Les jours succèdent aux jours, la chaleur succède à la chaleur. Les chemins poussiéreux, secs, bordés d'arbres fruitiers, accompagnent mes marches à pied quotidiennes. Les montagnes, les montagnes... 4500km pour comprendre qu'il existe une vie avec ou sans montagnes. Arides, majestueuses, mélancoliques. Seuls ces paysages pouvaient enfanter le son du doudouk et les complaintes hoquetantes des Kurdes, Arméniens ou Iraniens.
Comment vivre sans tristesse? Comment vivre sans ce silence assourdissant? Comment vivre sans ennui, sans imaginaire, sans amour impossible, sans secrets, sans regrets.
Ici il ne se passe jamais rien, pourtant tout le monde attend. Attend mais attend quoi? Le temps, en Arménie, à pris congé. Manteau de neige et paysage en dichromie l'hiver, poussière ocre et soleil de plomb l'été. La Nature n'a pas laissé d'espace au bruit ici, elle lui a préféré les murmures et les promesses non tenues, la quiétude orageuse, les murs et les regards en biais.
J'avais perdu, un temps, cette faculté de rester immobile durant des heures, ce plaisir de laisser le corps en sommeil tandis que les pensées, cachées sous mes cheveux, s'entrechoquent, courent tout près ou bien à des milliers de km, goûtent cette liberté qui n'existe qu'à l'intérieur de soi, jouissent d'être interdites, crient sans bruit, s'ébattent, font battre mes paupières ou observent parfois frissonner une larme au coin de mon oeil. Oui j'avais oublié l'enfance, les questions, les extrapolations, les choses qu'on a pas le droit de faire ou de dire. L'interdit réveille les sens, les règles donnent envie d'être contournées, la bienséance recouvre la vie bouillonnante.
L'Arménie m'a rendu mes pensées fantasmagoriques, après m'avoir brimée, repoussée, malmenée. Vivons heureux, vivons cachés. C'est un peu ça l'Arménie. Pensées-péchés. Que c'est bon de penser des choses qu'on a pas le droit de faire; de provoquer les vieux en leur demandant d'allumer ma cigarette; de fumer dans la rue principale d'un village, et de créer toutes sortes de jaseries, qu'on me rapporte ensuite; d'entendre les aventures inavouables de mon amie. Oui, c'est bon l'interdit.
Ma chère Bretagne me paraît si peu mystérieuse par comparaison, si facile à vivre, si douillette, si réelle. Partir d'Arménie, sera comme se réveiller d'un songe, mi-rêve mi-cauchemar. Il faudra relever les draps, l'émotion me serrera encore le coeur, mais la vie vite reprendra ses droits, le temps refera son apparition, le bruit, la ville. Mes regards se tourneront alors à l'Est, et je soufflerai mon désespoir passé dans cette flûte que l'Arménie m'a donnée.
Puisse le vent traverser les frontières, transformer les notes en sanglots et les soupirs en lettres d'amour
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Si je ne suis pas pas dans l'ambiance, excuse moi ! Chaque chose a une fin. Pas facile de trouver les mots.
Quand je suis triste de partir d'un pays que j'ai aimé, de revenir chez moi, alors je me dis que je repartirai un jour... une promesse que je me suis faite pour le Pérou. Et un breton, c'est têtu !!! ca tient toujours parole.
Revenir, c'est pour mieux repartir un jour.
L'actualité internationale n'est pas des plus heureuses.. mais on ne peut pas toujours pleurer sur la misère du monde, parce que finalement, personne ne pleure sur le sort d'autrui.
Marie.
Marie.
Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage.
bonsoir,
Le plus dur ce n'est pas de quitter un pays pour ses paysages ou son mode de vie mais de devoir quitter de vrais ami(e)s pour être obligé de retrouver à la maison des personnes que l'on aimerait voir disparaître à tout jamais🤪
Mais comme disait le grand poète russe : "Mange ta soupe et tais-toi"!!!
Ce qui m'est difficile, ça n'est pas de retrouver, mais de quitter. Et non, le plus difficile n'est pas de quitter les amis, car eux ne dépendent ni d'un paysage, ni d'un mode de vie.
Il m'était tout aussi difficile de quitter la Bretagne pour l'Arménie. Je me suis trompée en mettant un point d'interrogation à mon titre, ça n'était pas une question mais une affirmation.
Mon texte a été déplacé dans "Pensées, réflexions de voyageurs", je n'en suis pas vraiment mécontente, mais du coup cela appelle des réponses, comme si je demandais conseil ce qui n'est pas le cas. J'avais juste posté un texte, pas vraiment une réflexion ni une interrogation, juste un ressenti, une préparation au départ.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Très belle chronique ( comme d'habitude !) sur la transgression et l'analyse de la manière avec laquelle, elle vient progressive à l'esprit de la voyageuse est intéressante.....
Choc de deux mondes qui finit par se juxtaposer dans son esprit mais où le monde de l'accueil finit par prendre le dessus momentanément.....
Réflexion aussi d'une voyageuse essayant de s'intégrer dans une société archaïque mais qui finit, faute de mieux, par donner comme réponse, de montrer sa satisfaction de l'interdit où elle prend visiblement du plaisir.....
Plus qu'un provocation apparente, une volonté évidente d'exprimer sa féminité autrement.....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Je crois que des que l on vit des experiences ailleurs ... on regardera tous d une maniere ou d une autre et pour des raisons toutes uniques a chacun, de l autre coté ... d une montagne, d un ocean, d un continent... avec nostalgie, tristesse, emotion ou mieux encore simplement avec un sourire pour les bonheurs vécus.
Les lieux, les gens, ce que l on vit grace a eux et surtout ce qu ils nous on permis de decouvrir sur nous même, ce que nous avons pu ressentir en nous, sans savoir quelle en ai la cause reele.
Il est difficile savoir s il y a un "Chez soi", certes il se trouve certainement lá oú sont nos êtres chers, lá oú nous nous sentons chéri ... mais il me semble que ce n est pas forcement un lieu exact. Je crois que c est en nous.
En vivant hors de son pays d origine, on se forge des bases et des idées differentes.
On ajoute des notions de vies a celles que l on nous a inculqué au court de notre education.
Et si l on voyage en plus, alors se construit dans notre esprit un melange extraodinaire de sensations et reflexions ... qui peut, tout compliquer diront certains !! Ou au contraire, si l on prend son temps, ouvrir l esprit et être des plus enrichissant.
Les retours, nous font peur, c est la fin d une periode, c est le debut d autres choses et souvent nous avons peur de perdre en intensité...
C est le retour a la vie "normale" et ça c est difficile a gerer.
Moi je pense souvent que nous avons en nous comme "un jardin a souvenirs", dans lequel nous pouvons nous promener a volonté ... dés que la vie nous malmene .... et sourrire des images qui se presente a nous et qui n appartienent qu a nous....Ça c est pour toujours.
Oublieuse je te souhaite un bon et beau retour
Le monde semble sombre ... quand on a les yeux fermés
bonjour hello hola bundia bonjorno meraba namasté deimat etc...
ma parole il ya toujours un breton quelque part!!!!!
l'appel du large les fait voyager
voyager.....c'est chercher quelque chose ou parfois en fuir d'autres??????
partir pour le plaisir....de revenir, poutant le plus dur dans le voyage, cest le retour
heureusement que l'on repart.......pour revenir
la nostalgie des origines et celle des voyages
ça ne s'arete jamais
le voyage....fabuleuse maladie
en raison de nos propres états d'ame, ressentis a la beauté d'un pays traversé, dans une relative solitude propice aux réflexion sur soi, sur les autres, le sens de la vie, l'on voudrait parfois communiquer notre ressenti a la Terre entière, comme si celle-ci devait s'arrêter de tourner (comme lors de notre premier chagrin d'amour ).
C'est parce que la réalité dépasse notre soi, notre petite personne, que l'on peut, et sait, être bouleversé ...
une phrase a retenue mon attention : "comment vivre sans amour impossible", c'est a dire dans le regret toute sa vie, voire dans la souffrance en ne possédant jamais, tout en magnifiant cet amour !
Or rien n'est plus beau et riche qu'un amour partagé et vécu concrètement, que cet amour soit dans un couple, ou d'un autre ordre( amour pour un peuple, une éthnie, qui par leur gentillesse vous le rendent, une terre traversée qui vous transcende par sa beauté, dans ses silences, et qui en quelque sorte vous dit qu'elle vous aime, qu'elle est là pour vous lorsque vous savez la voir sans toutes vos idées préconçues : le milieu montagneux y est propice, et cela fait partie des récits de voyages lus ça et là, des lectures qui invitent a la rêverie, et a l'envie d'y aller voir de près).
tout être a besoin d'un complément a son soi pour s'épanouir, et non d'un contraire.
bonjour Oublieuse ... j'essaie de te répondre mais je ne trouve ps les mots exacts, ce poème s'est aussitôt imposé à moi ...... donc, je suis allée le rechercher surle Web ! ah ! ces merveilleux nuages ! ...
L'Étranger Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère? Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère. Tes amis? Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu. Ta patrie? J'ignore sous quelle latitude elle est située. La beauté? Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle? L'or? Je le hais comme vous haïssez Dieu. Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger? J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!
"pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du monde. italo Calvino "Paroles de voyageurs" si tu n'as pas étudié, voyage".
Je crois que des que l on vit des experiences ailleurs ... on regardera tous d une maniere ou d une autre et pour des raisons toutes uniques a chacun, de l autre coté ... d une montagne, d un ocean, d un continent... avec nostalgie, tristesse, emotion ou mieux encore simplement avec un sourire pour les bonheurs vécus.
Les lieux, les gens, ce que l on vit grace a eux et surtout ce qu ils nous on permis de decouvrir sur nous même, ce que nous avons pu ressentir en nous, sans savoir quelle en ai la cause reele.
Il est difficile savoir s il y a un "Chez soi", certes il se trouve certainement lá oú sont nos êtres chers, lá oú nous nous sentons chéri ... mais il me semble que ce n est pas forcement un lieu exact. Je crois que c est en nous.
En vivant hors de son pays d origine, on se forge des bases et des idées differentes.
On ajoute des notions de vies a celles que l on nous a inculqué au court de notre education.
Et si l on voyage en plus, alors se construit dans notre esprit un melange extraodinaire de sensations et reflexions ... qui peut, tout compliquer diront certains !! Ou au contraire, si l on prend son temps, ouvrir l esprit et être des plus enrichissant.
Les retours, nous font peur, c est la fin d une periode, c est le debut d autres choses et souvent nous avons peur de perdre en intensité...
C est le retour a la vie "normale" et ça c est difficile a gerer.
Moi je pense souvent que nous avons en nous comme "un jardin a souvenirs", dans lequel nous pouvons nous promener a volonté ... dés que la vie nous malmene .... et sourrire des images qui se presente a nous et qui n appartienent qu a nous....Ça c est pour toujours.
Oublieuse je te souhaite un bon et beau retour
Une seule chose : superbe ! C'est exactement ce que je viens de me dire en revenant de Thaïlande, ça a été vraiment très dur surtout que j'ai assez peu d'amis à la Réunion et que ma ville est totalement morte le soir (à part St-Gilles). Je me suis promis d'y retourner en Thaïlande, ça se fera peut-être tôt peut-être beaucoup plus tard mais je le ferai, ne serait-ce que pour me remémorer tout ce que j'ai pu vivre à Bangkok en particulier.
Je ne peux me souvenir d’avoir lu un texte tellement franc et profond sur ce forum que le présent ... Son autrice nous parle de « quitter » mais pas de « partir » (ce qui n’est pas du tout le même), elle nous fait parvenir un instantané de son état d'âme ...
Bonjour de Hanoi
Je rentre en France par le chemin des ecoliers et j`ai l`intention de faire le crochet par le Tibet.
Oublieuse tu me donnes envie de faire aussi le crochet par le Caucase. Tu parles de l`Armenie avec tant d`enthousiasme!
Une chose : ce serait bien aussi que tu racontes ton experience de volontaire europeenne. Moi aussi je voudrais faire quelque chose de ce genre, en Armenie ou ailleurs; pourquoi pas en Armenie si j`ai le meme coup de foudre que toi en y passant.
Andre
superbe recit, elegant et profond,
bravo! car cela parle a beaucoup d'entre nous.
tu as mis des mots sur des sentiments et sensations que je ressents et qui me sont familiers, et qui tapent justes.
ça fait du bien!
merci
ludo
Bonjour Kfracasse,
Je veux bien parler de mon expérience de SVE, peut-être que ça pourrait trouvr sa place dans la rubrique divers, mais dans ce cas, dis-moi ce que tu veux savoir et j'essayerai de répondre de mon mieux 🙂. au fait, je n'ai pas vraiment eu un coup de foude pour l'Arménie, c'est tout l'inverse en fait. J'ai fini par l'aimer, après avoir passé beaucoup de temps à ne pas la comprendre et à être incomprise. L'Arménie, pour moi, c'est comme une amie d'enfance: on a pas forcément de point commun, mais à force d'être côte à côte, on se comprend, on s'accepte tel que l'on est, même si l'autre a plus de défauts que de qualités (croit-on...).
Javaludo: 🙂 ça me fait plaisir que mon texte te parle.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Un peu déçu que vous ne nous donniez aucune indication sur votre expérience de volontaire européenne.
Je suis en Arménie. Je vais essayer de prendre rendez-vous avec quelqu’un de la délégation européenne pour en savoir plus.
A part ça:
Il y en a certain-e-s qui auraient souhaité avoir un témoignage sur le SVE. Je suis tout à fait prête à répondre aux questions si ces personnes sont toujours intéressées, mais je ne me vois pas "écrire" dessus, je ne saurais par quel bout commencer!
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Peut-être Service Volontaire Européen ?!?
Je suppose...
Je ne connais pas mais ça doit être très concret.
Tu préfères rester dans la poésie. C'est le plaisir de te lire, ça fait du bien !
De toute façon, quand il y a débat, quand les sujets posent de grosses questions, ça dégénère vite et ça ne sert à rien, non plus !
J'en ai fait l'expérience.
Donc, le forum est parfait pour rêver et lire de beaux textes !
Merci encore pour ton magnifique message...
Je reste admiratif !
Tu as raison il vaut mieux faire de la poésie que d'aider le tiers-monde.
Si effectivement le SVE consiste à faire de la poésie dans ce cas Oublieuse a parfaitement accopli sa mission.
Tu as raison il vaut mieux faire de la poésie que d'aider le tiers-monde.
Si effectivement le SVE consiste à faire de la poésie dans ce cas Oublieuse a parfaitement accopli sa mission.
Je ne sais pas si le SVe consiste à faire de la poésie, ce qui est sûr c'est qu'il ne consiste pas à aider le tiers-monde 🙂, sinon on ne m'y aurait jamais vue...
Le SVE (service volontaire européen), est une possibilité, pour tous les jeunes citoyens d'un pays participant au programme, d'aller à la rencontre d'une autre culture pendant 6 à 12 mois. Pour faciliter l'intégration et la compréhension du pays où ce jeune se rend, il participe à un projet mis en place par une association sur place. Les buts ultimes du SVE étant les suivants:
- faire naître un sentiment d'appartenance à l'Europe chez les jeunes
- ouvrir le jeune à une autre culture, donner à connaître la sienne
Tout ça dans le but utopique d'une meilleure compréhension des peuples par effet boule de neige (un jeune rentrant de SVE sera plus "ouvert" à l'autre, partagera son expérience avec les gens qui l'entourent, etc...), afin de faciliter, plus tard, les relations entre peuples européens (Europe élargie aux voisins de l'Europe).
J'aime beaucoup cette vision des choses, malheureusement j'ai parfois l'impression que le SVE et Erasmus sont les derniers reliquats des idéaux européens. Le SVE avait d'ailleurs failli disparaître alors même qu'il représente un budget infime dans la bourse européenne.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Donc on t'a payée 6 à 12 mois pour acquérir une conscience européenne, apprendre à connaître l'autre et accessoirement écrire de la poésie. Mais c'est merveilleux ça, je sens que je vais m'inscrire.
Ben oui, ça peut paraître étonnant, mais c'est bien les buts du SVE.
En même temps, croire que c'est si simple que ça, un SVE, c'est se fourrer le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. L'intégration et la compréhension d'une culture est autrement difficile que de participer à un projet quel qu'il soit.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Donc on arrive, on s'installe qq part et on se laisse pénétrer par la culture en même temps qu'on acquière une conscience européenne.
Une fois le Nirvana europeen atteint on rentre. C'est vraiment merveilleux. VIVE L'EUROPE.
ET VIVE LA POÉSIE !
J'ai du mal à comprendre le ton ironique et désabusé que tu empreintes, tout en caricaturant le SVE. Je t'ai donné les buts du SVE. Ensuite il y a les moyens. Les moyens, c'est l'implication dans un projet local. On ne reste pas là juste à bayer aux corneilles, m'enfin ça me semblait évident.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Donc on arrive, on s'installe qq part et on se laisse pénétrer par la culture en même temps qu'on acquière une conscience européenne.
Une fois le Nirvana europeen atteint on rentre. C'est vraiment merveilleux. VIVE L'EUROPE.
ET VIVE LA POÉSIE !
Je ne partage pas du tout l'ironie avec laquelle vous tenez à caricaturer le SVE.
Le culte de l'action pour l'action a beau être à la mode et se porter à la boutonnière haut plus haut niveau de l'Etat dans plusieurs pays d'Europe, il n'y a pour autant rien de déplacer à investir dans l'acquisition par la jeunesse de repères, de connaissance, de conscience et de culture européenne ; et même s'il s'agissait d'écrire et de partager de la poésie, ce serait néanmoins loin d'être un investissement stupide.
Je préfère un SVE dans cet état d'esprit à une mission humanitaire entreprise sur des motifs naïfs, comme on en voit trop.
D'accord ! Les moyens c'est de s'impliquer dans un projet local. Mais enfin à quel projet local t'es-tu imliquée ? Est-ce que enfin la discussion ve devenir concrète ?
On m'a parlé de deux filles venues pour un SVE (ce n'est ps toi) et reparties avant le fin complètement écoeurées parce qu'elles n'avaient rien à faire et qu'elles s'emm...aient. Ce n'est pas de l'ironie ça ! Er si c'en est cela ne vise pas particulièrement Oublieuse. j'ai quand même le sentiment que le SVE c'est du bidon. Mais je ne demande qu'à être convaincue du contraire.
Bon, je n'ai pas répondu sur le projet, tout simplement parce que je n'avais pas vu le message en temps et en heure. Deuxièmement, parce que la question était très vague, et que donc je ne savais pas trop par quoi commencer (est-ce que la personne voulait des renseignements précis? un récit? que sais-je...).
Ensuite, ce post n'est pas la place pour répondre à ces questions, il faudrait donc que j'ouvre une autre discussion, et comme les personnes intéressées n'avaient pas répondu à ma demande de questions plus précises, je ne l'ai pas fait. Faut vraiment se justifier de tout ici ma parole...
Effectivement, il y a des gens qui sont mal tombés concernant leur projet, ça arrive dans tous les pays où le SVE existe, malheureusement. Le SVE est encore "jeune", et les défauts d'organisation existent (notamment pour l'obtention de visas adéquats, en particulier pour les jeunes hors-Europe qui doivent faire leur SVE dans l'UE. J'ai par exemple un ami de Turquie qui n'a jamais obtenu de visa pour son SVE en Espagne, du gâchis!). C'est notamment dû, à mon avis, à la complexité que ça représente vu le nombre de pays et de cultures bureaucratiques impliqués, ainsi qu'au personnel peu nombreux dédié au SVE dans l'UE. EN gros, c'est un peu le bazar, et les assos proposant des projets d'accueil ne se valent pas toutes, beaucoup font ça pour récupérer de l'argent (et pas seulement dans les pays auxquels on pense, c'est aussi le cas en France).
Il y a aussi des personnes pour qui le choc culturel est trop grand, et qui décident de repartir. C'aurait pu être mon cas, et celui de la quasi-totalité des volontaires que j'ai rencontrés en Arménie.
Pour ce qui est de mon projet, en gros, sur le papier: donner des cours d'espagnol, de français et d'initiation à l'informatique à des jeunes de la région où j'étais (Vayots Dzor), ainsi que créer un site internet. Ce projet c'est moi qui l'ai proposé, il a été accepté par le centre de jeunesse où je devais atterrir (je n'ai pas "souscrit" à un projet préexistant comme c'est habituellement le cas pour le SVE). Au début, c'est ce que j'ai fait, pendant 3 mois environ. Puis il y a eu une coupure en raison de mon pb de visa (j'avais dépassé la date limite, et l'Arménie par la même occasion commençait à me taper sur le système). J'ai donc passé un mois en-dehors de mon projet, à essayer de prendre une décision (rester illégalement, ou partir et abandonner mon SVE). J'ai finalement choisi la première option, et suis rentrée "chez moi", à Yeghegnadzor. Mais mes collègues n'étaient plus trop motivées pour recommencer les cours. Ils ont été abandonnés, à ma grande surprise, car ça se passait plutôt bien, je crois n'avoir pas été ennuyeuse et avoir essayé de leur apprendre des choses très concrètes. Pour l'informatique, j'étais soulagée, car je donnais ces cours en "arménien", et c'était vraiment difficile car il me fallait retenir des termes techniques alors que je ne parlais pas encore couramment la langue.
Pour ce qui est du site internet, j'étais très motivée. Il s'agissait de faire un vitrine sur le net de la région Vayots Dzor. Malheureusement, je n'ai eu que très peu d'aide. D'une parce que je n'ai pas osé en demander trop de la part de mes collègues avec qui les relations même si conviviales, restaient distantes, de deux parce qu'au début, je ne parlais pas lalangue et n'avais pas de contacts. J'ai également sous-estimé la somme de travail: la partie à la fois technique du site, et le contenu, je devais tout faire. Mission quasi-impossible, et décourageante, car je travaillais seule, et j'avais l'impression que tout le monde se foutait de ce site. Sauf quand il s'est agi de réfléchir où il serait hébergé, là tout d'un coup mes collègues étaient beaucoup plus intéressés pour mettre ça sur leur site officiel de centre de jeunesse.
Sur la fin, j'ai finalement rencontré des gens qui auraient pu énormément m'aider, le centre infos touristes du village d'à côté. Sauf que personne ne m'en avait parlé. Et qu'à la fin, je n'étais plus trop motivée. Rien que le fait de demander un carte de ma ville était compliqué, à la mairie qu'on ne pouvait pas me la donner 🤪. Au musée, pour emprunter un fascicule, même juste pour la journée, on m'a répondu: impossible, c'est l'exemplaire du directeur (je précise que mon lieu de travail était à même pas 100m du musée, et qu'il s'agissait d'une toute petite ville de 10 000 habitants). J'ai également eu besoin de traducteurs pour des légendes sur la région que je souhaitais mettre sur le site, seule une de mes amies a été disponible pour ça.
Donc le bilan, c'est qu'effectivement, le projet n'a pas vraiment abouti, du fait de la mentalité des gens qui m'entouraient. Complexe vis-à-vis de tout ce qui est occidental, gens peu habitués à cotoyer des étrangers, et donc à les accueillir pour qu'ils se sentent à l'aise. J'ai pourtant fait tout ce qui était en mon pouvoir pour briser le mur invisible entre "eux et moi" (apprentissage très volontaire de la langue, je pouvais communiquer au bout de 3 mois, inscription à trois activités différentes, dont les danses traditionnelles et cours de doudouk), je posais beaucoup de questions, etc... mais rien n'y a fait, tant pis! Moi j'ai retiré de ce SVE énormément de choses, j'ai appris une nouvelle langue et j'ai appris à regarder le monde depuis l'Est, et sincèrement, je n'en demandais pas plus, le projet était pour moi tout à fait secondaire (ce qui ne veut pas dire que je ne l'ai pas pris au sérieux).
La déception est plus grande pour ceux qui partent à cause du projet avant tout. Dans un pays comme l'Arménie, il est très rare que les étrangers soient bien accueillis et se sentent à l'aise, mais je pense que les premiers SVE ont "défriché" le terrain, et leur ressenti a beaucoup aidé leurs assos arméniennes à comprendre ce que c'est que d'accueillir quelqu'un qui vient d'ailleurs, et c'est ça le principal. C'est pour cela que je disais que le plus difficile, ça n'est aps le projet en lui-même, mais la rencontre de deux cultures, et c'est à mon avis ce deuxième point qui est le plus intéressant dans un SVE.
J'espère avoir répondu à la question!
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Enfin une réponse ! Et une réponse vraiment très intéressante. Cela rejoint pas mal les échos que j'ai pu obtenir ici.
Je me demande si la seule solution ici ce n'est pas de travailler avec le privé. Il y a un site sur Garni par exemple qui est peut-être du même style que celui que tu voulais faire sur le Vayots Dzor. Mais c'est une agence de voyage privée qui l'a monté. Le maire de Garni n'en avait rien à f....
jette un coup d'oeil www.armenie-voyages-garni.com
Oublieuse je relis ton texte à tête reposée etje reviens vers toi...
Oui mais dans ce cas, c'est le résultat qui importe plus que les moyens d'y parvenir, hors ce n'est pas ma vision des choses. Mon volontariat, c'était avant tout pour faire quelque chose "ensemble" dans le centre de jeunesse où j'étais. Pas de faire "mon truc" et de me casser. Les gens à qui c'était dédié n'étaient pas intéressés? Eh bien tant pis, je ne l'ai pas fait (ou plutôt pas fini, c ar c'était quand même pas mal avancé). De plus, je voulais que ce site soit en arménien et anglais avant tout, donc pour l'arménien, il me fallait impérativement de l'aide. Le but était, en ce qui me concerne, de faire un site sur la région POUR les gens de la région. J'aurais voulu intégrer les jeunes des villages alentours, qu'ils écrivent la page concernant leur village, que le site permette plus de communication entre les jeunes. Car comme tu le sais, la communication est des problèmes majeurs en Arménie. Bon, je n'y ai pas réussi, sincèrement je m'en fiche un peu, car si les gens n'étaient pas intéressés, c'est que donc ils n'en avaient pas besoin. Ce qui aurait été sympa, c'est de me le dire depuis le début 😄.
Ce n'est pas uniquement la faute des Arméniens non plus. Je ne suis pas quelqu'un de très "rassembleur", je n'ai pas l'âme d'un leader, et c'est ce qu'il aurait fallu pour un tel projet. Je ne suis pas non plus du genre à pousser au cul. je suis plutôt quelqu'un d'indépendant, mal organisée, et donc je n'ai pas su "prioriser" mes tâches, et chercher au bon endroit.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Tout à fait d'accord c'est un site commercial qui se présente comme tel quoique finalement ce soit avant tout une description de Garni et de Guéghard.
Mais c'est ça qui marche ici : si vous dites "je viens faire du business" on vous comprend et on vous approuve. Si vous dites "je viens faire du bénévolat" on ne vous croit pas et on cherche à savoir quel intérêt (entendre intérêt matériel) vous cachez. Vous avez intérêt quand vous faites de l'humanitaire à le déguiser en business. C'est le monde à l'envers ? Je suis bien d'accord.
Les Arméniens ont du mal à avoir une vue à long terme. surtout dans les campagnes et les petites villes. Aller cueillir des fruits pour les vendre le lendemain au marché ça ils comprennent. Mais leur expliquer qu'un site internet va amener plus de touristes donc que les chambres d'hôtes vont se développer et les bistrots et les emplois de guides etc. etc. ça ils ne comprennent pas. Ils n'arrivent pas visualiser l'enchaînement des faits.
Le pire c'est en matière d'éducation : quand on leur dit que s'il travaillent bien pendant 15 ans de scolarité et d'université leurs enfants seront ingénieurs ou docteurs ! Oh la la ! dans 15 ans ! C'est carrément de la science fiction. En attendant il y les foins à ramasser !
Quant à vouloir que tous les gosses se mettent à un projet dans un mouvement d'enthousiasme cela relève de la pure utopie. Ici on fait quelque chose parce l'autorité (le père, le chef, le prof etc.) l'a ordonné.
Tout ce que j'ai pu obtenir de gosse ou d'ados, c'était parce qu'on m'obéissait ou c'était pour me faire plaisir mais jamais une seconde ces enfants arrivaient à penser qu'ils faisaient ce quelque chose dans leur propre intérêt.
D'autant plus que leurs parents sont convaincus que c'est moi qui trouve un intérêt, sinon je ne m'occuperai pas de leurs enfants.
D'accord avec l'analyse, même si j'y vois une pointe de paternalisme, sauf que comme l'a dit Tatra, le SVE n'est ni de l'humanitaire:
il ne s'agit pas d'une personne d'un pays développé partant dans un pays sous-développé pour aider les populations,
puisque les Arméniens EUX AUSSI, ont la possibilité de partir en SVE dans un autre pays
ni de business évidemment, puisqu'il n'y a aucune rémunération, ni aucun but lucratif final.
En ce qui concerne mon expérience, le centre de jeunesse dans lequel je suis venu, sait ce qu'est un "projet", et c'est ce qu'est le "faire ensemble". Il le font tous les jours, il n'ont pas une activité à but lucratif. Ils ont donc bien compris dans quel but je venais. C'était à eux de sensibiliser autour d'eux, mais ils sont encore trop englués dans les conventions sociales, ont eu eux-mêmes du mal à s'imposer, étant donné qu'il s'agit d'un lieu mixte, organisant, entre autres, des fêtes mixtes pour les jeunes des alentours. Les choses se font petit à petit. Si j'avais "déguisé" mon SVE en business, alors cela n'aurait eu absolument aucun intérêt, puisqu'il s'agit d'un échange interculturel. Il s'agit d'apprendre à faire des choses ensemble, justement. Peu importe que ça n'ait pas fonctionné tout à fait cette fois-ci, l'important c'est l'échange. J'ai évolué et compris beaucoup de choses sur la société arménienne (et plus largement, je comprends mieux les cultures alentours comme en Turquie, Iran, Caucase de façon générale), et eux auront à mon contact, appris un peu plus sur l'Europe occidentale, de part nos discussions sur des sujets variés, ma façon d'être.
Je répète que pour moi, le projet n'était qu'un prétexte. Qu'il n'ait pas abouti, ne constitue pas un échec pour moi. Ni pour le SVE en général je crois. Le projet est un moyen, le but étant la rencontre. J'ai vraiment l'impression de me répéter...
Si cela te paraît mince comme but, moi au contraire je le trouve grand et noble, et particulièrement difficile à atteindre et à évaluer. En tous cas, je me sens plus humaine après cette expérience, ça m'a ouvert les yeux sur ce qu'est l'expatriation (je ne parle pas des expats des ambassades, car c'est un monde à part), le besoin d'intégration. Et il me semble que de nos jours, dans un ensemble comme l'Europe où l'immigration depuis les pays pauvres est au coeur des débats, comprendre une telle chose est plus que primordial. Il faudrait que tous les Européens accomplissent un SVE, et de préférence dans un pays totalement étranger (faire un SVE en Angleterre quand on est français, ou en Géorgie quand on est arménien, n'a évidemment pas le même impact).
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
mes amis(e) je vous envoi ce texte écrit de la main d'un grand voyageur du moyen âge, ça peux répondre à beaucoup de vos questions ..lisez ..
Moi, Hassan fils de Mohamed le peseur, moi, Jean-Léon de Médicis, circoncis
de la main d'un barbier et baptisé de la main d'un pape, on me nomme aujourd'hui l'Africain, mais d'Afrique ne suis, ni d'Europe, ni d'Arabie.
On m'appelle aussi le Grenadin, le Fassi, le Zayyati, mais je ne viens d'aucun pays, d'aucune cité, d'aucune tribu. Je suis fils de la route, ma patrie est caravane, et ma vie la plus inattendue des traversées.
Mes poignets ont connu tour à tour les caresses de la soie et les injures de la
laine, l'or des princes et les chaînes des esclaves. Mes doigts ont écarté mille
voiles, mes lèvres ont fait rougir mille vierges, mes yeux ont vu agoniser des
villes et mourir des empires.
De ma bouche, tu entendras l'arabe, le turc, le castillan, le berbère, l'hébreu, le
latin et l'italien vulgaire, car toutes les langues, toutes les prières m'appartiennent. Mais je n'appartiens à aucune. Je ne suis qu'à Dieu et à la terre, et c'est à eux qu'un jour prochain je reviendrai.
Et tu resteras après moi, mon fils. Et tu porteras mon souvenir. Et tu liras mes
livres. Et tu reverras alors cette scène : ton père, habillé en Napolitain sur cette galée qui le ramène vers la côte africaine, en train de griffonner, comme un marchand qui dresse son bilan au bout d'un long périple.
Mais n'est-ce pas un peu ce que je fais : qu'ai-je gagné, qu'ai-je perdu, que dire au Créancier suprême ? Il m'a prêté quarante années, que j'ai dispersées au gré des voyages : ma sagesse a vécu à Rome, ma passion au Caire, mon angoisse à Fès, et à Grenade vit encore mon innocence.
A Tatra
Non monsieur ce n'est pas un site d'agence commecial. je viens de le regarder à nouveau. C'est l'histoire et les monuments de Garni.
Il y juste une phrase à l'entrée "organisé ou monté par Arménie-Voyages" avec un lien sur le site, celui-là commecial, d'Arménie voyages. C'est bien le moins qu'ils pouvaient faire.
Quand je dis que à la limite il faudrait déguiser l'action bénévole en business c'est une boutade bien sûr. Mais les Arméniens ont besoin de croire que tu es là pour quelque chose de palpable. Tout ce que tu écris dans les pages qui précèdent je le comprends très bien mais crois moi c'est incompréhensible, absolument incompréhensible, pour les Arméniens.
D'autre part tu écris :
"Le but était, en ce qui me concerne, de faire un site sur la région POUR les gens de la région. J'aurais voulu intégrer les jeunes des villages alentours, qu'ils écrivent la page concernant leur village, que le site permette plus de communication entre les jeunes. "
le problème est que tu enseignais le fançais, l'espagnol et l'informatique. A Garni où je m'occuppe de deux groupes de jeunes, les petits (11-13 ans) et les grands (16-18 ans) j'ai réalisé une chose : ils ne savent rien de l'histoire de leur pays et crois-moi tu en sais 100 fois plus. Pour pallier cela nous organisons des excursions avec obligation, après chaque excursion, pour chaque enfant, d'en mettre par écrit le récit.
Les grands, cela dure depis 4 ans et ils ont visité pratiquement toute l'Arménie et ils ont même fait des trekkings. Peut être que maintenant on pourrait essayer de les sensibiliser à un site. Maintenant seuleument.
c'est difficile pour quelqu'un comme toi ou moi qui avons beaucoup voyagé de comprendre la mentalité de ceux qui ne sortent jamais de leur village, sauf pour "monter" à la capitale vendre des fruits ou résoudre des problèmes administratifs.
Enfin tu écris :
« Moi j'ai retiré de ce SVE énormément de choses, j'ai appris une nouvelle langue et j'ai appris à regarder le monde depuis l'Est, et sincèrement, je n'en demandais pas plus, le projet était pour moi tout à fait secondaire (ce qui ne veut pas dire que je ne l'ai pas pris au sérieux). »
C'est tout ce qui nous sépare. Moi ce que cela m'apporte à moi je m'en moque. Ce sont "me" enfants qui m'intéressent.
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/