De retour d'Ouganda: un voyage à prix modéré, c'est possible!
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Boujour,

J’ai effectué l’été dernier un magnifique voyage en Ouganda. Pourquoi cette destination ? Eh bien, comme très souvent, j’ai cherché à répondre au “cahier des charges” suivant :

Une destination plus “nature” que “culture” ; Une possibilité d’hébergement à tarif raisonnable, y compris en dortoir s’il le faut, et des hébergements qu’il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance ; Un climat favorable à l’exploration : de la pluie, oui, mais à petite dose ! ; Une possibilité de se déplacer en transport collectif.

Même si l’Ouganda est généralement considéré comme une destination assez chère, mes premières recherches m’ont confirmé qu’il était possible de bien apprécier et découvrir le pays sans nécessairement casser sa tirelire. Et comme j’ai trouvé un billet d’avion à tarif raisonnable en dépit de la date tardive de mon achat, je n’ai pas hésité : l’été 2018 serait l’été de l’Ouganda ! 🙂

Je vous relate donc plus bas ce que fut mon voyage à “prix modéré” en Ouganda, en espérant lever les freins que pourraient avoir certains voyageurs moins fortunés.

Le voyage en bref

Je suis partie de Paris avec Brussel Airlines le 20 juillet et j’ai pris un vol de retour le 13 août en toute fin de journée (soit 24 jours sur place). 840€ l’A/R, en ayant réservé un peu moins de 2 mois à l’avance.

Partie seule, j’ai terminé le voyage avec une personne rencontrée au hasard de mes pérégrinations. A noter que contrairement à certaines destinations, il n’est pas si évident de fraterniser avec d’autres voyageurs au fil des étapes, relativement peu de personnes voyageant en individuel et empruntant les transports collectifs. Plusieurs des personnes rencontrées dans les établissements à prix modéré étaient d’ailleurs non pas des touristes mais des travailleurs humanitaires prenant quelques jours de congé.

Les transports :

Tout d'abord, il est à la fois très facile, quoique souvent très inconfortable !, de se déplacer en transport collectif. J'ai fait un mix de plusieurs modes de transport, qui en fait permettent d'aller à peu près partout.

Les matatus (ou taxis) : il s'agit de petits vans qui circulent entre les villes, les villages... C'est le mode de transport le plus usuel et pratique en tant que touristes. Dans le sud-ouest, très peuplé, ils sont très fréquents. Ils s'arrêtent un peu partout pour prendre ou faire descendre des passagers. Et qu'ils soient pleins, ou très pleins... il y aura toujours de la place pour vous. D'où l'inconfort ! Mais je m'y suis fait. Ils ne partent que s'il y a assez de personnes à bord (à moins que vous payiez pour les sièges inoccupés). Mon record ? 7h30 coincé dans un matatu (2h d'attente et 5h30 sur la route).

Les bus longue distance : entre les principales villes. Ils sont vieux mais c'est le transport collectif le plus confortable et peut-être la meilleure façon de s'initier aux videos musicaux ougandais ! Mais j n'ai pu prendre le bus qu'une seule fois pendant tout mon séjour.

Les boda-boda : ce sont les motos taxis. Vous les trouvez partout et ils peuvent vous amener partout. J'ai pris des bodas quasiment tous les jours, soit pour m'amener à destination lorsque je descendais d'un matatu (des trajets très courts ou jusqu'à une quarantaine de kilomètres) ou pour vadrouiller dans une région autour d'un point de chute. Tous ont été très prudents. Je n'ai eu un peu peur qu'une fois, lors de la montée jusqu'au lac Bunyonyi, la chaussée étant mouillée et pleine d'ornières. Il faut demander dans les guests houses : ils en connaissent souvent à qui ils font confiance. Et à Kampala, il est possible de recourir aux Safe Bodas (ils ont même un casque pour le passager...). J'ai même fait des "bodas bodas safaris" en bordure du Queen Elizabeth National Park et en bordure du parc au lac M'buro. C'est vraiment impressionnant de se trouver à côté de troupeaux d'éléphants ou de zèbres sur sa petite moto...

Les voitures partagées : là, si on peut éviter... l'inconfort des matatus n'est rien comparé à ces voitures qui foncent à tombeau ouvert sur les routes. Nous étions 10 dans une voiture "normale"... (alors que nous aurions dû être 12 si je n'avais pas payé pour 3 places !). Je n'ai testé qu'une fois et disons que ce fut suffisant.

Les voitures privées (special hire): vous trouverez toujours des chauffeurs pour vous amener un peu partout. C'est pratique, mais cher. J'ai loué une voiture une fois pour faire des visites en allant de Fort Portal à N'kuruba, mais ce qu'il y avait à visiter ne méritait selon moi pas l'investissement. Exceptionnellement, ce peut être un bon plan.

Bien entendu, il faut savoir que le risque principal pour un voyageur en Ouganda ce n’est ni les hippopotames, ni les crocodiles, ni les moustiques porteur de la malaria, mais bien la route !

Les hébergements

Je n’avais rien réservé à l’avance, sauf les deux premières nuits (et le Safari avec le Red Chilli Hideway). Aucun problème pour trouver des hébergements au fur et à mesure, en arrivant sur place. Les prix sont très variables sans que les différences en terme de qualité semblent toujours justifiées.

Les prix :

C’est évidemment ce qui m’a le plus fait hésiter… Les écarts entre ce qui est spécifiquement destiné aux touristes étrangers et ce qui est destiné à la population locale sont immenses. Il est donc possible, en ne recourant qu’aux transports collectifs, en logeant dans les petits hôtels destinés à la population locale et en ne faisant aucune activité touristique (parcs, visites…) de maintenir le budget au plus bas. Ce ne fut pas mon choix. C’est pour cette raison que je parle de voyage à prix modéré (et non de voyage à petit budget). En gros, j’ai recherché les hébergements les moins chers possibles, tout en restant à un niveau acceptable de confort et de propreté. Pour les transports, j’ai privilégié les transports collectifs et je n’ai jamais hésité à emprunter un boda boda si nécessaire. Je n’ai fait qu’un seul safari “officiel”, en plus d’un chimp tracking. Mais j’ai également résidé à deux reprises en bordure d’un parc national, ce qui l’a permis d’observer de nombreux animaux.

A noter que les prix des activités, hébergements, transports... mentionnés dans la suite de mon récit ne sont pas exhaustifs. Ils visent avant tout à donner aux futurs voyageurs une idée de ce à quoi ils peuvent s’attendre. Je ne mentionne pas les pourboires. C’est à chacun de voir. Il faut toutefois savoir que pour la majorité des ougandais qui travaillent avec les touristes, les pourboires constituent une part importante de leurs revenus. Attention : les prix indiqués le sont soit en Schillings ougandais (UGS), soit en dollars US

En définitive, le fait de voyager avec un budget modéré ne m’a pas donné l’impression de passer à côté de ce que l’Ouganda a à offrir, si ce n’est la découverte des gorilles. J’ai fait le choix de me poser un peu plus longtemps à certains endroits, ce qui l’a conduit à “rater” certains des incontournables du pays, mais cela correspond de toute façon à ma façon de voyager.

L’itinéraire Kampala (2) / Paraa (Murchison National Park) (2) / Hoima (1) / Fort Portal (2) / Nkuruba (5) / Katwe (2) / Bunyonyi (4) / Lac M’buro (1) / Buggala (2) / Banda (2) / Entebbe (1)

Et maintenant, la suite.......
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MI Millipatti Veteran ·
Vendredi 20 et samedi 21 juillet : une première journée dans la capitale

C’est le grand départ. Comme toujours, les vols sont longs mais c’est un bon moyen pour mettre de la distance entre son quotidien et le voyage qui démarrera bientôt. L’arrivée à Entebbe et les formalités se font sans encombre. Arrivée vers 23h, j’avais demandé à mon hôtel de m’envoyer un taxi. Nous partons donc à 23h20 de l’aéroport pour arriver à Kampala, au Red Chilli Hideway 1h10 plus tard. Il y a beaucoup de monde sur la route en dépit de l’heure tardive, beaucoup d’échoppes de toutes sortes qui sont ouvertes, mais le trafic est fluide. Après m’être vu attribuer un dortoir où tous les lits étaient occupés, on me donne finalement un dortoir totalement vide. Je dors comme une bûche après une longue journée.

J’ai choisi, pour découvrir la capitale, de recourir aux services du Walter Boda Boda Tours. Une merveilleuse (et excitante) façon de découvrir Kampala, en se déplaçant d’un endroit à l’autre à l’arrière d’une moto.





Je ne regrette pas du tout d’avoir consacré une journée à visiter Kampala et j’y serais même restée un peu plus. Les différents points de vue du haut de ses collines offrent un bon aperçu de cette ville très dense où subsiste tout de même un peu de verdure et où se côtoient les quartiers chics et plus populaires. Aucun monument n’est exceptionnel mais une journée de balade permet de sentir un peu la vie d’une capitale africaine. Je rentre en fin de journée au Red Chilli pour un dîner rapide avant mon départ du lendemain pour le Murchison Falls National Park.

Taxi de l’aéroport au Red Chilli Hideway à Kampala : 100 000 UGS

Red Chilli Hideway : une auberge de jeunesse en banlieu de Kampala, un peu loin du centre à mon goût mais idéale si on veut être au calme et si, comme moi, on a réservé un safari avec eux. Les chambres sont propres, les pelouses manucurées et la piscine invitante. Je m’y suis sentie moyennement bien toutefois, les lieux étant envahis par des groupes d’adolescents plutôt bruyants… Nuit en dortoir au Red Chilli : 12 $ A noter : on bénéficie d’un lit en dortoir gratuit la veille d’un départ en safari avec le Red Chilli

Walter Boda Boda Tour : 40 $ pour environ 4h de balade (j’ai poursuivi mes pérégrinations toute seule)

Safe Boda Boda : il s’agit d’un regroupement de conducteurs de Boda qui respectent des règles strictes de sécurité et offrent entre autre un casque au passager. On en trouve beaucoup un peu partout à Kampala. 7000 UGS (du centre de Kampala au Red Chilli).
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MI Millipatti Veteran ·
Dimanche 22, lundi 23 et mardi 24 juillet : un safari au Murchison Falls National Park

Départ à 6h30 pour un safari au Murchison Falls NP, en minibus. Nous sommes 9, des quatre coins du monde, de 19 ans à… moi 🤪 L’ambiance sera excellente, du début à la fin, et je prendrai un vrai plaisir à observer les paysages et les animaux mais aussi mes compagnons de voyage qui découvrent pour la première fois les joies d’un safari. La première journée est consacrée presqu’exclusivement au transport. Nous arrivons vers 15h aux chutes Murchison que nous allons admirer après avoir englouti le lunch acheté le matin au Red Chilli. Le débit est impressionnant. Il faut vraiment voir les chutes de ce point de vue et ne pas se contenter de les admirer d’en bas (et d’un peu loin) à bord du bateau sur le Nil. Attention : pour ceux qui arriveraient en haut des chutes en individuel, un prix d’entrée est appliqué pour emprunter le sentier qui permet de s’en approcher. La nuit au camp du Red Chilli se fait en tente (mais il y a aussi des bandas). La nourriture est bonne et l’ambiance un peu moins “auberge de jeunesse que pour des jeunes” de Kampala. Si ma nuit fut bonne, elle fut néanmoins interrompue par Gloria, un hippopotame qui a ses habitudes dans le camp, et qui a décidé de passer un bon bout de temps à brouter à moins d’un mètre de notre tente !

Le lendemain est consacré à un safari “classique” le matin et un “boat safari” l’après-midi. J’ai trouvé les paysages vraiment superbes et j’ai beaucoup aimé admirer les animaux, assez nombreux, même si je n’ai pas retrouvé la même magie qu’au Kenya ou qu’en AFS. Le “boat safari” l’après-midi constitue une façon vraiment agréable d’observer la faune et la flore (bien que l’expérience fût un peu gâchée par un groupe de jeunes américains surexcités et nullement intéressés par les merveilles qui s’étalaient sous nos yeux…).



Le lendemain matin, nous reprenons la route et traversons le parc pour en ressortir au niveau de la Wankwar Gate. Il s’agit officiellement d’une demie-journée de safari. Mais ce dernier s’effectue sans ranger et, alors que la veille nous avions été répartis entre 2 véhicules, nous nous retrouvons tous dans un seul véhicule, ce qui rend bien moins confortable l’observation des animaux (heureusement, 2 personnes ne sont pas revenues avec nous suite à un changement de programme de dernière minute de leur part). Nous traversons sur la route les chutes Karuma, sans nous arrêter, et continuons vers le lieu du déjeuner, C’est le temps pour moi de dire au revoir à mes compagnons de voyage et de retrouver mon indépendance. Mon objectif de ce jour : me rendre jusqu’à Hoima pour y passer la nuit. Je prendrai une voiture individuelle pour me rendre jusqu’à Masindi où j'embarquerai ensuite pour mon premier trajet en Matatu. Aïe….. il ne faut pas être claustrophobe ! Je ne sais pas si c'est la fatigue ou l'émotion de cette première course mais, arrivée à Hoïma, je m'étale de tout mon long dans la poussière rouge du parking en essayant de descendre du Matatu... Heureusement, comme on dit : le ridicule ne tue pas!





Etant arrivée à Hoïma en milieu d’après-midi je cherche à explorer la ville. Je suis fatiguée, le tombeau des rois est fermé… je traîne un peu dans cette petite ville africaine bien poussiéreuse avant de me retrouver au Hoima Cultural Lodge, histoire de boire une bière et manger un morceau dans un endroit un peu calme et au vert. Les employés sont charmants et m’invitent à rester pour le spectacle de danse et de chants traditionnels destinés à deux groupes de touristes qui résident sur place. Un beau spectacle, avec des artistes plein d’énergie, mais avec un public qui les regarde à peine et ne daigne même pas les applaudir… Certains touristes ne semblent voyager en Ouganda que pour observer les animaux sauvages… c’est bien dommage.



Safari avec le Red Chilli Tour : 3 jours et 3 nuits (y compris la veille à Kampala). Il n’y a en fait qu’une seule “vraie” journée de safari (dont une demie-journée en bateau). C’est une bonne façon de faire un safari si on ne possède pas son propre véhicule. Etant donné le peu d’intérêt de la dernière journée, peut-être vaut-il mieux prendre l’option qui se termine par le Ziwa Rhino Sanctuary.

Voiture individuelle de Kafu à Masindi (env. 45 km) : 40 000 UGS

Matatu de Masindi à Hoima (env. 70 min) : 10 000 UGS

Nsamo Hotel (Hoima) : 35 000 UGS (chambre simple avec toilettes et douche). L’hôtel est propre quoique sans charme. Il se trouve juste à côté du point des départs et arrivées des matatus.
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MI Millipatti Veteran ·
Mercredi 25 juillet : longue route de Hoïma à Fort Portal

A 8h, sans même avoir pris le temps de prendre un petit déjeuner, je prends place dans un matatu en direction de Fort Portal. Nous partirons à… 10h !, le temps que le Matatu se remplisse. Avoir su, j’en aurais profité pour marcher un peu, prendre l’air, m’étirer… mais j’avais toujours espoir que nous partirions et je ne voulais pas perdre ma place de choix au bord d’une fenêtre ! Une place pas idéale toutefois, une barre de fer m’empêchant de laisser mon bras à l’intérieur… A mi-chemin nous devrons changer de matatu et je me retrouverai au milieu d’un siège, coincée mais coincée… les jambes dans un axe bizarre par rapport au reste de mon corps… aïe… Le trajet est hautement inconfortable, il faut bien l’avouer, mais j’arrive quand même à admirer le paysage. Le trajet durera au total 5h30 (plus les 2h d’attente à Hoïma…), sans arrêt autre que pour faire monter et descendre des passagers (j’ai quand même réussi à m’extraire du matatu pendant quelques minutes pour une pause pipi…). Dur dur.

Arrivée en milieu d’après-midi à Fort Portal, je descends au niveau du Mpanga Market. J’en profite pour manger au Garden’s, un restaurant à la terrasse bien agréable mais un peu cher si on compare à mes autres repas (et mes autres dépenses) : 47 000 UGS pour une assiette de poulet + frite + salade de chou + smoothie à l’ananas et gingembre. Mais ça fait un bien fou après un tel périple…

Un boda boda me conduit ensuite jusqu’au Kalitusi Backpacker. L’endroit est charmant, à 1,4 km du centre. On s’y sent comme à la campagne. En dépit de ma fatigue, je passe une agréable soirée autour d’un feu de camp avec les seuls autres voyageurs à résider là-bas (4 jeunes allemands de 19 ans volontaires depuis 1 an à M'bale) et des voisins qui viennent profiter de l’atmosphère et de la bière.





Matatu de Hoima à Fort Portal (5h30) : 30 000 UGS. A noter que la piste est en train d’être pavée. Le trajet devrait se faire beaucoup plus rapidement bientôt.

Déjeuner au Garden’s : 47 000 UGS

Kalitusi Backpackers : 37 000 UGS. Un petit endroit vraiment charmant, entouré de pelouse et d’une végétation très bien entretenue.
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AR Arsouille30 Veteran ·
B🙂nsoir! Madeleine,

Je rêve d'Afrique Noire, je ne sais rien d'Ouganda, votre profile m'est très sympathique (proche?): chouette! je pars à travers vous à la découverte de ce Pays et je dois dire que le récit, au savant dosage d'impressions perso & indications pratiques, des tous premiers jours de votre voyage me régale, malgré son relatif confort , notamment de transport.

Bonne suite de carnet.

Sân😎uk30.
Du Beau, du Bon: du baudet!
MI Millipatti Veteran ·
Jeudi 26 juillet : à la découverte de Fort Portal

Une journée tranquille à Fort Portal et dans les environs.

Je commence ma journée par le Jardin Botanique et poursuis par une visite en boda boda des plantations de thé des environs et de la ville, où je ferai quelques achats (dont de la bière de banane). C’est Andrews, un guide qui travaille au jardin botanique et qui possède également sa petite entreprise (Piki Piki Travel) qui m’accompagnera lors de cette journée. En fait, voyageant seule, je suis souvent encline à retenir les services d'un conducteur de boda boda, ou d'un guide, pour explorer une région. Et à chaque fois que je l'ai fait je n'ai pas eu à le regretter.



Fort Portal est probablement la petite ville la plus calme et agréable qu’il m’ait été donné de visiter. Le centre-ville ne présente pas à mon avis un grand intérêt. Ce sont plutôt les alentours, très verdoyants, où se retrouvent l’université et plusieurs lodges et guest houses, qui donnent cette impression de calme et de “ville proprette”. Les plantations de thé qui s’étirent à l’extérieur de la ville m’ont rappelé le Kerala, Ce sont d’ailleurs des Indiens qui possèdent la majorité des plantations, quelques propriétaires ougandais possédant des plantations un peu plus loin de la ville.



Mais attention si vous allez vous balader dans les plantations et que vous prenez une photo, ne serait-ce que du panorama... Les ouvriers m'ont vertement engueulée alors que je prenais une photo du sommet d'une colline, alors qu'ils n'étaient même pas dans le champ de vision... Parlant photos, de nombreuses personnes ont refusé que je les photographie lorsque je leur demandais la permission. Plusieurs m'ont dit craindre que je ne vende les photos sur internet pour me faire de l'argent... Je n'ai jamais insisté.

Toro Botanical Garden : 10 000 UGS. A noter qu’il vaut mieux visiter le parc très tôt le matin pour voir les nombreux oiseaux qui y résident.

Visite en boda boda des plantations de thé et des alentours de FP (env. 3h de visite) : 30 000 UGS
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Millipatti Veteran ·
Merci Arsouille.

J'espère bien vous donner envie de visiter l'Ouganda ! C'est un pays assez peu connu, surtout des francophones qui fréquentent plus souvent l'Afrique de l'Ouest. Plusieurs personnes à qui j'ai parlé de mon voyage en Ouganda m'ont demandé, au mieux, ce qu'il y avait à voir dans un tel pays et, au pire, ce que j'allais faire dans un pays aussi peu sûr... Pour de nombreuses personnes, quand on parle d'Ouganda, la seule image qui vient est celle d'Idi Amin...

Les anglophones, notamment, connaissent en général beaucoup mieux l'Ouganda, ne serait-ce qu'en raison des anciens liens coloniaux. Ils y envoient même leurs adolescents en vacances organisés ! Mes collègues n'en revenaient pas...

C'est en tout cas un très beau pays à découvrir, où le voyage est franchement très facile. Et si les transports collectifs sont souvent inconfortables, ils ont au moins le mérite d'exister !
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MI Millipatti Veteran ·
Vendredi 27, samedi 28, dimanche 29, lundi 30, mardi 31 juillet : la région des lacs de cratères

Je passerai les 5 prochaines nuits dans la région des lacs de cratères, avec comme base le Original Nkuruba Nature Reserve.

Pour y arriver, j’ai décidé de prendre un taxi (special hire). J’avais en effet envie de profiter de tout ce qu’il y avait à voir sur le chemin en prenant la route de Kasese (le palais du roi, les tombeaux, une coopérative, un marché, les lacs...). Partie à 8h30 nous sommes arrivés à Nkuruba à 14h. Ce fut une belle balade, sans toutefois être incontournable (pour ceux qui ne souhaiteraient pas investir dans un spécial hire, le trajet FP-Nkuruba peut en effet se faire facilement en boda boda, en moins de 30 minutes).





C'est probablement la visite des tombeaux des rois qui m'a le plus marquée. Alors que nous cherchions le gardien des lieux, une vieille dame est venue vers nous. En dépit du fait qu'elle habite dans le village, elle n'avait jamais pénétré dans les maisonnettes où se trouvent les tombes. J'ai quasi plus eu le sentiment de l'accompagner, elle, dans la découverte d'une partie de sa culture, qu'elle m'accompagne... Bien sûr, il ne faut s'attendre à rien de spectaculaire. Les lieux sont peu entretenus. Mais ils toujours vivants et le gardien, fils et petit-fils de gardien, ne fait pas que raconter l'histoire. Il la vit.



Arrivée dans la région des lacs de cratères, j'ai rapidement rejoint le Original Nkuruba Nature Reserve. Après les commentaires dithyrambique dans le Bradt, j’ai été un peu déçue en découvrant les espaces communs - un bâtiment en béton sans charme- et les petits bandas tout simples. Mais le lieu a quelque chose de magique : les singes (des black and white colobus, des red colobus, des vervet et des red tails) sont partout et extraordinairement faciles à observer. La forêt, bien que petite, est des plus agréable à explorer. Et le personnel, tout en étant discret, est efficace et sympathique. En gros, plus le temps passait, et plus je m'y sentais bien...



La région est vraiment magnifique, sans être spectaculaire. C’est un grand plaisir que d’explorer en boda boda les pistes qui sillonnent entre les collines, permettant de découvrir les lacs qui parsèment le paysage. Mais au-delà des lacs j’ai adoré me balader dans les plantations de bananiers, découvrir les fermes, explorer les forêts où abondent les singes, flâner dans les petits villages… Ce fut un des beaux moments de mon voyage. Très relaxant, près de la nature et de la population. Certains lodges de luxe y sont installés. Ils sont indubitablement magnifiques - mais je n'aurais changé pour rien au monde ma place au milieu des singes.

Le Nkuruba Nature Reserve est aussi une excellente base pour aller à la rencontre des chimpanzés dans la forêt de Kibale, toute proche, et pour faire la Bigodi Nature and Community Walk.

Special Hire de Fort Portal à Nkuruba : de 8h30 à 14h. 150 000 UGS

Original Nkuruba Nature Reserve : Banda (avec toilette et douche à l’extérieur) : 35 000 UGS / nuit. Le banda où j'ai passé mon séjour a depuis été démoli pour être remplacé par un neuf. Plusieurs sont d'ailleurs en construction, dont certains avec des douches et toilettes à l'intérieur. Le cottage au bord du lac se trouve quant à lui dans un environnement vraiment superbe ! J'y ai passé quelques heures dans mon hamac, à lire, somnoler et observer les singes...

Chimp tracking (Kibale) : j’ai fait un aller-retour en boda boda (10 000 UGS) pour aller réserver ma place, dès mon arrivée à Nkuruba (le chemin qui est mène est absolument magnifique ! et j’en ai profité pour aller visiter le Top of the World). Le tracking démarrait à 11h. Pour faire face à l’affluence, un second départ est en effet programmé en fin de matinée. Je craignais que les chimpanzés soient moins visibles à ce moment de la journée mais il n’en fut rien ! Nous avons vu un premier groupe à peine 10 minutes après le départ de notre petit groupe de 7 personnes. Et nous les avons suivi, et croisé d’autres groupes, non stop pendant plus d’1h20. Je ne les ai même pas compté tellement ils étaient nombreux. Quel plaisir que de pouvoir les observer d’aussi près… Le seul hic, ce furent les fourmis rouges, tellement nombreuses à certains endroits que nous avons dû rebrousser chemin… mais en retrouvant toujours notre groupe de chimpanzés. Permis chimpanzés : 150 US$ Boda boda (avec l’attente) : 40 000 UGS

Marche des lacs de cratères et “forest walk”: même s’il est tout à fait possible de se déplacer seuls, les services d’un guide permettent de mieux comprendre la région et ses habitants, de découvrir la faune et la flore et d’emprunter des chemins peut-être difficiles à découvrir seuls. Robert Mugisa (qui travaille à l’Original Nkuruba Nature Reserve) est un guide très agréable qui se fera un plaisir de vous accompagner dans votre découverte des alentours. Crater lake walk : 25 000 UGS



Bigodi Nature and Community Walk: la balade, bien réputée, permet de découvrir la faune et la flore du marais de Bigodi. C’est une belle balade, mais à laquelle j’ai préféré les alentours de Nkuruba (j’y ai vu tellement de singes, je devais commencer à être gâtée…). On peut également observer la fabrication de bière et d’alcool de banane, rencontrer une dame qui cultive et prépare du café ainsi que des femmes qui tressent des paniers… sans compter un sorcier qui, outre soigner les divers petits maux qui peuvent vous assaillir, peut jeter des sorts à vos voisins indésirables (mon conducteur de boda boda en est ressorti plié en deux de rire…). Community walk : 70 000 UGS Boda boda (avec l’attente) : 50 000 UGS



Boda boda : si vous séjournez dans la région, vous pouvez demander les services de Vincent. J’ai passé de superbes moments en sa compagnie, me sentant toujours en sécurité.

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MU Muriel18 Globetrotter ·
Merci Madeleine pour ce récit.

C'est toujours un plaisir pour moi de retrouver un petit bout d'Ouganda, ce pays m'a véritablement enchantée (c'est peut-être aussi parce que c'est le dernier où j'ai mis les pieds 🤪😎). Cette façon de voyager permet d'être au plus près de la population mais j'avoue que les transports en commun dans ces conditions.... ne sont pas ma tasse de thé. A vous lire, je regrette de ne pas avoir passé davantage de temps dans la région des lacs de cratère (ce que nous avions prévu au départ). J'attends la suite avec impatience 😉. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MI Millipatti Veteran ·
Bonjour Muriel

Je comprends tout à fait que les transports collectifs ne soient pas la tasse de thé de tout le monde, surtout dans ces conditions. Mais c'est ce qui est fabuleux dans le voyage : c'est un moment de liberté où chacun fait ce qu'il veut...! De mon côté, j'aime bien recourir aux transports collectifs, ce que je trouve très relaxant... Je me laisse conduire, sans stress... Et le fait de pouvoir recourir de temps à autre à des voitures, ou des motos, privées me permet en général de vraiment aller où je veux.

Moi, c'est plutôt le fait de prendre le volant qui me stresse... même si j'ai fait de fabuleux road trip notamment à Oman, au Maroc, en Afrique du Sud ou en Roumanie, mais toujours avec l'un ou l'autre de mes enfants. J'espère que ce sera aussi fabuleux lors de mon prochain voyage dans le nord de l'Ouganda ! En tout cas, soyez certaine que je lis religieusement votre carnet de voyage, histoire de patienter jusqu'à mon départ...

Madeleine
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MI Millipatti Veteran ·
Mercredi 1er et jeudi 2 août : Katwe sur les rives du lac Edward

Allez, il faut quitter Nkuruba… non sans un pincement de cœur pour ce lieu auquel j’avais fini par bien m’attacher.

C’est Vincent qui me conduira en boda boda jusqu’à Fort Portal (10 000 UGS), au départ du Matatu pour Kasese. De là j'en prendrai un second pour Katwe (départ à 10h de Nkuruba et arrivée à Katwe à 17h).

Les trajets, comme d’habitude, sont très faciles (en fait, vous n’avez qu’à dire où vous souhaitez aller, il y aura toujours quelqu’un pour vous guider vers le bon endroit) bien que souvent très longs.

Deux raisons m’ont incité à me poser à Katwe : il s’agit d’un petit village enclavé dans le Queen Elizabeth National Park, d’où il me sera facile de partir à la recherche des animaux, et on y trouve également un lac qui sert à la production de sel.

Ce fut sans doute une des belles découvertes de ce voyage. Outre le “salt lake”, où l’on découvre une méthode d’extraction du sel qui n’est pas différente de ce qu’elle était il y a des siècles de cela (y compris en ce qui concerne les conditions de travail, ce qui amène à réfléchir…), il y a également le village de pêcheurs et le lac Edward où abondent les hippopotames, les éléphants qu’il est facile d’apercevoir en faisant un tour de boda boda du côté de la Kabatoro gate, les soirées au resto derrière la pompe à essence à parler politique avec quelques représentants du parti de l'opposition à Museveni, les rencontres avec les jeunes ougandais, très nombreux, qui viennent en voyage scolaire pour visiter la mine de sel...





J’avais rencontré une jeune voyageuse à Kasese avec laquelle j’ai partagé le temps passé à Katwe. A part nous deux, nous n'avons croisé aucun touriste occidental pendant que nous y étions. C’est dommage pour le village, où les quelques guest house semblent bien abandonnés et les guides bien seuls…

Visite du Salt Lake et des environs: 35 000 UGS. Vraiment agréable. La marche vers le lac est en particulier de toute beauté. Cette visite vaut vraiment vraiment le détour.







Bateau de pêcheur sur le lac : 70 000 USG. J’avais souhaité faire le tour de bateau du Mweya Channel. Mais comme il y avait pas mal de route à faire et que ma compagne de voyage n’était pas très chaude pour y aller, nous avons préféré convaincre des pêcheurs de nous prendre sur leur barque à moteur pour aller observer les animaux sur l’autre berge du lac. Difficile d’être objective sur ce coup là : j’étais incroyablement mal installée (aië les fesses...) et, surtout, j’étais obsédée par le besoin de trouver des toilettes au plus vite (ça arrive….). Oui, il y avait des éléphants, oui, il y avait des hippopotames… mais bon, j’avais d’autres préoccupations… Dans tous les cas, je crois que j’aurais préféré la balade sur le Mweya Channel.



Boda boda pour aller à la recherche des animaux : Katwe est enclavé dans le QENP. Il y a donc la possibilité, à proximité, d’observer des animaux, même si officiellement nous ne sommes pas dans un parc. J’ai emprunté les deuxs soir un boda boda qui m’a permis d’approcher, à la nuit tombée, les hippopotames qui sortent du lac pour se diriger vers le bush ainsi que les éléphants. Ce fut, en ce qui concerne les éléphants surtout, vraiment impressionnant. Je n’avais jamais vu d’éléphants d’aussi près, y compris des bébés, et en aussi grand nombre. J’ai fait confiance à mon conducteur de boda boda… Boda boda : 5000 UGS Katik Guest House : une maison avec une chambre, un salon, une cuisine. Elle se situe à droite de la route lorsque l'on arrive de Kasese, derrière un "office tousristique". Ok, bien qu’infesté de moustiques. 30 000 UGS.
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MA MarieDodo ·
Bonjour,

Lire votre récit de voyage est très inspirant.

Merci d'avoir partagé. Je compte entreprendre un voyage pour décembre 2019 en Ouganda, 3 jours à Entebbe et 3 jours à Kampala avant de partir pour le Rwanda.

J'apprécirais si vous pouviez partager vos contacts pour l'hébergement, la restauration. Je voudrais aussi la liste des endroits que vous recommandez.

En espérant que vous verrez mon message.

Cdt,
MA Max68 Globetrotter ·
Bonsoir Madeleine,

Merci pour ce carnet attachant.😛 😎

C'est bien qu'il y est des façons différentes de voyager sinon on se retrouverait tous aux mêmes endroits 🙂.

Je trouve que l'Ouganda se prête bien à un voyage comme le votre, les Ougandais sont accueillants et le pays suffisant densément peuplé.

Vous verrez, l'est est très différent 😉.
https://apprentisvoyageurs.com
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Bonjour Madeleine,

Quel beau compte rendu qui a démarré sur les chapeaux de roue. De plus c'est pas souvent que l'on voit des carnets fait en transports locaux dans cette région du monde. Je pourrais jamais faire ce type de voyage, 7h30 sans pause wc, l'horreur 😉

Le fait de se faire tancer pour la prise des photos dans les plantations c'est aussi parce qu'ils ont peur que tu te fasses de l'argent avec ?
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
RO Rotsaka Globetrotter ·
Peut etre que simplement des gens ont déjà donné de l argent pour des photos ou bcp de touristes sont passés en promettant de renvoyer des photos et ne l ont pas fait ou…

En tous les cas, dans le Karamoja, tt le monde sollicite des photos et je n ai jamais eu aucun refus ni marque d hostilité. Bien au contraire, les gens le veulent meme quand je n en ai pas envie. Combien de temps cela durera...
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Merci pour la réponse, de toute façon j'ai énormément de mal à prendre des personnes en photos. Je n'en fais que sur une demande insistance 😊

Il faut que j'achète un espèce de Polaroïd pour donner la photo directement
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

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MI Millipatti Veteran ·
Merci d'avoir partagé. Je compte entreprendre un voyage pour décembre 2019 en Ouganda, 3 jours à Entebbe et 3 jours à Kampala avant de partir pour le Rwanda. J'apprécirais si vous pouviez partager vos contacts pour l'hébergement, la restauration. Je voudrais aussi la liste des endroits que vous recommandez.

Bonjour,

Je ne sais pas quel est le but de votre voyage mais, s'il s'agit de tourisme, 3 jours à Entebbe et 3 jours à Kampala m'apparaissent franchement beaucoup. Il y a plusieurs endroits dans le sud-ouest de l'Ouganda, en allant vers la frontière rwandaise, qui méritent le détour, notamment le lac Bunyonyi. Pour les hébergements, vous pouvez regarder ceux que j'indique dans mon compte-rendu de voyage. Vous pouvez facilement trouver les coordonnées sur internet.

Bonne préparation.
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Millipatti Veteran ·
Peut-être que simplement des gens ont déjà donné de l argent pour des photos ou bcp de touristes sont passés en promettant de renvoyer des photos et ne l ont pas fait ou…

Ce sont généralement les motifs que l'on peut soupçonner... mais là, j'ai été très surprise de constater que plusieurs personnes différentes ont invoqué le fait que je me ferais de l'argent avec les photos que je prendrais... Et ce fut également le cas dans les plantations de thé.

Si cela est arrivé, c'est bien évidemment parce que je demande l'accord des personnes concernées.

Quant au polaroid, j'y ai souvent pensé. Mais bon, voyageant en transport collectif, je ne vais pas, en plus, rajouter un autre appareil photo. Parce que chaque gramme, et chaque centimètre carré, comptent ! 😐
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Millipatti Veteran ·
Vendredi 3, Samedi 4, dimanche 5, lundi 6 août : des jours paisibles sur les rives du lac Bunyonyi

C’est le temps de quitter les rives du lac Edward pour celles du lac Bunyonyi. La veille, notre hôte au Katik a demandé à un conducteur de Matatu de venir nous chercher à 7h. Il est à l’heure… mais ce n’est pas pour cette raison que nous partirons aussitôt de Katwe ! Nous ferons en effet plusieurs fois le tour de la ville, jusqu’à ce que le Matatu se remplisse. Ce qui veut dire tourner et tourner encore, pendant environ une heure, à la recherche des rares passagers qui veulent quitter ce village enclavé. Le bon côté des choses c’est que j’occupe le siège avant à côté du chauffeur (c’est LE siège de choix dans un matatu, quoique probablement pas très sécuritaire en cas d’accident) et que j’ai tout le loisir d’observer la petite ville qui s’éveille : les marchands qui ouvrent leurs échoppes, les hommes qui sortent les boeufs de leurs enclos… La lumière est belle sur le lac. Ma compagne de voyage du moment est quant à elle bien énervée… et c’est ce qui dans les circonstances est peut-être le plus pénible. Si j’arrive à apprécier les voyages en transport collectif ce n’est pas que je suis masochiste 😉, comme certains pourraient être amené à le penser, mais bien parce que j’arrive à rester calme, dans quasi toutes les circonstances… et à profiter du temps qui passe...



Nous partons enfin : le conducteur de Matatu sera vraiment charmant : il s’arrêtera même pour nous permettre d’observer le paysage et des animaux sur le parcours.

Nous devrons changer une fois de matatu pour nous rendre à Mbarara. Mais pas de stress, tout se fait très facilement : alors que nous roulons, le chauffeur fait signe à un matatu qui arrive dans le sens inverse. Les deux s’arrêtent, le conducteur s’occupe de transférer les sac à dos du toit d’un matatu à un autre et nous sommes reparties. Bon, évidemment, le matatu qui nous prend était déjà bien rempli. Pas de problème : le conducteur optimise au mieux le remplissage. Il demande aux uns de changer de place, aux autres de se serrer un peu… et il finit par prendre une jeune fille sur ses genoux. Ce qui n’est pas rare du tout dans les matatus : on remplit en largeur, mais aussi parfois en hauteur ! A l’époque de l’affaire Weinstein et du #metoo, ça laisse songeur...

Nous arriverons à Mbarara à 12h30 et en repartirons à 13h30, après un déjeuner dans un restaurant tenu par un libanais, pour arriver à Kabale à 16h30. Nous aurons donc pris trois matatus de Katwe à Kabale, puis un boda boda jusqu’au lac Bunyonyi (10 000 UGS). C’est le seul trajet où j’ai franchement eu un peu peur. Et ce n’était pas en raison de la conduite du conducteur mais bien de l’état de la route, pleine d’ornières et trempée de surcroît après une bonne averse.

En dépit de l’état de la route, j’ai bien apprécié la montée vers le lac. Le paysage est idyllique. Mais les femmes et les enfants aperçus sur les flancs de la montagne, creusant les parois pour en extraire les pierres, ne pouvaient que me ramener à la dure réalité des ougandais devant gagner leur vie dans ces lieux qui, en tant que voyageurs, nous transportent.

J’ai passé de très belles journées à Bunyonyi même si, au premier abord, l’atmosphère dans le petit village au bord du lac m’est apparue un peu oppressante. C’est le seul endroit en Ouganda où de jeunes hommes ont été insistants, me suivant et tâchant de me convaincre de me guider, de façon pas toujours très agréable. Il faut dire qu’il semblait y avait plus de guides que de touristes sur les rives du lac… J'ai d'ailleurs vu de très nombreux guest house ou hôtels à peu près vides, sur les rives du lac comme sur les îles. Il n’y a que l’Overland Resort qui semblait bien occupé.

La première journée je me suis contentée d’explorer à pied les rives du lac, d’observer les oiseaux depuis le quai de mon guesthouse et de paresser dans mon hamac. La seconde journée, je l’ai passée sur le lac en compagnie de Stephen, un guide assez improbable avec son beau costume et ses nombreuses anecdotes sur la vie aux environs de Bunyonyi. Naviguant dans une barque à moteur, nous avons exploré de nombreuses îles. Il faut vraiment faire l’effort de monter au sommet de certaines d’entre elles : le panorama est fabuleux. Ce sont d’ailleurs ces panoramas, qui permettent d’apercevoir les îles et les cultures en terrasse, qui rendent si unique le lac Bunyonyi.





Le lendemain, nous avons plutôt exploré les rives du lac en boda boda, et notamment un village de forgerons où nous avons passé pas mal de temps, histoire de découvrir les techniques ancestrales de la ferronnerie mais aussi la population des environs, en compagnie d’un des élus du village qui n'a pas manqué de m’expliquer toutes les difficultés de sa vie d’homme bigame… De l’Arcadia Cottage, je suis ensuite descendue à pied vers le lac. C’était jour de marché : les habitants viennent de tous les villages autour du lac pour vendre ou acheter divers biens de consommation ou denrées. J’en profite pour flâner, déguster des brochettes de chèvre et goûter d’atroces mixtures (j’ai oublié le nom…) dans le “bar” du village : une bicoque sans fenêtre de moins de 10 m2 occupé par une grande table basse, où hommes et femmes sont assis sur de longs bancs alignés contre les murs. Quant à Stephen, je le retrouve dans le village, un peu vacillant d’avoir trop bu de “jus” de bananes...











Bugombe Gateway Camp: j’y ai passé 4 nuits. Il se situe juste après l’Overland Resort. Les jardins sont très jolis et les chambres, incroyablement romantiques ! L’intérieur et le mobilier sont en bois brut, avec un des murs totalement ouvert sur les arbres et le lac en contrebas. La nuit il y fait très froid (il a fait jusqu’à 12 C) mais les couvertures sont chaudes. Et c’est un plaisir que d’être réveillé par le chant des oiseaux. 20$ en B&B, occupation simple (40$ si occupation double). C’est donc un bon plan pour les voyageurs solos !



Journée en bateau sur le lac : 60 000 UGS
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Millipatti Veteran ·
Mardi 7 août : au milieu de la savane et des zèbres

La vie est douce sur les rives du lac Bunyonyi… j’y resterais bien… quelques semaines ! Mais il faut partir, poursuivre la découverte.

Nous redescendrons donc du lac Bunyonyi jusqu’à Kabale en boda boda puis nous prendrons un bus, un vrai ! (le seul de mon séjour) en direction du lac Mburo, en passant par Mbarara. Ca fait du bien d’avoir un peu de place… et c’est une vraie opportunité pour découvrir les clips de musique ougandaise !







En fait, je ne suis pas vraiment allée au lac M’buro et je n’ai pas fait de “vrai safari” au sein du parc. J’ai plutôt rejoins un hébergement au milieu de la savane, en bordure du parc. Sur la route en venant de Mbarara, il faut s’arrêter à l’intersection de la piste qui permet de rejoindre le Mihingo Lodge. De là, l’hébergement se trouve à une trentaine de kilomètres, au milieu de rien, et peut être rejoint en boda boda.



Les hébergements, quelques bandas très simples et assez récents, sont construits autour d’un très gros rocher d’où la vue sur les alentours est magnifique.



Ce qui est chouette, c’est que nous étions vraiment seuls au milieu de la savane. Nous sommes partis à pied, ainsi qu’à boda boda, à la rencontre des nombreux zèbres et cervidés de toutes sortes qui la peuplent, sans compter les troupeaux de boeufs aux cornes tellement impressionnantes. Une surprise pour moi : il est beaucoup plus facile d’approcher les animaux sur un boda boda qu’à pied…





Si je n’ai jamais vu le lac Mburo, j’ai pu explorer les rives du lac Kachera et un village qui s’y trouve. Le paysage était sublime mais j’ai été attristée par la saleté de ce village de pêcheurs. D’après plusieurs ougandais avec lesquels j’ai échangé, il semblerait d’ailleurs que les villages de pêcheurs soient souvent moins propres que les autres… Et si le lieu est magnifique, la vie des gens qui y vivent est loin d’être idyllique : la veille de ma visite, un pêcheur s’était fait tuer par un hippopotame, juste en face du village...



Hébergement près du lac Mburo : Kijura Rock : petit banda bien construit, sans eau courante (on prend la douche avec l’eau d’un jerrycan). 200 000 UGS (avec dîner et petit déjeuner, très simple, pour une personne). Vraiment beaucoup trop cher pour ce que c’est.
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MA Max68 Globetrotter ·
Bonjour Madeleine,

Chouette poursuite de voyage.🙂

au premier abord, l’atmosphère dans le petit village au bord du lac m’est apparue un peu oppressante. C’est le seul endroit en Ouganda où de jeunes hommes ont été insistants, me suivant et tâchant de me convaincre de me guider, de façon pas toujours très agréable. Il faut dire qu’il semblait y avait plus de guides que de touristes sur les rives du lac…

pareil, je ne comprends non plus pourquoi spécifiquement ici. 😮

Pareil aussi pour les villages de pêcheurs sales, nous l'avons aussi constaté et on nous l'a aussi dit. Manifestement "pêcheur" est tout en bas de l'échelle de valeur Ougandaise ... juste un peu au-dessus des Karamenjo, qui sont considérés comme des sauvages pour le reste des Ougandais. Jusqu'à peu les enfants étaient tout nus et les adultes juste emmaillotés dans leur couvertures, disent-il ...
https://apprentisvoyageurs.com
MI Millipatti Veteran ·
au premier abord, l’atmosphère dans le petit village au bord du lac m’est apparue un peu oppressante.

pareil, je ne comprends non plus pourquoi spécifiquement ici. 😮

Bonsoir Max,

Deux explications m'ont été donné (outre la faible fréquentation qui peut expliquer en partie le caractère insistant des personnes gagnant leur vie du tourisme) :

Les Bakiga, qui peuplent cette région, seraient considérés par les Ougandais du reste du pays comme particulièrement rudes, pour ne pas dire impolis. Ce qui se traduirait, notamment, dans leur intonation et leur langue, le Rukiga. Pour l'anecdote, alors que je flânais dans le village en bordure du lac, de jeunes hommes avec qui j'avais fait une longue balade de boda boda le matin même se sont approchés de moi et ont apostrophé un ougandais avec qui j'étais à ce moment-là. Aïe, j'ai tout de suite pensé que quelque chose n'allait pas, que nous ne leur avions pas donné assez d'argent ou je ne sais quoi d'autre. La discussion semblait bien tendue, et je commençais moi aussi à l'être... Mais j'avais bien mal interprété la situation : nous leur aurions tout simplement donné trop d'argent, et ils cherchaient à nous le rendre ! Alors que j'avais pensé qu'ils m'engueulaient...

Le seconde explication serait liée à leur importante consommation de "porridge fermenté", y compris par les femmes et les enfants (la boisson, en fait, que j'ai goûtée dans le bar du village et trouvé vraiment immonde). Nombre d'habitants seraient ainsi légèrement ivres, quasi en permanence...

Ce sont en tout cas les explications que l'on m'a données.
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MI Millipatti Veteran ·
Mercredi 8, jeudi 9, vendredi 10 et samedi 11 août : les îles Ssese

J’aime les îles, les grandes étendues d’eau, les plages… Des passions suffisantes pour me donner envie de me poser sur les îles Ssese, un archipel lacustre du nord-ouest du lac Victoria. Et comme cet archipel se trouve, en quelque sorte, sur le chemin d’Entebbe, je n’hésite pas.

J’ai cru tout d’abord que cet archipel n’était pas très loin du lac Mburo. Et pourtant, le trajet vers les îles prendra quasiment toute la journée :

Il y aura tout d’abord un long trajet de boda boda dans la savane pour rejoindre la route principale, avec comme toujours dans cette région de très nombreux zèbres nullement impressionnés par notre équipée. Je ne m’en lasse pas de ces trajets en boda boda : s’il y a une chose que je regrette c’est d’être vraiment nulle au volant d’une moto… ; Nous prendrons ensuite un matatu qui nous nous amènera jusqu’à Masaka. Nous aurions bien aimé manger un morceau mais, pas le temps : j’ai passé un temps infini dans une banque de la ville pour changer des dollars, les personnes devant moi venant déposer littéralement de grands sacs pleins de billets de banque. Et ça, c'est long ! ; A Masaka, nous prendrons un boda boda pour traverser la ville ; Le boda boda nous déposera sur un petit chemin où une voiture partagée attend de prendre la direction du port d’où partent les ferry. Ce sera un trajet infernal, coincée sur la banquette arrière d’une voiture où s’entassent 10 personnes (et nous aurions semble-t-il été 12 si je n’avais pas payé pour 2 places supplémentaires, histoire de partir un peu plus rapidement) ; Nous arrivons juste à temps pour prendre un ferry jusqu’à Bugala : un vrai bonheur que cette traversée confortablement installée sur le pont supérieur, au grand air ; Ce sera finalement la traversée de l’île en boda boda, sur une trentaine de kilomètres...Ce que c’est chouette que d’être sur une île et de voir s’étendre à perte de vue le lac Victoria (et les plantations de palmiers à huile… nettement moins chouette ça....). Il fait beau. Et l’atmosphère est totalement différente de tout ce que j’ai ressenti jusqu’ici.

Bon, ce fut long… mais aussi très diversifié comme modes de transport ! Pas le temps de s’ennuyer.

Nous nous retrouvons, tout au bout de la route qui traverse l’île, au Victoria Forest Resort. Un “vrai” resort, comme je n’en fréquente presque jamais. Les chambres sont confortables, la vue sur le lac est magnifique et le personnel plutôt sympathique. La clientèle visée est nettement ougandaise. Seul hic ! : un bar situé dans le village de l’autre côté de la baie diffuse en continue, en soirée, une musique tonitruante. C’est dommage : les dîners sous les étoiles, les pieds dans le sable, en sont nettement moins magiques.

Nous passerons une magnifique journée à découvrir Bugala. Nous serons tout d’abord guidés dans la jungle par des enfants. Une vraie jungle à la Tarzan… c’est superbe. Après un déjeuner de poisson dans un guest house isolé de l’autre côté de l’île, nous explorerons les environs, des parcelles cultivées qui descendent jusqu’aux rives du lac. Un jeune homme qui avait le projet d’aller à la pêche prend la décision d’anticiper son départ pour nous accompagner. Heureusement : j’aurais été réticente à traverser seule ces espaces privés, sans compter que je ne suis pas certaine que nous aurions été capables de trouver l’autre rive. Après quelques heures d'exploration, nous reprenons la route pour rejoindre à pied notre resort, de l’autre côté de l’île.









Ce fut une longue journée de marche. Magnifique. L’île de Bugala est peut-être la plus touristique de l'archipel mais il est tout à fait possible, en s’éloignant un peu, de faire de belles découvertes, dans un bel environnement naturel. Évidemment, on ne peut non plus oublier qu’une bonne partie de l’île est malheureusement consacrée à la production d’huile de palme…

En dépit de la beauté de Bugala et du confort du resort, j’ai envie de me retrouver dans un endroit qui me ressemble un peu plus. Nous demandons à des chercheurs rencontrés alors qu’ils faisaient des prélèvements dans le lac près du resort de nous amèner en barque à moteur jusqu’à l’île de Banda. Après un stop sur Virgin Island, peuplée de crocodiles, nous nous retrouvons au Banda Island Retreat, un drôle de lieu construit dans les années 90 par un occidental un peu fou. Certains des bâtiments qui abritent les espaces communs sont laissés à l’abandon. Des abris aux toits de tôle servent d’hébergement. Le lieu est vraiment joli, j’ai l’impression de me retrouver sur une île du sud de la Thaïlande ou de l’archipel indonésien. Il n’y a toutefois pas grand chose à faire. Les eaux du lac Victoria sont infestés de bilharziose ce qui ne m’incite pas vraiment à la baignade (même si le traitement est semble-t-il facile et efficace). Et il n’y a pas non plus beaucoup d’espace pour se balader. L’île Banda est toute petite et il n’y a qu’un seul sentier qui permet d’en faire la traversée, du resort au village, sans presqu’aucune vue sur le lac..Impossible de suivre les rives de l’île et de s’aventurer dans la forêt. Au final, Bugala offre beaucoup plus de possibilités de randonnée et de découverte. Banda sera plutôt le royaume du hamac...





Nous n’irons qu’une seule fois au village et assisterons à un match de football opposant les jeunes de l’île de Banda à ceux d’une autre île de l’archipel. Et nous noterons, encore une fois, la saleté de ce village de pêcheurs… Je ne peux m’empêcher de penser aux déchets jetés par dessus bord lors des traversées dans l'archipel indonésien. C'est incroyablement triste, et désespérant.





Victoria Forest Resort : 180 000 UGS (B&B), occupation double. Un resort classique, orienté vers les touristes ougandais. Il est possible à proximité d’observer de nombreux oiseaux.

Barque à moteur de Buggala à Banda: 150 000 UGS

Banda Island Retreat : 170 000 UGS pp (pension complète). Vraiment très cher en comparaison des prix observés ailleurs. Des personnes rencontrés à Entebbe et connaissant l’endroit ont d’ailleurs été très surpris de ce prix.

En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Millipatti Veteran ·
Dimanche 12 et lundi 13 août : derniers jours à Entebbe

La fin du voyage approche, c’est le temps de retourner à Entebbe.

La veille, au village, nous avons demandé au pilote d’un bateau de nous ramener à Kasenyi, un village à proximité d’Entebbe. Il viendra nous chercher au petit matin, directement sur la plage du Banda Island Retreat. Le bateau à moteur est occupé majoritairement par des marchandises, notamment d’immenses sacs de tout petits poissons séchés. Une quinzaine de personnes sont serrées sur le banc qui longe la proue du bateau.

J’adore les bateaux, tous les bateaux. Peu importe où je me trouve, j’essaie toujours, d’une façon ou d’une autre, de me retrouver sur l’eau. Mais cette traversée ne fut pas des plus agréables. Nous sommes restés plus de 3 heures à naviguer, avec parfois des vagues bien menaçantes. J’ai connu des traversées probablement plus difficiles et risquées mais ici, sachant qu’une majorité des personnes autour de moi ne savent probablement pas nager et que les accidents sur le lac eh bien, ça arrive… je ne suis pas tranquille.

Après une traversée houleuse, le village de Kasenyi apparaît enfin à l’horizon. Et après le village, ce sont des mains qui tout à coup apparaissent tout autour du bateau… des mains qui appartiennent à des hommes en tee-shirts verts qui crient et attrapent tout ce qu’ils peuvent. Je comprends que je vais devoir me laisser porter jusqu’à la terre ferme. Il n’y a pas de quai pour qu’accoste le bateau et l’eau, infestées de bilharziose, n’est pas très invitante. Bon, ce ne fut pas un moment des plus sympas. Mes kilos en trop m’ont été facturés très cher 😛 et le sentiment d’arnaque s’est poursuivi lorsque les hommes en vert ont cherché à s’imposer pour nous trouver un tuk tuk pour Entebbe (un tuk tuk comme en Inde !). Un peu de fermeté a permis de s’en extirper et c’est en boda boda que nous avons rejoint Entebbe.

Le Entebbe Backpackers où j’avais pensé me poser pour cette fin de voyage ne me plaît pas trop. La seule chambre qui reste est franchement moche et je n’ai pas envie de cette atmosphère “auberge de jeunesse” pour terminer le voyage. Je me retrouverai donc au tout nouveau guesthouse, Blue Monkey, tenu par un couple d’allemands vraiment charmants. Le vrai luxe pour terminer le voyage, à prix abordable.

Entebbe est plus calme que Kampala, peut-être trop calme à mon goût… Il y a des endroits sympas à visiter (le zoo, le jardin botanique…), de bons restaurants, quelques endroits où acheter des productions locales (wax, vannerie, poterie…), des marchés, des centres commerciaux... mais je n’y serais pas restée plus longtemps. A moins peut-être de pousser un peu plus loin l’exploration. J’ai préféré nettement Kampala, même si la proximité de l’aéroport fait d’Entebbe un lieu bien pratique où se poser en début ou en fin de séjour.

Lundi soir: mon avion décolle à 23h30. Je suis toute triste de quitter ce pays et ses habitants. Il y a encore une foule d’endroits que j’aimerais découvrir. Je reviendrai… c’est ce que je me dis à peine après avoir quitté ce pays auquel j’avais décidé de consacrer mes vacances d'été 2018, un peu sur un coup de tête. En tout cas sans y avoir beaucoup réfléchi au préalable.

Et cette envie que j'avais de poursuivre la découverte de l'Ouganda sera satisfaite bien plus vite que je ne l'avais imaginé. Je m’envole à nouveau pour Entebbe dans moins de 3 jours, pour un périple cette fois-ci dans le nord et l’est du pays. J’ai hâte… !

Blue Monkey Guesthouse : à 15 minutes de l’aéroport, avec une très belle vue sur le lac Victoria. Des chambres très propres, très bien décorées et des hôtes vraiment charmants. Lors de mon passage, le guesthouse était ouvert depuis quelques semaines à peine. En préparant mon prochain séjour, j’ai jeté un oeil sur booking.com et airbnb : les critiques sont dithyrambiques et le lieu est pris d’assaut… Environ de 20 à 50 $.
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
AR Arsouille30 Veteran ·
ReB🙂njour! Madeleine,

J'ai trooop kiffé votre récit !!! Si "Vôtre" Ouganda n'est pas de "tout repos" (transports...), Ses Autochtones, Ses paysages, Ses animaux me donnent néanmoins très envie, malgré le s🤪rt "peu" enviable réservé aux LGBT dans le Pays...(si vous me permettez cette remarque militante)

Je suis ravi que vous Y repartiez si promptement, mes meilleurs voeux de chouettes nouvelles expériences & découvertes vous saluent fraternellement.

Sân😎uk30.
Du Beau, du Bon: du baudet!
SO Solene40 Veteran ·
Ah oui merci beaucoup Madeleine pour nous avoir conter ton beau voyage loin des sentiers battus, je me suis régalée 😉.

Et la bise à mon copain Arsouille le rigolo tant que j'y suis 😄!
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
MI Millipatti Veteran ·
Bonsoir Arsouille30... et Solene40,

Merci pour vos petits mots... J'avais vraiment envie de faire ce carnet sur l'Ouganda. Les premières fois où j'ai pensé à ce pays comme destination touristique, j'avais des images dans la tête où je me voyais sur des chemins, derrière de hautes clôtures, tout ce qu'il y avait d'intéressant se trouvant derrière, inaccessible. 🤪 J'avais en fait beaucoup de mal à me projeter quant à ce que pourrait être un voyage en Ouganda avec un budget restreint, et notamment en transport collectif.

J'avais donc envie de donner à voir (ou plutôt à lire) comment peut se vivre, très concrètement, un tel voyage. En espérant que je n'en aurai pas découragé certains avec les transports... 😛 En fait, avec un peu d'habitude, ça se fait assez bien. Et le plus important c'est que c'est possible !

Pour Arsouille30 : on a beaucoup parlé du sort réservé aux LGBT en Ouganda. C'est d'ailleurs une des raisons qui me refroidissait pas mal avant mon départ. Mais bon, d'une part, l'Ouganda n'est pas le seul pays à bafouer les droits des LGBT (bon, on fera pas un concours...). Et d'autre part, il faut faire la part des choses entre les positions défendues par le gouvernement et la population. J'ai pas mal abordé ce sujet là-bas et j'ai rencontré certaines personnes assez ouvertes, ou en tout cas habituées à interagir avec des membres de la communauté LGBT. Il y a peut-être de l'espoir. Mais bon, tant que l'Eglise restera très présente et prégnante là-bas il ne pourra probablement n'y avoir que de petits pas...

î
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MU Muriel18 Globetrotter ·
Un grand merci pour ce récit qui sort des carnets habituels. Bon prochain voyage dans l'est de ce pays attachant 🙂. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
RO Rotsaka Globetrotter ·
Concernant la situation des LGBT, précisons tt de meme que les lois les plus dures ont été retoquées et n'ont pas été promulguées.

La situation ne reste pas fameuse mais cette question est assez générale en Afrique et pas propre à l'Ouganda pour des tas de raisons, parfois contradictoires, quant bien meme les lois seraient assez libérales.

Pour le cas de l Ouganda et pour etre précis, ce sont les influences d'évangélistes américains extrêmement conservateurs et qui voient l'Afrique comme la derniere terre ou leur mission pourra s'exercer, qui ont mené à ces propositions de lois extrêmement dures et homophobes.

En mêlant cela à un populisme local, qui paradoxalement, identifie l homosexualité comme une influence venu des blancs et de la colonisation et cela fait un cocktail assez désastreux.
AR Arsouille30 Veteran ·
Merci ! Madeleine et Din, pour votre éclairage sur la question LGBT en Ouganda. Je ne poursuis pas l'échange sur le sujet sur Lequel j'avais juste ouvert une petite parenthèse, pour l'impériosité, à mon sens, du , dans ce carnet dont l'une des principales qualités est l'humanisme et la belle curiosité de son auteure et l'objet le tourisme. Comme vous deux je veux garder espoir, celui de l'Arc en ciel LesbienGayBiTrans.🙂

Belle continuation à Chacun. (@Solene40: 😊)

Sân😎uk30.
Du Beau, du Bon: du baudet!
PR Prisonbreak69 Veteran ·
Dimanche 22, lundi 23 et mardi 24 juillet : un safari au Murchison Falls National Park

Safari avec le Red Chilli Tour : 3 jours et 3 nuits (y compris la veille à Kampala). Il n’y a en fait qu’une seule “vraie” journée de safari (dont une demie-journée en bateau). C’est une bonne façon de faire un safari si on ne possède pas son propre véhicule. Etant donné le peu d’intérêt de la dernière journée, peut-être vaut-il mieux prendre l’option qui se termine par le Ziwa Rhino Sanctuary.

Prix du safari stp?
MI Millipatti Veteran ·
Bonjour,

Ce safari est à 320$. Pour le prix de toutes les autres prestations vous pouvez consulter leur site internet.

Bonnes recherches
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...

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