1502: Christophe Colomb est le premier européen à toucher le sol du Nicaragua lors de son quatrième voyage aux Amériques. Le territoire est alors habité par diverses populations amérindiennes.
1522: début de l'exploration‑colonisation espagnole avec la création dès 1524 des premières "villes" que sont Leon et Granada; cette dernière devenant rapidement prospère de par sa situation géographique.
fin XVIe‑XVIIe siècle: sur fond de rivalités, l'Espagne occupe la côte Pacifique du pays alors que la partie Caraïbes, bien plus inhospitalière, est progressivement récupérée par les Anglais.
1821: pressentie depuis une dizaine d'années, le pays obtient son indépendance vis à vis de l'Espagne comme d'autres territoires de la région.
1823: le Nicaragua devient une des six républiques des États‑Unis d'Amérique centrale (qui seront dissous en 1840) puis à nouveau une nation à part entière en 1838. Tout cela n'empêche pas les rivalités permanentes entre la libérale Leon et la conservatrice Granada, ainsi que plusieurs guerres civiles dans les années suivantes.
1848: la ruée vers l'or en Californie transforme la partie sud du pays en zone de passage privilégiée entre l'Atlantique et le Pacifique. C'est aussi l'époque du projet de Canal du Nicaragua dont la concrétisation ne débutera que... en 2014.
1855‑1857: le pays appartient à un aventurier‑mercenaire américain, William Walker, qui sera finalement chassé du pays par les états voisins.
1860: par traité, les Anglais laissent la souveraineté de la Côte des Mosquitos qu'ils occupaient depuis deux siècles au gouvernement nicaraguayen.
fin XIXe siècle: le pays connaît toujours une certaine instabilité politique, ponctuée de différents conflits.
1895‑1898: période éphémère de la Grande République d'Amérique centrale (Nicaragua, Salvador, Honduras) mise en place par le président Zelaya qui mènera une politique progressiste et de réformes dans le domaine de l'éducation et des infrastructures. C'est sous sa présidence que le Nicaragua deviendra le pays le plus riche d'Amérique centrale.
1909: Zelaya est renversé par les Américains, dont les intérêts son menacés, qui soutiennent l'opposition conservatrice.
1909‑1933: les américains dirigent le pays en sous‑main et interviennent plusieurs fois militairement dans le pays avant de le quitter définitivement en 1933 à cause (entre autres) de la guérilla menée par le général Augusto César Sandino qui sera assassiné en 1934.
1936‑1956: déjà influent à "l'époque américaine", Anastasio Somoza gagne les élections de 1936 et met en place une politique de plus en plus dictatoriale, corrompue et pro‑américaine qui lui vaudra d'être assassiné en 1956.
1956‑1979: les fils Somoza, Luis puis Anastasio Somoza Debayle à partir de 1967, prennent la succession de leur père. Le dernière mettra en place un système encore plus dictatorial, corrompu et anti‑communiste que ses prédécesseurs.
1978‑1979: début de l'insurrection Sandiniste suite à l'assassinat par les Somozistes de Joaquin Chamorro président de l'Union Démocrate. Après un an de lutte le FSLN met fin à la dictature somoziste d'ailleurs lâchée par le gouvernement américain.
1979‑1990: les sandinistes à la tête d'un pays en ruines doivent faire face à une contre‑révolution, les Contras, largement financée et soutenue par les Américains qui organisent un blocus économique du pays dès 1984. En parallèle, le FSLN mené par Daniel Ortega entreprend diverses réformes économiques et sociales avec plus ou moins de réussite.
1988‑1990: plan de paix, fin de la guerre civile et de l'embargo américain (1990).
1990‑2007: suite aux élections perdues par le FSLN, le pays connaît une période de transition avec l'élection en 1990 de Violetta Chamorro, puis en 1996 de l'ancien somoziste Arnoldo Aleman qui sera en fin de mandat condamné à la prison pour détournement de fonds.
1998: en octobre, l'ouragan Mitch ravage la pays faisant d'énormes dégâts et plusieurs milliers de morts
2007: Daniel Ortega, figure du Sandinisme et ancien président de 1979 à 1990, est réélu à la tête du pays. Il le sera à nouveau aux élections de 2012. C'est aussi en 2007 que le Nicaragua adhère à l'Alliance bolivarienne pour les Amériques qui regroupe une douzaine de pays latinos ou des Caraïbes.
2014: remis à l'ordre du jour depuis quelques années, le projet de canal du Nicaragua voit débuter les premiers travaux grâce à un financement chinois. Celui‑ci devrait être achevé pour 2020.
2018: la dérive autoritaire du pouvoir en place de Daniel Ortega et une forte répression des manifestations populaires font que le pays sombre dans une nouvelle crise dont une des conséquences est la baisse d'un tourisme autrefois en pleine croissance.