C'est mon premier message sur ce forum, j'espère ne pas vous importuner avec quelque chose qui a dû revenir déjà un paquet de fois. Il y a plusieurs rubriques qui pourraient correspondre, je poste ici par défaut parce qu'apparemment les messages de cette rubrique sont longs et moins orientés sur des problèmes pratiques. J'aimerais vraiment avoir vos expériences, idées, conseils, n'importe quoi...
Je travaille depuis septembre 2012 dans une université au Danemark (Arhus), et mon contrat court jusqu'en septembre 2014. En théorie, c'est une situation d'expatriation idéale: pays européen, possible de rentrer voir ma copine en France une fois par mois sur au moins le week end, salaire double de ce que je gagnerais en France à protection sociale proche, projets professionnels très flexibles, avec des collègues motivés et un chef compréhensif, peu d'exigences...
Seulement voilà, ça ne le fait pas. Depuis le jour de mon arrivée, je suis complètement dépassé par le simple fait de vivre à l'étranger. J'ai pourtant fait pas mal de voyages en Europe et ailleurs (compte tenu de mon âge, 27 ans), je m'y éclate toujours, mais c'était pour quelques semaines et avec des proches. Là, depuis un an, c'est un véritable cauchemard. Je n'ai pas vécu l'euphorie de l'arrivée dans un pays étranger: dès le passage de la frontière, j'ai ressenti ce "choc culturel" avant même d'avoir parlé à un seul danois: isolement, peur panique, sentiment d'insécurité. Tout l'automne 2012, j'ai oscillé entre crises de panique, parano, crises de nerfs, chaque jour, malgré un contexte professionnel très conciliant. Pendant l'hiver, j'ai sombré dans une sorte de léthargie, fatigué physiquement, incapable de voir l'avenir, me réfugiant dans les quelques week ends en France, en les allongeant autant que possible par des rendez-vous avec mes collaborateurs français. Au printemps, parano et panique sont revenues, parfois violemment - incapable de bosser certains jours, crises de nerfs le soir, besoin d'être tout le temps connecté à ma copine et à quelques proches. En juin et jusqu'à mes vacances mi juillet, j'ai été pris de panique hypocondriaque au point d'aller voir 3 médecins, sans réussir à me raisonner. Je rentre juste de vacances et sens que je replonge déjà...
J'étais un peu prévenu du "choc culturel", et ça contribue sans doute à la situation: je ne comprends pas (n'aime pas) la mentalité danoise, la bureaucratie me semble insurmontable, je sens que je n'ai rien à partager avec les danois qui m'entourent. En fait, j'évite toutes relations sociales autant que je peux: à chaque fois que j'ai tenté d'accompagner des collègues au resto ou au bistrot le soir, je suis rentré le plus tôt possible, et me suis rué sur skype, anéanti par un sentiment d'isolement complet malgré des discussions riches. Le moindre échange de 10 minutes avec mes colocs (pourtant sympa et discrets) me donne l'impression irrationnelle d'une éternité pendant laquelle je suis en danger, coupé de mes proches.
Bref, je n'ai rien à reprocher aux danois ni au Danemark, mais m'y sens complètement vulnérable, coupé de mes proches (qui pourtant me manifestent l'exact contraire) et de ma copine (qui pourtant fait tout pour moi malgré une situation professionnelle difficile en France de son côté). J'ai essayé, plusieurs fois, de m'ouvrir un peu à la culture, aux gens: échec. Ca ne colle pas. Je suis français, j'ai besoin de la France et de mes attaches. Chaque rencontre au Danemark me donne l'impression (stupide j'en conviens) de trahir mes origines et mes proches. Je n'arrive plus à aucun raisonnement rationnel, du genre: laisser venir, attendre le prochain week end à la maison, plus qu'un an à tirer. En fait, j'ai un peu perdu la notion du temps, incapable de réaliser qu'un mois n'est pas le bout du monde et qu'il ne me reste qu'un an à faire: mais un an comme ça, et avec l'hiver danois que j'ai eu tant de mal à supporter cette année??
Il y a beaucoup d'irrationnel là dedans. Sans doute aussi pas assez de réflexion a priori: je suis parti par peur d'échouer professionnellement en France, parce que dans mon domaine il "faut" que le cv mentionne une expérience à l'étranger (a posteriori, pas tant que ça), et pas par envie d'aller chercher autre chose ailleurs. Je ne crois plus que l'expatriation est universellement enrichissante: elle me détruit chaque jour un peu plus et je n'en tire rien de bon - ou alors, peut être cela viendra-t-il plus tard, mais à quel prix dans l'immédiat... Un peu de culpabilité enfin: de trahir un peu par cette faiblesse la confiance que mon chef m'a accordée en me recrutant il y a un an; de ne pas réussir à vivre dans des conditions que beaucoup d'expats (voire de français en France) m'envieraient.
Bref, c'est un peu le récit d'un gugus sans doute un peu fragile psychologiquement qui vit très mal une expatriation volontaire, mais pas voulue. Vu ma situation matérielle, je ne suis pas à plaindre, sans doute beaucoup plus à juger - sur le manque de recul, de réflexion, d'adaptation, etc... J'ai l'impression de gâcher 2 ans de ma vie, et je ne sais plus quoi faire: rentrer, vite, à n'importe quel prix, afin de limiter la casse, retrouver proches, copine, France, quelqu'en soit le prix? Mais les futurs employeurs français pourraient-ils me reprocher ce ratage? Dans mon secteur, la recherche académique, tout le monde se connait, à échelle internationale: impossible de cacher ce qui serait pris pour un échec et une faiblesse manifeste (malgré une production somme toute dans les clous des exigences du projet). Rester encore l'année qui reste, encaisser, essayer de tenir en multipliant les séjours en France autant que les finances le permettent, finir totalement anéanti, probablement dégouté de mon travail, mais finir, au moins ? Qu'est ce qui est réellement possible à ce point? Qu'est ce que vous avez vécu?
Voilà, il y avait moyen de faire beaucoup plus court mais j'avais envie de détailler un peu, c'est à prendre comme vous voulez. Il y a un petit côté témoignage qui fait qu'à l'avenir je ne conseillerai jamais à qui que ce soit de partir à tout prix "pour le cv", comme on me l'a plus que conseillé. Il y a sans doute un peu un côté pathétique (risible?) du type qui découvre que vivre à l'étranger n'est pas comme y partir en vacances, et qui ne sait plus comment faire pour s'en tirer sans trop de dégâts. Après, si au delà des jugements (que j'accepte - je n'ai pas d'excuses), d'autres ont envie de partager des expériences similaires ou différentes, ça pourrait m'aider à savoir comment conclure tout ça: rentrer ou faire le forcing pour rester quoiqu'il en coûte... Peut être même (j'en doute mais bon) que ça peut servir à d'autres de lire cette expérience d'une expatriation totalement foirée alors qu'il y avait tout pour réussir (sauf peut être l'acteur principal)...
à plus, et merci à ceux qui ont lu et contribueront (même si c'est pour m'enfoncer!).
Tu exposes de manière minutieuse, exhaustive, lucide... les difficultés, les déplaisirs, l'angoisse y compris dans ses manifestations physiques, d'une situation, l'expatriation, que tu as choisi.
Se peut-il qu'il n'y ait que ces aspects négatifs, dans ce qui constitue ta vie depuis plus d'une année ?
Pourrais-tu faire des brèches dans la trame serrée de ce récit ?
Trouver des points positifs, même minuscules...
Citer des petites joies quotidiennes, quelque chose qui serait mieux (ou moins pire)...
Tu devrais bien trouver, parce qu'il doit bien y en avoir. Juste histoire d'y mettre, dans cette étoffe sombre, des petites trouées de lumière...
Que tu puisses tirer dessus pour les agrandir.
A mon humble avis, tu devrais consulter !...........
Je suis restée 2 ans en Scandinavie et j'ai trouvé ça génial !
Hélas, j'ai quitté la Suède pour El Salvador.....là! on peut parler des "chocs des cultures"
Courage !
."Qui a l'habitude de voyager... sait qu'il arrive toujours un moment où il faut partir."(Paolo Coelho)
Tu as tort de culpabiliser et de te fustiger de la sorte.
Tu dis toi même que tu n'as rien à reprocher ni aux danois ni au Danemark ni à l'ambiance dans ton boulot mais voilà, tu languis et c'est très très désagréable et déstabilisant. Faut croire que ce n'était pas le bon moment pour t'expatrier.
Nous avons passé 1 an au Maroc pour le boulot de mon mari. Je me suis mise en indisponibilité pour l'accompagner et, pour moi ça été une année vraiment super, pourtant, je n'avais plus de travail donc rien à faire de mes journées en attendant qu'il rentre contrairement à mon habitude, mais moi, j'ai adoré. Mon mari par contre, pas du tout, et au bout d'un an alors que sa mission devait durer 2 ans il nous à fallu rentrer car il languissait nos enfants ( le plus jeune à l'époque avait tout de même 26 ans ! ) craignait qu'il leur arrive dieu sait quoi, leur téléphonnait presque tous les jours et s'arrachait les cheveux si par hasard l'un ou l'autre ne répondait pas....l'enfer...Bref, il lui a fallu un temps fou pour admettre qu'il languissait et lorsqu'il l'a eu admis, qu'il s'est arrangé pour pouvoir rentrer plus tôt, c'est comme si on lui avait ôté un poids énorme de sur les épaules et du coup la fin de notre séjour s'est très bien déroulée.
Depuis, nous revenons presque tous les ans au Maroc qui est un pays que nous aimons beaucoup, nous avons fait un voyage de 1 an en camping-car en Amérique du Sud et, il n'a plus jamais ressenti une telle angoisse.
Te dire si tu dois rentrer plus tôt ? C'est difficile, peux-tu t'arranger sans trop nuire à ta situation si tu rentres avant la fin de ton contrat ? Pourras-tu assurer tes arrières en France en rentrant prématurément ? Si oui, alors pourquoi continuer d'en baver ?
Occupes-toi d'organiser un départ éventuellement prématuré, au moins ça te permettras de voir le bout du tunnel et si ça n'est pas possible, ou bien si tu décides de tenir bon malgré tout, trouves-toi un bon vieux calendrier et barres les jours, l'un après l'autre, tu verras la satisfaction d'arracher une page au bout d'un mois, puis deux, puis etc...
Allez ! Courage 🙂
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Est-ce que tu as essayé de rencontrer d'autre expats français sur place? Il peuvent peut-être t'aider à combler ce manque et à intégrer plus en douceur cette nouvelle culture...
Je me suis expatrié 6 mois et même si j'adorais vivre avec des étrangers et que je ne m'y sentais absolument pas seul, j'avais le besoin de voir régulièrement d'autres français rencontrés sur place (ou francophones du moins). Je supporte l'éloignement des proches, mais on se rend compte qu'au delà de ça, c'est la culture qui nous manque. Pouvoir pratiquer ma langue à l'occasion et réentendre des expressions bien de chez nous était un vrai plaisir.
J'ai effectivement tenté certaines des solutions que vous proposez les uns et les autres, sans succès.
Oui c'est vrai, il y a quelques côtés positifs, mais qui n'ont jamais réussi à atténuer les côtés négatifs. Ne serait-ce que le job en lui même, passionnant, mais que je n'arrive même plus à assurer depuis à peu près 1 mois. La paie est plus du double de ce que je peux espérer de mieux en France, la sécurité sociale y est similaire, les horaires sont très flexibles. Il est vrai aussi que je ne me suis pas mis dans la situation la plus facile: faute de pouvoir obtenir une estimation précise de mon salaire et du coût de la vie avant d'arriver, j'ai dû opter pour une chambre de 9m² dans une coloc, sans meubles, sans lit (juste un matelas décathlon), et mal chauffée. A posteriori, j'aurais eu les moyens de beaucoup mieux, mais je ne l'ai su que trop tard. J'ai bien tenté de me rapprocher de français, sans succès: je n'avais rien en commun avec les collègues français de ma boite (qui de plus ne bossaient pas sur le même lieu), et n'ai jamais su où chercher d'autres contacts.
J'ai résolu la question hier avec mon chef (décidément très arrangeant) qui me laisse bosser les deux derniers mois de l'année en France et me permet de démissionner en fin d'année sans préjudice sur les collaborations et projets en cours, et ce suite à une visite chez mon médecin qui m'a fortement incité à rentrer et craint que je n'aie déjà de vrais problèmes de santé en lien avec cette dépression qui dure depuis septembre dernier à des degrés variés.
Au delà de mon cas personnel, je n'aurais jamais pensé qu'un choc culturel / mal du pays puisse être aussi intense à l'intérieur même de l'Europe de l'Ouest, même en ayant beaucoup voyagé avant (en tant que touriste, certes) et en s'étant préparé de longue date à l'expatriation (ça fait plus de 5 ou 6 ans que je savais qu'il faudrait partir un jour). La leçon est manifestement qu'on ne sait rien sur sa propre adaptation avant d'y être réellement confronté... Mais aussi qu'il ne faut pas se forcer à attendre 1 an si c'est négatif dès le début. Il m'apparait aussi plutôt clairement qu'il n'y a rien de plus dangereux que de partir "parce qu'il le faut". Expatrié exclusivement pour mettre mon CV au niveau exigé, je pense que le bénéfice professionnel que je suis supposé avoir acquis par cette expérience est soit nul, soit voué à apparaitre à bien plus long terme que les perspectives de recrutements... Bref, ne pas partir par stratégie, peur de l'avenir ou par obligation... Ca semble trivial, mais je ne suis pas le seul dans mon domaine à avoir fait cette erreur, et je le paie cher. Ca m'aurait servi de le lire quelque part avant, peut être que ce témoignage servira à un autre?
En tout cas merci à nouveau à tous pour vos réponses.
Pendant l'hiver, j'ai sombré dans une sorte de léthargie, fatigué physiquement, incapable de voir l'avenir, me réfugiant dans les quelques week ends en France, en les allongeant autant que possible par des rendez-vous avec mes collaborateurs français.
Pluvialis
je ne connais pas les hivers au Danemark ( pourtant j'ai vécu au Québec pendant plus de 5ans)
Peut-être que tu ne supportes tout simplement pas les longs hivers dans les pays du Nord
En plus les pays Scandinaves c'est parfait pour le confort matériel , le progrès social mais tout est un peu codifié pas de place pour l'inattendu...
si tu te promènes dans la rue en France c'est digne de la Cour des Miracles, c'est un bazar organisé...cela n'existe pas dans les pays du Nord où tout est organisé , bien rangé..
Ensuite je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu t'est fait à l'idée de "devoir s'expatrier"
Sans projet personnel bien précis le risque de se tromper est énorme
En tout cas j'ai apprécié de lire ce témoignage
Nous avons passé 1 an au Maroc pour le boulot de mon mari. Je me suis mise en indisponibilité pour l'accompagner et, pour moi ça été une année vraiment super, pourtant, je n'avais plus de travail donc rien à faire de mes journées en attendant qu'il rentre contrairement à mon habitude, mais moi, j'ai adoré.
Depuis, nous revenons presque tous les ans au Maroc qui est un pays que nous aimons beaucoup, nous avons fait un voyage de 1 an en camping-car en Amérique du Sud et, il n'a plus jamais ressenti une telle angoisse.
là je ne suis carrèment pas d'accord ; vivre au Maroc c'est totalement différent avec le Danemark.
Je pense qu'une bonne majorité de Français est plus à même de vivre au Maroc que dans les pays du Nord de l'Europe
En plus dans les pays du Nord se pose le problème de la dépression hivernale, le manque de lumière...
un manque de lumière ça entraine physiologiquement par une baisse de la Sérotonine qui est l'hormone du bien-être
C'est peut-être ce qu'a ressenti l'initiateur de ce fil de discussion
là je ne suis carrèment pas d'accord ; vivre au Maroc c'est totalement différent avec le Danemark.
Je pense qu'une bonne majorité de Français est plus à même de vivre au Maroc que dans les pays du Nord de l'Europe
En plus dans les pays du Nord se pose le problème de la dépression hivernale, le manque de lumière...
un manque de lumière ça entraine physiologiquement par une baisse de la Sérotonine qui est l'hormone du bien-être
C'est peut-être ce qu'a ressenti l'initiateur de ce fil de discussion
Je suis bien d'accord (y compris sur la sérotonine car, effectivement, les pays du Nord ont le plus grand nombre de dépressifs suicidaires. Juste dire que la sérotonine est un neurotransmetteur mais pas une hormone, l'histoire de pinailler en tant qu'ancien biochimiste). J'ai adoré le Maroc au niveau humain. J'y ai rencontré partout des gens désirant les contacts, la connaissance de l'autre. Chacun s'intéressant à la vie de l'autre, à ses problèmes, à ses désirs. Je m'y suis fait rapidement de vrais amis. Manque de pot ma délocalisation à moi est aussi foireuse : quittant la France qui s'effondre et les français qui deviennent de plus en plus asociables, je me suis installé au Paraguay.... qui ne vaut pas mieux, recroquevillés qu'ils sont dans leur famille et leur inculture. Niveau zéro de curiosité, aucun désir de savoir et même de promotion sociale. Le pire pays que je connaisse en Amérique du sud et il a fallu que je m'y installe. Mais je ne pouvais pas savoir et je me suis focalisé sur les "conditions objectives" car il est vrai que la vie n'y est pas bien chère et, surtout, qu'il est facile d'y être résident permanent. Mais, à la différence de l'initiateur de cette discussion (qui s'exprime très bien avec une bonne précision, je pense qu'il serait bien qu'il creuse cette mauvaise expérience avec un psychothérapeute) je n'ai nullement envie de retourner en France qui ressemble de plus en plus au Titanic en train de sombrer "dans les eaux glacées du calcul égoïste". Je ne me sens lié qu'à la culture francophone (et encore, la moitié de ce que je lis est anglo-saxon, mais traduit) que, même avec une connexion Internet quatre fois moins rapide et trois fois plus chère, j'engrange sous forme de vidéos et de livres électroniques. J'amasse aussi des traductions en espagnol des grands textes français car je pense que j'aurais des "tertulias literarias" avec des argentins quand j'irais faire une grande vadrouille en Amérique du sud avec "Zuzu-la-roja" mon pickup Isuzu 4x4 double cabine. Je dois dire que je récupère aussi de très bonnes chansons chiliennes (cherchez Inti-Illimani sur Youtube) avec lesquelles je suis aussi en phase culturelle. Et puis je suis un naturaliste et je ne m'ennuie jamais quand je suis dans un beau paysage ou au contact avec la vraie nature.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
" ... (qui s'exprime très bien avec une bonne précision, je pense qu'il serait bien qu'il creuse cette mauvaise expérience avec un psychothérapeute) ... "
Pour les mêmes raisons, je pense exactement le contraire (=qu'il n'a pas besoin d'un psy),
et je rejoins Mathews sur l'intérêt du témoignage de Pluvialis, même si celui-ci contenait dès le premier message la réponse à ses questions, qu'il a d'ailleurs trouvée bien vite je trouve !
" quittant la France qui s'effondre et les français qui deviennent de plus en plus asociables, je me suis installé au Paraguay.... qui ne vaut pas mieux, recroquevillés qu'ils sont dans leur famille et leur inculture. "
" je n'ai nullement envie de retourner en France qui ressemble de plus en plus au Titanic en train de sombrer "dans les eaux glacées du calcul égoïste". "
Ca, en revanche, ça interpelle pas mal et donne envie de te tendre un miroir : dénigrement systématique des autres, de son pays, généralisation simpliste ... il est où, l'associable ? ... Ne conservons-nous pas notre libre-arbitre, et sommes-nous vraiment obligés de nous fondre dans l'environnement humain ambiant au point de l'imiter en toutes choses?
Tu ne te serais pas déjà un peu installé sur le divan de Pluvialis, rebondissant sur ce qu'il vient nous confier de sa vie pour à ton tour et à sa place nous raconter la tienne ?
Il est vrai que tu n'es pas le seul ...
What - Me worry ?
" Une vie réussie est un rêve d'adolescent réalisé dans l'âge mûr " (un autre Alfred ...)
Oui c'est vrai que l'hiver est difficile au Danemark pour un Français - il y avait encore 10cm de neige au 5 avril, et contrairement au printemps désastreux en France ça n'avait rien d'exceptionnel ici. Curieusement cependant, je n'ai réellement sombré profond (au point de ne presque plus pouvoir bosser) qu'en juin, en plein épisode de beau temps... Allez comprendre...
Ensuite je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu t'est fait à l'idée de "devoir s'expatrier"
Sans projet personnel bien précis le risque de se tromper est énorme
Justement si, j'en avais un, et extrêmement précis. Dans mon domaine (recherche), il "faut" passer par la case étranger pour décrocher un poste par la suite. C'était du moins présenté par mes profs, encadrants, collaborateurs comme un impondérable et comme nombre de mes collègues (jeunes chercheurs quoi), je suis parti sans autre raisonnement que: "si je n'ai pas d'expérience à l'étranger, je n'arriverai jamais à décrocher un poste en France". Mon poste est d'ailleurs en parfaite adéquation avec cet objectif et l'échec n'en est que plus frustrant. L'erreur que j'ai fait est de ne pas avoir vérifié la justesse de ce raisonnement, et, après coup, je me suis assez rapidement aperçu que cette nécessité de s'expatrier n'était pas si universelle que cela.
Qu'importe, l'autre erreur est surtout de ne raisonner que comme si toute une vie se résumait en 2 pages de parcours professionnel - sans penser aux coûts que ça génère. J'ai récemment vu quelqu'un, sur un autre forum, qui se préparait à faire cette même erreur: il voulait partir juste pour se faire du fric et gagner de l'expérience ailleurs, mais n'avait strictement aucune idée ne serait-ce que d'où aller. Il n'avait clairement réfléchi à aucun aspect pratique et psychologique et refusait d'en entendre parler sous prétexte d'optimisme. Je me suis interdit de le mettre en garde, d'autres l'avaient fait avant moi, mais ça me semble symptomatique d'une société où une proportion de notre classe d'âge (20 - 30 ans) part par peur et non par envie...
Antlia, merci pour ta réponse et le début de discussion avec Antlia.
u'il a d'ailleurs trouvée bien vite je trouve !
A vrai dire, j'ai mis 1 an à m'y résoudre. Je n'aime pas trop parler sur les forums de mon expérience car elle n'a pas de valeur généralisable, et n'ai écrit ici qu'en dernier recours, alors que j'étais à bout, que mon toubib m'avait engagé à parler à des gens et partir très vite. Je ne sais pas vraiment si j'ai posé des questions ou cherché des témoignages voire initier une discussion dans ce premier message; peu importe au fond...
Ne conservons-nous pas notre libre-arbitre, et sommes-nous vraiment obligés de nous fondre dans l'environnement humain ambiant au point de l'imiter en toutes choses?
Il me semble que c'est l'équilibre le plus dur à trouver. D'un côté, c'est difficile de se fondre dans un environnement: je ne parle pas pour Antlia que je ne connais pas, mais j'ai eu comme une sorte de répulsion à cela, peut être un peu par peur de renier mon origine et de me couper un peu plus de l'environnement que j'avais quitté à reculons (là c'est de la spéculation, je n'y ai pas vraiment réfléchi). D'un autre côté, le libre-arbitre est limité par des contraintes matérielles, l'administration, la nécessité de communiquer avec des gens. On a vite fait de verser soit complètement dans le rôle de l'expatrié qui oublie son pays pour quelques temps et se noie avec plus ou moins de succès dans son lieu d'adoption, soit comme moi dans celui de la bulle sanitaire où on rejette tout ce qui est local comme pour s'en préserver...
La réponse classique : faut rien critiquer, si on n'est pas content du monde dans lequel on vit, cela ne peut provenir que de soi-même. Finalement j'aimerais bien, car il serait plus facile de changer le psychisme d'un seul gugusse que d'une société, je n'ai aucune hypertrophie de mon ego contre cela. Seulement "l'analyse concrète d'une situation concrète" montre que ce n'est pas moi qui ne tourne pas rond. Il y a quand même des faits (têtus) à ce sujet. Un processus morbide que je suis infichu d'expliquer, mais toutefois capable d'observer, contrairement au bisounoursisme ambiant. De plus ma formation de biologiste me donne la capacité de porter un éclairage particulier sur ce processus, confirmant ce qu'observent les sociologues. J'y suis même allé d'une conception de la perte de la "séduction biologique" qui est très différente de la séduction classique (et à laquelle Jean Baudrillard a consacré un livre intitulé, justement, "De la séduction"). Et j'ai même rencontré l'hérésie suprême : des suisses qui étaient très critiques sur la Suisse et la mentalité globale de ce pays et pas seulement Alain Tanner et Jean Ziegler.
"Dénigrement systématique des autres" est un raccourci stalinien pour m'envoyer au goulag, mais il est faux. J'ai assez vu de pays divers pour, à chaque fois, faire la liste des aspects positifs et des aspects négatifs. Tout n'est pas blanc ou noir. Et c'est le même gugusse qui se trouve dans ces pays. Avec certains je suis en phase, avec d'autres pas du tout. Il est clair que je ne le suis pas avec des gens pour qui le monde s'arrête à leur famille et à leur télévision que ce soit en France ou au Paraguay (et j'aurais peur des pays du nord de l'Europe à ce sujet moi qui suis seul). Pour ce dernier pays, assez spécial, comme je l'ai dit sur le reste de l'Amérique du sud, il m'a fallu un peu plus d'un an pour que je comprenne la construction psychique de leur logique illogique. C'est que si l'ethnographie est assez aisée, il n'en est pas de même pour l'ethnologie. Pour cela il m'a fallu mes connaissances en psychanalyse de base et de comprendre une phase très importante de l'histoire de ce pays : la "guerre de la Triple Alliance". Je ne développe pas ici, ça serait trop long (et ça peut être l'objet d'un bouquin, si je ne suis pas trop flemmard pour l'écrire). En tout cas ça m'a rassuré sur ce que je savais déjà (j'ai déjà pas mal vadrouillé dans les pays d'Amérique du sud) : ce n'est heureusement pas la même structure psychique dans les pays voisins car l'histoire n'a pas été la même.
Dernier point pour finir : Non, je ne cherche pas à m'intégrer, d'ailleurs j'ai horreur de ce concept qui me semble synonyme de phagocyter ou digérer. J'aime que l'Autre reste un "étrange étranger" (sans pour autant être submergé par des islamistes fanatiques) et m'apporte sa culture et sa Weltanschauung (pour employer un gros mot de la philosophie allemande). Et c'est pareil pour moi quand je suis "ailleurs". J'aime susciter la curiosité en même temps que je suis curieux des autres cultures. Mon côté dénobulien pour les amateurs de Star Trek Enterprise...
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Mais attends, le Danemark c'est pas non plus la lune... Et c'est juste à côté de chez toi en plus, c'est l'Europe, c'est quasiment la même culture, en deux minutes tu y es même si tu marches sur les mains en sens arrière...
Je respecte ce que tu as écrit car tu l'as fait avec ton coeur et tu as mis du temps à coucher tous tes sentiments par écrit, je trouve ça très courageux. Mais honnêtement, je ne l'entends pas. J'ai beau le retourner dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre ton problème...
Pourtant, des prof, des fonctionnaires etc. du Midi nommés à Paris connaissent la même déprime. La distance réelle ne fait rien à l'affaire, ni d'ailleurs "le choc des cultures". C'est un phénomène strictement affectif extrêmement pénible et déstabilisant.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
C'est pourquoi j'ai suggéré à notre intervenant d'en discuter avec un psychothérapeute. Comme il s'exprime bien ça devrait lui être profitable. Moi ma "nostalgie" je ne l'ai que quand je peste contre les pequeñas ferreterias de mierda qui n'ont jamais ce que je veux et ma connexion Internet qui est quatre fois plus lente et trois fois plus chère. Ah ! Mon Leroy-Merlin et ma Freebox....
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Pourtant, des prof, des fonctionnaires etc. du Midi nommés à Paris connaissent la même déprime. La distance réelle ne fait rien à l'affaire, ni d'ailleurs "le choc des cultures". C'est un phénomène strictement affectif extrêmement pénible et déstabilisant.
D'accord, ça n'a donc rien à voir avec l'expatriation, l'étranger et je dirais presque que ça n'a rien à faire sur un forum de voyage...
C'est pourquoi j'ai suggéré à notre intervenant d'en discuter avec un psychothérapeute. Comme il s'exprime bien ça devrait lui être profitable.
J'ai hésité à répondre à ton message parce que tu sais que je t'apprécie, et aussi parce que j'apprécie le courage de celui qui a ouvert le fil, mais là franchement... consulter un psycho-pipologue... Tout ça me paraît tellement ridicule, ça fait tellement "petit bourgeois occidental qui pleure parce qu'il s'est cassé un ongle". Enfin, tu vois ce que je veux dire... 🤪 Si la France en est là, à envoyer encore plus de gens voir des psycho-samèrologues, à prendre des anti-depresseurs de merde et à creuser encore plus la dette pour des conneries à deux centimes... Il y a quelques dizaines d'années, des gens étaient capables de faire des guerres, de partir loin de chez eux, de mourir pour leurs idées, pour la liberté, leur famille ou leur patrie. Maintenant on en arrive à des gens qui pleurent parce qu'ils ont un choc affectif en sortant de France... Non mais merde, quoi, où on va là... Ca fait des années que je vis et voyage à l'étranger et que je vois des pauvres, des gens qui meurent de faim et qui pourtant s'accrochent, avec le sourire en plus. Et là, des petits hypocondriaques pleins aux as viennent chialer parce qu'ils sont à 300 km de maman... Mais franchement, c'est quoi ce délire...
Enfin bon, je m'arrête parce que c'est vraiment le genre de truc qui m'énerve.
Certains se font à vivre à l'étranger, d'autres moins. Après chaque personne à un pays où elle s'acclimatera mieux que d'autres, certains adorent les pays latins et ne pourraient passer leur vie dans un pays nordique, d'autres aiment les pays asiatiques et au contraire ne pourrait vivre en amerique du sud.... Chaque profil de personne s'acllimatera mieux à certaines cultures. Peut être que le danemark n'est simplement pas la culture la plus proche de ton caractere.
Après de là à dire que tu perds deux années de ta vie c'est une grosse erreur, tu verras quand tu sera rentré en France tu ne gardera quasiment que de bon souvenirs, c'est très enrichissant ton expérience, la première leçon que tu tirera de cette expérience c'est que "l'herbe n'est pas plus verte ailleurs", et ça ça t'aidera toute ta vie.
Etre expatrié et implicitement déraciné n'est jamais simple, tu évolue dans une autre langue, une autre culture, tu as beaucoup de tracasserie administrative du fait que que tu es étranger, que tu dois t'installer. Encore tu es en Europe donc c'est de loin le type d'expatriation le plus simple. Voyager ou être expatrié c'est totalement différent, il y'a des pays super pour le tourisme mais y bosser c'est complétement autre chose.
Dis toi que c'est une grande expérience, une chance, que tes amis ta copine et ta famille tu va les revoir à la fin de ton année, en attendant apprécie le danemark, visite tout ce que tu peux, profite de tes amis et connaissances locales.
Pour ce qui est d'un problème de Psy comme j'ai pu lire, je ne sais pas si celui qui a besoin d'un psy est celui a qui ses racines et ses points de repère manquent, ou celui qui n'attends que de fuir ses racines.... Je me suis mainte fois poser la question 🙂
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même
Votre analyse est en gros que le fait de ne pas s'accommoder d'une expatriation intra-européenne est essentiellement un caprice de gosse de riche du 21ème siècle. Ca va peut être vous surprendre mais je pense comme vous, les jeunes générations dont je fais partie ont été surprotégées. On peut toujours discuter du soldat napoléonien qui se retrouvait à Moscou en plein hiver sans internet ni possibilité de rentrer, ou du responsable colonial en Inde: à mon avis nombre d'entre eux n'étaient guère plus forts, mais les récits historiques n'ont pas gardé trace des plus faibles - ceci dit c'est un faux problème, nous vivons à des époques différentes et les mentalités ont évolué...
Enfin l'idée c'est que oui, des "petits hypocondriaques pleins aux as" comme moi viennent "chialer d'être à 300km de maman", mais ce que vous semblez ne pas réaliser, c'est qu'on ne choisit pas ce genre d'échec... En général quand on part on a envie de réussir et pas de finir en dépression (enfin en tout cas je suis parti à reculons mais en espérant bien que ce soit constructif, pas finir les choses ainsi). C'est vrai que oui, le Danemark c'est pas la campagne de Russie, le Rwanda ou Calcutta. C'est justement ce que je me suis dit pour achever de me persuader de partir, et c'est aussi ce qui fait que je suis incapable d'expliquer les motivations profondes du résultat. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, qu'on sait qu'on est une loque incapable de résister à 2 ans en Europe là où d'autres font leur vie à travers le monde, qu'est ce qu'on fait? On reste se foutre en l'air santé mentale et physique, ou on accepte de faire partie des enfants gâtés de l'occident incapables de résister à un choc culturel minime?
Ne voyez aucune animosité dans ma réaction, j'essaie juste de creuser un peu les choses afin de les comprendre...
Merci pour ce message. En fait, j'ai l'impression que vous avez raison sur le long terme - peut être que dans 2-5 ans je percevrai les bénéfices. Je ne veux pas préjuger de ça, faute de la lucidité pour avoir un véritable regard critique à chaud, là je suis dans une logique de court terme qui vise à limiter les dégats en termes de santé physique et mentale. C'est toujours le même problème, en tout cas dans mon domaine professionnel où on est en gros prié de partir quelques temps: on ne pense qu'aux bénéfices de partir à échelle de 5 ou 10 ans; aux collaborations engrangées, à l'expérience, à la ligne sur le CV, etc etc. Et du coup on part en croyant qu'on change juste de lieu de travail, en zappant complètement qu'à côté du travail il y a une vie qu'il va falloir vivre au jour le jour, et que ça, on va être capable de le gérer, ou pas...
Peut être qu'un autre pays aurait été plus facile, et en tout état de cause il est clair que le Danemark n'est pas le plus compliqué, loin de là. C'est ce qui me donne l'impression comme d'autres l'ont suggéré que le blocage est complètement psychologique et un peu lié à une certaine fragilité accrue par le confort matériel d'une situation relativement privilégiée et sécurisante en France. Peut etre aussi que l'expatriation fait surgir des fragilités psychologiques plus ou moins inhibées chez soi et qui se lâchent lorsqu'on se retrouve seul; je ne sais pas si c'est mon cas, mais c'est ce que cette digression sur les psys m'inspire.
Mais arrête - on peut se tutoyer, dis? - de gémir sur tout et sur rien. Le problème, ce n'est pas le Danemark ou l'expatriation, le problème il est en toi. Pour un peu, tu vas nous faire une crise de nerf si au lieu d'aller faire tes courses chez Carrefour comme d'habitude, tu te retrouves obligé de les faire chez Auchan...
Enfin l'idée c'est que oui, des "petits hypocondriaques pleins aux as" comme moi viennent "chialer d'être à 300km de maman", mais ce que vous semblez ne pas réaliser, c'est qu'on ne choisit pas ce genre d'échec... En général quand on part on a envie de réussir
Mais arrête de parler d'échec ou de réussite, enfin merde... Les gens n'ont plus que ça à la bouche: "j'ai bien avalé ma tartine, c'est une réussite", "j'ai pissé deux gouttes à côté de la cuvette, c'est un échec"... Mais qu'est-ce que c'est que cette mode débile de tout juger à l'aune de la réussite ou de l'échec? Il vient d'où ton délire? Ca ne veut strictement rien dire la réussite ou l'échec en voyage ou en séjour à l'étranger. Ce n'est pas un examen, on ne met pas de note à un voyage, merde... Comment on peut avoir cette vision de la vie, ça me dépasse...
Tu vis mal une situation, point-barre. Ca sera peut-être très bénéfique pour ton futur. Donc quoi? C'est un échec qui se transforme en réussite? Bref, du grand n'importe quoi...
et pas de finir en dépression
Mais ça n'existe pas la dépression, c'est une invention des petits puceaux occidentaux des années 70 qui ne savaient plus quoi faire dans leur vie... Arrête de t'auto-analyser et de te coller des concepts qui n'existent pas, c'est ridicule. Tu te crois si important que ça? Tu n'es pas important, je ne le suis pas non plus. Nous sommes de petites fourmis dans un monde de montagnes, d'océans et d'étoiles, nous sommes de petites gouttes d'eau ridicules dont se rient les Dieux. Arrête de prendre la vie trop au sérieux, de toute façon tu n'en ressortiras pas vivant... Cesse de te regarder le noeud et profite des quelques dizaines d'années qui te restent, elles vont passer trop vite...
C'est vrai que oui, le Danemark c'est pas la campagne de Russie, le Rwanda ou Calcutta.
Bah justement, tu ferais peut-être bien d'y aller, ça te remettrait les idées en place...
Le fait d'être seul et qui plus est à l'étranger vous met à nu complétement, et c'est vrai que cela fait ressortir certaines fragilités que nous ne voyons pas lorsque nous sommes chez nous, avec nos habitudes, nos repères....... Toutes ces petites choses au jour le jour qui nous rassurent, mais qui d'un côté aussi nous emprisonne dans notre quotidien.
Vous ne devez pas voir uniquement les bénéfices pour votre CV ce qui a l'air de vous tenir à coeur et d'être votre motivation première, vous allez surement vous connaitre beaucoup plus avec votre expatriation, être plus débrouillard, meilleur en langue, recentrer un peu plus votre propre culture par rapport aux nouvelles culture que vous avez rencontré....
Vous êtes sur VF et ici vous rencontrez énormément de baroudeurs, ex expat, et voyageurs de tout poil. Mais je pense que la majorité des gens ne souhaiterais pas vivre à l'étranger, sauf pour des motivations financières qui valent vraiment la peine. Demandez vous aussi quel serait votre état actuel si vous étiez en France mais dans une ville bien loin de votre ville d'origine......
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même
Le fait d'être seul et qui plus est à l'étranger vous met à nu complétement, et c'est vrai que cela fait ressortir certaines fragilités que nous ne voyons pas lorsque nous sommes chez nous, avec nos habitudes, nos repères....... Toutes ces petites choses au jour le jour qui nous rassurent, mais qui d'un côté aussi nous emprisonne dans notre quotidien.
C'est ça... Continue de caresser dans le sens du poil son caractère hypocondriaque et ses jérémiades artificielles, c'est sûr que ça va aider...🤪
Un grand coup de pied dans le cul et hop, à Calcutta en train de soigner les mourants chez Mère Teresa, voilà ce qu'il lui faudrait...
Mais qu'est-ce que c'est que cette mode débile de tout juger à l'aune de la réussite ou de l'échec? Il vient d'où ton délire? Ca ne veut strictement rien dire la réussite ou l'échec en voyage ou en séjour à l'étranger. Ce n'est pas un examen, on ne met pas de note à un voyage, merde... Comment on peut avoir cette vision de la vie, ça me dépasse...
Je suis un peu désarmé par autant d'agressivité. Je pensais que sur un forum de ce type on pouvait s'attendre à ce que les contributeurs acceptent différentes manières de voyager, différentes attentes, sans forcément les juger. Alors si, une expatriation peut être un examen. Le candidat qui est parti, a une lettre de recommandation d'un supérieur étranger, va à l'entretien d'embauche. Le candidat qui n'est pas parti ou n'a aucune preuve qu'il a valorisé son séjour est recalé d'office. Il y a pas mal de secteurs où ça fonctionne comme ça. Du coup, on peut considérer qu'il y a une notion de réussite ou d'échec lorsque le voyage / le séjour à l'étranger est une étape critique dans un parcours professionnel. Ca vous dépasse peut être, c'est compréhensible, mais tout le monde ne se promène pas pour le plaisir, pour s'amuser, ou simplement pour découvrir le monde. Ca je l'ai fait aussi, je me suis éclaté en Asie Centrale, dans le Bihar, à Bénarès (juste histoire de vous dire que j'ai croisé aussi la misère puisque vous semblez en douter), dans l'Himalaya, en Amérique du Nord, et là OK il n'y avait ni réussite ni échec. Quand on joue 40 ans de carrière, c'est différent.
Chacun est différent, si lui ne s'épanouit pas où toi tu t'épanouis, c'est à dire loin de chez soi il a peut être besoin d'autres conseils que d'aller à Calcutta.
Tes conseils sont très éclairés, c'est vrai que l'on n'est rien, rien que des fourmis dans tout ce monde, en plus d'etre une poussiere sur la carte on est encore plus petit si l'on regarde notre taille par rapport à l'axe du temps. Et c'est vrai aussi que ce triturage de meninges est bien occidental, jamais vu un Indien qui fait une depression.... Hein???
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même
"Je suis un peu désarmé par autant d'agressivité. Je pensais que sur un forum de ce type on pouvait s'attendre à ce que les contributeurs acceptent différentes manières de voyager, différentes attentes, sans forcément les juger."
L'un parle de voyage et l'autre d'expatriation. Deux sujets complétement différents.... Mais c'est vrai que je trouve cela dommage que cela devienne agressif.
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même
Non ! La souffrance psychique n'est pas un luxe de petits bourgeois (même si ce sont eux qui peuvent se payer les services d'un psychologue/analyste, cher, mais quand un patient vous a collé un bout de sa déprime pour le restant de la soirée, je trouve que ce n'est pas mal payé). Qui va se gausser d'un claustrophobe, d'un qui a le vertige ou d'un autre qui dégueule tant et plus quand il y a un petit roulis marin ? Et moi qui grimpe aux rideaux en poussant un cri femelle quand une grosse araignée s'approche de moi !
Justement, dans mon patelin, le Paraguay, c'est encore pire ! Ils vivent tellement recroquevillés sur eux-mêmes que seulement s'aventurer un peu loin de leur maison dans leur plat pays les angoisse un max. Et ce n'est pas du pipo ! Débauchant un solide éphèbe de 17 ans, Jorge, pour aller vadrouiller sur la piste du lago Ipoa, coin délicieusement paumé, piste déserte, caillouteuse à souhait, une roue sur chaque pierre, j'étais aux anges, mais mon compagnon d'aventures (sic) en faisait une crise d'angoisse et même une crise d'asthme. J'ai du renoncer ne voulant pas faire souffrir ce garçon.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Mais arrête - on peut se tutoyer, dis? - de gémir sur tout et sur rien. Le problème, ce n'est pas le Danemark ou l'expatriation, le problème il est en toi. Pour un peu, tu vas nous faire une crise de nerf si au lieu d'aller faire tes courses chez Carrefour comme d'habitude, tu te retrouves obligé de les faire chez Auchan...
...
1 je n'aime pas le mépris affiché dans ce message, d'une part.
2-on vit soi-disant "mieux" dans les pays scandinaves qu'ailleurs dans le monde avec tout le confort matériel qui va avec...
Mais pour ce qui est des pays scandinaves ce n'est pas un eldorado, les gens y sont plutôt froids , très individualistes résultat des courses ça fait des types complétements tarés comme Anders Breivik ou l'ex chanteur du groupe de Metal , Mayhem qui s'est fait arrêter récemment à Brive alors qu'il voulait faire un gros carton avec ses armes.Et qui a fait de la prison parce qu'il a assassiné un autre musicien de son groupe..
Mais ça n'existe pas la dépression, c'est une invention des petits puceaux occidentaux des années 70 qui ne savaient plus quoi faire dans leur vie....
c'est réduire une pathologie à sa plus simple expression..
dans les pays occidentaux on ne vit pas forcément mieux , les taux de suicides sont plus élevés que dans les pays en voie de développement
Enfin, tu vois ce que je veux dire... 🤪 Si la France en est là, à envoyer encore plus de gens voir des psycho-samèrologues, à prendre des anti-depresseurs de merde et à creuser encore plus la dette pour des conneries à deux centimes...
c'est pas du tout un problème français c'est un problème de société de consommation qui encore une fois nous vient du mode de fonctionnement des USA et des pays anglo-saxons
Le principe c'est qu'il faut médicaliser toute pathologie et "vendre" des traitements adaptés.
Si tu déprimes tu achètes des antidépresseurs, tu en deviens dépendant mais pendant ce temps-là les grands labos pharmaceutiques gagnent de l'argent.
Donc c'est une sorte de cercle vicieux...
alors qu'une simple thérapie de groupe ou l'exercice d'un sport régulier suffirait
Il y a quelques dizaines d'années, des gens étaient capables de faire des guerres, de partir loin de chez eux, de mourir pour leurs idées, pour la liberté, leur famille ou leur patrie.
Quelles guerres ? Il n'y a plus de conflit armé sur terre à part quelques exceptions comme la Syrie
qui s'exprime très bien avec une bonne précision, je pense qu'il serait bien qu'il creuse cette mauvaise expérience avec un psychothérapeute) je n'ai nullement envie de retourner en France qui ressemble de plus en plus au Titanic en train de sombrer "dans les eaux glacées du calcul égoïste".
La France qui sombre ? Ah tiens ?
C'est oublier les émeutes qu'il y a eu récemment dans un pays scandinave justement ; dans une banlieue pauvre de Stockholm il y a eu encore des émeutes.
Et pourtant moi j'ai toujours pensé que la Suède c'était un pays tranquille sans problème, avec son système égalitaire social-démocrate
On voit bien que le système ne fonctionne pas et ceci partout sur terre...
😉Il est vraiment nécessaire que la modération s'occupe de ton cas, et arrête de te laisser divaguer sur le site par des allégations agréssives voir intempestives sur chacun des sujets abordés.
A part insulter, dire à tes interlocuteurs qu'ils ne connaissent rien à la vie, que tu es le ++ que mieux des connaisseurs de la chine, Thaïlande , Inde........certainement bientôt le forum Malaisie ou tu vas peut être sévir ...de troller les conversations.(en accusant les autres de le faire, c'est l'hôpital qui se fou de la charité).
D'envoyer des MP d'insultes et.............
Tu éructes, elle est vraiment là la réalité. Expatrié aigri tu es à 36 ans, tu montres surtout un sacré déséquilibre dans le rapport à l'autre (et à ton pays la France, car à te lire ici et là sur les discussions ou tu t'imposes, la France c'est aussi 1 pays de merde de délinquants avec "des gamins qui manifeste pour leurs retraite" .... c'est risible).
Chasser le naturel, il revient au galop (parfois affable pour la forme, ensuite insultes réglementaires..)
La recommandation de consulter n'est pas forcément la meilleure. A toi de voir si tu penses ce genre de méthode comme quelque chose qui peut t'apporter à toi.
As-tu déjà évoqué tes problèmes en interne dans cet université ? N'as tu pas la possibilité de mettre fin au contrat si tu trouves par exemple quelqu'un pour te remplacer ?
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
😉J'ai fais plusieurs séjours dans le grand Nord dans le cadre de trekking isolé de la ville (en Finlande dans le Kèvo au bord de la Norvège et en suède du côté de Abisko), néanmoins, je ne connais pas le Danemark.
A vous lire, je me dis que c'est pas franchement grave dans la mesure ou vous n'y mettez pas une importance essentiel à ce que vous pouvez prendre pour 1 échec.
Parfois, on peu se retrouver dans des situations souhaitées au départ mais qui se révèle pénible à la durée voire dès le départ
En général, c'est simple à régler car il suffit de partir sans rien dire.
Le problème c'est quand il y a 1 engagement vis à vis d'autres. Cela est plus compliqué car il faut malheureusement se justifier pour arrêter (donc 1 coup dans l'orgueil, parfois aussi aucun argument à donner pour justifier son retrait).
Donc en fait, le truc c'est de pouvoir se défaire d'un engagement dans votre cas professionnel qui ne vous porte pas préjudice professionnellement et ni psychologiquement. Ratage, échec ne passe pas forcement par une remise en cause et pas forcement par la maladie.
Accepter la chose, la régler au mieux matériellement et passer à autre chose humainement.
C'est vrai que les pays nordiques culturellement sont à l'opposé de nous en France (les allemands se sentent parfaitement bien dans les pays du Nord).
De plus de la manière dont ils vivent voire le climat avec les périodes très longues des nuits ou de jour peu jouer énormément sur le moral voir créer de l'excitabilité.
Petite anecdote: Lors de mon premier voyage en Laponie, il faisait jour encore à 02h00 du matin. J'avais commencé mon trek à 13h00, à 22h00 je marchais toujours et j'avais l'impression de survoler le terrain (mon épouse avait les mêmes sensations). Vers 22h30, nous croisons 1 bivouac et entendons des gens ronfler.
Du coup mon épouse regarde l'heure et nous nous trouvons anéanti par la fatigue et déprimé de n'avoir pas mangé et encore planter notre tente après 09 heures de marche. Nous avons été gêné par le jour pendant 3 jours (moralement, organisations...)
Tout cela pour dire, qu'en ayant discuté aussi avec des Finlandais à Tempéré que le climat, la culture du pays les plombais énormément d'un point de vue du morale et équilibre (les fameuses orgies en groupe du Samedi en ville qui font peine à voir mais nécessaire pour leur équilibre).
Tient 1 autre région que nous touristes trouvons vraiment belle : Inari en Laponie Finlandaise (les gens sur place souffre d'alcoolisme car ils "s'ennuient".
Je ne sais pas ce qui est "grave" ou pas, mais si je ne mets plus vraiment d'importance à accepter cet échec, c'est parce que je suis arrivé à une extrémité qui nécessite de prendre du recul et de passer à autre chose quelles qu'en soient les conséquences professionnelles. Depuis mon premier message, j'ai pu convenir d'un retrait en fin d'année, anticipé par du travail à distance à partir du milieu de l'automne, de manière à ce que ça soit le moins préjudiciable possible pour l'une et l'autre partie. Ca montre quand même que malgré les intérêts de la hiérarchie et un gap culturel difficile à maîtriser (en particulier en termes de communication), il y a une certaine flexibilité d'esprit face à l'équilibre travail / vie privée. En ce sens, les danois (et scandinaves en général) me semblent bien plus ouverts que ce à quoi nous sommes habitués: pas vraiment de notion d'horaires, respect absolu des périodes de repos et des impératifs personnels, et de manière générale une forme d'humilité qui fait qu'on ne se sent pas jugé en permanence par les supérieurs. Je n'ai jamais eu ce genre de problème en France mais suspecte que ce ne serait pas aussi évident chez nous de faire comprendre à un supérieur qu'on arrête un travail où on a un rôle clé, parce que le mental ne suit plus et que la santé commence à flancher.
Il est clair que le climat est difficile y compris pour les danois - ils le reconnaissent volontiers et d'ailleurs remplissent des charters pour la Méditerrannée en hiver... voire se demandent bien ce qu'un français, un italien ou un espagnol vient chercher chez eux. D'ailleurs, il y a dans mon équipe un danois qui a passé 1 an en Norvège et en est revenu approximativement dans le même état que je ne suis actuellement: les scandinaves ne semblent pas immunisés... Mes collègues danois, pourtant très fiers de leur pays, n'ont de fait jamais semblé vraiment convaincus par le fait qu'un projet sympa doublé de conditions salariales et sociales avantageuses suffisent à dépasser l'hiver, la gastronomie limitée, la bureaucratie pesante. Au final, c'est plutôt eux qui avaient raison...
Voilà, je suis très contente pour toi que tu ais pu négocier un départ anticipé, c'était ce que je te disais dans mon message N°4 de cette discussion et je vois que, sachant que ça va être possible, déjà tu commences à prendre du recul. C'est bien.
Ce genre "d'accident" peut arriver à n'importe qui, il ne s'agit pas d'une "fragilité psychologique " particulière, les plus forts, ou qui se croient tels, peuvent craquer comme tout le monde dans une situation où on se sent, sans vraiment de raisons logique ou explicable, en grand danger affectivement. Tu as très bien fait de décider d’abréger l'expérience. Ca n'a sans doute pas été facile coté amour propre donc, bravo d'avoir eu ce courage là. 🙂
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Un employeur reste un être humain, si tu es honnete et tu sembles l'être, explique que tes doutes a terminer ton contrat dans les conditions actuelles viennent du fait que ta famille et tes proches te manque et que cela te pése de plus en plus je pense qu'il le comprendra, si tu es dans un état comme cela ça nuit surement à ton efficacité et il en a entiérement conscience. Comme tu le soulignes les pays nord européens sont surement en avance socialement pour bien des points. Il y'a peut être des compromis possible mais ce n'est qu'en exposant tes ressentiments que vous trouverez des solutions. Peut être que le fait d'en parler avec lui te fera imaginer un réel retour en ton pays et tout ce que cela implique et te donnera la force de terminer ta mission au Danemark.
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même
Votre analyse est en gros que le fait de ne pas s'accommoder d'une expatriation intra-européenne est essentiellement un caprice de gosse de riche du 21ème siècle. Ca va peut être vous surprendre mais je pense comme vous, les jeunes générations dont je fais partie ont été surprotégées.
Peut-être, et peut-être que les jeunes générations d'antan ne l'ont pas été suffisamment, mais comme vous l'avez écrit, l'histoire ne retient pas le sort des "faibles". Il est facile lorsqu'on va bien d'insulter la souffrance d'autrui, faute de la comprendre et d'accepter que tout le monde ne peux pas être aussi fort/courageux/brave que soi et que ce n'est peut-être pas de leur faute ...
Maintenant, une fois qu'on a dit ça, qu'on sait qu'on est une loque incapable de résister à 2 ans en Europe là où d'autres font leur vie à travers le monde, qu'est ce qu'on fait? On reste se foutre en l'air santé mentale et physique, ou on accepte de faire partie des enfants gâtés de l'occident incapables de résister à un choc culturel minime?
Ce qui est certain, c'est que l'auto-flagellation n'a jamais résolu aucun problème de la sorte.
Bon courage pour le reste de votre séjour et bon retour chez vous.
Loin de moi l'idée de porter un jugement sur ton expérience ! Je pense que tu dois l'arrêter et rentrer en France.
Une expérience est une expérience, je ne serais pas si négative et je ne parlerais pas d'échec, je dirais "une expérience qui n'a pas été concluante, ou qui ne m'a pas plu".
Je suis prof et j'entends souvent les récits et commentaires de mes élèves qui partent un an à l'étranger avant d'entamer des études universitaires, ou au cours de celles-ci. On entend souvent des récits enthousiastes, mais on oublie de parler des expériences "qui ont tourné court" !
Un de mes élèves parti aux Etats-Unis cette année scolaire ne s'est pas du tout acclimaté à la mentalité américaine et ne s'est pas adapté à sa famille d'accueil; il a pourtant fait des efforts, mais il est finalement rentré déprimé en Europe avant la fin de l'année scolaire. J'ai entendu un autre récit "malheureux" concernant l'Australie.
Sache que ton expérience n'est pas unique; on peut ne pas se plaire ni s'acclimater à un autre pays, je peux parfaitement le concevoir et il y a de multiples raisons à cela.
Un de mes élèves parti aux Etats-Unis cette année scolaire ne s'est pas du tout acclimaté à la mentalité américaine et ne s'est pas adapté à sa famille d'accueil;.
"Et j'ai même rencontré l'hérésie suprême : des suisses qui étaient très critiques sur la Suisse et la mentalité globale de ce pays et pas seulement Alain Tanner et Jean Ziegler."
Alors là ! chapeau bas. Et si vous avez les coordonnées des Suisses en question, je suis preneur, car je commence à me sentir seul sur les barricades.
Je constate que les français qui décident de vivre dans un autre pays se décrivent comme des ''expatriés''. Je constate aussi qu'en France les gens venus…
Depuis que je me ballade et participe (modestement) à ce forum, j'ai parfois remarqué une certaine agressivité dans des propos concernant les expatriés: Expats…
Expatries depuis quelques annees en asie du sud est, partout j ai ete frappe par l'attitude de la plupart des expatries qui jugent et meprisent les touristes;…
Je suis un gars de 21 ans. J'habite au Canada, plus précisément au Québec. Je suis nouveau à Montréal depuis 1 an. Je vis présentement une solitude assez…
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée. Je me permets de parler de ma…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/