prendre un taxi jusqu'à notre hôtel, il est 3 heures du matin, soit 5 heures du matin heure fançaise lorsque nous nous couchons... Réveil peu avant 9h pour aller prendre notre petit déjeuner au 4ème étage de notre hôtel, avec vue sur le port et la ville de Praia. Ensuite on décide de louer une voiture et de faire le tour de l'île en passant par la montagne. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'hôtel nous envoie vers une agence située à 30 mètres de là. Et c'est parti pour une balade dans la montagne près de Sao Jorges das Orgaso. On passe devant une petite église, il y a un mariage, la mariée est dans un pick-up et le cortège de voitures suit, il y a même une voiture-sono.

On ne trouve pas le jardin botanique et on a soif. On s'arrête devant une cabane pour acheter de l'eau et demander où est le jardin. Le patron fait signe à un gars qui partait, il monte avec nous dans le 4x4 et nous guide. Ca tombe bien, il habite à côté et était chargé. Là on retrouve le mariage venu faire des photos, donc c'est loin d'être aussi calme que le mentionne notre guide.

Plus loin, on s'arrête près d'Assomada pour admirer un immense fromager.

On continue jusqu'à Tarrafal, un joli village au nord de l'île avec une belle plage. On a faim, il est 16h ! Alors on commence par manger dans un joli restaurant au frais et avec vue sur la mer, puis on va bien sûr se baigner. Partis hier sous la neige à Toulouse, sur la plage aujourd'hui, un peu irréel ! On rentre par la côte est, le soleil se couche tôt ici, vers 18h, alors on fait une partie du trajet de nuit. On est KO quand on arrive, n'ayant pas très bien dormi la nuit passée... Au lit !

20 décembre Journée transition aujourd'hui. Nous passons la matinée sur l'île de Santiago. Nous allons visiter Cidade Velha, un village au bord de la mer surmonté d'une citadelle. Cette ville, située à l'entrée de la Ribeira Grande, était autrefois la première ville du Cap-Vert, connue pour son port, plaque tournante de l'esclavage.

Après une très intéressante visite de la citadelle, nous descendons à pied dans le village. Au départ, on avait pensé poursuivre la route jusqu'à Porto Mosquito mais la route pour traverser Cidade Velha est impraticable, le village est en chantier.

On grimpe vers le monastère puis on revient. Il faut maintenant aller prendre un avion pour Fogo. Le vol est le plus court qu'on ait jamais fait, 20 minutes, on a une belle vue sur le volcan en arrivant. L'atterissage est aussi le plus chaotique qu'on ait fait, la piste est très courte. Lorsqu'on en sort, Jorge nous aborde, ce n'est pas un taxi mais il a un mini-van. On a d'abord besoin de passer à Sao Filipe pour retirer de l'argent, le distributeur de l'aéroport de Praia était en panne, puis on commence notre trajet jusqu'à Cha das Caldeiras, un village dans la caldeira, au pied du volcan de Fogo.

Le trajet dure environ 1h15-1h30, on fait deux-trois arrêts pour prendre des photos, et aussi une femme avec son bébé qui va là-bas. C'est magnifique. Fogo c'est une île-volcan ronde. le volcan domine toute l'île, il est situé dans une immense caldeira qui comprend plusieurs autres cratères. Après quelques péripéties par rapport à notre logement (à voir dans la rubrique "pratique"), nous arrivons à la Casa Marisa, où nous sommes bien accueillis par Marisa et Mustapha. Il fait déjà nuit donc on ne fait pas grand-chose de plus, à part savourer la délicieuse cuisine de Marisa !

21 décembre Un petit coup d'oeil au volcan de fogo depuis notre logement. Nous y monterons demain, aujourd'hui on attaque notre première vraie rando. Après un bon petit déjeuner chez Marisa, un pique-nique et plein d'eau dans le sac, on part en direction du petit volcan de Fogo. C'est là qu'a eu lieu la dernière éruption en 1995.

La lumière est très belle ce matin et la végétation et les cultures ressortent sur la pouzzolane noire. La terre est fertile ici et certains habitants n'ont pas voulu quitter leur maison en 1995. Ils étaient sûrs que la lave n'atteindrait pas le village.

En s'éloignant du village, ça devient plus sec et de la lave d'anciennes éruptions forme parfois de jolies et étranges sculptures.

Il fait chaud, bien qu'on soit à 1700m d'altitude et la montée est fatigante, mais enfin on arrive au petit volcan de Fogo. En réalité il y a plusieurs cratères. Le premier est là au pied du grand volcan, d'ici le sommet du volcan nous semble tout proche.

Le second, à moitié effondré, est celui par lequel la lave s'est écoulée en 1995. Ici ça sent le souffre.

Il y en a un troisième petit derrière. Marine me demande "Comment ça se fait que partout où on voyage, on voit des volcans ?"

On continue notre chemin après le petit volcan en direction de l'entrée du parc, par laquelle nous sommes arrivés hier. on marche dans la pouzzolane, ça s'enfonce et c'est fatigant.

On découvre d'autres cratères et on voit la mer au loin, qui se mélange avec le ciel.

On fait demi-tour et on rejoint la route pour rentrer au village. On traverse une zone "verte". C'est étonnant de voir cette végétation pousser dans la pouzzolane, mais logique, la terre dessous est aussi plus fertile et les conditions font que les habitants arrivent à faire deux récoltes par an.

22 décembre Ce matin, nos partons à 6h30 avec Cécilio en direction du grand volcan. Auparavant, nous avons déjeuné à la lueur de la bougie, Marisa nous avait tout préparé; à 6h il fait encore nuit noire, mais à 6h30 on y voit assez pour marcher sans lampe. On part avec un blouson chaud car il fait frais mais en marchant on n'a pas froid et on l'enlève rapidement. On commence par une marche d'approche tranquille puis on commence à s'élever. Le soleil fait son apparition dans la caldeira, mais le village est encore à l'ombre, et nous aussi.

On continue à monter, sur une pente très raide. Heureusement, on est toujours à l'ombre et au frais, alors que le village est maintenant bien éclairé. A 9h15, nous retrouvons le soleil, un vent frais nous empêche de souffrir de la chaleur. On fait une pause, on a faim !

A 11h, on arrive enfin au sommet ! Surprise, il y a un cratère ! D'en bas, on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un cratère, et encore moins de cette taille.

On se repose un long moment, 1100 mètres de dénvelée, ça fatigue ! On profite de la vue et du silence. Tout en bas, on aperçoit le village de Mostérios où nous descendrons demain.

Enfin on attaque la descente. D'abord on descend prudement sur le chemin par lequel on est monté, puis on arrive en haut de la "piste noire"... Il s'agit d'une étendue de pouzzolane dan laquelle on va descendre en courant. On va perdre 800 mètres de dénivelée en 20 minutes !

Du coup, vers 13h30 on est de retour au village. On va boire au frais chez Ramiro, avec Cécilio. Ca fait du bien ! L'après-midi, repos bien mérité ! Et puis j'ai les genoux en compote et je préfère me reposer en vue de ce qui nous attend demain... 1700 mètres de descente ! 23 décembre Ce matin, à 8h, nous attendons Zé. C'est assez curieux, on a dû louper quelque chose. A notre arrivée ici, Zé est venu nous proposer ses services de guide, puis Cécilio. Avec chacun, au moment de discuter sérieusement prix, heure de départ, etc... il nous a dit "je viendrai tel soir chez Marisa et on parlera.". Comme ils avaient l'air sympathiques tous les deux, on s'était dit qu'on en prendrait un pour le grand volcan, un pour la descente vers Mostérios. Déjà, l'avant-veille au soir, n'ayant pas vu Cécilio, Marisa a appelé chez lui et c'est sa femme qui a confirmé qu'il viendrarit nous chercher à 6h30. Hier soir, impossible de joindre Zé. Marisa nous assure qu'elle va l'appeler mais en tous cas à 8h15 il n'est toujours pas là. On fait part à Mustapha de notre inquiétude, il finit par le joindre... en pleine ascension du grand volcan avec d'autres touristes... Pas de problème, Mustapha nous trouve un autre guide, José, un frère de Cécilio.

Après coup, on se dit que ça ne l'intéressait pas probablement, la descente à Mostérios, car on avait déjà arrangé le retour avec Jorge et Zé aurait peut-être préféré faire un "package" transfert de nos bagages/descente/retour à Sao Filipe lui-même. En effet, le tarif pour descendre à Mostérios est quasiment le même que pour le volcan; mais pour le volcan, à 13h-14h c'est fini, alors que pour Mostérios, il faut ensuite revenir à Cha das Caldeiras, minimum 2h30 de véhicule... Il se peut aussi qu'on n'ait pas été assez affirmatif dans nos paroles... Enfin, ce n'est pas très grave, on part finalement vers 9h avec José. On longe la caldeira sur une petite route empierrée.

La descente commence sur cette route, jusqu'à "la maison du président", la résidence d'un ancien président. Là, après une pause à l'ombre fraîche d'un gros arbre planté au milieu de la route, on poursuit sur un petit chemin. La végétation devient luxuriante, et mes genoux souffrent de plus en plus. Je n'arrive plus à suivre le rythme pourtant tranquille des autres, je fais de petits pas pour ménager mes rotules.

On aperçoit de temps en temps le village de Mostérios, si proche et si loin à la fois. Je m'en veux d'avoir demandé à Jorge que le taxi nous attende à Mostérios et pas au village au-dessus, auquel nous finissons par arriver. Sur la place du village, on reconnait le mini-van de Jorge, on fait une pause. Le voilà qui arrive, accompagné de deux touristes à qui il fait visiter l'île. Charitablement, il nous descend jusqu'à notre taxi à Mosteiros, après une descente tout de même de 1564m !

Sur la route de Sao Filipe, on fait une halte à Salinas. L'endroit est magnifique. On comptait y faire une pause baignade, en effet, les rochers forment comme un bassin dans lequel les cap-verdiens se baignent... quand la mer n'est pas trop houleuse comme aujourd'hui !

On en profite pour faire des photos et profiter du paysage et de la fraîcheur !

A Sao Filipe, on se repose avant de ressortir se balader dans Mindelo, admirer le coucher de soleil sur l'île de Brava, et manger un bon petit repas accompagné d'un verre de vin blanc de Fogo. Il est bon, mais j'ai préféré le Manecom, un vin rouge corsé et fruité, que j'ai goûté chez Marisa.

24 décembre Aujourd'hui je marche comme une petite vieille. Les deux dernières randos m'ont bien cassée ! Olivier se fiche de moi, vu les deux mois en Equateur sans problème, mais là-bas on y est allé progressivement et depuis notre retour, faut avouer que j'ai pas fait grand-chose comme sport... Ca tombe bien, on a une journée de transition, on en profite pour se lever et prendre notre petit-déjeuner sans se presser... Notre premier avion n'a pas l'air pressé non plus, du coup on arrive assez en retard à Praia, non sans avoir contemplé une dernière fois le volcan de Fogo. D'avion, on se rend bien compte que l'île n'est qu'un immense volcan ! On comptait faire un petit tour à la plage entre nos deux vols mais c'est compliqué: il reste pas beaucoup de temps, on a été obligé de récupérer nos bagages, ça avait pas l'air possible de les enregistrer pour le 2ème vol, et on nous demande toujours d'être super en avance pour un vol... Tant pis, la plage de San Francisco attendra notre retour ! On en profite pour manger, s'installer au café de l'aéroport d'où on a... le WIFI gratuit ! Je sais pas si c'est offert ou le hasard, mais c'est bien, on peut faire un p'tit coucou à la famille comme ça !

2ème vol en direction de Sao Vicente, île où on ne devrait pas rester trop longtemps car demain matin on prend le bateau pour Santo Antao. Ici on loge dans un hôtel un peu en hauteur, au-dessus du port. On a une belle vue, et une terrasse sympa, qui le serait encore plus si on n'avait pas un gros bâtiment devant. En arrivant, on apprend qu'on va passer un jour de plus ici, car en fait, demain 25 décembre, il n'y a pas de bateau pour Santo Antao ! Ca nous avait paru étrange aussi de prendre le bateau le 25 décembre, mais bon, vu que ça venait de l'agence... Peu de restaurants ouverts, on va manger dans un restau sympa, on est quasiment les seuls. Ils ont pourtant un menu de Noël sympa, quoique cher pour ici, d'ailleurs, nous on préfère prendre à la carte, ce soir ça revient moins cher, et on n'a pas envie de trop manger ! Soir de Noël oblige, et puisqu'on n'a plus à se lever tôt demain, on regarde la fin du "Seigneur des anneaux", commencé dans l'aéroport tout-à-l'heure, que les enfants avaient envie de revoir depuis qu'ils l'avaient vu en Equateur... en espagnol ! Le suspense est intenable: le père Noël passera-t-il demain ?

25 décembre Hourra ! Le père Noël est passé, on savait qu'il ne pourrait pas nous apporter nos cadeaux mais il a quand même apporté un couteau suisse à Marine, une lampe à énergie solaire à Pierrick, pour les faire patienter... Après un copieux petit déjeuner, on appelle un taxi. D'habitude, il y en a partout, et il suffit d'aller dans une rue passante pour en trouver un, mais aujourd'hui, peu circulent, c'est l'hôtel qui l'appelle pour nous. Direction plage !

On commence par Calhau, la baie est belle, la mer n'est pas trop agitée, et on trouve de nombreux coquillages, beaucoup d'oursins ! La plage n'est pas propice à la baignade partout, beaucoup de roches noires, y compris dans l'eau et ça coupe. Les enfants s'en donnent quand même à coeur-joie ! On va manger dans une petite maison bleue, il fait chaud mais on se régale ! Tant le poisson que le poulpe et le poulet, tout est excellent pour un prix modique !

On va jusqu'au bout de Calhau, derrière les dernières maisons devant le petit volcan, et là on peut se baigner dans une crique bordée de rochers. La mer est un peu plus calme qu'ailleurs.

On finit par monter au col entre les deux volcans pour redescendre sur la belle plage de Praia Grande. Il n'y a pas vraiment de chemin après le col et on est en sandales... La traversée des champs de lave est délicate, chaussures de marche obligatoires !
CA Calou192 Regular ·
26 décembre Il fait un temps magnifique et nous avons à peine le temps de petit-déjeuner avant de partir au port de Mindelo. On y part à pieds de notre hôtel, avant même le retour du gars parti acheter nos billets... Heureusement, on le croise et on se reconnait mutuellement en route !

Après une traversée sans dauphins ni poissons volants (il paraît qu'on en voit parfois), on arrive à Santo Antao l'escarpée. Après une cohue bon enfant pour sortir du port, on prend un taxi pour aller de l'autre côté de l'île à Ponta do Sol. Deux options: par la montagne, la route de la corde, ou par la côte, sur une route flambant neuve au début. A Ponta do Sol, notre chambre n'est pas prête, il est encore tôt. Nous demandons un petit coin fermé pour laisser nos affaires et partir en rando mais on nous dit qu'on nous prépare les chambres tout de suite, alors on attend... plus d'une heure...

Enfin nous pouvons partir sur le départ de la randonnée qui part de Ponta do Sol vers Cruzinha da garca. On a tellement attendu et hésité... faut-il aller de l'autre côté en véhicule et revenir, partir à pied et espérer trouver un véhicule là-bas ? Il est tard quand on part et on se rend compte que la "rando facile de bord de mer" avec peu de dénivelée n'est pas une simple promenade de santé... D'abord le dénivelée est calculé du point le plus bas au point le plus haut, or... on n'arrête pas de monter, redescendre, monter, redescendre, etc... Ce qui nous permet d'avoir des vues magnifiques, notamment sur Ponta do Sol et sur l'océan...

Le petit village de Fontainhas est encore joignable par véhicule mais... faut avoir confiance ! Je suis contente qu'on soit venu à pied ! ;-) Les enfants rouspètent "T'as vu, on aurait pu arriver en voiture !"

Du village, auquel on était arrivé par une descente sévère après une raide montée, on a maintenant un chemin abrupt à suivre. Et on arrive enfin en haut au pied de la crête de lave...

... pour se rendre compte que le chemin redescend jusqu'à un petit village avant de remonter de l'autre côté... Il faut décider: soit on continue et on va jusqu'au bout, mais on n'est même pas à la moitié et on manque d'eau, de nourriture, et on n'a pas emporté nos lampes de poche, si jamais on finissait de nuit... Soit on fait demi-tour... C'est cette deuxième solution qui l'emporte... Les enfants se sentent floués... la balade facile de 300 mètres de dénivelée en a en réalité fait près de 1000 !

On boit un verre bien frais en arrivant à Ponta do Sol. C'est même pas un café, une petite maison, une terrasse à l'ombre, 2 tables, quelques chaises, un papi et un baby-foot à côté autour duquel se pressent des enfants... Nos boissons sont bien fraîches et pour nous c'est un petit coin de paradis après la chaleur de la balade... 27 décembre Ce matin, après un copieux petit déjeuner, nous voulons aller faire des courses pour un pique-nique. C'est fermé, il faut dire que c'est dimanche... Un taxi arrive, pas de problème, on embarque et on fait un arrêt dans une station service à Ribeira Grande pour faire le plein de victuailles. Et c'est parti pour la Cova de Paul via la route de la corde. C'est une route fabuleuse, qui gravit des pentes très escarpées, passe au-dessus de précipices... Par moments on a le vide à droite et le vide à gauche !

Très frustrant en fait de parcourir en taxi cette route, même s'il s'arrête à 2-3 points de vue... Plus haut on rentre dans une forêt. Par une trouée on aperçoit l'île de Sao Vicente qui semble flotter au-dessus de la mer à l'horizon... Puis on arrive au cratère de Cova de Paul. On laisse notre chauffeur, tout en prenant ses coordonnées, on ne sait jamais. En principe, on va descendre jusqu'à la mer à Vila das Pombas, mais on ne sait jamais, mes genoux me font toujours souffrir...

Ca a l'air facile, vu comme ça, mais le chemin descend de façon drôlement raide. On trouve des randonneurs sur ce chemin, la plupart avec un guide mais ce n'est pas nécessaire. On voit le fond de la vallée, là où on doit arriver, on ne peut pas ne pas trouver son chemin... Ce qui ne nous empêchera pas de nous perdre un peu plus tard...

Nous ne sommes pas partis très tôt, et arrivons au petit village de Cha do Manuel dos Santos en début d'après-midi. On traverse la route, cherchant à continuer le chemin qui descend à la mer par la vallée de Paul.

On déambule sur un super beau chemin au milieu des champs cultivés, rivières, villages où tout le monde nous dévisage... Au début, on profite du charme du paysage, mais au bout d'un moment, il faut se rendre à l'évidence, on a dû louper un embranchement.

Demi-tour, on revient jusqu'au village sans voir où ça pouvait être... Dans la vallée encaissée, on commence à avoir de l'ombre, et mine de rien, il est presque 16h et il fait nuit dans 2 heures...

On s'arrête boire un verre et manger une glace chez Sandro avant de redescendre par la route. Au bout d'un moment, on en a marre de cette route qui n'en finit pas et on appelle le taxi, que l'on retrouve un peu avant Eito.

En fait, il aurait mieux valu partir plus tôt et demander notre chemin à Sandro ! Apparement, le chemin pour la vallée de Paul part à gauche très peu de temps après avoir traversé la route puis le ruisseau à Cha do Manuel dos Santos.

Se perdre au milieu de ces paysages superbes ne nous a pas frustrés pour autant, c'était magnifique...

28 décembre Ce matin commence à peu près comme hier: petit déj, saut dans le taxi, arrêt à la station service, route de la corde, puis nous prenons une piste qui s'enfonce sur le plateau de Lagoa. La route est mauvaise, on mettra plus d'une heure à arriver à Lagoa. A nouveau, on ne démarre pas la rando très tôt...

Lagoa, c'est juste quelques maisons au milieu d'un grand plateau. On se met d'accord avec notre chauffeur de taxi sur le lieu et l'heure du rendez-vous et c'est parti ! Pour le moment, on suit la piste. Côté sud, on aperçoit à nouveau Sao Vicente dans les nuages...

On contourne un cratère, Espadana.

De l'autre côté du cratère, nous aperçevons enfin la côte nord, c'est très escarpé.

Nous longeons un moment la crête, avec un arrêt pique-nique au milieu, et un peu inquiets: mais où va-t-on descendre ?

Le chemin est large mais impressionnant ! Je me régale, c'est beau ! Dommage, c'est pas la meilleure heure pour les photos... Je ne me lasse pas de ces verts, ces ocres et le bleu au fond...

On passe le flanc rocheux qu'on longeait sur notre droite, et c'est une autre vue sur une autre vallée, tout aussi escarpée, tout aussi belle...

Et hop, on repasse à gauche, à nouveau en franchissant une crête de lave (mais non, on est sur un dragon endormi en vrai !) et on aperçoit la route et notre point de rendez-vous. Il nous reste 15 minutes pour l'atteindre et on reconnait le mini-van de notre chauffeur du matin, qui arrive, quelle synchronisation !

De retour à Ponta do Sol, on va boire un verre depuis un bar restaurant qui donne sur le port. La mer est déchainée et on observe les vagues se briser sur les rochers et digues, défiées par quelques jeunes.

En attendant d'aller manger, on mitraille les vagues déchainées, en regardant le soleil se coucher. On va sur la digue ensuite, mais tout au bout parce que c'est douche assurée !

29 décembre On quitte San Antao de bonne heure ce matin. Je suis déçue (même si mes genoux auraient eu du mal à supporter encore beaucoup de dénivelée !), à l'origine je voulais rester 5 jours ici, mais entre le 1er jour qu'on a raté, 25 décembre oblige, et aujourd'hui où je pensais prendre le bateau du soir, mais notre logeuse qui s'occupe aussi de nos billets semble penser que c'est impossible. On finit par renoncer à discuter avec elle, du coup on repasse une journée plage sur Sao Vicente... Les enfants sont ravis, ma foi, eux aussi sont en vacances !

30 décembre On part dans la matinée pour Santiago. Le temps est ensoleillé et nuageux; du côté gauche de l'avion, on aperçoit au loin San Nicolau, qui a l'air escarpée également, et on a une très belle vue en arrivant sur Santiago, qu'on longe par le sud-ouest avant d'arriver à Praia.

Le temps d'arriver, de déposer nos bagages à notre hôtel, hop, nous voilà repartis en vadrouille. On prend un taxi et on se fait emmener au-dessus du village de Rui-Vaz, au bout de la route, j'avais repéré une petite rando en boucle autour d'un pic. Au bout de la route, le taxi s'arrête, un peu surpris qu'on veuille descendre là. En fait, il y a là une base militaire avec des soldats armés.

Heu... Il est où notre chemin de départ ? Le soldat s'approche, le chauffeur de taxi s'en mêle, je montre ma carte... il nous fait signe de le suivre pour nous conduire au point le plus haut de la base. De là, on voit le pic que je voulais atteindre, ensuite un autre soldat nous emmène au départ du sentier, en contournant la base.

Très sympas et serviables, même si on a du mal à se comprendre...

En définitive, le "pic" est couvert d'arbres et la vue est quasi-inexistante... On tente de poursuivre notre balade en boucle, mais on ne trouvera jamais la boucle... C'est donc un petit aller-retour que nous faisons, avant de descendre la route jusqu'à Rui-Vaz...

Une belle vue de Fogo par ci, la forêt, des montagnes, des vallées par là, ça n'est pas désagréable tout ça ! A Rui-Vaz, on appelle notre taxi et on l'attend en buvant une boisson trouvée dans une grande maison qui ressemble à une salle communale... avec un frigo bien rempli dans un coin ! Marine et moi, on a un faible pour le jus ananas-coco bien frais ! En chemin, on a vu aussi un passarinha. Il volait d'un arbre à l'autre sur la route devant nous.

Il est encore tôt quand on rentre alors on repart... à la plage ! Il y a de belles plages tout près de Praia. Et puis maintenant, on sait faire: arrêter un taxi, lui expliquer où on veut aller, se mettre d'accord sur le tarif et l'heure de retour, et c'est parti ! 31 décembre Dernière journée au Cap Vert et au soleil avant de replonger dans l'hiver en France... Comme nous partons dans la nuit, nous avons gardé une chambre double dans notre hôtel, histoire de stocker les bagages et de prendre une douche à notre retour de rando. Sur la carte de Santiago, j'ai repéré deux curiosités naturelles et une balade qui semble passer près des deux. C'est parti pour le départ de la balade dans le petit village de Chao de Tanque. Là, pas de chance, on n'arrive pas à se comprendre avec notre chauffeur de taxi, il faut dire que nous ne parlons pas portugais et lui que ça, donc par gestes, nous essayons de lui expliquer qu'on va partir marcher et qu'on veut qu'il nous récupère ce soir à Ribeira de Barca. Je ne sais pas ce qu'il comprend, qu'on veut qu'il nous attende peut-être mais visiblement, ça ne lui convient pas. On comprend que ça ne lui va pas, on comprend aussi qu'il n'a pas compris où on veut en venir, mais on passe près de 30 minutes à essayer de se comprendre mutuellement. D'un coup, il pige ! Je ne sais pas si c'est les gestes, les mots portugais qu'on essaye de sortir du lexique français-portugais, les dessins, enfin maintenant tout va bien, là il est d'accord, et on se sépare en se disant "à ce soir !" Nous allons descendre tout doucement le long de la rivière, par endroits asséchée en surface, ailleurs laissant couler un mince filet d'eau, dans un canyon plus ou moins large, souvent désertique, parfois boisé.

Au départ, on suit une piste qui dessert quelques villages. On croise le camion de ravitaillement en eau, des gens à pied, des gens qui travaillent, coupent du bois, transportent des choses, du bétail.

On revoit des passarinhas, et aussi d'autres oiseaux.

Le chemin est long, on commence à avoir faim mais on a décidé de pique-niquer à la mer. Le canyon se rétrécit, il n'est plus que de quelques mètres de large, puis s'élargit à nouveau et... on entend le bruit des vagues !

On se pose à l'ombre de la falaise, à gauche, et on mange en regardant le spectacle des vagues qui vont et viennent sur les rochers.

Bon, une fois le ventre plein, et si on cherchait cette grotte ? On longe la falaise, et on la trouve un peu plus loin, grotte creusée dans la falaise et traversant cette même falaise.

Bon, on avait promis une baignade aux enfants, mais la mer est agitée, et il n'est pas très tôt, on est à peine à la moitié du chemin. On repart. Le chemin est censé monter sur la falaise de l'autre côté de la plage tout de suite, à proximité de la plage, mais on ne le trouve pas donc on fait un super détour en arrière avant de le rejoindre. Avantage, on a un beau point de vue sur un autre canyon derrière nous, inconvénient, on a encore perdu du temps, et les herbes piquent en laissant des piquants sur les chaussettes! On est obligé de faire une pause pour supprimer les piquants des chaussettes de Pierrick.

Le paysage est maintenant très sec, excepté proche d'embouchures des rivières ou souvent des villages sont construits.

Je repère que le chemin va bientôt s'éloigner de la mer et je me demande si nous avons déjà dépassé mes colonnes basaltiques se dressant dans la mer, que j'avais repérées sur une photo... Non, les voilà, juste quand on s'apprête à obliquer vers le village !

Dans le village, le chemin est plus difficile à suivre. Heureusement on croise quelques personnes à qui on demande notre chemin. Juste en sortant du village, un vieux monsieur et sa femme veulent nous faire asseoir et papoter. Ils nous montrent des photos de leur fille, ils en sont très fiers. On ne peut malheureusement pas rester très longtemps, le temps passe et il ne nous reste pas beaucoup de temps pour rejoindre Ribeira Barca avant l'heure de rendez-vous avec le chauffeur de taxi.

Un dernier regard sur le village, et on repasse sur un plateau très sec. Peu après, on arrive dans une autre vallée terminée par une grande plage de galets. On retrouve la "civilisation", une piste qui mène jusqu'à notre destination.

Voilà, on arrive en vue de Ribeira Barca vers 17h55, pile en même temps que notre taxi ! Dommage pour la baignade, mais on est content qu'il ne nous ait pas oubliés, car on en a plein les pattes !

Ce soir c'est le réveillon, après une bonne douche, on mange au bar-restau à côté de notre hôtel. Il fait frais, surtout après avoir cuit toute la journée, on a mis une veste mais on profite de notre repas de réveillon en terrasse !

Pierrick commande une pizza bacon-banane... qui n'arrivera jamais car ils n'arrivent pas à rallumer le four à pizza, mais qui nous inspirera pour les pizzas du mercredi à la maison ! Pas grave, il y a plein de bonnes choses à manger ici au Cap Vert. Moi j'aurai fait ma cure de poisson, tout est vraiment excellent !

Retour à l'hôtel, préparation de nos bagages, et puisqu'on ne part qu'à 1h50, on se regarde "Le seigneur des anneaux" jusqu'à 11h45, où on descend attendre notre taxi, celui de tout-à-l'heure avec qui on avait convenu qu'il nous amènerait à l'aéroport ! On attend... On attend... Il n'arrive pas et il y a beaucoup moins de taxis que d'habitude dans les rues... Il y en a un qui passe, on saute dessus !

Oh, des feux d'articice partout ! Ca y est, il est minuit, on se souhaite la bonne année dans le taxi, et nous voilà à l'aéroport.

Apparement, on arrive trop tard, bien que 1h30 avant le départ ! Ils ont déjà fermé l'enregistrement. Bon, ce soir, ils ont le sourire, ils réouvrent le comptoir pour nous et on peut enregistrer. Fin du seigneur des anneaux dans la salle d'attente et bye bye le Cap Vert ! On a beaucoup apprécié ce séjour, déjà la parenthèse été au milieu de l'hiver, c'est génial ! Et on a vu de beaux paysages, fait de belles randos et rencontré des gens sympas, je regrette juste de ne pas avoir pu plus échanger avec eux...
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci pour le récit! C'est une destination qui m'attire mais les temps de transferts inter-îles m'ont pour le moment fait reporter le voyage, longs et chers je trouve. Les photos donnent envie en tout cas même si quasi aucune ne s'affiche sur ton site du 27 au 30/12?! Fais-nous signe quand l'album photo sera terminé car je suis impatiente de voir les photos "en grand"! A+ Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
ES Esethi Veteran ·
Bonjour Calou, Sympa ce carnet, surtout sur une destination assez "hors des sentiers battus" de VF, et à laquelle je pense, sans être encore passée à l'acte !

Quelques questions, si cela ne te dérange pas : Un guide est-il indispensable pour vos deux randos du début ? Les déplacements inter-îles ne peuvent pas se faire en bateau ? trop long ? plus cher ? moins sûr ? Y-a-t-il des transports en commun (bus...) sur les îles, ou faut-il avoir recours systématiquement au taxi ? est-il facile de louer une voiture sur les différentes îles ? Côté météo, ça a donné quoi en décembre (en moyenne bien sûr) ? Dernière question : il faut compter combien (en euro) pour une chambre double ? et une familiale ? un transport inter île ? juste pour me faire une idée...

Merci d'avance Christine
CA Calou192 Regular ·
Merci Marie, j'avais juste oublié de télécharger les photos sur le site... [:P]

Oui c'est assez cher et pas toujours pratique. Après il y a sûrement moyen d'optimiser, n'ayant pas fait les réservations moi-même, contrairement à d'habitude, je ne sais pas dire.

Pour le prix, j'avais cherché l'année d'avant pour y aller, mais tard, et les billets d'avion Toulouse-Cap Vert étaient déjà très chers... Là en juin, j'ai vu une promo où le package (vol + vols inter-îles + bateau + hôtels) revenait au même prix que lorsque j'avais cherché seulement les billets d'avion. Deux-trois échanges avec l'agence pour "arranger" notre itinéraire et c'était réglé.

Ce qui est moins top, c'est que entre le moment où on a discuté du séjour et le moment où j'ai effectivement reçu les vouchers, les horaires d'avion avaient changé...

Par ex, à l'origine, on devait arriver à 3h du mat et repartir à 10h sur Fogo. Là j'ai dit non, tant pis, si pas d'autre vol dans la journée on reste un jour de plus. Mais finalement on est resté 1 jour de plus avec 1 vol à 15h... donc plus de temps sur Santiago et donc moins sur Fogo ou San Antao...
CA Calou192 Regular ·
Pour les deux randos sur Fogo, un guide n'est pas indispensable :

- pour le Pico, ben on le voit, donc pas moyen de se perdre. En revanche, seul, il peut être difficile de trouver le "meilleur" chemin (c'est-à-dire pas trop à pic, pas trop d'escalade, et où on s'enfonce pas trop) et puis c'est une façon de faire vivre le village et de discuter avec quelqu'un du coin.

- pour la descente vers Mostérios, je recopie un extrait de la page "pratique": Finalement, la descente vers Mosteiros peut se faire seul sans difficulté majeure: il suffit de suivre la petite route pavée qui longe le bord des falaises de la Caldeira vers le nord, au bout une petite pente amène à un poste de garde, on rentre dans un parc, c'est 100 escudos par personne. On continue le chemin pavé, il y a un croisement, il faut prendre à droite (des pancartes indiquent Mostérios) puis continuer jusqu'à "la maison du président", une résidence de campagne d'un ancien président. Là, au gros arbre au milieu de la route, il faut tourner à droite pour prendre un petit chemin (pancarte indiquant Mostérios). C'est long et ça finit par déboucher sur un chemin en terre. Là c'est à gauche. Puis il faut aller à droite à travers le village et on rejoint une place avec un gros arbre. C'est là qu'attendent les taxis généralement car le reste de la descente vers Mostérios se fait sur la route pavée et ne présente pas grand intérêt.

Il y a des bus, mais pas tant que ça, et puis c'est pas évident partout de trouver les horaires et surtout, t'as pas intérêt à rater le dernier bus de la journée. Après, je pense que le stop marche quand même. Mais avec les enfants, on a préféré assurer.

Il y a des agences de location de voiture sur toutes les îles. Sur Fogo, je n'en vois pas l'intérêt si on est venu pour la rando. Sur San Antao, beaucoup de randos d'un point A à un point B, donc la voiture n'est pas forcément pratique. Sur Santiago, on en a loué une sans problème, ça nous a permis de faire le tour de l'île, en nous arrêtant où on voulait, donc moins cher et plus pratique qu'un taxi.

Ben en décembre, il a fait chaud, plus chaud que ce à quoi je m'attendais. Un temps digne d'un beau mois de juin, un poil moins chaud qu'en plein été, mais autour de 30° je dirais. A Fogo, à 2000m, polaire obligatoire le soir, mais ailleurs on appréciait que ça se rafraichisse un peu en soirée.

Je ne sais pas répondre à ta question sur les coûts vu qu'on a pris une formule "tout compris". On a eu des hébergements très confortables. L'hébergement et le taxi ne sont pas donnés, la nourriture est excellente et peu chère dans mes souvenirs... mais je n'ai rien noté !
ES Esethi Veteran ·
Merci pour toutes ces info. Je reviendrai vers toi quand les choses se préciseront. Chrsitine
ML Mlefevre Globetrotter ·
Ah! Avec les photos c'est encore mieux! Vivement le grand format! Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/

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