Kyushu: une splendide boucle pour notre deuxième voyage au Japon
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Il y a 5 ans, en quittant Narita, nous savions que nous reviendrions au Japon. Il nous manquait juste la date propice et choisir quelle(s) nouvelle(s) région(s) à découvrir. En somme, choisir la date et le lieu de notre prochain rendez-vous nippon.

Après quelques voyages sur d’autres continents les années qui suivirent notre premier trip au pays du soleil levant, le mois de mai 2018 s’imposa naturellement pour la réalisation de notre projet. Il ne restait plus qu’à préciser notre parcours. Et là, ce ne fut pas si simple. Takayama nous avait enchanté, Tokyo avait encore tant de choses à découvrir, la côte de la mer du Japon me lorgnait du coin de l’œil. Et puis, pourquoi pas le Nord ? Ou le Sud ? Choisir, c’est (une fois de plus) renoncer…

Réflexion faite, la décision fut prise : ce sera Kyushu ! Et plus précisément et dans l'ordre : - visite de la ville de Nagasaki ; - quelques jours à Kagoshima et ses alentours ; - quelques jours dans la province de Kumamoto ; - un passage dans la préfecture d'Oita ; - et finir par la ville de Fukuoka et sa « proche banlieue ». Bref, 15 jours pour faire une loop dans l'île du Sud. L'idée sonnait vachement bien...😎

N.B. : je tenais notamment à remercier Bénédicte, François et Raggamuffin pour leurs conseils quant à l’élaboration de notre itinéraire.

Mardi 8 mai, Jour 1 : un jour sous le signe des transports

Pour un milliard de (bonnes et/ou mauvaises) raisons, nous avons choisi un vol CDG – Fukuoka. Effectué par Korean Air, il n’y a rien à « redire » quant à cette compagnie. Après 15 heures de vol entrecoupées d’une escale à Séoul (Tiens ! une idée de voyage…), nous débarquons sous un ciel (enfin, il fait déjà nuit…) maussade à Fukuoka. « Il a plu toute la journée » nous racontera le gérant de l’AJ où nous séjournons cette nuit. Usés du voyage et en pleine digestion de notre premier bol de ramen, on s’éteint en 2 secondes… Demain est une nouvelle aventure.😛
BE BeneFukuoka Veteran ·
Très hâte de lire le récit !!
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
KR Krikwik Veteran ·
Mercredi 9 mai, Jour 2 : Nagasaki, part. 1, journée des incontournables

A peine 8 heures, nous embarquons dans un bus. Deux heures 30 et quelques arrêts plus tard, nous sommes à la gare centrale de Nagasaki. Nous avons semé les gros nuages gris tout au long du trajet. Ici, c’est brise marine et tempête de ciel bleu. Tout est en place pour une très bonne journée.😎

On passe tout d’abord poser nos sacs à notre AJ. Bien placée et de bon conseil, elle nous donne une adresse pour déjeuner. On se dirige vers ce restaurant en longeant la nakashima-gawa, connu pour être enjambée par de nombreux ponts, dont le fameux Megane-bashi. En bons touristes, on mitraille ! Puis vient l’heure de déjeuner. Assis au comptoir d’un minuscule restaurant (peut-être 8 places en tout, dont 4 au comptoir), on mange de succulents sushis préparés par un « papi-chef » secondé par son « mamie-commis ». Retour à ces saveurs si particulières, on se régale.🙂

Repus, on digère dans le tramway qui nous mène à l’incontournable site de Nagasaki : Urakami, épicentre du désastre atomique. Nous commençons la visite par celle du musée de la Bombe atomique, retraçant de manière poignante la destruction de la ville et les pertes humaines suite à l’explosion. Nous poursuivons par un passage au mémorial aux victimes. Le monument, d’une grande sobriété, ne laisse pas indifférent. Constitué d’un bassin et de salles souterraines, le lieu est chargé d’émotions.

Nous continuons notre visite en passant par le parc de l’épicentre, possédant une colonne de pierre noire marquant le point au-dessus duquel la bombe explosa. Nous bifurquons alors vers le parc de la Paix. Nous flânons dans ses jardins, admirons la fontaine ainsi que, au fond du parc, la statue de la paix de Nagasaki. A ce moment, franchement, on n’est pas trop fan de cette sculpture.🤪 Notre dernière visite consacrée au désastre nucléaire se déroule au Sanno-jinja afin de découvrir le fameux Torii à un seul pilier. Situé à 800m au Sud de l’épicentre de l’explosion, le second pilier a été littéralement soufflé par le blast de la bombe. Afin d’alléger émotionnellement cette journée, nous nous arrêtons deux arrêts de tramway plus au Sud. Un tour de périphérique plus tard, nous sommes au sommet du mont Inasa, sur le toit d’un bâtiment « observatoire en spirale », à mitrailler la baie de Nagasaki. Malgré les rafales de vent, le point de vue est splendide. Cette première journée de visite fut physiquement et émotionnellement éreintante. Afin de reprendre des forces, nous la terminerons donc avec quelques spécialités locales : hatoshi et un bon vieux champon seront plus que bienvenus !

Et au dodo pour la suite.😉
LH Lhorizon Veteran ·
Ah la la, les guerres, la folie de certains hommes, Fat Man, Little Boy...

Je ne sais pas si c'est à tort ou à raison qu'on prête à Einstein ce célèbre mot : "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. Pour l'univers, je n'ai pas encore pu vérifier".

Mais quand on visite des sites comme celui de la bombe à Nagasaki, difficile de ne pas se ranger derrière cet avis.

Merci Cédric pour ce récit dont je lirai assidûment la suite...
Le blog voyages : http://derrierelhorizon.fr/accueil/
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Merci Cédric pour ce récit dont je lirai assidûment la suite...

Moi aussi 😉
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Je ne sais pas si c'est à tort ou à raison qu'on prête à Einstein ce célèbre mot : "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. Pour l'univers, je n'ai pas encore pu vérifier".

Beaucoup prêtent en effet cette pensée à Einstein. Il avait tort : l'univers n'est pas infini...😛

Merci Cédric pour ce récit dont je lirai assidûment la suite...

Merci😊
KR Krikwik Veteran ·
Merci Cédric pour ce récit dont je lirai assidûment la suite...

Moi aussi 😉

Merci pour tes conseils avant départ...
KR Krikwik Veteran ·
Mercredi 10 mai, Jour 3 : Nagasaki, Part.2, au confluent des cultures

Quand on pense au Japon, on songe à sa culture unique et si particulière, en partie due à sa longue période d’isolationnisme. Mais on évoque rarement l’histoire du pays sous le prisme de ses échanges, commerciaux et/ou culturels, avec le reste du monde. Hors ces derniers font partie intégrante de l’histoire et de la culture de la ville de Nagasaki.

Pour faire écho à notre découverte du champon la veille – spécialité locale tenant plus de la cuisine chinoise que japonaise – nous partons donc aujourd’hui à la rencontre de cette facette de Nagasaki.

Nous débutons notre journée par le « Glover garden ». Situé au Sud de la ville, ce charmant jardin regroupe plusieurs maisons occidentales du XIXe siècle. Ces dernières furent construites et/ou occupées par des familles européennes venues faire fortune à Nagasaki.

Le jardin porte le nom de Thomas Glover, personnage important de la restauration Meiji et pour l’industrialisation du pays. On se balade donc dans ce joli jardin, visitant les maisons, admirant la vue sur le port de Nagasaki. On s’étonne également des réactions des japonais face au mode de vie occidental au XIXe, si connu et évident pour nous. Puis, « sans respecter l’histoire », on poursuit notre balade de la journée en visitant le Koshi-Byo, un magnifique sanctuaire confucéen.

Très coloré, il possède un élégant petit parc ainsi qu’un musée dans lequel sont exposées plusieurs collections prêtées par Pékin. L’amour sino-japonais.😛

Nos pieds nous mènent ensuite dans le quartier des « pentes hollandaises », nommé en raison de son dénivelé mais aussi pour ses ravissantes maisons européennes restaurées.

Se promener parmi ces dernières ainsi que les rues pavées du quartier rendent la balade agréable. Nous remontons vers le Nord. « Quartier rouge », coloré du moins, senteurs connues, nous sommes bien dans le Chinatown de Nagasaki. Nous visitons donc ce quartier et, un peu plus loin, son pendant historique, dans lequel les premiers « colons » chinois vécurent.

Bien que ne possédant plus que quelques édifices originels, la visite demeure tout de même bien sympa. Et le quartier « grouille » de chats. Enfin, j’dis ça, j’dis rien.😛

Notre après-midi s’achève par la visite très intéressante du « quartier » de Dejima.

Pendant 2 siècles, ce petit comptoir hollandais fut la seule porte ouverte du Japon sur l’Occident. Les européens de ce quartier y étaient confinés et n’avaient alors que très peu de contact avec les japonais.

Cette « île-musée » nous fait passer un très agréable moment, nous permettant de visiter les habitations restaurées et déambuler dans ce « comptoir sous protection ».

On se prendrait presque pour des capitaines de la navire marchande néerlandaise accostant pour la première fois sur cette contrée si originale.

Nous terminons cette journée sur le front de mer de Dejima. Tempura, Uni-donburi et divers sushis sont au menu. Sans faire attention, nous goutons pour la première fois à la baleine. Ethiquement parlant, c’est plus que bof. Et gustativement, ce n’est guère mieux.😐

Allez, au dodo ! Demain, c’est cap au Sud !
FU Fuchan69 Globetrotter ·
Merci pour ce sympathique compte rendu qui me rappelle mon séjour dans cette ville. Que de bons souvenirs...
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/ Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057 Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonsoir

on poursuit notre balade de la journée en visitant le Koshi-Byo, un magnifique sanctuaire confucéen.

Zut j'ai raté le Kōshi-byō 🤪

Moi qui suis un "spécialiste" de Confucius. Si si, j'ai même visité sa ville natale, Qufu, en Chine 😮

Faudra que je retourne à Nagasaki dont je n'ai finalement visité qu'une toute petite partie, à cause principalement d'un temps pourri; et au Japon quand c'est pourri c'est du costaud 😮

Heureusement que la visite du Jardin Glover s'est déroulée sous le soleil et là ... surprise, au détour d'un sentier : une statue de Giacomo Puccini



Le célèbre musicien italien (La Bohème, La Tosca, ... la Tosca que j'ai vu en 2013, au tout récent Grand Theater de Tianjin en Chine 😮) est intimement lié à la ville de Nagasaki qui sert de décor à l'un de ses célèbres opéra Madame Butterfly

Puccini est mort à Bruxelles en 1924 ; mais a-t-il jamais été à Nagasaki ?

Bon j'espère que tout le monde suit car c'est un peu confus, non ? 🤪
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
KR Krikwik Veteran ·
Merci pour ce sympathique compte rendu qui me rappelle mon séjour dans cette ville. Que de bons souvenirs...

Merci pour les conseils prodigués avant de partir. Et de me lire aussi...😛
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Zut j'ai raté le Kōshi-byō 🤪

Moi qui suis un "spécialiste" de Confucius. Si si, j'ai même visité sa ville natale, Qufu, en Chine 😮

Bah moi qui était un néophyte, j'ai vraiment apprécié. Il ne te reste plus qu'à reprendre un billet d'avion...😛

Le célèbre musicien italien (La Bohème, La Tosca, ... la Tosca que j'ai vu en 2013, au tout récent Grand Theater de Tianjin en Chine 😮) est intimement lié à la ville de Nagasaki qui sert de décor à l'un de ses célèbres opéra Madame Butterfly

Puccini est mort à Bruxelles en 1924 ; mais a-t-il jamais été à Nagasaki ?

C'est vrai que le jardin comporte beaucoup de références à cet opéra ; jusqu'à la boutique de souvenirs...😛
KR Krikwik Veteran ·
Jeudi 11 mai, Jour 4 : Kagoshima, la ville sous le volcan

Ah… Le bonheur de retrouver le Shinkansen… Pass activés, 3 heures et une correspondance plus tard, on découvre le Sud du Japon. Le temps de poser les sacs à l’AJ, manger un bout (dans un restaurant spécialisé dans la langue de bœuf ! Miam !) et prendre quelques infos, on se retrouve alors dans un bus en direction… du Nord.

On s’aperçoit tout de suite que la ville est focalisée sur deux points : le Sakurajima, le volcan en activité voisin recrachant ses cendres sur la ville (normal je dirais, quand on se laisse à penser que la bestiole pourrait juste anéantir la ville…) et Saigo Takamori, personnage emblématique de la région de Satsuma (pour faire bref, le gars qui a inspiré le film « le dernier samouraï », avec le nain scientologue aka Tom Cruise). Quelques minutes plus tard, nous nous baladons dans le Shirayama Koen afin d’atteindre un point de vue intéressant. Et là, c’est la claque, les photos, les selfies et tutti quanti … C’est juste splendide ! Suite à cet interlude forestier, on repart vers le Nord de la ville. Nouvel arrêt, cette fois-ci, pour visiter le Sengan-en. Avec le volcan et la baie en arrière-plan, ces jardins sont très agréables à visiter. On se balade et tombons sur un cours d’eau artificiel parcourant une partie de ces jardins. Ce ruisseau aménagé était un lieu de rencontres de poésie. Les participants devaient réussir à composer un poème avant qu’un verre de shochu ne flotte jusqu’à eux… Intéressant comme concept.😛 Le clan Shimazu, propriétaire originel des lieux, y a laissé également une charmante villa, que l’on visite sans se faire prier. A la sortie du jardin, nous nous dirigeons au shoko-shuseikan, un musée relatant l’histoire du clan Shimazu. Le lieu même du musée est chargé d’histoire puisque celui-ci abritait également la première usine du Japon. Enfin, curieux, nous visitons l’atelier de taille de cristal adjacent, dont les artisans sont impressionants de dextérité. Bon pour moi, le cristal, c’est hors de prix et ça casse entre les doigts !🤪 L’après-midi touche à sa fin. Cap au Sud, ou plutôt plein centre, devrais-je dire. Le quartier de Tenmonkan concentre une quatité importante de bars, restaurants et autres boutiques en tout genre. Le brouhaha des rues commerçantes revient à nos oreilles et nous rappelle notre premier voyage… On flâne, on traine, on fait du lèche-vitrine. 😉 Mais la faim nous rappelle à l’ordre. On finira notre journée dans un restaurant de ramen de Kagoshima (encore une version différente !) dans lequel « nous nous calerons le ventre » !

Et pis au lit !
KR Krikwik Veteran ·
Samedi 12 mai, Jour 5 : une journée les pieds dans les cendres Ce matin, assis à la proue du ferry, le vent marin fouette nos visages. Nous effectuons la traversée jusqu’à l’île (qui n’en est plus une depuis 1914). Arrivé à l’embarcadère de l’île, nous ne demandons pas notre reste et filons directement prendre le « sightseeing bus ». Il est 9h00, on est 3 dedans. 🙂 Mais bon, ce bus, c’est un peu du tourisme à la japonaise : - 5 minutes d’arrêt à l’observatoire de Karasujima pour comprendre le retour de la faune et de la flore suite à l’éruption de 1914. - 8 minutes au parc d’Akamizu : le paysage est chouette mais le « portrait d’un cri ».🤪 - 15 minutes à l’observatoire du Yunohira : le spectacle est magnifique. Le volcan est proche, tellement proche qu’un crachin de cendres tombe du ciel. Mais 15 min, c’est beaucoup trop court ! Le tour se termine. On décide d’aller au « Visitor Centre » afin de connaitre un peu plus ce fameux Sakurajima. Et d’acheter au passage du jus d’orange local. 🙂En effet, il existe des orangeraies au Nord de l’île, pas loin des plus gros radis blancs du monde. A la sortie du bâtiment, on s’engage alors sur un sentier, le Yogan Nagisa, qui allie paysages côtiers et passages forestiers. Le parcours est facile et bien agréable. Revenu à notre point de départ, on passe par un supermarché pour ensuite pique-niquer dans le Yogan Nagisa Park, qui accueille notre prochaine activité, un bon bain de pieds.😛

Franchement, 20 / 30 minutes dans ses bains, à l’ombre d’une terrasse, avec vue sur la mer et/ou sur les volutes du volcan, y’a pas à dire, c’est le pied ! (jeu de mots pourri, #okjesors).

Ensuite, en début d’après-midi, on attrape un bus local parcourant la côte Sud de la presqu’île. 20 minutes plus tard, il nous dépose à l’ « observatoire de la lave d’Arimura ». Le site possède un parcours d’une vingtaine de minutes au milieu de la coulée de lave de 1914.

Le parcours est chouette. Il offre un point de vue différent, mais tout aussi splendide, du cratère. En se retournant, on peut apercevoir l’avancée de la lave dans la mer. L’après-midi avance, mais on ne peut décemment pas en rester là. A peine le pied posé hors du bus nous ramenant d’Arimura, on saute dans un autre car pour aller revoir le cratère depuis Yunohira. Le soleil est présent ; les couleurs de la montagne ont changé. Le spectacle est néanmoins toujours magnifique.😎 Notre journée au pied du Sakurajima s’achève. 😕 Ce fut un enchantement.

Revenus à Kagoshima, nous faisons un détour au Dolphin Port, une galerie commerciale en (presque) front de mer.

Un détaillant de saké et shochu locaux (la spécialité de la région est de distiller à partir de patates douces ; imo dans le jargon local) me fait de l’œil mais la barrière de la langue nous fait renoncer à une séance « œnologique ».😐

Pour le diner, nous sautons dans un tramway et, quelques arrêts plus tard, nous sommes dans un yakiniku de Tenmonkan à déguster de succulentes viandes.

Et nous finirons cette belle journée dans la Taïto station de la gare de Kagoshima. Cette journée fut belle ; alors vivement demain!
KR Krikwik Veteran ·
Dimanche 13 mai, Jour 6 : Chiran, retour (japonais) vers le futur

Au réveil, la météo n’est pas au « beau fixe ». Ciel gris, crachin, des averses éparses sont annoncées tout au long de la journée. A la gare routière, j’achète un parapluie. Et la suite va me donner raison. 😐

Après une grosse heure de bus sous la pluie, nous arrivons à Chiran, petit village niché au creux d’une vallée du Sud-ouest de Kagoshima. A peine sortis du bus, un déluge s’abat sur nous. On attend un quart d’heure sous un porche que l’averse se calme.🙁

Trempés mais motivés, on part à la découverte du village. Une de ses attractions ? Ses résidences de samouraïs. Le long d’une même rue, sept maisons d’un autre temps se laissent visiter.

Tour à tour, nous nous baladons dans les magnifiques jardins de ces demeures, jetant parfois un coup d’œil à l’intérieur des bâtisses ancestrales.

Néanmoins, à la 3e maison, on est obligé de s’abriter le temps de laisser passer une nouvelle averse. On patiente en mangeant du Kasutera, une spécialité portuguaise de Nagasaki. Nouvelle accalmie, on repart à la découverte des maisons restantes. L’architecture de cette rue est remarquable. Chaque maison (et son jardin) de cette rue est protégée par des « fortifications », empêchant toute intrusion ou quelconque « invasion ».

La 7e et dernière maison, nous la visitons sous un beau soleil (enfin, il est revenu…). Ensuite, en longeant la rivière traversant le village, nous revenons sur nos pas et tombons à nouveau sur notre arrêt de bus qui nous permet d’aller sur le site de 2nde visite. Ainsi, après 10 minutes dans un autre bus et un repas plus que copieux, la suite de nos aventures nous mène à l’entrée du musée du la Paix.

Ce dernier, implanté au cœur d’un site plus vaste, retrace la vie des jeunes soldats ayant participé aux opérations Tokko ; à savoir les kamikazes dans le jargon occidental. En effet, de la fin de l’année 1944 à la capitulation japonaise, Chiran fut une base aérienne majeure pour le lancement de ces attaques suicides.

En parcourant les souvenirs, témoignages, photos ayant appartenu à ces soldats, puis les présentations d’avions (dont un « zéro » et le dernier Ki-84 existant) et la reconstitution d’un baraquement dans lequel ces soldats passaient leur dernière nuit, on ne ressort pas indemne de cette visite. Absurdité de la guerre, volonté, motivation et courage de ces jeunes soldats, honneur et fidélité à la patrie, sentiments des familles à l’annonce de leur décision… Toutes ces idées, notions, interrogations se bousculent dans nos têtes à la sortie du site. Il est 15h30, la pluie est repartie de plus belle. 😕 L’idée de poursuivre notre journée jusqu’à Ibusuki ne nous enchante plus guère désormais. Tant pis, nous rebroussons chemin jusqu’à Kagoshima sous les averses. Néanmoins, Chiran fut une très belle surprise et ce malgré un temps plus que maussade.

A l’heure du diner, nos pieds (et nos estomacs) nous mènent au « Yataïmura ». La ville de Kagoshima a en effet (re)créé un village de yataï, ces fameuses gargotes mobiles de Fukuoka, mais les a « sédentarisées » pour le coup. Cela reste très touristique mais pas si mal en soit. On pourra faire un comparatif dans un avenir proche. 😛 Enfin, pour digérer, on fait un court passage par la Taito station. Addiction, quand tu nous tiens. 😉
OB Obeoandpai Globetrotter ·
Bonjour Culturellement et, émotionnellement, un carnet que je dévore sur ce pays dont l'histoire et ses modes de vie, me fascinent depuis toujours concernant ce passage:

Absurdité de la guerre, volonté, motivation et courage de ces jeunes soldats, honneur et fidélité à la patrie, sentiments des familles à l’annonce de leur décision… Toutes ces idées, notions, interrogations se bousculent dans nos têtes à la sortie du site. En parcourant les souvenirs, témoignages, photos ayant appartenu à ces soldats, puis les présentations d’avions (dont un « zéro » et le dernier Ki-84 existant) et la reconstitution d’un baraquement dans lequel ces soldats passaient leur dernière nuit, on ne ressort pas indemne de cette visite.

Si vous ne connaissez pas, sous forme d'investigations par les descendants, je vous recommande un film très fouillé et profond sur ces pilotes qui répond partiellement sur ce sujet. La story, la bande annonce et mon avis de spectateur, j'en parlais ici en Aout 2015: https://voyageforum.com/v.f?post=7151892#7151892

Disponible aussi sur YouTube sous titré en anglais, avec ces mots clés 永遠の0 Eien no Zero 2015 Episode 1 English Subbed

J'attends la suite avec grand plaisir Cordialement
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Culturellement et, émotionnellement, un carnet que je dévore

Merci 😊

Si vous ne connaissez pas, sous forme d'investigations par les descendants, je vous recommande un film très fouillé et profond sur ces pilotes qui répond partiellement sur ce sujet. La story, la bande annonce et mon avis de spectateur, j'en parlais ici en Aout 2015: voyageforum.com/...post=7151892#7151892

Je ne connaissais pas... Mais la BA donne envie.😛

"Un film réflexion sur l'engagement de ces hommes pris dans la tourmente. Un film réflexion sur la différence entre le nationalise et l'extrémisme" Ce que j'ai retenu de la visite de ce musée, enfin ce que le musée essaye de faire passer comme message, c'est la volonté de tous ces jeunes soldats à tout mettre en œuvre, jusqu'au sacrifice ultime, pour assurer un avenir meilleur aux générations futures.

"Un autre regard sur ces pilotes qui étaient autre chose que cette image de "Kamikaze"" Par ailleurs, le terme "Kamikaze" est réfuté dès l'entrée du musée à cause du sens donné par l’extrémisme islamiste à ce terme. Le terme "Tokko" est le seul utilisé.

Cdt,
KR Krikwik Veteran ·
Lundi 14 mai, Jour 7 : Kumamoto, éclair sur la ville

Il est environ 10 heures 30. Nous sommes dans un des ascenceurs de la mairie de Kumamoto. Au 14e étage, on peut apercevoir les stigmates, encore plus que présents, du château de Kumamoto et de son enceinte suite au tremblement de terre de 2016. Le donjon est invisible, caché des vues par les bâches et les échafaudages. Les murs d’enceinte sont en partie effondrés. Mais le lieu dégage une telle aura qu’il mérite qu’on s’y attarde. Et puis, la ville de Kumamoto estime à 20 années de travaux de restauration, donc autant en profiter maintenant… Ou prendre son mal en patience… En route pour la visite !🙂

Après être sortis de la mairie, nous nous baladons le long des douves et passons ensuite le Miyuki-bashi. La route vers le château est fermée, nous dévions alors vers l’Ouest. Une place avec de l’animation nous attire. Il s’agit du Sakura-no-baba Johsaien, un rassemblement de boutiques. Leur point commun : la vente de spécialités culinaires locales ! Oh put…, halte là ! On est bon ! Personne ne bouge !😛 On goute tout (et n’importe quoi…). On déjeune de karashi renkon (lotus sauté à la moutarde), de croquettes d’oursin, d’autres à la viande de cheval, de gâteaux à l’azuki (des sortes de mochi chauds à la patate douce et au haricot rouge), de glaces au matcha…

Et on fait passer le tout avec de la bière locale.

Repus, on décide de découvrir le wakuwaku-za, un centre culturel intéressant, ludique et assez rapide à visiter. Ce « musée » propose de revivre différentes périodes de l’histoire du Kumamoto-jô, de celle d’Edo à l’époque contemporaine. On peut ainsi comprendre la révolte des Satsuma en 1877 mais aussi revivre la catastrophe naturelle de 2016. La visite se termine par celle du château… mais en VR. Casque sur la tête et nippon dans les oreilles, on peut désormais se balader dans les parties fermées au public actuellement.

Après cet interlude culturel, nous nous promenons le long des douves. A l’est du parc Ninomaru, on tombe un peu sous le choc : la porte principale du château est littéralement détruite. 😮

Nous continuons notre balade et observons le travail de restauration à venir. Dans chaque douve du château, les pierres des murs y sont acheminées et répertoriées afin de pouvoir initier l’immense Tetris que sera la reconstruction de l’enceinte du château.Tout en s’assurant de ne pas dégrader plus encore les biens historiques encore debout. Notre tour du Kumamoto-jô s’achève au sanctuaire Kato, à partir duquel on peut admirer les travaux titanesques de restauration du donjon.



Nous reprenons ensuite un tramway en direction du Sud-Est. Prochain arrêt : le Suizenji Koen ! Ce ravissant jardin reproduit les 53 étapes étapes du tokaïdo, l’ancienne route qui reliait Kyoto à Tokyo.

Le décor est magnifique mais, hormis le Mont Fuji, on ne sera pas très inspiré pour reconnaitre les autres étapes. Mais c’est déjà l’heure du départ. On quitte Kumamoto content d’avoir pu faire une (rapide) halte dans cette jolie ville.

Après 2 heures de route, un bus nous dépose au milieu de la plus grande caldeira du monde. Pourquoi sommes-nous là ? Rencontrer l’Aso-san. 🙂 Et en guise d’introduction à la journée de demain, nous passons la soirée parmi d’autres voyageurs de l’AJ. Belges, Anglaises, Néozélandais, finlandais : tous sont là à partager leurs expériences de voyage mais surtout pour aller dire bonjour au cratère. Comme nous.😛
KR Krikwik Veteran ·
Mardi 15 mai, Jour 8 : Aso, à l’assaut du cratère

Il est 09h20, nous sommes dans le premier bus en partance pour l’Aso-San. Un peu plus tard, le car enchaîne déjà les virages ; les forêts laissent place à de splendides pâturages. On sent que l’on va passer une très bonne journée. Arrivés à la station du téléphérique, nous sommes impatients de savoir. En effet, depuis quelques jours, le volcan se fait désirer. Les vents sont capricieux, dispersent les gaz « toxiques » (SO2 et H2S notamment) et empêchent les visiteurs d’accéder au cratère. En bref, soit on peut voir ce dernier quelques minutes, quelques heures, soit pas du tout. C’est un peu la loterie.😛

On descend du bus. Coup de bol, un employé de la station (ou de la compagnie de bus) nous explique que le cratère est accessible en ce moment. On n’hésite pas : on grimpe dans un nouveau bus (le téléphérique a l’air plus que HS) et, 10 minutes plus tard, le graal !😎 A quelques centaines de mètres, un étang bleu laiteux bouillonne tandis que ses abords crachent leurs volutes toxiques. C’est irréel.



www.youtube.com/watch?v=skQJUY63VNk

On se déplace sur l’ensemble du site, encadrés par une dizaine de personnes en charge de la sécurité des visiteurs qui ouvrent et ferment les différents points de vue au gré du sens des vents.



A l’entrée du site, plusieurs gyrophares bleu, vert, orange et rouge alertent les voyageurs quant au niveau d’alerte. Aujourd’hui, celui de couleur orange tournoie sans relâche, indiquant une « régulation probable », pendant que des messages d’information sont diffusés sans interruption à grands coups de mégaphone. C’est alors que nous sentons le vent tourner. Celui-ci pousse les gaz dans notre direction. Une odeur de soufre assez soutenue dans l’air laisse place à un nuage provoquant une certaine gêne, qui se change rapidement en une réelle irritation de la gorge et du nez. En quelques dizaines de secondes, on crache nos poumons à plein tube. Pendant que la sécurité du site s’affaire, évacuant les points de vue. Le gyrophare rouge se déclenche, un message d’alerte est diffusé par les haut-parleurs, le personnel en charge de la sécurité (re)pousse les visiteurs dans les zones « sans danger ». En somme, le cratère aura été accessible une petite heure aujourd’hui. Et on y était.😛

Ravis ; subjugués par les images de ce spectacle, on en redemande. Nous continuons donc notre journée par la découverte des volcans et monts environnants.

Notre premier circuit nous mène au Nakadake. Composé de 3 parties distinctes, ce chemin longe le cratère par le Sud en traversant une plaine recouverte de cendres volcaniques.

Ce paysage lunaire, fruit des roches et des scories de différentes éruptions, est juste magnifique. Nous entamons ensuite la montée de la ligne de crêtes menant au Nakadake. C’est abrupt, rocailleux ; le soleil tape bien. En sueur et bien colorés, nous atteignons tout de même cette fameuse ligne.

Au bout du chemin, le mont offre une vue splendide du cratère et des alentours. Puis, après 4 heures de marche, nous sommes de retour à la station du téléphérique. Assis à l’ombre, on s’octroie un « lunch break » bien mérité.

Pour la deuxième partie de notre journée, nous décidons de nous balader dans le Kusasenri, au pied du Kishimadake. Le paysage, superbe, est totalement différent.

L’Eboshidake offre une palette de couleurs surprenante, étalant le brun de la roche, le vert des prairies ainsi que le mauve des rhododendrons en fleur sur le même tableau.

La balade est facile ; le chemin « bitumé ». Au loin, deux « lacs » reposent parmi les volcans. Une sorte de petit coin de paradis pour montagnards.😛 Cette journée nous a permis de découvrir le Mont Aso. Autant de paysages magnifiques mais si différents concentrés dans une zone aussi réduite est juste incroyable. On a du mal à se résigner à partir de ce lieu. C’est pourquoi nous décidons de rentrer à l’AJ à pied. Cette dernière balade de 2 heures environ, nous conduira des paysages rocheux du cratère aux abords forestiers de la ville d’Aso, en passant par de ravissants pâturages à mi- pente. Un peu usés mais heureux, on passera la soirée avec d’autres touristes à partager notre expérience et quelques conseils autour d’un bol de ramen et d’une bière bien méritée (c’est bon pour la récupération !😛).
FU Fuchan69 Globetrotter ·
Superbe expérience ! Merci pour le compte rendu et les photos du cratère. Personnellement j'en étais resté au niveau du téléphérique, le volcan crachait très fort. C'était juste avant le tremblement de terre qui a détruit le château... que j'ai eu la chance de voir intact. Vivement la suite...
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/ Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057 Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
TH Thierrydelb ·
Salut,

Je ne sais pas si c'est à tort ou à raison qu'on prête à Einstein ce célèbre mot : "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. Pour l'univers, je n'ai pas encore pu vérifier".

Beaucoup prêtent en effet cette pensée à Einstein. Il avait tort : l'univers n'est pas infini...😛

Merci Cédric pour ce récit dont je lirai assidûment la suite...

Merci😊

Einstein n'avait pas tort si on le cite correctement: "Il n'y a que 2 choses infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais pour l'Univers, je ne suis pas encore tout-à-fait sûr" 😏
BE BeneFukuoka Veteran ·
Quelle chance pour le cratère ! Lorsque j'y suis allée début mars (quelques jours après la réouverture), il était déjà refermé et ça a duré presque deux mois. Je devrais y retourner cet été, j'ai hâte (et peur pour le soleil). En tout cas rien n'a changé en haut, c'est toujours aussi beau !

Je comprends ce sentiment de ne pas vouloir quitter Aso, c'est juste un endroit sublime. Vivement la suite !
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
KO Kobesan Regular ·
Quelle chance ce temps ... nous avons approché ce volcan sous une pluie battante reste d’un typhon passé sur les îles du sud et en route pour la mer de Chine... un déluge glacial donc rien vu tes photos nous permettent de voir ce que l’on a raté ! Merci bien
KO Kobesan Regular ·
Notre voyage date de 2014 et le château était intact et vraiment impressionnant ... le Japon est un pays assez riche et motivé pour pouvoir restaurer ses monuments ce n’est malheureusement pas le cas partout...
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Je ne sais pas si c'est à tort ou à raison qu'on prête à Einstein ce célèbre mot : "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine. Pour l'univers, je n'ai pas encore pu vérifier".

Beaucoup prêtent en effet cette pensée à Einstein. Il avait tort : l'univers n'est pas infini...😛

Merci Cédric pour ce récit dont je lirai assidûment la suite...

Merci😊

Einstein n'avait pas tort si on le cite correctement: "Il n'y a que 2 choses infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais pour l'Univers, je ne suis pas encore tout-à-fait sûr" 😏

😛
KR Krikwik Veteran ·
Je comprends ce sentiment de ne pas vouloir quitter Aso, c'est juste un endroit sublime.

Entièrement d'accord, un vrai coup de coeur...

Vivement la suite !

Merci
KR Krikwik Veteran ·
C'était juste avant le tremblement de terre qui a détruit le château... que j'ai eu la chance de voir intact.

Oui, là, j'suis un peu jaloux...

Vivement la suite...

Merci 😛
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Quelle chance ce temps...

C'est sûr, c'était mieux qu'à Chiran...😛

Notre voyage date de 2014 et le château était intact et vraiment impressionnant ...

La chance...😐
KR Krikwik Veteran ·
Mercredi 16 mai, jour 9 : aujourd’hui, c’est repos !

Ce matin, tandis que nous attendons à l’arrêt de bus de la gare d’Aso, nous voyons défiler toute « notre » AJ. Pendant que certains montent à l’Aso-San (chanceux !), d’autres partent à Kumamoto. Sans oublier ceux qui se sont fixés Kagoshima comme future destination. La gare d’Aso, carrefour du monde moderne. 😛

Quant à nous, notre prochaine étape ne nous mène pas très loin vers l’Est. En moins d’une heure, nous débarquons dans un petit village nommé Kurokawa onsen. Je vous laisse imaginer l’activité principale de cette bourgade nichée au creux d’une charmante vallée.😛 Tout d’abord, nous partons à la découverte du village. Tout en pente, possédant une belle rivière serpentant au centre, Kurokawa est entièrement tourné vers le tourisme thermal.

Néanmoins, le cadre est ravissant et on ne ressent aucunement une sensation de « tourisme de masse » qu’un tel lieu pourrait engendrer. Puis, après un déjeuner composé de (très bonnes) okonomiyaki et de pâtisseries locales, nous nous rendons à notre destination finale (enfin pour la journée) : l’Iyashi-no-sato Kiyashiki, un ryokan situé à un petit kilomètre du bourg. Le cadre et l’accueil sont parfaits (comme souvent dans ce genre d’endroit). On apprécie et on se relaxe.😎 La suite de la journée sera, comme vous pouvez l’imaginer, dédiée aux bains publics, privés (dont les deux dans notre chambre😉), séparés ou mixtes. Enfin, détendus et en yukata, notre soirée est consacrée au repas « kaiseki »proposé par le ryokan. Comme dans notre souvenir de ce type de dîner, nos attentes en matière de gastronomie seront comblées. En bref, c’est méga miam ! On pourra alors s’endormir repus…
AG Agnès95 Regular ·
Bonjour Bravo pour ce carnet que j’ai découvert par hasard. Je n’y connaît rien de rien à cette contrée plus que mystérieuse pour moi. Mon dernier contact avec le Japon fut mon sujet de bac B en 1983 :Forces et faiblesses de l’économie japonaise . 😬 Je navigue entre le récit et Goo..maps pour pister le trajet et mettre des petits ❤️ pas facile de retenir les noms de quartiers 🤔entre 2 pages !! Ce pays m’a toujours attiré pour son opposition tradition/ modernisme mais il me paraît tellement « inabordable » .... Petites questions : vous n’avez pas loué de voiture ? Vous dormiez essentiellement en auberge de jeunesse ? Si j’ai bien compris il s’agit de votre second voyage au Japon . Pour le premier , vous avez tout organisé tout seul ? Quant est-il de la barrière de la langue, que ce soit à l’oral ou à l’ecrit ? Merci encore pour ce carnet avec de très belles photos de paysage et de .....nourritures 😋
Agnès95 https://voyageforum.com/v.f?post=9033943;#9033943 Trois semaines entre Montréal, Québec et la Nouvelle Angleterre
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Bravo pour ce carnet que j’ai découvert par hasard.

Merci 😊

Petites questions : vous n’avez pas loué de voiture ?

Non, tout en trains, bus, ferries quelques fois. Et surtout nos pieds...😛

Vous dormiez essentiellement en auberge de jeunesse ?

Si avoir des salles de bain et des douches communes ne vous effraie pas, foncez sur les AJ. C'est moins cher qu'un hôtel classique ; il existe des chambres privatives.

Si j’ai bien compris il s’agit de votre second voyage au Japon . Pour le premier , vous avez tout organisé tout seul ?

Depuis l'invention du web 2.0, je ne vois plus l’intérêt d'un tour operator. Tout se fait (assez) facilement sur le net selon la destination. Pour un 1er voyage au Japon, faire par soi-même, c'est simple et c'est déjà un premier pas dans le pays...😛

Quant est-il de la barrière de la langue, que ce soit à l’oral ou à l’ecrit ?

Sur un tour classique, tout le monde parle anglais. Sur des destinations moins conventionnelles, 5 mots par jour à apprendre 3 mois avant, un guide de conversation et (au pire) une connexion web. Les japonais feront tout pour te comprendre...🙂

Cdt,
KO Kobesan Regular ·
Merci pour ces impressions partagées et ces photos sympas Le Japon est un voyage passionnant... cher mais plutôt facile c’est surtout l’hébergement qui est onéreux... le shikanzen est cher mais les trains et bus locaux beaucoup moins et la nourriture est abordable (sauf bien sûr la gastronomie) ... Nous avons fait 3 voyages là-bas et j’espère bien réussir à économiser pour y retourner... les japonais sont des as de la grimace et du mime et on bricole une communication efficace avec un peu d’anglais quelques mots de courtoisie nippone et beaucoup de sourires... merci encore pour tes images et ta gentillesse a nous faire partager ton voyage
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Le Japon est un voyage passionnant... cher mais plutôt facile c’est surtout l’hébergement qui est onéreux... le shikanzen est cher mais les trains et bus locaux beaucoup moins et la nourriture est abordable (sauf bien sûr la gastronomie) ...

Le Japon est une puissance économique et un pays au mode de vie possédant tous les avantages et inconvénients du monde "occidental". Donc plus cher naturellement que les pays d'Afrique, d'Asie du Sud-Est ou d'Amérique du Sud. Mais je trouve le Japon moins cher que les pays d'Europe de l 'Ouest ou du Nord, ainsi que l'Amérique du Nord dans son ensemble. On peut dormir pour 30 euros dans des endroits touristiques, manger au "restaurant" pour moins de 10 euros par repas. Le shinkansen (et les transports en général) sont assez chers mais il existe pas mal de pass permettant de réduire la facture. En somme, le Japon, c'est moins cher que pas mal de pays, France compris.😛

merci encore pour tes images et ta gentillesse a nous faire partager ton voyage

Encore merci😊
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonjour

le cadre est ravissant et on ne ressent aucunement une sensation de « tourisme de masse » qu’un tel lieu pourrait engendrer

Tu en as eu de la chance 😉

Si tu avais poussé jusqu'à Yufuin, entre Kurokawa Onsen et Beppu, et même un lundi un peu frais, tu aurais eu une autre impression 😮



Mais peut être suis-je en train d'anticiper sur ton récit 🤪
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
BE BeneFukuoka Veteran ·
La rue principale de Yufuin c'est l'enfer... Mais heureusement si on va dans les rues à côté y'a plus personne 🙂 (tout n'est pas intéressant touristiquement parlant par contre). Pareil pour le lac Kinrin, sur le ponton de bois c'est blindé de monde mais si on fait le tour y'a déjà beaucoup moins de gens.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
KO Kobesan Regular ·
Tout à fait d’accord ... ça reste un voyage cher car c’est loin mais rien d’exorbitant... je partage tes constats... la France ou l’italie sont des pays chers pour beaucoup de gens ... on y trouve cependant des campings ... ça aide un peu ...
KR Krikwik Veteran ·
Tu en as eu de la chance 😉

Si tu avais poussé jusqu'à Yufuin, entre Kurokawa Onsen et Beppu, et même un lundi un peu frais, tu aurais eu une autre impression 😮



Mais peut être suis-je en train d'anticiper sur ton récit 🤪

Exactement... la suite, est ici😛

Jeudi 17 mai, Jour 10, que dire de l'Oita-ken, de Beppu…

Après le (succulent et gargantuesque) petit-déjeuner servi au ryokan, nous passons par un des bains «privés » pour commencer la journée en douceur.

Puis vient le temps du départ ; le personnel du ryokan nous dépose à notre arrêt de bus. Fin de cette parenthèse bucolique, retour à la réalité.😕

Nous partons pour Beppu, en effectuant une correspondance à Yufuin, étape que nous n’avons pas retenu dans notre trip (choisir, c’est renoncer😛). Le bus arrive enfin, avec une demi-heure de retard. 😐

Ne pouvant rattraper ce retard, c’est donc avec fatalité que nous acceptons de rater notre correspondance à Yufuin. Mais en attendant à la gare routière de cette ville notre prochain bus, cela nous permet « d’admirer le spectacle » de Yufuin : une allée de boutiques de souvenirs envahis de cars chinois. Bref, je ne regrette pas de ne pas visiter le coin.🤪

Enfin arrivés à Beppu, il est alors trop tard pour visiter quoi que ce soit en dehors du centre-ville, mais trop tôt pour le check-in de notre AJ. La loose en somme…🤪 On passe alors par le marché couvert de la ville, sympa mais pas très grand.

Après le check-in de notre AJ, nous demandons quelques conseils pour se balader ou visiter dans le coin. En dehors des onsen et des enfers, la ville ne semble pas proposer grand-chose de plus. Re la loose🤪. On se balade alors dans les rues du centre-ville.

Sans être sale, la ville semble défraichie, encore dans son jus.

On décide alors de se promener le long du front de mer : c’est bof.😐 Mais surtout, les plages sont super sales. On est un peu sur le c…🤪

Tandis qu’à la tombée de la nuit, les bars et restaurants ouvrent normalement leurs portes dans toutes les villes dans lesquelles nous avons séjourné, les rues de Beppu paraissent désertes. L’animation semble pauvre pour une ville de cette taille avec une telle renommée touristique. Bref, le centre-ville de Beppu, j’ai pas trop aimé.😐
KR Krikwik Veteran ·
Vendredi 18 mai, Jour 11 : réconciliation avec l’Oita-ken

Pas démoralisés de notre déconvenue de la veille, pass en poche dès 8h00, nous passons la porte du premier des Jigoku (enfer) de notre journée. À chaque enfer correspond une (des) source(s) chaude(s), bouillonnante(s), provoquant des phénomènes propres à chacun des sites et pour le moins inattendus.

Nous débutons par l’Oniishi Bozu Jigoku, composé d’une série de bassins bouillonants dans lesquels la « vase » émet des bulles représentant (« théoriquement »🤪) le crâne de moines bouddhistes.

La visite n’est pas spectaculaire mais le lieu est tout de même bien sympa. Juste à côté, nous continuons notre visite par l’Umi Jigoku, l’enfer de la mer. Débutant par un petit parc bien agencé, une jolie serre à nénuphars (ainsi qu’une belle boutique de souvenirs😛), cet enfer se distingue par un spectaculaire lac bleu, crachant ses volutes de vapeurs et bouillonnant en continu. La couleur, et le lieu, sont irréels. Nous zappons alors le Yama jigoku ; celui-ci ayant une mauvaise critique et n’étant pas compris dans notre pass. Nous entrons de ce fait dans le Kamado jigoku, l’enfer du four.

Composé de plusieurs bassins, le clou du "spectacle" demeure son étang principal qui changerait de couleur tout au long de l’année. Pour nous, ce sera bleu « menthe glaciale ».😛 Mais ce sera aussi pour nous l’occasion de gouter quelques œufs et autres « dumplings » cuits à la vapeur du « four », spécialité culinaire du jigoku (et de Kannawa dans son ensemble). 🙂 Ensuite, nos pas nous mènent à l’Oni-yama jigoku. Possédant un étang bouillonnant d’une puissance impressionnante, on est tout de même un peu refroidi pas les conditions de captivité de la ferme à crocodiles de cet enfer.😐

Nous terminons la visite des enfers de Kannawa par celle du Shira-ike jigoku, contenant un magnifique « étang » d’un vert-blanc laiteux au sein d’un joli parc, et possédant aussi une collection de poissons des plus exotiques. La première partie des enfers visités, nous sautons dans un bus qui nous mène aux deux derniers jigoku de Beppu. L’avant-dernier, le Chi-no-ike jigoku, est incroyable.

La couleur rouge sang de son « étang » (d’où son nom d’ « enfer de la piscine de sang ») est addictive.

On se promène autour de ce lac iréel, on prend des photos, on admire l’endroit. On visitera bien sûr sa boutique de souvenirs.😛 Enfin, nous terminons la visite des enfers par le Tatsumaki jigoku, qui accueille un geyser crachant vapeur et eau chaude sous pression selon un tempo régulier. Ainsi se conclut cette jolie balade au sein des enfers de Beppu. 😕

En somme, personnellement, trois sont « incontournables » (pour reprendre ce vieux terme cher à VF), trois sont sympas sans être incroyables ; le dernier peut être zappé sans regret.
KR Krikwik Veteran ·
Vendredi 18 mai, Jour 11 : réconciliation avec l’Oita-ken (la suite…)

Bien que la visite de Kannawa soit terminée, la journée est loin d’être finie. On grimpe dans un bus qui nous dépose dans une gare de banlieue et, un train plus tard, nous atterrissons dans une petite gare de campagne pour la suite de nos aventures.

Bienvenue à Kitsuki ! Et, pour couper court, cette petite bourgade au Nord-Est de Beppu, est juste incroyable ! « Hors des sentiers battus » (enfin c’est l’impression que l’on a eu), peu référencée sur les guides, cette ville nous aura enchantés!😎

La gare est excentrée du centre-ville ; on doit tout d’abord prendre un bus prendre un bus pour rallier le « cœur » de la cité. Mais alors que le car démarre, l’office de tourisme installé dans la gare (office qui se résume à une personne avec un gilet fluo et une tablette avec son appli de traduction automatique…) nous offre 2 origamis en guise de remerciements pour visiter Kitsuki. Il ne doit pas y avoir foule d’étrangers dans le coin en cette saison. Et ça nous va !😎

10 minutes plus tard, au centre de la rue marchande de la ville, c’est la claque. Au pied de deux « pentes-escaliers », ce centre historique est magnifique.

On débute la visite par la partie Nord. Au sommet de ce versant, de nombreuses résidences de samouraïs siègent, les siècles passés n’ayant pas eu prise sur elles.

Le peu de visiteurs aujourd’hui nous permet d’avoir un accueil « privilégié ». On découvre tour à tour les différentes maisons et leurs ravissants jardins.

La partie Nord visitée, nous gravissons le versant Sud.

Après quelques visites (et plein d’autres photos) des demeures traditionnelles de ce quartier, nous faisons halte au musée de la ville.

Ici, en qualité d’uniques visiteurs du moment, nous avons droit à une visite guidée privatisée par une des personnes de l’accueil. Touchante, cette dame se décarcassera dans un japonglais afin de nous expliquer l’histoire de Kitsuki. À la sortie du musée, un point de vue offre une vue magnifique sur la « ville-château en sandwich » (dixit le guide map).

Puis nous gravissons la pente pour nous rendre au château de Kitsuki.

Le chemin serpentant sur cette douce pente traverse un parc charmant, très agréable par beau temps. Mais la météo ne semble pas être de notre côté à cet instant. Un crachin tombe du ciel. Arrivés au donjon, la vue sur la baie de Morie est ravissante malgré le temps nuageux.

Nous entrons alors dans le « plus petit château de Japon » (selon les guides). Aux deux premiers niveaux, une exposition retrace l’histoire des seigneurs et notables de la région. Le dernier étage offre une jolie vue des alentours.

Malheureusement, il est temps de rentrer. Bus et train nous mèneront au centre-ville de Beppu. Rapidement, quelques gyozas auront raison de nous. On s’endormira donc rapidement ; heureux et réconciliés avec la préfecture d’Oita.😉
BE BeneFukuoka Veteran ·
Je suis contente que vous ayez changé d'opinion sur Ôita. Il y a encore quelques années les gens (dont certains habitués ici) disaient que Beppu était moche et sans intérêt alors qu'ils se sont contentés des alentours de la gare en effet pas terribles mais quand on visite un peu on se rend compte que c'est une ville très sympa. Pareil pour Yufuin j'avais moyennement aimé à cause du monde la première fois mais en y retournant et en évitant cette rue principale j'ai beaucoup aimé.

Pour les Enfers, en regardant le guide que j'avais écrit sur mon blog, je pense avoirla même opinion sur les indispensables et les autres. Yama ne fait plus partie de la liste depuis environ 1 an / 1 an et demi (sûrement à cause des critiques) mais il était inclu avant.

C'est dommage que vous n'ayez pas eu le temps de passer à Myôban dans les hauteurs de Beppu c'est un quartier super sympa (à moins que je spoil la suite du récit ?).

Quant à Kitsuki, gros coup de coeur aussi. La vue depuis le château est magnifique !! J'aurais aimé y grimper mais je n'ai pas pu hélas.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
KO Kobesan Regular ·
Je m’y prends un peu tard ... il y a à Beppu un joli musée du bambou ... un peu difficile à trouver mais qui permet de se balader dans des coins inhabituels... nous c’est un coiffeur souriant qui est sorti de sa boutique abandonnant sa cliente consentante pour nous conduire ... c’est aussi une école de tressage ... je vous suis avec plaisir ça me replonge dans ce voyage et me fait oublier la grisaille et les orages ... à bientôt...
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Je suis contente que vous ayez changé d'opinion sur Ôita. Il y a encore quelques années les gens (dont certains habitués ici) disaient que Beppu était moche et sans intérêt alors qu'ils se sont contentés des alentours de la gare en effet pas terribles

Tout à fait ça!😛 Le quartier de la gare, ce front de mer bétonné, Kitahama et son boulevard de dingues, ça donne pas envie... Mais dès que l'on s'excentre, je pense qu'il doit y avoir de jolis coins. Kannawa n'était pas loin, et c'est déjà le jour et la nuit! Mais non, on n'a pas pu passer à Myôban (choisir, c'est renoncer 🤪).

Pour les Enfers, en regardant le guide que j'avais écrit sur mon blog, je pense avoir la même opinion sur les indispensables et les autres. Yama ne fait plus partie de la liste depuis environ 1 an / 1 an et demi (sûrement à cause des critiques) mais il était inclut avant.

Pour le Yama, on a pas hésité longtemps. C'était pas dans le pass et on voyait de l'extérieur deux pauvres biquettes et un poney attachés. Déplorable... comme les crocos de l'Oni-yama.

Quant à Kitsuki, gros coup de coeur aussi. La vue depuis le château est magnifique !! J'aurais aimé y grimper mais je n'ai pas pu hélas.

Va falloir y retourner!😛
KR Krikwik Veteran ·
il y a à Beppu un joli musée du bambou ... un peu difficile à trouver mais qui permet de se balader dans des coins inhabituels...

On a hésité à aller visiter ce musée. Mais comme on a pris du retard en arrivant à Beppu, l'idée est passée à la trappe...😕

je vous suis avec plaisir ça me replonge dans ce voyage et me fait oublier la grisaille et les orages ...

😊
KO Kobesan Regular ·
Comme vous le dites choisir c’est renoncer ... bonne continuation
KR Krikwik Veteran ·
Samedi 19, Jour 12 : Fukuoka, part. 1, entre culture et détente

Nous voilà à Fukuoka ! Et notre première tâche sera de trouver un restaurant pour nos premiers véritables tonkotsu ramen de ce voyage ! Bouillon bien gras, nouilles al dente, un régal… On ressort repus ; la sieste nous appelle. Mais on résiste ! 😛

On marche vers le Nord pour digérer, mais aussi pour rejoindre notre première zone de visite, à savoir le quartier des principaux temples de la ville. Tous possèdent leurs particularités mais un point commun les réunit : ils sont juste impressionnants ! On adore ! 🙂

Nous commençons tout d’abord par le Joten-ji et son charmant jardin zen.

Puis, on bifurque en direction du Tocho-ji, possédant une très belle pagode mais surtout le plus grand bouddha en bois du Japon. Il est juste énorme…😮 Nous continuons ensuite par le sympathique et tranquille Shofuku-ji, avec son charmant petit parc. Enfin, notre visite des temples se terminent par le sanctuaire Kushida, au sein duquel sont exposés les chars du Gion Yamakasa Matsuri. Deuxième étape, changement de décor, nous nous promenons dans une des artères commerçantes de la ville, la Kawabata (shotengaï ?) Dori. On passe un peu de temps à lécher les vitrines, tant de choses nous interpellent, « pauvres » occidentaux que nous sommes. Ensuite, nous reprenons le métro pour chercher un peu de verdure au parc Ohori. Un peu de quiétude et de végétation ne nous font pas de mal, surtout après nos différents bains de foule. Nous flânons autour du lac, regardons les locaux accaparés par leurs activités du samedi après-midi. Au Sud du parc, un charmant jardin nous invite à faire un détour. Dans le pur style traditionnel japonais, c’est une vraie bouffée de tranquillité ! On est bien… Les ruines du château de Fukuoka ne sont plus très loin. Allons-y alors !

Le parc est très sympa, le calme règne. La balade entre les douves, remparts et escaliers de pierres nous mènent rapidement aux fondations du donjon.

De ce point, un beau panorama de la ville s’offre à nous. A l’issue de ce havre de paix, nous changeons de quartier et finissons notre après-midi dans un des temples de la consommation de la ville : la bien nommée Canal City. Néons, spectacles de fontaines et shopping en tout genre nous tiennent en haleine un bon moment.

Puis on continue de se balader, on traverse l’île de Nakasu et ses bars à hôtesses, on atterrit alors à Tenjin.

La nuit est là. Et la faim aussi. On décide donc de diner local : place aux Yataï ! Ambiance sympa de prime abord, on en tente un. Pas mal ! 🙂Par gourmandise, on s’installe à un autre stand placé quelques mètres à côté.

On est enfin repus, usés mais comblés. On ne fera pas de vieux os.😛
KO Kobesan Regular ·
Si vous restez à Fukuoka quelques jours vous pourriez peut-être aller visiter le petit musée des traditions populaires Hakata machiya furusato kan, nous avions eu la chance d’y suivre un cours de Shamizen... Nous avions aussi visiter un musée d’art contemporain Art asiatique...l’atmosphère détendue vaut autant que les œuvres ... la place des enfants dans les musées est prépondérante à moins que ce jour particulièrement ils aient été mis à l’honneur... Merci encore de ce récit
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

Si vous restez à Fukuoka quelques jours vous pourriez peut-être aller visiter le petit musée des traditions populaires Hakata machiya furusato kan, nous avions eu la chance d’y suivre un cours de Shamizen...

On avait déjà prévu les grands axes de nos visites à Fukuoka. Malheureusement, ("choisir, c'est renoncer"😛) on manque toujours de temps quel que soit le voyage...😕

Merci encore de ce récit

De rien! 😊
KR Krikwik Veteran ·
Dimanche 20, Jour 13 : Fukuoka, part. 2, aux abords de la ville

Sous un soleil radieux, un train nous mène à l’écart de la ville. Nous nous arrêtons alors à une gare au milieu d’un écrin verdoyant, en pleine campagne. Bienvenue pour la visite du Nanzoin ! 😎 Après un rapide petit-déjeuner composé de patates douces frites au sucre, nous partons à la conquête de ce flanc de colline. Le site est pour l’instant peu fréquenté en ce dimanche matin, on en profite. On se balade au travers des différents bouddhas, flânons de sanctuaires en sanctuaires, marchons sous les torii.

On s’amuse à découvrir les représentations des divinités, au détour d’une cascade, au fond d’une grotte, au milieu d’un étang.

Le cadre est magnifique, le site dégage tant de sérénité. On adore.🙂 Après avoir arpenté les recoins du parc, nous retournons sur nos pas pour rejoindre une voie plus empruntée. La pente est douce, elle nous mène au Nehanzo. Sereinement posé sur une plateforme, cet énorme bouddha semble tranquillement somnoler.

Le spectacle est juste impressionnant ! Nous mitraillons, observons la statue de la tête aux pieds.

Intrigués, nous gravissons les escaliers menant aux plantes de ses pieds. Celles-ci sont particulièrement imposantes et ornées de gravures bouddhiques dorées.

Nous resterons là pendant quelques temps, contemplant ce bouddha à l’air tranquille.🙂

Contents de notre matinée, nous rentrons à Fukuoka. Le déjeuner nous plonge dans les souvenirs de notre premier voyage : on s’offre une pause dans un genki sushi.😛 Après s’être amusés devant une multitude sushis arrivant en fusée ou en F1, nous consacrons l’après-midi à une excursion champêtre. Au menu, la découverte de l’île de Nokonoshima.

Pour y accéder, nous procédons à un combo métro, taxi, ferry. Ce dernier, après 10 minutes de trajet dans la baie de Fukuoka, accoste sur l’ile. La végétation est ravissante tout comme les vues sur la ville de Fukuoka et les îles alentours. Nous grimpons ensuite dans un bus qui nous mène au nord de l’île vers l’attraction principale de l’île, le Nokonoshima Island Park.

Malgré le temps mitigé, la balade à travers les immenses champs fleuris et les différentes activités proposées (pour ceux qui le veulent) est super sympa.



Le temps passe tranquillement au milieu des colzas en fleurs. Le temps passe, l’heure du retour approche. Pour rejoindre le ferry, on décide d’emprunter l’un des divers chemins de randonnées sillonnant l’île, afin de profiter une dernière fois du paysage.🙂

De retour en ville, l’air marin a eu raison de notre vaillance. On fait quelques emplettes, puis on termine la soirée dans un restaurant de yakitori, où l’on « s’envoie » quelques brochettes.😛
KO Kobesan Regular ·
Je constate avec plaisir que nous pouvons retourner à Fukuoka ... il nous reste plein de choses à voir ... vous qui sembliez intéressé par la Corée nous sommes arrivées à Fukuoka en venant de Pusan au sud de la Corée .. (une nuit en dortoir sur tatami ) ... la Corée est aussi un voyage passionnant et plutôt aisé pour la vie quotidienne.., chaque gare routière ou ferrée est nantie d’un comptoir d’information touristique où les gens se démènent pour vous aider que ce soit pour l’hébergement ou le transport.., l’internet y est aussi pratiquement accessible et gratuit partout .., Une idée pour un autre voyage...
BE BeneFukuoka Veteran ·
Je constate avec plaisir que nous pouvons retourner à Fukuoka... il nous reste plein de choses à voir...

Evidemment ! Vous n'imaginez même pas. Moi-même je découvre de nouveaux endroits tous les ans🙂

Si vous restez à Fukuoka quelques jours vous pourriez peut-être aller visiter le petit musée des traditions populaires Hakata machiya furusato kan, nous avions eu la chance d’y suivre un cours de Shamizen...

En fait les activités proposées changent presque tous les jours, on peut y aller tous les jours de la semaine on fera toujours quelque chose de différent.

Nokonoshima : Le temps passe, l’heure du retour approche. Pour rejoindre le ferry, on décide d’emprunter l’un des divers chemins de randonnées sillonnant l’île, afin de profiter une dernière fois du paysage.🙂

Ah je n'ai pas encore eu l'occasion de me promener sur l'île en dehors du parc ! Ca donne envie... En tout cas j'attends les tournesols pour y retourner car les œillets d'inde je n’ai pas trouvé ça waouh.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka

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