Film: Eyes wide open sur la Jérusalem orthodoxe
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Eyes wide open(film) : la Jerusalem orthodoxe :

(de Haim Tabakman: titre français: “tu n’aimeras point” (jusqu’au 22 sept sur les écrans français)

Tourné à Jérusalem, dans le quartier des juifs orthodoxes, ce film nous fait pénétrer insidieusement, mais avec subtilité, dans l’univers oppressant d’une religion du Livre…

Le spectateur goy pénètre avec curiosité le petit monde d’une boucherie casher du vieux quartier, peuplé de juifs en papillotes, aux feutres et redingotes noires…

Les femmes couvrent leurs chevelures d’un voile pudique qu’elles savent quitter avec beaucoup de séduction.

Les rituels juifs sont décrits avec beaucoup de précision, avec répétition même, jusqu’au drame qui va porter le film et le transformer en tragédie antique…

On ne sortira de Jérusalem que pour découvrir une source froide et cruelle, dans un grand bassin d’ablutions : cette source sera le début et l’ultime voyage des deux héros du film : AARON et EZRI …

Cet opus filmé, qui aurait pu n’être qu’anecdotique ou entomologique : « la vie dans une communauté de juifs orthodoxes du vieux Jérusalem aujourd’hui » révèle les étonnantes contradictions de la société israélienne contemporaine :

Qu’Israël ait pu permettre la réalisation de ce film audacieux(les amours d’un boucher et de son apprenti) que cette petite démocratie laisse entrevoir l’oppression religieuse sur la vie intime, la pression des juifs orthodoxes sur une communauté, l’oppression du Livre sur la vie des individus, les rituels religieux dictant l’intimité des hommes et des femmes, l’oppression familiale sur les individus, nous prouve qu’Israël n’est pas le Grand Satan que certains veulent nous décrire, mais plutôt une petite démocratie qui se cherche par la voie du 7 ième art…
tomas "il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
JE Jeanlejeune Regular ·
Qu’Israël ait pu permettre la réalisation de ce film audacieux(les amours d’un boucher et de son apprenti) que cette petite démocratie laisse entrevoir l’oppression religieuse sur la vie intime, la pression des juifs orthodoxes sur une communauté, l’oppression du Livre sur la vie des individus, les rituels religieux dictant l’intimité des hommes et des femmes, l’oppression familiale sur les individus, nous prouve qu’Israël n’est pas le Grand Satan que certains veulent nous décrire, mais plutôt une petite démocratie qui se cherche par la voie du 7 ième art…

Alors là il y a des raisonnement qui m'échappent...
GO Goave ·
Qu’Israël ait pu permettre la réalisation de ce film audacieux(les amours d’un boucher et de son apprenti) que cette petite démocratie laisse entrevoir l’oppression religieuse sur la vie intime, la pression des juifs orthodoxes sur une communauté, l’oppression du Livre sur la vie des individus, les rituels religieux dictant l’intimité des hommes et des femmes, l’oppression familiale sur les individus, nous prouve qu’Israël n’est pas le Grand Satan que certains veulent nous décrire, mais plutôt une petite démocratie qui se cherche par la voie du 7 ième art…

je suis plus que sceptique !... et je crois surtout qu'il faut définitivement dissocier israël et cinéma israëlien.

soyons sérieux, ce n'est certainement pas un haredim qui aurait fait un film sur l'homosexualité masculine en milieu ultraconservateur, ni un disciple de liebermann qui tournerait un film comme jaffa, sorti en juin dernier.

les mentalités changent et évoluent (depuis quelques années, le cinéma israëlien a le vent en poupe, et à raison), certes, mais toujours chez les mêmes personnes, celles-là même qui s'insurgent depuis plus d'un demi-siècle.

pour remettre un peu d'huile sur le feu, j'ajouterai qu'on parle là de films exclusivement israëliens, or puisque tu parles de démocratie, que dire du fait que les réalisateurs palestiniens (qui disposent pourtant de scénarios solides et "prêt-à-tourner") se retrouvent le plus souvent dans l'incapacité de tourner ? problèmes de financements en tout genre, absence de subventions (tiens tiens) et je ne parle pas des demandes d'autorisations pour tourner en extérieur qui font l'objet d'un refus tout net, quand ce n'est pas le droit de regard sur le sujet (qui ne peut qu'être brûlant ou désobligeant, cela va de soi) - autrement dit, une censure globale et arbitraire appliquée systématiquement et un monopole culturel plus que douteux.

je ne parle pas de "grand satan" pour autant. je pense simplement qu'il faut rester vigilant et ne pas être dupe des bonnes intentions d'un film. car ça reste un film. ce n'est (malheureusement) pas révélateur de toute une société.
DU Dumnorix Regular ·
"dans l’univers oppressant d’une religion du Livre… " Déjà j'aime pas du tout cette phrase! J'ai l'impression que toutes les religions du Livre sont visées dans cette phrase! Comment juger trois religions et leurs siècles de cultures et de richesses à travers la seule communautée Haredim?

Cela dit je suis d'accord que quoi que l'on puisse penser d'Israel, ses cinéastes font un excellent travail, et portent souvent un regard très critique sur leur histoire et leur société. Je pense notament à Kadosh d'Amos Gitai, ou des films comme Valse avec Bashir ou Va, vis et deviens.
BU Burno75 Regular ·
Oui ; très bon film ; mais son audace ne réside pas dans l'histoire d'amour entre deux bouchers car il ya déjà eu pas mal de films israëliens sur les homos, dont "The Buble" d'Eytan Fox, sur les amours d'un israëlien et d'un palestinien ; c'est le fait qu'il s'agisse de deux hommes orthodoxes.

Mais le fait que la société soit plutôt libérale au niveau des moeurs (à part chez les religieux bien sûr), n'a pas de rapport avec la politique de l'Etat d'Israël ; et je ne pense pas que ce soit un paradoxe ; quand tu discutes avec un travesti israëlien d'origine éthiopienne qui hait les arabes, alors qu'il fait lui-même partie d'une minorité, tu peux trouver ça paradoxal, mais non ! C'est juste qu'il ya d'un côté la société et de l'autre, la situation politique ; ce n'est pas rangé "dans la même case"

A part ça, la société israëlienne est plutôt sur le modèle occidental, avec des putes (voir le film Mon Trésor), des drogués, des bars gays etc...

En revanche, lorsque tu habites à Tel Aviv et que l'ambiance est plutôt "sea sex sun and défonce" à tous les étages, ça peut être effectivement un sentiment "étrange" et, pour le coup, paradoxal, de penser à ce qui se passe à moins de 100 km ; sauf que t'as pas trop envie d'y penser et encore moins d'aller voir (à part les militants Droit de l'Homme qui y vont pour dénoncer et les militaires qu'ont pas trop le choix)
Bruno

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