Bonjour Monsieur Iappini,
Je vous présente, tout d'abord, toutes mes excuses pour la faute commise sur votre nom, j'ai confondu les majuscules i et l qui sont visuellement assez proches. Je pensais, à votre réaction, que vous connaissiez effectivement l'auteur, mais non pas que vous étiez M. Iappini en personne.
Ceci dit, je regrette que vous preniez si mal cette critique qui était franche et objective du simple fait que j'ignorais qu'elle s'adressait directement à l'auteur et que vous auriez pu la considérer comme une critique constructive, je vous rappelle que l’origine de cette discussion était de répondre et de conseiller .CRADLIS qui, venant du Canada, préparait un voyage historique pédestre sur les traces de l'Empereur, mais l'aurais-je su que je n'en aurais strictement rien retranché, n'étant pas dans mes habitudes de dissimuler mes opinions, bien que je n'ai "de dent contre personne"
S'il n'est pas très grave d'utiliser des photos glanées à droite ou à gauche pour illustrer un ouvrage, il est alors plus honnête de le signaler clairement et de ne pas affirmer avoir été sur tous les lieux et avoir pris soi-même tous les clichés, une simple annotation en fin de volume suffit à cela et respecte la déontologie professionnelle de l'écrivain privé lui évitant ainsi bien des soucis ultérieurs. Mais si vous vous êtes effectivement rendu sur tous les lieux que vous allez illustrer dans vos prochains tomes, de la Russie profonde à Sainte-Hélène, l'épisode égyptien reste anecdotique.
Je suis ravie de savoir que nous avons les mêmes relations et, devant rencontrer Thierry dans les jours prochains, je serai plus à même de savoir ce qu'il pense de votre ouvrage et de faire mon Mea Culpa si nécessaire. Quant à David, sachez que diffuser l'information lorsqu'un ouvrage sur l'Empereur paraît, fait partie prenante de son travail de rédacteur en chef mais n'est en aucun cas un gage de qualité de l'ouvrage ! David n'a d'ailleurs pas" publié votre livre", de 600 pages, dans la revue, il en a simplement signalé la parution ! Je le connais suffisamment pour savoir qu'il s'acquitte scrupuleusement de cette tâche même si l'ouvrage ne reçoit pas toute son approbation. Je pense que vous entendez évidemment par "côtoyer" autre chose que le simple fait de saluer quelqu'un lors d'une conférence ou d'une réunion du Souvenir Napoléonien.
Je comprends qu'il doit être extrêmement déplaisant d'avoir affaire à un éditeur peu impliqué, mais il faut néanmoins reconnaître à sa décharge que, pour un écrivain, vous faites un nombre de fautes d'orthographe considérable ! J'ai quand même noté dix fautes dans votre réponse, je ne parle que des fautes d'orthographe les plus basiques, d'accord du pluriel par exemple : fautes d'orthographe ne prend pas de s à orthographe tout comme Souvenir Napoléonien d'ailleurs et je n'ai répertorié ni les accents ni les majuscules. Bien évidemment, nul n'est prophète en son pays et nous sommes malheureusement tous susceptibles de faire des fautes, mais là cela dépasse quand même l’entendement lorsque l'on se revendique écrivain et que l'on dispose d'outils, gratuits, extrêmement précis dans ce domaine, n'hésitez donc pas à vous en servir.
Et de grâce ne m’assénez pas l'excuse bateau : "Napoléon, lui-même, écrivait très mal et faisait de nombreuses fautes", si, devenu Empereur, les rares fois qu'il écrivait de sa main il ne prenait guère soin de l'un ni de l'autre, l'étude de ses écrits de jeunesse démontre qu'ayant bénéficié d'une excellente éducation classique, il les maîtrisait parfaitement.
Mais plus étonnantes sont les nombreuses fautes de syntaxe, fautes que j'avais déjà relevé dans votre livre, certaines phrases perdant ainsi tout leur sens de par leur construction et, je réitère, certains passages semblent n'être qu'un collé/copié, à peine modifié, du livre initial de M. Garros et sont alors d'une tout autre qualité ! A l’instar du Bourgeois gentilhomme, il semblerait que le complément d'objet ou l'adjectif déplacé dans la phrase en modifie la forme, mais non le sens.
Je ne vous reproche nullement d'avoir cité des lettres de l'Empereur, elles font partie du domaine public, mais il est fort dommage que vous n'ayez pas eu recours pour ce faire à la dernière édition de la Correspondance, initiée en 2002 par la Fondation Napoléon, elle est beaucoup plus complète que celle parue sous le Second Empire et intègre une masse considérable de lettres inédites fort intéressantes. L'édition de 1857 de la Correspondance avait déjà été très critiquée lors de sa parution de part la sélection partiale effectuée par la commission historique en place qui souhaitait avant tout donner un caractère hagiographique à son travail. Je reconnais, malgré tout, que l'achat de l'édition en cours, de la Fondation représente un coût certain mais qu'elle me semble indispensable à tout chercheur ou historien travaillant sur cette période.
J'aimerais échanger de vive voix avec vous et cela sera peut-être possible ultérieurement, mais je ne suis que rarement sur Montélimar ces derniers temps, ayant beaucoup à faire sur Paris justement entre la Fondation et la préparation active du voyage à Sainte-Hélène prévu en octobre 2015, peut-être nous ferez-vous le plaisir d'être des nôtres à cette occasion, je vous le recommande car ce sera le dernier voyage en bateau, permettant d'appréhender l'île comme l'Empereur l'a fait lui-même, avant la mise en activité de l'aéroport.
Sans rancune ni agressivité aucune, cordialement.
P.S : en relisant attentivement les premiers messages de ..CRADLIS , en comparant sa façon d'écrire, et étant étonnée qu'il ne se soit plus jamais manifesté depuis fort longtemps, j'en suis venue à me demander si vous n'étiez pas également CRADLIS et si tout cela n'était pas en fait qu'un "coup médiatiqe" destiné à faire parler de votre livre!