Discussions similar to: Carretera Austral Puerto Montt Coyhaique temps trajet
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Nord ou sud de la Patagonie chilienne?
Bonjour,

Nous partons au Chili du 19 avril au 4 mai et souhaitons visiter la Patagonie avec 14 jours plein sur place. On est train de finaliser la location de voiture. Nous hésitons entre :

- la Patagonie du Nord (carretera austral de Puerto Montt à Villa O'Higgins), sachant que le problème se pose alors d'où rendre la voiture (4*4 impératif, le confirmez-vous ?) : pas possible à Villa O'Higgins, on pensait la rendre à une ville avant, par exemple Cochrane ou Coyhaique, mais on n'a pas trouvé d'agence proposant ce type de rendu en ayant pris la voiture à Puerto Montt. Ce que nous avons trouvé est une location de 4*4 de Puerto Varas à Punta Arenas. Est-ce trop ambitieux en 14 jours ? On souhaite voir du pays bien sûr, mais aussi s'arrêter en chemin pour visiter les parcs nationaux, randonner...et ne pas faire que de la route même si celle-ci est en soi un voyage.

- la Patagonie du Sud, en prenant une voiture à Punta Arenas et en la rendant au même endroit. Un van est-il suffisant, ou un 4 * 4 est-il également recommandé ? Nous pensons alors rayonner dans le sud (sans passer en Argentine car on a entendu que les prix étaient vraiment très chers, et il y a sans doute matière à s'occuper du coté chilien) : remonter jusqu'à Torres del paine, descendre jusqu'à Puerto Williams. Y a-t-il bien matière à passer 14 jours du côté chilien du sud de la Patagonie ? Est-ce la peine d'aller à l'île Magdalena, puisque les manchots seront certainement partis à cette période ? Y a-t-il une autre faune à voir ? Que nous conseillez-vous de visiter en 14 jours dans cette région ? Est-ce possible d'aller au cap horn, ou vraiment trop compliqué ?

Voilà, nous hésitons entre les deux régions, sachant que l'on aime la nature, les grands espaces, la randonnée, que l'on n'a pas peur de rouler beaucoup avec un 4 * 4 (sans faire que de la route non plus), de faire du camping sauvage, sans trop de confort. Ne fera-t-il pas trop froid à cette période de l'année pour dormir dans sa voiture ? L'option Puerto Varas--> Punta Arenas aurait le mérite de nous permettre de parcourir la carretera austral qui nous attire beaucoup, sans rater le Torres del paine qui semble incontournable, mais on pense que c'est très ambitieux comme trajet, peut-être trop.

Merci d'avance de vos conseils éclairés !

Béa
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Téléphone sur la Carretera Austral
Bonjour à tous, je serai sur la carretera austral (Puerto Montt -- El Calafate) à partir du 18 janvier. j'ai une question au sujet des communications téléphoniques. Est-il possible d'utiliser son numéro de mobile français au Chili, le réseau est il correct? Quelle est l'utilité d’acheter une carte SIM des l'arrivée sur le territoire chilien? Je vous remercie d'avance pour vos conseils. Virgilio
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Carretera Austral Road Trip from Puerto Montt to Caleta Tortel (Chile) by 4x4: A Few Questions
Hello,

I’ve planned a 3.5-week trip to Chile in February/March 2025, with the goal of driving the Carretera Austral from Puerto Montt to Caleta Tortel in a rented 4x4. The itinerary is set, accommodations are booked, and the 4x4 is reserved. We could still tweak things a bit, but it’s getting harder to find available lodging in some spots.

Here’s the planned route: - 1 night in Puerto Montt on arrival day - 2 nights in Castro (Chiloé Island) - 2 nights near Ensenada - 1 night in Horniporén - 1 night in Chaitén - 3 nights in Puyuhuapi - 2 nights in Coyhaique - 3 nights between Puerto Bertrand and Cochrane - 2 nights in Caleta Tortel - 3 nights in Puerto Guadal - 1 night in Chile Chico (to take the ferry across the lake) - 1 night in Villa Cerro Castillo before flying out from Balmaceda

I have a few questions about the activities we’d like to do:

The **Marble Caves**: I’d love an option that lets us "go inside" them. From what I’ve read, this depends on the water level, wind, and type of boat. Any tips or advice? We’d like to do an **excursion to see condors**. We were thinking of doing this while in Coyhaique (we’re staying 2 nights). Has anyone done this? With which agency? We’re spending 3 nights between Puerto Bertrand and Cochrane. The idea is to **explore the vast Patagonia Park and its wildlife**. But I’m not sure where to start. Any recommendations for day hikes or itineraries? I read somewhere that you can do a day trip with a guide that includes a boat ride on Lake Cochrane, but I can’t find the booking info. An agency for **glacier exploration** (we were thinking of **Lake Leones Glacier**). I contacted Ruta León but haven’t heard back. Any agencies to recommend?

Thanks so much! Pascale
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la "Carretera Austral" au Chili
Bonjour à tous,

Je rentre tout juste d'un voyage au Chili et n'ai qu'une idée en tête : y retourner dès que possible !!! C'est-à-dire ... en début d'année prochaine !

Une récente discussion sur ce forum traitant de la fameuse "Carretera Austral" nous a rapidement donné l'envie de découvrir cette route mythique ! Nous allons donc très probablement inclure ce parcours à notre futur voyage et aurions besoin de quelques renseignements.

Notre projet initial serait de louer un véhicule pour effectuer l'aller-retour Puerto Montt - Villa O'Higgins. Est-ce que ce projet est réalisable en une semaine ? Un véhicule de tourisme est suffisant ou faut-il envisager un 4x4 ? Quel est le pourcentage de routes goudronnées ? Il est obligatoire d'anticiper la réservation pour les trois passages en ferry ? Dans quelles villes ou villages peut-on facilement trouver à se loger, se restaurer et du carburant, de manière à pouvoir fractionner le parcours en étapes à peu près équilibrées de 400-500 Kms par jour ? Quels sont les endroits absolument incontournables de ce beau périple ?

Merci d'avance pour vos réponses.

PELICANBRUN
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Résumé: de retour de la Carretera Austral à vélo (novembre 2018)
Je suis rentré il y a quelques jours du Chili, après avoir fait en vélo la Carretera Austral de Puerto Montt à Chaitén. Je résume ci-dessous un certain nombre de points essentiels (un peu tels que j'aurais aimé les trouver en préparant mon voyage).

1. Quand partir ? J'avais prévu de faire ce voyage l'an passé, en partant début décembre. J'ai vite réalisé que la Carretera était très occupée à ce moment de l'année. J'ai donc reporté mon voyage pour cette année 2018. Je suis arrivé à Santiago du Chili le 2 novembre (et j'avais mal calculé mon coup : j'ai oublié le congé de la Toussaint, beaucoup de commerces étaient fermés pour un long week-end).

Contrairement à ce que j'ai pu lire ailleurs, les Chiliens et leurs voisins (en particulier les Brésiliens) parcourent la Carretera (pas forcément à vélo cependant, mais j'en ai rencontré) pendant les vacances d'été. Elles débutent mi-décembre au Chili. Il faut s'attendre à rencontrer plus de monde sur la route, et à des embouteillages pour les hébergements (campings ou hospedaje).

2. Quelle direction choisir par rapport aux vents dominants ? Quel climat en chemin ? En novembre les vents dominants sont nord-sud (voir www.weatherspark.com). Cela s'est vérifié pour mon voyage, avec des vents dominants venant du nord-ouest; j'ai cependant eu quelques journées avec un fort vent de face. Pour le climat, début novembre en Patagonie représente plutôt la fin de l'hiver que le printemps, en particulier au sud de Coyhaique. Je me suis arrêté deux fois à cause de fortes pluies continues : une journée à Puyuhuapi, et trois jours à Villa O'Higgins. Dans ce dernier cas, le mauvais temps avait de toute façon eu comme conséquence l'annulation de la traversée en bateau du lac vers l'Argentine. Il faut s'attendre autrement à un climat de type Irlande, avec un peu les quatre saisons dans la même journée. On ne pédale pas en short en novembre (l'équivalent du mois de mai dans l'hémisphère nord) en Patagonie. Par contre il est remarquable qu'il n'y avait presque pas d'insectes en novembre, et ce jusqu'à la première semaine de décembre.

3. Durée à prévoir : La Carretera fait à-peu-près 1'300 kms de long, dans sa version "bimodale" comme les Chiliens l'appellent. En effet, cette voie a été ouverte il y a une vingtaine d'années, et les constructeurs ont préféré contourner, en utilisant des ferrys, des massifs où la construction d'une route aurait été difficile. La partie cyclable fait un peu moins de 1'200 kms, en grande partie sous forme de "ripio", cest-à-dire une piste recouverte de gravier provenant de galets de rivières. En conséquence de cela, et avec le relief très vallonné, mes moyennes de vitesse (et de distance) ont baissé de 30-40%. J'ai commencé à pédaler le 4 novembre au matin depuis Puerto Montt, et je suis arrivé à Villa O'Higgins le 17 novembre au soir.

4. Hébergement et approvisionnement : Je ne suis pas un adepte du camping, et je ne campe que quand il n'y a pas d'autre alternative raisonnable. On trouve des hébergements à-peu-près dans toutes les étapes, le plus souvent de type hospedaje (de qualité variable), avec des prix compris entre 12'000 et 15'000 pesos (environ 18-26 €, le petit-déjeuner étant rarement proposé). Ces hébergements étaient pour la plupart vides en novembre, mais les aubergistes m'ont expliqué qu'il y a nettement plus de monde à partir de la mi-décembre (il faut noter que beaucoup de touristes font la Carrettera en bus, voiture ou moto). Après Cochrane les hospedaje se rarifient. J'ai dû camper entre Cochrane et Puerto Yungay, et à la frontière argentine. L'approvisionnement en eau (en tout cas en novembre) ne pose aucun problème : il y a de très nombreuses sources en chemin. L'approvisionnement en nourriture est plus délicat, au vu de l'éloignement des villages les uns par rapport aux autres. Je n'ai pas eu de problèmes en transportant toujours l'équivalent de quatre repas. On trouve dans chaque village un endroit où se restaurer : c'est quelquefois une maison particulière qui propose des repas (simples), ou l'hôte de l'hospedaje qui propose un plat (tout aussi simple). Dans les agglomérations plus grandes, les hostales proposent souvent une cuisine commune.

5. Les variantes de trajet à partir de Puerto Montt : - La principale variante est de passer par l'île de Chiloé, pour rejoindre la Carretera à la hauteur de Chaiten, Chili, (ne pas confondre avec ElChaitén, Argentine, qui est la fin réelle de la Patagonie à vélo), depuis le port de Castro ou celui de Quellen. Je n'ai pas utilisé cette variante, mais elle a l'avantage d'amener directement à Chaiten, qui est le vrai début de la Patagonie, en évitant le ferry de Hornopiren. - En passant par Hornopiren, la continuation de la Route 7 (Carretera austral) suppose l'utilisation d'un ferry jusqu'à Caleta Gonzalo. Il y a deux types de trajet : *l'un qui accoste à Leptepù, avec relais par10 km de route jusqu'à Fiordo Largo (je n'ai pas emprunté cette variante, mais il semble que ce trajet se fait en bus compris dans le prix du billet jusqu'à Chaiten : je n'ai pas réussi à savoir si ce bus accommode les vélos), avant de reprendre un second ferry jusqu'à Caleta Gonzalo; *l'autre, plus simple, qui contourne le cap et arrive sans escale à Caleta Gonzalo. Je n'ai pas réussi à savoir comment les deux types de ferrys s'organisent, sauf qu'il s'agit apparemment de deux compagnies distinctes (la compagnie Tranportes Austral, http://www.taustral.cl/, assurant cette liaison). Dans tous les cas, il est prudent d'aller prendre son billet suffisamment tôt (le guichet ouvrait à 6h30 pour le bateau de 8h), même s'il ne devrait pas y avoir de problème pour embarquer des cyclistes (contrairement aux nombreux véhicules). - Entre Villa Manihuales et Coyhaique, il y a, environ à mi-chemin, deux variantes : la route 7, qui est en ripio, et une variante asphaltée (et un peu plus longue) qui passe près de Puerto Aysen. Après Coyhaique, il n'y a pas d'autre variante à la route 7, en dehors des possibilités de visite de localités situées à proximité.

5. Les étapes et le dénivelé : La distance totale sur route de Puerto Montt à ElChaiten (Argentine) mesurée sur mon ordinateur de vélo est de 1'106 km, avec 19'500 m de dénivelé positif. Le terrain est donc très vallonné (je compte habituellement, et en dehors d'étapes de montagne pures, environ 1% de dénivelé positif : il y a ici presque le double). Le décompte est le suivant (pour les conditions de la route, il s'agit de l'état en novembre 2018) : - Puerto Montt - Hornopiren : 100 km, environ 1200 m de dénivelé positif, route asphaltée. - Caleta Gonzalo - Chaiten : 55 km, 1000 m de dénivelé. Ripio et asphalte. - Chaiten - Santa Lucia : 74 km, 950 m de dénivelé, asphaltée jusqu'à 15 km avant Santa Lucia - Santa Lucia - Puyuhuapi : 112 km, 1250 m de dénivelé, ripio sur le dernier tiers. - Puyuhuapi - Villa Amengual : 85 km, 1400 m de dénivelé, ripio jusqu'au croisement pour Puerto Cisnes. -Villa Amengual - Villa Manihuales : 59 km, 450 m de dénivelé, asphalte. - Villa Manihuales - Coyhaique 91 km, 1100 m de dénivelé, asphaltée (ou pas dans son entier, si on n'emprunte pas la variante passant prés de Puerto Aysen). - Coyhaique - Cerro Castillo : 100 km, 1600 m de dénivelé, asphaltée. - Cerro Castillo - Bahia Murta : 97 km, 1100 m de dénivelé, ripio (pas de hameau tout le long du trajet). - Bahia Murta - Puerto Bertrand : 91 km, 1600 m de dénivelé, ripio. - Puerto Bertrand - Cochrane : 48 km, 900 m de dénivelé, ripio. - Cochrane - croisement routes vers Puerto Yungay et Caleta Tortel : 102 km, 1200 m de dénivelé, ripio. Pas de hameau en chemin. - Croisement routes vers Puerto Yungay - Villa O'Higgins : 115 km, 2300 m de dénivelé, ripio. Pas de hameau en chemin. Un ferry est obligatoire entre Puerto Yungay et Rio Bravo, avec 3 traversées par jour en été (la première à 10h dans la direction Puerto Yungay-Rio Bravo) et 2 en hiver (http://www.carretera-austral.net/wordpress/barcazas/puerto-yungay-rio-bravo/ ). Il y a un abri pour cyclistes près de chacune des deux jetées (Puerto Yungay et Rio Bravo), et une cafétéria près de la jetée Puerto Yungay. Il n'y a pas d'autre service autrement dans ces hameaux de quelques maisons. - Villa O'Higgins -El Chaitén (Argentine) : ce trajet suppose la traversée de deux lacs. a) Le lac O'Higgins, depuis Villa O'Higgins (ou plus exactement de Bahia Bahamondez, 7 km plus loin) jusqu'à Candelario Mancilla (Chili) La compagnie privée qui organise cette traversée est Robinson Crusoe, (située juste en face de l'hostal ElMosco, à l'entrée de Villa O'Higgins en venant de Puerto Yungay). Il y a en été, et théoriquement, 3 bateaux par semaine (voir http://www.villaohiggins.com/crossing/border2.htm) . Cependant le voyage peut être annulé de façon imprévisible (ce qui a été mon cas) en cas de mauvais temps sur le lac. b) Le lac del Desierto, en Argentine. Il y avait deux liaisons par jour, à 11h et à 17h (voir http://www.villaohiggins.com/crossing/border1.htm), reliant le poste frontière de gendarmerie/douane argentine à la jetée qui se trouve à l'extrémité sud du lac del Desierto, elle-même située à 37 km de Chaitén (ripio tout le long). c) Les deux lacs sont reliés entre eux par une sorte de chemin de contrebandier de 22 kms de long, particulièrement peu entretenu et mal signalisé dès les premiers mètres de l'entrée en Argentine. Le dénivelé positif est fort (on passe de 250 m à 650 m d'altitude sur les 6 premiers kms; il faut prévoir de passer à gué plusieurs petits torrents de montagne, et le chemin est pour ainsi dire impraticable à vélo dès le poste frontière chilien dépassé. C'est incontestablement le moment le plus dur de la Carretera Australe.

6. Autres considérations générales : 6.1 Transport de vélos dans les bus : - Au Chili, il ne devrait pas y avoir de problème majeur pour trouver une compagnie qui accepte les vélos dans les bus. Les choses sont plus faciles si le vélo est présenté démonté et dans une housse (autrement certaines compagnies refusent le transport). Il faut prévoir un paiement pour le vélo, qui m'a semblé un peu à la tête du client, variable suivant les compagnies, et ne se payant pas au guichet (les receveurs ne m'ont jamais donné de reçu pour le coût du transport du vélo). Par ailleurs, les bus chiliens peuvent être très confortables : voir https://www.recorrido.cl/en (la liaison Santiago-Puerto Montt peut se faire en fauteuil couchette et de nuit; attention : il se peut que le bus ne s'arrête dans aucun restaurant pendant le trajet). - Les choses sont plus compliquées du côté argentin : entre Chaitén et ElCalafate, puis jusqu'à Puerto Natales, la majorité des compagnies ont refusé le vélo, démonté ou pas. J'ai dû attendre plus de 24 h à El Calafate pour un bus acceptant les vélos. 6.2 Achat d'une carte SIM au Chili : la compagnie ayant la meilleure couverture est Entel, mais l'achat d'une carte SIM est complexe si on ne parle pas couramment l'espagnol avec l'ordinateur de la compagnie d'une part, et si on n'a pas de numéro RUT chilien (voir https://transferwise.com/us/blog/rut-run-meaning-chile). Je me suis fait aider par un ami chilien. 6.3 Finalement, et c'est utile de le savoir, les sites web locaux ne sont pas mis à jour. Il faut donc recouper l'information, en particulier pour les horaires de tranport.

En conclusion, la Carrettera Austral en vélo est un voyage de toute beauté, même si les conditions sont moins faciles que la moyenne. Pour le terminer en apothéose, la remontée en bateau de Puerto Natales à Puerto Montt entre les îles et les fjords chiliens est majestueuse (voir https://www.navimag.com/en/explore-patagonia-by-ferry-navimag).
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Retour sur 1 mois en Patagonie chilienne / Carretera Austral
Après avoir souvent utilisé ce forum pour préparer nos voyages, nous souhaitions cette fois ci partager notre voyage inoubliable (!!) en patagonie chilienne afin d'aider ou d'inspirer les voyageurs avides de grands espaces, de montagnes, de glaciers, de lacs, de forêts. Nous sommes parties pendant l'été austral c'est à dire du 22 janvier au 22 février. Nous avons eu globalement très beau temps. En camping, les nuits sont fraîches en Patagonie (6°C voir parfois moins au Sud) mais les journées très agréables (entre 20 et 25°C, parfois plus). Nous avons globalement été très chanceux car le temps est parait il très capricieux (même en été).

Jour 1 Santiago Arrivée dans la matinée. Bus vers l'Estacion Centrale où nous prenons nos billets pour le bus de nuit vers Puerto Montt. Visite du centre historique (la Moneda, Plaza de Arma) et du Cerro Santa Lucia. Nous profitons des taux de change avantageux de la capitale pour changer nos euros. Départ le soir pour Puerto Montt

Jour 2 Puerto Montt - Petrohue Après 13heures de bus nous arrivons à la gare routière où nous récupérons notre voiture de location (chevrolet Sail). Rapide visite de Puerto Montt (sans intérêt). Ravitaillement au supermarché Jumbo et départ pour Petrohue. Belle vue sur le lac Llanquihue et le volcan Osorno malgrè le temps couvert (mais il ne fait pas froid). Nous longeons le magnifique Rio Petrohue jusqu'au lac Todos los Santos où nous campons face au volcan Osorno.

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Liaison Chaiten - île de Chiloé? (Chili)
Bonjour à tous,

en vadrouille pendant 3 semaines en Patagonie en février - mars 2012, je souhaiterais néanmoins me rendre sur l'île de Chiloé qui semble vivement recommandée par le plus grand nombre, puis repartir par Puerto Montt vers Santiago d'où je dois décoller.

J'arriverais au Chili par Chile Chico, liaison vers Coihaique, et là j'ai un doute! Comment me rendre au plus simple à Chiloe?

Le site NavierAustral semble dire que début mars, il n' y a pas grand chose qui répondrait à mon besoin...J'envisageais de partir de Chaiten vers Quellon, voire Castro. Avez-vous déjà fait cet itinéraire? Qu'est-ce qui vous semble le plus raisonnable? Quelle serait la fréquence des traversées?

Merci pour votre aide, et pour toute suggestion que vous pourriez me faire sur cette portion du voyage entre Chile Chico et Puerto Montt!
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Itinéraire de 5 à 6 semaines dans le Sud chilien et en Argentine (Patagonie)
Bonjour a tous (et pardon pour l'absence d'accents sur ce clavier non-francais !),

J'ai la chance de (re)partir bientot pour un tour du monde, et la Patagonie chilienne et argentine est cette fois prevue, en fevrier-mars 🙂 Je me renseigne depuis quelques temps sur la destination car j'aimerai eventuellement inclure les billets d'avion interne dans mon billet tour du monde, ca peut revenir moins cher. Le defaut, c'est que meme si les dates sont modifiables a volonte, les trajets ne le sont pas, je dois donc prevoir a l'avance quels trajets je souhaite faire en avion. D'ou mon message, pour vous soumettre mon itineraire, avoir votre avis, et pouvoir enfin reserver ce billet TDM ! Mes autres destinations ne demandent pas cette preparation aussi a l'avance.

J'ai 5 a 6 semaines sur place (et je connais deja un peu Santiago et Buenos Aires donc pas besoin d y consacrer trop de temps) :

J1-2 : Santiago J3 : Arrivee Pucon (bus de nuit). J4 a 7 : Environs Pucon : Volcan Villarica / Parc Huerquehue / lago Caburga / El Cani J8 : Bus pour Puerto Varas J7 : Lac Todos Los Santos J8 : Centre de Montana J9 - 10 - 11 : Chiloe J12 : transfert en bus pour Villa la Angostura (Argentine) J13 : Bosque de Arrayanes J14 : Route des 7 Lacs J15 : Cerro Tronador J16 : Cerro Campanario J17 : Avion jusqu'a El Calafate J18 -19 : Perito Moreno J20 : Lago Argentino J21 : Bus pour El Chalten J22 - 25 : Randos a la journee dans la region d'El Chalten J26 : Bus pour Puerto Natales J27-30 : Trek W J31 : Avion pour Ushuaia J32-33 : Environs Ushuaia J34 : Avion pour Trelew J35-37 : Punta Tombo / Peninsule Valdes J38 : Avion pour Buenos Aires

Les grandes questions avec tout ca : - Je n'ai pas inclus le sud du Chili et donc la Carretera Australe en dessous de Puerto Montt >> devrais-je supprimer par exemple Chiloe pour aller y passer une semaine / 10 jours ? Ou cela risque d'etre redondant avec la Patagonie Argentine ?

- Devrais-je supprimer Chiloe tout court ? 🙂 Ce que j'en ai lu/vu ne m'a pas transportee donc je doute serieusement... C'est du temps que je peux passer ailleurs (par exemple quelques jours en Uruguay, ou carrement ailleurs sur mon itineraire).

Merci d'avance pour votre aide !
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Autotour 4x4 d'un mois en Patagonie (Chili et Argentine)
bonsoir

j'organise le voyage pour 2 voire 3 personnes pour passer un mois en Patagonie et faire le plus possible d' autotour pour pouvoir nous arrêter prendre des photos en chemin

voici les endroits dont nous aimerions visiter:

Chuttes iguazu des deux côtés brésilien et argentine El calafate El chaten pour voir le parc des glaciers ruta 7 et ruta 40 Le parc national Torres del paine éventuellement Barilloche

Pensez-vous que tout cela est faisable en 1 mois? Par ailleurs, j'ai cru comprendre que le frais d'abandon de la voiture est très cher. Je préfère faire des boucles en autotour et prendre l'avion pour les très longues distances.

Pourriez- vous me conseiller un itinéraire idéal pour ces endroits svp? quel serait le coût total (avions en partant de NY, vols internes, location d'un 4x4, essence, logement etc..) à prévoir si je reste dans les lodges, bed and breakfast, gites équivallents de deux voir 3 étoiles

merci d'avance pour vos conseils
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Patagonie, entre Argentine et Chili
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.

La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.

Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html

30 et 31 janvier

Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.

1er février

Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.

2 février

Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…

3 février

Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.

4 février

Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.

5 février

Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.

C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.

6 février

Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.

7 février

La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.

8 février

La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.

9 février

Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.

10 février

Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.

11 février

Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.

12 février

Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.

13 février

Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.

14 février

Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.

15 février

C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.

16 février

Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.

17 février

Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.

18 février

La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.

19 février

L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.

20 février

Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.

21 février

Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.

22 février

C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.

L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.

23 février

Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.

C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.

24 février

C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.

25 février

Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.

26 février

Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.

27 février

Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
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Voyage à vélo sur la Carretera Austral
Bonjour

Nous avons comme projet avec ma copine de faire une partie (ou toute) la carretera austral en vélo du nord vers le sud début février. Je me pose qlq questions sur la faisabilité du projet ! Et j'ai besoin de votre aide+++

-Concernant les VÉLOS nous recherchons des solutions pour récupérer 2 vélos + moyen pour fixer nos sacs à dos (sur portes bagages?). Adresse ou acheter des vélos à Santiago ou bien puerto montt ? (Faut-il emmener les sacoches velo avec nous ? Ou bien en trouver sur place sera facile?) Existe il des possibilités de location sur plusieurs semaines, avec location à puerto Montt et restitution à Villa O'Higgins?

- Nous sommes plutôt sportif, mais pas du tout entraîné à faire du vélo... Nous pensons faire env 50-60km/j . Es ce que la difficultée de la carretera risque de nous gâcher les paysages ?

-Trouve t'on des bouteille de GAZ sur la route ou bien réchaud à essence obligatoire ?

-coup de coeur, bon spot, ou zone à éviter sur la route ( Travaux?) ?

-y a t'il des RANDO ou treks sympa avec peu de détours pour y acceder ? (Je suis bcp plus randonneur que cycliste...).

-Est-il vrai que tous les soirs on peut manger son poisson fraîchement pêché ?

Merci bcp pour tous vos conseils qui j'espère nous aideront à passer un moment unique !

Estelle et Antoine 😇
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Connexion Argentine-Chili à Los Antiguos: villes ou parcs à visiter?
Hola,

Je suis actuellement en Patagonie andine, a El Chaten, que je vais bientot quitter pour Los Antiguos... J aimerai savoir si il est interessant de passer au Chili dans ce coin, sachant que je pense retourner en Argentine ensuite au niveau de la region des lacs (Bariloche..).

La question est donc: Qu y a t il a visiter au Chili dans ce coin la? Je n ai pas de guide touristique et voyage donc un peu au feeling mais quelques infos seraient le bienvenue...

Quelle Villes, bled, parcs....? Egalement des infos hebergements...

Muchas Gracias

¡¡Joyeux noel a tous!!
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Itinéraire sud Chili
Bonjour à tous,

En préparation de mon itinéraire pour un voyage au chili, je me retrouve coincé sur une étape

Une fois arrivé à Punta Arena ou Puerto Natales, sauriez-vous comment pourrais-je atteindre le parc national Bernardo O Higgins. J'ai vu sur certains sites qu'il y avait des ferrys mais je ne suis pas parvenu à trouver ni la durée ni même le prix de leurs trajets

Sinon je pensais me rapprocher par la route mais j'ai cru lire que le parc n'étais accessible qu'à partir des ports Punta Arena, Puerto Natales et Puerto Montt, mais ils sont super loin du parc donc ça m'étonne un peu

N'y-a-til donc pas moyen d'accéder au parc depuis des endroits plus proche comme la ville d'O Higgins par exemple ? Sachant que je partirais d'Ushuaia, je pourrais ainsi remonter par la route argentine

J'ai aussi vu que le gouvernement chilien était en train d'aménager des routes pour rendre le sud du pays plus facilement accessible, certains sauraient-ils si d'ici février de nouveaux accès seront disponibles ? (CF : http://www.rutadelosparques.org -> allez voir la map ça a l'air assez incroyable !)

Merci pour vos retours

Maxime
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État de la Carretera Austral (route au Chili) de Coyhaique à Chaitén en camping-car?
Bonjour, Nous sommes actuellement en voyage en camping car en amerique du sud. Nous devions prendre un fery de puerto chacabucco pour rejoindre Quellon (ile de chiloe), mais visiblement ce trajet est reservé uniquement au chiliens (!). Pour rejoindre le nord nous sommes donc contraints d'emprunter la carretera austral pour aller à Chaiten, afin de prendre un ferry (ouverts aux vehicules etrangers). Qu'en est il de l'état de cette portion? est-ce que cest jouable avec un camping car? Merci d'avance,

Alexandre

PS: pour info, pour ceux qui veulent traverser le lago Buenos Aires de chile chico à Purto Ibanez et eviter une piste difficile (mais très belle), il faut reserver une bonne semaine à l'avance.

www.parenthesesudamericaine.blogspot.com
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Chili: route de la Carretera Austral faisable en transports en commun?
Bonjour,

Je suis actuellement à Puerto Montt et souhaite me diriger vers la Patagonie. A priori nous avons trois alternatives : - Prendre Navimag jusqu'à Puerto Natales --> Cher et nous n'arrivons pas à nous trouver suffisamment d'informations sur le trajet permettant de nous dire que l'argent en vaut la chandelle - Passer en Argentine - Prendre la carretera austral coté Chilien

C'est sur ce dernier point que ma question porte (si vous avez des infos sur Navimag je suis preneur aussi ceci dit :))! Est il possible de faire cette route en transport en commun (y'en a-t-il ?) ou faut il faire du stop ? Par ailleurs je lis à droite et à gauche qu'il y a des bacs à passer que ne fonctionnent qu'en Janvier et Février. Est ce vrai ?

Si cela est faisable en bus quels seraient les arrêts "obligatoires", parcs et autres à ne surtout pas rater ?

Sinon coté Argentin, la route vaut-elle le détour ?

Merci d'avance pour vos informations!

Zimir
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Carretera Austral au départ de l'île de Chiloé au Chili, direction Villa O'Higgins
Nous souhaitons obtenir des infos sur la carretera austral, au départ de l'ile de Chiloé au Chili, direction Villa O'Higgins..Quelle est la distance exacte, combien de temps approximativement nous faudra t'il pour faire ce trajet. Nous sommes deux potes qui voudrions faire ce trajet en Janvier ou Février prochain. Après Villa O'Higgins, comment peut on continuer en direction de Puerto Natales, et le parc national de torres del Paine : bateau, route, chemin?

Bref, toute info sur cette route mythique sera la bienvenue

Merci

JND
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Navimag Punta Arenas - Puerto Montt (Patagonie): comment visiter le sud du Chili?
Bonjour à tous,

Sur vos conseils et retours, j'envisageais de faire le Navimag de Punta Arenas à Puerto Montt. Par contre, la croisière nous emmène très "haut"!

Je viendrais d'Ushuaïa. Pour ceux qui l'ont fait, comment avez-vous fait ensuite pour visiter le Sud du Chili, si vous l'avez fait, comme le Torres del Paine ou Coyhaique? Vous avez pris un bus pour redescendre?

Sachant que je n'aurais pas eu le temps de faire Bariloche (je ne sais pas si c'est indispensable) ou le parc des Los Alerces en Argentine que j'aurais bien fait.

Du coup je me demande quel pourrait être mon trajet optimal???

Sachant que je pourrais être à Punto Arenas dans un peu plus de deux semaines.

Ou comme je voyage avec un ami, je peux remonter avec lui jusqu'à Puerto Montt, pour ensuite redescendre en Navimag jusqu'à Punta Arenas et remonter à Santiago (vol le 20 janvier) en bus??? ou en avion??? mais je serais dans la période de janvier et les vols pourraient être chers...

Bref, pour résumer j'ai l'impression de faire des A/R, ça me fait bizarre, donc j'aimerai savoir comment, pour ceux qui l'ont fait, avez envisagé le truc.

Merci!
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Précisions sur la Carretera Austral en voiture de location
bonjour à tous , après avoir parcouru les posts chili depuis qq semaines , je me décide à m'inscrire car il me manque encore qq infos pour notre voyage. nous sommes une famille de 4 (2 garçons 10 et 11 ans) et nous partons au chili le 30 nov 2014 pour 6 semaines. nous souhaitons faire la carretera. soit louer 1 4x4 à puerto montt et rendre à punta arenas , malgré les frais importants d'abandon. soit louer à puerto montt et rendre au meme endroit en remontant par l'argentine. que pensez vous qui soit le mieux. Et pour le passage de la frontière à villa o'higgins, je n'ai pas tout compris ....la marche ...puis la route reprend aprs il lago del dersertio ? on prend d'abord le ferry avec la voiture à villa o"higgins et ensuite?. Si vous pouvez m'éclaircir sur ce point stratégique , j'en serait ravi. que pensez vous de 25 jours pour faire l'un des 2 trajets choisi?. nous aimerions voir un peu el nord ensuite mais pour l'intant rien n'est calé. J'oubliais , est ce que les ferry sur la carettera fonctionnent en novembre ?

Merci à ceux qui pourront m'aider pour l'organisation de ce beau voyage. chrystelle
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Transport Punta Arenas - Puerto Montt (Chili)
Bonjour a tous,

En ce moment en pleine preparation pour un voyage d'1 mois 1/2 en Patagonie, on aimerait savoir si il existe un moyen de transport (bus - avion) entre Ponta arenas et Puerto Montt?!?

En effet on voudrait remonter par le chili pour aller vers l'ile de Chiloe...

Si vous avez des infos ou meme des conseils sur un itineraire permettant de remonter vers Chiloe, nous sommes preneur!!

Merci par avance.

Erwan et Chloé
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Infos sur Carretera Austral
Bonjour, après un bon trip dans l'ouest américain (western express), je cherche des renseignements sur la carretera australe. Je trouve beaucoup d'infos sur la route elle-même mais peu d'éléments sur le meilleur moyen d'arriver au point de départ (Puerto Montt), puis, la ballade terminée (Villa O'Higgins), retrouver la civilisation et un moyen de rentrer en France :) Pour l'instant j'envisage un vol jusqu'à Santiago du Chili puis train ou bus jusqu'à Puerto Montt, c'est pertinent ? Pour le retour c'est le flou total ! Merci de votre aide ! Thierry
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Trajet de Ushuaïa à Bariloche (Argentine) par la Carretera Australe (Chili)
Bonjour à tous,

je prépare un long voyage en amérique du sud et je souhaiterais avoir des infos sur le trajet Sud-Nord de Ushuaia à Bariloche. Je compte rejoindre d'abord Puerto Natales, Torres del Paine puis El Calafate. C'est apres que ça se complique... J'aurais aimé rejoindre Puerto Montt par la carretera australe chilienne et rejoindre Bariloche depuis Puerto Montt. Combien de jours sont nécessaires pour ce trajet (Calafate-Puerto Montt) ? Itinéraire ? Est-ce pratiquable fin septembre début Octobre ?

Merci pour votre aide et a bientot.
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10 jours sur la Carretera Austral
bonjour à tous,

du 13 au 23 février, je pars avec mon meilleur ami sur la carretera austral pendant les vacances scolaires. Nous louons un fourgon "wicked" de puerto varas . nous prenons le dimanche 14/02 les ferries depuis puerto montt jusqu'à caleta gonzalo. le vendredi suivant nous devons faire l'excursion à la laguna san rafael. le samedi passer par chile chico pour remonter par la ruta 40 en argentine pour rendre le fourgon le mardi après midi suivant à puerto varas. nous allons au chili par les usa avec american airlines (budget oblige). les questions : pouvez vous me parler des sud américains via les usa ? Avez vous déjà fait appel à wicked (des commentaires?) quel est la meilleure façon pour aller de l'aéroport de puerto montt au terminal de bus tur bus à puerto varas? notre timing est serré mais nous sommes obligés; nous voulons dormir dans la nature avec le fourgon; Faut il absolument des dollars ou juste des euros comme me disent les bureaux de change en france? avez vous des conseils, des bons plans (ex restos locaux pour casser la croute sur la route) des lieux à ne pa smanquer? merci à tous basile
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Arrêt des cargos mixtes (ferry Navimag) Puerto Montt - Puerto Natales au Chili
Bonjour à tous Navimag m'a informé officiellement de l'arrêt du trafic passager Puerto Montt Puerto Natales à compter de Septembre 2013 sans date connue de reprise (voir ci dessous "

Dear Eric

From September, the trips for passengers have been cancelled, because the ferry will be running only for cargo services.

The company is looking for a new ferry, but now we don´t handle details of dates.

Best regards,

Asistente Comercial E-commerce"

Existe t il une alternative ? Merci d'avance Eric
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Ruta 40 en Argentine ou Carretera Austral au Chili?
Bonjour à tous, Le voyage en Amérique du Sud se prépare, départ fin septembre 2020 pour 5 mois. Embarquement de mon pick up avec cellule ultra plate dans un conteneur direction Montevideo. Puis je pique au sud, direction Ushuaïa. C'est là que j'ai une interrogation comment remonter au Nord du Chili pour aller au sud de la Bolivie? Deux itinéraires possibles qui parfois se croisent la Ruta 40 en Argentine ou la Carretera Austral au chili? Peut-être certains ont fait les deux et leur avis serait sûrement intéressant. Merci de votre retour. Bonne route.
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Rêve de Carretera...
Bonjour !

Nous avons parcouru la Carretera Austral en voiture durant tout le mois de décembre 2018, de Puerto Montt à Cochrane. Retour par le même chemin.

Un voyage merveilleux... Nous n'avons qu'une envie : y retourner...

Notre carnet de voyage n'a pas été écrit avec l'intention de le partager, mais je répondrai volontiers aux questions que vous pourriez avoir.

En attendant, j'ai fait un petit montage photos/video de 8' ("Un Rêve ?"), que vous pouvez voir en streaming sur ma chaine Vimeo : www.vimeo.com/channels/danmasse . J'ai eu un peu de mal pour choisir les photos : tout est tellement beau...

Au delà des paysages, nous avons été très impressionnés du travail réalisé par Douglas et Kris Tompkins, ces américains fortunés qui ont consacré tout leur argent à l'achat de terres en Argentine et au Chili, pour les protéger, les restaurer et finalement les transformer en Parcs Nationaux, qu'ils ont donnés au Chili et à l'Argentine. Ils n'ont pas fait dans la demi-mesure : ils ont donné 10 000 km2 de terres, en obtenant que le Chili et l'Argentine "complètent" à 60 000 km2... (pour mémoire, la France a une surface de 550 000 km2 : ils ont contribué à la création d'une surface de Parcs Nationaux égale au 1/10ème de la surface de la France ! C'est un record mondial !

Au Chili, ils ont équipé deux de ces parcs, avant de les donner : Pumalin et Patagonia. Il faut les visiter ! La qualité des installations est extraordinaire !

J'ai été très étonné de constater que les Tompkins sont peu connus en France, alors qu'ils ont fait de nombreuses conférences au Chili, en Argentine et aux USA (on les trouve facilement sur Youtube). J'aimerais contribuer à les faire connaitre, et je suis en train de préparer un montage qui leur serait consacré... Si vous connaissez une tribune adéquate...

Il faut évidemment faire connaitre ces paysages extraordinaires, en espérant que le tourisme ne le dégradera pas trop vite... Mais cela n'arrivera guère, tant que l'accès en restera aussi difficile.

Dites-moi !

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Carretera Australe à vélo pendant 3 semaines
Coucou tout le monde, J envisage de pédaler et bivouaquer sur la carretera australe en janvier 2020 pendant 3 semaines. Je table sur 50 - 60km maxi par jour. Quel trajet me conseillez vous? Partie Nord ou Sud? Avec quelle entrée/sortie? Je suis preneuse de tous les bons plan et bonne idées. C est mon premier voyage à vélo ! Merci+++ cathy
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Transports entre El Chalten, Puerto Chacabuco, El Calafate, Puerto et Natales Bariloche?
Bonjour,

Je prépare un voyage en Argentine et au Chili, et je me pose pas mal de questions. Alors, si quelqu’un peut me faire bénéficier de son expérience …. 1000 mercis d’avance.

1. Comment aller d’El Chalten (Argentine) à Puerto Chacabuco (Chili) ? Bus ? Durée ? Y a-t-il des hôtels à Puerto Chacabuco ?

2. Comment aller de Puerto Chacabuco (Chili) à Bariloche (Argentine) ? Sans doute 2 jours de bus ? Dort-on dans le bus ou doit-on réserver un hôtel à mi-parcours ? (Quelle compagnie ?) ou Avion ?

Ou

Puerto Aisen (Ch)– Puerto Montt (Ch) par avion (Sky Airlines) puis Puerto Montt – Bariloche (Arg) (8h de bus)

Il semble exister une ligne de bus (Coyhaique (ch) – Puerto Montt (ch) avec arrêt à Bariloche (Arg) avec Trans Austral ou Queilen Bus (24h de trajet) (p342 ch) Comment réserver ?

3. Pour la journée de bateau qui visite le Lago Argentino et le glacier Upsala (Arg), doit-on réserver ? Et si oui, comment faire de France ? Idem pour la journée de bateau qui visite les glaciers Serrano & Balmaceda (ch).

4. Pour aller d’ El Calafate à Puerto Natales, est-il obligatoire de réserver le bus ou y a t il toujours de la place ? Y a-t-il des bus de Puerto Natales à El Chalten ?

5. Dans le Parc Torres del Païne, il semble n’y avoir qu’une seule route ? Est-ce alors rentable de louer une voiture ? Y a-t-il des bus régulier sur cette route ? Et pour 1 ou 2 nuits, pourquoi ne pas coucher dans la voiture ?

Voilà, c’est tout ! C’est pas mal, mais essentiel !

Merci pour tout et à tous.

Danielga
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