Comme MARSU notamment, je m'interroge pas mal sur le sens du voyage. C'est vrai que quand on y a goûté, on ne s'en lasse plus et cela devient un véritable besoin, même un objectif de vie.
Seulement, nous voyageons donc économisons de l'argent dans ce sens afin d'assouvir notre soif. De fait, voyage-t-on pour fuir le quotidien (même un court moment ) et donc respirer enfin un bon coup ? Se justifie-t-on par rapport aux autres (avec des commentaires comme "tu as de la chance de faire ça") en disant que l'on va réaliser des projets humanitaires ou même simplement en partageant nos expériences dès que possible (site web, envoi d'e-mails à tout un groupe d'amis en quête de bonheur par procuration) ?
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
Oui mais je pense que pas mal de gens n'arrivent pas à l'assumer pleinement par rapport à un entourage et le justifie avec des arguments pour se sentir mieux.
Est ce qu'il ne faut pas tout simplement dire que tout voyage est un détachement par rapport à sa réalité, donc quelque part une fuite ? C'est une thérapie par le plaisir pour se soigner de son quotidien ?
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
ta question est très intéressante. pas simple à y répondre car elle renvoie à toute "l'étrangeté" humaine. puis-je proposer une explication psychanalytique? j'essaierai de ne pas être rasoir!
pour moi, le voyage est un symptôme, non pas le signe d'une pathologie psychiatrique, d'une folie, mais un symptome dans le sens psychanalytique, càd le compromis entre un désir (ce que tu as appelé le plaisir) et son interdit (ce qui se rapproche de la fuite). Le voyage rend possible l'imposible et c'est la raison pour laquelle on ressent une extrême liberté en voyage! on se permet de faire ailleurs ce qu'on ne fait pas chez soi. je ne dis pas que c'est systématique, mais je pense que tout un chacun a déjà ressenti cette sensation là.
le voyage est parfois l'occasion de fuir qqch, ce qqch est souvent soi ou une partie de soi (prenons un exemple : X ne supporte pas d'être dépendant par rapport aux autres, à leur regard) ; X part donc, dans notre exmple, pour montrer qu'il n'a besoin de personne, qu'il est autonome (raison pour laquelle que les jeunes adultes voyagent bcp entre autres). Si le voyage peut être une fuite de soi, il est aussi l'occasion de se chercher :il a décidé de repartir à zéro, aller ailleurs où les préjugés n'existent pas sur lui puisqu'il y est étranger. et paf! il se rend compte de quoi? qu'aileurs il est aussi dépendant des autres ! il a fui qqch qui lui déplaisait et le retrouve dans un autre contexte géographque, affectif, etc.
mais les choses ne sont pas si simple, car il est très rare d'avoir conscience de ce qu'on fuit. il faut faire un travail sur soi généralement. il est donc tout aussi rare de prendre conscience que ce qu'on a trouvé en voyage, c'est ce qu'on cherchait à fuir.
je ne sais pas si j'ai été clair (pas terrible l'exemple n'est-ce pas?), mais il faut que je vs raconte une anecdote qui illustre à merveille (à mon goùt) l'apsect symptomatique et donc contradictoire des voyages: j'étais sur une île des petites antilles avec mon amie et on sympathise avec le serveur, un métropolitain. il nous apprend qu'il a quitté paris depuis 6 ans pour s'instaler ici, qu'il ne supportait plus le sress parisien, l'humeur des gens (bref le refrain habituel)... on quitte le restau je me retourne pour voir le nom du restau : "le bistrot de paris"!!!! le mec a quitté paris et il travaille où ? au bistrot de paris ! il a fui paris et bizarrement s'y retrouve... et certainement pour son plus grand plaisir !
ça illustre parfaitement toute la complexité humaine et son incapacité à répondre de manière absolue à ses désirs! vu qu'il ne peut y arriver de manière absolue, il y trouve des subterfuges, des compromis... qu'on retrouve dans le voyage!
vous avez raison, j'en aurais bien besoin, mais pas pour les raisons que vs sousentendez 😉 !
il est vrai que je faisais surtout allusion aux "grands voyageurs", ceux qui partent souvent, ou longtemps ou qui s'installent à l'étranger. il suffit de voir le post "pourquoi voyager" pour se rendre compte que bcp de voyageurs s'interrogent sur le sens de leurs voyages et qu'a posteriori, on ne voyage pas uniquement "parce qu'on aime ça", qu'il y d'autres choses en jeu derrière le voyage. Maintenant qu'on se prenne la tête à savoir ce qui se trame derrière le voyage ou ... chacun est libre de faire ce qui lui plait. certains aiment à s'interroger d'autres pas. comme dit la chanson : "chacun fait fait fait, ce qu'il lui plai plait plait"!!!
je vous rassure : le voyage n'est pas une maladie (ouf!)
Comme titoche, effectivement j'aurai besoin d'un voyage.. (et ça ne va pas tarder d'ailleurs) qui n'en aurait pas besoin ? Et c'est vrai que si on aime ça alors autant ne pas se prendre la tête et profiter de la vie.
Je pose simplement une question qui doit amener à un débat. Titoche y répond bien d'ailleurs. On parle des voyages sur une longue durée, de ces expériences qui changent quelqu'un. Penses tu que quelque part c'est une fuite et que vis à vis des autres tu dois de le justifier ?
Si tu t'affranchis de cela, pas de problèmes. Mais as tu toujours assumé tes voyages dans le passé et toujours parti par plaisir ? Ou cette maturité, ce détachement, tu l'as acquis petit à petit ?
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
Du jour ou j'ai commence a partir seule en voyage (3 jours apres mes 18 ans😎), le voyage signifiait pour moi une sorte de challenge personnel, me prouver a moi-meme que j'etais capable de faire ce que je voulais (et en revenir saine et sauve). Me prouver a moi-meme que je n'etais pas nulle, et prouver aux autres que leurs peurs et leurs tentatives de me decourager etaient infondees. En gros prouver a moi-meme et aux autres que j'avais raison 😛. Ils ont represente a chaque fois, une etape dans la construction de ma personnalite, grace aux "obstacles" surmontes et aux gens rencontres qui me renvoyaient une image positive de moi-meme.
A present je ne sais pas ce que m'apporteront mes prochains voyages, car j'ai l'impression d'avoir maintenant depasse le cap de me prouver ce genre de choses (maintenant c'est bon, je saiis que je peux le faire, mais bon les gens eux continuent de dire que c'est de la folie...😏). Je pense qu'effectivement le voyage comporte une grosse partie de fuite du quotidien, le rejet de la monotonie et de la routine, mais aussi la soif de rencontres, de voir des choses qui chez mous n'existent pas, et renforcer son identite en allant la confronter au reste du monde. En ce qui me concerne, mes racines sont bien ancrees dans 'ma terre', et je ne pourrais pas finir ma vie ailleurs que chez moi (la bretagne, ndlr). Qu'en est-il de vous?
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
mais je vois bien que dans ta question, il y a une dévalorisation de la fuite. chez nous, la fuite, c'est la lâcheté.
et pourtant : pour le néandertal qui n'a pas su se bouger le cul, ben au bout du quai ce fut la mort. pour le sapiens qui a su se barrer d'europe ds une petite embarcation et des rêves plein la tête qd ça commençait à sentir le roussi (plus de gibier), ben ce fut l'amérique ! c'etait qui les lâches ?
donc primo il faudrait peut-etre commencer à voir si on ne pourrait pas revaloriser la fuite à l'instar des chinois qui la classent en 36ème position dans la hiérarchie des stratégies, et qui la jugent "la meilleure", ou en tout cas excellente dans certains cas.
deuxio les grands sages des livres sacrés se sont tous barrés loin pour comprendre le sens profond de la vie, ou partir à la recherche de soi-meme, ou annoncer la bonne parole et tous ces trucs qu'on n'aurait pas idée de critiquer par chez nous. Il n'échappe à personne non plus que les contes de fées sont quasi toujours faits de jeunes héros qui partent à l'autre bout de la terre à la recherche de quelque chose. Ce quelque chose c'est la maitrise de soi, qui ne s'obtient qu'au prix de moultes épreuves (les obstacles à surmonter dont parle Oublieuse). Le prix c'est la peur, la récompense c'est la couronne du Roi et la Reine qui va avec (et maintenant que les filles sont en voie d'émancipation, l'inverse également : moi je ne suis pas "nulle", je ne suis pas rien, je maîtrise ma vie et je suis mon propre maitre. Je suis la Reine.) Voilà, comment devenir grand(e) en gros : en partant (loin du toit maternel, loin de la patrie.) un truc du fond des âges.
et pis que le voyageur qui ne revient pas transformé lève le doigt ! un vrai voyage c'est ça : lorsqu'on n'est plus le même au retour. Lorsqu'on a grandi.
si tu penses vraiment que tu voyages pour "fuir le quotidien" c'est que tu ressens le besoin de grandir à mon avis, tu te sens peut-etre vide ? Ce n'est pas le quotidien qui t'emmerde, c'est ta façon de ne pas le remplir, de ne pas le faire vibrer. Franchement je ne vois pas pourquoi on passe son temps à l'insulter le quotidien, il y est pour rien le quotidien !
y a moyen d'en faire une fête le quotidien : déjà si tu as la chance de rencontrer ton âme-soeur ben le quotidien il est transfiguré non ? alors ben y a des tas d'autres moyens de le transfigurer ce quotidien. Il me semble que l'ennui est en soi, pas autour de soi, non ? 😄
Penses tu que quelque part c'est une fuite et que vis à vis des autres tu dois de le justifier
qu'est-ce que c'est que ces histoires de "se justifier" ???? tu blagues là ou quoi ????
primo en ce qui me concerne je ne demande l'avis de personne, j'annonce juste que je pars. Personne ne m'a jamais demandé de me justifier kesseussé çte blague???? (t'as raison de fuir ces gens !)
je suis partie la première fois (je parle pour une année) alors que ma fille terminait sa Seconde. Elle n'a pas voulu me suivre, elle a préféré aller en pension. ok. Après son bac je lui ai offert une année dans le pays de son choix et ça lui a ouvert de ces horizons ! Ca n'avait rien d'une fuite, au contraire, plutot des retrouvailles : elle s'égarait dans les propagandes scolaires de notre pays à l'époque, et c'est loin de son pays qu'elle a trouvé sa voie (elle ne l'aurait jamais trouvée ici).
Mon expérience montre que plus on avance dans l'âge, plus les pressions deviennent fortes. Les dernières remarques en date ... "tu vas avoir un trou dans ton cv, pas évident de justifier cela auprès d'un employeur, tu prends de gros risques !"; ou "tu veux fuir ton quotidien mais l'herbe n'est pas plus verte ailleurs" ou "partir longtemps donc tu vas te dé-sociabiliser".
C'est vrai que on ne devrait pas prendre trop en considération ce genre de remarques, surtout que personnellement je suis parti pour de longues durées, revenu et j'ai trouvé des jobs plus intéressants et mieux rémunérés. Seulement le retour fut souvent une claque car le décalage avec l'entourage fut souvent grand et on a la tête dans les nuages.
Pour moi également le voyage est une école de vie, un accomplissement quelque part de soi et une grande bouffée d'air également. J'ai voyagé avec pas mal de gens (rencontré sur place ou amis / petites amies) et lorsqu'ils sont en voyage, ils sont complétement détendus, souriants et avec des millions de projets en tête...de retour, c'est la catastrophe, en deux jours toute l'energie accumulée s'éteint et ils broient du noir.
On est maître de sa vie à un certain moment donc on prend nos responsabilités. Cependant, tous ces voyages nous forgent une philosophie de vie parfois bien loin des modèles de notre entourage personnel et surtout professionnel... Comment font les gens après pour se mettre dans un rythme contre nature ? Est ce que cela nous pousse pas à changement radical de vie et à un rejet des modèles appris ? 😐
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
de retour, c'est la catastrophe, en deux jours toute l'energie accumulée s'éteint et ils broient du noir.
oui c'est peut-etre le conte de fées qui s'arrête. Mais il faut leur montrer, à tes copains, qu'il y a moyen de le PROLONGER.
Personnellement après mes 3 années de chine, je me suis lancée dans la conception d'un cédérom de sensibilisation à la civilisation chinoise (axée sur l'écriture) pour un public 8-13 ans. Je voulais que le parcours permette vraiment de se prendre pour un chinois et donc j'ai continué à lire des tonnes de trucs pour les recherches (ma bibliothèque sur la chine fait des jaloux jusque chez un collègue universitaire franco-chinois), UN AN de boulot intense dans le cadre d'un dess, j'y ai passé toutes mes soirées et mes week-ends et à cette époque y avait RIEN sur internet sur la chine (et le rayon chine de la fnac grenoble rassemblait 4 malheureux ouvrages au ras du sol.)(quand je vois tout ce qu'il y a maintenant !...)
... tout en fréquentant assidûment les amis shanghaiens qui avaient émigré en même temps que je rentrais (l'un d'eux venait dormir sur ma moquette dans ma chambre parce qu'il déprimait et se sentait chez moi 'en famille'. Depuis il s'est marié avec sa copine de l'époque qui est la première personne qui m'ait vraiment adressé la parole là-bas, ils ont fait deux enfants en france et ils viennent dans quatre jours chez moi à chamonix me présenter les deux gamins avant de revenir m'envahir en février avec une HORDE de shanghaiens m'ont-ils prévenue.)
Voilà quelques moyens de prolonger.
tu vas avoir un trou dans ton cv, pas évident de justifier cela auprès d'un employeur, tu prends de gros risques
on est si borné que ça dans le commerce INTERNATIONAL ????????????
un trou ça se remplit non ? c'est si dur que ça de remplir un trou dans le commerce international ? il peut y avoir aussi des séjours linguistiques prolongés pour parfaire ses langues, ou bien rallonger une petite activité que l'employeur ne sera pas intéressé de vérifier... enfin je sais pas je lance un appel : COMMENT FAITES VOUS LES AUTRES DANS LE COMMERCE INTERNATIONAL POUR REMPLIR UN TROU DANS VOTRE CV ?
Au vu de ton portrait tu m'as l'air en plutot bonne forme, à 27 ans tout le monde n'a pas cette curiosité d'esprit et ce dynamisme, mais au vu de tes posts j'ai l'impression que tu te sens coupable d'aller bien. 😮 ?
"partir longtemps donc tu vas te dé-sociabiliser".
c'est-à-dire ??? tu ne vas plus être capable de manger à table ? tu vas perdre tes amis ?
réponds-leur que les vrais amis on ne les perd pas. perso mes amis j'arrive même plus à dater leur rencontre...
quand on voyage on prend l'habitude de concevoir que ses amis sont un peu éparpillés... on peut passer 4 ans sans les voir mais en continuant à leur écrire. pendant ce temps on en voit d'autres, et puis un jour on se donne RV quelque part... on peut aussi organiser une grande fête de retrouvailles des potes de 20 ans dans sa ferme natale... (c'est ce qu'une copine a fait cet été j'ai trouvé l'idée excellente, ça arrivait des 4 coins du globe, certains sont venus EXPRES + ceux qui étaient restés et qu'on était très heureux de retrouver.)
En gros le voyage c'est un mode de vie + un mode de pensée, donc on peut rester des heures à discuter si c'est mieux d'etre le chien ou si c'est mieux d'etre le loup, on en arrivera toujours au même point : faire selon son inclination, la nature a prévu qu'on soit différents les uns des autres c'est pas pour rien. chacun sa life. 😄
"partir longtemps donc tu vas te dé-sociabiliser".
c'est-à-dire ??? tu ne vas plus être capable de manger à table ? tu vas perdre tes amis ?
réponds-leur que les vrais amis on ne les perd pas. perso mes amis j'arrive même plus à dater leur rencontre...
quand on voyage on prend l'habitude de concevoir que ses amis sont un peu éparpillés... on peut passer 4 ans sans les voir mais en continuant à leur écrire. pendant ce temps on en voit d'autres, et puis un jour on se donne RV quelque part... on peut aussi organiser une grande fête de retrouvailles des potes de 20 ans dans sa ferme natale... (c'est ce qu'une copine a fait cet été j'ai trouvé l'idée excellente, ça arrivait des 4 coins du globe, certains sont venus EXPRES + ceux qui étaient restés et qu'on était très heureux de retrouver.)
En gros le voyage c'est un mode de vie + un mode de pensée, donc on peut rester des heures à discuter si c'est mieux d'etre le chien ou si c'est mieux d'etre le loup, on en arrivera toujours au même point : faire selon son inclination, la nature a prévu qu'on soit différents les uns des autres c'est pas pour rien. chacun sa life. Et pouèt 😄
Pour moi qui suis née en Afrique et suis allée en classe avec des gamins de toutes le couleurs, voyager est un besoin vital. Le virus s'est installé quand j'étais très jeune et son développement a été nourri pendant de nombreuses années. Quand je ne vis qu'au milieu de français ayant très peu voyagé (même bien sûr des personnes ayant visité tel ou tel pays avec un TO), je sais que quelque chose me manque. J'ai viscéralement besoin de l'autre avec sa différence culturelle.
Je me souviens qu'habitant alors dans la banlieue est de Paris, j'ai commencé à me sentir vraiment chez moi quand j'ai vu des africains et des asiatiques dans mon coin... De quoi donner donner un coup de sang à un célèbre homme politique borgne. Et je me sens bien dans le métro parisien parce que j'entends toutes sortes de langues que je ne comprends pas (plus celles que je comprends...) C'est le type d'atmosphère qui ma baignée enfant.
Donc je ne pense pas fuir, mais plutôt enfin me retrouver quand je voyage. Autrement je porte un vêtement trop étroit, même si je participe à tout plein d'associations locales et que je me sens pleinement concernée par ce qui se passe dans mon coin.
Quand on a voyagé, la vie dans son pays n'a plus la même dimension. On la voit au travers du filtre d'une autre expérience. Le problème est que parfois, sur un sujet donné, on ne peut pas toujours donner l'argument auquel on pense, car, même avec des précautions, on peut penser qu'on veut mettre en avant le fait qu'on a vu plus de choses que les autres. Donc, attention...danger!
L'AUTRE SENS DU VOYAGE
Manifeste pour un nouveau départ
De Franck Michel
Partagée entre l'utopie du développement et l'impérialisme guerrier, l'industrie du tourisme - prometteuse sur le plan économique mais surtout prédatrice sur le plan humain - apparaît alors comme l'un des derniers avatars du néocolonialisme.
A l'heure où les politiques sécuritaires des Etats ne semblent plus connaître de limites, le voyage offre paradoxalement une opportunité à vivre plus intensément, à se détacher de l'emprise du quotidien, à échapper un temps à l'ordre des choses et au nouvel ordre mondial. Mais trop souvent, lorsqu'il est organisé, le voyage est inséparable de l'idée de conquête, même pacifique, sous les traits innocents du tourisme de masse. Les tour-opérateurs sont les gestionnaires du voyage comme les prêtres le sont du sacré. Et quand le guide de voyage se transforme en Bible ou l'accompagnateur en prophète, le touriste se métamorphose en assujetti volontaire. Partagée entre l'utopie du développement et l'impérialisme guerrier, l'industrie du tourisme - prometteuse sur le plan économique mais surtout prédatrice sur le plan humain - apparaît alors comme l'un des derniers avatars du néocolonialisme. Le voyage est un défi pour nos croyances et nos convictions, il appuie là où ça fait mal et c'est tant mieux, car pour ceux qui ressentent la douleur passagère c'est déjà le signalement d'un mieux-être. Changer de lieu et de climat ne suffit pas, il importe de changer de temps et de mentalité, de s'immiscer dans la culture de l'autre sans renier pour autant la sienne, de se frotter à l'ailleurs sans perdre de vue d'où l'on vient, se rendre disponible à tout et se mettre à écouter le bruit du monde sans en altérer ni le son ni l'harmonie. Le voyage, école buissonnière de la vie, promeut une éducation plus sensible que normative. Le voyage ne forme pas que la jeunesse, il permet à tous de réapprendre à désapprendre. Pour mieux comprendre, pour cesser de prendre.
J'avais il y a quelques temps - a la sortie de l'ouvrage - cite Franck Michel...qui nous propose une lecture originale du voyage mais trop fantaisiste et finalement bcp trop idealiste...soixanhuitardisante pour simplifiee...
Le voyage est de mon point de vue moins une fuite qu'une soif de decouverte...
N'est-il pas plus facile de rester a la maison que de prendre un vol d'un an pour l'autre bout du monde...?
N'est-il pas plus facile de rester dans son petit confort...plutot que de crapahuter avec un sac se 10 kilos en tout et pour tout...?
Et oui mais certains ont envie d'aller plus loin...d'ouvrir des portes...de repousser leur limites...la nature humaine est ainsi faite...effectivement...
une lecture originale du voyage mais trop fantaisiste et finalement bcp trop idealiste...soixanhuitardisante pour simplifiee...
merci pour cette précision, mais ça ne fait rien : une bonne petite dose d'idéalisme de temps en temps... pour contrebalancer le cynisme par ailleurs !
N'est-il pas plus facile de rester a la maison que de prendre un vol d'un an pour l'autre bout du monde...?
ça dépend je crois.
Y a des gens qui ne supportent pas de bouger. Zaiment leur télé. Moi j'ai rien contre.
Et y a des gens pour qui c'est vraiment dur de rester coincé à la maison et leur corps finit par le leur faire savoir un jour s'ils ne partent pas fissa.
Je crois que ça se décide dès la naissance : exemple (je vais parler de moi là, sorry, mais je suis sure que d'autres vont se reconnaitre) :
6 ans: première fugue : je me suis barrée dans la forêt de la montagne avec l'intention d'y vivre avec les loups en attendant ma majorité qui était à l'époque à 21 ans (argh) ! j'avais préparé le truc en plus : nombreux rêves pour trouver comment je pourrais communiquer avec les loups, je pensais aussi pouvoir survivre en goutant toutes les plantes et champignons à ma portée (en montagne on sait qu'on peut manger des champignons mais que certains sont mortels).
6 ans aussi : premier cours d'anglais ("Hello children")
8 ans : première corres en angleterre et premier voyage d'immersion dans sa famille. Verdict : j'adoooore.
9 ans : deuxième corres et deuxième séjour d'immersion en angleterre
A la maison souvent : invités venant des étaz, de russie et d'ailleurs, racollés par ma mère le plus souvent dans son lycée (les lecteurs). Quand je rencontre un mot étranger dans un bouquin, je l'inscris dans un carnet.
14, 15 ans : fugues
16 ans : 3ème corres en allemagne puis séjour chez lui, je suis ses cours au lycée avec lui.
et pendant tout ce temps, mon frère et ma soeur n'ont pas de corres, ne fuguent pas, et n'apprennent que le minimum de langue obligatoire de l'école.
17 ans : dernière bonne grosse fugue et collection de corres du canada à hong kong en passant par l'inde.
Et puis, enfin, le DEPAAAAAAAAAART ! (EN-FIN cette fameuse majorité !) sac à dos, autostop, goudron... direction le sud, la grèce, passez par la prison en yougoslavie etc. etc. etc. Pendant ce temps mon frère et ma soeur se font offrir une mob et un appart.
Alors tu vois pour moi c'est PAS FACILE de rester en place ! ça doit être contre-nature. A mon avis, la plupart des posteurs ici pourraient rajouter des tonnes de paragraphes dans ce CV !
Ce que tu nous decris la va bien a l'encontre du sens de ton propos puisque c'est bien semble t-il grace a ce que tes parents t-ont offert que tu peux ainsi jouer avec les frontieres comme avec les langues...d'aucun appelle cela le capital culturel...
oui, c'est vrai, il y a AUSSI la culture familiale et scolaire, ils ont leur rôle.
mais je suis sure que j'ai très tôt été attirée par "l'étrange". Il me semble me souvenir que c'est qd j'ai entendu deux personnes parler en langue martienne en bas de mon immeuble de village de montagne que ça a commencé (je n'avais encore jamais vu d'étrangers) ! j'ai écarquillé les yeux pendant dix minutes en les suivant du regard (parce qu'en plus ils avaient des têtes de martiens) et je me suis mise à imiter cette langue, et je suppose que c'est en m'entendant dire pùfjzi frrozerjzoif, zeifjzerrfijf vkjdnu oifjhzrrufarié"é zfrzfh que mon père m'a proposé de m'apprendre l'anglais. Et dès que j'ai vu le double oo dans book (number one is a book) tout en entendant ce son qui n'est ni un "o" ni un "ou" français, ça m'a fascinée ! pendant que j'étais subjuguée, mon frère, lui, pensait à ses petites voitures j'imagine. Il n'a pas du tout accroché. et puis j'ai tout de suite remarqué que mon père ne prononçait pas exactement comme le disque, ça m'a énervée et j'ai rapidement continué toute seule, en particulier avc les correspondants. quant aux séjours en angleterre, c etait l'école, un bol monstre (une expérience unique en france à l'époque, un échange en immersion de deux mois, deux années de suite) et les cours de prépa avec le lecteur n'intéressaient que moi (j'adorais les comptines et tous les trucs de martiens anglais : papiers de bonbon, uniformes, drapeau...) Je me souviens qu'il y a des élèves qui ont refusé de partir, ils ne voulaient pas quitter leurs parents ! (ils sont restés).
voilà ! je continue à penser qu'il y a d'abord une inclination à remarquer particulièrement tel ou tel détail de notre environnement (ma nièce passait à 6 ans des heures sous la pluie à inspecter les fourmis à plat ventre sur la pelouse, ben moi, les fourmis je m'en fouttais à son âge, et après aussi), et puis ensuite que la culture est un outil pour satisfaire la curiosité naturelle, apprendre, compléter et transmettre. si je n'avais pas eu de contact avec les étrangers, je me serais inventé une langue, c'est sûr ! (je suis devenue linguiste).
C'est fascinant ces expériences ! J'ai l'impression de trouver des interlocuteurs en phase avec ce que je ressens.
Quand on a cette ouverture d'esprit, ce goût prononcé des langues et une curiosité débordante...c'est contre nature de s'enfermer, d'attendre un week-end ou des vacances toujours trop courtes pour explorer le monde.
L'histoire, c'est de trouver une activité professionnelle en ligne avec son mode de vie, de pensées, afin que cela soit un tremplin également vers cette découverte.
Risquer mais gérer aussi ses arrières, pour toujours avoir assez de ressources, histoire de ne pas être bloqué et se frustrer.
Ma peur ? vous l'avez bien compris... gâcher ces merveilleuses années...pour se concentrer sur une "carrière". Seulement, je ne crois pas être fait pour être "bien pensant", suivre les modèles établis et penser à constituer une retraite sécuritaire..
C'est pour cela que j'ai posé ces questions... nous devons concevoir notre mode de vie et aller vers ces objectifs, si c'est cela que l'on ressent. Il faut aussi savoir utiliser les avantages de notre "société", tout en contournant les conventions qu'elle impose et se réaliser differement de la masse.
Voyager, c'est une ouverture de soi, un apprentissage de la palette de vie qui s'offre à nous.. Sans être trop idéaliste, il faut savoir jongler, se faufiler et agir pour aller au plus près de ses attentes de vie.
Dernièrement, on m'a dit... "aller à contre-courant, tu vas te casser les dents". Comme dit plus haut, je n'en peux plus de tous ces commentaires de gens qui ont peur de vivre autrement. C'est ce que j'appelle "vivoter" et ne pas s'accomplir.
Tout plaquer n'est pas une solution.. 😐 Mais savoir manoeuvrer pour se réaliser et accomplir ses rêves de découverte est un art. Je ne pense pas que ça ne doit être que ponctuel mais plutôt une philosophie de vie sur le long terme.
Quelles sont vos expériences là-dessus.. y a-t-il eu des déclics ?
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
Tu ne m'en voudras pas Arnaudparis, mais je ne partage pas tout à fait ton point de vue.
"N'est-il pas plus facile de rester a la maison que de prendre un vol d'un an pour l'autre bout du monde...? "
Non.
"N'est-il pas plus facile de rester dans son petit confort...plutot que de crapahuter avec un sac se 10 kilos en tout et pour tout...?"
Non.
Partir vivre dans un autre pays et puis encore un autre, rien d'héroïque. Démisionner ou prendre un long congé pour partir voyager plus que ses 5 semaines de congés payés, pas digne de louanges dithyrambiques. Je l'ai fait moi-même, et ne me sens pas d'introniser un voyageur en lui décernant le prix du courage et de l'ouverture d'esprit pour si peu. Oui, si peu.
Il faut plus de courage pour rester que pour partir. Plus de courage pour revenir sur ses pas et changer les choses que tourner la page et fuir. Plus de courage pour vivre un quotidien insatisfaisant toujours la tête haute, que monter dans un avion.
La fuite, ici ou là-bas. Le courage, ici ou là-bas.
Pas de règles, pas de héros itinérants, pas de mesquins sédentaires.
titiana c'est vrai tu as raison, je vois parfaitement ce que tu veux dire.
Pour ceux qui chosissent de rester, rien de nul ni de train-train dans la lutte pour une vie meilleure par exemple. Et perso je n'ai pas de mépris non plus envers ceux qui choisissent de simplement vivre là où ils sont, sans faire de vague, tranquillou...
pour ceux qui choisissent de partir, en revanche, et surtout pour des longs séjours, personnellement je ne trouve pas cela "courageux" (quoi que parfois...) mais usant : apprendre une nouvelle langue, une nouvelle écriture, essayer de comprendre les gens avec qui tu vas vivre ou travailler et se mettre au diapason de leur mode de communication (franchement ça c'est très dur dans certains pays), entretenir les nouvelles amitiés (s'adapter aux habitudes), fréquenter plus de gens du pays que de français, bouquiner des murs entiers (j'exagère un peu) sur la culture du pays, l'histoire, les arts etc, apprendre à jouer d'un instrument local... J'ai l'impression que tous les sens carburent à 1000%
sans parler d'héroisme, pour ma part qd je reviens d'un long séjour j'ai besoin de plusieurs mois pour m'en remettre, voire deux ans. je sens bien que j'ai tiré un peu trop sur le ciboulot pendant mes séjours (peut-etre un peu limité ?), en tout cas je sens bien qu'il me réclame de me tenir peinarde un bon moment sous peine d'imploser... La vieillesse ???????? argh !
courage .... vivre pour voyager ou voyager pour vivre,
ça ressemble à un sujet de philo,
je ne me pose pas toute ces questions mais je comprend qu'on puisse se les poser...
d'ailleur en reflechissant un peu ça devient carrement un trés bon sujet...
parce que au premier coup d'oeil je me situe plutot dans la formule "vivre pour voyager", le voyage n'est pas tout, il y a l'essentiel, les gens qu'on aime, sa famille, ses amours, ses amis, et finalement voyager c'est un plaisir egoïste, mais quand je lis la seconde formule "voyager pour vivre" je pense aussi que la vie est une aventure, qu'il s'agisse de gagner sa vie, ou bien de faire de sa vie un voyage... avec ses plaisirs egoïstes et les gens qu'on aime....
plaisir ou fuite, je n'ai pas la réponse
gibraltar
on entre on crie et c'est la vie,
on crie on sort et c'est la mort...
Pr une definition du courage je te conseille la lecture de St Ex...et concentre toi sur la difference entre...d'une part "plus difficile" que j'utilise...et d'autre part "tres difficile" que je nutilise pas ds mon poste...
j'ai lu votre mémo.... interressant et questionnant.. ma réflexion est tout ordre.... le voyage devient une vraie liberté une action comme une autre dans la mesure où l'on est libre dans son esprit..tout part de là.... alors celui du bistrot de paris n'a jamais été capable de quitter paris.. et cest pathétique combien l'humain de crée des histoires.... merci.. d'écrire
😐 Il y a beaucoup de choses dans ton post. je suis d'accord sur certains points mais pas sur d'autres...
Je pense qu'il est vraiment plus facile de rester dans sa vie quotidienne que de partir : on est dans le flot des gens normaux, peu de questions à se poser. Partir pour une longue période, c'est tout remettre en jeux, risquer ce que l'on a... Ca c'est le côté matériel des choses. C'est plus simple de rester là ou on est.
Maintenant, là ou je te rejoins, c'est que partir ne fais pas de toi un héro. Et que certains partent car c'est plus simple pour eux de tout plaquer et ne rien assumer.
Mais les gens qui partent ne fuient pas forcément !!! Et heureusement !😛
Je trouve cette discussion intéressante, alors, je reviens y mettre mon ptit grain de sel.
Pour moi qui prépare mon premier voyage, loin, assez longtemps et peut etre pas dans le pays le plus facile; ce voyage, j'y pense depuis qq temps, mais je suis jeune, et le principal obstacle restait quand mm l'argent.
Mon histoire est peut etre spéciale, peut etre que ça ne concerne pas tout le monde ici. Ce voyage a pris de plus en plus d'ampleur ds mes "aspirations" à un moment de ma vie où ça n'allait pas vraiment; voire pas du tout même. En psycho on parle de "sublimation", un processus de défense mature, qui consiste à reporter son mal être sur une création, qq chose d'utile, qui fait grandir.
C'était il y a plus d'un an et pourtant je vais partir toujours pour les mm raisons; je pars à cause d'un homme qui lui, n'a pas trouvé le courage de le faire. 😐
Je ne pars pas pr fuire, je pars justement pr revenir, plus grandie, pr me poser devant lui et lui dire "tu vois, j'ai fait ça sans toi, je n'ai pas besoin de toi pour vivre", pr lui prouver qui je suis, pr me prouver à moi même que j'en suis capable, pr tester mes limites, etc...
Mais après, j'ai quand mm pas choisi ma destination au hasard, je me connais, et je sais que pendant 6 semaines, je vais etre les yeux grands ouverts, en recevoir plein "dans la gueule" et peut etre mm trop, que je n'oublierais jamais ce voyage...
Je suis très claire avec moi mm sur ce voyage, et en général c'est bizarre ms on me pose pas trop de questions... donc pr moi il n'y a pas besoin de s'expliquer vis à vis des autres, en plus, je me vois pas en train de raconter ça 😛
"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" O.Wilde
Voilà des témoignages captivants 🙂 J'avoue que lorsqu'on se libère intérieurement et que l'on s'est donné un objectif clair comme par exemple organiser un voyage à l'étranger, on a besoin de personne pour le justifier. Mais là j'ai l'impression tu agis quelque part par défi par rapport à quelqu'un de ton entourage, ce qui m'apparait encore comme une motivation différente..
Mais avoir du discernement ou prendre enfin une décision libératrice nécessite parfois un recul par rapport à ce que l'on vit. Quand on est dans un rythme X, il est souvent difficile de pouvoir le faire. En quittant ce faux rythme, on se redécouvre et l'énergie (moteur de nos vies) revient comme un carburant nécessaire pour avancer.
Je me rends compte aussi que mes plus grandes satisfactions et objectifs sont les voyages que je pourrais accomplir et ceux que j'ai pu effectuer...moyens d'appuyer sur pause dans ces rythmes effrenés de vie, de comprendre ce que l'on vit et de bifurquer si besoin est.
C'est quand même extraordinaire de pouvoir s'ouvrir l'esprit à ce point ... parfois difficile de l'expliquer à certains qui voient cela comme un plaisir égoiste. C'est surtout à mon sens propre à un type de personnes qui veulent croquer la vie par les deux bouts et qui n'ont pas peur de vivre malgré ce qu'il se passe dans le monde. Je crois que le seul problème à surmonter, c'est la PEUR 🤪. On est dans une société qui joue avec cela et les média la renforcent. Cela contribue à mettre une parano chez à peu près la majorité des gens sans la plupart du temps de fondements.
Risquer de quitter son quotidien, de vivre autre chose permet aussi de se renforcer par rapport à n'importe quelle angoisse future, à mon sens.. On devient plus fort, plus sûr de soi.
Me trompe-je ? 😉
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
DIDOU A DIT "C'était il y a plus d'un an et pourtant je vais partir toujours pour les mm raisons; je pars à cause d'un homme qui lui, n'a pas trouvé le courage de le faire. 😐
Je ne pars pas pr fuire, je pars justement pr revenir, plus grandie, pr me poser devant lui et lui dire "tu vois, j'ai fait ça sans toi, je n'ai pas besoin de toi pour vivre", pr lui prouver qui je suis, pr me prouver à moi même que j'en suis capable, pr tester mes limites, etc... "
Etonnant ! Comme raison de voyager.
Je crois que finalement, et je ne dit pas çà parce que je suis sans argument sur ce sujet, peut importe la raison avouée ou cachée :l'important c'est de partir.
Tu parles de "courage". Je ne sais pas si le courage à avoir avec cela. Je parlerais plutôt d'envie, de besoin.
Je ne sais pas si ton voyage va lui prouver quoi que ce soit sur tes capacités. Je suis certain en revanche que ce voyage va te prouver beaucoup de choses à toi-même. Et qu'il va t'apporter beaucoup de ce que tu y recherches. C'est là l'essentiel.
Les voyages améliorent les sages et empirent les sots.
je parle de "courage" mais ce n'était pas dans ce cas là, dans cette phrase là, en rapport avec le voyage. c'est un courage de partir, de quitter certaines choses, mais pas pr des "vacances". enfin je ne vais pas m'étendre sur ma vie privée.
Comme tu le dis je ne sais pas non plus si ça va lui prouver qq chose à lui; en fait je ne suis mm plus sure d'avoir besoin de lui prouver qq chose; ms je sais que cela va m'apporter qq chose à moi.
Enfin, on reparlera de ça dans un peu plus de 7 mois 😉; mais c'est sympa comme discussion!
"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" O.Wilde
Ton site est très bien fait et je ne savais pas qu'il y avait des bourses qui te permettent comme cela de réaliser tes projets..Je ne pense pas qu'il y ait la même structure en Suisse 🤪
Enfin..tu parles de la Chine, ça c'est du dépaysement je peux te le dire ! Depuis que j'y suis allé, je me suis mis au mandarin et je vais peut-être y retourner en tant qu'expat...à voir dans quelque temps..
Quand tu te retrouves dans une ville comme YAN'AN au nord de XI'AN...Tu te demandes vraiment ce que tu es en train de faire là 😕 C'est bien simple, nous étions des animaux de foire en train d'essayer de trouver un moyen de sortir de la ville. Dans ces coins là, il vaut mieux savoir quelques mots de mandarin et adopter le même langage des signes qu'eux. Commander un billet de train relève aussi de la performance...🏴☠️
Enfin..quand tu trouves des solutions aux situations locaces, je pense que l'on se sent quand même un peu fier et par conséquent, le voyage ça forme !!
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
merci pr les renseignements et conseils, merci pr le site... Pr la bourse c'est vrai que c'est sympa, ms de ttes façons, j'ai déjà pris mes billets d'avions, qu'elle me soit attribuée ou pas...donc on verra bien!
Je me suis mise au mandarin un peu ms j'ai du mal car bcp d'heures de cours; cependant, l'an prochain, je vais voir pr des cours du soir à la fac car je voudrais vraiment savoir parler cette langue...
Enfin la Chine me tarde, vraiment!!!
"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" O.Wilde
"Ce message date d'il y a cinq ans et il n'est peut-être plus d'actualité d'y répondre" dixit VoyageForum
Et bien si justement, en cinq ans les choses évoluent...
Depuis ce post de Février 2005, cela a été le début de beaucoup de belles aventures; je me suis enfin affranchi de ce formatage et de ces limites que l'entourage fixait.
J'en suis revenu grandi, serein, accompli, plus ouvert, plus curieux mais plus détaché aussi.. ce sont ces expériences qui nous nourissent de l'intérieur
Le voyage a été et restera une école de la vie pour moi, grâce à l'introspection que génère le contact avec les autres cultures et ce dépassement face à des situations inattendues..
Qu'en est-il pour vous ? Didou47, rêvéillé et tous les autres ?
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
`Ben moi je dirai que voyager c'est le plaisir de prendre la fuite!!! :O)
Ca fait maintenant un bail que je me promène sur la planète en voyageuse ou plus particulièrement en m'incrustant plusieurs mois pour travailler dans les dernières années (d'ailleurs c'est repartis dans moins d, une semaine)
Et sincèrement je l'avoue, je fuie, ce que je crois être la monotonie de mon pays natal ou d'adoption, je fuis pour faire croire que je suis forte, je fuis pour connaitre autre chose, je fuis pour être ailleurs, et parfois je me demande si je ne fuis pas pour me "punir"..... :O)
Mais je l'assume et je suis contente de découvrir tout ce que je découvre!!!
Veloma!
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!
🙂 .... MARSU ... !! copine de forum depuis la nuit des temps, content de te lire là de suite .....
Oui, je te suis un peu aussi ..... c'est vrai que lorsque l'on y réfléchit bien le voyage c'est aussi une fuite .. fuite de nos habitudes, de nos vies formatées, du quotidien qui étrangle parfois .... des soucis aussi et des bonheurs que l'on ne veut pas concevoir par peur de s'y habituer justement .... je le vois souvent comme cela aussi, et puis parfois on court aprés des " fantômes " entrevus lors de précédents voyages, et on retourne sur des lieux visités pour peut être espérer les retrouver .....
Mais c'est surtout justement de vivre tout cela à fond, et d'en ressortir rempli d'expériences qui comptent .....
Bonne route à toi, je t'espère bien .... prends soin de toi et à pas longtemps ici ou ailleurs ....
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!
Toujours un peu plus ou moins une fuite oui. Mais certaines fuites sont positifs. Je veut dire par là que ce mot a une connotation péjorative alors que dans certains cas fuire est positif...
Je suis d'accord avec toi.
Je pense que l'on fait d'une pierre deux coups car d'un coté on oublie l'espace d'une à 2 semaines, le stress, les soucis quotidiens, et de l'autre on apprends à connaitre d'autres cultures, on s'amuse, on part à l'aventure...
Pour moi le voyage n'a jamais été une fuite, et ne doit surtout pas être envisagé comme tel......😕
Le mot fuite est trop fort....
Un voyage est avant tout un rêve et doit être vécu comme une promesse de bonheur total, pas un échappatoire.
Il y a d'autres moyens de fuir, pas la peine d'aller si loin en sachant pertinemment qu'au retour les problèmes seront toujours là.
Un voyage est quelquechose de trop beau, de trop important pour que je l'aborde autrement que sereinement, pour que je prenne le risque de le gâcher en étant mal dans ma tête. Je veux pouvoir l'apprécier à 200%.
Un voyage doit se préparer avec envie, la motivation principale d'un voyage est de découvrir des endroits merveilleux, d'aller vers les gens, de vivre des moments forts.
On peut bien sûr par la même occasion avoir un désir de rompre avec la routine, de grandir, d'oublier quelques problèmes, mais la fuite ne doit pas être LA raison première d'un voyage......
Ce titre accrocheur et quelque peu mystérieux résulte de plusieurs questions que je me pose. VF a rouvert depuis un nombre raisonnable de semaines et de mois.…
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici. Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même…
La rubrique « Pensées, réflexions de voyageurs est en basses eaux, les Matthews et les Rhume n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Est ce que mon sujet va…
Je me pose cette petite question: est-ce que vous êtes déjà parti en voyage sans votre conjoint? Je m'explique: il y a quatre ans et demi de ça, je revenais…
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information: L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/