Je ne suis pas d'accord avec toi, Papy : Gao n'est pas le bout du monde. Si cette ville ne saurait constituer une destination de voyage, c'est un point de départ à 360 °.Tu évoques 3 directions à partir de cette ville sans grand intérêt par elle-même, qui a l'avantage d'être un aéroport international, qui est folklorique par son port, majestueux par sa dune rose et présente un intérêt zoologique avec la visite aux hippopotames en aval de la ville.
Il existe un 4ème axe qui échappe à tout le monde, à commencer par les guides touristiques, c'est celui du Nord, dans la région de Kidal. Cette capitale régionale manque également de charme pour le visiteur de passage.
Personnellement, j'y passe chaque année, séjournant dans les collines de l'Adrar des Iforas de 15 jours à 1 mois sans me lasser. Les paysages ne sont pas grandioses comme on peut en rencontrer dans le Hoggar, l'Aïr ou le Tassili mais on traverse toutes sortes de paysages : ergs, regs, hamada, gueltas, on rencontre des gazelles, des chacals et autres animaux domestiques : chameaux, moutons, chèvres, anes, mais surtout une population très accueillante pour qui sait se présenter et se comporter.
Les touaregs ont une culture et un mode de vie spécifiques. L'élevage nomade fait l'essentiel de l'économie locale. Il est particulièrement intéressant de s'immerger pendant 15 jours dans la vie de familles amies et de partager avec eux et autant que faire se peut leur quotidien. Toujours est-il que les petits groupes de 6 à 7 personnes que j'y emmene chaque année reviennent convaincus du caractère unique de l'expérience qu'ils ont vécu là-bas.
Cerise sur le gateau : on peut faire, sans grand risque, le pari de ne rencontrer aucun touriste européen ou autre pendant tout son séjour.
Une idée reçue à combattre : le danger de fréquenter la région. La réponse à donner est qu'il n'y a pas eu la moindre exaction contre un occidental depuis 6 ans.
Voir blog : http://renctouar.bmogs-de-voyage.fr
Cordialement
Jacques