D'Istanbul à Delhi... Turquie-Iran. Toutoubidou
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6 avril 2005

L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…

8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…

On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.

Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…

De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.

Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
PA Parvat Globetrotter ·
9/4 Nous nous sommes installés au petit village de Mustafapasa, très mignon, tout calme, vraiment tranquille... Accueillis à la "Monastery Pension" par Leilah, n’arrêtant pas de parler turc... Après bien une demi heure de palabre déroutant, Erjan, le manager arrive. Il parle parfaitement le français comme l'anglais et même l'espagnol... Quelle dure négociation pour le prix des chambres, mais nous sommes d'accord, en restant 3 nuits il nous fait un très bon prix... Cette pension comme son nom l'indique, est un ancien monastère que le grand père d’Erjan a aménagé en petit hôtel, son petit fils l’a rendu très agréable... Nos chambres sont des grottes avec sdb eau chaude et chauffage central!

Nous partons explorer les environs, et nous tombons sur notre cul devant le paysage... La région est magnifique… Comment décrire ces rochers pointus ou en forme de champignons, tout colorés de jaunes, oranges, ocres, mauves, gris ou bleus de part les minerais que contient la roche…. Ces grottes et ces églises creusées en dedans bien avant JC... Pili, Tama et moi nous hallucinons... Après cette grande balade, nous nous restaurons au village… Quelle tranquilité, quelle douceur de vivre… Il fait super bon ici comparé à Istanbul. J'entends un âne braire à tord et à travers, des abeilles bourdonnent autour des abricotiers en fleurs, et plein d'oiseaux pépient joyeusement... Il n’y a presque pas de vent. Installée près d'une vieille église en forme en peu comme un champignon, (non, non, j’ai pas pris de substance illicite! : )) j'ai laissé Tama et Pili pour une autre petite balade, en solitaire cette fois, prendre le temps de raconter, et je rêve devant ces pierres délirantes...

Dommage que ce pays soit un peu au-dessus de notre budget, j’aimerais bien le découvrir plus en profondeur… Je suis vraiment sidérée de cette douceur de vivre qu'on rencontre partout... Même Istanbul pourtant peuplée de 14 millions d’habitants est calme… Un paysan passant non loin de moi me lance un joyeux "Meraba" Bonjour! :) Le bonheur… Je vais aller rejoindre les deux zouaves pour dîner, demain promet d’être une journée grandiose encore! J’ai pas envie de faire une grasse mat’ et ainsi rater des minutes!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
ON OnTheRoad Veteran ·
Coincé au bureau en attendant l'une ou l'autre catastrophe (c'est la spécialité du jour!), je découvre ton texte dans un moment d'accalmie... Grand sourire en découvrant l'histoire de la "Mama" au restaurant...

Allez, qu'est-ce qu'on dit à Parvat qui nous raconte de belles histoires?

ON dit...

ENCORE! 😛

Ben
On The Road Again, again and again / Toudi su l'voye, toudi su l'voye...

"Mieux vaut aller voir que d'entendre parler" (dicton targui) "Celui-là, on lui interdira de voler qu'il finira sur la Lune" (...) http://veysb.spaces.live.com/
PO Pondy Veteran ·
Bonjour la sauvageonne, voilà une bien jolie tranche Parvatienne, tu nous emmènes quand dans le Cappadoce! C'est bon du café à la cardamone?
PO Pondy Veteran ·
Gloups, j'avais même pas vu la suite, chouette et moi aussi... encore
PA Parvat Globetrotter ·
Merci Ben et Pondy 🙂 Si c'est bon le café à la cardamome? Aaargh, j'adore...

"10/4/05 Réveil super tôt, on part visiter les grands environs… A Gorëme, nous louons deux scooters au sympathique Ramazan, bourré de bons conseils, du Zemi tours. Quel génial moyen de visiter la région… Parfois je conduis, ou je suis derrière Pili, ou Tama est derrière Pili, on s’arrange et ca nous va très bien. Premier stop : Uchisar ... C'est vraiment impressionnant ce village agglutiné autour d'un gros rocher tout troué... Certaines grottes sont aménagées en très belles chambres d’hôtels, trop cher pour nous, mais on y prend le p’tit dèj’ à la terrasse d’un l’hôtel, papotons avec la jeune fille de la famille, qui comprend parfaitement l’anglais mais n’ose dire un mot… C’est vraiment amusant ces drôles d’habitations, nous rêvons longtemps devant ce panorama comme d’un autre monde… Ensuite nous reprenons la très jolie route, vers la cité souterraine de 10 étages de Kaymakli.

Bigrement impressionnant tout de même… Avec nos lampes de poches, on s'amuse comme des fous à se perdre dans cette cité - labyrinthe aux tunnels d'un mètre de haut max., des petits trous comme fenêtre d'une pièce à l'autre, certaines pièces servaient de cuisine, salle de réunion, dortoirs etc... Une vraie ville sous la ville qui servaient de refuge, vers le 8eme siècle, contre les attaques extérieures...

En sortant de la, j'entends parler thai et papote deux min. avec un groupe de touristes thais :) On reprend les scooters après un p'tit ekmek kebab, la région est vraiment extraordinaire… On longe une vallée de pigeonniers, une autre avec des roches toutes roses ou toutes jaunes, et on s’arrête encore a un point de vue. Toute la journée se passe à halluciner et à rêver devant cette nature délirante...

De retour à la Monastery pension, nous dînons avec un couple de français et leur deux enfants. Dominique et Marie sont venus de Nantes à Istanbul a vélo (!!!) en tirant leurs p'tits bouts de 3 et 5 ans dans deux remorques… On papote longtemps tous ensemble et passons une délicieuse soirée...

11 avril... Pendant que j'accrochais mon linge à sécher en compagnie de Leilah, je regarde sa jupe pantalon et lui fait comprendre par langue des signes ;) que son espèce de jupe pantalon typiquement turc à l'air bien relax et confortable... La voilà pas qui m’emmène en acheter un semblable! Elle m’aide à choisir et on diminue le prix d’un quart. De retour a la pension, elle me met un foulard rose sur la tête et me donne un balai!!! Eclat de rire général, me voilà en vraie turque!!!

J’enlève qd même le foulard et lâche le balai, et comme Tama et moi souffrons encore un peu du dos, nous allons voir un barrage en stop, pendant que Pili va par les collines, et Marie, Dominique et leurs enfants à vélo. Au bout d’une heure de marche à notre aise, une voiture passe… Zut, bondée à ne plus savoir rentrer une poule… Un peu plus tard arrive une deuxième, et nous voilà embarqués. Chouette ce barrage,

On passe une bonne partie de l'après midi au bord de l'eau, à écouter surtout les crapauds hurler, regarder les canards et les oiseaux de toutes sortes. Enfin je me fait un peu bronzer les gambettes, il n'y a personne d'autre que nous, le soleil tape un maximum... Quel calme, quel bleu du ciel, si l’eau n’étais pas si froide, je me serais bien baignée…

Nous rentrons car nous ne voyons pas les autres... A nouveau une voiture passe et s’arrête pour nous prendre. Je monte seule derrière, ca a du bon parfois d’être une femme, je ne suis pas obligée de converser, et je regarde tranquille le prodigieux paysage... Enfin tranquille... Façon de parler car la voiture fonce comme une folle sur la route défoncée et tortueuse, on saute sur les bosses comme des fous ! Heureusement que les sièges sont mous et le plafond haut ! Je m’agrippe bien quand même… Nous sommes vite de retour à Mustafapasa.

Après une petite sieste, je repars faire un tour, croise trois fillettes aux vêtements sales et troués mais joliment coiffées toutes les trois avec un gros nœud dans les cheveux, elles ont un petit chien, je leur demande son nom " Johnny " dit l’une d’elle avec un grand sourire, et je repars gaiement sur la route… Grimpant les collines, explorant d'autres grottes, d'autres églises, je rêve... C’est la fin du printemps, les abricotiers, pommiers et autres arbres fruitiers sont encore en fleurs. Les herbes sont sèches et parfois brûlées par le soleil tapant comme un fou aux heures chaudes de la journée. Là il ne va pas tarder à se coucher, je vais rentrer retrouver Tama, et sans doute Pili, Marie et co. Quel pied de voyager!!! La nature est magique... Ce pays est splendide... Installée dans ma chambre grotte, j’écoute le dernier champ du muezzin de la journée, le prochain sera à 5h du matin. Parfois je me réveille, mais me rendors aussitôt… Demain est notre dernière journée en Cappadoce, nous prenons le bus de 19h pour Kahta, village à côté du Mont Nemrut, notre prochaine halte.

12/4 Sacs bouclés, nous disons au revoir à Erjan et Leilah, et nous partons pour Goreme en petit bus local. Marazan, le sympa loueur de scooter nous vend des tickets de bus, nous buvons un thé, laissons les sacs chez lui et nous nous séparons histoire de prendre un peu l’air. Je me retrouve dans une vallée comme seule au monde... J'en prends plein les yeux et reste des heures là à rêver... Qu'est ce que le monde est beau quand même... Je n'aurais jamais assez de toute une vie pour voir tout ce que j'aimerais... "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
IZ Izanora Regular ·
moi aussi j'attends la suite... iza.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
SA Sabaidee Veteran ·
Super ton récit Parvat !

Pendant quelques minutes, tu m'as fait revivre notre voyage en Turquie et ... c'est vrai que la Capadocce, c'est très beau ... nous avions adoré cette région !

Allez, la suite !!!

@+, Sabaïdee
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
PA Parvat Globetrotter ·
Merci Izanora et Sabaidee :) Voili voilà! " 13/4 Wow quelle affreuse nuit en bus… A Kahta, nous avons trouvé le copain de Marazan qui a un petit hotel près du Mont Nemrut. En fin de matinée, nous voilà à Karadut, pffffffffff c'est merveilleux comme village... La pension est toute mignonne, proprette, nous avons une bien belle chambre avec trois lits et sdb pour un prix vraiment modique. Nous y rencontrons un très chouette couple de suisse, qui vont jusqu’au Kirghizistan par la route… Ce village perdu dans la montagne à l’air adorable, il faut que j’aille faire un tour… Dans la rue principale, je croise une dame qui me fait signe de venir chez elle manger, mais je viens de dîner, et je l'a remercie tout plein. Elle me pose une question et sans la comprendre, je réponds "Beltchica". Elle a l'air satisfaite de la réponse et je continue ma route... Il doit être midi et le minibus nous conduisant au mont Nemrut vient nous chercher a 16h... J'aimerais déjà y être... Je suis vraiment impatiente de voir toutes ces têtes sculptées, datant de la période d’Antioche… (c’était qui encore celui là ?) Une voiture passe, je lève le pouce et me voilà embarquée avec le directeur des sites archéo de la région, et donc je ne paie pas l’entrée héhéhé. Je rentrerai par le minibus avec Pili et Tama plus tard...

La route est longue et sinueuse, le trajet n'en fini pas... Nous roulons très lentement tellement la route est en mauvaise état. Nous avons de la chance, 15 jours auparavant, et nous n’aurions pu y aller à cause de la neige. Ici et là, quelques plaques subsistent, parfois de la glace, mais parfois la route est bordée de plusieurs mètres de neige... Enfin on arrive... Je dois encore gravir un petit sentier très étroit et c'est un peu craignos... Sur 20 m je marche dans la neige, tout doucement, et j'arrive à la terrasse "sunrise". Personne d'autre que moi... Un vent glacial et turbulent m’enveloppe et je trouve une place au pied d’une des quatre statues pour m’abriter. Je suis a plus de 2000m, la vue est superbe, le ciel dégagé, des collines à perte de vue… Les statues sont belles, vieilles, le règne d’Antioche date d’avant JC, mais quand même, ce n’est pas comme les cartes postales que j’ai pu voir. Un garde arrive "Hello ! You want chai?" Le pied ! Je le suis dans la neige, et j'arrive dans sa petite cahute de bois, toute seule sur un flan de la montagne, un petit feu au bois réchauffe l’unique pièce simplement meublée. Omar regarde son livre d'anglais et me pose diverses questions auxquelles je prends plaisir à répondre. Oui oui j'ai un fils, oui oui je suis mariée, etc... Comme je veux lui payer ses thés, il refuse! Alors je lui achète des cartes postales au double du tarif normal... (des clopinettes) Après qu’il m’aie indiquer la terrasse " sunset ", je me retrouve encore les pieds dans la neige, mais voilà qu’une fois arrivée, je tombe vraiment sur mon cul! Des têtes d'Antioche, d’Apollon, Héracles ou Commagène sont comme plantées dans la neige... Toujours personne... Je danse et chante des TOUTOUBIDOUUUUUS!!!!!!!!! Comme une folle, heureuse comme tout de vivre et de me trouver dans un coin si incroyable... J'hallucine... AAAAh ce que c'est donc bon de voyager!!!!

Ce site est remarquable… Grandiose… Je me couche sur des pierres, et regarde le ciel bleu… Puis je bouge encore et m'installe dans un espèce de trône (celui d'Antioche???), écris mon journal, relève bien souvent la tête pour rêver et rêver encore, prends des photos et retourne écrire quand un groupe arrive. Le soleil ne va pas tarder à se coucher, les couleurs du ciel deviennent magiques… J'entends la voix de Pili et Tama, on papote et rigolons bien tous les trois, mais comme je deviens à nouveau glaçon, je pars les attendre au chai saloon comme on dit ici. Seule touriste, seule femme au milieu de tous les guides et chauffeurs de minibus, je bois chaï sur chaï en silence, regarde les tapis partout sur les murs, sols, banquettes, plafond...../...
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PO Pondy Veteran ·
Où lever le pouce pour faire un brin de route n'a pas la même signication qu'en Iran😉
PA Parvat Globetrotter ·
" Ce matin, réveil relax, on s’en va déjà, je serais bien restée plus longtemps dans ce merveilleux village, mais la route nous attend… Donc doucement, nous nous mettons en route pour Urfa. Après quelques heures bien folkloriques à la gare des bus, et encore d’autres heures dans le bus, nous arrivons en début d’après midi. On se rend à l’hôtel Ugur, où nous avons rendez-vous avec Carole et Fabio qui viennent en voiture avec un autre couple. On part visiter Urfa et arrivons au pied d’une gigantesque citadelle qui domine la ville. Après s’être gentiment débarrassé d’un guide un peu collant, nous grimpons un petit escalier dont on ne voit pas la fin. Arrivés sur une terrasse, deux colonnes hérissées vers le ciel se découpent sur le ciel un peu gris, mais malgré ce gris, la vue est à couper le souffle. A ses pieds, se trouve le cœur spirituel d’Urfa. Un magnifique parc aux jardins bien entretenus, tout fleuris de roses. Petits canaux, bassins ou nagent des milliers de carpes bien dodues, splendides mosquées, et puis la grotte ou serait né Abraham. Pour cette raison, Urfa est sacrée aussi bien pour les musulmans que pour les chrétiens, juifs etc…

Dans le bazar, nous avons du mal à ne pas pisser de rire, nous trouvons des cartes postales avec le visage d’un chanteur turc, moustachu, chevelu, et nous imaginons la tête du copain qui la recevra… Il est génial ce bazar, un vrai labyrinthe! D’ailleurs on s ‘y perd vraiment! Les odeurs, les bruits, un thé près de joueurs de carte, la visite d’un hamam vieux de 300 ans, toutes sortes d’échoppes vendant des clous, des tapis, des épices, des fringues, etc etc… Retour à l’hotel ou nous retrouvons Fabio et Carole, le sympa couple de Suisse. On devrait encore se retrouver, ils vont aussi en Iran ensuite… On papote jusque bien tard…

Serait on vendredi 15? Apres la macarena, voila Shakira en zik de fond dans ce net café... Je préfere la zik turc... Voilà juste le patron qui m'apporte un petit chai... Sluuurp... Santé! 😎Ouch ce qu'il est chaud...

Ce matin nous avons quitté Urfa. Au p’tit dèj���, je suis toute contente car je trouve un café turc, pas évident à trouver en dehors d’Istanbul, ils boivent tous du thé. Avec ca je vois une feuille de palmier, pâte feuilletée sucrée normalement, mais celle ci contient de la viande... Moi qui pensait avoir droit à une sucrecrie…

Bon, je fais vite mon sac, je suis encore a la traîne... Pili? Tu sais mettre mon pull dans ton sac? Merci 🙂

Vers 13h nous dînons a la locanta d'une station de bus (otogar): Blé concassé, ratatouille et poulet, super bon... Je demande ensuite un Aryan, yoghurt liquide, mais j'aimerais du sucre.... J'essaie de me faire comprendre... Sugar? Sukar? non? On m’emmène a la cuisine... "Meraba" dis je aux cuistots... Je cherche du sucre... On me montre des piments... Euh non pas ca... Un oeuf? euh non plus 😏Du sel? Tuz yok! Mais non pas du sel... Mais j'ai le "point it"! (livret d'images bien utile pour la langue des signes) et cherche le sucre... Voila!!! "Aaah shekel!" et on m'apporte le shekel.

Ensuite, dolmouche (minibus collectif) pour Batman. Nous voulions nous arrêter a Mardin, mais notre budget est en train d'exploser en Turquie... Ce sera pour une autre fois Incha'allah...

Arrivés a batman (batmaaaaan), le LP ne dit absolument rien sur cette ville... Les gens dans le Dolmouche nous aide a chercher un "otel"... Je suis siderée comme les gens de ce pays sont adorables, toujours prêt a aider en toute circonstances... Vraiment ca me scie, je ne m'attendais pas a ca... Enfin on trouve... 12 000 000 chacun, 7 €, la chambre est nickel... On allume la télé pour rigoler... Ya un espèce de Colombo turc, questions pour un champion etc. C'est bon on part se balader... Demain nous allons visiter le site d'Hassankeyf qui va être inondé fin mai pour les besoins d'un barrage... Hier soir, de retour a l'hôtel, alors que nous n'allions plus tarder à fermer la lumière, le tel sonne... "Hello you want chai?" "No thank you" répond Pili. Deux minutes après, retel qui sonne... "hello, we send you 2 chai" Et dans la seconde qui suivit, on toquait a la porte avec 2 chai pour nous trois… 😏

Réveil tôt ce matin, nous avons super bien dormi. Alors p'tit dej' et dolmouche pour Hassankeyf... Mais comment vais je faire pour vous décrire cette beauté??? Pour Pili, c'est son endroit préfère en Turquie (moi j'ai vraiment adore le Nemrut dag, surtout seule l'après midi) D'abord il y a un festival aujourd'hui, il y a beaucoup de touristes turques (nous sommes les seuls occidentaux). On traverse le village, au sommet des collines toutes verdoyantes et caillouteuses, se trouve le vieux village d'hasankeyf tout en ruines. Datant de l’antiquité, on y trouve une église au bord d'une falaise, d'ou la vue s’étend presque a l'infini. Plus loin un palais, et puis sur des km et des km 2, des centaines et centaines de petites maisons dont certaines sont encore creusées dans la roche, comme en Cappadoce. L'herbe est tendre et on profite des rayons du soleil... On grimpe et grimpe sur les vieilles pierres jaunes ocres. Le ciel est d'un beau bleu et quelques jolis petits nuages viennent compléter le tableau. Au sommet d'un ancien minaret, une cigogne a fait son nid... Je ne cesse d'halluciner...

On se décide a redescendre, et après un petit lunch bien sympathique (quoique, comme Tama est végétarien, pour lui c'est tous les jours salade verte, tomates, oignons, riz et fayots), on traverse la rivière et visitons le vieux mausolée dont j'avais vu la photo dans le Geo... Encore couvert en partie de jolies mosaïques bleues foncées et turquoises, avec les collines derrière, le vieux et le nouveau village ou règne la cigogne toujours présente... C'est vraiment magique... "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
PA Parvat Globetrotter ·
"En milieu d’après midi nous faisons du stop, montons dans un dolmouche (musique à fond mais paysages tellement irréels de beauté) pour retourner à Batman et achetons des tickets de bus pour Dogubayazit, départ ce soir a 22h, arrivée demain vers 8h. Nous visiterons le palais d'Ishak Pasa, et sans doute passerons-nous la frontière iranienne en début d’après midi?

Tout à l'heure, pendant que Tama s'offrait un haman-sauna, Pili et moi nous nous sommes baladés dans la ville. Nous voyons de chouettes sacs en poils de chèvre. On rentre dans la boutique, et directement on nous souhaite chaleureusement la bienvenue en nous offrant deux chai dans la seconde même. Un peu après, une autre personne arrive. On nous demande si on parle le hollandais... (???) Ahmed, le nouveau venu, a habité 5 ans aux Pays Bas... Nous parlons donc néerlandais avec lui, dans cette petite ville perdue au fond du Kurdistan... Je ne peux m'empêcher de leur acheter un sac à main en poils de chèvre a 6€. On prend des photos d'eux, car nous passons vraiment un excellent moment...

Arrivés a Dogubayazit, la ville en elle-même ne représente que peu d’intérêt, mais les alentours… Waouh… Suivant le conseil de Trekkerbeub, nous partons visiter le palais d'Ishak Pasa, avec le mont Ararat enneigé en arrière plan qui culmine à 5130 mètres... C'est à son sommet que Noé aurait atterit après le déluge, avec son bateau et toute sa clique d'animaux... Waouuuuh le palais... MONUMENTAL!!! Vraiment grandiose! A 5km de la ville, ce palais est une vraie merveille, de par son emplacement mais aussi de par sa construction au 18eme siècle, mélangeant plusieurs styles architecturaux il comporte de nombreuses salles. Il y avait même un système de chauffage central, fait de canalisations à l’intérieur même des murs.

A une centaine de mètres du palais on bois un petit thé près d’un groupe de kangal, ces grands chiens très massifs couleur sable, ceux là n’ont pas l’air méchants, habitués aux touristes sans doute, mais c’est une race dont il faut faire bien attention nous dit Tama. Plus loin, on aperçoit un autre bâtiment, la tombe du roi Urartu qui eu son empire vers 600 av. JC. J’enlève mes chaussures avant d’y entrer, et me joins à deux femmes priant intensément, j’en profite pour les regarder… Habillées d’une robe aux couleurs chatoyantes et d’un grand châle sobre, leurs chaussettes sont toutes trouées… Chez moi je ne suis pas riche du tout, mais en voyage… Oh que oui à côté de certains…

L'après midi, en route pour l'Iran border... Je mets mon foulard sur la tête (je sens qu'il va m'emmerder ce foulard...) et comme nous sommes dimanche, le passage se fait rapidement, spécialement pour nous touristes occidentaux. J’ai revêtu la jupe pantalon kurde bien large, mais pas longtemps! Je sens que je la bazarderai quelque part vite fait celle là. En passant la frontière, nous restons bloqués dans un petit no man’s land pendant bien une demi heure… On prend notre mal en patience…
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IZ Izanora Regular ·
dogubayazit...ca me rappel des souvenirs...une bierre fraiche au murat camping en revenant d'iran...avez vous dormit au murat camping ou tous les soirs y a de la musique kurde...3 euros la nuit, ca le faisait bien pour la turquie...et les couleurs de ces montagnes...j'y suis encore...
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PA Parvat Globetrotter ·
Non, désolée Izanora, nous ne sommes pas restés à Dogubayazit... Arrivés dans la fraîcheur terrible au matin, et repartis dans l'après midi... Les couleurs des montagnes... C'est vrai que la région est réellement magnifique...
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PA Parvat Globetrotter ·
Ca y est! Nous sommes en Iran!!!

"Taxi collectif pour Bazargan, "oui oui, c’est mes deux enfants!" Quel respect ai-je droit en répondant ca!!! En plus je ne sais plus qui a donné 20 ans à Pili! Alors qu’il en a plus de 30! Ca change ce respect, de voyager en tant que femme seule… A Bazargan on ne reste pas, on reprend direct un taxi pour Maku, où nous décidons de nous arrêter une nuit pour nous reposer de la nuit précédente en bus. On trouve l’hôtel. Pas cher du tout... L'équivalent d'un euro par pers. mais euh... Quelle affreuse chambre, et quelle puanteur dans la salle d’eau! Pas de douche, juste un évier et deux "tuvalet" à l’odeur épouvantable. Pour se laver, toute une histoire, heureusement que je ne voyage pas seule, Pili vient tenir la porte de la salle d’eau vu qu’elle ne ferme pas. Dorénavant je crois qu’on s'offrira un hôtel au double du prix! Petite balade dans Maku… Je m'achète un fin manteau noir et long pour être en accord avec la loi du pays, puis petit dîner... Kebab (encore des kebabs) pain, et dodo.

18/4 Bus pour Tabriz. Enfin l'hôtel est bien clean, (6 euros pour nous trois) avec des douches bien chaudes. On se balade dans la ville, dînons enfin autre chose que des kebabs, poulet et riz pour moi, salade, tomates, oignons et fayots pour Tama le végétarien. Pas facile de ne pas manger de viande dans ces pays… Il mange tous les jours la même chose le fiston… Dans le bazar, (superbe avec ses 35 km de galeries) je m’achète un foulard tout fin et pas chaud, un calvaire ces foulards, je ne parviens pas à le mettre sans qu’il tombe tout le temps. Un peu après je sens une odeur que j’aime… Des narguilés!!! Siouplaît Pili, Tama, on s’arrête??? Ce bui bui est minuscule, serrés comme des baudets, on essaie de boire le chai comme ici, avec un morceau de sucre en bouche, on sirote le thé brûlant. Pas facile, j’en avale du sucre pour une petite tasse… Les narguilés s’appellent ici des Qaylian, je suis habituée à dire Chicha, comme en Egypte. Je me demande comment on les appelle dans les autres pays du moyen orient… Marrant cet endroit… Nous devons bien être une trentaine dans ce 15m2, on nous regarde, mais nous aussi nous regardons… Je règle l’addition, 50 centimes d'euros pour le narguilé et 6 thés...

Petit bonjour à Nasser de l'office du tourisme, qui fait merveilleusement son boulot... Au soir dans un resto, nous faisons connaissance de Shalaleh et Majit qui parlent bien l'anglais. Nous quittons le resto ensemble, et avant d'aller se balader dans le parc Elboli, Shalaleh passe en vitesse chez elle mettre un chador, car comme elle et Majit n'ont aucun lien de parenté, elle a peur de se faire prendre, ils risquent gros tous les deux... Une femme ne peut se balader avec un homme qui n'est ni son mari, ni son oncle, père, fils etc... Cela fait 6 ans qu'ils sont amis, mais ils ne pourront jamais se marier, le père de Shalaleh ne veut pas de Majit comme gendre... Alors tant qu'elle étudie à Tabriz, elle peut voir Majit. Ses parents vivent à Orumiyeh, quand elle aura fini ses études d’ingénieur en électronique, elle va commencer l'informatique... Au parc Elboli on se boit un thé en fumant un qaylan à la pomme, puis grimpons au point de vue. La ville est toute illuminée, le palais converti en resto au milieu de l'étang, les fontaines éclairées de spots verts jaunes ou oranges, on passe vraiment une délicieuse soirée...

19/4, Ce matin, alors que nous voulions payer la chambre "already paid" nous dit le gérant... "no, no, sure we did not pay"! Yes, no, yes, no! On parvient quand même a régler ce que l'on doit, allons à nouveau chez le gentil Nasser de l'office du tourisme, et Tama s'en va pour des sources naturelles d'eau chaude, espérant soigner son dos. Pili et moi partons pour Kaleybar pour visiter le Babak castle. Notre trio se retrouvera à Masuleh (petit village tout mignon) dans 3 ou 4 jours."
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PO Pondy Veteran ·
Ouf😏Merci Parvat de m'avoir permis cette évasion dans ce pays "enfoularé" que j'ai aimé. En plus, dans la froidure française cette bouffée chaleureuse est un vrai bienfait. Dom.
PA Parvat Globetrotter ·
Merci aussi Dom! Ca me motive, ton comment, pour la suite :) J'aime réecrire ces carnets, j'y suis à nouveau... Et ca me réchauffe aussi :)

"Apres 3h de bus et de taxi collectif, Pili et moi arrivons à Kaleybar. On va à l'Araz hôtel, et le gérant sort son argent pour nous montrer ce que l'on doit payer (5 euros pour deux), nous sortons nos sous, mais Said, le gérant ne comprend pas. Il y a beaucoup trop de sous devant lui! Nous lui expliquons tant bien que mal qu'une partie de l'argent est a lui, il lui faut un p'tit temps pour comprendre, mais ça y est, on peut payer nos 10 euros comme on compte rester deux nuits dans ce petit village.

Installés au bord d'une rivière au pied d'un joli pont de pierre que vient de traverser un vieux monsieur sur son âne, on profite du soleil, du paysage, du calme de la campagne... Ensuite lessive, dîner (pour deux euros, on est servi royalement, demi poulet, riz, plat d'olives, pain, yogourt, zamzam (fanta ben oui ils n'ont pas d'eau minérale... D’ailleurs quelle idée de vouloir boire de l’eau… Ca n’a aucun goût! Le zam zam est bien meilleur… Hum…), et un petit thé pour terminer comme d'hab'.

20/4 En attendant le taxi qui doit nous conduire au Babak castle, on prend un thé dans un bui bui, mais au moment de payer, na na, welcome! 🙂... Ca arrive très souvent mais nous sommes à chaque fois bien étonnés de cette générosité… Bon, en route... Le paysage est magnifique... Des montagnes enneigées, des vergers en fleurs, la végétation est assez sèche, mais quelle belle nature... Au bout d'une heure, le taxi s’arrête en pleine nature... Voila! Babak castle, c'est par la! En nous indiquant les montagnes... Pas une seule bâtisse à l’horizon… Bon, on suit un petit chemin serpentant entre les rochers, traversons des plaques de neiges pas encore fondues par l’arrivée du printemps, je m’arrête toutes les 5 minutes ('tain de clop, je manque de souffle...), c'est haut!!! Enfin on aperçoit le château de Babak tout en haut d'une autre montagne rocailleuse... Encore un effort Parvat', (waouh mes pauvres genoux, au secours mon coeur bat a du 300 a l'heure, vas y Pili, j'arrive! ) enfin me voilà au sommet de cette montagne. Le château n'est pas tout a fait en ruine, plusieurs pièces contiennent encore leur dallage et leur toit. Quel boulot pour construire ca ici!!! Le soleil tape, et parfois le vent souffle très fort. Personne d'autre que nous depuis que nous avons quitte le taxi, j'en profite pour enlever ce 'tain de foulard sur ma tête… Le paysage est pffff je reste sans mots... Des montagnes partout, on distingue Kaleybar dans une lointaine vallée... Quelques petits nuages parsèment le ciel bleu... Des petits lézards courent ca et la, et sauf des pépiements d'oiseaux, c'est le silence absolu...

Plus tard, de retour au village, je veux m'acheter du fil et des aiguilles, je mime la couture dans un petit magasin, et hop eurêka, le marchand a l'air d'avoir compris... Il va dans son congélateur…??? Et me sort une glace à la vanille!!! J’entends Pili qui se retient d’éclater de rire, et sors de la boutique… Je ne le regarde pas, car je vais m’y mettre aussi! Je recommence à mimer la couture, et cette fois c’est la bonne."
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IZ Izanora Regular ·
salut parvat, c'est rigolo le carnet que tu écris en ce moment...en parrallelle du mien qui au meme moment que toi fait la meme route mais en sens inverse...on s'est peut etre croisé de loin, a la mi avril je quittais l'inde. par contre pour l'Iran, je portais un voile, une tenue correcte mais le chador noire n'était pas obligatoire, juste le voile. d'ailleurs dans les grandes villes style téheran, les jeunes filles étaient en jean presque moulant, talons fin, petit pull pas tellement ample, petit voile, maquillage, lunettes de soleil...quelle élégance. le voile en Iran, ça m'a ennervé parceque les filles sont en chador noire traditionnel et les mecs ils sont vétus à l'américaine. alors qu'au Pakistan je le portais sans être ennervé parceque cela me paraissait plus juste : homme ou femme tous en costume traditionel...et moi la premiere, un peu obligé pour pas avoir l'air de venir d'une autre planete....

les montagnes, les vallées, les pepiements des oiseaux, les lézards...que ca donne envie d'y retourner.

isa.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre" Rabindranath Tagora
KA Kaou28 Regular ·
Namasté Parvat😉😉

Quel plaisir de retrouver tes carnets de voyage, je désesperais un chouaia 😉😉😉

encore des histoires Parvatiennes😊😊 avec association colorée et odorante🤪🤪

nous attendons le 21/4/05😏😏😏
Kaou

"Si tu ne sais pas où tu vas, retournes-toi et souviens-toi d'où tu viens"
LA LandTrotteur Regular ·
Gunayden,

Il ne faut pas oublier Ishaq Pasha au dessus de nos têtes! Et le Mont Ararat majestueux! Nous sommes allés 2 fois en Turquie, une fois pour en faire le tour et cette année pour nous rendre en Iran. Toujours la même magie et la gentillesse des turcs. Pour le plaisir, nous avons prolongé notre retour sur cette terre hospitalière. Allaha esmarladek Valérie.
Projet Hélix : Une famille Autour du Monde Contre la Pollution Lumineuse. www.lesquatrevieux.com Iran, Est Turquie, Maroc, Tunisie, Scandinavie, Pays de l'Est et actuellement : Amériques Nord, centre et Sud
LA LandTrotteur Regular ·
Salam,

Merci pour ce récit vivant qui nous rappelle de si bons souvenirs: c'est vrai Nasser est fantastique! Elgoli nous y avons campé et le gardien des "chiottes" eh oui ! nous récitait des poèmes en farsi! des étudiants sont venus faire causette jusqu'à 3 h du mat: heureusement, les enfants étaient couchés mais le rond-point de toute façon très bruyant!

Encore Khodahafez. Valérie.
Projet Hélix : Une famille Autour du Monde Contre la Pollution Lumineuse. www.lesquatrevieux.com Iran, Est Turquie, Maroc, Tunisie, Scandinavie, Pays de l'Est et actuellement : Amériques Nord, centre et Sud
PA Parvat Globetrotter ·
Salaaam 🙂 Merci tout plein Izanora, oh que oui nous nous sommes peut être croisées? Je quittais la Belgique début avril quand tu quittais l'Inde... Pondy, Kaou et Landtrotteur dont j'ai été visité votre site qui laisse rêveur... Superbe. Tout le monde garde de beaux souvenirs d'Iran on dirait... Et que de préjugés n'avais je pas avant d'y aller... Ils sont bien injustifiés. La suite arrive! Patience siouplaît 🙂

Mibinmemette! A plus tard!
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PA Parvat Globetrotter ·
"Après cette tranche de rire monumentale, parfumée à la glace à la vanille, on cherche un internet café et on demande à plusieurs personnes… Au bout d’un moment, "montez ! " Nous dit un jeune au volant de sa voiture… On monte et il nous conduit à un net café un peu plus loin. Au bout d’une heure de correspondance, on ne peut encore pas payer… C’est génial, mais ca m’embête quand même… Quel accueil ont ils eux, quand ils viennent en Europe???

21/4, on quitte Kaleybar, direction Ardabil.

Le taxi collectif de Kaleybar à Ahar ne fut pas très confortable… Il roulait comme un malade! Ne respectait pas du tout la limitation de vitesse de 60km/h, vu qu'il fonçait à du 170km/h!!! Pili coincé entre le changement de vitesse et moi, moi coincée entre Pili et la portière, m'accrochant comme je pouvais... La route longeant les montagnes, une fois à gauche, une fois à droite... Heureux d'arriver entier à Ahar, on prend un taxi privé pour Ardabil, ville vieille de 1500 ans! Et voilà, je suis installée dans un hotel tout propret, j’attends Pili et nous partons visiter le mausolée du Cheikh Safi. Ce Cheikh, (mort en 1334) chef spirituel, est le fondateur de l’empire des Safavides, et son arrière-petit-fils, le Shah Ismaël, à déclarer le Chi’isme religion d’état. Ce qui est toujours d’actualité. (plus d'infos sur l'histoire de l'Iran ici: http://homepages.ulb.ac.be/~jmalek/sefevides.html) Cet endroit regroupe un joli petit parc bien entretenu, l’extérieur tout décoré de mosaïques, dans les tons bleus, récitant le nom d'Allah je ne sais combien de fois, et à l’intérieur, de nombreuses salles plus belles les unes que les autres avec des alcôves dorées, ses tapis gigantesques, parmi elles se trouve une salle nommée "le petit paradis", une autre est le temple des derviches, la salle des lanternes, le domicile des martyrs, puis le sanctuaire… La tombe de marbre du Cheikh est d’un ouvrage absolument monumental… Quelle finesse, j’ai rarement pareil travail… Que sera donc Esfahan?
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PA Parvat Globetrotter ·
"Dans la soirée, on s’offre une pizza, j’en ai un peu ras le bol des kebabs. Dans ce resto, un homme sans sourire n’arrête pas de nous poser de drôles de questions… "Vous aimez l’Iran? Qu’est ce qui est mieux, ici ou chez vous? Les rues, les bâtiments, c’est mieux ici hein? Vous venez dîner chez moi?" "Euh, non merci, nous sommes en train de dîner" Ces questions nous semblent vraiment bizarre… Et la pizza est un régal. Demain, Rasht et Masuleh ou nous resterons qques jours et retrouverons Tama.

22/4, la route est superbe… La végétation est luxuriante, on se croirait en Europe presque tellement c’est vert. On croise beaucoup de campeurs iraniens venus se rafraîchir loin de la capitale. Traversons des fôrets suivies de rizières à n'en plus finir, puis on longe la mer Caspienne et on arrive à Rasht. En descendant du bus on voit une station de taxi, on se dit "aie, on va encore devoir bien argumenté pour avoir un bon prix jusque Masuleh"… Un chauffeur nous dit que si l’on veut y aller en minibus, ils sont juste en face.??? Hop, pour 10 centimes d’euro on prend le bus… (il voulait pas bosser le taximan ?) Mais le bus ne va pas plus loin que Fuman, alors on doit prendre un taxi privé, et grimpons les collines encore une fois toutes vertes, croisons encore plein de campeurs, et arrivons à Masuleh en début d’après midi. Va-t-on trouvé Tama facilement??? On cherche après Abbas Mamdad, qui à ce qu'il parait, a de belles chambres à louer... Il est haut perché ce village, mais il est aussi mignon qu’on le dit. Il faut du souffle pour le visiter… Enfin on trouve son fils qui nous amène à son père après nous avoir offert un thé et une qaylian (narguilé) à l’orange... La maison de Mamdad est tout au-dessus du village, ca grimpe fort… Quand nous voyons la chambre, mes yeux s’écarquillent ! Une chambre et un salon aux tapis persans déposés les uns sur les autres pour que ce soit plus confortable, puis une grande porte vitrée donnant sur la terrasse à la vue grandiose... Le tout pour 8 euros par nuit pour deux. Après 5minutes, Abbas nous dit de changer de chambre et nous montre une pièce sans fenêtre… Le fils cadet n’est pas content car nous voulons gardé ce qu’on nous a proposé, et c’est la chambre du fils cadet en fait… Je suis bien désolée pour lui mais bon… Bref, on part visiter le village après avoir reçu encore un petit thé, et après 10 minutes "Tama!!!!!!!" Quelle joie de se revoir! Il s'est fait plein de copains ici, et nous présente a tout le monde... Il passe un super séjour ici, ca fait plaisir à voir.
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PA Parvat Globetrotter ·
"23/4

J'ai laissé les deux hommes crapahuter dans la montagne, et je suis restée à me balader dans le village... Je bois chai sur chai sans pouvoir en payer un seul, joue au backgammon et perds deux fois de suite. Tout d’un coup, plein d’écolières arrivent, toutes fofolles de voir une occidentale, elles me posent toutes sortes de questions et l’une d’elle casse le sucrier, alors elles s’enfuient en courant.

Un peu après, c’est un car de touristes iraniens de Mashad qui arrive, et zou c'est reparti pour une série incroyable de questions auxquels je prends plaisir a répondre. Je pose pour des photos, des séances vidéos... Ils sont adorables, je papote beaucoup avec Madhi et son père Hossein vivant à Mashad, on échange nos emails, et ils doivent déjà partir. Moi aussi je me décide à bouger, je photographie le village, croise une famille française, Erwin, Laeticia, et leur deux filles qui font un tour du monde de trois ans en camping car... (www.family-dreamtime.net) De retour sur la jolie terrasse, je m’écoute de la bonne zik en rêvant devant ce beau village... Les maisons agglutinées les unes aux autres à flan de colline, comme un escalier, d'ailleurs, le toit de l'un est la terrasse de l'autre. Toutes les maisons sont de couleur crème, jaune ou ocres. Avec les arbres bien verts et le ciel tout bleu, c'est vraiment un chouette coin... Je m’écoute l’album "Harvest" de Neil Young, et les chutes d’eau pas loin, je suis bien…

Quelques heures plus tard… Avec Pili tout à l’heure, nous avons mangé une truite grillée avec du riz à la terrasse d’un mignon resto, et Medhi, copain à Tama est arrivé avec qque chose spécialement pour moi... héhéhé… Dès que j'ai reçu ce petit paquet, je suis allée le goûter tranquillos, le Best Of Patti Smith (Land) le plus fort possible, je me suis faite une petite full moon party à moi toute seule! Je me suis défoulée comme une malade (bonjour la digestion) sur les confortables tapis persans au salon, chouette piste de danse... Les deux doubles portes ouvertes donnant sur la nuit tombante, la lune est pleine, je m'amuse à la regarder aux jumelles, et je redanse encore sur Dancing Barefoot ou Gloria. Et tant pis si j’enfreins la loi… Quelle imbécile loi qui interdit la danse…

Comme j’ai dit aux autres que je ressortais les voir, je suis partie retrouvé Pili, Tama, Medhi et toute une bande de copain avec qui on a passé une délicieuse soirée. Mais je rentre avant eux. Il fait nuit et je porte un pantalon clair avec un gilet long jusqu’en dessous des fesses. Il n’est pas assez long car je me fais suivre… Comme je le vois dans un coin faisant des gestes obscènes, je lui crie un "No way!!!" tonitruant et continue mon chemin. Mais j’entends encore des " psssst pssst ", alors je lui ai hurlé un "Dégaaaage!" le plus fort que j’ai pu et il a pris la poudre d’escampette dévalant les escaliers le plus vite possible. Sur ce je perds mon chemin, et deux femmes à une fenêtre m’ont entendue gueuler pour sur, elles m’indiquent la maison de Abbas l’électricien. Comme j’y arrive, je vois une autre femme, la voisine d’Abbas, qui me déblatère encore un tas de mots et semble m’attendre. Je comprends qu’elle aussi m’a entendue crier, et elle est venue voir si je rentrais bien. Quelle chouette voisine… J’irai lui apporter des échantillons de parfums demain pour la remercier… Aaaah ce que c’est donc le pied de voyager… Ce n’est pas à Bruxelles qu’une voisine inconnue ferait ca… Et tant pis pour moi, je remettrai le long manteau noir, surtout le soir. Lou Reed et les cascades derrière… Quand je suis rentrée de ma petite aventure, j’ai voulu m’installer sur la terrasse, mais j’ai vu des "tonnes " de chauve souris voler non loin de moi. Il m’a même sembler y avoir un nid au-dessus de ma tête… Enfin, à 3 mètres, deux trous sombres dans un coin du plafond… Je suis rentrée vite fait… "Such a Perfect Day" je m’endors le sourire aux lèvres…
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PO Pondy Veteran ·
Hello, Je termine ma lecture de tes jours iraniens. J'ai comme l'impression que les iraniens posent la même question un peu inquiète, à savoir : si nous aimons leur pays. On nous demandait aussi souvent si nous aimions les américains ? Beaucoup disaient les détester et si nous leur demandions pourquoi les prix se discutaient en dollars, ils étaient très mal à l'aise. La loi islamique est une dure loi pour le peuple. Nous avons longtemps discuté avec un très vieux vigneron dont la vigne avait été arrachée!, il vivotait durement sur sa terre aride... Bref, à quand la suite, c'est qu'il faut que je voyage moâ😄
PA Parvat Globetrotter ·
Bonjour Pondy 🙂

Pareil pour nous concernant les questions... Oh que oui la loi islamique est une dure loi pour le peuple... Combien de fois n'ai je pu voir une incroyable tristesse dans les yeux de ceux qui ont connu le temps des boutiques Chanel, Cartier et des femmes en mini jupes, dans les rues de Téhéran... Je suis triste aussi pour des amis de là bas, Shalaleh et Majit qui ne peuvent pas se marier, Sharam qui est homo dans un pays ou on les pend, et tant et tant d'autres...

La suite arrive, patience, patience, elle est pas prête encore...
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PA Parvat Globetrotter ·
24/4, Gazvin. Et bien oui, finalement nous avons décidé de bouger tous les trois. Taxi jusque Rasht, et bus pour Gazvin… Ce bus était une vraie fournaise, l’air co ne fonctionnant qu’à un pour cent de sa lointaine capacité, en plus il est tombé deux fois en panne. Des passagers descendaient et arrêtaient un autre bus sur la route. J’avais bien envie de faire pareil. Je crève de chaud sous ce voile, je ne le supporte pas du tout ainsi que ce long et pourtant fin manteau noir… Quelle couleur sous ce soleil de plomb ! Moi qui suis libre et indépendante, j’ai vraiment du mal. Pili toujours cool, et Tama cool aussi, tous les deux têtes nues et tee shirt à manches courtes. Alors zut. A la deuxième panne, j’ai pris mon sac et j’ai arrêté un autre bus. Pili et Tama restant dans la fournaise. Arrivée à l’hotel, j’attends les deux mecs, je râle… Nous avons pour la première fois des mots de travers ensemble… Je sens que je prendrai de l’air dans quelques jours… Ce sont de très chouettes compagnons de voyage, mais ce n’est pas toujours évident d’être 24h/24h ensemble. Bon dodo, demain à nous le château des Assassins ! ! !

25/4 : Gazvin - Alamut. 4h 30 de route, pour faire... 80 km... La route est magnifique, vraiment grandiose, elle serpente à travers des montagnes, des belles vallées toutes vertes, des cols encore enneigés par endroit, je suis dans un état second. On s’est levé super tôt et je suis épuisée, j’ai du mal à garder les yeux ouverts mais je me force tellement cette route est époustouflante de beauté. J’ai la tête collée à la vitre durant tout le trajet, mais je vous dis pas l’état de mes fesses après... Un minibus pourri et bondé de monde... Enfin nous y sommes, la région est somptueuse, mais l'accueil euh... bof, nous sommes bien moins impressionnés que les autres dans le guest book. Je laisse les hommes marchander, mais euh… Laissez donc faire la Mama… "Trop cher, restez là moi je vais camper"… " non non, c’est dangereux, ok, votre prix est le mien " (héhéhé)

Pili et Tama sont encore aller crapahuter dans la montagne, j'ai fait un petit tour, mais suis rentrée relax ensuite. Tout a coup, deux têtes à la porte de la chambre... Deux mecs qui parlent très bien l'anglais, ils se présentent, Ignaci et Jaime, deux espagnols qui ses sont rencontres dans un musée a Téhéran deux jours plus tôt. Le courant passe très bien avec Jaime, mais il va a Masuleh ensuite, tandis que nous descendons vers Téhéran et Esfahan... On se quitte alors que je deviens malade olalalaaa, pas géniale du tout du tout la chiotte de monsieur Ali quand on est obligé d'y passer un bon moment plusieurs fois par jour et par nuit...

26/4 olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins… .../...
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KA Kaou28 Regular ·
Merci Parvat de nous faire encore voyager😉😉😉

Je ferai un jour l'Iran😉😉 Mais c'est que la liste des pays à visiter se rallonge de jours en jours 😉😉 Va falloir que je songe à une retraite car je n'aurai jamais le temps de tout faire🤪🤪

J'espere que tu contineras à nous faire réver encore Iran🤪🤪🏴‍☠️
Kaou

"Si tu ne sais pas où tu vas, retournes-toi et souviens-toi d'où tu viens"
PA Parvat Globetrotter ·
Mais de rien chère Kaou :) Je revoyage moi aussi :)

L'Iran est aussi sur ma liste de pays ... à revoir tellement j'ai aimé...

Voilà la suite 🙂

"26/4 Olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins…

Selon la légende, le terme " Assassins " viendrait du mot arabe " Hashishiyun ", les mangeurs de Haschisch. Ce château aurait été le refuge de tueurs, qui se droguaient pour aller accomplir leurs méfaits. Mais il y a d’autres interprétations, comme celle d’Amin Maalouf dans son roman " Samarcande " disant que le terme Assassins voudrait dire "fidèle au Assass ", le fondement de la foi.

La route grimpe du tonnerre, je mets un temps dingue pour y arriver, mais je vais à mon aise tandis que les fistons courent sur les rochers… Je croise beaucoup de touristes iraniens sur le chemin, certains parlent bien l’anglais et même parfois le français, d’autres m’offrent des biscuits, enfin j’arrive au sommet. La vue est encore une fois très jolie. Sur le flanc des montagnes rocailleuses, des petits oasis de champs cultivés, tout verts, y sont accrochés.

Olalaaa, sorry je peux plus continuer, les devoirs de la nature m’appelle, ca fait déjà une demi-heure que je me sers les fesses... Vive les voyages!!! De retour à " l’hotel ", hotel est un bien grand mot… En fait monsieur Ali à une chambre de libre sur le toit de sa maison, un paquet de matelas dans un coin, et on s’est fait un p’tit chez nous bien momentané. Il n’y a pas d’eau chaude dans la salle de bain, donc on doit aller au hamam…/…

Rolalaaaa ce hamam!!! Pili et Tama sont parti dans celui des hommes, et je rentre dans celui des femmes… Dans la première pièce, murs, sol, plafond et banquettes sont carrelés de blanc. 4 ou 5 femmes s’habillent, se déshabillent, et me regardent toutes des pieds à la tête… Hum… Bon je me déshabille… Devrais je garder un tissu autour de moi ou pas ? Bon, je m’entoure d’un paréo et rentre dans la deuxième pièce… Euh bon, ok… Une dizaine de femmes toutes complètement nues m’observent… Et ca papote… J’aurais pas du mettre mon paréo, et j’aurais du prendre un grand bol pour me verser de l’eau chaude sur le corps… Mes tatouages font de l’effet… Habillée on ne voit rien, mais euh, à poil, ces jolis motifs colorés ne sont pas discrets du tout… Je ne suis pas vraiment à l’aise dans ce hamam. Dommage, il y fait super bon, bien chaud… Je me marre interieurement en observant ces femmes... Je me croirais presque dans un film... Cette atmosphère embuée est envoutante... Après je ne sais combien d'enfants, leurs corps sont pour la plupart bien massifs, les seins plats, énormes, en pastèques ou en raquette de ping pong pour une toute vieille... J'espère ne jamais être comme ca... La douche se libère, je m’y engouffre. En sortant je paie des clopinettes à une vieille femme, et retrouve Tama et Pili. Ils étaient seuls dans leur hamam, qui n’était pas chaud du tout m’ont ils dit. Petit souper à l’hotel (un vrai apparemment) plus haut dans le village, encore assez floklo la bienvenue, ils ne doivent pas voir souvent des occidentaux, mais le repas fut bon. Dodo, et re 80 km en 4h 30 à travers les montagnes, à nouveau le visage collé à la vitre tellement c’est beau comme paysage… Arrivés à Gazvin, on prend un train cette fois ci, pour Téhéran…
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PA Parvat Globetrotter ·
"Téhéran. On n’y restera qu’une journée, n’ayant aucune envie de rester dans cette grande ville.

27 Avril 2005

En sortant de la gare de Téhéran, on marche jusqu’au métro. On a repairé un bon resto dans le guide, et nous avons envie de bien manger… Il est loin ce métro, nous longeons la gare pendant plus d’un kilomètre. Les bâtiments sont assez laids, gris, comme la ville polluée, sans charme particulier. Dans le métro quand il arrive, on voit que dans les wagons de tête il n’y a que des femmes, et dans ceux de queue, que des hommes… Bon, euh… je monte dans un wagon de tête, à tout à l’heure Pili et Tama ! Ce métro est bondé. Je suis debout, mais une femme me fait de la place à côté d’elle avec un grand sourire. J’observe une autre avec son perroquet tout joli sur l’épaule, elle lui fait choisir une petite enveloppe, et dedans est inscrit un genre d’horoscope. L’enveloppe ne coûte que qques pièces, beaucoup de femmes lui en achètent, et lisent ces secrets en silence, solennellement… Une jeune fille me demande dans un anglais quasi impeccable, d’ou je viens, si je suis mariée etc… Je lui répond que mon fils et mon mari sont dans l’autre wagon réservé aux hommes, que nous sommes belges (pardon les fistons) et elle traduit pour toute l'assemblée, écoutant attentivement, et commentant ensuite entre elles… En sortant du métro, on se balade dans les rues, les souks, achetons des fruits secs de toutes sortes que nous grignotons en chemin, et trouvons le resto. Je me prends une pizza… Waouh miam… Elle semble rester dans mon fragile estomac… A travers la vitre nous regardons déambuler les passants… Certaines jeunes filles ont les cheveux teintés en blond, le foulard recouvrant à peine la moitié du crâne, le manteau long obligatoire très, très moulant… Et on continue à déambuler dans la capitale iranienne… Zut, non, la pizza ne veut pas rester ou elle est 5 minutes de plus… J’en ai marre d’avoir la chi*sse… Les " tuvalet " ne sont pas un exemple de propreté… On cherche une pharmacie… " Hospital, hospital " nous indiquent tous les passants à qui nous demandons… M’enfin ? Je vais pas aller à l’hosto pour une simple diarrhée ? C’est vrai que je suis faible, et que le moindre verre d’eau dégage aussi vite qu’il est entré mais bon… Bref, on trouve un hosto… Personne ne parle anglais… On fini par se comprendre, et le toubib me donne une ordonnance. A la pharmacie de l’hosto, on ne délivre rien sans être passé d’abord par l’hôpital. On me donne une perfusion, seringue et différentes pilules, le tout dans un sac plastique. C’est quoi ce délire… je ne vais pas me faire une piqûre moi-même quand même ? Je comprends rien sur les notices en farsi… Je rends la perfusion, la seringue, et on s’en va… Plus tard je me dis que j’aurais sans doute du retourner voir le toubib, et recevoir cette perfusion, mais bon tant pis. On rentre vers la gare, visitons d’autres marchés, et prenons le train de nuit, super chouette, pour Esfahan. Trois euros chacun le billet de train en première classe! C’est incroyable comme les trajets sont bon marché dans ce pays, grâce au prix de l’essence, moins de 2 centimes d’euro le litre!!! Nous partageons le compartiment avec un jeune couple Nasrine et Ahmed, et leurs enfants, Sadro et Najelo. Vraiment sympa ce train, moderne, confortable, je m’endors vite, alors que d’habitude c’est le contraire… 28 avril! Tavaloda mobarak Pili!!! Bon anniversaire!!!! Belle Esfahan dont rien que ton nom fait rêver, me voilà! 😎 "
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PA Parvat Globetrotter ·
" Selon une légende, Esfahan a été bâti sur le lieu de chute d'Adam, après qu'il a été chassé du paradis…

Dans le taxi qui nous emmènent à l’Amir Kabir hotel, nous avons les yeux grands ouverts à la recherche de beaux monuments, mais on n’en voit pas beaucoup… Les rues sont larges, souvent une allée bordée d’arbres sépare la rue au milieu. L’hôtel semble être le rendez vous des routards au long court. Nous avons une chambre triple au rez de chaussée, donnant sur le patio. Nous y rencontrons Kris, un aussie-polonais qui parcoure le monde du haut de ses 23 ans, de l’Australie, la Chine à la Grèce et retour Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran … Etonnant voyageur… Donc Pili, Tama, Kris et moi allons voir l’Imam square, Kris est ici depuis quelques jours, il nous montre le chemin. On arrive à la place de l’Imam… Elle est énorme, la plus grande du monde après Tian amnen. A l'origine elle était un terrain de polo et le souverain pouvait assister aux rencontres depuis la terrasse d’un de ses palais. Notre première impression est décevante, on longe les bassins, passons devant le palais d’Ali Kapu et nous approchons d’une des deux gigantesques mosquées qui bordent la place… On comprend mieux. C’est en effet à la hauteur de sa réputation… On achète des billets, et on entre, passons la grande porte de bois finement ouvragée… WAOUH Terrible terrible terrible terrible!!! Je n’ai jamais vu si belle mosquée au monde! Des alcôves, des portiques, des dômes tout de mosaïques dans les tons bleu! Une grande cour avec deux bassins pour les ablutions, une salle de prière au plafond en dôme, des petites mosaïques bleues partout, une pierre noire sur le sol marque l’emplacement où le dôme est à son zénith, une tape des mains une bonne fois produit 7 échos bien particuliers, j’en ai presque la tête qui tourne… C’est incroyable de finesse… Je passe sous des porches, et pénètre dans un petit jardin entourant un bassin. Je m’installe dans un coin, et je reste là bien longtemps… J’écris mon journal, observe les moineaux, les beaux papillons multicolores. L’un d’eux virevolte autour de moi pendant qques instants… Il est mignon, pas très grand, rouge noir et orange… Pili et Tama me rejoignent, et nous nous donnons rendez vous à 20h devant la mosquée pour aller au resto indien fêter l’anniversaire de Pili! Ca nous changera des kebabs et falafels. Et je reste là profitant du soleil, seule, tranquille… Je me lève et vais regarder toutes les plantes différentes autour du petit bassin, mais je dérange les oiseaux, alors je retourne m’asseoir, me fume une p’tite clope en cachette, et continue à rêver, puis à nouveau déambuler dans cette gigantesque mosquée, les inscriptions arabes sur les murs sont majestueuses… Je n’ai pas trop envie de papoter, alors je couvre bien ma tête du foulard obligatoire, et je reste dans mon petit monde à planer sur tout ce que je vois… En sortant je me balade devant les magasins sous les arches entourant la place. Je croise encore Zizou, parlant très bien français, qui nous avait abordé quand nous sommes arrivés. Je vais boire un thé dans sa boutique. Sympa, il ne me sort pas le grand jeu des tapis, il me parle plutôt de sa famille nomade, me montre des photos, et il est temps de rejoindre Pili et Tama. Chouette le resto, fort épicé, vraiment comme là bas la cuisine. Pas vraiment l’atmosphère mais on a bien mangé. Une petite promenade vers le pont Kadhju, le plus vieux de la ville. Sous ce pont se trouve une très mignonne chaikaneh (maison de thé où l’on peut fumer le qaylan/chicha). On enlève nos sandales, et pénétrons dans une jolie petite pièce sous un dôme, le sol recouvert de tapis confortable, des coussins, nous sommes seuls dans la pièce. On toque à la porte, voilà la qalyan, le thé… Génial…. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
EN Encorelle Regular ·
Je n'ai pas encore tout lu....un eptit peu chaque jour, comme on déguste qque chose de précieux...mais déjà, c'st décidé....un jour j'irai en Inde par la route! et j'espère ne pas être obligée d'attendre la retraite pour cela! Je continue de vous suivre.... Encorell( eh oui!)
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
PA Parvat Globetrotter ·
Devant les nombreuses demandes de mes fans, 😉 voilà encore un p'tit bout! Bonne lecture! 😎

"29/4 aujourd’hui… En rentrant hier soir nous avons rencontré Simon et Olivier qui font la route Inde - Europe. On a papoté jusqu’à 2h du mat’ ! Se filant plein d’infos. Ce matin nous partons tous les 5 manger une falafel et se balader encore dans l’Imam square. Quand on nous demande, « which country ? » on répond tous ensemble « Swiss, France, Belgium » ! :o) Zizou est encore devant la mosquée de l’Imam, il nous offre le thé dans sa boutique et cette fois nous parle tapis. Il raconte longuement leurs origines, leurs motifs, les tapis de mariage avec des fleurs d’opium, les zoroastriens, etc… C’est super intéressant. Ensuite il nous emmène derrière la mosquée, dans les petites rues désertes de touristes, on se croirait dans un village, mignon comme tout… A nouveau installée dans un des petits jardins de l’Imam Mosquée, j’ai laissé les hommes vaquer à leurs visites, et je rêve encore, assise sur une pierre sous une arcade au plafond décoré comme partout de jolis motifs en mosaïques. J’écoute les oiseaux, vais dire bonjour aux petits poissons blancs qui nagent paisiblement dans le bassin au milieu des plantes vertes, et me balade à nouveau dans le lieu de culte, l’école coranique, je ne sais ou regarder, c’est étourdissant de beauté… Cette mosquée est sans doute la plus belle du monde ? Comment est ce possible autrement ? Un groupe de jeunes iraniennes viennent 5 minutes, elles piaillent comme des poulettes ;o) Je n’ai pas envie de papoter, et je m’éloigne bien cachée sous mon foulard. Dans le Palais d’Ali Kapu, j’observe les délicates miniatures peintes sur les murs et les plafonds. L’art perse est magnifique, surprenant… Des dorures, des petits miroirs, du bois dentelés, des marqueteries les plus fines et par-dessus tout ces fresques aux miniatures fleuries… Guillerettes… Je reste là émerveillée encore un bon bout de temps…

30 avril 2005 Je m’en vais visiter la Jameh Masjid, la mosquée du vendredi… En passant dans un bazar, je vois des chadors… J’en ai marre d’être regardée tout le temps, suivie parfois, en tout cas observée de la tête aux pieds sans arrêt quand je suis seule. Alors hop! Je m’en achète un… Les deux vendeuses de la boutique veulent savoir pourquoi, et je leur explique que c’est à cause des mains baladeuses, ce qui n’est pas tout à fait faux, je sens des mains me frôler d’un peu près parfois… Quelle horreur à porter ce truc!!! Je marche dedans presque à chaque pas! Les vendeuses me montrent comment le porter, en mettant une partie du tissu sous chaque bras. Bien sur on est obligée de garder les bras serrés contre le corps, et de faire des petits pas… En route pour la mosquée, j’entends l’appel du muezzin… Quand j’y arrive, on me laisse rentrer sans problème, sans me demander quoique ce soit. Alors je m’installe dans un coin de la cour, et observe… La porte principale est encore une fois époustouflante… Le ciel est tout gris, je ne prends quasi pas de photos, je compte sur Pili qui ne devrait pas tarder. Et en effet, je vois Olivier, Simon, Pili et Tama qui arrivent, je rencontre aussi Marc et Mustafa, et on visite tous ensemble ce joyaux de l'art islamique..."
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LO Lotusbleue Regular ·
Je découvre ce pays grâce à toi, tes mots me téléporte dans ces endroits envoûtants ! Vivement la suite. Bisous
Se donner les moyens de réussir son rêve... " Où que tu ailles, vas-y avec tout ton coeur". CONFUCIUS
CH Chinook Veteran ·
Et la suite ......??????

Tu vas tout de même pas nous planter là ? Moi, je veux tout connaître, le Pakistan, l'agression et tout et tout 😛

Quand tu as un petit moment, tu penses à nous qui surveillons quotidiennement les rubriques de Vf et qui nous languissons de la suite de ton récit Allez Parvati, à ton clavier, s'vous plaît m'dame

Bizzzzzzzzz
Chinook
PA Parvat Globetrotter ·
😄 Merci Chinook 😉 Et merci Lotus bleue 🙂 C'est vrai que ca motive ces p'tits mots... La suite arrive... Patience... 😊
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PA Parvat Globetrotter ·
Voilà encore un p'tit bout...

"Tama rentre avec Pili à l’hotel, je dis aurevoir à Tama qui s’en va tout à l’heure pour Shiraz, Pili, lui va à Garmeh demain. On se retrouvera à Yazd dans 10 jours. C’est agréable cette manière de voyager, si on aime être ensemble, on aime aussi voyager seul. Avec Olivier, on fume une bonne clop, discretos dans un coin de la mosquée, ensuite avec Simon, Marc et Moustafa on va visiter le vieux et énorme bazar avec ses kilomètres de galeries qui rejoint la place de l’Imam. On passe vraiment un bon moment, l'atmosphère est grandiose dans ce bazar, un vrai de vrai, avec les hommes enturbannés, les boutiques aux marchandises hétéroclites... Quelques rayons de soleil pénètrent à travers les petites ouvertures toutes rondes au sommet des arcades formant le plafond... C'est comme dans des peintures représentant une ville des les mille et une nuits... C'est dans ce décor que nous disons aurevoir à Simon et Olivier, ils rentrent à l'hotel et partent pour Masuleh ce soir. Bon voyage à vous deux très cher! Une minuscule ruelle nous emmène dans les jardins d'une école coranique bien cachée, magnifique... On reste un moment dans le calme de ce jardin, à rêver, observer, profitant du moment présent... Et nous continuons notre balade...

Sur la terrasse de la Chaikaneh qui borde la place de l'Imam, nous buvons un thé en fumant une qaylan, la vue est magique... Ce coucher de soleil derrière le dôme de la mosquée, l'orange, le rouge, le jaune se réfléchissant sur ses mosaïques, sur l'eau des bassins, dans les quelques nuages... Il est presque 20h, beaucoup de fidèles se rendent prier, on entend le muezzin… Je regarde la mosquée allumée sur certaines parties absolument merveilleuses… La lumière de la soirée est féerique… Je quitte cette fois Marc et Mustafa, merci à vous pour cette très chouette après midi! :o) De retour à l’hotel, nous avons déménagé pour le dortoir Pili et moi. Nous y rencontrons Robert, hongrois, et Godo, japonais. Robert étudie l’arabe et l’histoire islamique à Beyrouth depuis 5 ans. Il est très intéressant, je le questionne non stop, mais son anglais n’est pas très bon, malesh, on se comprend… You aie sakat! Oya sumi! Bonne nuit!"
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PA Parvat Globetrotter ·
Bon, et si je terminais??? Lentement mais surement... Voilà la suite 🙂

" 1/5/05 Salut Pili ! Bon voyage à Garmeh, et à bientôt :o) Je reste donc seule à Esfahan, j’adore les vieilles pierres, et j’aime beaucoup cette ville. Je pars d’abord visiter la Lotfolah mosquée, sur Imam square. L’originalité de cette mosquée est en autre la couleur crème de son dôme. La salle des prières est située sous la coupole, majestueuse, où l’art des mosaïques atteint son sommet. Il est dit que ce dôme est d’un travail le plus compliqué qui soit de tout Esfahan. Construite entre 1600 et 1620, sous le règne d’Abbas 1er, dédicacée à son beau-père, ce sont les femmes qui y prient. Voilà pourquoi, probablement car les historiens n’en sont pas surs, il n’y a ni minaret, ni cour intérieure. Les arabesques, les motifs floraux ou animaux sont exceptionnels de finesse… J’attends qu’un groupe s’en aille, et je reste seule quelques instants à rêver… 2eme visite de la journée : Le palais d’Ali Kapu. Encore un endroit magnifique… Surtout les peintures florales partout sur les murs et les plafonds… C’est de cette belle terrasse que le sultan regardait les courses de polo sur la place… Ce palais servait d’entrée au parc impérial, dans ce parc, se trouve un féerique pavillon, le " Sehel Sotun ". On l’appelle le pavillon aux 40 colonnes malgré qu’il n’y en ait que 20, superbement sculptées, les autres 20 colonnes sont le reflet des premières, dans un joli bassin entouré de rosiers tout fleuris… Ce parc est magnifique, hibiscus et bougainvilliers, palmiers de toutes sortes… Je meurs de soif et aperçois un chaikaneh tout mignon… Les tables sous les arbres, je pars commander une qaylan et un chai, et profite des rayons du soleil… Je reste ici bien longtemps, seule, tranquille, j’écris et je rêve… 3 jeunes arrivent à ma table. Mona, Medhi et Fatima. On passe plus d’une heure à " papoter ". C’est gai comme tout, même si nos conversations sont limitées à cause de la langue, je passe une délicieuse après midi. Ils montent dans un taxi et on se sépare en s’embrassant Mona, Fatima et moi, pas Medhi bien sur, je ne peux même pas lui serrer la main… On ne sait jamais, si on le surprenait à toucher une femme autre que la sienne, ne fut ce que serrer la main d’une touriste, il risque des ennuis, c’est illégal… Je retourne vers Imam square à travers le bazar. Je craque pour une reproduction d’un célèbre artiste, peintre de miniatures. J’hallucine sur les théières en argent ou en cuivre jaune ou rouge, aux formes si particulières avec leurs longs becs verseurs comme un serpent prêt à l’attaque. Le tout est évidemment finement ou grossièrement sculpté, il y en a pour toutes les bourses. Je flashe aussi sur les assiettes, tasses, sous tasses, vases etc. peints délicatement dans les tons principalement turquoises. Je rentre dans un atelier ou l’on en fabrique où j’apprends qu’elles sont faites de cuivre. J’observe les artisans au travail, on se questionne, je les prends en photo, et achète une petite assiette toute mignonne. Ca fait déjà depuis longtemps que je rêve devant ces belles pièces, vues dans je ne sais quel magazine de voyage… …/… Retour vers l’hotel, tranquille à travers le bazar que j’adore. J’ai dîné d’un sandwich kebab et je me suis fait arnaquer je crois, mais bon, ce n’est que de 20 ou 30 centimes. Rzzzz…

2 mai Installée au bord de la rivière Zayandeh, j’ai été visité le pont Khaju datant de 1650. En même temps pont et barrage, il est construit sur deux niveaux, rempli d'arcades… Au milieu se trouve un joli pavillon où le roi Abbas II pouvait se reposer et admirer la vue… Les berges sont étonnamment fleuries, et ce de chaque côté de la rivière. La pelouse est grasse et confortable, l’eau fraîche et le soleil tape… Quelle délicieuse pause, quel délicieux moment… Je suis en Iran… A Esfahan ! J’ai parfois du mal à le croire…

Un peu plus tard… C’est à l’église arménienne de Vank, vieille de 400 ans, que je rouvre mon cahier. A l’intérieur, les décorations sont un mélange perse et européen. Je ne sais pas si je trouve ca beau… C’est très rococo, fresques bibliques et mosaïques islamiques, atmosphère chargée, lourde… Le dôme est d’une splendeur… Tout de mosaïques, surmonté d’une croix… Dans l’enceinte de l’église, je vais visiter le petit musée relatant entre autre le génocide arménien… Alors que je suis en train d’écrire, j’entends un groupe de français. Ils ont fini la visite, et le guide leur a donné 10 minutes de pause. Je commence à papoter avec l’un d’eux, puis c’est tout le groupe qui m’entoure en me posant 1000 questions… " Et vous voyagez seule ? Vous n’avez pas peur ? Vous en avez du courage … " etc… Ca me fait rigoler intérieurement… "
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PA Parvat Globetrotter ·
"3 mai 05

Fabio!!! Carole!!! Quelle géniale surprise!!! Un super couple de Suisse voyageant un an jusqu'au Kirghizistan par la route AR. Nous les avions rencontre à Karadut, en Turquie, et revu a Urfa, toujours en Turquie. Et donc me voilà toute contente de les revoir! Ils s’installent dans leur chambre, et je ferme mon sac car je compte aller à Shiraz ce soir par le bus de nuit. On part dans la ville et buvons un thé chez Zizou et Iraj, visitons l’Imam Mosquée, reprenons un thé dans la jolie chaikaneh du parc Sotun. J’adore cette maison de thé au calme et dans la verdure. On papote bien longtemps tous les trois, le bonheur dans ce bel endroit… On rentre à l'hotel, mais je me tape une petite grippe maintenant... Pas le pied pour aller a Shiraz et visiter les sites. Alors je reste deux jours de plus a Esfahan, comme me le conseille Carole et Fabio et rejoindrai Pili et Tama à Yazd dans 2 ou 3 jours. Ils sont impatients d'aller au Pakistan, moi je préfère y aller à mon aise, et surtout de pas y aller avec la crève... Donc je visiterai le Pakistan par moi-même... on se rejoindra en cour de route... On s’offre un bon p’ tit resto, encore une bien belle soirée, et zou, dodo.

Toutouachoumbidou... Pfffff j’arrête pas d’éternuer, et se moucher en Iran dans des lieux publics est une grave insulte... Mon paquet de kleenex géant à côte de moi, je ne suis pas sortie aujourd'hui, juste qques thés à cote, et un tour a la pharmacie. J'ai explique comme je pouvais, avec des atchoums et des keufs keuf puis en montrant ma tête et mon nez que j'ai attrape une petite grippe, et puis quand il m'a donne les médocs, le pharmacien m’a parlé très bien l'anglais! De retour a l'Amir Kabir hotel, 7 jours que je suis ici déjà... Installée dans la cour de l’hotel, on n’entend quasiment pas le bruit de la ville, qques fleurs dans des bacs et une affreuse fontaine au milieu mais qui rafraichit, c’est sympa cet hotel. Ismael, le jeune réceptionniste de nuit parle très très bien l’anglais, il est sympa et mignon comme tout. On papote souvent, comme une grande sœur et son p’tit frère :o) Je parviens enfin à m'habituer à porter ce 'tain de foulard et le long manteau noir... Ce qui est génial quand on est une fille seule dans ce pays, si on s'habille a l'iranienne, personne ne vient me d��ranger car les hommes ne peuvent pas parler aux femmes seules, donc je me balade tout à mon aise! Pas de "hello felouque" comme en Egypte, ni de "hello one roupie" comme en Inde…

5 mai Je me lève, prends mon p’tit dèj’ à côté, Carole et Fabio me rejoignent. Quand je retourne à l’hotel, et le gérant me dit qu’il y a un espagnol qui me cherche ! Jaime ! Ca alors ! Rencontré à Alamut il y a 10 jours, c’est génial de se retrouver ! Mais non, non, je résiste, dis au revoir à Carole, Fabio et Jaime, et je pars vers la gare des bus avec un jeune anglais de l’hotel. C’est toujours mieux en pays islamique, de voyager avec un homme, même plus jeune que moi. Nous disons aux autres voyageurs, curieux, que je suis sa tante, et qu’il est mon neveu… 15h 30, je suis au Silk road hotel de Yazd. Mais ou est donc Tama ? "
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PA Parvat Globetrotter ·
On me demande la suite en privé 😎 Alors voilà encore une petite partie...

" J’ai installé mes affaires dans le dortoir, à côté du lit de Tama. Ils ont des jolies chambres mais trop cher pour mon budget. Il est mignon tout plein ce petit hôtel avec le patio tout fleuri et la fontaine au milieu, les fauteuils et tables en osier, c’est très accueillant. Je pars faire un tour, 10 minutes d’internet puis sandwich kebab dans un bui bui ou j’ai du encore insister pour payer… Sont trop ces iraniens. Il ne gagne en moyenne que 150 euros par mois et ils veulent souvent m'offrir des thés, repas etc... Après ça, petit tour a la Jameh Mosquée de Yazd, waouh.... Avec les lumières de la nuit, c'est irréel de beauté... A l’hôtel, je retrouve Tama, et c’est installés comme des pachas que nous nous racontons nos dernières aventures, fumant un narguilé à l’orange accompagné d’un petit thé…

6 mai Petit tour dans la vieille ville. En fait, toute la ville est vieille, il y a même un temple Zoroastre ou un feu sacré brûle depuis plus de 1500 ans !!! Construite en pisé, les ruelles sont un vrai labyrinthe tout mignon. On prend plein de photos. Cette ville est célèbre pour ses « tours à vent » qui surmontent les maisons et permettent ainsi de faire circuler l’air à l’intérieur et de rafraîchir l’eau. On visite une petite prison qu’Alexandre legrand à fait construire, puis le musée de l’eau, et au soir, avec Tama, un anglais, un autre belge et un jeune iranien de 18 ans que Tama à rencontré nous partons dîner dans un des plus beaux restaurants de la ville, le « Malek O Tojjar » Le décor est somptueux, la lumière chaude et tamisée, un bassin agrémente cette cour. Il y a également plusieurs petites salles latérales superbement décorées d'éclats de miroirs, de vieux mobilier, des lampes à huile, des samovars etc… On passe une géniale soirée ! De retour à l’hôtel, Pili nous attend !!! Quel bonheur de se retrouver!

Samedi 7 mai A nouveau, tour dans la ville… On passe par le bazar, visitons une mosquée, mais dans celle ci, moyennant donation au gardien on monte sur le toit. Quelle vue… C’est majestueux… Yazd est vraiment au milieu du désert… Au loin on aperçoit des montagnes tout aussi désertiques. On reste là qques temps, puis Pili et Tama décident d’aller manger. Je reste là à rêver, perchée sous un petit dôme en arcade, j'ai essayé de dessiner, mais j'ai abandonne assez vite. J'ai écris qques lignes dans mon journal, et au bout de quasi deux heures, je redescends les petits escaliers qui mènent a la salle de prière et... La porte est fermée! le gardien a cru qu'il n'y avait plus personne, et j'ai du tambouriner sur la porte pour qu'on vienne m'ouvrir ! J’ai continué ma balade vers le « Bagh-e-Doulat Abad », l’ancienne résidence d’un chef, avec la plus haute tour à vent de la ville. Au bout d’une heure de marche, je le trouve enfin. L’entrée est assez cher, 3€, et le pavillon en lui même me déçoit, je ne le trouve pas aussi joli qu’on le dit, mais les vitraux sont magnifiques et le jardin est très joli, calme, avec un petit chaikaneh. Je papote avec des iraniens, et on m’offre un thé et une qaylan, j’adore ces narguilé… Le tabac de celle ci à un léger goût de miel. Les iraniens s’en vont, et je reste seule à rêver… Quel paix royale ! Ensuite je retourne dans la vieille ville, visite une moquée ou subsiste de jolies gravures et prières à Allah, une autre mosquée ou je dois revêtir un chador pour entrer, mais quelle beauté à l’intérieur !!! Que des éclats de miroirs collés les uns aux autres comme des mosaïques, et ce partout, des murs au plafond ! Presque 17h, je dois rentrer car Edwin, le copain iranien qui a soupé avec nous hier doit me rapporter mon seul et unique pull que je lui ai prêté. Il arrive, ainsi que Tama, Pili et un suisse qui dort dans un autre hôtel. Demain, nous irons tous les quatre visiter les alentours de Yazd en taxi. On papote tous les cinq, puis la réception de l’hôtel appelle Edwin, le pauvre on le fou à la porte car la police ne veut pas qu’il parle aux touristes… Il s’en va tout penaud, presque les larmes aux yeux… C’est bien malheureux le manque de liberté dans ce pays… Avec Pili, Tama, le suisse, Bert le flamand, et Steve un anglais, nous partons dîner dans un ancien hammam reconverti en resto, encore absolument magnifique, tout comme la soirée tous ensemble."
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PA Parvat Globetrotter ·
8 mai 7h du mat’, debout ! On y va. Toutoubidou !!! Je sens que ça va encore être une fabuleuse journée !!! Patrick (le suisse) Tama, Pili et moi montons dans le taxi d’Ali. Premier stop, un peu avant le vieux village de Kharanaq, pour un contrôle d’identité. Est ce que le guide est un vrai guide ? Oui ? Ok on peut continuer. On s’arrête dans un vieux caravansérail rénové. C’est impressionnant… On s’imagine les caravanes de centaines de chameaux, débordant de marchandises précieuses, soies, tapis, encens, myrrhe, or et argent… Melchior, Gaspar et Balthazar s’arrêtant pour la nuit, blablatant sous les milliards d’étoiles et buvant des thés dans la fumée des narguilés…

On monte sur le toit, admirons le paysage… Le ciel est d’un bleu royal, parsemé de tout petits nuages, les montagnes ocres, beiges, brunes, bleutées et désertiques dans le lointain, on entend braire un âne… Nous restons là sans rien dire, presque bouche bée tellement c’est beau. Ce village abandonné est paraît il, vieux de 4000 ans ! Il est vraiment adorable… Les toits en dômes, des arches partout, construit en pisé à flan de colline, les escaliers serpentant entre les maisons sont bien branlants, on doit faire attention où l'on marche. Au pied du village, un rivière asséchée qu’enjambe un joli aqueduc… Nous nous y rendons par un charmant chemin bordé d’arbustes. Pili s'y connaît en botanique, il nous montre des grenadiers, pistachiers, figuiers et autre buissonus communus...

On reprends la route... Deuxième halte, Chak chak. Ce n'est pas un village, mais c'est ici qu'a lieu le plus important pèlerinage Zoroastre d'Iran. Perché sur une colline aride et rocailleuse, on doit grimper des centaines de marches pour y arriver. Quand les arabes sont venus envahir la Perse en 637, il ont voulu kidnapper la princesse Nikbanuh qui s'est enfuie vers ces collines, et s’est réfugiée ici. A court d'eau, elle a prié, et Dieu lui a envoyé de l'eau coulant goutte a goutte de la roche. Chak chak veut d'ailleurs dire goutte goutte. La porte du temple est de cuivre jaune, et joliment grave d'un zoroastrien a la barbe bouclée. Le gardien du temple vit tout seul la haut. Ils nous offre qques biscuits secs, spécialités de la région nous dit-il, avec un petit thé…

On continue vers un autre village, habité cette fois, et nous mangeons un camel kebab ! Prenez de la viande hachée de chameau, enroulez la sur une pique a brochette, une fois grillée, la déposer sur un pain tout plat. Servir avec ça une brochette de tomate grillée et un oignon frais! Voili ce que nous avons mange ce midi! Comme boisson? Un yogourt allongé à l'eau sans sucre... Bon appétit!

Apres ça, visite des ruines du Narein Castle, d'une vieille post office, et très agréable break dans un caravanserail joliment restauré, ou nous dégustons de ces glaces !!! Waouh, glub que c’est bon… L’endroit est très chic, ca fait du bien de se dorloter. On termine la journée par les tours de silence non loin de Yazd. C'est la que les zoroastriens déposaient leurs morts afin qu'ils soient mangés par les vautours. Pour eux, la terre est trop sacrée que pour y enterrer des morts... Ces deux tours, l'une pour le corps des femmes, l'autre pour les hommes, sont encore haut perchées sur des collines rocailleuses. Pili et Tama crapahutent bien vite, et je suis toujours a la traîne crevant de chaud sous une tunique noire mon foulard sur la tête...

De retour a Yazd, on paie Ali en lui donnant un petite pourboire car il est bien sympa et nous a bien renseigné sur les sites visités. On arrive au Amir Charmagh complex, joli monument dotés de deux minarets, on paie 25 centimes d'euros pour y grimper, et la vue sur la ville est encore une fois bien jolie... Pili et Tama s’en vont, et je reste là un long moment… En redescendant j'en peux plus, je crève de chaud... Je dépense encore qques sous pour une tunique, cette fois hyper légère et dans les tons turquoises. et je rejoints Pili, Tama et Patrick au Silk road hôtel pour un narguileh et un thé avant de dîner. Les deux hommes sont impatients d’aller au Pakistan… Moi aussi, mais je n’ai pas encore été à Shiraz, et je tiens à visiter Persepolis. Donc on va se séparer à nouveau, on se retrouvera quelque part au nord du Pakistan… Les voyageuses faisant la route en sens inverse, m’ont bien rassurée, disant qu’elles n’avaient eu aucun problème en tant que femme seule. Chouette ! Car quand même, avec tout ce qu’on dit de ce pays… Donc on passe encore une géniale soirée, la dernière ensemble en Iran. Je me suis offerte un petit repas indien pour changer, vegetables bien épicés, riz, un petit thé à la cardamome et un narguileh pour terminer, la vie est belle. Le ventilateur souffle au dessus de ma tête, il est déjà 23h 30... Monsieur "Everything is possible" (il n'arrête pas de le dire) de l'Internet café reste ouvert rien que pour nous. Minuit passé... Les deux jeunes partent par le train de 6h demain matin pour Kerman, ensuite Zahedan et le Pakistan. Quand à moi, je vais a Shiraz par le bus d'11h.
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PA Parvat Globetrotter ·
" 9 mai. Je viens d’arriver à Shiraz, je suis au petit hôtel « Esteghal », sur le net j’ai un message de Carol et Fabio me disant qu’ils sont ici à l’hôtel Abadana ! Génial ! J’y vais de ce pas ! Je cherche, cherche mais je ne trouve pas. J’arrive à l’Abandan hôtel, mais c’est pas le bon. Le réceptionniste encore une fois bien aimable, envoie un employé de l’hôtel m’accompagné à l’Abadana ! Mais Fabio et Carole sont sorti, déjà 23h, j’attends 35 minutes, puis comme je veux partir, le réceptionniste ne veut pas ! Il sort de l’hôtel, et m’accompagne au mien ! je suis sciée par tant de gentillesse. La je me change, prend une douche, et on toque à ma porte... C'est l'espagnol rencontré à Alamut et revu à Esfahan! On papote 10 minutes, mais le réceptionniste de l'hôtel toque à la porte, et fou Jaime (prononcer Raimer) l'espagnol à la porte comme un chien... Puis il revient toquer à la porte, et la bloque en me disant: « tomorrow we must talk, this man no good » « ok ok, now let me please, I'll sleep » 5 minutes plus tard, il revient toquer a ma porte ! « telephone for you », je descends, personne au tel et il m'enferme a la réception avec lui! Je gueule « what do you want? let me go! » en m'entendant gueuler, il ouvre la porte, et me dit : « you no good, I call the police! » J'ai fait un scandale, reveillé tout l'hôtel ! « Yes call the police, I didn't do anything wrong! » J'étais énervée!!! En plus je devais me réveiller a 7h pour aller a Persépolis. Je suis sortie de l'hôtel et j'ai voulu appeler les flics, mais bon après moulte énervement des deux cotes, je suis rentrée dormir en prenant deux somnifères. Heureusement que le suédois de la chambre a cote m'a réveillé ce matin, sinon je loupais la journée et perdais 10 euros. Bon, le couple d’allemand avec qui je partage le taxi viennent d’arriver, je ferme mon journal et vous raconter ma journée à Persépolis ce soir !../... Waouh..... Quelle journée magnifique !!! Persépolis fut la capitale de Darius 1er, empereur de l’Achéménide en 500 avant JC ! Cet empire s’étendait sur une bonne partie du moyen orient voir au delà. De l’Egypte en Afghanistan en passant par la Grèce et le Liban, Alexandre le grand y mit fin en 330 avant JC. Je n’en avais jamais entendu parlé avant de venir... Mais qu’as tu appris à l’école ma fille ? ;o)

Ensuite visite de Necropolis, (tombe de Darius) Pasargadae et retour. Bref, je rentre a l'hôtel, douche je suis contente de voir que ce n'est plus le même mec a la réception. J'irai à Kerman demain. En tout cas, l'histoire d'hier m'a refroidit, j'ai plus envie de rester dans cette ville, même pas envie de la découvrir... Je pars manger dans un quartier branché de la ville, je m’offre une pizza, car les kebab et les soupes euh, je commence à avoir fait le tour... Je me sens bien seule dans ce resto branché... Morteza et sa sœur Maryam, viennent m’aborder, je suis contente de pouvoir parler un peu. Ils me proposent de venir me chercher et de passer la matinée de demain ensemble, ils m’emmèneront voir le tombeau d’Hafez le poète... J’accepte avec plaisir...

12 mai, arrivée à Kerman Donc hier Morteza est venu m'attendre devant l'hôtel et avec Ali, son meilleur ami, ils m'ont d’abord emmené visiter un jardin botanique, le Bagh-e Eram. Au bord d’un bassin à l’eau transparente se trouve un splendide pavillon décorés de mosaïques bleues et d’éclats de miroirs, le jardin est féerique. Roseraie, orangeraie, allée d’énormes cyprès... Après cette balade ils m’emmènent au mausolée d’Hafez le célèbre poète. La tombe est sculptée d’un poème joliment calligraphié et est recouverte d’un toit en dôme, encore décoré de mosaïques et d’éclats de miroirs, c’est incroyable de beauté ces décorations... Dans le jardin entourant le tombeau, se cache une admirable chaikaneh aux serveurs enturbannés. On trouve une table et commandons des thés avec une qalyan.

Ensuite lunch dans un superbe restaurant, mais j’ai du payer l’addition, et pour trois dans ce bel endroit ce n’était pas donné... Enfin bon. Ils m’ont ensuite déposé à l’hôtel, j’ai fait mon sac, et je suis partie à la gare des bus. et retour a l'hôtel ou j'ai fait mon sac et j'ai été acheté un ticket de bus pour Kerman, départ à 21h. J’ai pu laissé mon sac au bureau de la compagnie de bus, et je suis partie dans la ville. Je me suis arrêtée boire un jus de carotte frais, et j'ai reçu des sourires en me baladant, le moral est revenu ! J'arrive au pied de la citadelle de Karim Khan. 4 hauts murs avec des tours joliment décorées par les briques en relief, l'une des tours est tout a fait de travers, comme la tour de Pise... Karim Khan fut le fondateur de la dynastie Zand, qui occupa l’Iran au 18eme siècle. Il fit de Shiraz sa capitale, c’est dans cette période que cette ville débordante de magnifiques bâtiments fut à son apogée. Cette citadelle fut le centre politique de Karim Khan et ses successeurs. A l'intérieur, par une petite porte que j'ai failli ne pas voir, un vieil hammam... Terrible.... J'y suis bien restée une heure si pas plus. Les murs et plafonds tous décorés, sculptés, des arcades et colonnes de pierre, le plafond de dômes où au milieu des ouvertures rondes laissent passer la lumière et donne une superbe atmosphère... Je me serais crue il y a je ne sais combien d'années... J'y reste plus d'une heure, mettant mon journal à jour dans la lumière tamisée.

En sortant, je vois l'office du tourisme mais il est fermé. Une belle affiche attire mon attention, c'est la mosquée Nasir el Molk. Hop, je regarde ou c'est, et je prends un taxi. Je tends un billet de 10 000 riels au chauffeur, prix touriste, mais il me rend 5000! Chouette. Je rentre dans la mosquée... Très élégante, les carrelages fleuris et guillerets sur les murs dômes etc., sur certains carreaux de céramique, des maisons européennes... ??? Je rêve et visite tous les coins de cette jolie mosquée... Dans les salles de prières, les grandes fenêtres sont toutes faites de vitraux multicolores... J'y reste bien longtemps, écris mon carnet, et rêve encore et toujours... Quand j'entends un groupe de touristes français, je me joints à eux pour écouter discrètement les explications du guide, mais le guide me souhaite la bienvenue, et j'apprends que les maisons européennes sur qques carreaux de céramiques sont la car celui pour qui la mosquée a été construite adore l'Europe... Apres cette visite guidée, le guide offre 10 minutes de libre au petit groupe de français au joli accent du sud... Ils les passent a me poser diverses questions... J'ai l'impression d'être une héroïne... "Vous voyagez seule? Quel courage etc etc...' Ensuite ils repartent, je les suis un peu plus tard, après que le gardien m'ait offert une jolie affiche de cette mosquée.

En sortant je me balade et m'arrête pour manger des samosas, je reçois encore des sourires... Le moral est bien revenu! Toutoubidou!!! Un "bête" sourire fait tellement chaud au coeur parfois... Je prends plein de photos, d'une boulangerie, des chauves souris géantes passant dans la rue (femmes en chador;)) etc, et rentre dans le bazar vakil. Je suis bien... Tranquille... Je vois un monsieur au drôle de chapeau vendre a boire, j'essaie, et c'est de l'eau de rose, waouh, fraîche et délicieuse... Au moment de payer, il me prend un billet de 5000 riels des mains (50 centimes) mais comme je tire la tête toute étonnée et qu'il reçoit des remarques des iraniens autour, il me rend 3000 riels.

Ensuite je reste dans ce coin la car c'est tout mignon... J'entend a cote de moi " tu fais de belles photos?" C'est Patrick, le Suisse avec qui Tama Pili et moi avions partage un taxi pour visiter les alentours de Yazd ! Quel plaisir de le revoir ! On se balade à la recherche d'un chaikaneh et on tombe par hasard sur le superbe vieil hammam transforme en maison de thé. Le Dizzi Vakil Hammam. On papote longuement, fumant une qalyan, profitons de la beauté et de la fraîcheur de l’endroit, du plaisir de discuter dans sa langue maternelle, et nous baladons ensuite a nouveau dans le bazar. Arrives a l'office du tourisme, on se sépare, et je papote avec Sharham qui bosse au bureau du tourisme, son anglais est parfait, et son français très bon. On papote tellement que je ne vois pas l'heure tourner, et je fonce prendre mon bus pour Kerman. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)

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