Vagabondage, sur le chemin de Stevenson (GR70)
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Cette escapade s'est faite fin juin-début juillet 2011.

Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.

Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...

C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !

Dimanche:

Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.

Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.

Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.

Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.

La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.

Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.

Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.

En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !

Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.

C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.

Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi

saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.

Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.

Lundi:

Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.

Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).

Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.

Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.

La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).

La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!

Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.

Mardi:

J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.

Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.

Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.

Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.

Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.

Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.

Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.

Mercredi:

Nuit de mardi à mercredi:

Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.

BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).

Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.

Mercredi:

La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.

Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.

La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.

Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.

Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).

Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.

Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:

- assiette de charcuterie

- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes

- plateau de fromages (à discrétion)

- tiramisu (pour finir sur une note légère)

Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).

Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.

Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.

Juste avant de m'endormir:

A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.

Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »

Jeudi:

Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.

D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.

Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.

Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.

Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.

Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.

Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.

L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)

Vendredi:

J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.

A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.

Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).

Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.

Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.

C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.

Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.

Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...

L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.

Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).

J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.

Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).

Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.

20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.

Samedi:

Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.

Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.

Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).

Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.

Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.

Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent

Trappe de ND des neiges

par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc

par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)

retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.

Ouaip !

Vivement...
"Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs" (N. Bouvier)

Sites persos: Mon grand voyage : http://laparenthesenomade.e-monsite.com/ Mon séjour de 13 mois en Antarctique... http://alenversdelaterre.e-monsite.com/
MA Maarnie ·
Waouh, superbe ! J'ai beaucoup aimé lire, pas ennuyée une seconde, et très intéressant ;-)

A l'occasion, je pense lire les autres récits, mais ce soir dodo!
CH Chouhibou Veteran ·
Merci Maarnie pour ce petit mot. Je vois sur ton profil que tu fais Toscane cet été. Nous la faisons en Septembre. On évitera Florence (nous n'avons que 5/6 jours, on se concentre sur la campagne...et les vignobles 😉) Je suis preneur d'un petit carnet de voyage Toscane à ton retour, pour préparer notre balade.

Pour info (je vois que tu comptes y aller) j'ai également écrit un truc sur l'Egypte qu'on a fait il y a 1 an et demi. Tu le trouveras sur mon profil Je lirai ton post sur Rome que j'ai vu il y a ....🤪...bien longtemps !

Merci encore Chouhibou
"Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs" (N. Bouvier)

Sites persos: Mon grand voyage : http://laparenthesenomade.e-monsite.com/ Mon séjour de 13 mois en Antarctique... http://alenversdelaterre.e-monsite.com/
MA Maarnie ·
Oh mais de rien Chouhibou, je le pense vraiment, je trouve ton texte sacrement bien écrit, avec sensibilité et humour...

Oui est prévu pour nous la Toscane cet été, et si je fais un carnet de voyage, il relatera d'une petite famille en vacances... Heu... Autrement dit, voir comment ruser et sensibiliser une ado et un pre-ado pour partir en balade entre deux baignades... (échantillon :-) Grand challenge annuel habituel !! Cela peut éventuellement t'intéresser !? Je m'étonne selon ton profil, et ton approche "routarde" du voyage à cent mille lieux de la notre !

Nous ferons peut-être quand même un petit saut sur Florence, et pareil, de toute évidence notre priorité ira sur la campagne, les vignes ;-), mais aussi le repos !!

L'Egypte, oui, j'aimerais beaucoup, mais chaque chose en son temps, je suis fascinée mais aussi interrogée devant les "voyageurs permanents", me demandant toujours de quel temps et surtout de quels moyens ils disposent ?!? 🤪 Si tu as des esplications, je suis preneuse... Je vois dans ton profil que tu as effectivement beaucoup voyagé...

Allez je file...
CA Cannelle2008 Regular ·
Quel plaisir de lire ce récit d'aventurier...

Très bien écrit , plein d'humour, je me suis régalée tout du long.... et je vous ai imaginé sur ces chemins!!!!! Merci pour ce partage
Cannelle2008 La difficulté ce n'est pas de rêver mais d'accepter et de comprendre les rêves des autres. ZHANG XIANLIANG
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Chouhibou 🙂,

Oh oh! On dirait bien que tu es passé tout près de chez nous, du moins de notre résidence secondaire (on y vit en gros quatre à cinq mois de l'année). Langogne, "le plus profond de la France" 😉, c'est là qu'on fait les courses, par exemple.

Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent

Je vois de laquelle tu parles, face aux halles, devant la fontaine. Sais-tu que le boucher a participé avec trois autres au championnat du monde de la plus longue saucisse? 😉 Si si, ça ne s'invente pas! 23,161 km!!! 😮 http://www.ot-langogne.com/...istoire-langogne.php

En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne.

Ah bon, tu trouves? 🙂Ça me rappelle une fois, on attendait un Chronopost et c'est un nouveau type qui est arrivé en estafette. Il a klaxonné comme un malade devant la maison sans sortir de son véhicule et comme ça m'énervait, je ne suis pas sortie non plus, je pensais que c'était un vendeur de chaises. Et puis je me suis décidée et il s'est écrié:" J'arrive chez les arriérés, ici!!" Avec la tête qu'il avait il aurait mieux fait de se taire 😉.

Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard

Mieux vaut préciser Saint-Flour-de-Mercoire, tu n'imagines pas comme il y a des gens qui se trompent! On a des copains qui ont une compagnie de théâtre, L'Hermine de rien, à Saint-Flour-de-Mercoire, et ils font aussi des stages, l'été. Eh bien une fois il y en a qui se sont trompés de Saint-Flour et se sont retrouvés dans le Cantal!! Tu aurais pu venir nous voir, tiens 🙂. Ah mais non, on est arrivés le lendemain, lundi. 32° sur la route, 16° et de la flotte en arrivant 😐.

au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.

Ah, là, tu brûlais! 😎 (Mais à Saint-Flour aussi tu brûlais, et encore plus!)

Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique

Ah ben là, nos avis divergent... On a un souvenir extrêmement désagréable à cet endroit, il y a une vingtaine d'années, sans savoir pourquoi, mon mari (qui ne l'était pas encore ) et moi on s'est sentis tous les deux très mal, comme si on était épiés, ça ne nous était jamais arrivés, comme un danger qu'on ne voyait pas. Sale atmosphère. On est partis et peu après on a été suivis par une voiture dans les bois 🤪.

le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante

J'adore cet endroit! Superbe!! On dit qu'il y a un souterrain qui part du château de Luc pour rejoindre... devine! Si tu trouves, tu trouves aussi où on habite! Pas mal de randonneurs du chemin de Stevenson font le détour par chez nous, d'ailleurs, histoire de rallonger la route 😉.

Luc n'a rien pour lui.

Tu l'as dit! 😕

Tout ça serait parfait sans les mouches!!

Une vraie plaie, ces mouches! Des fois on se balade tranquilles, et puis tout d'un coup on ne sait pas d'où elles sortent et c'est encore pire qu'au Québec! 🏴‍☠️ A ce moment-là j'attrape une tige de genêt et je marche en faisant de grands moulinets 🙁...

mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide.

Oui, vraiment, c'est magnifique, là-haut!! Je me suis régalée, tu écris vraiment très bien! Alors la prochaine fois, vu que tu seras aussi vers Langogne, tu sais ce qu'il te reste à faire, si on est là, bien sûr! 🙂

Pascale

P-S: J'avais pas vu que toi aussi tu es allé en Patagonie! On y était, six semaines en novembre - décembre! Mon carnet est en ligne en ce moment, juste sous le tien 😉. Et on repart en octobre - novembre: Nord-ouest argentin et chilien.
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
CH Chouhibou Veteran ·
Oui vous avez bien raison. Il est excellent mon post, la preuve, il n'y a que des filles qui répondent et ça c'est bon pour mon ego 😉.

Et plus sérieusement: Maarnie: je compatis à ta douleur (trouver des activités susceptibles d'intéresser les gamins, dur, dur, j'ai déjà donné. Le casse-tête sans solution). je reste tout de même intéressé par ton expérience Toscane. en ce qui concerne mon temps libre: j'ai des horaires très "décalés" (je fais des journées de 13 heures, je bosse parfois le WE, parfois les jours fériés, donc je cumule les récups. Il y a aussi le Compte épargne temps qui m'a permis de partir 100 jours en Am'sud et puis une mutation en TOM (N. Calédonie) qui m'a permis d'obtenir 6 mois de congés consécutifs, dont 5 passés en NZ). Bon... faut avoir le boulot qui va bien. En ce qui concerne les moyens: une mutation en TOM, un séjour sur Kerguelen, ça rapporte un peu d'argent. Ensuite: pas de projet de maison, souvent des "squatts", pas de TV, pas de voiture au top (je n'ai qu'une moto agée). Tout ça fait pas mal d'économies. Pour financer mon futur TDM je compte partir 1 an en Terre Adélie (salaire multiplié par 3) puis prendre de la dispo. Cannelle: Merci merci Kashtin: Je retiens que pour aller chez vous, je prends le chateau de Luc puis...je creuse !!! Vais lire ton CR sur Patagonie, promis. Sur le nord Chili, on a beaucoup aimé Iquique et si tu veux tenter une expérience unique faites un saut à Mamina et testez les "bains" (je doute encore...: est-ce mon meilleur ou mon pire souvenir de ce voyage ? en tout cas unique, oui)

Et pour info, la petite boucle dont je parle en fin de post, je me la fais en août, encore à la sauvage (faut amortir la tente !)

Merci encore à vous Chouhibou(caillougenou....)
"Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs" (N. Bouvier)

Sites persos: Mon grand voyage : http://laparenthesenomade.e-monsite.com/ Mon séjour de 13 mois en Antarctique... http://alenversdelaterre.e-monsite.com/
QU Queste ·
Bonjour, J'ai parcouru le GR7 du ballon d'Alsace à Andorre de mai à juillet 2011, j'ai donc "croisé" le 70 à plusieurs reprises : La Bastide Puylaurent, Le Bleymard, Fontmort. J'y suis passé une bonne semaine avant vous. En ce qui concerne votre projet je peux vous indiquer que de La Bastide Puylaurent à Faÿ sur Lignon (prise du GR430) il faut trois jours (environ 80 km).

Vous pouvez trouver plus de détails sur mon site (en construction) : legr7apied.e-monsite.com
NA Nadavis ·
@ Chouchoubidou : Très bonne écriture que tu as comme disent ces dames ;)

J'ai moi même marché sur ce sentier ce mois d'aout 2011 et je reconnais parfaitement l'ambiance, les paysages, les couleurs et les odeurs dont tu parles..

Personne n'a remarqué " la cabane à Bonnal " sur ce GR70 ??????! 🙂
HA Halt Regular ·
Nous aussi nous aurions bien aimé rentrer à pied chez nous depuis Saint-Gilles-du-Gard après avoir fait le Stevenson et la fin du regordane. Mais c'était la deuxième semaine de juillet ; les touristes avaient réservé les chambres d'hôtel. Par suite, nous avions de plus en plus de difficultés pour nous faire héberger. Nous aurions bien fait le chemin vers Compostelle à l'envers de St-Gilles via Arles et salon jusqu'à Aix.
http://carnets-de-croquis.blogspot.com/
TH Theser Regular ·
Bonjour Je cherchais quelques infos concernant le chemin de Stevenson et suis tombé sur vore post relatant votre périple d'une semaine .J'ai beaucoup apprécié.Merci Theser
"Bonheur! Je t'ai reconnu au bruit que tu as fait en partant..." D.Rollin
CH Chouhibou Veteran ·
Bonjour Theser

Je me permets de ré-intervenir pour ton projet de Stevenson au mois de Mai:

Malgré sa relative modeste altitude, le sommet du mont Lozère est extrêmement tourmenté, parfois même jusqu'au cœur de l'été (vents très violents, froid...). En tant que météorologiste ayant travaillé plus de 15 ans dans la région (à l'Aigoual) je suis très bien placé pour t'en parler.

Il n'est pas question pour moi de te déconseiller ce chouette parcours, par contre je te conseille vivement de te tenir au courant quotidiennement des infos météos sur ce sommet et ses alentours.

Les gens qui travaillent à l'Aigoual sont les mieux placés et les plus expérimentés pour te fournir ces renseignements (04 67 82 64 14)
"Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs" (N. Bouvier)

Sites persos: Mon grand voyage : http://laparenthesenomade.e-monsite.com/ Mon séjour de 13 mois en Antarctique... http://alenversdelaterre.e-monsite.com/
TH Theser Regular ·
ok..merci beaucoup... Du coup je vais modifier mon planning ....
"Bonheur! Je t'ai reconnu au bruit que tu as fait en partant..." D.Rollin

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