22 décembre, Puerto Montt
Ici le débarquement se fera en tender. Le soleil brille et le bateau arrive doucement. C'est le premier jour de l'été et il fait 12 °C. Le vent nous laisse deviner ce qu'il sera dans les terres plus au sud.
L'organisation du débarquement est parfaitement orchestrée, nous y sommes très attentifs car aux Malouines nous devrons trouver une solution pour débarquer dans les premiers (le tour privé que nous avons réservé doit partir le plus tôt possible, l'escale est courte) alors que nous n'avons pas de privilège sur cette compagnie.
Le ciel commence déjà à se couvrir. L'Infinity n'est pas loin.


En sortant du port nous nous dirigeons à gauche, après avoir évité la meute des taxis.
Nous traversons le marché d'artisanat local mais à cette heure ci rien n'est encore ouvert.
Le bord de mer pour se rendre au Fish market est très agréable.


Nous visitons le petit marché de St Angelmo à chacun de nos passages. La dernière fois il sentait épouvantablement mauvais, aujourd'hui il n'y a aucune odeur désagréable.



On y trouve des aulx gros comme des pamplemousses et des moules grandes comme une main.


Une vie de chien... dirait quelqu'un que nous connaissons bien [;)]. La vie des chiens que nous avons croisés en Patagonie ressemble souvent à cela.

Nous avons déjà visité les sites touristiques les plus connus à cette escale aussi nous voulons aujourd'hui prendre un bus pour aller voir la petite ville de Frutillar. L'expérience du bus local fait autant partie du plaisir de la découverte que la destination.
Nous rebroussons chemin et marchons vers la gare de bus, à droite en sortant du port. Grande et belle, toute récente, elle propose de nombreux trajets pour toutes les destinations.

Nous trouvons un mini bus pour Frutillar et montons directement dedans, il part immédiatement. Il y en a un toutes les 20 minutes, le prix est d'environ 2 € par personne. Le trajet dure environ 1h30 pour arriver à destination et nous profitons du paysage. Nous descendons à "la playa".

Ce petit village s'étend le long d'une plage de sable noir au bord du lac Llanquihue paisible et tranquille. Le temps continue à se couvrir.


Il n'y a personne et c'est un petit peu triste mais charmant, à mon avis. Seulement cet avis n'est pas partagé par Monsieur qui n'apprécie pas du tout l'endroit.... Il n'y a personne... Pas de taxi....Et si on restait coincé ici ???.... Si il n'y avait plus de bus ???... De surcroît la pluie commence à tomber.... Ce qui augmente le sentiment de bout du monde et accroît l'inquiétude...
Laborieusement j'obtiens de faire un petit (tout petit) tour le long de la plage et autour du théâtre qui surplombe le lac. La balade est aussi morose que le temps et l'humeur de Monsieur.


Les maisons sont pourtant pimpantes et fleuries, elles semblent attendre de plus beaux jours.


Les oiseaux, eux, profitent de la plage, la pluie ne les dérange pas.


Après une boisson chaude nous remontons directement dans le premier bus en partance sans s'être éloignés de plus de 500 mètres ni avoir visité le musée qui avait l'air bien sympathique quand nous sommes passés devant avec le bus.
Nous ne mettons qu'1h20 pour rentrer avec un chauffeur un peu plus sportif.
Etant donné cette visite abrégée et ratée bêtement, nous sommes de retour de bonne heure à Puerto Montt. La pluie est bien drue mais nous allons jusqu'au centre ville, floc floc, ça mouille, heureusement que c'est l'été. Il y a beaucoup de monde.
Nous rentrons sous une pluie battante. Cette journée n'était pas une réussite, cela arrive... Dans tous les cas, le temps que nous avons eu n'aurait pas permis de passer une journée exceptionnelle dans une région où les paysages sont le principal attrait.
Le rayon de soleil de cette fin de journée est le petit mot d'excuses (concernant notre cabine bruyante) que nous trouvons dans notre boite à lettre à notre retour accompagné d'une carte cadeau de boissons offertes. Cette fois encore la compagnie a été à la hauteur.
Nous avons reçu ce soir les plans des différentes villes d'escales que nous allons visiter avec les suggestions de ce qu'il y a à voir.