Un jour quelqu'un a lancé une discussion sur Madagascar " que feriez vous si vous aviez une baguette magique ?"
Depuis mon circuit en avril 2011 j'ai écrit cet article que je vous fais partager avec un titre uthopie ou réalité ? Malheureusement je connais la réponse mais révons un peu et j'espère que pas dans 20 ans mais plus , ça sera REALITE
Ma petite Océane, après être restée un mois à Madagascar en Avril 2011 et être rentrée chez moi, j’ai quelques questions à te poser mais à 20 mois, tu es trop petite pour me répondre.
Donc, je me projette dans 20 ans et peut être que tu m’enverras la lettre qui va suivre :
Quand j’étais petite, en 2011 je vivais à Fianarantsoa à Madagascar et rien ne ressemblait à ce que je vois aujourd’hui.
Il y avait beaucoup trop d’enfants car traditionnellement on souhaitait aux jeunes mariés 7 filles et 7 garçons, les enfants représentant la richesse de la famille et une force de travail dans les champs.
Maintenant la contraception existe dans les villes et les campagnes et on choisit le nombre d’enfants qu’on veut ; moi, j’en voudrais deux ou trois pour pouvoir les élever convenablement.
En 2011 les hôpitaux existaient dans les grandes villes mais dans les villes moyennes et certains villages les habitants étaient soignés dans des dispensaires ; parfois il fallait parcourir à pied une vingtaine de kilomètres pour arriver au dispensaire .Les consultations étaient gratuites mais les médicaments coûtaient beaucoup trop chers pour une grande majorité de malgaches qui ne se soignaient donc pas .
De plus, les conditions étaient précaires avec peu de matériel, un manque de médicaments , des matelas défoncés et Papa réhabilitait des dispensaires chaque fois qu’il le pouvait ; il m’a dit que tu l’aidais parfois et que tu apportais du matériel et des médicaments.
Beaucoup d’enfants mouraient à la naissance, par manque de matériel adapté, comme ma grande sœur, D…. , en 2007.
Maintenant nos hôpitaux sont presque comme les vôtres et la Sécurité Sociale existe ; les gens sont donc soignés gratuitement mais personne n’exagère et ne gaspille car nos parents et grands parents nous rappellent qu’il faut être raisonnables ; nous achetons toujours les médicaments à l’unité et n’en jetons jamais. Quelle chance avons nous d’être bien soignés !!!!
Maintenant tous les enfants mangent normalement, 3 repas par jour et vont à l’école gratuitement alors qu’avant l’absentéisme était trop important car les parents ne pouvaient pas payer l’écolage et de plus ils les gardaient pour participer aux travaux des champs.
En ce qui me concerne, je suis en 3° année de faculté à Fianarantsoa, ce qui aurait été difficile en 2011 et je mesure avec bonheur la chance d’être instruite.
Les enfants des rues n’existent plus et l’association du Pète Pedro s’est reconvertie en centre d’apprentissage aux nouveaux métiers liés au tourisme qui s’est considérablement développé avec de belles infrastructures routières et d’accueil (hôtels, guides, agences de voyages, etc.)
En 2011 à peine 200 000 touristes sont venus à Madagascar, principalement à Nosy Be et Sainte Marie ; maintenant plusieurs millions par an viennent admirer notre belle île rouge mais le tourisme n’est pas un tourisme de masse comme à Djerba ou Cancun.
Les touristes viennent à la rencontre de la population, de la faune et de la flore endémiques et aussi exceptionnelles qu’avant.
Les décharges tant décriées par Pédro Opeka n’existent plus, ni à Madagascar ni dans le monde ; Pédro qui est maintenant âgé vit paisible et heureux dans un village qu’il a fondé à Antananarivo car les habitants l’aiment et se souviennent de ce qu’il a fait pour eux. Je sais que tu aimais son charisme, sa force, sa douceur et je me souviens que nous sommes allés ensemble à sa messe en avril 2011 et que tu étais très émue face à tant de dévotion .
Moins de gens marchent à pied et les voitures sont en meilleur état ; quand j’étais petite, les voitures venaient de l’étranger et étaient vieilles, avec des pares brises fendus, des pneus lisses, des moteurs poussifs crachant la fumée noire.
Une usine de construction de voitures (PSA) a été implantée à Madagascar, créant ainsi de nombreux emplois et de nouveaux métiers, des écoles (ingénieurs, mécaniciens, carrossiers, électroniciens, etc.).
Et par rapport à 2011 d’autres choses facilitent notre vie quotidienne : dans tout le pays et même dans les coins les plus reculés, l’eau , l’électricité et les routes desservent toutes les maisons ; comme il est facile de tourner le robinet pour obtenir une bonne eau potable alors qu’avant certains parcourraient des kilomètres sur des mauvais chemins défoncés en période pluvieuse, avec un seau sur la tète pour pouvoir se laver un peu et faire lessive et vaisselle. Quel bonheur de prendre une douche mais comme pour les médicaments et la nourriture, nous ne la gaspillons pas car nous savons que c’est un bien précieux.
Il fait nuit à 18 heures, comme avant mais avec l’électricité, je peux continuer à lire et à étudier très tard.
En 2011, les routes étaient très mauvaises et même celles goudronnées , comme la RN 7, étaient difficiles ; quant aux pistes rouges elles n’existent plus et ont été remplacées par du bon goudron qui facilite la communication entre les villages et permet plus facilement l’approvisionnement en denrées ou autres produits .
La pauvreté n’existe plus ; notre régime politique est stable, démocratique et égalitaire
Grâce à ceci nous allons pouvoir nous développer et avancer
J’ai gardé le livre du Père Pédro et j’ai du mal à comprendre comment était Madagascar en 2011 quand il écrivait « aussi longtemps qu’il y aura des pauvres dans notre société, nous ne pourrons pas dire que nous sommes une société moderne qui avance »
La déforestation que tu as constatée (et regrettée) en 2011 n’existe plus car les habitants ont pris conscience de ce fléau et ils ne font plus brûler les forets ; ils ont replanté des milliers d’arbres dans tout le pays et tout est encore plus beau qu’avant, même entre Antananarivo et Maevatana que tu as connu dénudé et aride.
Mais par rapport à quand j’étais petite, en 2011 certaines choses n’ont pas changées :
Les paysages magnifiques, uniques avec les belles couleurs de notre drapeau :
Rouge comme la terre et certains arbres (flamboyants, ibiscus, poincétia)
Vert comme les pousses de riz et les arbres,
Blanc comme le riz qui n’est plus notre denrée principale car nous pouvons manger de tout ; nous pratiquons maintenant la culture intensive du riz et en exportons , comme avant dans les années 1970, dans de nombreux pays puisque nous produisons 12 tonnes à l’hectare contre 3,5 en 2011
La faune et la flore endémiques et uniques à Madagascar avec lémuriens, indri indri, caméléons, oiseaux, etc.
Et surtout la gentillesse, l’hospitalité, les sourires, la gaieté, la générosité, la dignité de la population malgache
Au revoir et à bientôt, pendant les vacances scolaires car maintenant je peux avoir facilement un visa pour venir te voir et le prix du billet d’avion est moins cher qu’avant
C'est un beau conte de fée qui va beaucoup plaire aux enfants et aux malgaches, s'ils pouvaient vous lire ! mais les contes sont le plus souvent écrits ou racontés pour masquer la vraie vie dont on ne peut, le plus souvent, inverser son cours....
Inutile d'en dire plus, restons dans la magie de votre texte....
Mais au fait, vous y croyez encore aux contes de fée, sincèrement ?
Bonne journée.
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Bonjour Mesrob ; malheureusement je ne crois plus aux contes de fées et je sais très bien que ma lettre est uthopique car en 20 ans, Mada ne peut autant évoluer .
Mais cette année ( nous n'y étions pas allés depuis 2007) j'ai été souvent très triste face à la vision de la population encore plus pauvre qu'avant et qui ne peut mème plus manger trois repas de riz par jour . J'espère que la situation évoluera mais suis au contraire de mon texte très pessimiste .
Oui , et quel est votre sentiment sur le sujet ? Si les choses se passent comme vous le décrivez c'est un bien ou un mal? Je ne vois pas où vous voulez en venir...
Ps : je n'avais pas vu les post au dessus ni votre réponse...Donc vous souhaitez une grande transformation de la grande île... en bien ça va de soi...
Si ça se passe comme je le décris , pour moi c'est un bien car tous mangeront à leur faim, seront soignés , les enfants iront à l'école, les infrastructures routières , assinissement , eau, électricité existeront ET dans mon utopie, ils garderont leurs traditions , gentillesse, etc et les paysages ne seront pas défigurés
malheureusement je ne crois plus aux contes de fées et je sais très bien que ma lettre est uthopique car en 20 ans, Mada ne peut autant évoluer .
Mais cette année ( nous n'y étions pas allés depuis 2007) j'ai été souvent très triste face à la vision de la population encore plus pauvre qu'avant et qui ne peut mème plus manger trois repas de riz par jour . J'espère que la situation évoluera mais suis au contraire de mon texte très pessimiste .
Bonsoir,
Qui n'est pas pessimiste quand à l'avenir de ce pays ? non pas, bien sûr, que l'on n'est pas confiance aux hommes mais à ce monde politique qui dirige le pays depuis des décennies sans jamais apporter d'amélioration notoire....
De toute évidence, la situation ne peut qu'évoluer mais dans le sens que nous imaginons parce qu'à trop aller loin dans un même sens, les choses deviennent des lors irréversibles , ne serait-ce qu'en matière d'environnement....
On a l'impression d'un immense gâchis où il aurait fallu de si peu, au départ, pour qu'aujourd'hui, cette île soit un pays de cocagne....
Mais rêvons quand même à l'image d'une utopie improbable !
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Si ça se passe comme je le décris , pour moi c'est un bien car tous mangeront à leur faim, seront soignés , les enfants iront à l'école, les infrastructures routières , assinissement , eau, électricité existeront ET dans mon utopie, ils garderont leurs traditions , gentillesse, etc et les paysages ne seront pas défigurés
C'est impossible, et vous le savez.
Le monde, les nations, les sociétés, les humains ne changent pas "en bien" ni "en mal", cette notion étant toujours référente d'une pensée donnée.
Ils deviennent juste... différents.
A chacun ensuite d'apprécier cette différence par rapport à "lui-même".
C'est impossible, et vous le savez.
Le monde, les nations, les sociétés, les humains ne changent pas "en bien" ni "en mal", cette notion étant toujours référente d'une pensée donnée.
Ils deviennent juste... différents.
A chacun ensuite d'apprécier cette différence par rapport à "lui-même".
C'est pourtant extrêmement clair : on peut toujours déblatérer sur les notions de "changement en bien" ou de "changement en mal", ces notions sont totalement subjectives.
Pas celle que les touristes croient approcher en descendant la RN7 et en s'appitoyant sur le sort des villages traversés.
Non, la brousse, la "vraie", celle qui n'est desservie par aucun taxi-brousse et où la vie est rythmée par l'alternance du jour et de la nuit, de même que par les saisons.
Les gens qui y vivent en sont encore au "Moyen-Âge". Peu de cultures - essentiellement manioc, riz, haricots rouges -, parfois quelques volailles et un ou deux cochons.
On n'y parle pas d'accès à l'eau potable et d'élictrification, ni de scolarisation des enfants et d'accès aux soins de santé. La majorité des gens qu'on y rencontre n'a sans doute pas la capacité à imaginer ce que nous appelons nous le progrès.
Leur seul ambition est de survivre.
L'ANOSY est la région la plus pauvre de MADAGASCAR, le taux de mortalité des enfants y est effrayant.
Ces gens-là n'espèrent rien et rien ne permet de croire que, dans vingt ans, leur condition aura changée.
Sur ce plan-là, ils sont sûrement beaucoup plus lucides que certains "bons penseurs" - ONG entre autres- qui veulent nous laisser croire que le bonheur pour tous est à portée de main.
Merci pour votre conte, mais le tableau actuel que vous dressez me parait trop sombre.
Ce n'est pas parce que Madagascar n'est pas développé que les gens sont malheureux.
Beaucoup de Malgaches se contentent de ce qu'ils ont, et ne savent pas ce qui existe ailleurs.
70% de la population vit à la campagne, où l'on mange généralement à sa faim (le sud reste plus problématique), où l'on se soigne par les plantes, où l'on a un toit pour dormir.
Le modèle occidental n'est pas le summum, là est l'utopie. Il créé aussi beaucoup de problèmes. En France, beaucoup n'ont pas accès aux soins, n'ont pas de logements décents, serrent leur budget nourriture, ne partent jamais en vacances.
Ceux qui veulent le changement à Madagascar, c'est une minorité, principalement les citadins, et surtout dans la capitale. Cette minorité est plus éduquée qu'à la campagne, et cherche à améliorer sa condition. Je ne suis pas sûr qu'elle se préoccupe de la pauvreté de son pays. Ce qui plombe Madagascar, c'est la corruption, le poids des traditions et des castes. Mais il suffirait d'un homme politique éclairé pour que tout change rapidement, d'autant plus que le pays possède les ressources nécessaires pour se redresser.
Merci pour votre conte, mais le tableau actuel que vous dressez me parait trop sombre.
Ce n'est pas parce que Madagascar n'est pas développé que les gens sont malheureux.
Beaucoup de Malgaches se contentent de ce qu'ils ont, et ne savent pas ce qui existe ailleurs.
70% de la population vit à la campagne, où l'on mange généralement à sa faim (le sud reste plus problématique), où l'on se soigne par les plantes, où l'on a un toit pour dormir.
Votre analyse - très choquante - me laisse à penser que vous ne connaissez pas vraiment MADAGASCAR - ou alors que vous avez découvert ce pays avec d'épaisses oeillères -.
Plus de 75,00 % - officiellemment 76,50 % - des malgaches vivent en dessous du seuil de pauvreté. Dans certaines régions du Grand Sud, ce taux atteint près de 85,00 %.
Cette seule statistique suffit à démontrer l'incongruité de vos affirmatiions.
N'avez-vous également jamais entendu parler de famine à propos de MADAGASCAR ?
Le modèle occidental n'est pas le summum.
Allez donc expliquer cela à la majorité des malgaches qui n'ont accès à aucune forme de confort et de modernité.
Ceux qui veulent le changement à Madagascar, c'est une minorité, principalement les citadins, et surtout dans la capitale.
Bien entendu, les malgaches sont dans une situation catastophqiue - désespérée - et ils n'ont aucune envie que cela change.
Bonjour, *
hélas c'est la réalité. Le joli conte de Chantalb aurait pu être écrit il y a quinze ans lorsque je suis arrivé à Madagascar. Quinze ans après c'est la même chose !
Cordialement,
C'est pourtant extrêmement clair : on peut toujours déblatérer sur les notions de "changement en bien" ou de "changement en mal", ces notions sont totalement subjectives.
Qu'il y ait une partie de subjectivité concernant ces notions je le conçois très bien que ce soit totalement subjectif j'ai un peu de mal à l'admettre ...Si les notions de bien et de mal sont toujours un peu relatives j'aurais toujours des difficultés à voir du bien la où une misère extrême fait partie du quotidien d'une la population qui est régulièrement frappée par la famine et c'est le cas à Mada principalement dans l'extrême sud..J'ai traversé cette région de Tuléar à Fort Dauphin ça m'a vraiment marqué!
Sans imaginer un futur paradis pour les habitants de Mada quelques changements politiques associés à un peu moins de corruption suffiraient à améliorer le sort d'une population menacée périodiquement par le spectre de la famine...
Bonjour, *
hélas c'est la réalité. Le joli conte de Chantalb aurait pu être écrit il y a quinze ans lorsque je suis arrivé à Madagascar. Quinze ans après c'est la même chose !
Cordialement,
Non, ce n'est pas la même chose, trois fois hélas! la situation des gens depuis quinze ans s'est très nettement dégradée après trois changement de pouvoir qui, à chaque passage, n'a fait qu'aggravé le quotidien des malgaches malgré des promesses régulièrement non tenues!
C'est cette détérioration continue qui fait craindre le pire à ce pays qui risque de se trouver dans une incapacité totale de pouvoir donner de l'espoir à toute une population exceptés à ceux qui tirent les ficelles de cette situation et qui sont, la plupart du temps, les mêmes.....
Rien, aujourd'hui, compte-tenu de la conjoncture ne permet de dire que le meilleur, ce sera pour demain !.....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Concernant la famine, j'ai bien précisé que le sud restait plus problématique. Mais vous avez sans doute raison, je n'ai certainement qu'une vue partielle de la réalité de Madagascar, bien qu'ayant été dans des villages reculés autour de Fianar notamment. http://gasy.net/...011.html?directory=1
En arrivant à Madagascar, je m'attendais au pire au niveau pauvreté. Finalement, j'ai vu beaucoup de sourires, des rires même. J'ai vu quelques visages tristes aussi, mais beaucoup moins. Les gens travaillent, jouent, inventent, sont solidaires entre eux... Chacun a une perception différente de la pauvreté, même les économistes, et les pauvres eux-même. Toutefois les chiffres concernant l'équilibre nutritionnel est une réalité, mais ce n'est pas toujours visible dans le pays. Ce qui est bien visible par contre, c'est le manque d'infrastructures.
Concernant le changement, chacun cherche évidemment à améliorer son quotidien, n'importe où dans le monde. Mais la recherche de la modernité est il vraiment un objectif des Malgaches ? Le paysan cherche t'il vraiment à avoir un tracteur et à abandonner ses zébus ?
Les révolutions éclatent plus souvent dans les villes (en l'occurence Tana), où les gens sont plus éduqués, plus informés, ont plus de difficultés à vivre aussi. Ces citadins forment une minorité, dans le sens où le taux d'urbanisation à Madagascar est d'environ 30% (ayant augmenté rapidement ces dernières années). Une part encore infime, une élite bien placée, c'est sûr, elle ne veut pas de changement.
C'était le sens de mes remarques, et désolé de vous avoir choqué.
Riki56 n'a pas voulu choqué, je ne pense pas du tout que soit le genre.
Lorsque que l'on vit en France et que nous regardons des informations (très rare en tout cas sur Mada) on nous dit que Madagascar est un des pays les plus pauvre au monde.
Quand on arrive sur place et que l'on est de grands voyageurs (dans des pays sinistrés) la perception est totalement différente à part TANA car le comportement des malgaches et surtout la richesse de leur nature font que cela nous semble exagéré. C'est la même impression que j'ai eu la première fois que je suis venue sur l'île.
Je peux vous affirmez que vous voyez une misère terrible dans beaucoup de pays bien plus dérangeante. Après quand on vit depuis longtemps dans un pays et que l'on voit au quotidien les problèmes autour de soi on peut bien sur être révolté et tout ceux qui aime Mada sont conscient du désastre, mais là le débat est vaste.
Je ne sais pas ce que vous entendez par misère plus dérangeante ailleurs !
Y-a-t-il à ce point une échelle visuelle de la pauvreté pour affirmer qu'elle est moins pire qu'ailleurs alors même que tous les rapports extérieurs classent cette île parmi les endroits au monde les plus à la dérive ?
Avez vous déjà traversé ces zones de pauvretés insoutenables telles que ces endroits où les gens survivent à recycler les poubelles déjà bien maigres ? et ces mouroirs où sont entassés les handicapés mentaux pour citer les cas les plus extrêmes....bien sûr, tous ces endroits sont loin des zones traversées par les touristes mais c'est normal de vouloir présenter aux visiteurs ce qui est le plus séduisant....
Je ne crois pas qu'on puisse dire que les voyages permettent de mesurer à sa juste valeur la détresse des gens, seule une immersion profonde donne une idée précise de ce qu'est la détresse humaine mais sans la classifier comme vous sembler le dire !
Mais le débat reste vaste, comme vous le soulignez justement.
Cordialement.
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Je répondais juste à Michel pour défendre l'avis d'un touriste qui arrive à MADA et qui à exprimé un sentiment que je peux comprendre car je l'ai eu aussi, c'est tout.
En dehors de ça je ne connais rien et surtout n'ai jamais était confronté a quoi que se soit.
Excusez moi de m'être exprimée sur ce forum. Cordialement. Laurence
Qu'il y ait une partie de subjectivité concernant ces notions je le conçois très bien que ce soit totalement subjectif j'ai un peu de mal à l'admettre ...Si les notions de bien et de mal sont toujours un peu relatives j'aurais toujours des difficultés à voir du bien la où une misère extrême fait partie du quotidien d'une la population qui est régulièrement frappée par la famine et c'est le cas à Mada principalement dans l'extrême sud..
Les villages auxquels je fais référence sont en effet accessibles - mais au prix de quelles conditions de route - en empruntant partiellement un petit tronçon de la RN 10 - TULEAR - FORT DAUPHIN -.
On peut certes se poser la question suggérée par "riki56". Ces gens sont-ils réellement malheureux ? Si l'on s'en tient à la satisfaction des deux (2) seuls besoins primaires - avoir un toit et manger - qui sont les leurs, on peut tenter de soutenir qu'ils ont "le minimum" - certes le "strict" minimum mais le minimum quand même - et ce même si leurs besoins alimentaires ne sont que partiellement couverts.
On doit cependant resituer leur condition par rapport à l'époque où nous vivons.
J'ose encore le rapprochement avec les paysans - serfs - du Moyen-Âge tant les conditions de vie ma paraissent proches : des habitats traditionnels, une auto-suffisante alimentaire basée sur un peu de culture, d'élevage et de chasse/pêche, un accès à l'eau limité à un puits de forage, une auto-médication, une absence quasi-totale d'accès à l'éducation et à la santé, ..... -.
Là où on doit, je pense, tous être alertés c'est que, "chez nous", c'était il y a dix (10) siècles.
Ces villages n'ont - excusez-moi de parler de manière froide mais lucide - aucune perspective d'amélioration de leur condition. A moins qu'un projet minier ne vienne s'établir à leur périphérie et que des royalties se mettent à tomber dans les caisses du village. Et que cette manne financière soit bien gérée !!!!!
On a l'impression d'un immense gâchis où il aurait fallu de si peu, au départ, pour qu'aujourd'hui, cette île soit un pays de cocagne....
C'est évident car quand on connait les richesses de ce pays on se demande comment il en est à ce niveau : terres riches, minerais, pétrole, pierres précieuses, plantes médicinales, bois exceptionnels tels que le bois de rose, palissandre, etc ( mais il n'y en a plus) et à qui a profité tout cela ? gouvernement, canadiens, chinois, coréens ???
Voyons Ilakaka avec les tonnes de pierres précieuses extraites : dans quelle pauvreté est ce village avec prostitution, crimes, etc
Et du coté de Fort Dauphin ( on ne connait pas mais j'ai vu un reportage) les forages ont apauvri la population car les poissons meurent alors qu'ils vivaient de pèche .
La notion de bonheur est très personnelle effectivement mais , mème si le touriste voit des sourires lors de son voyage, en cotoyant quelques minutes ( et mème heures) des familles est il sur que ces gens sont heureux ?
Depuis la crise politique de 2009 le prix du riz a terriblement augmenté et la majorité de la population ne peut plus manger 3 repas par jour ; ils ont tout simplement supprimé le petit déjeuner , mangent une ration de riz le midi et manioc ou mais le soir car moins couteux .
Et les dispensaires avec leurs étagères vides de médicaments et mème vendus pas chers, ils sont trop onéreux pour la plupart des gens .
Dans beaucoup d'écoles les enfants sont assis par terre à mème la terre battue et entassés par centaine dans une salle de classe .
En ayant faim, mal soignés ou pas du tout ( mème s'ils ont des plantes médicinales), mal éduqués , peuvent ils évoluer convenablement , oser laisser de coté certaines traditions qui les bloquent ?
Et cette pauvreté engendre alcoolisme, brutalité ( ça ne se voit pas quand on leur rend visite !!!) , prostitution dans toutes les villes un peu touristiques ( ça existe aussi chez nous et ailleurs !!!)
Pour changer tout cela il faudrait de grands changements politiques mais depuis des décennies les gouvernements se succèdent et Madagascar s'appauvrit encore plus alors que de gros 4*4 sillonnent les rues de la capitale .
Vaste programme et si nous pouvions , tous les amoureux de Madagascar, agir nous le ferions je pense mais nous sommes bien impuissants .
Je fais partie d'une petite association qui aide un village à coté de Ambatolampy et avec peu de moyens ( 12 000 euros par an environ) nous faisons beaucoup : dispensaire, écoles, centre culturel, formations à l'agriculture plus moderne, cuiseurs solaires, forage de puits , etc et souvent je me pose la question de savoir comment se fait il que Mada n'évolue pas plus avec toutes ces ONG qui ont de gros moyens , dépensent beaucoup de dollars , se font parfois de la concurrence .
Bien sur on voit les villages du Père Pédro, ceux des Enfants du soleil , mais globalement peu d'évolution et c'est là que je deviens très pessimiste et ne sais plus ce qui est le mieux : faut il continuer à les aider ? Est ce pour eux un bien ou un mal ?
Quand on les forme à l'agriculture plus moderne ( ils pourraient multiplier leur production de riz par 3 ou 4) , des agronomes restent 3 ou 4 récoltes, s'en vont et les agriculteurs continuent comme on leur a récemment appris puis l'année suivante ils recommencent comme avant ......
Certains d'entre vous ont ils connaissance de ce type de problème et quelles solutions avez vous trouvées ?
Est ce que tous ceux qui oeuvrent dans le milieu associatif ne pourraient ils pas donner leurs expériences réussies, leurs échecs ( en expliquant pourquoi) afin que nous ne recommencions pas les mauvaises expériences ?
Je pense que ça serait intéressant pour nous et surtout pour Madagascar
Je vous remercie pour ce dialogue constructif....
Je crois, comme vous qu'au départ, le potentiel de ce pays était énorme à tous les niveaux mais qu'une succession d"évènements politiques que je qualifierais de malheureux ont réduit voir hypothéqué l'avenir de cette île de manière drastique.....
Souvent, les visiteurs s'enthousiasment et à juste titre des sourires des malgaches, mais ne sont-ils pas là pour cacher un certain désespoir pour une société dont l'avenir s'obscurcie de plus en plus ?
J'ai bien connu ce Fort-Dauphin d'avant l'exploitation minière...c'était une ville d'un charme fantastique, envoûtante, certes les habitants avaient peu d'emplois pour vivre mais quand est-il aujourd'hui ? rien de plus, mais un immense point noir à supporter, un environnement qui s'est dégradé et un tourisme pourtant essentiel qui s'est effiloché....car il est impossible de jouer sur les deux tableaux dans une région aussi confinée que l'Anosy......
L'augmentation du prix du riz a poussé une majorité de malgache a consommé au moins une fois par jour du manioc pour remplir les estomacs seulement....
et dans les petits échoppes locales, les malgaches viennent se procurer à très bas prix des médicaments chinois dont l'inefficacité voir la nocivité sont souvent de mises....
Qui parle encore de la brutalité quotidienne subite par les femmes en particulier lié essentiellement à l'alcoolisme du mari ou du compagnon qui touche 65 % des Tananariviennes bien loin des clichés qui affirment le contraire ?
Paradis des associations en tous genres, de la plus sérieuse à la plus futile dont, la durée de vie pour certaines, n'est que de quelques mois ! elles tiennent à bout de bras la misère des gens sans pouvoir ensuite leur permettre de voler de leurs propres ailes.....
Certaines municipalité françaises abandonnent leur élan généreux faute de sentir derrière elles, une volonté de continuer ensuite sur la voie tracée et encouragée, c'est aussi le plus gros écueil des associations, je crois....
Néanmoins, il faut rester optimiste en imaginant qu'un jour prochain un déclic inattendu permettra à ce pays d'envisager une autre direction que celle qui aujourd'hui la conduit vers des difficultés quasiment invivables au quotidien....
Bonne journée.
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Bonjour. Réaliste, mais je dirais plutot 50 à 60 ans. La plaie de Mada ce sont ses dirigeants. Depuis plusieurs
décennies le peuple malgache n'a pas de chance, il n'a eu que des incompétents, interéssés, avec un ego abyssal.
Le seul avenir de Mada (comme pour toute l'Afrique - j'ai vécu un an au Sénégal puis des séjours Sénégal, Afrique
du Sud et sixième séjour à Mada en sept ou oct) ce sont ses femmes. Pour les différents chiffres proposés (pas
facile, entre deux élections on a retrouvés plusieurs dizaines de milliers de nouveaux électeurs qui devraient
participer aux prochaines) la vérité serait Tana avec son agglomération proche de 6 millions sur une population
malgache d'environ 19 millions soit 1/3 pour la seule capitale. Pour ce qui est de la production de riz hormis
quelques grandes zones de production c'est par an en moyenne 2 fois 1 tonne. Je suis d'accord : les malgaches
n'ont pas forcement le besoin ou le désir d'une vie à l'occidentale mais certaines évolutions sont souhaitable au
plus tot. Par exemple une chose dramatique entre autres : tous les ans sur la cote est des pécheurs meurent en
mer (récement 6 pirogues avec chacune 3 pécheurs, seuls 2 hommes sont revenus) parce qu'ils n'ont pas d'info
météo dans les petits villages cotiers alors qu'à 8000 km nous avons en temps réel sur le site CIMSS (cyclones) et FRENCHWUNDERGROUND (météo) ces info capitales pour eux. Malgré tout je reste optimiste. Mada à de beaux
atouts pour l'avenir : son sous sol, le tourisme, son peuple, etc... Par contre, et peut-etre cela sera-t-il le sujet
d'une discussion prochaine j'ai la sensation que si les malgaches (et surtout leurs dirigeants) ne se mefient pas
ils risqueraient à l'avenir de devenir (économiquement s'entend) une nouvelle province chinoise, mais ceci est une
autre histoire.
Qu'il y ait une partie de subjectivité concernant ces notions je le conçois très bien que ce soit totalement subjectif j'ai un peu de mal à l'admettre ...Si les notions de bien et de mal sont toujours un peu relatives j'aurais toujours des difficultés à voir du bien la où une misère extrême fait partie du quotidien d'une population qui est régulièrement frappée par la famine et c'est le cas à Mada principalement dans l'extrême sud..
Bonjour,
Globalement d acc, ce serait mieux si tout allait bien et on est tres loin. Et ca ne s arrange pas.
Bien entendu aussi, la notion de bonheur est éminemment subjective et on peut fort bien etre heureux sans etre riche voire en étant pauvre. Toutefois, et pour aller dans le sens d OceanI, malgré les sourires a ceux qui passent, aux voyageurs, a l etranger, Mada est un pays en déprime depuis plusieurs décennies.
Le Réseau des Observatoires Ruraux, entre autres, montre cette desesperance a travers les infos recueillies sur les conditions de vie mais aussi l "humeur" du pays. Les enquetes confirment que depuis plus de 30 ans, pour les malgaches, l annee qui vient sera pire que la précédente : pas un constat d optimisme et de grand bonheur. Il n est qu a discuter avec les jeunes urbains d aujourd hui, du parcours de leur famille et du leur : déchéance, l ascenseur social ne fait que descendre et pour beaucoup l espoir de l exil ou du riso-riso, les ptts traffics, la debrouille...
Pour le reste, sur les constats : la prédation des prétendues élites, le délitement de la société et l individualisme, la pression demographique sur des ressources peu ou mal exploitées peuvent légitimement inquiéter sans sursaut national, porté par des gouvernants de talent et de poigne, certainement. Lutter contre les pratiques maintenant ancrées a l armée, la douane, la police, l administration en général et le personnel politique en particulier ne sera pas simple. C est désespérant.
'est évident car quand on connait les richesses de ce pays on se demande comment il en est à ce niveau : terres riches, minerais, pétrole, pierres précieuses, plantes médicinales, bois exceptionnels tels que le bois de rose, palissandre, etc ( mais il n'y en a plus) et à qui a profité tout cela ? gouvernement, canadiens, chinois, coréens ???
: ne faudrait pas oublier les francais la dedans, par honneteté intellectuelle et historique, on a aussi eu notre part. Sans oublier les russes etc etc...
Il faut dire aussi que des périodes tres dures ont déjà accablé les malgaches en particulier pour les plus récentes dans les années 80 voire en 2002 (moins longtemps).
Dernier point : les ONG ne développeront jamais un pays, elles sont des soutiens, des appuis temporaires mais elles ne sont pas la colonne vertébrale que peut constituer un Etat fort ou un secteur privé dynamique. Une ONG n est pas destiné à durer, elle dépend de logiques propres et interviennent a une echelle qui leur interdisent d etre des acteurs majeurs de développement. Tout comme les UN, les grand bailleurs, les ONG et assoc sont des acteurs, essentiels a la survie mais incapables d impulser le développement sans reelle dynamique endogène.
Concernant le problème particulier du riz (SRI, SRA ?), il y a eu enormement de travaux la dessus et aussi sur le fait que cela ne prenait pas vraiment aupres des petits producteurs. Plein de raisons convergentes malheureusement : difficulté à maitriser l eau, manque de moyens pour payer le supplément de main d oeuvre au repiquage...
Dans un premier temps, vous pouvez peut etre tenter de mettre en place un GCV (grenier commun villageois) qui permet aux agri de beneficier d un credit lors de la récolte (prix de vente riz bas), ed lancer une activité avec ca (elevage a cycle court, contre saison comme patates ou haricot...), de rembourser le crédit avec les produits de l activité puis de récupérer son riz et de le vendre a la périoed ou il est cher pour le vendre a bon prix. Je pense que dans votre région, le CECAM propose ce genre de produit financier. En parallele proposer qq améliorations dans la culture du riz : repiquage plus précoce, plus espacé, en ligne pour desehrabge mecanique etc...
Merci pour ces conseils Rotsaka et à tous les autres pour les discussions constructives , mème si tout le monde ne partage pas les mèmes visions, ce qui est normal
Loin du «miracle économique africain», certains pays du continent cumulent les tares et les retards bien souvent aggravés par des crises politiques désastreuses.
Toutefois, les 54 Etats du continent ne sont pas tous logés à la même enseigne. Le classement 2011 du magazine américain Forbes, qui prend en compte tous les pays du monde, place Madagascar en tête des pires dégradations économiques de ces trois dernières années. Car la Grande Île s’enfonce depuis 2009 dans une crise politique qui provoque une baisse de la croissance.
Tous les indicateurs économiques de la Grande Île sont actuellement dans le rouge: une croissance négative (-2% en 2010), un IDH faible, un RNB par habitant faible, un Etat défaillant et une crise de confiance de la part des investisseurs étrangers depuis la prise de pouvoir de l’ancien maire de la capitale, Andry Rajoelina, en mars 2009. La perspective de croissance en 2011 est également faible aux yeux du FMI.
Le potentiel économique de Madagascar est inexploité malgré des ressources naturelles abondantes. A la campagne, la population vit toujours de la culture sur brûlis, aggravant le problème de la déforestation; sur les côtes et dans les réserves naturelles, les touristes se font attendre; et plus généralement, les forces vives du pays préfèrent attendre le retour à la stabilité politique pour se lancer dans des projets.
Beaucoup d'entre vous pensent qu'il faut un changement de politique pour redresser la situation économique de Mada. Sur Sobika, j'ai trouvé la discussion suivante sur le sujet "Le défi de la modernité malgache. Comment faire ?". Elle est instructive dans le sens où ce sont les Malgaches (du moins une partie "intello") qui donnent leur propre vision. Il en ressort un quasi consensus pour l'éducation des mentalités.
http://www.sobika.com/edito.php?idnews=5533
Je note aussi que le commentaire suivant : "la marche vers la modernité est l'évolution des mentalités, et plus précisément LA FIN DES RAPPORTS DE CASTE à Madagascar. Tant que les hautes castes du plateau, mais aussi de certaines côtes regarderont d'autres castes comme des gens profondément différents d'eux même, il ne pourra pas y avoir de développement pour ce pays."
Je ne sais pas exactement dans quelle proportion le système des castes handicape le développement économique. Aucun d'entre vous n'en a parlé, bien que j'avais avancé ce cas dans mon 1er post.
Bonjour,
le système de castes est encore très répandu à Madagascar. L'antagonisme entre "plateaux" et "côtiers" est toujours d'actualité. Les Merina en général se sentent supérieurs aux côtiers et le leur font sentir. Encore récemment j'ai entendu à Tana un jeune Merina pourtant pas très riche, traiter de singe un côtier passant dans la rue. Beaucoup de familles, de moins en moins heureusement, ne conçoivent pas un mariage entre cheveux lisses et cheveux crépus.
D'une façon générale, les fonctionnaires, médecins, instituteurs, militaires et autres postes "importants" exercent une fascination et une crainte palpables.
Je suis étonné par le nombre d'étudiants de Tana qui ne rêvent que de devenir fonctionnaires.
En province c'est encore pire, les castes tiennent tout le marché économique, donc règnent par l'argent, grands propriétaires, karanas, chinois etc.. A ste Marie par exemple, un riche commerçant possède quasiment la moitié de l'île. Depuis des décennies il fait crédit aux paysans, et quand il présente la note et qu'ils ne peuvent pas payer, il leur demande un terrain en contrepartie, bien entendu acquis bien en dessous de sa valeur.
Dans le grand sud, des traditions obsolètes font encore la loi. Il est courant qu'à la foire aux zébus, des éleveurs amènent leurs filles qui sont vendues en même temps que les animaux.
Beaucoup de boulot donc pour changer les mentalités. Cela passe évidemment par l'éducation qui hélas n'est pas une priorité des tenants du pouvoir à tous les niveaux, qui d'ailleurs n'ont aucun intérêt à ce que les basses castes s'instruisent.
Cordialement,
Pour changer tout cela il faudrait de grands changements politiques mais depuis des décennies les gouvernements se succèdent et Madagascar s'appauvrit encore plus alors que de gros 4*4 sillonnent les rues de la capitale.
Cette phrase est la plus importante de toutes !
Elle peut d'ailleurs s'appliquer à n'importe quel pays en voie de dévellopement !
Dans tous les pays qui existent sur notre bonne vieille terre, y compris les "plus pauvres des plus pauvres", avez-vous "Amis Voyageurs" déja vu
les "classes dirigeantes" rouler (même en se faisant conduire par leus chauffeurs) dans des véhicules disons, un peu plus modestes ou habiter dans des bidonvilles au contact de leurs populations ? Populations qu'ils prennent pourtant un malin plaisir à "courtiser" au moment des élections (lorsqu'elles existent !) à la recherche de la moindre petite voix !!! 😉
Cette remarque peut prêter à sourire et sembler être une "Lapalissade" et pourtant, cette réplique "imagée" explique le principal !!!
C'est la raison pour laquelle, j'ai personnellement boycotté et rayé de ma "liste de voyages" un certain nombre de pays, du moins ceux où cet état de fait me sembait être le plus choquant !
Encore un article interéssant sur la pauvreté à Madagascar, où l'on voit le poids des traditions. Extrait : "le système lignager de représentations de la pauvreté bénéficie fortement aux plus riches et contribue efficacement à pérenniser la pauvreté des plus pauvres".
http://www.dial.prd.fr/...es_dial/3fauroux.pdf
On est loin de la corruption et de choix politiques, il me semble.
Toutefois, les politiques n'ont sans doute pas intérêt à changer ce système ancestral.
Autre article, qui me fait dire que la pauvreté, c'est avant tout lorsque l'on a conscience de son état en voyant un meilleur ailleurs :
"Avant quand on avait le ventre vide, on se sentait moins frustré car les vitrines étaient également vides. Aujourd’hui, lorsqu’on frappe à l’improviste chez un cousin, il vous demande pourquoi ne pas l’avoir téléphoné avant. En ce moment là on se sent vraiment démuni et pauvre car on est incapable de subvenir aux besoins les plus élémentaires : la nourriture et la convivialité"
http://www.malakilaky.com/...rete-par-les-pauvres
Dans cet article, il apparait aussi que la solidarité est un moyen important de s'en sortir de cette pauvreté (comme en fait partout dans le monde, je pense). "Pour vaincre la pauvreté à Madagascar, il faut commencer par une démarche prospective qui vise à valoriser ce qui constitue le fondement même de la société malgache c’est-à-dire le sens de la solidarité ( Fihavanana ) pour ensuite vulgariser les aspects concrets des actions qui marquent une volonté d’aboutir à des résultats tangibles d’un développement socio-économique durable. Il se trouve que, c’est chez les pauvres qui sont majoritaires à Madagascar que cette valeur perdure".
que feriez vous si vous aviez une baguette magique ?
nous pratiquons maintenant la culture intensive du riz et en exportons , comme avant dans les années 1970, dans de nombreux pays puisque nous produisons 12 tonnes à l’hectare contre 3,5 en 2011
Cella ne fonctionne pas avec une baguette magique !
QUAND ON VEUT ON PEUT ! il n' y a pas de sous homme , je pense que c'est vrai, mais vouloir n'est pas toujours pouvoir malheureusement quand on vient du sud avec le poids de notre histoire.
Votre texte n'est pas une utopie mais un programme POLITIQUE logique qu'a réalisé la Chine en 20 ans en sortant 400 000 000 de personnes de la misère et pour l'Inde 300 000 000 sortis de la misère en 30 ans .
Mais aucun pays ne peut se développer sans un développement endogène , ce qui va à l'encontre des circuits d'influences des occidentaux et du néocolonialisme financier du style SPECULATION SUR LES CEREALES !( une juste régulation serait l'interdiction totale )
La pauvreté n’existe plus ; notre régime politique est stable, démocratique et égalitaire
Tant qu'il y aura une influence extérieure nocive ET OCCULTES des anciens colonisateurs il n'y aura aucun démarrage les intérêts de l'extérieur sont à l'opposé des intérêts des autochtones ... et bien loin de votre post (chirac a été obligé de retirer sa la loi sur les bienfaits de la colonisation après 2 semaines de rude opposition de la part des militants anti r ) je ne dis pas de faire la guerre à qui que ce soit , mais ils faut être vigilant avec les quelques intallés à MADA avec quelques miettes d'euros jouant au boss avec une fausse empathie condescendante avec leur fameuse tape sur l'épaule la cigarette au bec ...
Les malgaches sont courageux et ne consomme pas de prozac .
Comme beaucoup de pays du sud Madagascar a pris du retard mais le retard se rattrape.
Je ne connais pas toute l'île mais la majorité des régions mangent à leur faim , le sud est en difficulté à cause de la sécheresse et dans les grandes villes les mendiants sont souvent des gens de provinces ayant tenter leur chance en ville.
Et surtout la gentillesse, l’hospitalité, les sourires, la gaieté, la générosité, la dignité de la population malgache
YES WE CAN C'est le premier pas pour être optimiste , JE SUIS OPTIMISTE .
Ce n'est plus de l'utopie quand elle est REFONDATRICE
Même si vous précisez être pessimiste dans une réponse ( il ne faut pas vous laisser influencer) votre post mérite 8 sur 10 soit largement au dessus de la moyenne contrairement à certains pseudos du forum les soit disant puraryen (les mots ont un sens ) 😏
Un pauvre sans ambition restera toujours pauvre !
Il est important que l'être humain ait toujours des objectifs à atteindre ! Un esprit passif devient irrationnel et cède facilement à la tromperie. N'espérez pas atteindre vos objectifs pour changer, mais changer dès maintenant pour les atteindre !
Pensez vous vraiment que nos parents ont gagné leurs euros sans ne rien faire et en prenant du Prozac. Même si l'existence semble confortable pour nous, beaucoup ont travaillé toute leur vie pour avoir un petit quelque chose et aussi à l'usine, à la terre, dans le bâtiment, les taches ingrates et même encore maintenant.
L'injustice par contre c'est que le fruit du travail ne rapporte pas le même patrimoine à tous.
Bonne journée. Cordialement. Laurence 🙂
Merci pour cette vision de Madagascar et j'espère que vous avez raison et que les pouvoirs politiques changeant, Madagascar se développera comme ( et pourquoi pas mieux !!!) que la Chine ou l'Inde dans quelques décennies .
Par contre je ne pense pas que tous les habitants mangent à leur faim car depuis la crise de 2009 le prix du riz a tellement évolué que ( parait il mais cela reste à vérifier) 75% des gens ne prennent plus le petit déjeuner et mangent du riz le midi et du mais ou manioc le soir , ce qui engendre des carences alimentaires importantes .
D'après ce qui m'a été dit à notre dernier voyage ( avril 2011 ) et je l'ai vérifié en regardant dans des petits magasins le prix de la " mesure " de riz ( comme une boite de lait neslé) pour une famille de 5 personne ( et combien y en a t il de cette taille à mada avec les enfants qui fourmillent de partout, la contraception étant un peu " tabou" je pense ?) il faudrait la valeur de 5000 ar par jour de riz ( 2 euros environ soit 60 euros par mois alors que le salaire moyen pour ceux qui travaillent est de 25 ou 30 euros mais que ceux qui connaissent mieux mada disent des chiffres car moi, je les détiens de notre guide !!)
Car parait il qu'ils calculent par repas une mesure pour les femmes, 2 pour l'homme et une demie pour chaque enfant , ce qui ferait pour 5 personnes ( couple et 3 enfants) presque 5 mesures par repas , soit 15 par jour et environ 5000 ar .Donc impossible de manger comme ça car il faut ajouter charbon pour cuire .
Merci à tous ceux qui s'expriment mais évitons les querelles s'il vous plait car le forum est fait pour que chacun dise ses sentiments et acceptons les divergences .
Quelqu'un pourrait il me dire pourquoi les cuiseurs solaires ( qui seraient bien et éviteraient un peu la déforestation) ne sont pas utilisés ? Partout où nous en avons vus ( entre 10 heures et midi) ils ne fonctionnaient pas , servaient à faire couver des poules, à ranger des affaires, et parfois à faire chauffer de l'eau .
Notre asso se proposait d'en faire une 50 mais en ayant apporté 6 au village et en les ayant vus tout neufs en avril ( au moins ils ont été conservés en bon état .....) je suis très réticente à en fabriquer d'autres .
Raisons invoquées : les femmes ne peuvent pas aller travailler dans les champs pendant la cuisson ( c'est ce qu'on pensait) car d'autres personnes vont venir voler le cuiseur . Cette explication m'a terriblement choquée car dans un petit village tranquille j'étais loin de penser à ça et ça me surprend .
Ils disent aussi que c'est très long pour cuire ( 2 à 3 heures suivant le temps) mais n'ont ils pas le temps si ça cuit tout seul sans rien consommer d'énergie, à part le soleil ?
Tout conseil est utile et peut orienter nos décisions car notre volonté est d'AIDER mais d'ètre EFFICACE , UTILE , à les FAIRE SE DEVELOPPER , etc et non de donner pour se faire plaisir
Pourquoi aussi la culture de riz intensive ( SRI ) fonctionne mal , des formateurs restent 3 cultures, partent et la 4° année tout se passe comme on leur a appris puis la 5° ils recommencent comme avant alors que ça leur permettrait de se développer , le rendement pouvant passer de 3,5tonnes à 10 tonnes à l'ha , d'après tout ce que j'ai lu mais quelqu'un a t il une exéprience en la matière ?
Tous les échanges d'expériences seraient utiles et si nous ajoutions les savoir faire de chacun ( et ne perdons pas de temps à commettre les erreurs que d'autres ont faites avant nous) nous serions plus efficaces .
MERCI pour vos idées et pour les échanges fructueux qu'ont provoqué cette discussion
Bonjour "Chantalb"
je tiens tout d'abord à saluer votre initiative d'avoir lancé cette discussion sur le forum, car depuis que je chatte sur VF, c'est la première fois que je lis des contribution aussi riches, structurées et pertinentes.
Je remercie donc tous les contributeurs à cet échange qui ont apporté un concours que je partage dans l'ensemble sur le constat, hormis celui d'un certain énergumène anti blanc sur VF qui tient systématiquement des propos racistes et xénophobes .
La première fois que je suis allé à Mada, en 2006, j'étais fasciné par ce pays, sa beauté, son caractère authentique, son potentiel et son peuple chaleureux, mais en y regardant de plus près et en vivant avec les malgaches, j'ai découvert la réalité de la vie locale.
Ce qui m'avait le plus choqué à l'époque, c'est le potentiel sous exploité de l'île, à tous points de vue : tourisme, agriculture, matières premières etc.
Ensuite c'est la faillite d'un système, qui passant notamment par des années communistes, a ruiné le pays, déstructuré l'organisation de l'Etat et ses administrations (ex : au topo, des plans de cadastre datant des années 50, en lambeaux et jamais renouvelés) ; un ancien rencontré à la banque où j'attendais depuis des heures, m'a interpellé, pour me dire à quel point il regrettait la période du tutorat où tout fonctionnait bien ; connaissant mes projets, en tant que maire d'une grande commune rurale, il m' aproposé de relancer une conserverie de corned beef, tombée à l'abandon sur 12 000 ha de terres d'élevage de zébus, mais je ne me prêtais pas à ce type de projet.
Enfin, ce fut le désespoire des gens, qui, à force d'attendre des jours meilleurs, n'y croient plus, et n'ont qu'une envie : foutre le camp !!! C'est en particulier le cas des femmes qui ne rêvent que de trouver leur vazaha (étranger) por fuire la misère.
Depuis, j'ai écouté, analysé, et j'essaie de me faire une philosophie du pays :
et pour faire court, parce qu'il y a bcp de choses à dire, je m'en tiendrai dans l'immédiat à ce constat, qu'il ne faut pas vouloir engager les gens dans une vision du monde et de leur vie qu'ils ne partagent pas ; Mada est assis sur un peuple multi ethnique, comme ça a été dit plus haut, avec des croyances et surtout des tabous qui restent forts, et sont aussi un frein à un progrès économique et social.
Quand l'un s'interroge sur l'intérêt du travail des ONG, je me suis aussi posé la question et elle corrobore l'attitude d'une ONG, il y a qq années qui avait décidé de quitter le pays, voyant que le travail d'urgence qu'elle avait engagé n'était pas relayé par les pouvoirs publics, estimant ainsi qu'elle n'était pas là pour pallier indéfiniment les carences de l'Etat.
C'est la raison pour laquelle je m'engage maintenant dans une action plus tournée vers le codéveloppement que l'humanitaire pur ; exemple : je prèfère "donner" une machine à coudre à une personne motivée pour créer son activité, que de favoriser de l'assistanat.
Quant une blogeuse parle de 12 000 € pour aider un village, je trouve ça formidable et énorme, mais je ne le fais plus comme je le faisais avec "Aide et Action" auparavant, car les strucutres une fois en place (dispensaire, école ...) ne sont pas relayées par les locaux pour l'entretien et le renouvellement des équipements. Ex : à Manompana, il y a un hôpital de brousse en parfait état, mais quand j'y étais en 2009, il était fermé faute de soigneur et aussi faute d'électricité, car le système photovoltaique était tombé en panne, et l'assoc locale attendait le bon samaritin (vazaha) qui le réparerait, ce qui fut fait en 2010.
Il faut donc prendre en compte tout cet aspect sociétal d'une population multiethnique, divisée entre côtiers et plateaux, avec des croyances fortes et pesantes, et surtout des aspirations et des mentalités qui peuvent être très éloignées des nôtres.
Aidons-les à vivre mieux, avec une qualité de vie qui leur ressemble !
Daniel
GDID69
"Quand les yeux s'émerveillent, l'esprit s'ouvre"
J'en suis à peu près rendue à la mème analyse après nos 3 circuits de un mois ou plus chacun .
L'association dans laquelle je suis( Amitié France Madagascar) ne favorise pas l'ssistanat mais veut les aider à évoluer dans le respect de leurs traditions et avec la participation active de la population concernée .
Elle est partie du constat suivant : pour se développer , il faut d'abord etre soignés ( donc création d'un dispensaire et envoi de 12 tonnes de médicaments par an jusqu'à ce qu'en 2010 ça soit interdit par la législation ) éduqué ( création d'école, paiement des salaires de 11 instituteurs ) dans un village de brousse très isolé et le projet futur est de leur apprendre ( mais en respectant leurs cultures et en prenant des instructeurs locaux) à mieux cultiver pour qu'ils produisent plus et soient AUTONOMES ET RESPONSABLES A PART ENTIERE .
Tout ce qui est fait l'est en fonction de leurs demandes et besoins, avec un interlocuteur de confiance sur place mais on se rend compte que la présence plus fréquente de gens de l'asso serait bénéfique ( ex : les cuiseurs solaires ne fonctionnent pas alors qu'ils étaient demandeurs)
Récemment on leur a envoyé 6 machines à coudre , des vélos ( le village est à 15 km du plus proche marché et ainsi les femmes iront plus vite pour vendre leurs produits agricoles et en acheter d'autres) .
Pour les machines une bénévole de l'asso qui est allée une semaine au village a formé deux personnes , qui elles mèmes sont chargées de former d'autres femmes ; actuellement 12 femmes apprennent à coudre et au prochain passage de quelqu'un , on leur achètera leur production pour la vendre lors de nos manifestations mais pouvons nous etre optimistes et penser à ramener une valise de nappes ou autres ou rien ???
Je suis d'accord sur le fait que l'économie est bloquée par le régime politique mais aussi par le poids des traditions et les fady .
Et c'est sur ces points que je me décourage souvent mais d'un autre coté je me dis que quand on a faim, qu'on ne sait ni lire ni écrire, qu'on n'a aucune information sur ce qui se passe autour , peut on réfléchir à l'avenir et au développement ?
Voilà l'excuse que je leur trouve mais parfois elle me parait insuffisante
bonjour ,
je suis entierement d'accord , Johnbill connait trés trés bien les dessous aussi du fonctionnement de MADA et de ses habitants , Mesrob aussi , Ilivic a un apport pertinent sur la nature humaine que je trouve réel.
pour le forum :
Concernant les ethnies et les castes , il s'avère encore en pratique l'animosité sous jacente entre eux( Merina/Sakalava/Ankarana surtout) Quand on connait l'histoire et les guerres ethniques d'un pays depuis ses origines , on comprend mieux le présent . La répartition des richesses en éducation , santé , infrastructure etc... est du ressort de l'état , on le sait et les ONG sont ponctuelles mais pas sur du long terme .Bref , pour être incorrect , c'est le bordel a cause du partage du pouvoir depuis 1960 comme d'habitude .
C'est beau le rêve tout le monde s'aime , nager dans le bonheur etc... mais déja dans une famille , un couple ou des voisins on se dispute , on se déchire même , alors comment voulez vous que un pays ....
pour chantalb(avec gentillesse) : vous rêver ceci :
Blanc comme le riz qui n’est plus notre denrée principale car nous pouvons manger de tout.
Je vous répond : même les Gasys en France depuis longtemps et qui vivent bien , ne lâche pas leur riz au quotidien c’est presque génétique (lol)
salutation a tous
Ce qui est également surprenant, c'est la rivalité et la jalousie qui existent entre les malgaches, aussi bien au pays qu'en France. Et cette rivalité et cette jalousie passent avant tout par la richesse matérielle, comme si l'argent suffisait à faire le bonheur, mais aussi comme s'ils voulaient maintenir ou tenir un rang vis à vis de leurs rivaux (rivales) !
GDID69
"Quand les yeux s'émerveillent, l'esprit s'ouvre"
Votre analyse est très pertinente et il faudrait qu'une majorité d'associations s'inspirent de votre constat mais pour les plus petites, c'est souvent l'inverse qui se produit : elles disposent d'un budget mais que faire avec sur place ? d'où souvent des actions mal ficelées qui avortent très vite par manque de viabilité et de réalisme......
Mais, je crois que toutes ces actions, fortes honorables, ne trouveront pas d'écho durable sans un changement des mentalités c'est-à-dire de la façon dont est perçue cette aide plus comme un cadeau que comme un outil formateur pour un nouveau départ.... qui ne sont souvent qu'un feu d'artifice, une fois les clés laissées aux malgaches....
Lorsque cet obstacle, insurmontable aujourd'hui, sera sur la voie d'être résolu, les choses iront dans le bon sens, celui du "gagnant-gagnant" !
A l'échelle locale, la formation est une bonne chose mais elle ne peut pas être généralisée en transformant toute l'île en un immense atelier de couture, c'est exagéré évidemment ! mais lorsque vous voyez aujourd'hui fleurir à chaque manifestation locale ici, un artisanat malgache, il s'est instauré une banalisation de ces produits qui n'ont plus le même intérêt de curiosité de la part d'éventuels acheteurs....
La difficulté est là, comment produire pour le local surtout ? lorsque vous voyez ces tonnes de fripes déclassées européennes venir tuer le marché local des couturières des rues ...
"il faut d'abord être soignés" oui, bien sûr mais en amont, il faudrait apprendre l'hygiène minimum alimentaire et sanitaire ce qui ne demanderaient pas des moyens énormes mais un changement des mentalités inévitablement...
"il faut éduquer" oui mais avec des instituteurs ayant une meilleure formation, cesser de croire qu'il suffit de la bonne parole pour convaincre et renverser le cours des choses....
Pour conclure, je dirais que les changements souhaités se heurtent à des obstacles trop importants d'ordre communautaire et social pour qu'ils puissent, même avec la meilleure volonté possible, être mis de côté ou rangés sous le coud pour repartir dans la bonne direction que vous indiquez....
Y croire , ça ressemble beaucoup à cette célèbre méthode Coue.......
Cordialement
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Bonjour La mesure de riz qui est à la base c'est vrai une boite de lait concentré s'appelle un capoca (prononcer kapok) et qui est comprise environ 3,5 fois dans un kilo. Le prix actuel en région SAVA tourne autour de 300 AR ce qui fait le kilo à 1050 alors qu'a Tana il est proche de 1400 et plus. Pour ce qui est de la production à l'hectare (les dernières info que j'ai pu lire dans des comptes rendu de la région SAVA)en moyenne il y a une récolte de 0,8 t et une autre de 1,2 t par an (je sais certaines régions du monde sont à 10 t). Il faut assister une fois ne serait ce qu'au moment ou les zébus sont utilisés pour l'émiétement des mottes dans les rizières boueuses et ensuite le repiquage souvent par les femmes avec de l'eau parfois jusqu'à la taille pour se rendre compte du travail à fournir. Pour les salaires c'est exact : un fonctionnaire autour de 140000 Ar et une serveuse dans un restaurant vazaha 60000 Ar. J'ai fini par me rendre à l'évidence, aprés un an au Sénégal, des séjours au Sénégal et en Afrique du Sud, et 5 séjours à Mada : la seule forme qui pourrait efficacement faire progresser le bien étre de la population malgache serait de verser une somme minimale d'argent tous les mois ou deux mois directement à la mère de famille. Si lors de votre voyage à Mada vous avez l'intention de porter des choses essayez d'emmener des choses qui sont introuvables sur place pour ne pas perturber le commerce local. Il vaut mieux donner de l'argent a des particuliers necessiteux qui pourront acheter et ainsi aider les commerçants locaux à évoluer et ainsi faire redémarer l'économie locale. Veloma
je suis désolé, mais il faut absolument éviter l'assistanat !
C'est la pire chose qu'on puisse faire : il est inefficace, contre productif, et de surcroit va à l'encontre de la dignité humaine.
Certains n'attendent que ça et pourtant, c'est surtout ce qu'il ne faut pas faire.
Les malgaches sont ce qu'ils sont, mais ils ont leur fierté !
A ne regarder que les femmes dans la brousse, elles n'ont ni toilettes, ni salle de bain, ni miroir, et pourtant elles sont toujours coquettes, à la hauteur de leurs moyens, mais elles prennent soin d'elles.
Sauf à être très misérables, elles sont resplendissantes, bien coiffées, et elles y passent du temps, toujours bien mises dans des robes qui leur vont à merveille.
On a vu les effets du RMI à La Réunion, où des laisser pour contre qui faisaient qq menus travaux des champs, du bucheronnage pour gagner de quoi manger, ne faisaient désormais plus rien, et picolaient en attendant leur solde de RMI du mois suivant.
Vous parlez de riz ! La production en 1960 était de 3 tonnes à l'hectare, et Mada en exportait ; aujourd'hui elle est en moyenne de 1,5 tonnes (dixit le CIRAD) alors qu'il est possible de produire jusqu'à 18 tonnes !
Les japonais ont apporté de nouvelles semences et de nouvelles méthodes !
Il y a le SRI auquel les malgaches sont formés, mais les habitudes, les tabous et les modes ancestraux sont tenaces, et c'est bien dommage.
J'envisge d'acheter des rizières et d'y installer des paysans qui devront suivre le mode SRI pour voir si ça marche et pourquoi ça ne se développe pas davantage !
Ce n'est que mon point de vue, mais d'autres sur ce forum vivent à Mada et connaissent mieux le pays pour en parler !
Cordialement
Daniel
GDID69
"Quand les yeux s'émerveillent, l'esprit s'ouvre"
Je rentre du travail , suis parti hier matin, bon merci donc aussi a Ytell, Mesrob, ilivic, GDID69 ET ours 80, enfin drs réponses conxcrètes et VRAIES sur Mada, grand plaisir a vous lire; CONTINUEZ
a +
christian
Je lance une nouvelle discussion et surtout ne vous énervez pas J'ai remarqué lors de mes séjour à Madagascar que les malgaches entre eux ne s'apprécient pas…
Réflexions de voyageurs › Madagascar · 121 replies
Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui... Lorsqu'on…
O Madagascar, toi et moi, une merveilleuse première rencontre en 2006... le continent africain entre nous. Mais mon amour entier, depuis presque cinq ans, est…
Nous sommes tous attachés à Madagascar pour des motifs différents, le souhait pour tous je crois, est un changement face aux problèmes actuels. Cependant je…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/