On était là, soudain, très loin
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Bon et bien voilà. Le barroudeur a Paris. C'est étrange ce site... je ne peux pas m'empêcher que beaucoup d'entre vous sont comme toutes ces personnes avec qui j'ai partagé une bière ou un petit bout d'humanité là-bas. "La-bas"... Ca va faire cliché mais Kerouac avait raison sur quelques points: "il n'avait nulle part où allait sinon partout" et surtout "je n'avais rien à offrir à personne que ma propre confusion".

Je m'adresse à vous parce que je pense que vous pouvez comprendre ça. Ce sentiment bizarre que l'on n'existe qu'à l'étranger et que tout son être est tourné vers ailleurs. Je demande pas de compatissance psychanalytique, mais DIANTRE, le monde putain! Rien n'a de sens mais tout est beau. Ca ne sert à rien de raconter ce que j'ai vécu car vous le savez à votre façon.

Je ne vois décidemment pas où je veux en venir, mais la vie me manque un peu ce soir,

et voici l'heure où la nuit anesthésie le monde et berce les coeurs légers.

Je rêve de voyages, de pouvoir vomir au fond d'un trou paumé, de me sentir exister donc.

Tout ca me manque, je pars bientôt, heureusement.

Il est 3h09, je vais regarder une dernière fois par la fenêtre, comme pour me rassurer.

Erwan, 20 ans (c'est possible d'être déjà névrosé si jeune????)
MO Montagne666 Veteran ·
Pour ma part je te reponds a 7.45 du matin, apres n'avoir pas dormi de la nuit, etre encore un peu ivre, avoir pris mon petit dejeuner et continue de finir la biere, et projette de continuer toute la journee, surtout que c'est aprem crepes pour tout le monde, foi de moi-meme... et je suis a Belgrade, dehors la neige flamboie, le soleil rougeoie, et non ma soeur annne, toujours rien a l'horizon, si ce n'est le bonheur de l'instant present, universel, intemporel, qui peut se passer aussi bien a l'etranger que bien chez soi, ca ca n'a pas d'importance. Le voyage c'est pas la distance en kilometre, c'est la distance par la pensee. On peu voyager meme chez soi, il suffit de se laisser aller. C'est dur. Car moi meme en etant a l'etranger parfois j'oublie de continuer a voyager, je me laisse enferrer dans le quotidien, c'est rechauffant le quotidien, mais il etouffe les actes.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque

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