Mes voyages en Australie
2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms
2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms
2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms
2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms
2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms
Panneau Nullarbor
En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit
Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain.
Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs
Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres.
C'est pour cela que l'on voyage. Non ?
Sur la route de la ruée
De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto
Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l
Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie
D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre).
Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud.
Je me la suis deja payée quatre fois
Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes
Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage
Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows
Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue .
Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse .
Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp
Pendant ce temps là la route defile et le temps passe.
Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.
l année dernière, j étais dans le WA durant 8 mois. a la base je voulais trouver un boulot dans la mine de kalgoorlie-boulder ou de kambalda. mais la nature même de mon visa ne me le permettait pas.
j ai vécu 6 mois a kambalda. je travaillais pour la construction d un village d accomodations pour les mineurs en fly in fly out. je suis donc resté dans cette partie du monde ou l on trouvais de l or a même la surface du sol, sans creuser. et ou l on en trouve encore. plusieurs personnes m ont montré leurs découvertes. c est incroyable, je comprend facilement comment ça puisse rendre fou les chercheurs.
on a fait plusieurs sortie dans le bush, mais c était plus pour pécher des yabies, faire une grillade, écouter de la musique et boire des bières, que pour faire de la prospection. car les chercheurs sont des solitaires. je n'ai pas réussi a me faire inviter par aucun d entre eux.
je garde un très bon souvenir de cette fournaise australienne et de cette ambiance farwest qu il y a toujours.
Kalgoorlie ; situé a 600km a l’est de Perth.
Ville construite a la fin du 19eme siecle lors de la ruée vers l’or dans cette region.
Aujourd’hui la ville n’à rien d’une ville fantome .
Tout le contraire. Et ceci grace a Super Pitt.
Super Pitt : deux km et demi de long, un km et demi de large et six cent metres de profondeur.
La plus grande mine d’or a ciel ouvert de l’Australie.
Kalgoorlie dernière grande ville de 30000 habitants avant d’attaquer le grand bush .Dernière emplettes a des prix encore raisonnables après c’est la » prohibitivité «
La prochaine étape Leonora, 2 a 300 ames, ville de plus en plus fantomatique au fur et a mesure que l’or se fait rare. C’est en général l’avenir funeste de toutes ces villes nées avec la ruée vers l’or..
Une rue principale a deux fois deux voies, il faut que les road trains puissent circuler sans gênes .Une dizaine de rues transversales et vous avez fait le tour du patelin.
Une supérette, une quincaillerie, un boucher, deux ou trois autres magasins, trois bars hôtels restaurant, deux pompes a essence, un camping et quelques ateliers de mécanique. Et le Camping Caravanes, de ces trucs vous en verrez de partout.
.
C’est ici que je rencontre André, mon ange gardien .Retraité français habitant la région depuis une dizaine d’années.
Mon ange gardien depuis qu’il m’a dit « Si un jours tu as un problème dans le bush, tu me préviens, j’arrive. »
Ce qui fait que je me suis aventuré avec confiance, de plus en plus loin dans ces zones désertiques.
On est samedi, le bureau qui donne les permis de prospecter est fermé. Ouverture lundi matin. Je passe le week-end au camping avec André.Sur un carte il me montre les endroits ou il a trouvé de l’or, là ou il y a plus de chance, les réglages de mon détecteur Nous échangeons nos numéros personnels de téléphones satellites ;Programmons ceux de la police. Un vrai briefing..
Tout les campings ont une pièce pour faire la tambouille et manger et c’est là que je rencontre pour la première fois ces fameux prospecteurs australiens.La soirée se passe pas trop mal chacun y va de son petit conseil, moi j’enregistre tout dans ma petite tête.
Le lundi matin, permis en poche, le plein, de provision, d’eau, de glace, enfin je pars a l’aventure. A une soixantaine de km pour quelques jours
Dans ce coin ils ont trouvé des tonnes d’or espérons qu’ils en ont laissé un petit peu
[
Lundi rien : C’est normal, je viens d’arrivée, je ne connais pas trop le coin.
Mardi rien : Peut être les réglages du détecteur et puis c’est si grand, il faut vraiment tomber dessus.
Mercredi rien. :Bon !!!Il y a un problème quelque part, il va falloir que je révise mes classiques
Jeudi RIENNN !!!!! Et on rigole pas.
Pour bivouaquer cette nuit je suis sorti de la piste.Pas trop loin. Un petit km. Le 4x4 est agencé pour que je puisse dormir a l’intérieur ;La chaleur est torride, En tenu d’Adam je m’endors dans les bras de Morphée .Si jamais, Eve l’apprend je vous raconte pas la scène de ménage. Donc me voici angéliquement blotti contre Morphée qui dit en passant est une personne métaphysique complètement sorti de notre imaginaire.
Vers 2 ou 3 heures du matin entre deux ronflements, mon subconscient décrypte un drôle de bruit.Tic tac, tic tic tac, tic tic, tic tac..
IL PLEUT….
Et raisonne dans ma tête la voix de mon ange gardien. » Fiston (c’est comme ça qu’il m’appelle) Si t’es en hors piste et qu’il commence a pleuvoir tu rejoins la première piste venue. »
, Sautant sur le siège conducteur complètement a poil (ce n’est plus le temps de faire de la prose) Moteur en marche, je branche le GPS, fonction Return et O’ miracle de la technologie, tout en suivant une kyrielle de petits points sur un écran de un pouce et demi sur deux pouces et demi en évitant de visu arbres et rocher je m’en retourne sur la piste salvatrice.
Vendredi :Apres cette nuit dantesque, disons pour être honnête, légèrement agitée, je reprends ma détection.
Vers 15h je rentre à Leonora.Ne me posez pas la question de savoir ce quej’ai fait ce jour là. Je ne répondrais pas
Apres un bon décrassage, je m’installe a la cuisine ou il va falloir que j’affronte les collègues.
- Hello Peter. What did you find this Week?
- Noooothing .
- It is normal for the first time. Tout ça dit avec un petit sourire qui veut en dire long. Un French chercheur d’or, faut pas rigoler.
La soirée se termine avec un couple de suisse. Ils parlent allemand, anglais un petit peu français. Je parle un petit peu anglais, un petit peu allemand et, le français. Par contre je ne sais pas si ma bouteille de rhum a compris quelque chose elle, mais au petit matin elle avait sale gueule.
Samedi dans la matinée je fais mon reaprovisionnement et je repars dans le bush
Tres beau pays .
A chaque fois que je reviens, je suis malade pendant un mois.
Kambalda c'est bien sur la route de Norseman a la sortie de Kalgoorlie.?
Enfin la voilà. Ma première pépite.Allez disons deux grs
Hier soir j’ai fini de cuver mon Rhum.Soirée tranquillos a observé les étoiles puis vers dix heures PM au lit Ce matin comme d’habitude j’ai bu mon bol de thé, rangé le 4x4 et au soleil levant vogue la galère.
Vers 8h 45’ un enieme son stridulant sur mon speaker, , je ne porte pas d’écouteur mais un haut parleur pour me prévenir, c’est moins gênant. Certains disent que c’est moins précis et qu’on loupe pas mal d’or avec ce système. J’ai choisi le confort.Tant mieux pour celui qui passera derrière.
121°44’127 ‘’ 28°42'268’’ qui avait -il le dimanche 26 septembre 2004 à 8h45 ‘à cet endroit. ? Un caillou gros comme le point. Et sous le caillou ? Ma petite pépite. Même pas enterrés. Tout simplement posée au sol.
Ce soir se sera double rasade de Rhum ça se fête un évènement pareil.-
Depuis deux jours plus rien. Toutes les cinq minutes je contemple ma pépite elle est vraiment trop belle. Et puis ça me remonte le moral.
Cet après midi un petit moment de frayeur, j’explique.
L’outil le plus important en prospection on pourrait croire que c’est le détecteur. Ben non ? C’est le GPS. Sans lui vous êtes condamnés à rester a coté de votre véhicule et de ne pas trop sortir des pistes.
Personnellement des que je mets le moteur en marche je branche le GPS.
Ainsi ou que j’aille j’ai mon trajet mémorisé.
Je m’arrête pour détecter, j’enregistre le way point sur le gps, ce point sera figuré par une petite voiture. En même temps je transcris les coordonnées du coin sur mon carnet de route que je porte toujours sur moi.
Je pars en prospection et des que je trouve une pépite je l’enregistre et l’a fait figurer sur le petit écran par un coffre fort ouvert. Le coffre fort fermé c’est lorsqu en me promenant je vois un coin pas mal et que je dis « tiens il faudra que je vienne détecter par ici. »
Tout cela devient une habitude et en fin de journée au bivouac, figuré par un teepeeh indien. Je classe et efface tout ces way points.
Donc en cette fin d’ après midi la détection ne donnant rien Je me promenais à travers le bush mon appareil sur l’épaule.
Le bush on aime ou on n’aime pas. Moi j’adore.
Personne, le ciel généralement bleu, le silence ; l’immensité, des pierres, des arbres quelques fleurs.Le monde tel qu’a pu le voir le premier homme et c’est moi.
Fini de rêver il faudrait penser à rentrer.
Un petit coup d’œil au GPS.
Dernier positionnement de mon véhicule.
Fonction : Return.
Distance : 3km.
Direction : suivre la flèche ;
Et c’est parti mon kiki.
De temps en temps un petit coup d’œil sur mon « guide » :Un peu plus a droite un peu plus a gauche. Tout droit etc…etc…
C’est la technologie qui me guide. Pour une fois, merci les américains avec vos satellites.
Re coup d’œil sur le gps:
Véhicule à 500m légèrement a droite.
Véhicule à 300m tout droit.
Véhicule à 150 m tout droit
Il y a quelque chose de bizarre, mon 4x4 je le voyais au pieds d’un petit monticule avec des arbres et là, pas de monticule, plutôt la morne plaine avec quelques arbustes qui se cavalent après.
Véhicule à 50 m à gauche.
50 m a gauche je ne vois rien. J’y crois pas, il y a un blême quelque part.
25 m droit.
10 m droit.
Sur cible.
Pour le moment sur la cible il n’y a que moi et comme un con encore.
Première pensée n m’a fauché le véhicule.
Mais bon, faucher un véhicule a cet endroit c’est un peu une condamnation, un crime. A la rigueur qu’on me le vide ça passe.
Je laisse de coté cette première pensée.
A force de en tourner en rond j’ai repéré les traces de mes roues, donc a un moment donné j’étais bien là.
Perplexe le gars.
Je reprends le GPS /Menu /Fonction/Way point./Page Deux.
Page deux ??:c’était hier ça !
Aujourd’hui c’est page un.
Effectivement hier je suis passé à cet endroit. Je me suis planté dans mes WP tout à l’heure ou tout du moins une erreur de page. Erreur quand même.
Re WP /page un/ La petite voiture qui signale mon car et OK
5 KM dans cette direction.>>>>>
Voici une aventure bien singulière.....Ouhhh !
Chacun ses envies à travers les voyages, les découvertes de tant d'endroits de la planète.
Mais en tous les cas, merci beaucoup pour toutes ces magnifiques images, toutes se couleurs que nos yeux peuvent boire avec avidité ! Telle Alice, je sui aspirée par elles, ...l'impression de poser les pieds sur cette terre rouge ( je n'y peux rien, j'ai un grand faible pour la terre ocre...).
Y en aura d'autres, hein?
Merci, bonne journée à vous.
" Andûni Paalga, " association d'échange culturel et artistique, d'aide à l'enfance et au développement: anduni.paalga@free.fr
http://www.coopfaso.net/andunipaalga
Carnet: De retour du Burkina Faso
“Hello Peter What did you find this Week.”
je la reconnais cette voix Il m’avait posé la même question la semaine dernière ;l’enfoiré
C’est surtout son sous- sourire qui me gonfle, vous savez celui qu’on ne voit pas mais que l’on ressent comme une déchirure. En deux mots il se fout de ma gueule.
Avant de lui répondre, je vous explique que je suis rentré sur Leonora. dans l’après midi
J’ai prospecté, roulé, prospecté, et même du roulé sur l’or, au sens propre et: en un seul mot. ;
Nothing.
But, I am ready pour partir demain matin.
Pour le moment c’est l’heure de la popote dans la cuisine du camping ou l’on est cinq ou six a boire l’apéro
Je suis le seul en cette saison a rester plusieurs jours de suite dans le bush. Les autres rentrent tous les soirs.
“I made best that last week. “
Excusez moi je réponds à l’autre.
Pour ceusse qui parlent espagnol et pas anglais, je traduis : j’ai fait mieux que la semaine dernière.
Et que leur montre la pépite et qu’ils me disent que c’est pas mal pour un début surtout pour un français, et que je leur dis que je suis allé a tel endroit et qu’ils me répondent que c’est pas bon (ça je l’ai vu) qu’il vaut mieux aller de l’autre coté ( ils vont vite se rendre compte qu’ils avaient raison. S’ils avaient su) et patati et patata
Des conseils ce soir là j’en ai reçus à revendre.
Mon truc a moi dans ces cas de figure c’est d’avoir l’air con.
Je sais, y en a qui vont dire que je n’ai pas que l’air.
Donc, Tellement l’air con que le gars y se dit même si je lui donnais les six numéros gagnant du loto il serait fichu de se planter en les cochant.
Je suis méchant car en cette soirée j’ai appris biens des secrets sur les techniques de prospection en Australie.
Me voici sur la route de Laverton. Au km 42 je dois prendre une piste sur la droite.
Devant moi une barrière fermée. J’ouvre, je passe et je referme.
Code international de la barrière : Quand c’est ouvert tu laisses ouvert quand c’est fermée, et bien il y a des cons qui laissent ouvert.
Et celui qui passe après, il va laisser ouvert c’est normal
Sujet hautement philosophique.
Dans quelle catégorie le classeriez vous ? Dans les… ? Ou dans les…. ?
Heureusement, pendant que je philosophe mon 4x4 avale les km et des tonnes de poussière..
Au début la piste n’est pas mal, puis un peu moins bien, tourne dans le pas bien du tout pour enfin disparaitre completement
J’entame le hors piste, pas de difficulté, il suffit juste de louvoyer entre les arbres, d’éviter de rouler sur les buisson, en se cassant a la base le bois est pointu comme un fer de lance et adieu le Pneu.
En trois mois de bush trois pneus éclatés et cinq crevaisons. Merci j’ai donné.
Et dernière difficulté la traversée des creeks(lit de rivière asséchée) souvent les bords sont abrupts, donc c’est de trouvé l’endroit par ou l’on peut rentrer, ça c’est assez facile, descendre pas de problème, la ou ça se complique c’est pour ressortir donc a chaque traversée des que j’ai trouvé le point d’entrée je vais à pieds chercher le point de sortie.
Vous devez sourire devant cette profusion de précaution, mais je voyage tout seul et si je me plante c’est pour mes zigues. Le moral il faut que je me le soutienne tout seul.
Me voilà arrivé en un endroit que je n’avais pas du tout choisi, mais que je trouve à mon goût
Un fond de vallée, Attention pas une vallée genre Alpes, Auvergne, Pyrénées ou autres Vosges ou Jura (Je n’ai oublié personne ? )Une vallée du bush
Australien, entourée de collines, cent, deux cent mètres de hauteurs quelques arbres, très peu d’herbes et beaucoup de cailloux et beaucoup de terre rouge.
Deux grands arbres qui me donneront un peu d’ombre. Le coin rêvé pour un campement
Le fameux creek que j’ai traversé trente six mille fois bifurque un peu plus haut vers la gauche en s’engageant entre deux autres collines. Tout ceci n’est pas grand, d’où je suis, je peux distinguer la sortie du creek de l’autre coté sur ce qui me semble être une plaine. J’irais par-là bas demain matin.
Et pour la fin de journée je me réserve le petit champ en face sur l’autre rive du creek. Un peu comme à la pêche a la truite, le coup du soir.
Pour aujourd’hui Installation du matériel, bouffe et quelques photo de couchers de soleil si ça vaut le coup..
Le soleil est déjà pas mal haut quand je déterre ma première pépite. Le creek n’a rien donné et pourtant quand on voit tout ce sable on se dit…..
Pour le moment je suis dans la plaine que j’avais entre aperçus derrière les collines.
Deuxième pépite pas très loin de l’autre.
Une pépite c’est un coup de bol, elle a été oubliée par les autres, un accident quoi !!!
Deux pépites ça change la donne, que tu en oublies une, comme je le dis plus haut c’est un accident.
Que t’en oublies deux, là, ou t’es complètement mauvais ou alors…..le coin n’a jamais ete prospecté (c’est beau de réver).
Dans le doute, en général tu prends la deuxième solution.
Le terrain est vierge..Maintenant les choses sérieuses commencent.
De ton sac tu sors un bout de chaîne de un mètre, environ un à deux kgs tu y attaches une cordelette de un mètre cinquante et tu te la fixes a la taille. On appelle ça le chaînage.
Maintenant tu délimites une portion de terrain cent mètres sur cent mètres. Le plus souvent ce sont des éléments naturels qui font offices de balises, arbres, rochers. Et tu commences la détection. Un peu comme dans un champ de vigne, rangée par rangée. Mais là ce sont les traces de la chaîne sur la terre qui te guident. ET C’EST TRES TRES LONG !!!!!!!!
Vers treize heures toujours rien c’est sur que j’ai pas fait grand chose comme surface. Je rentre au 4x4 je reviendrais faire un tour en fin d’après midi.
Ma pose de midi a été plus longue que prévue, je vais donc finir la journée sur le terrain en face du campement.
Premier signal, une balle en plomb, on en trouve de partout. Reliques des chasseurs qui fournissaient la viande aux prospecteurs au début du siècle dernier. Viande payée en or évidemment.
Deuxième signal quelques mètres plus loin. Vu le bruit, certainement une canette ou autre conserve.
Je creuse quand même.
Cinq centimètres. Il faut que je vous dise que ces cinq premiers centimètres représentent en moyenne la couche de sédiment qui c’est agglomérée sur le sol au cours des cents dernières années, donc 99 fois sur 100 et je dirais mieux 999 fois sur 1000, de ce que l’on va trouver dans cette couche sera tout sauf de l’or.
Un petit coup de détecteur, mon speaker (petit haut-parleur qui remplace les écouteurs) hurle à tout va.
Dix centimètres. 50 pour cent de chance que ce soit de l’or.
Rebelotte pour un petit coup de détecteur.
Là le bruit commence à me plaire.
Vous avez compris que plus on creuse en profondeur plus les chances de trouver une pépite sont grandes.
Je fais l’impasse sur les quinze centimètres et à vingt cela sonne toujours.
Je creuse comme un fada. Cailloux, sable, terre, le tas de déblaies est devenu conséquent.
Petit coup de détecteur dans le trou. Silence complet.
Je regarde mon tas de terre et essaye d’y apercevoir quelque chose qui ressemble à du jaune. Nada.
J’éparpille un peu juste pour le plaisir. Re-Nada.
Je commence alors la danse sacrée du prospecteur.
Premier temps :
Du pied vous partagez en deux le tas de terre qui se trouve devant vous.
Deuxième temps :
Vous passez le détecteur sur les deux tas. Obligatoirement votre appareil va sonner sur l’un des deux.
Toujours en balançant votre pied vous balayez le tas stérile dans le trou et vous recommencez comme au premier temps ainsi de suite.
Facile!! Non ??
Maintenant j’ai à mes pieds l’équivalent de quatre grosses poignées de terre et de cailloux, j’enlève ceux ci, partage une dernière fois mon tas de terre, passe le détecteur, et….
Silence complet.
C’est quoi ce truc là ?
Je regarde le trou avec les cailloux que j’y ais mis, j’en prends une poignée. Détecteur. Rien du tout.
Je ramasse la dernière pierre genre, vingt centimètres sur sept et cinq d’épaisseur. Détecteur. Je ne vous dis pas !!! Le sismographe de Strasbourg a du enregistrer 6, 5 sur l’échelle de Richter. Avec l’épicentre au –28°48’41’’ et 121°40’ 49’’.
C’est un quartz, blanc a l’origine, mais rouge pour le moment. Quelques millions d’années dans la terre rouge ça laisse des traces.
Par contre pour l’or il est entièrement a l’intérieur.
Quartz fragmenté.A l'interieur 63grs d'or.
C’est bien beau tout ça mais la journée n’est pas terminée.
Dans l’espoir de trouver d’autres pépites je prospecte consciencieusement le terrain centimètre carré par centimètre carré et ceci pendant deux jours de suite.
Deux jours pendant lesquels moult balles de plomb, agrafes, capsules de canette et autres ferrailles sont venus remplir ma besace à rubbish (ordures). Mais d’or. Point.
Il n’est pas loin de dix heures, je sors du shop ou je suis allé faire mes courses pour la semaine
Je me dirige vers le Bottle shop qui ne va pas tarder à ouvrir et en passant près du 4x4, je remarque que le pneu avant droit à l’air un peu dégonflait.
Je lui vire un grand coup de pompe juste pour le tester (à ce geste on reconnaît le vrai mécano bricoleur) et là ma roue, sous le choc, fait un va et vient pas trop catholique.
Je la prends à deux mains, la secoue, et le jeu est vraiment important. »
Problème » me dis je.
Pas très prudent de partir dans le bush dans ces conditions.
Il existe à Laverton une casse dont le propriétaire un certain John est un grand ami de mon ange gardien André (voir dans les premiers épisodes).
Il lui avait parlé de moi quelques jours au paravent et m’avait dis qu’en cas de pépin je ne me gène pas d’aller le voir.
C’est beau la solidarité.
A la sortie du village, un grand champ de voiture, vous avez deviné comme moi que c’est la casse de l’ami John.
Je me gare à l’intérieur et un immense vieux s’approche.I am the friend from AndréAh! You are Peter the French man?Yes!What are you? Qu’il me ditI have a problem with a wheel of my car .Que je lui répond.Show me.
Et nous voilà pencher sous le 4x4 en trains d’ausculter la pièce traîtresse.
Entre parenthèse, vous avez vu que mon anglais tout en étant sommaire et assez explicite. Comme je dis toujours, ils me comprennent mieux avec mes cinquante mots de vocabulaire anglais que moi avec leurs cinq cent.
Fermons la parenthèse, pour en revenir à l’autopsie de ma rotule de direction car c’est bien cette pièce maîtresse qui m’a lâchée. Diagnostic : il faut la changer.
Dans ma tête je me vois déjà bloqué trois ou quatre jours en ville le temps de faire venir une rotule neuve de Kalgoorlie qui est à quand même à quatre cent bornes
Je pose innocemment la question.You have this piece here ?Yes, no worries.
Gros soupir de soulagement : Sauvé !!!
Sur ces entrefaites arrive une charmante Mammy, sa compagne, qui nous propose un petit breakfast.Your tea, with milk?Yes Madam.
Et nous voilà partie en grande discussion sur la France et ses problèmes (Novembre 2005) .L’or australien, il y en a de moins en moins, ce n’est plus comme avant et patati et patata. Le tout agrémenté de petits gâteaux arrosés d’un bon thé au lait.
Trois quarts d’heure plus tard retour dans l’atelier
Pièce en main mon ami John part dans son magasin, le champ de carcasses.No good. No good.
C’est à grands coups de tatane (Il doit chausser du 53) et de marteau qu’il teste les trains avant des pauvres Toy.
Enfin là voilà. Garantie neuve, trois cent mille km minimum. Fin du rodage. Quoi !!!
Un peu de graisse, deux tours de clé, la roue remise en place. La réparation est terminée.
Je pose la question.How many?
Je me dis”Tu vas voir, l’enfoiré il va te compter deux heures avec la pause thé incluse. Ce n’est pas a un assassinat que je vais être soumis mais au moins à un massacre.
Verdict.Forty minuts.
Dare dare je surenchéris, bon seigneur.One hour.God. Fifty dollards.
Affaire concluse.
Sur ce, je reprends la piste pour m’enfoncer dans le bush.
Tout compte fait j’ai passé une bonne matinée.
Salut Nuggets,
Beau récit, merci de nous faire partager tes aventures qui me semblaient, vu de chez moi, d'un autre siècle. Ca existe encore, cela me ravit.
A suivre 😏.
Depuis deux jours je suis dans un creek.
Ce n’est pas possible, j’ai du retourner des tonnes de sables et toujours rien.
Apres 20000km en avion.
4500km de route.
50km de piste.
6 h de marche.
A un moment T, en un point X sur le globe terrestre, je me pose la question.
<>(What I do in this creek)
Le mois dernier, un gars est sûrement passé par là, comme l’a fait un autre deux mois auparavant comme l’ont fait des dizaines, sinon des centaines d’autres le siècle dernier.Et toi t’es là encore à espérer.
.Si c’est à un moment T et un endroit X que je me suis posé The Question.
C’est au moment T+ 5 secondes ( le temps de réflexion) et au même endroit X que je me hisse hors du creek.
Pourquoi à cet endroit et pas plus loin?
La chance ?
Un prospecteur qui à du nez ?
Disons que pour contenter tout le monde.
Je suis un prospecteur chanceux qui a du nez.
Et de bons yeux.
Car a peine sorti de mon trou je me trouve yeux à yeux avec un beau quartz, de la grosseur d’un abricot, tout veiné d’or.
Tout simplement posé sur le sol.
Je pense à cette pierre qui devait être là depuis des milliers d’années en pleine nature, bravant les intempéries, qui a vu passer des centaines de prospecteurs et qui se retrouve en l’espace d’un instant au fond de la poche d’un gars qui n’est même pas du pays.
La suite vous vous en doutez.
Plus rien de toute la journée.
D’ailleurs j’ai remarqué que je marche par cycle de trois jours.
Deux négatifs pour un positif. Le contraire eut été mieux.
Mais comme le dit le fameux adage.
« Qui vivra verra ».
Lessive, ménage, douche, c’est dans l’ordre les taches hebdomadaires qui m ‘attendent au camping.
N’allez pas croire que je me lave qu’une seule fois par semaine. Dans le bush c’est douche tout les soirs et souvent le midi en rentrant de prospection.
Le grand bain du soir, trois litres d’eau maximum.
Un litre pour ce mouiller. Deux litres pour ce rincer.
Pour le midi, disons que c’est plutôt un rafraîchissement. Un litre suffit largement. Mais qu’est ce que ça fait du bien.
Pour le moment, oublié le bush pour quelques heures me voici au camplng de laverton.
En parlant d’heure cela me fait penser que c’est celui de l’apéro, un coca rhum en main et bien installé dans mon fauteuil, j’attends.
Je dis toujours que le monde appartient à ceux qui osent, mais t’en fait pas si tu n’oses pas les autres le feront pour toi.
Un gars arrive. Je suis sur le passage qui mène aux cuisines endroit stratégique pour lier conversation.
La cuisine c’est très bien car le gars qui y va, il a le temps, en général vers cinq heures c’est le moment de chercher sa bière ou son coke au frigo du camping.
Sur le chemin des toilettes ce n’est pas pareil, le gars était tranquillos dans sa caravane occupé à ce que vous voulez et d’un coup il a une envie pressante, donc à l’aller il languit d’arriver et au retour sa seule préoccupation c’est de reprendre l’activité qu’il avait laissé tomber disons avec précipitation ;
Ceci dit, j’en reviens à mon gars celui de tout à l’heure, arrivé a ma hauteur, question de parler car moi je suis assis et lui du haut de ses un mètre quatre vingt dix, il me domine plutôt.
Nous entamons la conversation.
Je lui propose un verre de ma mixture, on trinque et nous voilà parti sur des chemins cousus d’or.
Tout fier je lui montre ma récolte de la semaine.
Il trouve le cailloux magnifique, pour les pépites, je me demande s’il les a vues.
« Wait a minut « qu’il me dit.
Va vers sa caravane et revient, comme il me l’avait dit, une minute plus tard, un boite a la main.
La renverse sur la table, et moi de mon coté manque de me renversé du fauteuil tellement le choc est violent, choc visuel s’entend .
Devant moi, étalé, plus d’un demi-kg d’or, j’en crois pas mes yeux, la plus grosse pépite doit faire dans les cent grs, de toutes les formes, la couleur de l’or change suivant la région ou il est trouvé, là je peux vous dire que toutes les régions aurifères d’Australie sont représentées.
Je pense encore a la misère que je lui ais montrée. Oh la honte.
Bon le gars est sympa il fait ne pas trop le cador, mais pour moi c’est quand même la honte.
Et puis je vais vous dire si nous les petits on n’existait pas les grands y s’auraient même pas qu’ils sont grands.
Indéniablement devant ce gars je ne fais pas le poids.
Mais comme le disait un grand bon homme de Gaule
« On a perdu une bataille mais pas la guerre »
« Wait a minut. » Que je lui dis.
Et je vais chercher mon ami André.
A ma gauche l’australo, un mètre quatre vingt dix, quatre vingt quinze kgs.
A ma droite Dédé le parigot, un mètre soixante dix, quatre vingt cinq kgs
Moi, un mètre soixante quinze, soixante deux kgs.
Vous l’avez deviné. J’arbitre.
DONGGG…(C’est le gong)
L’australien a déjà étalé son jeu sur la table. Grosso modo cinq cent grs d’or.
Je peux vous dire que c’est beau.
Maintenant à Dédé.
Dans sa main, un vrai battoir, d’ailleurs je lui disais que la prochaine fois que je revenais ici, je ne prendrais qu’un billet aller. Pour le retour, une bonne torgnole de sa part et je rentrais au pays sans toucher le sol et gratuitement en plus.
Revenons au match, donc je disais, dans sa main un pot de confiture.
Et vlan !!! Le voilà qu’il le renverse (le pot) sur sa moitié de table.
Cinq cent plus cinq cent, mille grs, soit un kilo d’or devant mes yeux.
Entre cent cinquante mille et deux cent mille francs étales sur une table de camping même plus coté à l’argus.
Toutes les formes, tous les poids, toutes les variantes de jaune s’offrent à moi.
Toute l’Australie Orpitheque sur un demi-mètre carré de formica. Ne cherchez pas le mot orpitheque dans le dico, je viens de l’inventer.
DONGGG…. Match terminé
Le vainqueur?
Il n’y en à qu’un.
L’OR.
Pendant l’heure qui suit, je vais faire le tour de l’Australie, auriferement parlant.
Le coca/rhum coule à flot ce qui a pour effet de délier les langues surtout celle de notre autochtone.
Une pépite de deux onces, soixante grs, dans les mains, il nous explique qu’il l’a trouvée dans un endroit qui s’appelle Anchor Mine.
Ni André, ni moi connaissons cette mine.
L’alcool aidant, d’un coté à posé des questions et de l’autre à y répondre.
Nous demandons, pas innocemment du tout ou se trouve ce coin.
Et là, la chance joue pour nous.
La carte que possède André, date de mathusalem, éditée pas mal d’années avant que la mine ne soit découverte. Donc pas d’Anchor Mine
Ni une ni deux notre ami va chercher la sienne.
La déroule, un vrai prospecteur ne plie pas sa carte, il la roule.
Bien déployée sur le capot du 4x4 nous suivons ce doigt indicateur qui nous amene peut être vers un hypothétique futur Eldorado.
« Anchor Mine, it is here”
En effet, la mine existe bien, mais moi ce qui m’intéresse, c’est les cinq ou six petites croix tracées au crayon qui l’entourent.
Le lendemain, je ne vous dirais pas vers ou je partais.
« Deux heures P.M. mon voisin de camping, Bryan, me propose une sortie avec son véhicule à une trentaine de km.
Ca ne m’enchante guère, j’ai l’habitude de partir avec mon 4x4 avec tout mon barda
J’accepte, mais à contre cœur.
Le paysage devant nous est immense, à perte de vue des arbres. Je ne connaissais pas du tout ce coin.
Une fois arriver, je prépare mon matériel et constate que j’ai oublié mon GPS.
Il n’y pas trente six solutions, il va falloir que je prospecte à vue du véhicule.
Bryan part de son coté nous nous donnons rendez-vous vers cinq six heures
Première alerte, je creuse, un rubbish. (Poubelle, ne pas confondre avec rubis).
Je surveille toujours du coin de l’œil le 4x4.
Deuxième alerte, toujours du rubbish
Je m’éloigne de plus en plus et il arrive ce qu’il devait arriver
« BIPPP!!! !!! je ne vois plus le 4x4 »
Pas d’affolement.
J’essaie de retrouver le dernier trou creusé d’où je voyais encore le véhicule.
Ni trou. Ni 4x4
Cela fait une bonne demi heure que je suis dans la panasse, l’angoisse commence à me prendre.
J’appelle, mais l’autre tordu, (je commence à lui en vouloir), avec ses écouteurs sur les oreilles doit rien entendre
Je décide de bouger le moins possible, mais l’attente est très longue et je ne peux m’empêcher de temps en temps de faire quelques pas dans une direction pour revenir dans une autre, ce qui finit par complètement me désorienter.
Le jour baisse, mon collègue devrait avoir terminer de prospecter..
« HHHHHEEEELLLPPP !!!!HHHHHEEEEEELLLLLPPPP »
« BBBBRRRRYYYYAAAANNNNNNN »
Apres chaque appel, je fais le silence pendant quelques secondes pour intercepter une hypothétique réponse. Toujours rien.
La nuit est tombée, la température passe d’une trentaine de degrés à une vingtaine cela n’a l’air de rien mais moi je me caille.
La fatigue, l’angoisse, la soif, le froid, avec tout ça je commence à avoir le moral en dessous du zéro.
Je me dis que mon collègue va sûrement allumer un feu pour signaler sa présence.
Je grimpe à un arbre, pour essayer de mieux voir mais je me retrouve au milieu des feuillages.
Comme poste d’observation c’est pas la panacée !
Un petit vent c’est levé ce qui accentue la sensation de froid, en tee shirt, short et sandalettes c’est loin d’être le confort.
Pour me protéger de la froidure, je ramasse des branches mortes et je bâtis un semblant de paravent.
A l’abri le réconfort est de courte durée.
Je stresse à mort, recroquevillé sur moi-même adossé a un tronc d’arbre, à soixante berges je pleure comme un gosse.
Je maudis l’Australie, la détection, mon collègue, le monde entier.
Une ou deux fois l’an on retrouve un véhicule abandonné dans le bush mais rarement le gars.
J’ai du mal à me voir bouffer par un prédateur.
C’est pas possible je dois faire un cauchemar, tout à l’heure je vais me réveiller.
Je ravale mes larmes, je me lève, d’avoir chialé m’a fait du bien, j’ai vidé mon trop plein émotionnel.
J’analyse la situation, en lisant ça fait très académique, ordonné. Sur le terrain chaque pensées sont accompagnées d’une bordée de jurons.
Ca réconforte.
Allons-y pour l’analyse: En partant du village, je sais à peu prés la direction dans laquelle on s’est dirigé.
La difficulté c’est qu’avec la nuit, le ciel nuageux et les vires vires que je me suis payé en détectant, il est impossible de me situer.
Mes gros problèmes pour le moment c’est la soif et le froid et ce n’est pas en restant ici que je les dénouerais.
Des pistes, quelques direction que je me dirige, je tomberais fatalement sur une, maintenant, il se peut que celle ci ne soit pas fréquentée et qu’il ne passe personne pendant des jours.
J’opte quand même pour cette solution.
Mon détecteur sur l’épaule, je trace en me faufilant entre les arbres.
Au bout d’un certain temps, une idée me vient en tête.
Dans toute la région aurifère du West Australia (a peu près grande comme la France)on fait des milliers de carottages pour chercher différents minerais.
Je me dis que les gars doivent aussi travailler de nuit et qu’avec les phares et les bruit des moteurs cela devrait me guider.
A taton, j’essaie de trouver un arbre un peu plus haut que les autres mais dans cette nuit d’encre il est impossible de voir quoi que se soit.
Je me base donc sur le diamètre des troncs pour estimer leur hauteur.
Plus le tronc est large, plus il est haut. Une théorie qui en vaut une autre, mais apparemment ça marche.
Coincé dans une fourche je surplombe d’une courte tête la canopée avoisinante.
Au bout de dix minutes, les membres ankylosés par ma position on ne peut plus instable je décide de descendre et continuer mon « chemin »
De lumières et de bruits de moteur. Nenni.
Reprenant mon détecteur au passage me revoilà louvoyant entre les eucalyptus et autres callitris pyramidatis.
Ce qu’il y a bien dans l’action c’est que le positif l’emporte sur le négatif.
Il y a quelques heures je pleurais au pied d’un arbre me voyant déjà a moitié mort bouffait par une bande de charognard.
Maintenant j’ai un but.
Il faut que je m’en sorte.
Je la trouverais cette Put1n de piste.
Depuis un moment les arbres me semblent plus disperser.
Il est temps que je trouve un observatoire.
J’ai beau scruter, écouter rien du tout. J’attends encore un peu, puis repart en essayant de garder toujours le même cap.
Et cette soif qui me tenaille. Moi qui boit mes deux ou trois litre d’eau par jour, d’accord ce n’est pas toujours que de l’eau mais c’est du liquide.
Je rêve d’une bière, non deux. La première cul sec parce que je meurt de soif et la deuxième.
« Garçon une autre et bien fraîche »J’en ai les babines qui en bave.
que j’ai soif. »
Le terrain est plat mais pas mal accidenté et du bois mort en veux tu ? En voilà.
Avec mes sandalettes je n’ose même pas penser à l’état de mes pieds.
Cela fait un bon quart d’heure que je suis au sommet de mon arbre a l’affût du moindre bruit ou de lumière.
Le vent c’est calmé puis arrêté. Ce qui facilite ma chasse.
Tout devant moi.
Il m’a semblé entendre un bruit sourd?
Est ce le fruit de mon imagination? Ou le passage d’un oiseau nocturne?
J’attends encore un peu.
Plus rien.
Je reprends ma route en direction du bruit supposé.
La foret est plus clairsemée ce qui facilite ma marche d’aveugle.
Dans l’air flotte quelque chose de bizarre que je n’arrive pas à définir.
Le terrain a changé, les arbres ont disparu le sol est devenu plus sablonneux, j’accélère le pas et Bingo !!
Je suis embourbé jusqu’aux chevilles. Perdant l’équilibre me voilà affalé dans la vase.
Mon trop fidèle détecteur ne m’a pas quitte d’un pouce et m’a suivi comme son ombre dans ce bain que certains diront de jouvence.
En d’autres temps cela aurait pu être une situation hilarante. Mais là pas trop.
Apres un court moment de désespoir je me relève avec un gros SFLEEUURT de succion et en quatre petits sfleurt a reculons je sors de ce merdier.
J’essaie, tant bien que mal, de me nettoyer mais je n’insiste pas trop, cela frise « Mission Impossible »
Je verrais avec l’age si c’était un bain de jouvence, mais pour le détecteur hormis le fait qu’il doit ressembler à une bouse, il se retrouve avec une fracture ouverte du manche. Pour l’instant c’est surtout moi qui vait souffrir pour le porter. Sur l’épaule ça aller mais maintenant il va falloir le porter sous le bras. Manière beaucoup moins pratique.
Qui dit boue ! Dit eau ! Non ?
Je contourne précautionneusement cette mare traîtresse et cherche à trouver le berceau de cette eau salvatrice. Car je creve de plus en plus de la soif..
Je la sens, elle n’est pas loin.
Un talus devant moi qui descend assez abruptement et enfin je la distingue, je devrais plutôt dire je la devine.
Quel plaisir de patauger !
Je me lave vite fait les mains, m’asperge la figure.
Catastrophe.
Je porte une poignée d’eau a ma bouche et la recrache aussitôt.
Je suis tombé sur un lac salé.
Désespoir, espoir.
Je ne vais pas m’appesantir sur le désespoir, vous en connaissez la raison. Il ne me reste plus qu’affaire avec.
Mais là vous vous dites « Il disjoncte le mec «
Il creves de soif a coté de trois millions de m3 d’eau SALEES et il parle encore d’espoir.
Eh Oui. Maintenant je sais ou je suis.
Par rapport à la ville ou je campe il n’y a qu’une région ou il y a des lacs salés.
Par contre le mystère : à quel endroit je me trouve au milieu de toute cette flotte.
Au nord, au sud, a l’est, l’ouest. Je vous épargne les nord/nord est etc. etc.
Apres m’être débarbouillé succinctement et de plus L’eau salée sur les égratignures ça pique, je reprends ma route.
A droite a gauche?
De toute façon il faut que j’aille de l’autre coté.
Dans mon grand malheur j’ai quand même la chance que tous ces lacs ne font que quelques centaines de mètres de diamètre.
Quelques centaines de mètres ça peut faire quand même entre cent et mille mètres.
Donc on a du petit qui peut être un peu grand.
Je ne sais pas si vous me suivez mais pendant que vous m’écoutiez, je suis partie sur la gauche et mon intuition me dit que j’ai bien fait.
Mentalement je me représente la courbe que je suis entrain de parcourir et toujours mon intuition me dit que je suis de l’autre coté et qu’il faut que je reparte perpendiculaire a la plage.
Aussitôt pensé, aussitôt fait.
Les arbres commencent à se faire plus présent il va falloir que je trouve un perchoir le plutôt possible.
Cela fait un bon moment que je suis à l’affût du moindre indice de vie. Mais rien.
Je prépare a descendre quand une légère brise m’apporte sur ces frêles ailes un vrombissement sourd qui n’a rien de naturel. J’attends encore un peu. Plus rien.
Je suis maintenant en pleine foret, ma vitesse est ralentie par les ramures.
Cela doit faire une dizaine d’heure que je suis perdu. Je dis une dizaine d’heure. Mais je n’en suis pas sur du tout.
La fatigue commence à gagner sur moi, je voudrais me reposer mais j’ai peur de m’endormir et demain de ne plus savoir dans quelle direction me diriger.
Le plus dur c’est la soif qui me tenaille, je n’aurais jamais cru que se serait si dur que ça à supporter.
La soif.
Mes pieds aussi me font souffrir pas quand je marche c’est surtout a l’arrêt ou alors quand je suis perché là haut.
Le terrain à l’air de s’élever, pas de beaucoup quelques mètres pas plus, il me semble être sur un mamelon.
Au sommet, je fais une petite halte.
Un flash devant moi.
Un éclair d’orage, une lumière parasite qui c’est faite en clignant des yeux.
Ou alors !!!
Toujours l’espoir.
J’ai le regard tellement scotché sur ce bout d’horizon que les yeux m’en piquent.
Les minutes passent le désarrois me gagne, j’en ai marre de tout.
Promis juré une fois que tout est terminé, je rentre en France et que l’on ne me parle plus de l’Australie.
Tout dans mes funestes pensées, une lueur apparaît et disparaît.
Cette fois ci je l’ai bien vu, un balayage plutôt qu’un éclair. Quelques secondes plus tard un bruit sourd mais lointain se fait entendre.
Il n’y a plus de doute, il y a de l’humain par la bas.
J’ai envie d’attendre pour voir si le phénomène se répète, mais je n’y tiens plus.
Mon détecteur sous le bras je descends vers la foret.
Sous les arbres je ne peux voir les lumières mais à intervalles réguliers me parvient le doux bruit d’un de camion diesel.
Maintenant je sais ou je suis.
Les camions transportent du minerai et font une rotation entre la mine et l’usine de traitement qui se trouve a quelques km du camping ou je crèche. Et je connais très bien ce track pour l’avoir pris plusieurs lorsque je partais en prospection.
Me voilà au bord de la piste, J’attends avec impatience le prochain passage.
Malgré la joie de m’en être sorti, la soif me tenaille tout autant. De plus avec le passage des véhicules l’air est saturé de poussière.
Enfin des phares, j’ai beau faire des signes le camion passe a toute berzingue sans s’arrêter.
Avec ma dégaine, couvert de boue, de poussière, en short et tee shirt hyper crade, ils doivent me prendre pour un Abo complètement défoncé.
A chaque passage je m’enhardis de plus en plus vers le milieu de la piste pour leur faire signe. Mais rien n’y fait. Si je ne m’écartais pas je crois que les gars me passeraient dessus.
Avec tout ce que j’avale mes poumons se sont fossilisés, j’ai du mal à respirer et mon gosier est
un enfer.
Le camion est a une dizaine de mètres pleins phares klaxon a fond, je dois commencer à le gonfler le mec a jouer au toréador. Je me jette de coté au dernier moment et me résigne a attendre le prochain passage.
C’est là que j���entends mon camion descendre ses vitesses suivies de grands coups de frein.
Enfin il s’est arrêté.
Je parcours en courrant, de peur qu’il ne reparte sans moi, les deux cent mètres qui nous séparent.
Je monte a bord. Je lui raconte ma mésaventure. Apparemment il n’en a rien à foutre, il faut dire que mon anglais est au ras des pâquerettes. Je lui parle de ma soif il s’en contrefout.
A trois km du village, lui, doit prendre la piste qui va vers l’usine et il me largue.
Le jour commence a se lever, il doit être vers les cinq six heures du matin cela fait donc une douzaine d’heures que je me suis paumé. Une douzaine d’heures que je marche.
La première maison apparaît.
Comme un voleur je me glisse dans le jardin. Par terre gît un tuyau d’arrosage comme un fil d’Ariane je le remonte jusqu’au robinet.
Ce n’est pas de la bière mais qu’est ce que c’est bon.
André et moi sommes autour du feu, les yeux rougis par l’émotion il fini de me narrer une mésaventure qu’il lui est arrivé il y a une dizaine d’année.
D’un revers de main il s’essuie une larme
"Putain!!! de fumée " Qu’il me dit
Apres un mois de prospection, j’ai pris mes habitudes .
Huit jours dans le bush et une petite journée au village, le temps de faire la lessive et de réapprovisionner le garde manger, sans oublier le carton de bière.
Huit jours en autonomie complète il faut avoir une gestion assez stricte mais non contraignante. D’abord la veille du départ qui correspond a quelque chose prés à l’arrivée au camping, Je fais cuire trois portions de riz sur le gaz de la cuisine commune. Toujours ça d’économisé.
Au shop le lendemain matin j’achète de la viande congelée, ce qui me permet de la garder deux jours de plus.
Des légumes, des fruits pour composer quelques recettes made in bush, et je termine invariablement mes courses par l’achat de trois bags de ice, (sac de glace) pour mon Eskit, glacière, au road house à la sortie du village .
Pyramide de Biere
Le Vieux campeur de Leonora
Je décide cette fois si d’aller un peu plus au nord dans un coin qui s’appelle Famous Blue Mine à cent cinquante km de Laverton.
Cette mine, comme toutes les autres de la région d’ailleurs ont connu leurs heures de gloire, il s’y est ramassé des tonnes d’or au siècle dernier.
Quand je pense qu’a l’époque les gars se tapaient tout ce chemin, Kalgoorie ce trouve a plus de cinq cent km, à pieds avec leur bardât sur le dos.
Avec mon 4x4 des fois je me sens tout petit. Me voici donc à Famous après trois heures de piste.
La première chose, c’est d’aller sur le site même et de s’éloigner de ce point de un à deux km, en général soit vers le nord ou le sud et de trouver un coin qui vous plaise, et a partir delà de promener sa poêle a frire.
Une fois le bon terrain trouvé et la voiture à l’ombre, les choses sérieuses peuvent commencer.
Apres deux alertes sur des bouts de ferrailles me voici propriétaires d’une belle nuggets de six grs.
Deux jours durant les alertes se multiplient sur de vielles boites de conserves, fourchettes, cuillers. De quoi me monter tout une ménagère.
En fait de bon terrain, je suis sur un ancien campement et la pépite trouvée a du tomber de la poche d’un mineur. Ce n’était pas la fortune, mais j’ai une pensée émue pour ce pauvre bougre.
Or
Le terrain s’y prêtant, je m’enfonce dans le bush en hors piste voir si sous d’autres cieux la fortune n’est pas plus souriante.
La conduite hors piste consiste, comme son nom l’indique à rouler hors de la piste.
Donc au bout de cinq minutes en se faufilant aux travers des arbres on se retrouve au milieu des arbres c’est à dire nulle part et partout à la fois.
Un petit objet du nom de GPS joue le rôle d’ange gardien. Sans lui la prospection moderne ne serait pas ce qu’elle est.
Aller plus loin en terre vierge et surtout revenir.
Au bout de vingt minutes à louvoyer, me voici a l’orée d’une grande plaine caillouteuse rendue inaccessible par un beau creek dont la profondeur empêche toute traversée.
Le matériel de détection sur le dos je franchis à pied le creek pour me retrouver devant l’immense plaine.
Waterloo ou Austerlitz ?
Tel Napoléon, avant d’attaquer, j’observe le terrain et déjà dans mon esprit les grandes lignes de ma stratégie se dessinent.
D’abord, plein Est.
Puis remonter vers le nord.
Surprendre l’ennemi en bifurquant vers l’Ouest.
Et fondre sur lui.
Le temps de deux tours de cadrant de la grosse aiguille d’une montre( maintenant avec le digital allez décrire ce majestueux mouvement) soit deux heures plus tard, l’or et moi on ne c’est toujours affronté.
Je dirais, si ce n’était la canicule qui m’oppresse que cet après midi ressemble à un remake de la Berezina.
Changement de stratégie.
Face à moi un mamelon d’une vingtaine de mètres de diamètre pour deux mètres de hauteurs, le sommet couronné de quelques arbustes et bon signe ceux ci entourent une résurgence de quartz appelée dans ce pays reef, qui s’ils ne sont pas stériles peuvent réserver de très bonnes surprises ! Auriferement parlant, s’entend.
A la première alerte, je creuse pour sortir un petit truc tout doré de deux grs. En fin d’après midi j’avais mes quatre pépites.
Petite anecdote. En contre bas de mon mamelon, un tronc d’arbre mort, sûrement victime de la foudre, est planté là comme une verrue au milieu de la figure. Dans ma tête défilent des images de trésor cachées sous ses racines. Je promène mon détecteur tout autours, et !!!!!
Le trésor n’est pas très gros mais bien là.
Ceci m’était aussi arrivé l’année d’avant ou dans une grande plaine constellée de petits arbustes, un arbre solitaire prônait au milieu et inconsciemment attiré par lui j’y avais découvert à proximité deux pépites.
Une autrefois encore, un arbre mort au pied d’un mamelon.
Ca sonne, je creuse, dix, vingt, trente cm, à cette profondeur il doit y en avoir pour 30grs au moins.
Résultat des courses une vielle boite de Pilchard. Pendant un instant j’avais été riche comme Crésus.
Retour vers le 4x4.
Gps en marche, fonction Return, je rejoins la piste. Direction Riccaboni Find Mine c’est à une dizaine de km, assez isolé, ce qui me laisse penser que le coin n’a pas été trop fréquenté.
En cours de route je croise une fence avec sa piste.
Petite explication : fence synonyme de clôture, et pour l’entretenir on la double d’une piste.
Pris de curiosité je me dis « je vais la suivre et arrivé à hauteur de Riccaboni je trouverais bien une transversale qui me ramènera à la mine »
Et vas-y que je roule, depuis belle lurette j’ai dépassé ma destination première.
D’après le GPS et le point sur la carte j’entreprends une grande boucle d’une cinquantaine de km mais a l’opposé de là ou je devais aller.
Ce n’est pas grave ; j’ai tout le temps devant moi et personne ne m’attend.
La piste est passée, au fil des kms, d’acceptable à passable.
Pas du tout fréquentée a part un véhicule il y a quelques jours vus les traces.
Je suis en limite du désert, sur ma droite je longe des dunes de sable rouge couvertes de spinnifex tandis que de l’autre coté les arbres prédominent.
Ceux ci autour de la piste forment de temps en temps un vrai tunnel de verdure. Bonjour la carrosserie. Malgré ma vitesse j’essaie d’éviter tant bien que mal les grosses branches et d’un coup c’est un grand boum.
Le choc me fait quitter la piste sur quelques mètres.
En surveillant trop assidûment les branches qui fouettaient le véhicule, je n’ai pas vu un tronc d’arbre qui dépassait sur la piste et qui vient de s’empaler sous l’échelle qui donne accès a la galerie.
Je m’arrête pour constater que la dite galerie à une drôle de gueule.
On redressera ce soir au bivouac.
D’ailleurs le bivouac il va falloir que j’y pense dare dare car le soleil décline.
Quelques km plus loin c’est devant un dénivelé d’une vingtaine de mètres que la piste emprunte que je décide de m’arrêter pour la nuit.
Tout seul j’hésite a prendre ce chemin par contre il n’est pas question que je face demi tour.
Ce n’est pas dans ma nature.
On verra demain.
ton post se lit facilement, c est comme un pote qui te raconte son histoire.
tu ne voudrais pas en faire un concernant le materiel utilisé pour la detection?
puis une question: tu en fais quoi, des dechets metaliques que tu deterres? tu les ré-enterres pour que le prochain vive les memes emotions?
a bientot
ciao
maxime
ci joint: golden eagle nugget, WA museum Kalgoorlie-Boulder
Prochain depart au mois de septembre.
Pour le materiel, depuis 2004 il a evolué.
Le 4x4 c'est le meme sauf le moteur qui m'a laché en septembre 2008.
Le GPS:le Geko 201 de chez Garmin, sera surement changé cette année.
Telephone Satellitte Iridium: ça c'est mon St Bernard.
Deux panneaux solaires.
Une batterie auxiliaire
Un Freezer qui descend à -18° ce qui m'assure de la glace pour mon Eskit (glaciere) et de la viande congelée pour 3 semaines.
Le Detecteur du GP 3000 je suis passé au GP 4500.
Pour la musique :Du Camembert bouffeur de CD je roule maintenant en clef(clée) USB.Mais gare a la chaleur avec ce systeme?Ca craint.
Pour les dechets metaliques, je les remets en terre.C'est pas tres ecolo, je sais. mais quand on est une centaine sur une surface aussi grande que la France, je ne pense pas que cela est une grande importance nefaste ecologiquement parlant.
Par contre je trimballe mes poubelles jusqu'au village.
iAu petit matin, je fais un repérage de cette foutue piste qui m’a l’air plus adapté a une chèvre qu’au 4x4.
A deux véhicules le problème ne se poserait même pas.
A la limite, avec un coéquipier on met ses appréhensions de coté.
Mais tout seul, en cas de pépin c’est tout pour ma pomme.
Peut être une autre solution.
Un large plateau s’étend sur ma droite.
Déception.
Si de loin il semblait uniforme, de près, c’est tout un enchevêtrement de ravines infranchissable.
Verdict: la piste.
Première difficulté des le départ.
Un virage à quatre vingt dix degrés avec deux marches d’une trentaine de cm.
Ce n’est pas large et il y a le ravin.
Ca secoue mais je passe.
A partir de maintenant, il n’est plus question de revenir en arrière, techniquement et moralement.
J’aime bien ces situations ou la seule fuite c’est d’aller vers l’avant.
Obligé de ce surpasser, avec cette montée d’adrénaline qui nous fait dire.
« I am the king of the road. »
Plus rien ne peut nous résister. Jusqu'à la prochaine misère.
Devant moi, coté gauche, le ravin est a droite, un rognon de rocher dépasse du sol d’au moins deux pans de main.
Impossible de l’éviter la piste a été taillée sur mesure, une largeur de 4x4 pas plus.
La roue avant attaque a la vitesse d’escargot le roc, que dis je ? La montagne. Plus j’avance plus je penche.
Cela m’a toujours impressionné les dévers que peuvent supporter ces véhicules.
Tout doucement je me redresse.
Maintenant la roue arrière.
Pour vous donner une image, des quarantes prochaines secondes.
Vous êtes sur un petit voilier avec un vent de force quatorze au moins avec un horizon qui se balade à la verticale ou presque et c’est l’impression que j’ai à ce moment là. Je me demande ou est placé mon centre de gravité. Puis tout doucement mon horizon s’horizontalise et moi je reprends ma verticale.
Deux autres ressauts et voilà mon calvaire terminé.
OUF !!!
J’ai décidé qu’aujourd’hui serais une journée tourisme.
Un petit break dans la détection.
Avec ce passage ma dose d’émotion est saturée.
La piste traverse une région de colline, des paysages de rêve.
On aime ou on aime pas.
Beaucoup vous diront qu’il n’y a rien à voir, que du sable, des pierres et des arbres. C’est vrai pas très folichon.
Mais ajoutez-y un brin d’ambiance et vous vous retrouvez dans le paysage le plus beau du monde.
On aime ou on aime pas. Moi j’aime.
Tout doucement je quitte mes collines et fonds de vallée pour attaquer la grande plaine du bush.
Au loin se profile un village aborigène.
Nurra Kurramano.
Avant de traverser le hameau je cache ma camera qui est fixée en permanence sur le tableau de bord du 4X4 sous une serviette. Déjà qu’ils n’aiment pas trop que l’on se balade par chez eux il est inutile d’en rajouter en se pavanant avec ses appareils photo.
La rue principale n’est pas goudronnée, en fait c’est la continuité de la piste.
Je roule au ralenti pour ne soulever que le minimum de poussière.
Dans tous les coins, des voitures les quatre roues en l’air, de vieux meubles, des maisons éventrées, un boxon pas possible.
Et au milieu de ce bric à brac une ribambelle de gosses joue.
Pas à l’aise, je ne m’attarde pas trop.
Me voici revenu à mon point de départ de la veille et c’est par le plus court chemin que je rejoins Riccaboni Find Mine.
On est en plein milieu de l’après midi, vous dire qu’il fait très chaud serait un euphémisme.
Pas un brin d’herbe, que des arbustes, des cailloux, de la terre rouge, noire.
Une terre de désolation.
Je sens l’angoisse qui monte, cela m’est arrivé quelque fois déjà. La solution, le téléphone satellite. Deux trois minutes de discussion avec la famille en France et tout rentre dans l’ordre.
Mais là perdu au milieu de cette immensité le stress est trop fort. Je plie bagage et décide de rentrer sur Laverton
Trois heures de route et la nuit tombe.
Pour les Kangourous, rien a craindre, le bullbar devant mon véhicule est largement suffisant, deux expériences en ce domaine se sont révellées concluantes à mon avantage. Ce que je crains, les bœufs, et il y en a pas mal dans cette région. Heureusement il y a un bon dieu pour les bêtes et pour moi.
Au loin les premières lumière de la ville.
Il était temps.
Reconnaissance
Depuis deux jours je sillonne les pistes autour de Riccaboni. Je n’arrive pas à trouver le terrain qui m’interpelle.
Un coup il est trop comme çi un autre coup il est trop comme ça.
Jusqu’au moment, ou à quelques centaines de mètres d’une mine je trouve un coin ou sous chaque pierre devrait se cacher une pépite..
Pas mal d’arbre, je m’installe à l’ombre et déballe mon matériel.
Des trous (diggings.), des traces de chaînage, je ne suis pas le premier à fouler ce spot.
Ce qui est intéressant se sont les trous, gold or rubbish, that is the question.
La meilleure façon de savoir c’est de déblayer la terre à l’intérieur et de voir jusqu’ou le gars a creusé.
Jusqu’a cinq cm c’est à coup sur une merdouille, en dessous, presque toujours de l’or.
Sur ce trou quinze cm, le type n’est pas reparti les mains vides.
Je commence mes vas et viens, .
Pour le moment, balles en plomb, boites de conserves, agrafes.
Pour celles ci, j’ai vraiment la haine, il y en a de partout. Cela vient qu’à l’époque, pour marquer les concessions, ils plantaient des piquets en bois aux quatre coins du terrain et sur un morceau de fer blanc ils inscrivaient une suite de numéros et fixaient cette étiquette à l’aide des fameuses agrafes.
Les années passant et le bois se dégradant nos gentilles petites attaches ont retrouvé leur liberté au grand dam des détecteurs et de leurs utilisateurs.
Ce qu’il y a de bien avec la détection c’est que ton avenir il est toujours devant toi.
Si tu n’as rien trouvé les cinq dernières minutes, tu as toutes tes chances pour les cinq suivantes. Donc tu vas vers l’avant..
Apres quatre heures sous la chaleur et les doux murmures stridulant de ton détecteur, il arrive un moment ou il faut que tu décompresses.
Pour certains, ils se fument un joint, d’autres, plient tout leur matériel et font un arrêt bistrot pour finir la journée. Personnellement, je philosophe.
Je refais mon monde.
Pas part, snobisme ou autre dandysme intellectuel, mais tout simplement:
Je ne fume pas et le premier pub est à cent cinquante bornes.
Un simple changement dans les tonalités du détecteur, te remet vite les pieds sur terre.
Quelque chose de ferreuxnonferreux ce trouve enfoui devant toi.
Alors au boulot.
Pour les non initiés, grosso modo, le détecteur fait de la discrimination, il va te dire si l’objet enterré contient du fer ou non.
S’il en a ce n’est pas de l’or et s’il n’en a pas ça peut être de l’or.
Maintenant coté dialogue, il ne faut pas s’attendre à : « Salut, salut. On est aujourd’hui le lundi 3 octobre c’est la St Gérard, Le soleil c’est levé à 6h 15 et se couchera à 19h 27. Il est 11h AM et la température est de 32°. En collaboration avec votre détecteur nous venons de déceler à cinq cm de profondeur une capsule de canette de bière. Veuillez ne pas creuser inutilement. Nous vous remercions de votre confiance » Et s’ensuit trente secondes de pub.
Peut être dans quelques années cela se passera comme ça, mais aujourd’hui c’est.
« TUUUUUUUUuuuuUUUUUUUU » Pour les ferreux et TUUUUUUUUuuUUUUUUUU « Pour l’or
Vous avez entendu ou plutôt vu que la différence est infinitésimale.
Deux petits « u «
Les « u « représentent le sommet d’une sinusoïde.
Pour les ferreux c’est un son continu qui va crescendo jusqu’aux « uuuu » et décrescendo après
Et pour l’or c’est le même principe sauf qu’arrivé au sommet de ma sinusoïde les deux « u » sont plus brefs.
Pour faire simple, car je vois que vous êtes complètement paumé.
En musique on dirait.
Trois blanches pour tout ce qui est rubbish.
Une blanche, une noire, une blanche pour l’or. Soit, un demi-temps de moins.
Pour les pas très férus de solfège vous avez tous entendu le célèbre « Une blanche vaut deux noires » ?.
Non ???
Alors vous faites comme moi, vous creusez comme je le fais dans quatre vingt quinze pour cent des cas.
St Thomas ne croyait que ce qu’il voyait, moi je creuse sur presque tout ce qui sonne.
Ce qui m’a permis une fois de trouver, sur un signal de quatre « u » ou trois blanches, un quartz avec soixante trois grs d’or à l’intérieur.
Donc, je reviens quelques lignes plus hautes, au moment ou mon détecteur me prévenait qu’un objet non ferreux sollicitait ma bienveillance de le sortir de sa gangue terreuse.
Piochon en main, je nettoie d’un balayage du pied la surface convoitée.
Passage du détecteur, ça sonne.
Je creuse, recontrolle, le signal est plus forte.
Dix centimètres plus tard, silence total.
A coté du trou un tas de terre ou se trouve obligatoirement la Chose.
Vu la profondeur je n’ai aucun doute de son origine aurifère.
Et le rite tant de fois répété commence.
D’abord du plat du pied, presque nonchalamment, on fait durer le plaisir, je partage l’amas de terre en deux parties.
Un petit coup de détecteur sur les deux tas, on écarte le mauvais et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques poignées de terre.
A partir de là, le plaisir qui n’était qu’auditif devient physique.
Poignée par poignée on finit de passer la terre devant le détecteur.
Obligatoirement a un moment la main que vous présentez va déclencher le signal.
Et c’est là que ça devient jouissif.
Je n’ouvre pas la main en regardant à l’intérieur, en disant bêtement «Tiens une pépite»
Lentement, la main fermée, je fais écouler la terre dans mon autre main.
Et quel que soit son poids, lorsque la pépite passe d’un coté pour aller de l’autre, vous sentez, moment sublime, le choc qu’elle génère dans la main réceptrice.
Opération que je répète plusieurs fois simplement pour l’extase qu’elle me procure.
Tout ce roman pour deux grs d’or.
Je ne vous ai jamais dis que je faisais ça pour faire fortune..
Fin d’après midi.
Je déplace mon véhicule un peu plus bas vers le creek. Je décide d’aller sur le terrain une paire d’heure avant que le soleil ne se couche.
La rivière et large ce qui permet d’augmenter ses chances de passer là où personne n’a mis les pieds ; mais j’ai beau brasser des tonnes de sable pas la moindre molécule d’or.
En remontant vers le 4x4 je balade sans trop y croire le détecteur et.. TUUUU…….. Avec, il me semble les deux fameux petits » u ». Deux ou trois ? De toute manière je vais creuser alors deux ou trois !!!
Eh bien mes loulous !!!! C’était deux petits « u » et s’ils étaient petits, la pépite, elle fait bien ses dix grammes. Apres ces instants magiques, je remonte vers le campement.
Eh là, une dizaine de mètres plus loin !!!!!
Rebelotte. »TUUU… »
Premier geste, nettoyer la surface du sol d’un balayage du pied.
Je repasse le détecteur, rien.
Sûrement une BIPPP!!! qui traînait parterre, et comme d’habitude je contrôle toujours ce qui a mis en alerte mon appareil, on ne sait jamais on peut tomber sur un objet insolite, une pièce de monnaie ou pourquoi pas une pépite
Bingo !!!! Quinze grammes qu’elle fait.
Posée à même le sol. Incrustée d’ironstone (pierre noire).
Une beauté.
Combien de coup de pied au cul elle a du recevoir car à l’endroit ou elle est, il est impossible qu’elle n’ait pas été détectée !
Toujours contrôler.
Le soleil se couche et pour moi commence une longue nuit d’attente car il me tarde le lendemain pour ratisser le terrain.
Environ vingt cinq grammes d’or. Combien y en a t’il encore ?
Dans la soirée avec le Satphone je préviens mon ami André de ma découverte et que demain matin au lever du jour et même un peu avant, je commence à chaîner l’endroit et que je l’invite donc à venir partager cet olympe.
Cette nuit là, j’ai bien du regarder la montre au moins un million de fois. Pour être honnête disons deux millions. Des secondes qui duraient des heures. Minuit cinq minutes trente quatre secondes et si mon horloge avait eu les dixièmes ou même les centièmes je les aurais comptés.
Enfin quelques milliards de secondes plus tard, le jour se lève.
Pas de beaucoup, . Mais suffisamment pour m’inciter à aller sur le terrain.
Vers dix heures du mat, j’aperçois un peu plus bas vers le creek un 4x4 qui tourne, en rond. C’est mon ami qui à l’air de me chercher.
Je lui fais de grands gestes et il fonce vers moi.
Il m’a vu.
Malgré les coordonnées que je lui ai données, il a eu du mal à me trouver.
Apres contrôle nos deux Gps ont une différence de cent quarante mètres. Une broutille, mais dans le bush it. is very important. Vous pouvez passer à quelques dizaine de mètres de votre véhicule sans le voir.
Il est parti très tôt ce matin de Leonora à quatre cent km et c’est un peu perdu en voulant prendre des raccourcis.
Je lui montre mes trouvailles et l’endroit ou je les ai dénichées
Assis autours du feu de bois, bien calés dans nos fauteuils de camping, un gobelet de rhum dans la main, on fait le bilan de la journée. Zéro !!!
Mais ou est donc passé l’or. ?
J’ajoute du bois dans le foyer, André refait le niveau dans les verres, on n’est pas près de se coucher. Demain matin c’est la bouteille qui va avoir une drôle de gueule.
Nous aussi.
Il pleut, il pleut.
Ce n’est rien de le dire, il faut le voir.
Le déluge de Noé à coté, c’est de la petite bruine bretonne.
Il y a une semaine, j’ai quitté mon campement favori pour m’enfoncer plus avant vers le nord.
Toujours plus loin.
Je cherche mon El Dorado.
Plus loin vers le nord c’est s’imprégner encore plus de silence, encore plus de solitude.
Je baigne dans le bush.
Le coin est idyllique. Si j’osais je dirais que je suis en terre vierge.
Des collines à perte de vue, la végétation est dense mais cela respire le désert.
Le bush ça ne se décrit pas ça ce vie.
Je me suis installé à mi-pente d’un mamelon au-dessus d’un creek.
Un creek c’est une rivière qui ne coule que lorsqu’il pleut.
Et depuis ce matin, pas une accalmie.
De l’intérieur du 4x4 ou je me suis abrité, j’observe l’inexorable montée des eaux.
D’abord timide, un mince filet d’eau a réussit à faire son chemin dans les méandres de sable qui tapissent le fond de la rivière.
Le tapis de sable et devenu eau et maintenant un flot tumultueux de boue rougeâtre cavalcade entre les rives du creek.
Bien que celui ci se trouve une cinquantaine de mètre en contre bas, sécurité oblige je décide de me replier un peu plus haut.
La nuit tombe. La pluie n’a pas cessé.
Sous moi la terre tremble du choc des rochers charriés par les flots en furies.
Par précaution, de temps en temps j’envoie un coup de lampe torche vers le creek, histoire de suivre l’escalade des eaux.
Mais a une cinquantaine de mètres de distance, en pleine nuit et avec la densité du rideau de pluie je ne distingue rien, ce qui ajoute à mon inquiétude.
Le plus terrible dans tout cela, c’est le bruit.
La pluie sur le toit du véhicule et plus angoissant les bruits sourds du fleuve de boue qui coule à mes cotés.
Amplifié par la cécité nocturne, le chaos vous assiége, et à grands coups de boutoir vous démoli moralement.
A ce moment là, on se demande ce que l’on fait ici.
Mon paradis est devenu enfer.
Les heures passent, très lentement, trop lentement.
J’attends avec impatience qu’un soupçon de clarté éclaire les ténèbres.
Enfin le voici.
A l’image de l’aiguille des minutes d’une horloge qui n’a jamais l’air d’avancer. Oh ! temps suspend ton vol.
Le jour se lève.
Le jour c’est levé.
Le moteur tourne, je fais marcher le chauffage, plus pour chasser l’humidité de l’air que le froid.
Au fur et a mesure que la lumière s’élève, je découvre le paysage autour de moi.
Point de catastrophisme.
Hormis le creek en pleine effervescence, le panorama qui m’entoure est tout à fait naturel.
Une grosse touche de soleil en moins. Quand même !
Qui dit petit matin ! Dit petit déjeuner.
Mon 4x4 est équipé pour dormir à l’intérieur, mais pour ce qui est de la cuisine c’est à l’extérieur que cela se passe.
Mais vu les trombes d’eau qui me tombent sur la tête depuis vingt quatre heures, il va falloir le réaménager occasionnellement.
Apres une heure de contorsionnement, de Put..n, C…n et Me..de, me voici prêt a faire ma popote.
Un thé
Deux thés
Trois thés
Quand il n’y a rien à faire, boire, cela occupe, mais l’inconvénient c’est qu’à l’inverse du tonneau des Danaïdes notre vessie a un fond et quand elle est pleine il faut la vider.
Surtout avec le thé et un peu plus tard la bière.
Pas question d’aller braver la tempête.
Re contorsionnement vers l’arrière du véhicule.
Une bouteille plastique.
On la coupe en deux.
Et voilà un mini WC bien pratique.
Pour les hommes !!!
Je vous raconte tout ça et n’importe quoi pour meubler car je suis resté coincé dans cinq mètres carrés pendant trois jours.
Au début de ce troisième jours, le moral est au plus bas.
J’ai bu, j’ai mangé, j’ai lu, j’ai dormi, j’ai rebu, remangé, relu, redormi.
Et j’ai même participé à un concours.
Là il faut que je vous raconte.
Troisième jours de pluie.
Six heures du matin dans le Western Australia.
Seize heures, heure française.
Comme je l’ai dit plus haut, le moral est au plus bas.
Je prends donc mon téléphone satellite. Le fil d’Ariane qui me relie au monde des hommes
C’est pour la sécurité.
Dans le bush, l’accident le plus bénin peut être fatal. Donc avec mon téléphone je peux appeler les secours en cas de besoin.
« Allô !! »
« Good Day mister of the Police. »
“Yes”
“I have a big problem with a snake (j’ai un gros probleme avec un serpent) Il m’a mordu”
“What colors”
“Yellow with blacks rayures”
“That is a Mamba”
“It is dangerous?”
“Mortal”
“What I do?”(Qu’est ce que je fais?)
« Repeat after me »
“Yes”
“Our father who are in the sky……” (Notre père qui etes aux cieux)
Je ne suis pas très sur de la traduction
Ecrit là comme ça, ç’a à l’air marrant mais sur le terrain a trois heures de route du premier village je me pose souvent la question.
Téléphone en main, antenne déployée, j’appelle mon épouse en France.
Un samedi à cette heure çi elle est a son club de lettre.
C’est pas l’académie française mais on s’y amuse bien. Culturellement parlant.
Angoisse ou pas angoisse, à trois dollars la minute il ne faut pas trop s’étendre sur ses états d’ame
« Allo ! Salut c’est moi »
« Ca va ? »
« Ouais !! » »
« T’es ou ? »
« Un peu plus loin que la dernière fois »
Ding !!! Une minute . Trois dollars. Qu’est ce qu’elles passent vite les secondes !
Suit une minute de conversation privée. Trois dollars de plus.
Bon maintenant on est plus a trois dollars prêts.
« C’est quoi le thème d’aujourd’hui ? »Là je parle du club de lettre. A chaque séance un sujet est donné..
« Pour aujourd’hui c’est trois mots à placer dans un texte »
« Ah oui !! Lesquels ? »
« Hippie.Autrefois aujourd’hui et la cuisine d’un grand restaurant. »
« C’est compliqué ça »
« Boff !! »
« Bon allez. A+ »
Hippie. Autrefois, aujourd’hui. La cuisine d’un grand restaurant.
Inlassablement, comme le tambourinement de la pluie sur la toiture du véhicule, ce groupe de mots harcèle mon cerveau.
Autrefois, aujourd’hui, hippie ……..
Mes doigts sur le clavier du computer commencent une sarabande qui durera quatre heures.
_est-ce que ta vie dépend de ton gps?Est-ce que tu en as deux?
_pourquoi quand tu prospecte tu n'as pas de téléphone célullaire avec toi?Et un kit de survie(pastille pour rendre l'eau potable, bouffe hiofilisé en sachet?
Je pense à l'épisode ou tu t'es retrouvé au milieu des lacs salés.
Ce n'est pas moi qui m'etais perdu.C'est André; Je ne fais que raconter son histoire.Cela c'est passé il y a une quinzaine d'années.
Le GPS te permet d'aller plus loin, l'esprit tranquille.Je ne me verrais pas prospecter sans.
Je me deplace toujours avec un sac à dos.
Une bouteille d'eau, des fruits, barres energetiques.
Une trousses de secours avec deux bandes, du sparadra, un couteaux, des allumettes, papier toilette pour allumer un feu, des piles en reserve pour le GPS, un sifflet, un deuxieme GPS, le telephone satellite
Autrefois, aujourd'hui.
Quatre heures de delire dans le bush.Coincé dans le 4x4.
« Si elle n’était pas partie, j’aurais foutu le camp de toute façon. »C'est de mon ex. que je parle
Depuis une heure je monologue avec mon cinq ou sixième WhyskeyBaby. Mes psychos comme je les appelle.
Le Bar du Zinc c’est l’arrêt obligatoire d’après travail, celui qui me permet de retardé le plus longtemps possible le moment ou je vais retrouver l’espèce de mansarde qui me sert de logement depuis mon divorce.
« Putain, déjà onze heures «
L’empafé qui m’empoisonne depuis deux ans avec son alcool passe et repasse son chiffon sur le comptoir immaculé, une façon de me faire comprendre qu’il est tard et que ça fait belle lurette qu’on est en duo.
« Angelo, un autre Baby .Comme on dit, le dernier pour la route. »
Je souris grassement de ma connerie. Lui pas du tout.
Moi je pars du principe que le client est roi.
« Dessuite monsieur Lippi »
Mon nom c’est Lippi.L. I P. P. I. Inspecteur de police deuxième échelon, pas prêt de passer le premier.Trop vieux et depuis quelques temps trop alcoolo. D’autres diront trop con
Au boulot on m’appelle le Hippie.
C’est plus facile de dire » Untel tu pars avec le Hippie » qu’avec « Le Lippi » qui aurait sûrement tourné en « Lapin « Une consœur qui te dit « Tu viens mon lapin » Ca ferait jaser dans le poste.
Du Hippie j’ai pris la dégaine, Jeans délavé, veste cuir noir que certains prétendent limite crade. Moi je dis patiné légèrement auréolé. Et les cheveux longs, noirs de jaie a une certaine époque mais devenus filasseux grisonnant avec le temps et le laissé allé.
«Tiens-y’a vos collègues qui sont au Grand Restaurant »
P’tain l’Angelo y fait des progrès depuis qu’on se fréquente c’est la première fois qu’il me dit plus de trois mots. D’habitude c’est:
Oui Monsieur Lippi.
Sur Monsieur Lippi.
« Faut bien qu’ils fassent marcher la concurrence, moi je viens chez toi eux y vont chez les autres»
« C’est pas ça que je veux dire. Monsieur Lippi. Ils ont les gyrophares »
Je me retourne, et je vois de l’autre coté de la place les lueurs blafardes et tournoyantes des deux voitures de services.
Mon vibro se met en branle. Je décroche.
»Ouais Mandoline……Au Bar du Zinc..Je vous voie…Qu’est ce qui se passe? ….Trop long? Ouais !!! Il en reste encore un petit peu…D’accord..J’arrive
« Angelo, tu marques tout ça. Passes moi la bouteille de whisky. Tu la rajoutes. »
« Oui monsieur Lippi »
Lugubre dehors. Le brouillard commence a s’installé et la lumière bleu des gyros en rajoute encore une couche.
Le Grand Restaurant c’est le resto classe de la ville. Là où le gratin aime se montrer. Il a été repris il y a quelques années par un asiatique qui a gardé l’ancienne enseigne. Soit par économie, soit pour la notoriété. De toute façon il a réussi les deux. Sauf que tout le monde l’appelle le restaurant chinois.
Mandoline est aussi inspecteur deuxième échelon, mais vu qu’il a quinze ans de moins que moi il me prend pour le chef. Vie bien rangée femme et enfants, ça plait a la hiérarchie, un de ces jours il va décrocher son premier degré.
Mandoline c’est le surnom que je lui ai donné car son vrai nom c’est Thard T.H.A.R.D et son connard de père l’a prénommé Guy.
Vu qu’on fait souvent équipe, vous voyez le topo le matin après le briefing.
« Le Hippie tu prends la Guitare »
Des fois je me demande si nos chefs sont conscients que l’on a un 9 mm à la ceinture.
« Alors Grandin on se les caille dehors»
« Faut bien des baisers chef »
« La hiérarchie mon petit. Premier arrivé, premier servi »
Avec ses six mois d’ancienneté il n’a pas fini de se les geler.
« Passez par derrière chef. »
Pour trouver l’entrée c’est pas difficile, il suffit de suivre les ordures qui parsèment le sol.
Avant de toucher la porte j’enfile mes gants. Dans le jargon de la flicaille ont dit, préservatif
Vous avez tous vu ça dans les feuilletons a la télé.
La Nana, oui parce que maintenant c’est plus les mecs qui dirigent les enquêtes, enfile ses capotes et commence à tourné sur la scène du crime. La prochaine fois regardez bien il n’y a qu’elle et son alcoolite qui sont protégés tous les autres a main nue.
J’ouvre.
Mandoline et deux gars de la brigade sont dans le couloir menant aux cuisines
« Tiens je t ai ramené le remontant »et je lui tends mon Carte Noire.
« Qui c’est le responsable ? »
« T’es le plus ancien, c’est toi »
« Merci Mandoline. C’est quand que tu vas le grimper ce putain échelon ? Que vous m’emmerdiez plus avec vos responsabilités ! »
« A voir vos tronches, je ne pense pas que ce soit une cambriole. »
Nous louvoyons entre les tables de travail, chariots et autres piles de casseroles.
Enfin nous y voilà.
Heureusement que j’étais passé au Bar du Zinc avant de venir.
Je comprends maintenant la pâleur de mes collègues tout à l’heure.
« C’est quoi ? De l’eau ?»
« Non de l’huile. »
« Et le cadavre ?«
« Le proprio »
« Vous etes sur ?«
« C’est la veuve qui l’a découvert et qui nous a appelé. Elle est à l’étage avec le docteur.»
« Bon envoie quelqu’un pour l’interyouver et pas comme des brutes, mettez y des gants. »
« A elle aussi ? »
Je mets quelques secondes à comprendre la méprise de mon collègue. Lui aussi.
Du coup l’atmosphère se dilate un peu.
« Bon ! Mandoline, on va s’occuper de la friture. »
Là ça tourne complètement au délire.
« Oh !! les gars du calme, un peu de respect y’a un cadavre »
« Pas de souchi chef »
Une friteuse, soixante cm de diamètre sur soixante dix cm de profondeur, pleine d’huile bouillante. Notre type y a été plongé tête première jusqu'à ce que mort s’ensuive.
J’espère pour lui qu’il était mort auparavant.
Maintenant il gît allongé scotché comme un colis postal sur une table de travail contiguë. La tête complètement frite. C’est comme ça que sa femme l’a trouvé, avec un détail troublant, une feuille de papier A4 épinglée sur son dos avec deux mots écris en chinois.
« Préviens chez toi que tu rentreras tard ce soir. Les autres aussi »
« Des que la police scientifique est passée, tu suis la routine »
« Et fait moi un max. de photos. Moi je me casse, c’était ton tour de service ce soir ? Non ?»
« Au fait Mandoline, d’après toi, ils vont s’en resservir de l’huile »
Je crois que le Grand Restaurant vient de perdre un client, a tout jamais.
Sur la place, Grandin c’est mis a l’abri dans un des véhicules et a éteint les gyros. Walkman sur les oreilles il a l’air d’être partis dans ces rêves de jeunes.
Je m’engage sur la Grande Rue.
Le Grand resto, la Grand rue, Place du grand Marché, rue de la Grande Armée, ça fait grandiloquent pour une petite ville. Peut être une manière de s’affirmer.
Il fait bon de marcher dans la rue seulement accompagnée par le brouillard. La fraîcheur a fini de me dégriser. Il va falloir que je pense sérieusement à freiner sur les Babys.
Chick Chick Chick Tchac tchac tchac Chick Chick Chick
Mon supplice de tous les soirs.
L’enseigne du Pharmacien.
Vous savez ces trucs en néon vert qui clignotent une fois verticalement et l’autre horizontalement.
Située à quelque chose près au milieu de la Grand rue qui est malheureusement très grande, il me faut environ dix minutes pour l’atteindre.
Dix minutes obsessionnelles.
Deux pas Chick Chick Chick
Deux autres pas Tchac Tchac Tchac.
D’ailleurs j’ai depuis longtemps réglé ma marche sur la cadence de ce tromboscope.
Je pense aux gens qui forniquent la nuit dans l’immeuble d’en face.
Un coup je te vois un coup je te vois pas.
« Chérie, tu me préfères avec les rayures en hauteur ou en largeur. »
Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac.
La lumière verdâtre s’estompe je m’enfonce dans l’obscurité et dans mes pensées.
J’appelle Mandoline.
« Guy ? Ouais c’est moi l’Hippie. Et non. Je ne te fais pas la gueule parce que je t ‘appelle guy. C’est juste que pour un futur chef je trouve que cela faisait mieux.
C’est ça je fais de la lèche. »
C’est au sujet de la feuille de papier. Mets sous sceller tout ce qui est ordinateur photocopieur et rame de papier.
Elle vous a traduit les chintoqueries ? Ah !!C’est du Japonais !!
Et alors. ?
Autrefois aujourd’hui ?
Ca nous avance guère.
Allez tchao. »
Autre fois aujourd’hui ? Je ne suis pas prêt de m’endormir ce soir.
Au loin la lumière verdâtre semble me faire des clins d’œil.
Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac
Je ne pourrais vous dire quand la pluie à cessée.
Plongé dans l’écriture de mon texte, le monde a continué de tourner sans moi.
Un coup d’œil à la pendule du tableau de bord.
Trois heures p.m
L’état du terrain autour de moi ne me donne guère envie d’aller faire un tour dehors.
Un sol complètement détrempé ou l’on doit s’enfoncer jusqu’aux chevilles, par-dessus ça vous mettez une couche de vent, qui, s’il a l’avantage de chasser les nuages, il rend passablement plus frisquet l’atmosphère.
Et toujours en contrebas mon creek plein a ra bord.
En gros, pour résumer la situation je suis bloqué ici pour une dizaine de jours.
C’est pas beau !!!
Qui n’a pas rêvé un jour de se retrouvé, solitaire, sur une île déserte au milieu de la mer ?
Robinson Crusoé nous a laissé un héritage génétique.
Et aujourd‘hui j’ai touché le Jack Pot. (l’héritage).
Mon île à moi c’est ce petit mamelon et mon océan, les centaines de km de bush qui me séparent du premier village.
Ne vous attendez pas à ce que je vous décrive une partie de pêche mémorable dans la rivière avec une épingle a nourrice trouvée dans la boite à couture avec comme ligne un fil de laine défait de mon pull en pur coton. Oui je sais, de la laine dans du pur coton ça ne fait pas très sérieux. C’est de l’humour au second degré.
Ni d’aller ramasser des papayes ou autres fruits exotiques.
Ici, pour moi, humble individu issu de notre société de consommation ou chaque geste est conditionné par la mode, la TV et l’assistanat; je suis dans le désert complet.
Mon ravitaillement, il est dans les coffres du 4x4.
Environ soixante dix litres d’eau
Une dizaine de litres de bière. A première vue cela semble beaucoup, mais ça ne fait grosso modo qu’une trentaine de canette de trente sept centilitres. A trois canettes par jour, le calcul est vite fait.
Dix jours.
Pour la bouffe pas de problème non plus.
Du riz en vois tu en voilà.
Les pates n’en parlons pas. Entre spaghettis, tortellinis, fuselinis, raviolis et gnocchis je pourrais ouvrir ici en plein milieu de rien du tout (woop woop en australien)une trattoria.
Resterais plus qu’à trouver la clientèle.
Donc coté ravitaillement pas de problème.
Les trois jours qui suivent, c’est lire dormir manger, je crois que maintenant on appelle cela le cocooning. A l’époque le farniente.
Ce matin je suis parti une petite heure pour tâter le terrain.
Le creek est pratiquement à sec. Quelques flaques dans le creux des roches, le sable lui, a repris ces droits.
La boue est quasi inexistante, le soleil et le vent ont eu raison de l’humidité.
Je pense que demain je devrais reprendre la prospection.
Pour l’instant c’est grand ménage dans le 4x4.
L’après midi c’est terminé par un super coucher de soleil. Un des plus beau qu’il m’a été donné de voir. Quarante minutes de folie.
La nuit tombe, le ciel c’est complètement dégagé.
Au zénith, la voie Lactée avec les constellations du Sagittaire et du Scorpion.
Un verre de rhum à la main, bien calé dans mon fauteuil je me laisse envoûter par ce théâtre de lucioles.
Ce matin comme les autres matins j’ai changé de maîtresse.
Des bras de Morphée je suis passé dans ceux d’Aurore.
Apres cette semaine de pluie et ce frisquet vent du sud, je retournerais bien dans les bras de la première.
Programme du jour.
Prospection.
Huit jours sans, je déprime à fond les vélos et j’ai bien du perdre trente grs d’or.Ca c’est mon coté vénal.
Petit dej : Un bol de thé, quatre sucres et un soupçon de lait.
Je sors les panneaux solaires pour recharger la batterie auxiliaire.
Prépare mon matériel de détection.
Réapprovisionne mon sac dos.
Et me voilà fin prêt à aller chercher fortune ou plus simplement à aller me balader.
La fortune en prospection ? J’ai un gros doute sur la véracité de cet état de fait.
Donc avec mon détecteur je vais me promener et advienne que pourra.
Mes pas m’emmènent tout naturellement vers le creek.
Ca descend. Et d’après les lois de la physique; tout corps lancer en l’air retombe par terre. Sauf le boomerang qui lui te revient dans la gueule.
La rivière est à mes pieds, complètement à sec. Une saignée de deux mètres de profondeur sur cinq à six mètres de large.
Apres dix minutes de crapahu parmi les branches et les racines je trouve enfin un passage.
Par endroit le sol a été complètement nettoyé de son sable, le bed rock, le lit mère de la rivière, s’étale sur des dizaines de mètres.
Le travail du détecteur est limité en profondeur.
Tout dépend de la grosseur de l’objet décelé.
Une pépite de 0, 5 grs fera réagir l’appareil jusqu’à dix centimètres et une grosse masse métallique jusqu’à un mètre.
Je vous dirais que si vous creusez un mètre dans un terrain quasiment vierge il y a de fortes chances que vous frisiez l’infarctus.
Donc bonne aubaine pour la prospection, car sans le sable, qui peut représenter une couche qui peut atteindre plusieurs centimètre d’épaisseur, l’on se trouve directement en contact avec d’hypothétiques pépites qui se seraient glissées dans les failles.
Une autre raison de me réjouir, le creek étant le collecteur de toutes les merdouilles, balles de plomb, barbelés, agrafes et autres boites de conserves qui traînent dans les collines avoisinantes. Il devient vite pénible de travailler dans de tels endroits.
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Y a de quoi devenir dingue (vous connaissez !!!)
Sauf que là a chaques fois ce sont de grands trous.
En general au bout d'une heure on remonte dare dare en jurant les grands dieux que l'on n'y remettraait plus les pieds.
Donc devant moi un beau bed rock vierge de sable.
Je délimite une zone et commence à travailler sur les petites fissures, c’est plus facile s’il y a de l’or il se trouvera à fleur de roche.
Deux alertes.
Une pépite.
A vu d’œil cinq, six grs.
Elle brillait en surface comme un sou neuf. Même pas le plaisir de creuser.
Jamais content, quand il faut creuser, on râle et quand on ne creuse pas on râle encore.
Je le sens bien ce coin. Facile à dire maintenant que j’ai fait une première découverte.
J’ausculte centimètre carré par centimètre carré. Tout en évitant de passer sur les grosses failles. Je me les réserve pour après.
Je sens un gros truc là dedans.
Pris par l’excitation j’ai shunté le repas de midi.
Rentrée vers le 4x4 au coucher de soleil.
Collecte de bois pour le feu. Pas trop envie de me préparer à bouffer.
Ce soir se sera, un bout de fromage, cornichons et une bière.
Pas très détiétique tout çà mais ce n’est pas tous les jours que l’on trouve trente cinq grammes d’or.
Ce soir je ne regarde pas les étoiles.
A la lueur du feu de bois je contemple mes pépites éparpillées sur la table de camping..
Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites.
Devant le creek, je me pose la question.
Par ou, vais je commencer ?
Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ?
J’opte pour le sable.
A midi toujours rien a part une grosse fatigue.
A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée.
Je rentre au campement, bois une bonne bière
Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas.
Des pates, du riz. Boff. !!!
J’ai envie de quelques chose de mieux.
Un bon goulasch avec des patates.
J’allume un feu de bois.
Sors la viande du freezer.
Là je lis en vous du scepticisme.
Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord !
Mais le freezer d’où le sort il?
Ce Carnet de route n’en est pas un.
Il n’y a aucun ordre chronologique.
Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans.
Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallelipediques (21m/m sur 28m/m) .Elle cuira plus vite.
Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi, .Voila pour la préparation.
Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance
mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes.
Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache
Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX(bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant
Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise
Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites.
Devant le creek, je me pose la question.
Par ou, vais je commencer ?
Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ?
J’opte pour le sable.
A midi toujours rien a part une grosse fatigue.
A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée.
Je rentre au campement, bois une bonne bière
Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas.
Des pates, du riz. Boff. !!!
J’ai envie de quelques chose de mieux.
Un bon goulasch avec des patates.
J’allume un feu de bois.
Sors la viande du freezer.
Là je lis en vous du scepticisme.
Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord !
Mais le freezer d’où le sort il?
Ce Carnet de route n’en est pas un.
Il n’y a aucun ordre chronologique.
Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans.
Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallelipediques (21m/m sur 28m/m) .Elle cuira plus vite.
Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi, .Voila pour la préparation.
Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance
mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes.
Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache
Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX(bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant
Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise
La prospection, c’est comme d’allé à l’usine.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Personnellement je préfère quand même la prospection.
Le « petit » plus de ce loisir, c’est qu’a chaque seconde de détection vous pouvez tomber sur le gros lot.
Aujourd’hui comme hier, je descends de plus en plus loin dans le creek à la recherche du bed rock.
Mais pour l’instant c’est un grand lit de sable que je retourne.
Chaque alerte c’est un quart de mètre cube que je déplace.
Et les alertes je ne les compte plus.
Bon je crois que je vais laisser tomber.
Le découragement me gagne.
Deux jours sans rien trouver.
Plus une dizaine coincée par la pluie.
Je rentre au village..
Il est treize heures. J’ai quatre heures de pistes. Je devrais arriver avant la nuit.
Je remonte vers le 4x4.
Range les panneaux solaires.
M’installe au volant. Et vogue la galère
Surprise en arrivant au Caravan Park.
Il est complet !!!
Le gérant, compatissant, me trouve quand même une place.
Mitoyenne avec les poubelles.
Je me dis, que, hormis l’odeur, j’ai de la chance.
Je n’aurais pas beaucoup de chemin à faire pour jeter les miennes.
Il y a toujours un coté positif dans une situation négative.
Avec cette philosophie on est toujours ou presque, heureux.
Un camping complet au mois d’octobre en Australie ce n’est pas normal.
Octobre dans l’hémisphère austral ça correspond grosso modo au mois d’avril chez nous en Europe.
Donc complètement hors saison. Il doit y avoir une raison et effectivement il y en a une.
Déjà il faut que je vous explique ou se trouve Laverton.
Laverton c’est ce village de 256 ames, recensement 2001 ou une fois tous les dix ou quinze jours je vais faire mon marché.
A partir de Perth, pour mieux vous situer, vous prenez plein Est.
Six cent km plus loin vous arrivez à Kalgoorlie.
Là, direction Nord vers Leonora à deux cent trente km.
Arrivé dans ce village vous allez faire le plein de gaz oil. Boire une ou deux bières. Evacuer celles ci.
Puis vous vous dirigez plein Est vers Laverton à cent trente km de distance.
Apres Laverton, sur mille cinq cent km, il n’y a plus que du désert
Sur une carte vous comprendrez mieux
Oui c’est bien de l’or.
D’ailleurs vous avez tous entendu parlé de la carte au très Or
Bien là vous en avez une.
Bon, pour en revenir à la question. Pourquoi le camping était complet en plein mois d’octobre ? Après renseignement, il s’agissait d’une concentration de voiture pour un telethon.
Explication.
En sortant de la douche, je rencontre un quidam, pardon, en Australie et surtout dans le Western Australia on dit un cow boy.
Avec mon anglais de sixième et cinquième des années cinquante neuf, soixante. Je lui pose la question.
« You do partie of this Armada? »
“Yes”.
“And what is it”
Aimablement, il avait comprit que je n’étais pas du pays et que je maîtrisais avec peine le langage de Chatkiexpire. Il me répondit avec des mots simples.
« That is a travel for children living in hospital”
Un quart d’heure plus tard, j’étais au courrant, du quand, du pourquoi et du comment.
En fait c’est un voyage organisé avec voitures personnelles et personnalisées.
Le départ à lieu à Perth et l’arrivée à Alice Springs soit deux mille cinq cent km dont mille cinq cent de piste.
Au fait, je ne me suis jamais comment ils revenaient. ?
Chaque personne, paye sa cote part.
Chaque véhicule est un vrai panneau publicitaire, publicité payante.
L’argent est reversé à une association qui s’occupe des enfants hospitalisés.
Tout ce groupe est accompagné par un camion cuisine, genre semi-remorque, d’un camion garage et d’un camion balai.
La classe comme organisation.
Ce soir là, on eut droit a un concert country.
nuggets
prends tu une ballise?
ballise personelle "Epirb"
on l' utilise en voilier et en montagne aussi
elle coute dans les 250 dollars
cette balise est relier par satellite et tu la declanges en cas de SOS
elle fonctionne plusieurs jours et allerte les secours.
Bravo pour ton carnet de voyage, riche en émotion et en information. J'envisage également de partir en Australie prochainement avec un ami et tes photos m'ont rendu très impatient. Revenu en France il y à 4 ans après une précédente aventure au Congo, j'ai de nouveau besoin de changer d'air et d'aventure. Malgrès tout, une aventure comme celle-ci ce prépare, et le budget qu'elle necessite reste important.
J'espère que nous aurons l'occasion de nous croisé sur place :p
J'attends avec impatience la suite de tes aventures ;)
Pas de balise mais un satphone.Ce qui est securisant et permet de communiquer, mais a quel prix!!!!!😠, avec la famille.
Je serais a Nambour a partir du mercredi 24 juin;je te contacterais a mon arrivée.
A+
Pour la suite il faudra attendre debut 2010;
Lundi depart pour 6 mois.
Toujours dans le bush.
Toujours pour la prospection
Personnellement pour la preparation , c'est devenu de la routine, dejà six voyages.
Le budget, c'est une autre question.Il est inversement proportionnel a la routine.
Demain, je pars pour Sovereign Hill, tu parlais d'un voyage de 6 mois avec retour début 2010... nous nous "croisons" presque en pays d'Oz !
Je penserai à toi demain, pendant ma remontée à l'époque fastueuse des Gold diggers... je marcherai sur tes traces..😎
J'adore ton récit, je nous revoie sur la terrasse quand tu nous racontai tout cela, très chouette de l'avoir retranscrit !
A très vite pour lire la suite.
Seeya mate' ! 😉
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Enfin prendre le temps de se poser, de fermer les yeux et de se reveiller.. un an... un an d aventure au bout du monde.. je ne pourrais jamais retracer un an…
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.