La nuit tombe d’un coup et je suis sans cesse étonnée de passer ainsi du clair au noir.
Après cette journée fatigante, je rentre à la maison et jette mes sandales dans un coin.
Dans son petit bassin de bronze, la fleur de lotus est déjà refermée.
Tout est silencieux mais j’entends le léger murmure incantatoire de Tiago.
Il prie.
Assis devant son petit autel, les volutes odorantes des bâtonnets d’encens s’enroulent autour de ses cheveux noirs. Son dos dur et sombre luit et la lueur de la flamme dans la coupelle de ghee danse sur ses épaules.
La grande image de Shiva fixée au mur se décolle dans un angle, pliant les pointes du trident.
Le dieu garde ses yeux mi-clos sur la création du monde et les cycles de l’univers.
Dans sa longue chevelure, au sommet de sa tête s’enroule un serpent.
Un dieu coloré bienveillant dans cette représentation, l’une de ses quatre mains ouverte sur le genou.
Tiago a posé son offrande, une noix de coco est une guirlande de fleurs jaune dont je ne retiens jamais le nom.
Immobile.
Il prie.
__
J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.
J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.
j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées.
J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.
Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.
J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière.
J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.
J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.
J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.
Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde.
Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière.
Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...
Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.
Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?.
Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ?
Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?
Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ?
Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux
Bonjour.
Puisque vous posez la question, et oui j'ai lu jusqu'au bout, mais que c'est long, les longueurs ennuient.
Et puis énormément de je, j'en déduis texte très personnel donc vous avez vécu ces situations.
Vous avez vu tout ce que vous énumérez.
Oui, j'ai lu jusqu'au bout. Je suis content, j'ai bien voyagé, et j'irai chercher mon image.
Pour moi qui ait été fabriqué dans un monde sans religion, ces croyances sont un grand mystère de l'humanité et ça rend ces scènes d'autant plus fascinantes.
J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.
Avant la prière, il y a la foi. La foi elle ne s'entend pas, elle ne se voit pas et ne se comprend pas, elle se vit.
Tout dépend de l'endroit où on est né (je veux dire le pays), de la famille dans laquelle on est né et de ce que cette famille nous a transmis. Les trois conditions sont indissociables. C'est le point de départ.
Ensuite vient la prière, on peut écouter les chants, observer les cérémonies, apprendre les traditions.
C'est ma réflexion personnelle, j'aime visiter les lieux de culte moi aussi, je tiens cela de ma famille.
Votre texte est une belle surprise, vous avez choisi le bon moment.
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine..., elle est mortelle
J'aurais écrit la même chose que toi (ou presque) si....je savais manier les mots comme tu le fais si bien mais ce n'est pas mon cas...Il faut croire que la maxime de Boileau " Ce qui se conçoit bien....
Et les mots pour le dire arrivent aisément." ne s' applique pas à mon cas..Chez moi les mots se bousculent un peu trop et sont insuffisants pour exprimer l'inexprimable...il me faudrait des images, des sons, des symboles...ça se vit mais ça ne s'écrit pas.
Tu abordes le sujet "prière" mais, en lisant ton texte, on voit aussi et surtout il me semble, des processions, des chants, des rites de passage, de fécondité etc.. etc...et c'est tant mieux car moi dans tout ça j'y vois d'abord l'expression du Sacré dont le "religieux" se nourrit...Et puis au moins ça respire la joie la fête, l'occasion de se rencontrer et de partager plein d'émotions ....A côté, quelle tristesse que le prêchi- prêcha du pasteur et son discours moralisateur! Pour ma part c'est le Sacré qui me captive et qui parfois me fait hérisser les poils sur la peau...Ce sont les rites et leur mystère qui m'intéressent.
Pour en revenir à la prière, j'ai lu quelque part dans les" évangiles": Tout ce que vous demandez dans vos prières croyez que vous l'avez reçu et vous l'obtiendrez" ça semble simple pourtant...Peut-être pas si simple que ça dans les faits..
La prière aurait-elle un rapport avec l'autosuggestion? Peut-être mais on n'est pas plus avancé pour autant...Qu'est ce que l'autosuggestion?
Un chef Indien Hopi disait dans sa biographie ( Soleil Hopi) que, plus ou moins contraint d'adopter le christianisme il s'était mis ( par habitude) à prier Jesus plutôt que l'esprit de la pluie pour faire crever les nuages sur son maïs...Mais comme ça ne fonctionnait jamais il a de nouveau pratiqué la danse de la pluie et fait appel aux esprits et cette fois cela a bien fonctionné...
Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ?
Mon idée à moi sur la prière c'est que le Daron des orgues n'intervient pas sur les problèmes des humains.. Sinon lors de périodes historiques "difficiles"( pas juste un petit virus) Il aurait pourtant eu l'occasion de le faire ...C'est donc aux homme de trouver la solution.Pourtant il m'arrive de penser que tout le monde prie dans les moments difficiles...On implore peut-être l'autre qui est en nous? Ou le Soi dans lequel il n'y a plus aucune contradiction...
l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous
aussi ?
Oui il l'est toujours...Plus jeune j'ai même été à la quête de ses origines chez les peuples premiers et je suis toujours un peu fasciné par l'animisme...tes tas d'esprits malins qu'il faut sans cesse ménager sinon gare! Pas d'histoire de foi chez eux ! Je n'ai d'ailleurs jamais pensé que la foi la croyance en un dieu devait être au centre du monde spirituel...C'est juste un outil pour tranquilliser les anxieux ou même parfois un opium quand cette foi prend le pas sur la science..Comme ça se passe des fois chez l'oncle Sam.Lorsqu'on veut balayer l'évolution des espèces et remettre à la place le créationnisme!
Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
Les photos travestissent un peu plus la réalité je préfère voir avec mes yeux pas la peine d'enfermer ça dans une petite boîte...
Bonjour Pondy, comme toujours j’adore te lire, mais comme tout ce qui touche et frappe, tu ne t’attires pas que des louanges, mais le pire c’est de laisser indifférent, donc ne pas avoir de réponse.
Ton texte pourrait être par son foisonnement une page de « cent ans de solitude » ou alors une page de Panaït Istrati.
Oui dans le voyage la religion est toujours présente pour moi à travers ses monuments et ses rites et celle qui me touche le plus tout naturellement c’est la mienne, le catholicisme. La ferveur rencontrée en particulier en Pologne ou en Amérique du Sud m’a toujours émue. Ou alors aussi en zone de guerre en Bosnie je me souviens de moments d’immense ferveur chez la communauté croate, et là il n’y avait pas que des « vieux ».
Les églises orthodoxes aussi me font vibrer ou les petits monastères perdus dans les montagnes balkaniques, le musée des icônes de Berat (Albanie), que j’ai souvent visité est une splendeur qui à chaque fois me coupe le souffle, sans doute parce qu’on y sent la foi souffler un peu à la manière de " il est des lieux où souffle l'esprit" de Barres parlant de la colline inspirée . Assister à un office orthodoxe que ce soit en Grèce, en Albanie ou en Macédoine ou ailleurs dans les Balkans, toujours de beaux moments, austérité des popes oblige, et la mélodie des chants orthodoxes m’envoûte.
Le muezzin aussi bien souvent m’a ensorcelé, lorsque j’habitais en Albanie, ou lorsque je me suis retrouvé seul un soir à la nuit tombante sur l’immense esplanade de la mosquée bleue à Istanbul. Il m’a aussi beaucoup gêné lorsque je travaillais en Arabie Saoudite et que tous les matins vers les 3 heures à travers une sirène multidirectionnelle à pleine puissance il me réveillait systématiquement.
Je ne suis pas insensible devant les fresques des temples en Asie, plus attiré par une forme de réalisme et de belles couleurs bien « pétantes » et puis mon Dieu, les multitudes de positions du kamasoutra au fronton des temples je les regarde aussi.
Mystère de la foi, oui ça ne s’explique pas, ça te frappe et tu crois, mais pour croire tu n’as pas besoin du rite, d’abord la foi puis le rite. Je me souviens d’un office qui m’avait fait pleurer en Suisse par un prêtre catholique à l’hospice du Grand Saint Bernard. Il avait basé toute son homélie sur le rite et son absence de signification véritable sans la foi, c’était sublime mais compliqué, ai-je tout compris ? Mais qu’importe, l’important était d’être touché par la grâce du Seigneur à travers son messager le prêtre. Ce fut le cas en ce qui me concerne ce jour-là.
Si je prends le temps je ferai un petit (peut-être long) complément sur le voyage et la foi et surtout le voyage à travers la foi et le rayonnement, la force et la joie qu’elle apporte. Ouille je risque de me faire traiter de vilain prosélyte, dans notre période un peu trouble, presque d’affrontement, il s’agit là d’un grand péché !!!!
Bravo pour tes écrits
Luc
la chorale des Muezzin, le soir, qui se répondent en écho d'un minaret à l'autre ... 🙂
Philip Glass - Powaqqatsi - 16. From Egypt
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Tout ce que vous demandez dans vos prières croyez que vous (...) l'obtiendrez
The Doors - You Cannot Petition The Lord With Prayer ...
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
il y a eu un autre concours photo sur le thème de la prière :
Élection du meilleur cliché des mois de septembre/octobre 2010 en photos sur le thème "Une prière"
Meilleure photo "Moulins à prière, Kathmandou, Népal (2008)" par Makalux
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Je dis souvent qu'il faut privilégier le fond à la forme. Mais en ce qui concerne le religieux il vaut mieux ne s'intéresser qu'à la forme. Le fond n'étant que foutaise; et sur ce point je rejoins l'avis de George Carlin
George carlin Religion = Foutaise (français) - YouTube
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
Bon, y en a des très moches aussi.
C'est ici que ça se passe.
Mais ce sont des prières dynamiques (concept dans l'air du temps).
Pour des prières statiques, il faut se reporter au premier des concours VF, il y a dix ans, quand peu de personnes les suivaient.
Et ça, c'est là.
Mais le problème surtout dans ce cas fond et forme sont plus que liés, difficile de les séparer.
Je pense aux bâtiments, aux livres, aux monuments, même aux images puisque ces dernières ont été évoqué.
J' ai du mal à séparer les deux surtout que ça date de la nuit des temps, ou depuis le début de l' humanité.
Le sacré, le religieux, le profane, l’ici et l’ailleurs, l’intangible, le réel.
Tout ce que avez écrit me plait, tout : vos réflexions, vos liens, la profondeur des mots, le ton narquois, tout ce qui fait nos diversités.
"Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas ."
En vous lisant, je pensais (oui-oui, ça m’arrive) que l’humanité prie, toujours. Elle prie les dieux, un Dieu ou les esprits. Quand elle manifeste pour la protection de la nature, des animaux, en grands rassemblements, elle prie. Quand elle manifeste et revendique des avancées sociales, politiques, elle prie. L’humanité prie pour un monde meilleur avec foi, avec détermination. C’est la forme de la prière qui change.
Et quand la spiritualité s’étiole, des nouvelles dévotions naissent, le véganisme, l’écologie, par exemple, comme de nouvelles religions.
Parce que l’homme a besoin de croire, d’être porté vers quelque chose qui le dépasse, le transcende, parce que le consumérisme ne le remplit plus, parce que la vie va trop vite, parce qu’il a soif de sens.
Du fini à l’infini…
Et un soir tiède de ces dernières semaines, dos à dos, assis sur la terrasse, la voix de Jules, petit garçon tendre et malicieux chuchote dans le silence :
« C’est quoi l’infini ? »
Je vous assure, que pour la protection des animaux, l' humanité ne prie pas, c' est tout le contraire. D' ailleurs les animaux seraient mieux protégés s' il y avait plus d' humanité.
Ah si ce sujet de la protection animale était aussi simple, ça se saurait.
Quand elle manifeste pour la protection de la nature, des animaux, en grands rassemblements, elle prie. Quand elle manifeste et revendique des avancées sociales, politiques, elle prie. L’humanité prie pour un monde meilleur avec foi, avec détermination. C’est la forme de la prière qui change.
Et quand la spiritualité s’étiole, des nouvelles dévotions naissent, le véganisme, l’écologie, par exemple, comme de nouvelles religions.
Parce que l’homme a besoin de croire, d’être porté vers quelque chose qui le dépasse, le transcende
Bonjour,
Je suis persuadé que parfois les idées politiques relèvent de la croyance, comme on est catholique parce qu'on vient d'une famille catholique etc...
Mais ce n'est pas toujours ça quand même.
On peut s'intéresser à l'entretient de sa maison et du bon.déroulement de ce qui s'y passe sans nécéssairement entrer en religion quand même.
Et quand la spiritualité s’étiole, des nouvelles dévotions naissent, le véganisme, l’écologie, par exemple, comme de nouvelles religions.
Parce que l’homme a besoin de croire, d’être porté vers quelque chose qui le dépasse, le transcende, parce que le consumérisme ne le remplit plus, parce que la vie va trop vite, parce qu’il a soif de sens.
Du fini à l’infini
Tout à fait d’accord avec toi !
Ce qui explique la diversité des formes de prières, mais aussi leur pérennité.
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."
Mère Teresa
Je n'ai pas vraiment d'image, juste une ville ISTANBUL .... et la chorale des Muezzin, le soir, qui se répondent en écho d'un minaret à l'autre... 🙂
Ah oui, l'adhan est une expérience. Du temps où j'écrivais encore des carnets de voyage, j'avais rédigé un pense-bête sur cette sensation :
L’esprit rejoint le corps à Rome, se pose dans la ville lorsque les pas rapides ont parcouru le rituel circuit des places Farnese, Navone, Panthéon, d’Espagne, du Peuple. L’esprit rejoint le corps à Athènes, se niche dans la ville lorsque l’œil a capté la masse stable de la ville haute se détachant sur le ciel au détour d’une rue. L’esprit rejoint le corps à Istanbul, s’installe dans la ville lorsque les muscles ont maintenu l’équilibre sur le plancher mouvant d’un vapur dont le bruit du moteur ronronne dans les oreilles.
L’escale y sera brève, une petite après-midi à peine. Les bagages ont valsé dans un coin de la chambre de Sirkeci et vite ! tout droit, presque en courant, on pique sur le premier embarcadère qui se présente au regard, peste contre les retards de la soi-disant modernité qui a voulu que les employés soient dernièrement remplacés, sans que les autorités compétentes aient jugés bon de consulter l’ensemble des peuples européens, par des automates contraignant à trouver de la monnaie adéquate, enfourne le précieux sésame durement acquis dans la fente, laisse la barre de métal du tourniquet s’immobiliser à nouveau derrière soi et regarde, enfin sujet à un tardif accès de curiosité, où nous portera le navire qui s’approche. Üsküdar. Ben, va pour Üsküdar alors…
Esprit incarné, corps animé, en pleine possession de soi-même, le coeur allègre, le cerveau dubitatif (Comment ? Ce n’est donc que cela un changement de continent ? En somme toute une affaire pour un frôlement d’haleine salée et un bref jaillissement d’écume…), les yeux contemplant avec un certain ahurissement la file nourrie de distributeurs non plus de jetons mais de billets alors que l’on réalise soudain que la concurrence se résume à une dérisoire question de couleur, les mains hésitantes qui tournent et retournent le plan pour identifier la rue qui nous portera au poulet exquis (il y a sans doute du poulet partout à Üsküdar, mais quand on est touriste on focalise sur le seul poulet dont les mérites nous ont été vantés pendant la rapide traversée transcontinentale), bref on se meut, se bouge voire se démène, physiquement et spirituellement proie de nos pulsions habituelles (en l’espèce la faim) se combinant comme elles peuvent avec la nouveauté du lieu à appréhender.
On s’active donc, jusqu’à ce qu’on soit ébranlé, cloué même, soudain d’un coup aussitôt, par la foudroyante vibration qui envahit l’espace.
L’adhan.
L’appel à la prière a-t-il été lancé d’abord de l’Ağa Camii ou a-t-il fusé de la Yeni Valide qui lui fait face de l’autre côté de l’avenue Hakimiyet Milliye ? Peu importe alors la source, seul compte le choc né de la stupéfiante énergie vocale qui s’empare de la ville, l’empoigne, ravalant au rang de rumeur chétive le vacarme urbain qui nous environnait l’instant d’avant.
Les muezzins des deux mosquées entonnent en alternance les phrases. Cantillation, voix aux méandres infinis, modulations virtuoses qui étreignent l’esprit, subjuguent le mouvement. Ils se répondent, rivalisent en un sidérant concours.
Alors…
Alors la souveraine force de leur appel ayant annihilé les communes activités et les ordinaires pulsions humaines, les ayant rejetées dans les limbes de l’insignifiance, la puissance merveilleusement belle et maitrisée de leur voix vacille à son tour. Ces voix se font support, elles ouvrent la voie à une poignée de secondes de silence. Silence inestimable qu’elles sertissent en l’offrant à l’écoute.
Une poignée de secondes où, par la vertu d’une longue et profonde inspiration masculine, l’air si dense de la métropole marine (celui qui a été fendu par le vol rapide des goélands, celui qui a glissé sur les foulards des femmes se chargeant d’un chatoiement de couleurs, celui mousseux d’écume, celui visqueux des cadavres de poissons du marché tout proche, celui trouble de poussière, celui sucré des saveurs onctueuses… j’arrête, cela serait sans fin… l’air un et multiple imprégné d’Istanbul), cet air si dense donc, se mue en souffle.
Une poignée de secondes mystérieuses, instant suspendu, sublime, où le chant se concentre dans la poitrine d’un homme.
***
Pense-bête verbeux au demeurant.
Les poètes saisissent ces merveilles avec plus de force :
Του βράχου λιγοστό νερό
απ’ τη σιωπή αγιασμένο
απ’ το καρτέρι του πουλιού
τη σκιά της πικροδάφνης
(je déteste traduire le grec, mais si je ne veux pas recueillir des mots acerbes : Le peu d'eau qui sort du rocher, sanctifié par le silence, l'affût de l'oiseau et l'ombre du laurier rose*).
Ce knien und bewundern , (s'agenouiller et admirer) pour adopter les mots d'un autre poète, ne relève toutefois pas de la prière qui est adresse à une divinité mais d'une conscience des bulles de merveilles du monde, que l'on peut effectivement, avec Ritsos, considérer comme sacrées (sans nulle nécessité de dieu(x)).
Rites et dogmes m'intéressent peu au-delà de l'anecdote folklorique. Images pittoresques, en ce qui me concerne, mais rien d'autre.
Catherine
* le grec dit laurier amer, pas rose.
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Je n'ai pas lu jusqu'au bout . La deuxième moitié , je l'ai lue en diagonale .
Hier, j'ai été très surprise en me promenant dans un quartier de Bruxelles , de trouver une grotte appelée " Grotte Notre-Dame de Lourdes à Jette " .
La grotte est dans un parc , dans lequel se trouvent de multiples petites grottes retraçant la vie du Christ . Dans la grande grotte , de nombreuses personnes ont suspendu des petits mots pour remercier d' "une grâce obtenue "
En y circulant , je percevais un air de famille avec certains endroits de Thaïlande , ou d'Inde ou des pays orthodoxes .
Les bondieuseries m'irritent souvent car j'ai à l'esprit les décisions contraignantes qui peuvent être prises pour tous sur la base de croyances de certains .
Il y a aussi des endroits , où le spirituel prime sur le religieux , là, une partie de moi s'y sent chez elle .
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
Il y a donc " Notre Dame de Lourdes à Tokyo" !
La statue en haut en droite , le même genre de petit autel au milieu , et les bancs en bois ....ici on les voit :
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
On peut s'intéresser à l'entretient de sa maison et du bon.déroulement de ce qui s'y passe sans nécessairement entrer en religion quand même.
Bien sûr, toi tu peux mais certain(e)s ne le peuvent pas 😕
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Ladybrand est une petite ville d'Afrique du Sud à portée de prêche du Lesotho, d'où je reviens.
La Christ Embassy tient portes ouvertes dans un entrepôt de tôle, les femmes s’éventent avec leur livret. Les chaises en plastique sont drapées de blanc, le dossier rehaussé d’un nœud bleu ciel. Sur une large estrade, un prêcheur d’une extrême élégance, costume bleu sombre, chemise assortie, claire à col blanc -le col des clercs-, cravate et pochette rouges, un orchestre (orgue électronique, batterie et synthé) et un chœur de jeunes femmes, tunique blanche ceinte d’une écharpe jaune d’or. L’assistance, clairsemée, est en dimanche, jeune, belle, fervente, exclusivement noire.
La sono trop puissante distord sur les tôles mais le prêche est connu et le pasteur un sacré tribun –heureusement que ces gars-là mettent leur verbe au service de la paix (c’est ce qu’ils affirment tout en prétendant être the light of the world). Entre les prêches, assez peu nombreux, on assiste à un concert endiablé de gospel-rock et on danse dans les allées. Ambiance vénère.
La cérémonie se déroule en anglais et il n’y a pas une voiture dans le champ autour du hangar.
De l’autre côté de la rue, à l’Église réformée hollandaise érigée il y a un siècle en sandstone, blonde comme une batave, les jardins paysagés et clos sont jonchés de pick-up et les fidèles vénèrent en afrikaans. Le recueillement et le calme sont de rigueur alors que, sur les bancs clairs, les Noirs, les métis et les Blancs se tiennent côte-à-côte mais sans rire. Les femmes sont endimanchées, les hommes aussi -en bras de chemise à carreau.
En athée convaincu, je verse une obole égale aux deux œuvres.
L’Église catholique est située dans le township. Cinq cent fidèles, dix voitures. La messe est dite en langue sotho et prend quelques libertés avec le rite romain. Pas de sono ici, les chœurs et la ferveur emplissent la grande église de brique. Seul Blanc dans l’assistance, je m'installe sur le dernier banc et la fillette de ma voisine vient s'asseoir sur mes genoux, comme si c'était naturel, mais lorsque dans l’assemblée debout tous se donnent la main, suis-je marron?
De jeunes hommes en costume noir, dreadlocks aux épaules, me saluent avec bienveillance à leur retour de communion.
Pour clore la célébration, la chorale investit le chœur et entonne des chants puissants, les fidèles dansent et applaudissent entre les morceaux. Soudain s’élèvent de cinq cent poitrines des hululements longs (sauvages, forcément, les hululements) pour accompagner le chant; manquerait plus qu’ils me prennent pour le Christ -heureusement, la communion est passée.
Nom de Dieu, c’est quoi là, qui perle sous les paupières ? De l’eau bénite?
***
Pondy dit:
Quand manifeste pour la protection de la nature, des animaux, en grands rassemblements, elle prie.
Nicolas H. nouveau prophète, Greta T. nouvelle icône ?
Des marchands du temple !
Sache, femme impie, qu'on condamne à la réclusion pour moins que ça -depuis que les bûchers sont passés de mode.
(et pourtant, tu as raison)
En effet vous êtes un sacré voyajou pour avoir supporter ce que vous décrivez !!!
Vous m' avez obligée à regarder la carte, pour savoir où se situe Ladybrand, j' ai voyagé un peu aussi, d' autant que je suis limitée à 100 km.
En Afrique du Sud, donc les cérémonies religieuses sont autorisées, la propagation du virus n' inquiète t' elle pas les autorités du pays? Les bénitiers ne sont pas vidés par les temps qui courent.
Autrement Nicolas H, Greta G, ils ont l' air d' être passés à la trappe, on entend plus parler d' eux, faut dire aussi qu' en ce moment il n' a qu' un seul sujet. Des marchands du temple, je suis d' accord, s' il y a possibilité pour eux de se faire de l' argent, ils ne se posent pas de question enfin bon pour l' un c' est déjà fait. La religion, l' argent, le sexe, la publicité mènent le monde depuis les début de [ l' humanité ]
Non, ça n' est pas un truc mais une réplique de la grotte de Lourdes.
J' en connais une aussi, je suppose qu' il doit en avoir un peu partout dans le monde.
Ben la fille en photo elle tente bien d'organiser sa vie d'une façon non religieuse (enfin, c'est ce que je crois comprendre, je ne lis pas l'anglais).
Je suppose qu'elle est convaincue, elle aussi, que l'être humain peut trés bien se passer de croire au bon dieu.
"J'adhère à la révolte des femmes dans le monde arabe parce que pendant 20 ans je n'ai pas eu le droit de sentir le vent dans mes cheveux et sur mon corps."
C.
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
J' en connais une aussi, je suppose qu' il doit en avoir un peu partout dans le monde.
Oui. Je passe devant celle Milan chaque fois que je vais au cinéma. (passais/allais)
Catherine
Bonjour
Ciné, Grottes et accessoires
Gamin, avant de partir pour le ciné de quartier (sièges en bois/ ouvreuses aux Mi-cho-ko )
je prenais conseils vestimentaires auprès de la Vierge miraculeuse qui trônait dans le vestibule
(celle qui change de couleur en fonction du temps )
Plus tard (1987) en réplique de la grotte, j'ai bien aimé aussi celle du "Miraculé"
Pour ma part c'est à une dizaine de kilomètres de chez moi que j'ai en premier pu observer de ces choses là, avec le côté sacré et de petits rituels, au Pardon de Sainte Anne la Palud (Santez Anna ar Palud svp!) et à la Troménie de Locronan (la petite pour ma part). Dans ma famille nous n'étions pas, ni ne sommes "messes" ou portés religion pour mes parents, ni mes grand-parents plus que ça , par contre ces deux là on y allait, parce que c'était ainsi de génération en génération et que c'était aussi une sortie et une occasion de rassemblement ou de retrouvailles même parfois, une fête .
Notamment le Pardon de Ste Anne , près de Plonevez-Porzay ma grand-mère ni mes parents n'y coupait ! Il faut dire aussi qu'après la messe et la procession, il y avait la fête sous les grandes tentes dressées à côté de la chapelle, ainsi qu'une fête foraine. Un dicton breton disait même qu'au Pardon de Santez Anna ar Palud il coulait plus de cidre que de cire hé hé ! Bref je vais parler de ce Pardon là : il a lieu tous les ans chaque dernier week-end du mois d'août. Le samedi soir, il y a une messe et la veillée aux flambeaux qui conduit toute l'assistance de la chapelle, chacun muni de cierges jusqu'en haut des dunes , cela je ne l'avais jamais vu gamine, j'y suis allée il y a 7-8 ans pour voir ça. Et j'avoue que la scène en haut des dunes à la nuit tombée avec les prêtres vêtus en blanc près d'une vieille roche ressemblant à des mégalithes avec la mer tout au fond m'a quelque peu fait penser à une cérémonie druidique (ouille!) ! Le dimanche après-midi c'est le grand jour et la foule , avec la messe en plein air en français et en breton, et l'occasion d'entendre deux ou trois célèbres cantiques en breton dont le fameux "da feiz hon tadoù kozh" (à la foi de nos ancêtres). Toutes les paroisses alentours et de plus loin aussi sont là en costume avec leurs belles bannières colorées et brodées. Puis la procession, les prêtres et les chefs hiérarchiques venus exprès (je ne sais pas les titres de ces chefs) sortent en premier de l'église suivi de toutes les paroisses en costumes pour faire le tour de la dune en chantant jusqu'en haut de celle-ci puis le tout revient près de la chapelle. Lors de la messe en extérieur donc , j'y ai vu des gens apparemment venus à pied de loin, pieds nus agenouillés, têtes basses et alignés comme ça quelques minutes sans un mot... !
Voilà pour la partie catholique en gros, je passe à la suivante avec des choses qui l'étaient, le sont( encore un peu), moins certainement : après la procession les gens à l'intérieur de la chapelle où se trouve une petite alcôve ou chapelle à Ste Anne , là les gens se mettent à tourner autour par 3 fois, dans le sens du soleil evel just, avec un cierge. En passant sous l'espèce de porche à l'arrière de la statue de Ste Anne , il faut toucher la pierre de celui-ci en faisant sa demande ou son souhait , aujourd'hui il y a toujours du monde à le faire même les autres jours de l'année c'est quand on veut car la chapelle est généralement ouverte. Autour de cette petite chapelle dédiée à Ste Anne sont fixées au mur tout un tas de plaques de remerciements dont certaines très anciennes et d'autres bien plus récentes. Sur le petit muret entourant cette petite chapelle intérieure, une fois j'ai vu posée là une petite chaussure d'enfant avec un petit billet, écrit sans doute, à l'intérieur de celle-ci, je n'ai pas touché ni lu bien sûr mais cela m'avait touché ... car le désespoir mais l'espérance aussi pour un enfant malade sans doute ? D'autres objets posés là, comme des coquillages, des branches de genêts, des galets ou des fleurs en offrandes, et divers objets appartenant à des personnes ayant besoin de secours, comme la petite chaussure.
Ensuite certaines personnes se rendent à l'extérieur, vers le ruisseau où se situe la fontaine miraculeuse. Mon arrière-tante m'avait dit que c'était là, à la fontaine, qu'on y trouvait vraiment Anna et que si j'allais toucher son eau j'apprendrais bien à l'école, je crois que c'est parce la statue de Ste Anne la montre en train d'apprendre à lire à sa fille Marie... bien qu'il y ait aussi une autre histoire bien plus locale encore! Je ne sais pas si ma tante , Anna qu'elle s'appelait justement, y croyait à ça mais sait-on jamais quand on croit fort à quelque chose: l'auto-suggestion évoquée plus haut dans ce sujet par quelqu'un...? Ste Anne était appelée "Mamm-gozh ar Vretoned", la grand-mère des Bretons, la dame patronnesse rivalise avec Yves (ou Sant Erwan), l'autre saint patron des Bretons. D'autres disaient Ana la Celte, car il se disait déjà aussi que l'endroit était il y a fort fort longtemps de ça, dédié au culte de Dana, la déesse-mère.. En tout cas jadis pour ma grand-mère ou ma tante et comme pour tout le monde, il était impensable de ne pas se rendre à la fontaine sinon le tout reste avant ne servait en gros plus à rien ou serait inachevé ! Les curés eux, ça ne vous étonnera sans doute guère, ne s'y rendaient pas en tout cas... On peut noter que l'eau est souvent voir toujours un élément important dans les anciens cultes, que la religion chrétienne aurait repris .
Après ça, bien sûr , plus rien de catholique du tout ! Mais un Pardon sans fête pour terminer... est-ce encore un Pardon breton ?! Je réponds non sans hésitation pour ma part. Sous les grandes tentes les familles, les amis, les connaissances, pouvaient se rassembler autour des tables sur tréteaux pour manger du "pâte-brisée" (le "gâteau breton") ou du kouign-amann, boire du café, du cidre, du vin ... et chanter autre chose que des kantikoù (cantiques) bien sûr, car également une fête sans chanter n'est pâs tout à fait une fête...! Et à l'époque ça pouvait se faire sans problème, il n'y avait pas encore de contrôles biniou sur les routes ni de permis à points il faut préciser! Depuis c'est devenu bien plus sage! Les champs proches autour ayant été moissonnés fin juin servaient de parkings aux voitures et aux cars. Ensuite venait enfin pour moi les manèges et les loteries où j'étais bien gâtée par ma grand-mère à qui des fois je faisais tout un stroped d'impatience avant ça parce que la messe en plein air sous la cagna , quel calvaire !! Je n'étais jamais grondée , elle me répétait "oui oui, on va aller bientôt, c'est presque fini", la façon dont elle me disait ça calmement me désarmait, j'avais l'impression qu'elle sen foutait que je cuise et m'ennuie au soleil .
Le lundi matin, c'était la messe et les baptêmes pour les Forains, ouvert aux autres qui voulaient y assister ou voir ça, là il y avait un côté plus intime. Certaines de ces familles viennent encore là aujourd'hui avec leurs métiers , manèges et autres, de génération en génération depuis très longtemps, mais moins nombreux. Je ne sais pas si ce lundi matin de baptêmes a toujours cours, mais c'était à voir aussi au moins une fois. Beaucoup d'entre eux se rendaient aussi à la fontaine ensuite. Ils ont également leur belle plaque en céramique dans la petite chapelle: "hommage à Sainte Anne la Palud de la part des Forains", elle avait été fabriquée chez les faïenceries Henriot à Quimper, dessinée et peinte par Yvonne Jean-Haffen (peintre qui a pas mal séjourné en Bretagne), représentant une scène de ce Pardon avec des Forains près de leur roulotte agenouillés devant le passages de la procession.
Le mardi après-midi c'est encore pareil à peu près que le dimanche mais il y a un peu moins de paroisses et de costumes donc pour la procession. Celle-ci vaut le coup d’œil évidemment avec toutes ces coiffes et costumes différents se déroulant en cortège à travers la dune . Puis le soir il y avait un feu d'artifice donné par les Forains , et le mercredi je ne sais plus mais beaucoup plus simple, sans procession et bien moins de costumes et de monde, c'était l'occasion d'un dernier tour à la fête foraine .
La Troménie de Locronan aussi est à voir, avec le passage dans l'église sous le gisant de St Ronan pour prévenir de je ne sais plus quoi , et l'arrêt sur le joli parcours champêtre de la Troménie à la Gazeg Ven (la jument blanche) pour certaines femmes. Ar Gazeg Ven est un mégalithe, druidique ensuite donc, se rapportant à Epona (cheval de la fertilité) ou encore à Rhiannon. A noter que maintenant la Gorsedd des druides de Bretagne reprennent aussi la Troménie en dehors de celle des Catholiques, lors de la grande celle de 12kms qui a lieu tous les 6 ans ( ça descend d'abord mais ça monte bien ensuite, c'est assez sportif en fait !) car c'est bien sûr un nemeton à l'origine. Celle-là comporte d'autres aspects et rituels . Pour l'une ou l'autre le parcours là aussi se fait, evel just, dans le sens du soleil ou des aiguilles d'une montre, avec des arrêts à chaque "station". Une station est un endroit sacré dédié à un Saint breton ou catholique, mais ce sont aussi des points comment dire, de calendrier..? Et il y en a douze donc (non, les apôtres n'ont rien à voir), mais plutôt car comme je l'ai dit parce que cette Troménie fut d'abord un nemeton avant d'être le lieu de St Ronan donc: ces stations représentent en fait les 12 mois de l'année celtique. Cette dernière démarre le 1er Novembre moment de passage dans la période sombre et jour de la fête des morts: l'hiver.
Au Congo lors de mon dernier séjour là-bas , on avait assisté aux baptêmes des deux petites filles d'un ami à Dolisie . On pensait en avoir pour une heure de messe à tout casser, mais non !! Cela a duré au moins 3 heures de temps car en fait c'était je ne sais combien de baptêmes qu'il y avait ce jour là plus d'une dizaine au moins, les enfants et leurs parents étant appelés chacun leur tour ! Mais la musique nous avait fait passer le temps plus qu'agréablement, puisque l'orchestre avec guitares électriques, saxo et percussions nous avait joué des cantiques en langue sur des airs de rumba, avec toute l'assistance qui chantait en même temps avec ferveur, à tel point que j'ai failli applaudir à un moment à la fin d'une chanson ! C'était très beau et l'émotion de l'assistance se ressentait. Et tout le monde sapé de ses plus beaux habits, de belles robes colorées en wax, en pagne, ou comme des "sapeurs" très chics pour certains.
J'ai vu d'autres cérémonies plus "traditionnelles" en Afrique, notamment pour purifier des lieux, à peu près semblables au Gabon, Congo et Burundi d'ailleurs , mais là je fatigue.
Je joins une assez ancienne photo , d'une scène du Pardon de Santez Anna ar Palud .
Déconfinez bien mais doucement ;)
Joli texte sur cette ville que j'adore, la seule où je pourrais vivre.
Ah, reprendre ces bateaux pour aller siroter un çay sur les marches du Bosphore, regarder les cargos passer au large de la Tour de Léandre et écouter la battle des muezzins...
Pour moi, ici, la lévitation sera toujours assurée avec le chant sacré imbriqué dans la texture moderne du duo David Byrne/Brian Eno ( chanson censurée et retirée des dernières éditions du fantastique album My life In The Bush Of Ghosts ) :
« .../...Tournez votre livre à l’envers et soyez dans l’infini » ainsi écrivait Victor Hugo dans les Misérables.
@Jean-Luc, Anne, Catherine, Merci ! C’est exac-te-ment ce que j’avais envie de lire. Comme un creuset de connaissances que je n’ai pas. J’ai appris en Turquie, en Afrique, en Bretagne et ça change tellement de - quel est l’état de la route ? -
Sans doute parce qu’il y a tant de chemins pour découvrir nos pays. Actif ou contemplatif, seul ou en groupe, tout près ou loin. C’est bon de voir qu’on peut parler de religion du monde sans s’arracher les cheveux et, parfois, l’émotion se glisse sous le clavier de vos histoires :
« Une poignée de secondes mystérieuses, instant suspendu, sublime, où le chant se concentre dans la poitrine d’un homme. »
« Nom de Dieu, c’est quoi là, qui perle sous les paupières ? De l’eau bénite?*** »
« .../...cantiques en langue sur des airs de rumba, avec toute l'assistance qui chantait en même temps avec ferveur, à tel point que j'ai failli applaudir à un moment à la fin d'une chanson ! C'était très beau et l'émotion de l'assistance se ressentait. »
Et, que l’on soit déiste, théiste, agnostique, athée, pastaferiste importe peu.
Elle est là, aussi, la mosaïque des peuples, digne d’estime et de respect.
Pour ma part c'est à une dizaine de kilomètres de chez moi que j'ai en premier pu observer de ces choses là, avec le côté sacré et de petits rituels, au Pardon de Sainte Anne la Palud (Santez Anna ar Palud svp!) et à la Troménie de Locronan (la petite pour ma part). Dans ma famille nous n'étions pas, ni ne sommes "messes" ou portés religion pour mes parents, ni mes grand-parents plus que ça, par contre ces deux là on y allait, parce que c'était ainsi de génération en génération et que c'était aussi une sortie et une occasion de rassemblement ou de retrouvailles même parfois, une fête.
Notamment le Pardon de Ste Anne, près de Plonevez-Porzay ma grand-mère ni mes parents n'y coupait ! Il faut dire aussi qu'après la messe et la procession, il y avait la fête sous les grandes tentes dressées à côté de la chapelle, ainsi qu'une fête foraine. Un dicton breton disait même qu'au Pardon de Santez Anna ar Palud il coulait plus de cidre que de cire hé hé ! Bref je vais parler de ce Pardon là : il a lieu tous les ans chaque dernier week-end du mois d'août. Le samedi soir, il y a une messe et la veillée aux flambeaux qui conduit toute l'assistance de la chapelle, chacun muni de cierges jusqu'en haut des dunes, cela je ne l'avais jamais vu gamine, j'y suis allée il y a 7-8 ans pour voir ça. Et j'avoue que la scène en haut des dunes à la nuit tombée avec les prêtres vêtus en blanc près d'une vieille roche ressemblant à des mégalithes avec la mer tout au fond m'a quelque peu fait penser à une cérémonie druidique (ouille!) ! Le dimanche après-midi c'est le grand jour et la foule, avec la messe en plein air en français et en breton, et l'occasion d'entendre deux ou trois célèbres cantiques en breton dont le fameux "da feiz hon tadoù kozh" (à la foi de nos ancêtres). Toutes les paroisses alentours et de plus loin aussi sont là en costume avec leurs belles bannières colorées et brodées. Puis la procession, les prêtres et les chefs hiérarchiques venus exprès (je ne sais pas les titres de ces chefs) sortent en premier de l'église suivi de toutes les paroisses en costumes pour faire le tour de la dune en chantant jusqu'en haut de celle-ci puis le tout revient près de la chapelle. Lors de la messe en extérieur donc, j'y ai vu des gens apparemment venus à pied de loin, pieds nus agenouillés, têtes basses et alignés comme ça quelques minutes sans un mot... !
Voilà pour la partie catholique en gros, je passe à la suivante avec des choses qui l'étaient, le sont (encore un peu), moins certainement : après la procession les gens à l'intérieur de la chapelle où se trouve une petite alcôve ou chapelle à Ste Anne, là les gens se mettent à tourner autour par 3 fois, dans le sens du soleil evel just, avec un cierge. En passant sous l'espèce de porche à l'arrière de la statue de Ste Anne, il faut toucher la pierre de celui-ci en faisant sa demande ou son souhait, aujourd'hui il y a toujours du monde à le faire même les autres jours de l'année c'est quand on veut car la chapelle est généralement ouverte. Autour de cette petite chapelle dédiée à Ste Anne sont fixées au mur tout un tas de plaques de remerciements dont certaines très anciennes et d'autres bien plus récentes. Sur le petit muret entourant cette petite chapelle intérieure, une fois j'ai vu posée là une petite chaussure d'enfant avec un petit billet, écrit sans doute, à l'intérieur de celle-ci, je n'ai pas touché ni lu bien sûr mais cela m'avait touché... car le désespoir mais l'espérance aussi pour un enfant malade sans doute ? D'autres objets posés là, comme des coquillages, des branches de genêts, des galets ou des fleurs en offrandes, et divers objets appartenant à des personnes ayant besoin de secours, comme la petite chaussure.
Ensuite certaines personnes se rendent à l'extérieur, vers le ruisseau où se situe la fontaine miraculeuse. Mon arrière-tante m'avait dit que c'était là, à la fontaine, qu'on y trouvait vraiment Anna et que si j'allais toucher son eau j'apprendrais bien à l'école, je crois que c'est parce la statue de Ste Anne la montre en train d'apprendre à lire à sa fille Marie... bien qu'il y ait aussi une autre histoire bien plus locale encore! Je ne sais pas si ma tante, Anna qu'elle s'appelait justement, y croyait à ça mais sait-on jamais quand on croit fort à quelque chose: l'auto-suggestion évoquée plus haut dans ce sujet par quelqu'un...? Ste Anne était appelée "Mamm-gozh ar Vretoned", la grand-mère des Bretons, la dame patronnesse rivalise avec Yves (ou Sant Erwan), l'autre saint patron des Bretons. D'autres disaient Ana la Celte, car il se disait déjà aussi que l'endroit était il y a fort fort longtemps de ça, dédié au culte de Dana, la déesse-mère.. En tout cas jadis pour ma grand-mère ou ma tante et comme pour tout le monde, il était impensable de ne pas se rendre à la fontaine sinon le tout reste avant ne servait en gros plus à rien ou serait inachevé ! Les curés eux, ça ne vous étonnera sans doute guère, ne s'y rendaient pas en tout cas... On peut noter que l'eau est souvent voir toujours un élément important dans les anciens cultes, que la religion chrétienne aurait repris.
Après ça, bien sûr, plus rien de catholique du tout ! Mais un Pardon sans fête pour terminer... est-ce encore un Pardon breton ?! Je réponds non sans hésitation pour ma part. Sous les grandes tentes les familles, les amis, les connaissances, pouvaient se rassembler autour des tables sur tréteaux pour manger du "pâte-brisée" (le "gâteau breton") ou du kouign-amann, boire du café, du cidre, du vin... et chanter autre chose que des kantikoù (cantiques) bien sûr, car également une fête sans chanter n'est pâs tout à fait une fête...! Et à l'époque ça pouvait se faire sans problème, il n'y avait pas encore de contrôles biniou sur les routes ni de permis à points il faut préciser! Depuis c'est devenu bien plus sage! Les champs proches autour ayant été moissonnés fin juin servaient de parkings aux voitures et aux cars. Ensuite venait enfin pour moi les manèges et les loteries où j'étais bien gâtée par ma grand-mère à qui des fois je faisais tout un stroped d'impatience avant ça parce que la messe en plein air sous la cagna, quel calvaire !! Je n'étais jamais grondée, elle me répétait "oui oui, on va aller bientôt, c'est presque fini", la façon dont elle me disait ça calmement me désarmait, j'avais l'impression qu'elle sen foutait que je cuise et m'ennuie au soleil.
Le lundi matin, c'était la messe et les baptêmes pour les Forains, ouvert aux autres qui voulaient y assister ou voir ça, là il y avait un côté plus intime. Certaines de ces familles viennent encore là aujourd'hui avec leurs métiers, manèges et autres, de génération en génération depuis très longtemps, mais moins nombreux. Je ne sais pas si ce lundi matin de baptêmes a toujours cours, mais c'était à voir aussi au moins une fois. Beaucoup d'entre eux se rendaient aussi à la fontaine ensuite. Ils ont également leur belle plaque en céramique dans la petite chapelle: "hommage à Sainte Anne la Palud de la part des Forains", elle avait été fabriquée chez les faïenceries Henriot à Quimper, dessinée et peinte par Yvonne Jean-Haffen (peintre qui a pas mal séjourné en Bretagne), représentant une scène de ce Pardon avec des Forains près de leur roulotte agenouillés devant le passages de la procession.
Le mardi après-midi c'est encore pareil à peu près que le dimanche mais il y a un peu moins de paroisses et de costumes donc pour la procession. Celle-ci vaut le coup d’œil évidemment avec toutes ces coiffes et costumes différents se déroulant en cortège à travers la dune. Puis le soir il y avait un feu d'artifice donné par les Forains, et le mercredi je ne sais plus mais beaucoup plus simple, sans procession et bien moins de costumes et de monde, c'était l'occasion d'un dernier tour à la fête foraine.
La Troménie de Locronan aussi est à voir, avec le passage dans l'église sous le gisant de St Ronan pour prévenir de je ne sais plus quoi, et l'arrêt sur le joli parcours champêtre de la Troménie à la Gazeg Ven (la jument blanche) pour certaines femmes. Ar Gazeg Ven est un mégalithe, druidique ensuite donc, se rapportant à Epona (cheval de la fertilité) ou encore à Rhiannon. A noter que maintenant la Gorsedd des druides de Bretagne reprennent aussi la Troménie en dehors de celle des Catholiques, lors de la grande celle de 12kms qui a lieu tous les 6 ans (ça descend d'abord mais ça monte bien ensuite, c'est assez sportif en fait !) car c'est bien sûr un nemeton à l'origine. Celle-là comporte d'autres aspects et rituels. Pour l'une ou l'autre le parcours là aussi se fait, evel just, dans le sens du soleil ou des aiguilles d'une montre, avec des arrêts à chaque "station". Une station est un endroit sacré dédié à un Saint breton ou catholique, mais ce sont aussi des points comment dire, de calendrier..? Et il y en a douze donc (non, les apôtres n'ont rien à voir), mais plutôt car comme je l'ai dit parce que cette Troménie fut d'abord un nemeton avant d'être le lieu de St Ronan donc: ces stations représentent en fait les 12 mois de l'année celtique. Cette dernière démarre le 1er Novembre moment de passage dans la période sombre et jour de la fête des morts: l'hiver.
Au Congo lors de mon dernier séjour là-bas, on avait assisté aux baptêmes des deux petites filles d'un ami à Dolisie. On pensait en avoir pour une heure de messe à tout casser, mais non !! Cela a duré au moins 3 heures de temps car en fait c'était je ne sais combien de baptêmes qu'il y avait ce jour là plus d'une dizaine au moins, les enfants et leurs parents étant appelés chacun leur tour ! Mais la musique nous avait fait passer le temps plus qu'agréablement, puisque l'orchestre avec guitares électriques, saxo et percussions nous avait joué des cantiques en langue sur des airs de rumba, avec toute l'assistance qui chantait en même temps avec ferveur, à tel point que j'ai failli applaudir à un moment à la fin d'une chanson ! C'était très beau et l'émotion de l'assistance se ressentait. Et tout le monde sapé de ses plus beaux habits, de belles robes colorées en wax, en pagne, ou comme des "sapeurs" très chics pour certains.
J'ai vu d'autres cérémonies plus "traditionnelles" en Afrique, notamment pour purifier des lieux, à peu près semblables au Gabon, Congo et Burundi d'ailleurs, mais là je fatigue.
Je joins une assez ancienne photo, d'une scène du Pardon de Santez Anna ar Palud.
Déconfinez bien mais doucement ;)
Bonjour,
J'ai trouvé beaucoup d'intérêt à "ces choses là " comme tu dis... le "côté sacré" et les "petits rituels"
Malheureusement, ou peut-être heureusement pour d'autres, ces" choses là "disparaitront peu à peu faute de participants... Pour les remplacer il ne subsistera que les beuveries du samedi soir à l'anglo-saxonne !
Il n'y a pas si longtemps j'ai été invité à un baptême civil...( je ne savais pas que ça existait!) Et oui le côté religieux du baptême traditionnel était de trop il fallait bien le modifier.Mais pourquoi donc conserver ce rite dépouillé de tout ce qui lui donnait un intérêt d'exister ( selon moi) ? Mystère.. ". Quelle gueule ça avait en comparaison des fêtes et processions Bretonnes que tu nous décris si bien!
On peut noter que l'eau est souvent voir toujours un élément important dans les anciens cultes, que la religion chrétienne aurait repris.
Tiens j'avais oublié ça...Eh oui dans tous les rites "païens" du monde entier l'eau ( vecteur de pureté et de guérison et lien invisible entre le ciel et la terre) est bien présente avec souvent une source ou une grotte et son serpent ou son dragon qui la protège....Le christianisme a repris ce symbole d'abord avec le baptême...
De nos jours Il reste les cures thermales! Ou la thalassothérapie...ça me fait bien marrer Il y a des milliers de gens qui sont convaincus que c'est la minéralité de l'eau qui possède une valeur curative!! ça fait marcher le commerce...
Chacun ses croyances!
Bonjour Jean-Michel, je ne suis pas sûr de comprendre dans un sens ou dans son contraire ton appréciation du mariage civil. Quand tu dis "quelle gueule ça avait" veux-tu dire que c'était pitoyable par rapport au côté "spirituel" qu'apporte la cérémonie religieuse ou alors qu'il t'a fait vibrer?
Et si tu trouves que ça avait vraiment de la tenue il faut expliciter avec des mots desquels les émotions coulent. Ton expression "quelle gueule cela avait" en elle-même n'exprime rien, sinon éventuellement une absence de vocabulaire, ou pire, mais je ne suis pas là pour être à charge mais pour participer à une discussion qui me passionne.
Oui dans cette discussion initiée par Pondy je trouve un grand intérêt, on voit poindre des émotions et des sentiments, que l'on soit croyant ou non. Malgré quelques petites pointes d'hostilité pas réellement argumentées, j'y vois de beaux témoignages de croyants et de non croyants, d'ailleurs chacun ne se dévoilant pas forcément, mais ce n'est pas là l'important.
Je suis en train de réfléchir à une réponse au dernier message de Pondy que je trouve admirable de syncrétisme.
Luc
Ton expression "quelle gueule cela avait" en elle-même n'exprime rien, sinon éventuellement une absence de vocabulaire, ou pire, mais je ne suis pas là pour être à charge mais pour participer à une discussion qui me passionne.
Une absence de vocabulaire ... Ya un peu de ça oui j'ai pas fait let sup et je ne sais pas bien l'expliquer...
Un élément de comparaison pour toi qui évoquais plus haut ce que tu avais pu ressentir lors d'un rituel du christianisme orthodoxe...Rituels que je connais bien et ce dans une église avec ses vitraux et ses icônes, les habits du pope, l'encens, les décors et mosaïques, les chants et toute la gestuelle symbolique ... etc et à côté de ça un préchi- précha ratiocineur ( ça se dit?) d'un pasteur en costard dans une église style maison "Phénix" dépouillée de ses "images" de ses statues et icônes
Pour moi la cérémonie dans l'église orthodoxe à "de la gueule"( tout comme ce qu'a décrit pondy dans son premier message) et l'autre n'en a pas et me donne envie de piquer un roupillon.
Ce n'est que mon sentiment personnel.
Merci de ta réponse, oui comme tu ne t'en caches pas tu n'éprouves pas la foi, mais c'est vrai que le cadre a son importance pour nous humains, pour moi le premier, mais la foi te fait voir au-delà de ces contingences matérielles, mais je ne reproche en rien de ne pas le ressentir. Et je t'accorde volontiers que certains curés, HELAS, sont plus que "sopo". D'ailleurs depuis que l'abbé Arnaud a été appelé à d'autres fonctions je ne vais plus à la messe. Je suis encore trop attaché à l'aspect superficiel, mais je te rejoins sur les préchi-préchas débilitants, mais heureusement de nombreux prêtres sont d'une autre trempe, et tu ressors de la messe joyeux plein d'espérance, car l'homélie t'a renforcé dans l'idée de surmonter toutes les adversités et surtout de tendre à négliger les biens matériels, et te tourner vers les autres. Certes, pas facile quand on fait un chèque au denier du culte, tu hésites à mettre un troisième zéro et pourtant comme m'a toujours appris mon père "la possession est un enchaînement".
Luc
Merci de ta réponse, oui comme tu ne t'en caches pas tu n'éprouves pas la foi, mais c'est vrai que le cadre a son importance pour nous humains, pour moi le premier, mais la foi te fait voir au-delà de ces contingences matérielles, mais je ne reproche en rien de ne pas le ressentir. Et je t'accorde volontiers que certains curés, HELAS, sont plus que "sopo". D'ailleurs depuis que l'abbé Arnaud a été appelé à d'autres fonctions je ne vais plus à la messe. Je suis encore trop attaché à l'aspect superficiel, mais je te rejoins sur les préchi-préchas débilitants, mais heureusement de nombreux prêtres sont d'une autre trempe, et tu ressors de la messe joyeux plein d'espérance, car l'homélie t'a renforcé dans l'idée de surmonter toutes les adversités et surtout de tendre à négliger les biens matériels, et te tourner vers les autres. Certes, pas facile quand on fait un chèque au denier du culte, tu hésites à mettre un troisième zéro et pourtant comme m'a toujours appris mon père "la possession est un enchaînement".
Disons que je ne mets pas la foi sur un piédestal .Je ne me positionne pas par rapport à elle, Pour ma part la foi n'a pas de valeur intrinsèque même si elle peut être une aide considérable. Dans l'univers spirituel je place la foi au second plan..Je mets au premier plan ce que j'appelle l'expérience "religieuse" ce qui est vécu de l'intérieur, et à l'inverse de toi c'est le rituel le "magique" le mystérieux " qui m'interpelle et me fascine...
Mais au fait, mais c'est pour taquiner, quoique, le baptême outre son côté religieux, d'autant plus s'il n'est pas présent, l'IMPORTANT c'est d'introduire dans leurs responsabilités un parrain et une marraine qui s'engagent à subvenir aux besoin de la baptisée ou du baptisé en cas de défaillance ou de disparition des parents. donc le cadre reste tout à fait secondaire.
Luc
Mais au fait, mais c'est pour taquiner, quoique, le baptême outre son côté religieux, d'autant plus s'il n'est pas présent, l'IMPORTANT c'est d'introduire dans leurs responsabilités un parrain et une marraine qui s'engagent à subvenir aux besoin de la baptisée ou du baptisé en cas de défaillance ou de disparition des parents. donc le cadre reste tout à fait secondaire
Oui c'est tout à fait vrai mais là on n' est plus dans le sacré mais dans le profane.
Une dernière petite remarque, il ne faut pas trop dévier et accaparer la discussion, même si on reste à peu près dans le cadre.
Il n'est pas question de piédestal en parlant de foi, tout simplement elle t'habite et te transcende, tu n'es pas dans le monde des idoles . Comme a dit une intervenante "elle se vit", et j'ajoute elle t'accompagne. Comme je l'ai dit, elle te tombe dessus et s'impose, non parce que tu espères en récupérer quelque chose de matériel.
Luc
Pardon je n'ai pas fini ma phrase, je suis trop pressé, les truites sont aujourd'hui hyper active, ça mouche de partout.
Oui sacré et profane, une parole donnée qui t'engage pour une vingtaine d'années au moins ne doit-elle pas être considérée comme sacrée?
Luc
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Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)