Vie et scolarité à Pouébo et Canala en Nouvelle-Calédonie?
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AU
Salut, Comment cela se passe t'il concernant la scolarisation des enfants sur pouebo et canala? si le niveau n'est pas bon, voir effroyable, est il facile de trouver une personne pour faire "répétiteur" pour des enfants avec le cned en support pour des enfants (CP et 6ème)???? parlez nous de la vie dans ces 2 coins où nous risquons fortement de débarquer dans les mois qui viennent merci
MA Maiki Veteran ·
Bonjour

Heuu....sans vouloir vous affoler, si il y a des coins ou il ne faut pas etre muté, c'est ceux que vous citez. C'est un peu le trou du ... de la calédonie. Canala ne sera pas un cadeau surtout pour vos enfants. A éviter tant que vous ne connaissez pas le pays, ensuite c'est vs qui voyez ( éviter également Thio, Poro, Kouaoua ) Restez sur la cote Ouest et acceptez la Foa, Bourail, Koné, Koumac

Pouébo....ben le temps s'est arreté labas, il faudra scolariser vos enfants à Koumac et faire le trajet ts les jours, je ne me souviens plus de la distance, 50km environ. Koumac est en plein essor et se situe à 350km de nouméa, c'est aussi le plus grand patelin après néa.

Mike
AU Auversteph ·
merci pour tes conseils! il est vrai que je ne connais pas la nouvelle calédonie je m'imagine cependant bien que c'est le bout du bout du monde! en fait c'est même ce côté là que j'aime bien! en fait ce qui m'inquiète vraiment ( après avoir passé 3 ans à mayotte dans le sud), c'est la scolarisation: j'ai cru comprendre qu'il y avait des écoles sur pouébo, mais je n'ai rien trouvé sur le niveau scolaire de pouébo et canala; à mayotte c'est des instits mahorais qui assurent l'enseignement en primaire et des métro à partir du collège, et le français n'est parlé en général que dans les écoles....et encore..... qu'en est il en nouvelle calédonie? mes enfants ( grande section et CM2: ils passeraient donc peut être en CP et 6eme)) pourraient ils avoir une bonne scolarité? et sinon, est il facile de trouver des personnes sérieuses pour leur faire le CNED ( personne qui feraient office de tuteur ou de répétiteur??) j'ai compris que canala était vraiment particulier, mais pouébo me semblait être un petit paradis ( certes, un paradis isolé, mais c'est peut être aussi pour cela que c'est encore un paradis) concernant la côté ouest pourquoi me la conseilles tu plus que la côte est? en fait, pourrais tu développer un peu ta vision de tout ceci merci d'avance PS: pour mieux te situer, peux tu me dire où tu habites et ce que tu fais dans la vie? as tu des enfants, etc etc.... A bientôt steph
C9 C988 ·
Bonjour A Pouebo il existe 1 seule école publique (maternelle/élémentaire) 90 élèves 5 classes Situation géographique : à 438 km de Nouméa (environ 5h de route) Nombre d'habitants : 2600 Un collège public à Ouegoa (environ 25 km) Il existe également des écoles privées de l'enseignement catholique (primaire et secondaire à Pouebo) Vous pouvez obtenir ce type de renseignements sur le site de la direction de l'enseignement de la Nouvelle Calédonie: www.denc.gouv.nc en ce qui concerne le primaire public et sur le site du vice rectorat www.ac-noumea.nc/sitevr/ en ce qui concerne le secondaire et le privé Cordialement C988
TO Toukoul Veteran ·
merci pour le lien officiel.

Par contre, cf. Maiki, les liens officiels ne donnent jamais le ressenti.

j'adhère à 100% à ce qui est insinué entre les lignes.

Il est question et plus que question de remettre à plat la façon de faire.

Une des raisons principales évoquée par les maires : la vie de rentier que ménent les fonctionnaires mutés dans ces provinces ( absentéïsmes et alcoolisation )

Je risque de ne pas me faire d'ami(e)s du monde enseignant en écrivant cela mais je les renvoie aux audits fait par ces maires et les responsables de L'EN sur le Caillou.

Bref, les fonctionnaires ont, je cite " un devoir de résultats " qu'ils semble avoir oublié.

Aussi, les meilleurs ne serait pas dans le Nord ( et pas forcément dans le grand Nord )

Reste le privé...Dans ce cas, comme écrit là-haut : il faut conduire et être à l'heure pour le début des cours à 07:30 Dommage de venir sur le caillou et se lever tôt pour conduire et faire des kms.

Autre souci, le niveau de part la loi du groupe est plus tiré par le bas que vers le haut.

Le public : l'étude démontre un soucis indigène. Les petits arrivent en primaire avec un niveau qui est ce qu'il est en Français mais avec ce même niveau en dialecte d'où un soucis supplémentaire et à l'heure de la Kanaky...

Pour des études plus poussées, les bases ne suivent pas.

Réaction des autorités : il va falloir que les fonctionnaires se bougent car papa va se fâcher 😉

Pour revenir au Topic et à l'idée du CNED. Pas mal comme idée, excepté qu'il va falloir trouver quelqu'un pour le suivi et il est difficile de vouloir à la fois le paradis, bosser tous les deux et trouver une personne performante pour le maintien de la scolarité à niveau.

Il arrive un moment où le bonheur des uns passe par le sacrifice ( un minimum ) des autres... Et je sais de quoi je parle étant un enfant d'expat, toujours au bon vouloir des muts et faisant parfois 2 rentrées scolaires dans l'année ( je ne referais plus revivre cela à mes enfants, ceci étant un autre débât...Bien que )

A vous de voir.

En cherchant sur le net, vous trouverez des analyses et études diverses sur le niveau scolaire en NC en général et par région.
CA Caledomonde ·
je suis animateur pédagogique dans l'enseignement privé et bien sur je connais tres tres bien Canala et pouebo : public et privé cela se vaut mais je ne peux parler que de l'école catholique ; le niveau est tout aussi bon qu'en métropole ; en revanche, si Pouebo et canala sont des endroits magiques et merveilleux il va falloir une adapation psychologique certaine : tres retiré, isolé, faut aimer la solitude et se frayer des relations
Jc
TO Toukoul Veteran ·
...le niveau est tout aussi bon qu'en métropole... Tant qu'à faire...l'inverse serait regrettable. C'est bien de prêcher pour sa paroisse 😉

...en revanche, si Pouebo et canala sont des endroits magiques et merveilleux il va falloir une adapation psychologique certaine : tres retiré, isolé, faut aimer la solitude et se frayer des relations

Se frayer : mignon comme verbe ( usage local ? )

Cela écrit, réflexion pleine de bon sens pour ce qui est de l'adaptation.

Combien de fois dans de grosses boîtes ou tout simplement dans le fonctionnariat, femmes et enfants sont repartis en métropole ( et si possible au frais du contibuable tant qu'à faire sous prétexte d'une EVACSAN pour grosse déprime ou autres raisons... ) parce qu'en fin de compte " on a voulu voir, essayer...et que ce n'est pas notre tasse de T ou notre Truc et surtout dans le fin fond de la brousse...chez les...euh...Kanacks "

Combien de couples ont explosé parceque le Caillou a mis à épreuve leur solidité ?

Et les enfants dans cette aventure ?

Aussi, lorsqu'on arrive en couple, venu pour travailler ( à peine débarquer ) tous les deux et avec enfants, bien souvent l'adaptation Psy passe au second plan.

Quand on pense pour eux que tout va bien, l'émergence se fait à retardement.

Les gosses à l'âge de la Ga**Bo*, des copain(e)s d'assos diverses, entourés par du 4X3 tellement habituels et autres flahs pub sonores et visuels qu'ils ne voient même pas, mais en sont imprégner et accros.

Ces enfants se retrouvent subitement avec des ménates ou autres piafs qui piaillent dés 4 heures du matin. Une fois le réveil nature passé, c'est le calme de la nature qui surprend et la journée s'installe avec rien. Et là une fois la beauté des lieux installé et devenu une routine : Boum les gosses commencent à regretter la métropole. " Papa, Maman ! on s'ennuit. Il n'y a pas d'activités comme en France. On en a marre de la plage et des noix de coco partout. On veut rentrer. En plus les petits broussards n'ont pas des jeux comme nous, ils ne jouent pas avec des jouets à piles, etc..."

Grand moment de solitude, un ange passe au-dessus de la famille et de ses ailes magiques laissent tomber un peu de Moraline.

Effet symptomatique et qui ne dure qu'un temps. Bien sur, ce n'est pas un tableau à espérer. Il y a des couples avec enfants qui s'en sortent trés bien au fin fond de l'Afrique. Combien sont-ils par contre par rapport au nombre de ceux qui se sont casser les dents ? Et encore si cela ne pouvait concerner que les adultes...

Je ne parle pas pour l'auteur de ce sujet, mais combien de scolarités sont sacrifiées au bûcher d'une " réussite " sociale...

Ceci étant, bien sur, mon point de vue ; chacun faisant comme bon il lui semble mais il est quand même bon de savoir qu'une expatriation avec enfants peut ne pas se passer comme on le pensait et souvent en réalisant sur place que l'enfant n'est pas à sa place et que l'on a pas les moyens de répondre à ses souffrances.

Je passe sur les rapatriements purement sanitaires ( on pourrait en faire également 2 pages ) Pour faire court, il est bon d'avoir à l'esprit que ce n'est pas la même logistique qu'en métropole.

Si en métropole, vous avez eu parfois l'impression que les secours mettait du temps pour arriver...Sachez alors, que là, le temps va vous paraître interminable sans compter la suite...

Cela n'arrive qu'aux autres 😕 ... N'est-ce-pas ?

Au final, certains écriront en toute simplicité " dans ce cas, on ne bouge plus et on se fait renverser par une voiture en bas de chez soi " ... Certe, il est bon cependant d'avoir envisager les incidences. Cela fait moins mal quand ça arrive.
AU Auversteph ·
Salut, je te remercie de ta réponse J'aimerai malgré tout avoir un peu plus de précision quand tu me dis que le niveau scolaire est le même qu'en métropôle, cela me surprend quand même un peu les enfants en nouvelle calédonie ( et je ne parle que de la province nord) parlent ils français dans la vie de tous les jours, ou bien ( comme à Mayotte) parlent ils dans une autre langue ( dialecte maternel); en effet, à mayotte, ils ne parlent français qu'à l'école, et cela se ressent évidemment! le français commence à peine à être acquis là bas en 6eme!!! cependant, à mayotte, les instits sont des locaux placés là lors qu'ils n'ont qu'un niveau de CM2 ou de 6eme, et eux même ne connaissent pas bien le français tu me dis qu'il ya des ecoles catholiques: peux tu m'en dire plus sur cela: comment cela se passe t'il?? quelle est la place de la religion dans ces écoles ( je dis cela car je ne suis pas très croyant) une autre question qui va peut être te faire pouffer de rire, mais tant pis: les instits dans ces écoles ( peut être des bonnes soeur??) sont ils ou elles très sévères??? un de mes enfants va rentrer en CP l'année prochaine: c'est une classe très importante où l'on apprend les bases mon 2eme va rentrer en 6eme: qu'en est il du collège??? merci de toutes les précisions que tu pourras m'apporter ( à moi comme aux visiteurs de ce forum) stephane
MA Massinissa ·
Est-ce si difficile d'etre un enfant d'expatrié ? En voulez-vous à vos parents de ne pas vous avoir laissé tranquillement dans une meme ecole?ou finalement toutes ces expériences ont été enrichissantes? Nous "essayons" de limiter les risques pour nos enfants donc votre avis est important meme si chacun le ressent differemment.
vivre ses reves
TO Toukoul Veteran ·
en 1er lieu, merci à l'auteur de ce sujet de me permettre de répondre à votre question.

Je re-situe :

A vrai dire, je ne suis pas un enfant d'expatriés dans le sens actuel du terme.

Je suis l'enfant d'une personne ( mon père ) qui a fait toute son existence en Asie du Sud-est et d'une mère qui n'est pas expat mais autochtone.

Mon père de part son métier, était fréquement muté et ce parfois en pleine année scolaire. Ici en France, quant ça arrive les familles ont la possibilté d'opter pour ce que l'on appelle le céliba-géo ( Monsieur part remplir sa mission de plus ou moins longue durée et madame reste en France avec les enfants pour assurer la continuité de la scolarité en général et ce, de plus, avec les risques inérants au couple en lui-même ( " loin des yeux, loin du coeur " )

En Asie à cette époque, quand mon père était muté ( et cela pouvait avoir lieu 2 fois dans l'année, peu importe les étâts d'âmes, il avait signé...c'est pour en ch*** 😉 ) dans une autre ville ou un autre pays : on suivait.

Donc en vrac et principalement : tchiao les copains, au revoir, c'est promis on s'envoie des lettres et grosses grosses bises au 1er petit flirt ( eh oui, c'est beaucoup plus précoce que l'on pense même si les bisous sont sur les joues 🙂 ) Parfois de nouveaux copains et copines que l'on a reconstitué il y a à peine 4 ou 5 mois.

Il faut souligner également, le fait que quand c'est dans une grande ville, les copains peuvent également être des enfants d'expats un peu plus aisés et qui vont en grandes vacances en métropoles. Eux ne voient plus les copains de l'année scolaire pendant 2 mois comme ici mais pour mon cas par exemple, 2 mois après leur retour en Asie, on se disait tchiao. Donc en fin de compte on avait des amitiés qui duraient 4 mois dans l'année.

Ainsi on apprenait vite à ne pas s'attacher à quelqu'un vu que les ruptures étaient douloureuses. Aussi plus tard et plus grands, les 1ères ruptures sentimentales sont inscrites à jamais dans un petit coin de notre coeur ( notre petit jardin secret )

Côté scolaire pure : il m'est arrivé de faire 2 voire 3 établissements en 1 année scolaire. Je vous passe les difficultés quand au suivi du programme chez l'un et la suite chez l'autre et encore quand il y avait un fil conducteur. Et comme par la suite je n'étais pas parmis les plus brillant, on ressent vite malgré le jeune âge, le pourquoi on est largué.

J'avais beau aller à des cours de remise à niveau chez Untell ou Untelle le soir après la journée d'école, je ne suivais plus car de plus pendant que je me concentrais sur la remise à niveau, je savais que de toutes les façons le lendemain à l'école officielle de tous les jours, j'allais avoir des difficultés.

je vous passe également les rentrées en cours d'année dans une école avec les 3/4 des élèves qui parlent le Kmer alors que je l'ai oublié depuis 3 ans pour mettre mis au viet si ce n'est la même histoire mais cette fois en laotien.

Je veux bien être un jeune enfant doué pour les langues mais il arrive un moment où rien que par le fait de passer mon temps à comprendre mes nouveaux copains de récrés, je passe à côté de choses basiques à apprendre sur le plan purement scolaire.

Plan purement psy et ses conséquences :

En un je ne vais pas passer mon temps à ne voir que le mauvais côté des choses. Donc je dirais : effectivement riches expériences. J'ai côtoyé des personnes et des tribus diverses et mangé tous ce qui étaient humainement mangeables et ce sans tabous ni répulsion. Je n'ai pas un nez qui trahit un non-verbal lorsque je renifle une saumur de crevettes ( mam-tom ) ou un pur produit de Phu-Quoc 😉

Je mange le riz collant avec les doigts et déchire la viande séchée puis grillé avec les dents. Quand il le faut je fais du bruit en mangeant et adore accompagner les plats d'un bouillon, etc...

Je sais me laver avec une calebasse et un tonneau d'eau tout en ne souillant la réserve. Je continue à mettre des sarongs à la maison et les enfants peuvent me grimper dessus. quand je cause avec des autochtones, s'il n'y a pas de chaises, cela ne me dérange pas je sais m'assoir sur mes talons, les bras ballants sur mes genoux. J'enlève mes claquettes quand je rentre chez quelqu'un, mes enfants et ma femme idem, etc...

Face à une situtation stressante, je sais mettre de la distance et possède une certaine capacité de résilience.

Par contre :

Lorsque je suis arrivé en France, j'ai appris au travers des conversations un des 1er aspect de ma personne :

l'instabilité congénitale. Et oui, on cause en France, mais on met vite des étiquettes aussi, on classe rapidement et quand on arrive pas à classer, on est embêté alors on emploi des terme comme celui celui là ou bien celui de personnalité atypique... 😉

Et oui, jamais plus de 2 ans dans la même entreprise et pour les plus sérieuses, celle qui savent garder leur personnel. Dans certaines boîtes c'étaient le mois voire 15 jours. Mon record : 1/2 journée et encore cadeau des heures de la matinée effectuées. J'avais dit à ce patron que j'arrivais d'un pays où nous avions l'habitude de courber l'échine mais que nous ne baissions pas notre pantalon pour autant 😛

Toujours une envie de bouger, de voir d'autres horizons, d'autres personnes, de vivre des expériences conjugales différentes à chaque fois. J'en ai souffert et ai fait souffrir des personnes qui pensaient qu'à les côtoyer j'allais m'assagir.

Oui je me suis calmé, la Quarantaine passée... et pourquoi,

Parce que j'ai rencontré une personne qui ne m'a jamais mis la pression, jamais demandé la réussite social ( rien à faire du monospace à partir d'un enfant et d'un labrador ) Une personne qui n'a jamais employé le mot " instable " à mon égard. Elle ne m'a jamais demandé de l'enmener dans des endroits exotiques ni de lui faire un enfant. Qui ne m'a jamais demandé de cuisiner des plats exotiques sous prétexte qu'ayant vécu là-bas que ce devait être inné.

Face à cette instant magique comme on en découvre au détour d'un chemin face à une plante, un lagoon ou un poisson coloré, je me suis dis que j'allais posé mes valises et adieu pour un moment la Norvège, les Fjords, le désert californien, l'Afrique du Nord, la Russie, la Forêt Noire, La Savoie ou les bords du Léman.

Car en fin de compte mon bonheur n'était pas là dans mes ballades géographiques sans fin ou dans quelques herbes exotiques mais dans un village de France.

Avec mon épouse nous avons d'adorables enfants. Dans la Pyramide de Maslow, nous en sommes à nous réaliser.

Donc, ce n'est pas à ce moment là que je vais de nouveau répéter le schéma paternel.

J'ai réussi à tourner une page, à faire le tour de cette instabilité congénitale, ce n'est pas le moment vis à vis de femme et enfants de retomber dans les mêmes galères ( j'ai dit que j'allais faire court, donc je passe sur les moments de galères familiales dans le fin fond de Paksé ou de Xuan-Loc ) galères cependant réactualisées au goût du jour sur son lit d'anarques ( 3 fois mes parents sont repartis financièrement à zéro en notre présence. Ah, c'est certain, on en est pas mort. Mais c'est assez à ce jour sans pour autant désirer vivre dans un confort et une sécurité à tous niveaux )

Voilà un peu le résultat de la vie d'un enfant par monts et par vaux.

Aussi, je parle ici pour moi. Cependant, nous avons réussi à nous retrouver les Eurasiens de notre bande de Saïgon au boûts de pratiquement 35 ans de recherches chacun dans son coin.

Sur une dizaine de garçons ( je pourrais parler des filles une autre fois ) je suis le seul marié une seul fois ( sur le tard certe ) Tous en sont en moyenne à une 2ème famille voire 3 progénitures de 3 lits différents.

Tous porte une plaie jamais refermée en eux. 30% ont connu un traitement psy 1 s'est suicidé 1 est chez Chrishn* 1 est aux neuroleptiques majeurs

Au niveau entreprise, nous avons pratiquement en commun le fait de ne pouvoir à un haut niveau, supporter une pression collègiale. Expert en son domaine mais seul dans son coin.

En ce qui concerne les enfants de cette génération : c'est pas trop mal dans l'ensemble malgré tout. Les parents ayant par réflexe su rester pudique.

A la prochaîne
TO Toukoul Veteran ·
Est-ce si difficile d'etre un enfant d'expatrié ? En voulez-vous à vos parents de ne pas vous avoir laissé tranquillement dans une meme ecole?...

C'est ce qu'il s'est passé une année au moment du Têt 68

Il m'on mis dans un internat. Ce fût pire je n'avais pas vu le côté mise à l'abri ( je n'étais plus à un lâcher de bombes prés ou à une rafale de plus ou de moins ) La seule chose que j'ai ressenti c'est qu'une fois de plus j'allais vivre un grand moment de solitude. Par contre j'ai découvert les odeurs de moisisures et j'ai bien aimé comme le vin de messe par ailleurs.

Et là il y en a pour l'animateur pégagogique du dessus. Sauf que je ne vais ici raconter ce passage chez les Jésuites.

De ce passage je ne retiendrais que les Toccatas de JS BACH

Ma soeur elle, s'est retrouvé à l'internat Saint-Paul ( entre l'Hôpital Grall et le Zoo ) A sa sortie, je ne l'ai plus reconnu ( pas physiquement mais par rapport à sa dynamique habituelle )

Enfin, c'était hier mais tellement aujurd'hui.
CA Caledomonde ·
la majorité des enfants scolarisés à Pouebo sont kanaks parce que la majorité de la population est kanak. En NC il y a plus 30 langues kanak et Pouebo a la sienne ; les enfants parlent très tres bien le français et ils le parlent couremment ; puisque les langues Kanak ne se comprennent pas entre elles, seule la langue française permet la communication entre tous et à Pouebo, il y a beaucoup d'enfants qui viennent "d'aires geographiques différents ; donc français oblige pour communiquer. Les ecoles catholiques sont très ouvertes ; le fait de croire ou de ne pas croire n'est pas un critère bien que l'enseignement religieux y est effectué - mais cela ne ne va pas traumatiser un gamin . Les instituteurs du primaire sont kanaks aussi et c'est très bien ; ils ont une bonne formation et ce sont tous des laics : pas de bonne soeur ! l'école en NC suit les lois métropolitaine concernant la pédagogie ( je sais, ce n'est pas obligatoirement un critère ) mais les corrections physiques sont interdites;Au collège catholique qui est juste à coté de l'école primaire, les professeurs sont majoritairement des européens, tous laics et l'état d'esprit est le même ; pour vouis donner une indication ; les enfants passant les examens BEPC, BAC arrivent, statistiquement, au même score qu'en métropole et sur certaines sections d'enseignements techniques les scores aux examens sont supérieurs ! car l'école catholique de Pouebo possède aussi un lycée technique secondaire.
Jc
AU Auversteph ·
Merci Calédomonde! tes renseignements me sont précieux Ne reste plus qu'à finir de convaincre ma femme qu'une scolarité normale peut être suivie sur Pouébo! ceci concernant le primaire et le secondaire Merci quand même de me préciser une petite chose: il y a un collège public sur Ouégoa ( ce qui me semble loin de Pouébo ( 25 mn aller et retour tout en respectant mes heures de boulot....cela parait difficile) et un collège privé ( catholique ) sur Pouébo, les 2 ayant un niveau équivalent ( ???) bien sûr comme en france, ou partout ailleurs, nous suivons les enfants le soirs Une autre solution à envisager: femme et enfant sur koumac, et moi: aller-retour sur pouebo (1H15 de route aller puis retour): qu'en penses tu? Merci
TO Toukoul Veteran ·
...les enfants parlent très tres bien le français et ils le parlent couremment...

Ce n'est pas ce qu'écrivent les autorités en charge d'évaluer la qualité du Français pratiqué sur la province Nord.
CA Caledomonde ·
il y a aussi une ecole public primaire à Pouebo ; Ouegua est un compromis interessant egalement ; beaucoup d'enseignants de pouebào habitent aussi Koumac : c'est une autre solution .. mais le trajet 1h15 est long quand meme et les routes ne sont faites que de virage et de col !
Jc
SO Sosola Regular ·
auversteph, je te conseil de ne pas te fier aux infos et propos utopique de Calédomonde. meme s'il est de bonne foi et adore son métier, nous les enfants d'expat' qui avons vécu " subit" se dépaysement forcé et brutal, nous savons où nous en sommes avec les conséquences.

canala, pouebo: moi je ne te dirais qu'une chose, reste en france plutot que de venir te perdre dans le trou d' de la calédonie. vous aller tous vous retrouver sous Prozac.

le niveau scolaire est au ras des paquerettes, privé comme public justement parce que se sont des kanaks et on ne fait pas d'effort pour instruire les kanaks comme il faut, avec un enseignement adapté a leur realité culturelle, dès la maternelle, ils sont mis en echec scolaire d'emblée, il n'y a pas de repétiteur qui puisse assurer là bas les cours de vos enfants, sauf si vous le faites vous meme

c'est au milieu de ça que vos enfants vont se retrouvé, et comme quelqu'un l'a tres bien dit, ils auront beau travailler, ils se feront reprimandés par le groupe à chaque bonne note, à chaque felicitation, puis finiront par lacher prise.

les enfants kanak ne metrisent pas le français, ils ne parlent pas le fançais, ils baraguinent un truc pour se faire comprendre, qd ils rentrent a la maternelle, on fait semblant de ne pas savoir qu'ils ont une langue maternelle, on leur parle français et on espère hypocritement qu'ils intergrent les notions de bases alors qu'ils ne comprennent pas ce qu'on leur dit, comme si le français etait la langue universelle pour expliquer math, geométrie, couleur, rigueurs, civisme ect aux enfants.

en tribu ils n'ont pas besoin de parler français entre eux meme s'il y a des tas de langues parce que parmis ces langues, il y a des langues vehiculaires que toute une region parle pour se comprendre, donc les enfants sont tous voués a devenir bi- ou trilingue tres tôt!
“Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.” Saint Augustin
TO Toukoul Veteran ·
Merci pour ton témoignage Sosola.

j'étais entrain de me demander si je n'avais fait un mauvais rêve, entendu et lu des choses qui n'ont jamais existé.
FC Fc687 ·
Etant né à Nouméa, j'aurai des sentiments et des avis différents de ceux des expats (ou assimilés), mais j'ai l'avantage d'être "de l'endroit" et de connaître le milieu scolaire de l'intérieur. [ J'habite à Poro (commune de Houaïlou) depuis 3 ans et je compte aller sur Canala dans quelques mois, après plusieurs visites là-bas... ]

En résumé et pour répondre précisément aux questions posées... Ces communes sont tout à fait vivables. (Pouébo est en fait plus isolée encore.)

> Ce n'est pas ce qu'écrivent les autorités en charge d'évaluer la qualité du Français pratiqué sur la province Nord.

Le niveau scolaire n'est globalement pas formidable, mais un enfant soutenu par des parents conscients de l'importance de l'école vivra une scolarisation tout à fait correcte et profitable, sans handicap pour la suite de ses études. Le niveau scolaire à Poro est - relativement - très bon actuellement. Ne laissez pas des personnes qui n'y vivent pas décider pour vous de ce que vous ferez, ou vous effrayer. Les gens (moi y compris) ont tous peur de ce qu'ils ne connaissent pas, ou de ce qui est différent...

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