Bonjour !
Non, je suis désolé, pour les prix cela fait longtemps (98) d'une part, et puis à l'époque je n'étais pas en individuel, et notre leader se chargeait des problèmes d'argent. Seulement, je sais pour en avoir parlé avec lui à l'époque, que le coût du permis de séjour pour le Tibet dépendait assez fortement de la ville où on se le procurait. Parait-il qu'à Golmud le cors était intéressant, mais ça a pu changer.
Comme toi, j'étais inquiet pour le mal d'altitude. A Golmud, ils ne font rien pour rassurer les voyageurs, et ils te vendent des bonbonnes d'O2 portable pour respirer en cas de pbme... En fait dans notre cas, tout s'est très bien passé. Notre acclimatation à été progressive. Notre première journée à 5000 nous l'avons passé dans le bus de ligne, sur des couchettes horriblement inconfortables, mais forcés à ne pas bouger. Si simplement gueuler sur le chinois de service qui urinait de nuit sur la porte avant droite du bus sans l'ouvrir (véridique !). Et puis nous avions passé une bonne semaine dans l'Amdo, à 2500m 3000m. Je crois que ce qui est terrible, c'est les gens qui débarquent à Lhassa, par avion depuis Kathmandou. Là variation d'altitude terrible en un rien de temps, et le lendemain, dur dur de décoller à Lhassa... Tu verras, le Potala, ce sont des escaliers, des marches, des rampes d'accès puis encore des escaliers et des marches..... faut avoir la santé !!!!!!
Enfin, un dernier truc. Certains m'ont dit que le mal d'altitude (dans sa forme bénine, bien sur) est aussi très lié à ce qui se passe dans ta tête. Il y a sans doute de la vérité là dedans. Durant ce voyage au Tibet, j'étais comme toi. Je n'avais jamais dépassé l'atitude du Pic du Midi pendant 1 heure, et en plein été... Et le premier jour où nous étions à 5000, je "me surveillais" et j'ai fini par me trouver en cherchant bien un petit mal de tête, qui est passé très vite avec de l'aspirine. En fiat j'ai compris que dans des conditions "peinards" je n'étais pas sensible au mal de l'altitude. L'année suivant, je suis allé au Pérou... et j'ai de nouveau marché 500 mètres au dessus du Mont Blanc... et je n'ai rien ressenti. En fait, au Tibet, on reste en permanence en altitude, donc je pense que l'organisme s'adapte à vivre à 3500 / 4000 mètres. Ceci étant, nous avons passé une nuit à 5200 m au camp de base de l'Everest (monastère de Rongbuck), et là ça a été une autre histoire. On avait beau être habitués, personne n'a bien dormi cette nuit là... Peut-être aussi l'impression d'être dans un des lieux les plus mythiques du monde...
A+ !
Bonhomme