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Another side of my trip to Thailand: Villages, nature, countryside, mountains...
February 9th is a pivotal day during my trip to Thailand. Up until this date, my focus had been on cities, temples, and other urban landmarks. Starting February 10th, I’ll finally leave the city behind for the outskirts—one town, one life, farther from tourism, more real, more authentic... Then comes the bucolic surroundings of Chiang Mai, nature, the countryside, the mountains.

This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.

I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.

I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.

On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.



At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!

Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.



I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.

I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!

Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.



I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...







I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...





And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,



and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
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Corée du Nord
En octobre 2003, je suis parti en vacances en Corée du Nord, dans le cadre d'un voyage bien évidemment organisé qui a duré cinq ou six jours. Extrêmement dense, ce voyage fut étonnant à tous les égards, même si je n'ai évidemment vu que ce qu'on m'autorisait à voir. Ces visites, ainsi que la propagande omniprésente qui nous était assenée ont fait de ces quelques jours mon expérience de voyage la plus dépaysante: voyage dans un pays étonnant bien sûr, mais surtout voyage dans le temps. A quelques petits détails près, on se serait cru dans l'Europe de l'Est des années 60, et c'est bel et bien "une autre planète" que j'avais l'impression de visiter.

A mon retour, j'ai donc rédigé un carnet de route - ce que je ne fais en principe jamais -, tant que mes souvenirs étaient encore frais, et y ai noté presque tous les détails de ce voyage. Je l'ai posté sur le forum généraliste que j'ai l'habitude de fréquenter, et l'ai divisé en 27 chapitres. Vous le voyez, c'est plutôt long pour un voyage de même pas une semaine! Puisque je vois ici qu'on a l'habitude de poster ses carnets de voyage, je vais aussi vous en faire profiter, en vous demandant d'être indulgent pour les nombreuses maladresses de style et les idées parfois quelque peu extravagantes qui me traversent l'esprit. Je ne vais tout poster d'un coup, car il faut que j'épure le récit initial (pas mal de fautes à corriger, et des références à l'autre forum - réponses à des intervenants à supprimer).

Naturellement, vos commentaires sont les bienvenus.
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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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NW Canada, Alaska et Nord Arizona
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

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Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
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Visa pour escale à New Mangalore sur la croisière Costa Victoria en mars 2018
Bonjour à toutes et à tous, avec mon épouse, nous avons acheté la croisière sur le COSTA VICTORIA intitulée « Nouvelle croisière-Extrème-Orient », partant de SINGAPOUR le 17 février 2018 jusqu’à SAVONE le 17 mars. Le site COSTA avait mentionné en première étape que les formalités d'obtention du visa indien pour l'escale d'une journée à NEW MANGALORE étaient prises en charge par COSTA, mais ce fut une "erreur technique" aux dires de ma conseillère... qui m'indiqua que seule l'Inde nécessitait un visa à obtenir directement par chaque croisiériste. Pour le Cambodge et le Sri Lanka, les formalités seraient à réaliser à bord. Je me suis donc renseigné sur les sites officiels ad hoc pour voir quel type de visa était nécessaire pour une simple escale de quelques heures, en ayant noté qu'il existe depuis 2015 un e-visa, plus facile à obtenir car s'instruisant entièrement en ligne, et bien moins onéreux que le "visa classique"(46 € environ contre 130 € si obtenu sans passer par un prestataire), ce e-visa autorisant donc depuis le 1er avril 2017 une entrée au port de New Mangalore .

Voir SVP les sites officiels, en particulier:

www.diplomatie.gouv.fr

..."Depuis le 1er mai 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa ». Ce « e- visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html[/s......) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique. Depuis le 1er avril 2017, ce dispositif a été modifié comme suit : Le e-visa a été divisé en 3 catégories : e-tourist, e-business et e-medical visa. Il concerne 24 aéroports (dont Bangalore, Bombay, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum) et 3 ports (Cochin, Goa et Mangalore), Il est possible de déposer sa demande 120 jours avant le départ (contre 30 jours auparavant), Le visa délivré à l’arrivée peut être valable pour une durée de 60 jours et pour une double entrée pour le e-tourist et e-business visa et une triple entrée pour le e-medical visa. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris. Pour toute information complémentaire concernant le « e-visa » , la procédure d’obtention de l’autorisation de voyage électronique ou sur le visa à l’arrivée, il convient de consulter les sites officiels : de l’ambassade d’Inde en France et/ou du ministère des Affaires intérieures indien...."

https://indianvisaonline.gov.in/evisa/tvoa.html

... e-VISA Advisory : Services of e-Visa involves completely online application for which no facilitation is required by any intermediary / agents etc. It is advised not to believe or fall in trap of any such unscrupulous elements who claim speedy/express grant of e-Visa and charge money for it. Do not share your personal information with any unauthorized website as it may lead to your personal data piracy. Only visit Government of India website with address indianvisaonline.gov.in for any kind of service or clarification. For any clarification or doubt, you may write to us on our email i.e. indiatvoa@gov.in. e-Visa Facility is available for nationals of following countries/territories Albania, Andorra, Angola, Anguilla, Antigua & Barbuda, Argentina, Armenia, Aruba, Australia, Austria, Azerbaijan, Bahamas, Barbados, Belgium, Belize, Bolivia, Bosnia & Herzegovina, Botswana, Brazil, Brunei, Bulgaria, Burundi, Cambodia, Cameron Union Republic, Canada, Cape Verde, Cayman Island, Chile, China, China- SAR Hongkong, China- SAR Macau, Colombia, Comoros, Cook Islands, Costa Rica, Cote d'lvoire, Croatia, Cuba, Cyprus, Czech Republic, Denmark, Djibouti, Dominica, Dominican Republic, East Timor, Ecuador, El Salvador, Eritrea, Estonia, Fiji, Finland, France, Gabon, Gambia, Georgia, Germany, Ghana, Greece, Grenada, Guatemala, Guinea, Guyana, Haiti, Honduras, Hungary, Iceland, Indonesia, Ireland, Israel, Italy, Jamaica, Japan, Jordan, Kenya, Kiribati, Laos, Latvia, Lesotho, Liberia, Liechtenstein, Lithuania, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaysia, Mali, Malta, Marshall Islands, Mauritius, Mexico, Micronesia, Moldova, Monaco, Mongolia, Montenegro, Montserrat, Mozambique, Myanmar, Namibia, Nauru, Netherlands, New Zealand, Nicaragua, Niger Republic, Niue Island, Norway, Oman, Palau, Palestine, Panama, Papua New Guinea, Paraguay, Peru, Philippines, Poland, Portugal , Republic of Korea, Republic of Macedonia, Romania, Russia, Rwanda, Saint Christopher and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent & the Grenadines, Samoa, San Marino, Senegal, Serbia, Seychelles, Sierra Leone, Singapore, Slovakia, Slovenia, Solomon Islands, South Africa, Spain, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Sweden, Switzerland, Taiwan, Tajikistan, Tanzania, Thailand, Tonga, Trinidad & Tobago, Turks & Caicos Island, Tuvalu, UAE, Uganda, Ukraine, United Kingdom, Uruguay, USA, Uzbekistan, Vanuatu, Vatican City-Holy See, Venezuela, Vietnam, Zambia and Zimbabwe

Eligibility

International Travellers whose sole objective of visiting India is recreation , sight seeing , casual visit to meet friends or relatives, short duration medical treatment or casual business visit. Passport should have at least six months validity from the date of arrival in India. The passport should have at least two blank pages for stamping by the Immigration Officer. International Travellers should have return ticket or onward journey ticket, with sufficient money to spend during his/her stay in India. International Travellers having Pakistani Passport or Pakistani origin may please apply for regular Visa at Indian Mission. Not available to Diplomatic/Official Passport Holders or Laissez-passer travel document holders. Not available to individuals endorsed on Parent's/Spouse's Passport i.e. each individual should have a separate passport. Not available to International Travel Document Holders.

-- De plus, j'ai consulté pas mal de sites de voyagistes et de sociétés d'aide à l'obtention de visas (Action Visa, etc...) , et ai constaté que tous faisaient mention de ce récent e-visa (sauf CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr, le conseiller de COSTA...). Ce e-visaest tout à fait dans l'air du temps, permettant l'obtention de visas en ligne (démarche adoptée par des pays de plus en plus nombreux, sans les envois aller-retour toujours risqués de passeports ).

Eclairé par ces sources convergentes, j'ai voulu avoir la confirmation écrite de COSTA sur leur acceptation de ce e-visa, afin d'éviter toute difficulté à l'embarquement à Singapour. Quelles ne furent pas ma surprise et ma déception devant la réponse de ma conseillère: ..." Je fais suite à votre mail concernant le E-visa pour votre escale en Inde. Après vérification je suis dans le regret de vous informer que le e-visa ne sera malheureusement pas accepté à bord. Il vous faudra impérativement le Visa Classic afin de pouvoir embarquer à bord du bateau..." J' ai contesté la validité de cette réponse non argumentée, provenant de l'avis "sans appel" (et sans véritable expertise) du superviseur de ma conseillère. Celle ci, à ma demande pressante, a accepté de faire parvenir mes arguments et ma requête " à la personne dédiée aux formalités" de la compagnie, experte basée en Italie ... J'attends une réponse depuis 3 semaines, et ne vais pas tarder à la relancer une deuxième fois. J'ai aussi demandé son avis à la société de services aidant COSTA à obtenir les visas de ses clients: Visa Consultant-CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr J'attends une réponse...

Ma démarche a pour but d'obtenir de COSTA qu'il "modernise" et facilite l'obtention du visa de débarquement en Inde, en appliquant les toutes dernières mesures administratives (sauf argument valable à recevoir de COSTA et de ses conseillers) car je trouve exagéré de payer a minima 130 € de frais consulaires pour quelques heures seulement d'une unique escale, au lieu de 46 € ( Cette économie serait appréciée pour s'offrir par exemple une excursion...).

En attendant les réponses à ces demandes, dont je vous ferai bien sûr part, l'expérience et l'avis de chacun seront bien utiles dans ce forum pour nous faciliter l'accès à cette belle croisière.

Bien cordialement à toutes et à tous.
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Vingt-cinq jours entre Salt Lake City et San Francisco en août 2011
bonjour à tous

sur ça y est mon itinéraire est bien avancé et comme me le demandent Pierre 77N et vnoa je viens le soumettre à tous ceux qui voudront bien y jeter un petit ( ou même un gros ) oeil et m'aider à corriger ce qui ne va pas. Merci pour vos conseils que j'attends avec beaucoup d'impatience.

Petit récapitulatif: Nous serons 4 adultes ( mon mari , moi même et nos 2 enfants qui l'an prochain auront 20 et 18 ans) nous pouvons partir 25 jours sans problème . Nos dates sont flexibles à une semaine prêt ce qui devrait pouvoir nous permettre de profiter de certains billets un peu moins chers et d'éviter dans la mesure du possible Las vegas le WE. nous essayerons d'allier les marches + visites et les parties " routes" avec le sourire même si on sait que nous auront 2 ou 3 journées que je qualifierai "d'étapes" je ne peux pas hélas réserver mes billets d'avion ces jours ci car nous sommes en attente de résultats médicaux qui conditionneront le top départ pour leur achat. J'ai cependant trouvé des billets avec la dela air lines qui nous conviendraient que ce soit pour le prix ( toujours trop chers bien sûr mais j'ai privilégié le confort avec des vols directs sur les vols transatlantiques soit 5174€44 pour 4 TTC aller et retour) je suis donc partie sur des dates qui peuvent bouger puisque les billets ne sont pas réservés mais il faut bien commencer par cadrer un peu toutes les infos que j'ai prises !!!!!! dès le départ j'ai travaillé sur un circuit Salt lake city - San francisco mais max 68 suggère de partir de SF pour que "l'acclimatation " se fasse plus "en douceur " de plus on commence par les "petits parcs" pour finir par le Yellowstone.!! donc tant que les billets ne sont pas pris pas de problème pour changer le sens du circuit .faudra juste que je revois toutes mes heures d'arrivée et de départ des visites afin de profiter au mieux des sites.

voici ce que cela donne aujourd'hui

j1 = 30/07 lyon salt lake city avec une arrivée à 14h05 je prévois donc de commencer notre route jusqu'à garden city ( 201kms 2h25 de route) ou d'aller plus loin vers montpelier . Mon idée de départ était de commencer la route et de s'arrêter lorsque la fatigue nous le dirait donc de ne pas réserver d'hotel . PB il faut donner une adresse à la douane donc faudra que je me décide en temps et en heure pour notre première nuit!

j2 : garden city ( ou autre) j - ballade du jenny lake - grand téton _ jackson (soirée)

j3 jackson hole west thumb beyser basin . Ici j'avais mis cody comme lieu d'étape mais aux vues de ce qui se dit sur le forum je me demande si tous ces kilomètres se justifient et si on ne ferait pas mieux de profiter du parc plus longtemps et surtout en veillée ? Je pense que tous les hôtels sur le parc doivent maintenant être complets mais en sortant un peu il doit bien y avoir encore qq ressources en lits ?

J4 : cody( ou autre) mud vulcano - canyon de yellowstone - gardiner

J5 gardiner - mammoth hot spring - norris basin- west yellowstone

j6 : west yellowstone -old faithful - west yellowstone

j7 journée étape jusqu"à moab

j8: arches

j9 canyon lands et dead horse point

j10 moki dugway- monument valley

j11 MV- valley of gods tusayan (ou environ) début de la visite du GC

j12 grand canyon et route le soir vers page

j13 antelope canyon

j14 lake powell ( un peu ....du genre pick nique au bord de l'eau ?) et route vers bryce canyon + début de la visite ( on privilégie ++ ce site / au lac .... il faut bien faire des choix ...)

j15 : bryce canyon

j16 : bryce - traversée de Zion ( on ne s'y attardera pas malgré notre envie mais là aussi il faut choisir) - valley of fire - vegas ( oui on sera dimanche mais on aura évité le vendredi et le samedi !!!)

j17: vegas

j18 : vegas le matin et route vers shoshone l'après midi

j19: shoshone + death valley route vers olancha

j 20 : olancha visalia début de la visite de séquias parc

j21: séquoias parc ( suite et fin) san francisco

j 22-23-24 san francisco ( et "cerise sur le gâteau" il y a un dimanche donc à nous la messe gospel !!!)

j25 retour avec un vol au départde SF à 15h50 donc super tout le matin pour visiter encore et encore SF avant le triste retour ...........

voilà où j'en suis aujourd'hui. J'avoue qu'à force de regarder les cartes et lire tous ces beaux carnets de voyage je ne sais plus trop si j'ai fait les bons choix ?

merci à tous ceux qui m'aideront et me conseilleront

a+
Open
Worldwide Project": Paris - Saïgon à bicyclette
"Autonomie. Ecologie. Esprit."

Aujourd'hui débute l'ascension vers une émancipation vis-à-vis de la machine sociétale.

Finalement répugné par mon ignorance et mon manque d'autonomie, il est enfin décidé que je mettrai tout en oeuvre pour m'écarter le plus possible de cette machine qui nous maintient en vie sans pour autant nous rendre plus sereins, plus fiers ou plus indépendants.

Vivre comme un indigène avec un slip de feuilles n'est pas non plus le but, mais grâce aux technologies que nous possédons aujourd'hui, je pense qu'il est possible de vivre une vie sereine et autonome à moindre coût. C'est d'ailleurs le principal problème, parmi d'autres, qui a eu raison de Christopher Johnson McCandless: une carence technologique. De nos jours, grâce à la technologie, il est possible d'avoir au creux de sa main tout le savoir des ancêtres, mais aussi celui des scientifiques d'aujourd'hui.

Il subsiste des tas de gens dans le monde, sachant encore faire leur pain, pêcher leur poisson, faire pousser leurs légumes, tanner leurs peaux, construire leur toit ou encore forger leurs outils... C'est vers ce savoir ancestral que je souhaite désormais me tourner, celui-ci le plus proche d'une vie authentique dont on est persuadé qu'elle s’enrichira d'aventures, ces dernières sans commune mesure avec l'actuelle société de consommation, de surcroît, répugnante.

Qu'est ce qui a bien pu tous nous pousser à oublier de telles valeurs? De telles richesses?

A partir d'aujourd'hui, je vous partagerai cette histoire dont je ne connais encore rien moi-même et tenterai de vous prouver qu'une autre manière de vivre est possible; plus naturelle; plus réelle.

BW

La page du projet: http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)

Me voilà donc ici, face à vous, quelques lecteurs... Cela fait bizarre de parler à du monde, même si ce n'est qu'au travers du net. Je n'ai plus vraiment l'habitude de lier de contacts amicaux avec de nouvelles personnes; d'ordinaire, c'n'est pas du tout mon truc.

Voilà où j'en suis; nous allons faire bref:

Désoeuvré de devoir reprendre un projet mort dans l'oeuf dans un climat et une société que je n'aime plus vraiment; et toujours cette envie qui me taraude depuis des années de vivre de manière plus naturelle, d'acquérir un savoir d'autonomie, de faire un voyage hors du commun... Et bien je me sens piégé ici encore pour belle lurette alors que je pense qu'une autre vie est possible...

Relativement chiant comme sensation, tous les jours.

L'idée serait de réunir un minimum de fonds afin d'obtenir le maximum d'autonomie. Renouer avec la nature et vivre avec elle. Et enfin se mettre à l'épreuve afin d'acquérir un savoir utile.

- L'expérience totale

Aller à Saïgon de manière autonome. Rallier le parc national Nam Cat Tien. Leur offrir un projet de maison d'hôtes écologique, autonome et moderne de petite taille (80~100m²) afin que les touristes puissent y séjourner et constater d'eux mêmes qu'une vie proche de la nature et écologique n'est pas synonyme d'une vie indigente, mais bel est bien d'une richesse réelle.

Viendra ensuite l'élaboration puis la mise en oeuvre de l'habitation bioclimatique; tout y passera: Recyclage de matériau, stockage et purification des eaux de pluie, eau chaude par compostage de végétaux, énergie solaire, puit provençal, isolation paille, permaculture, élevage d'animaux, mobilier naturel, facilité de mise en oeuvre, facilité de transport (!) et j'en passe... le but étant donc d'obtenir la plus grande autonomie dans un milieu naturel calme, et ce au coût le plus juste, vous l'aurez compris. Ici, tradition ancestrale et modernité se tiendront la main.

Les fonds récoltés grâce au tourisme seront partagés simplement: 50% ira directement pour la sauvegarde de Nam Cat Tien, et les autres 50% dans la poursuite du projet de maisons d'hôtes autonomes en milieu naturel afin de continuer de promouvoir le mode de vie qui en découle.

A terme je souhaite récupérer la nationalité de mon père, ce qui devrait prendre 5 ans. S'en suivra alors l'achat d'un bout de terre au Vietnam pour y implanter ma propre habitation en indépendance énergétique et alimentaire, le tout en mon nom (100% propriétaire). En attendant ces 5 années, je ne pourrai rien posséder au Vietnam.

Pari fou? Peut-être... Ce qui est sûr est que si je ne tente rien, indubitablement il ne se passera rien; ne sachant pas ainsi si le jeu en vaut la chandelle alors l'on parle ici bel et bien d'Art de Vivre moderne en milieu naturel.

31 ans. Appelez moi BW, cela me conviendra très bien.

Donc, je suis tout ce qu'il y a de plus lambda: un peu sociopathe, un peu schizoïde, je gagnais 2000€, je dépensais tout dans le mois et j'avais envie de vivre quelque chose de réel. J'ai claqué la porte et là j'me lance.

Je ne suis pas sportif de haut niveau, ni n'ai fait de grandes études. J'avais juste un taf et un toit, et de la bouffe.

Si vous souhaitez voir mon profil pro, bien à votre aise: http://vn.viadeo.com/fr/profile/bw.white

Je ne suis rien, comme pas mal de monde...

Ah oui, tiens? Qui êtes - vous?

Alors vous, vous êtes mes lecteurs; je ne vous connais pas pour l'instant, mais peut-être que vous serez ému par ce récit; cette épreuve de vie à laquelle je souhaite faire face pour me libérer un peu plus de la machine. Peut-être verrons-nous ensemble que derrière la platitude de la consommation de masse se cache un monde d'autonomie moderne serein et abordable. Peut-être que, tout comme moi, vous souhaiterez connaitre la suite de cette expérience au travers de ces lignes. Peut-être qu'à vous aussi cela vous donnera envie, par la suite, de vous essayer à ce mode de vie...

Libre à vous! Je ne suis là que pour expérimenter.

Tout ce que j'espère est simplement de pouvoir satisfaire vos attentes; voire, encore mieux, vous en mettre plein les yeux au travers de cette conquête!

- Epreuve Alpha

- Détails -

Départ: Rambouillet, France Arrivée: Saïgon, Vietnam Mode de voyage: Byciclette "La Vagabonde" Distance: A méditer Temps de parcours: inconnu

- Préparation -

La liste de matériel pour un départ en bicyclette d'une telle envergure est assez longue, car il faut se préparer à affronter des conditions de vie autres que celles que nous connaissons dans le douillet confort sociétal. Renouer avec la nature à tout de même un prix: y survivre.

De nos jours il apparaît clairement que très peu d'entre nous survivrait sur le long terme à la nature sauvage sans un entrainement et un équipement adéquat. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que l'être humain a développé des sociétés où tout lui est simplifié.

Aujourd'hui, pléthores d'objets permettent de vous préparer à un tel périple. Sans tomber non plus dans le gadget, il existe des tas d'équipements performants, légers, endurants, solides, qui ont, certes, un prix conséquent, mais qui, s'ils sont mariés les uns aux autres, peuvent vous fournir une armure autonome de voyage.

Qu'est ce que j'entends par là..? J'entends aujourd'hui me satisfaire au maximum d'un mode de transport qui, mis à part son investissement de base, sera pour le reste de la vie très peu coûteux. Ce long voyage à vélo n'est qu'une manière de prouver que tout est possible avec le bon matériel.

Une fois arrivé à destination, La Vagabonde restera mon principal moyen de transport; et le reste de mon équipement, avec un bon entretien de celui-ci, restera un fidèle allier de voyage durant de longues années.

Nous allons donc dresser ci-après une liste de matériel de qualité durable, non exhaustive, qu'il serait judicieux de posséder pour cette nouvelle vie. Cette liste pourra vous paraître incomplète ou erronée, n'hésitez donc pas à soumettre vos propres idées sur la page Facebook du projet.

Note: Les équipements marqués d'un (?) ne sont pas définitifs. Ceux marqués d'un (#) sont ceux que je possède déjà à l'heure de ces lignes.

### Transport:

- Byciclette Cross Road sur mesure de VAGABONDE http://www.vagabondecycles.com/ - 2 gourdes NALGENE Silo 1,5L http://store.nalgene.com/ 3000g environ pleines

POIDS TOTAL DU MODE DE TRANSPORT: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 3000g Estimation poids final: 13000g Estimation du tarif: 5000€

### Toolkit + Medikit:

- Sac Sabercat versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1000g

- LEATHERMAN Wave http://www.leatherman.com/ 241g - Multi-tool TOPEAK Alien 3 http://www.topeak.com/ 272g - Clef à molette FACOM compacte 6-20 mm 170g - Démonte-pneu plastique - 2 chambres à air http://www.schwalbe.com/ 300g - 2 pneus de secours Marathon Mondial Evolution http://www.schwalbe.com/ 1140g - Kit 20 rustines sans colle - Pompe à vélo compacte Zefal Viteo http://www.zefal.com/ 140g - Câbles de freins - Câbles Vitesses - Outils spéciaux Vagabonde / Rohloff (?) - Super glue 10g - Fil de pêche > 10kg - Hameçons / poids / Flotteur - Pierre de magnésium - 2 cubes allume-feu naturels (#) - Brosse à dents usagée (#) - Bout d'éponge (#) - 3 Bouts de t-shirt (#) - Crayon à papier (#) - Cirage (?)

- 5 tulles gras - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Fil de pêche ultra fin + Aiguilles - Pince à épiler - Tire tique (#)

- 2 Bandanas / Foulards - 1 Rasoir (#) - Tondeuse compacte (#) - Brosse à dents (#) - Dentifrice (#) - Savon (#) - Peau de chamois - Petit miroir (#) - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - 5 immodium (Diahrrée) - 5 Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - 5 Fervex (Rhume / état grippal) - 1 rouleau de Papier toilette (#) - 30 cotons tiges (#) - 2 sacs ziplock (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: 3273g Estimation poids final: 4000g Estimation du tarif: 550€

### Kit bivouac "Bouclier Ultime"

- Sac à dos Monsoon de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1270g

- Tente VAUDE Power Lizard UL http://www.vaude.com/ 1050g - Duvet SIR JOSEPH koteka 500 L http://www.sirjoseph.cz/ 880g - Matelas EXPED SynMat UL 7 http://www.exped.com 470g - Hamac TICKET TO THE MOON + Attaches http://ticketothemoon.com/ 800g (#) - Tarp TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 660g - Moustiquaire TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 450g - Doudoune SIR JOSEPH Koteka Jacket http://www.sirjoseph.cz/ 550g - Poncho EXPED Daypack Poncho UL http://www.exped.com 255g - Jambières EXPED Chaps http://www.exped.com 150g - Space blanket 325g - Bonnet (#) - gants - Écharpe (#)

- Corde 30m 10.2mm 1950g - Paracord 30m + 15m 300g

- Baudrier PETZL Hirundos http://www.petzl.com 315g - Bloqueur PETZL Shunt http://www.petzl.com 188g - Bloqueur PETZL Ascension http://www.petzl.com 195g - Poulie PETZL Micro Taxion http://www.petzl.com 85g - Mousqueton PETZL Attache 3D http://www.petzl.com 55g

- Kit filtrage eau Aquamira Frontier Pro http://www.aquamira.com/ 65g - Camelbak Source Widepac 3L http://sourceoutdoor.com/ 125g - 2 gourdes NALGENE Wide mouth 1L http://store.nalgene.com/ 2000g environ pleines - 5 sacs ziplock

- Réchaud OPTIMUS Svea 123 http://www.optimusstoves.com/ 550g - Flask combustible 220ml 220g (#) - Couverts (#) - Briquet (#)

- Stylo - Lampe tactique MAGLITE Led X200 http://www.boutique-maglite.com 104g - Couteau COLD STEEL Pocket Bushman 180g (#) - Sarbacane carbone 350g (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 13542g Estimation poids final: 14000g Estimation du tarif: 2100€

### Kit "Wired"

- Sac Jumbo S-Type versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 820g - Porte feuille Traveler Deluxe de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/

- Chargeur solaire POWER TRAVELER Power Monkey Extreme https://powertraveller.com/ 460g - Chargeur de piles VOLTCRAFT CM420 http://www.voltcraft.nl/ - 6 accus SANYO AAA 1000 mAh http://www.sanyo.fr/ - 4 accus SANYO AA 2500 mAh http://www.sanyo.fr/ (?)

- iPod Touch 5e génération 64go APPLE http://store.apple.com 101g (Non dispo à l'heure de ces lignes) - Ecouteurs ATOMIC FLOYD Super Darts http://www.atomicfloyd.com/ - Appareil photo SONY Nex 7 + objectif Pancake http://www.sony.fr/ 350g - Mini Modem Wifi + 3g ZTE MF-30 sans fil http://www.zte.com.fr (#) - Téléphone pourri - GPS (modèle à définir, j'n'y connais encore rien)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 1731g Estimation poids final: 2500g Estimation du tarif: 2500€

### Kit "Dressing"

- Sac EASTPAK modèle inconnu http://www.eastpak.com/ (#)

- Paire de chaussettes légères (#) - Paire de chaussettes chaudes - Jogging (#) - Chemise manches longues légère(#) - Chemise manches longues chaude - Pantalon collant sport - T-shirt manches longues moulant sport - Sous vêtements DAMART longs indice 5 (haut & bas) http://www.damart.fr/ - 3 boxers (#) - Lunettes de vue (#) - Lunettes de soleil

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: Inconnu Estimation poids final: 3500g Estimation du tarif: 400€

- Quid des mes choix matériels -

Lorsque l'on voit cette liste incroyable de matériel, et ce sans même parler du kit technologique, ici dénommé "Wired", on se demande bien ce qui a pu faire en sorte que l'on soit aussi peu résistant au climat et à la nature par rapport aux autres animaux qui, pour certains, arrivent à vivre par exemple à des températures négatives extrêmes avec une simple couche de poils ou de plumes... Je trouve cela assez ahurissant! J'aurais tendance à dire que ce qui a fait que nous somme aussi faible face au monde naturel, c'est notre cerveau sur-développé. Celui-ci à abrogé notre instinct animal, modifiant peu à peu au fil des ères nos gènes et nos corps... le confort que nous nous efforçons de perfectionner depuis des millénaires nous a finalement rendu chétifs; tout cela en maltraitant toujours un peu plus cette planète et sa biodiversité. Enfin, ce n'est qu'une théorie bidon dont moi seul ai le secret; car au final, je n'en sais foutrement rien!

Revenons plutôt à nos moutons! Je suis faible et j'ai besoin d'une tonne de matos! M'enfin, quelque part je ne vais pas dans le sud de la France sous un beau soleil; cela me parait normal de préparer un voyage de cette taille, avec différents climats sur ma route... Je n'envisageais franchement pas de partir "en slip", croyez-le bien!

Je vais donc faire un debriefing "du pourquoi du comment" j'ai choisi certaines choses. Certains approuveront et d'autres pas... C'est comme cela je présume; mais bon, toute critique est bonne à prendre.

Reprenons la liste à partir du début... Oui, là haut, la bicyclette estimée à 5000€, vous voyez..? Cela reste une estimation, surement un peu au dessus du juste prix, mais je ne dois pas taper bien loin. De toutes manières, lorsque je vais les rencontrer, je vais essayer de tirer les prix au maximum vers le bas, mais il ne faudra pas rêver, je ne vais pas avoir du -50%... d'ailleurs ces gens là ne s'embarrassent même pas avec les soldes. Leur truc c'est la qualité et la robustesse extrême; rien à foutre des soldes...

Comme certains, au départ je me suis dit "Mais ils délirent les mecs! C'pas possible..." en voyant le prix de certains vélos; puis les années passant j'ai commencé un peu plus à comprendre pourquoi un vélo pouvait au final coûter plusieurs milliers d'euros. Moi j'ai fait du vélo non-stop pendant 1 an et demi, et c'est d'ailleurs là que j'ai repris le goût de ce moyen de transport. J'ai roulé sur un pauvre VTT de merde à 300 balles (€) durant tout ce temps, faisant 17 bornes en 50 minutes pour me rendre au taf, et la même pour revenir. Je l'aimais ce vélo... Mais il était très peu performant, lourd, et l'entretien tous les 4 mois car j'achetais des pièces pas chères un peu merdiques me coûtait environ 150€. Plusieurs fois je suis tombé en panne de vélo; pas des crevaisons, de vraies pannes dont pour certaines je suis rentré à pieds, je tiens à le souligner... 2 ou 3 fois il me semble. Des petites merdes, rien de très grave lorsque l'on vit constamment en société avec des gens tout l'temps et partout.

Aujourd'hui, je veux partir en expédition à l'autre bout du monde, traverser des contrées désertiques, éviter au maximum les grandes villes pour m'ébahir de la beauté naturelle. Ce qui me ferait un peu chier, c'est que je sois en pleine pampa, pas de réseau, personne, presque plus d'eau dans les gourdes et que je tombe en panne de vélo... vous voyez le truc?

C'est pour cela que j'ai choisi VAGABONDE si je dois me procurer une monture. Oui, c'est cher. Par contre, pour ce prix la, vous avez la crème de la crème de la bicyclette. Cette équipe conçoit votre vélo sur mesure; c'est à dire qu'il faut se rendre à Valence afin de passer un après-midi avec eux pour faire une étude de posture, prendre vos mensurations, et préciser vos besoins. Votre vélo est conçu à partir de vous et de vos projets, pas à partir de zéro comme en grande surface ou autre... J'ai lu pas mal de commentaires de grands voyageurs (pas du vélotaf, donc) sur les randonneuses VAGABONDE, et leur verdict est unanime: qualité, robustesse, confort, sérénité... Ces machines sont faites pour avaler des milliers de kilomètres sans sourciller. C'est d'ailleurs surement le vélo que j'utiliserai jusqu'à la fin de mes jours si j'en prends correctement soin, sans compter les économies de pétrole, d'assurances, d'entretien, de contrôle technique, malus pollution etc, etc...

Passons maintenant au kit que j'appelle "Bouclier Ultime". Comme je vous l'ai dit avant, j'ai fait du vélo pendant 1 an et demi, et j'ai affronté 2 hivers. Si j'ai appelé mon kit bivouac de la sorte, c'est parce que j'avais l'habitude d'appeler toutes mes couches de fringues pour faire du vélo en période hivernale mon "Armure". Grâce à elle, je n'ai jamais eu froid et n'ai jamais été mouillé. J'avais même très chaud, et c'était très bien pour l'hiver. Vous comprenez surement maintenant pourquoi j'ai appelé mon kit bivouac le "Bouclier Ultime", si vous arrivez un tant soit peu à imaginer le contexte dans lequel je souhaite m'embarquer... Pour simple anecdote, j'ai testé mon hamac l'autre fois, cet été, dans la Baie de Somme. La journée il a fait relativement bon, aux environs de 30° je présume... Du reste est-il que le soir j'ai voulu tester mon hamac avec mon vieux blouson que j'appelle "Ma Peau" (oui, j'donne plein de petits noms à mes objet utiles... Chut! Arrête de t'marrer... ;) posé sur moi en guise de couverture de fortune. Je me suis réveillé aux alentours de 5h du mat', le nez coulant et grelottant; il ne devait pas faire loin de 10°, ou en tout du moins j'en avais l'impression, avec un bon petit vent qui me glaçait le dos sous le hamac... J'ai passé une sale fin de nuit (Je suis resté 2h de plus à essayer de résister avant de rentrer dans ma piaule...) et je suis bien tombé malade!

J'ai toussé comme un porc pendant 2 jours, bronches encombrées, nez qui coule; bref, l'enfer.

Je vous laisse maintenant imaginer la même chose en milieu naturel, sans la piaule à côté, alors que vous avez fait une étape de 150km ou plus dans la journée... Si vous passez une mauvaise nuit comme j'ai passé l'autre fois, vous pouvez tomber malade et en prime être incapable de reprendre la route pendant plusieurs jours.

Oui, cette fois encore, le "Bouclier Ultime" vaut du pognon. Mais il fera en sorte que je passe de vraies nuits de repos pour mieux reprendre la route le lendemain, plutôt que des nuits d'enfer me forçant à rester au milieu de nulle part pour me rétablir d'une quelconque maladie que j'aurai choppé. De plus, ce prix se justifie par le fait que je n'ai choisi que du matériel très léger afin de me rendre le voyage plus agréable, et qui est aussi réputé pour sa qualité auprès d'une grosse masse de randonneurs sur le net. En plus, je ne parle ici que des nuits, mais le kit contient aussi le nécessaire pour affronter les intempéries sur ma route.

La qualité; la légèreté; cela à un prix.

Mais encore une fois, bien entretenu, ce matériel me resservira lors de nombreuses expéditions...

Par contre, vous vous demandez peut-être pourquoi je m'encombre de matériel d'escalade pour mon voyage? Et bien.. ça c'est un délire bien à moi: je rêve de dormir dans les arbres... Qui plus est, cela pourra m'être utile de savoir le faire en pleine jungle, là ou pas mal de prédateurs peuvent se balader au niveau du sol... Bref, j'ai bien l'intention de m'y entraîner avant et pendant mon voyage vers Saïgon. Comment ça j'suis cinglé? Je ne comprends pas ;) J'posterai les photos de couchers de soleil vu de mon hamac, à 15 mètres de haut... vous verrez!

Bon, sinon quoi d'autre? Ah, le kit "Wired"... Lorsque la technologie nous accompagne dans la nature... Formidable! Les piles pour sa lampe, l'ipod, l'appareil photo... Autant de petits gadgets qui procurent le confort moderne grâce à une autonomie solaire. Ceci n'est qu'une étape, mais je compte bien, au terme de mon épopée, ne plus verser un sous pour avoir de l'électricité. Bah oui, j'ai beaucoup de chance, de nos jours les panneaux solaires existent, mais aussi les pays chauds et ensoleillés. Après, chacun son truc, d'autres préfèrent le froid et le gris.

J'aimerais tout de même mettre l'accent sur l'iPod. J'en possède déjà un mais sa capacité mémoire de 32Go va saturer dans peu de temps. On pourrait penser que ce n'est que pour écouter de la musique et faire un petit jeu le soir avant de dormir, mais pas que... Cet iPod, d'une part, contient toutes les données importantes que j'ai dans mon ordinateur: mon taf, mes documents, et tout l'toutim... D'autre part, je suis entrain d'y intégrer une bibliothèque. J'explique: moi, à la base, je n'y connais pas grand chose en survie, écologie, chasse et le reste; il est donc essentiel pour moi d'emmener la plus grande bibliothèque possible pour continuer de m'instruire au sujet du nouveau mode de vie que je veux adopter.

Par exemple, je traque en ce moment des tas de livres sur le net, en version dématérialisée, mais aussi en version papier que je scanne, pour tout stocker dans mon iPod. C'est un peu de boulot, mais cela en vaut vraiment le coup, car je possède un immense savoir au creux de ma main que je peux consulter n'importe quand ou bouquiner par plaisir avant de dormir...

Identification des champignons; comment sécher et conserver ses graines; consulter des cartes topographiques; méthode de construction en paille; techniques de piégeage; comment faire son fromage; comment vivre où il n'y a pas de docteur; dictionnaires de langues, comment mettre en oeuvre un noeud de brêlage carré... beaucoup de documents, de vidéos, d'ouvrages que je me suis mis à collectionner à force de fouiner sur l'internet. Le savoir est très important lorsque l'on renoue avec la nature après de longues années à n'avoir rien su faire à part du fric.

Des milliers, ou bien carrément des millions de gens ont fait avant moi des expériences qu'ils ont eu la bonne idée de nous partager. Je peux désormais piocher dans ce trésor du bout de mes doigts; récolter le vécu et la science que ces personnes ont semé à partir d'un simple iPod et, cerise sur le gâteau, le faire fonctionner grâce au soleil!

Réfléchissez-y... il y a 30 ans, il était impossible d'embarquer un tel savoir dans son sac à dos.

Par contre, si toutefois la technologie offre aujourd'hui cette possibilité et permet l'émancipation sociétale avec beaucoup plus de sérénité, ceci ne veut tout de même pas dire que cela sera de tout repos. Lire, regarder, écouter, c'est important, c'est sûr! Mais il faut aussi s'entrainer, faire face et persévérer. Autant la technologie me procurera une plus grande aise dans ma démarche, autant elle ne remplacera pas l'acte d'autonomie.

Sinon, pour continuer, à cet iPod j'adjoins des écouteurs ATOMIC FLOYD Super Dart, qui sont relativement chers eux aussi, mais qui n'ont rien à voir avec les écouteurs de base d'Apple. Certains d'entre vous auront envie de crier au scandale en voyant le prix ("Holy Shit! 250 balles pour des écouteurs!!!"), mais si vous êtes dans cette catégorie de détracteurs c'est que vous n'êtes pas un réel amoureux de la belle musique. Qui plus est, en plus de vous fournir une musique cristalline, ces écouteurs ont une finition exceptionnelle grâce à des matériaux nobles constituant leurs ogives d'acier ou encore leur cordon en kevlar, gage d'une solidité accrue. Personnellement, j'ai toujours eu, et aurai toujours besoin d'avoir avec moi de la bonne musique pour m'aider à affronter les épreuves de la vie.

Enfin, pour terminer, le Sony NEX 7... J'en ai lu beaucoup de bien sur le net, et malgré un prix assez élevé de prime abord, je pense qu'il peut être un investissement durable. De plus, sa compacité lui permet d'être emmené lors de tous les périples. Surtout que je souhaite réellement vous gaver de magnifiques photos et videos sur mon carnet de voyage... je ne veux donc pas utiliser l'ipod pour ça, surtout que je risque de gaver sa mémoire en "savoir utile". Cet appareil n'est pas réellement nécessaire en soi, mais dans ma démarche de départ définitif je préfère le posséder.

Voici donc que se termine ici ce petit quid de mes choix matériels. C'était un peu long, je le conçois, mais je préfère justifier certains de mes choix plutôt que de balancer une liste incompréhensible de but en blanc.

Si vous souhaitez vous exprimer à propos du matériel, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook du projet pour débattre. http://www.facebook.com/...wide/207759572635441

- Itinéraire -

Bon, c'est bien beau de vouloir faire France-Vietnam en bicyclette, mais faudrait-il encore savoir par où passer...

A l'heure de ces lignes, je n'en sais encore rien. L’itinéraire se construira les jours venants au travers de la page Facebook du projet.

Les seules choses que je sais sur cet itinéraire pour le moment sont celles-ci:

- Avec un bon vélo je pense pouvoir faire allègrement des étapes de 150km par jour. Je calcule ce ratio grâce au parcours que je faisais avec mon vélo pourri pour aller au boulot; néanmoins celui-ci est probablement faussé, car je roulais assez lentement (je ne forçais que très peu sur les pédales, d'une pour retarder au maximum l'usure du vélo, mais aussi pour avoir un voyage plus confortable qu'énergique.).

- Il me faudra trouver de l'eau tous les 2 ou 3 jours, car mon stock d'eau moyen sera de 4 litres. (7 litres max)

- Il me faudra probablement rallier une ville ou village toutes les semaines pour m'approvisionner en nourriture. Même si je compte m'essayer à la chasse au petit gibier grâce à la sarbacane, je ne suis pas sûr d'avoir le talent ou même le temps nécessaire pour m'auto-suffire de cette dernière. Prendre un après-midi pour chasser veut aussi dire ne pas rouler. Ne pas rouler veut dire consommer son eau sur place. De ce fait, je pense donc que l'exercice de la chasse ne se fera qu'à proximité de points d'eau, ce qui me permettra d'ailleurs aussi d'essayer de pêcher.

- Il faudra que je choisisse ma route en fonction de mon matériel. Il ne faudra pas que je traverse des contrées avec un climat qui irait au-dessous d'une température de -15° en nocturne. En dessous de ce seuil, je risque de passer un très, très mauvais voyage. Cette température est évaluée en prenant en référence la température de confort du duvet.

- Certains pays peuvent craindre un peu. Je dois me renseigner sur chaque pays éventuel de transit. Je n'ai pas envie de me retrouver en pleine guerre sainte, ou toute autre saloperie du genre humain. Je dois aussi me renseigner au sujet de l'obtention des visas pour ces pays et le coût de ceux-ci.

Je vous propose dés lors de soumettre toute autre suggestion sur la page Facebook du projet. Effectivement, il peut m'arriver d'oublier certains rudiments pour cette aventure. Je ne suis pas un pro' comme je vous l'ai dit, mais juste quelqu'un qui veut changer de vie et acquérir un savoir utile avant le vieil âge de la retraite, c'est tout... Corrigez mon ignorance si besoin est.

"The Worldwide Project"

Une fois le voyage terminé (comprenez ici "si je m'en suis sorti indemne...") je prendrai donc la direction du parc nationnal Cat Tien pour me mettre en relation avec eux, leur expliquerai que je suis venu spécialement en vélo de France pour leur offrir ce projet, et qu'ils récolteront 50% des bénéfices générés par le tourisme pour la sauvegarde de leur parc.

Je leur préciserai bien qu'ils n'auront pas un sous à avancer, qu'ils auront juste besoin de me trouver un petit bout de terre pour bâtir l'habitation bioclimatique en question. Elle leur appartiendra entièrement et un contrat nous liera pour le partage des bénéfices.

Je pense sincèrement qu'ils vont accepter. Si ce n'est pas le cas, je la bâtirai alors en dehors du parc, à proximité, et leur verserai tout de même 50% des gains. Cela les convaincra peut être à l'avenir de me faire confiance...

Pas plus compliqué que ça :)

Oui oui! J'ai la foi, en effet..!

Nous y sommes, ça y est. Vous connaissez les grandes lignes de ce projet fou et pourtant réalisable; il ne reste plus qu'à en écrire le reste de l'aventure. Si comme moi le monde de l'autonomie moderne en milieu naturel vous touche d'une manière ou d'une autre, vous êtes libre d'apporter votre pierre à cet édifice que je m'apprête à ériger; ou bien alors simplement de suivre mon parcours depuis la page communautaire sur Facebook ou le carnet de voyage, car même de simples encouragements seront bons à prendre afin de me soutenir dans mes choix et me pousser à persévérer.

Selon mes diverses recherches au travers de mes bouquins et d'internet, j'estime que le départ définitif et bien équipé pour l'autonomie se négocie pour le prix d'une belle bagnole, c'est à dire 60000€. J'aurais préféré vous dire le prix d'un studio à Paris, mais c'est très, très loin d'être le cas. Pour une telle somme, l'épreuve France-Vietnam sur La Vagabonde est financée, ainsi que le projet de maison d'hôtes autonome aussi. Et s'il reste un peu de sous à la fin, je pourrai en attaquer une autre plus vite par la suite afin de continuer de faire partager ma passion pour cet Art de Vivre.

Les potentiels investisseurs gagneront en échange de leur aide des hébergements en pension complète plus ou moins longs en fonction de la somme versée. Lors de ces séjours, il vous sera possible d'appréhender la sérénité d'un mode de vie en retrait de la masse consommatrice actuelle, dans une maison énergétiquement saine au beau millieu d'une nature luxuriante. Vous pourrez apprendre les méthodes de constructions utilisées; apprendre à faire du mobilier avec le bambou du jardin; apprendre à élever intelligemment quelques animaux; vous vous nourrirez de la permaculture produite par l'habitation; votre douche ne coûtera rien et les eaux usées seront récupérées; tout l'électroménager, l'éclairage, l'électronique fonctionnera au solaire, totalement gratuit une fois l'investissement passé...

En somme, vous constaterez par vous-même qu'un autre mode de vie est possible pour un investissement plus que raisonnable si ce mode de vie est, évidemment, abordé de manière réfléchie. Une telle richesse ne vaut en rien les pavillons ou appartements que l'on nous fait payer des sommes faramineuses et qui, au final, n'apportent aucune indépendance, qu'elle soit énergétique, alimentaire, financière ou bien personnelle.

Attention, je tiens à préciser que cette maison est une vraie maison! Et pas une simple cahute en bois pour faire venir les touristes 10 jours au bord d'une plage bleue turquoise.... Elle sera conçue pour y vivre écologiquement en autonomie. Elle possédera une superficie de 80 à 100m², donc rien à voir avec un bungalow en bambou pour touriste qui doit valoir 5000 balles (€) à monter. Elle sera conçue pour y vivre durablement, et ce modèle sera la première d'une longue série afin de promouvoir ce mode de vie. Evidemment, je pourrais très bien utiliser l'avion et économiser 10000 balles d'équipement de voyage, mais dans ce cas là je m'écarterai de ma démarche d'autonomie durable.

Que tous ceux qui pensent qu'une telle habitation peut coûter moins cher sans son lot de confort moderne me jettent la pierre. Par exemple, moi j'ai fait l'acquisition en 2007 d'un mobil-home de 36m² sur un terrain de 144m², que je suis en train de mettre en vente pour mon départ. Cette petite habitation coûte 35000€ (qui se sont transformés en 70000€ de crédit, youpi!), est consommatrice d'énergie et très mal isolée; on est ici à des années lumières des notions de mon projet. Moi, je compte investir 10000 dans mon voyage + 50000 dans une habitation sur un terrain de 1000m² minimum tout en atteignant l'émancipation sociétale recherchée. Faites vos recherches sur le net. Prenez vos calculettes. Vous verrez que je ne mets pas si haut le prix de ce genre d'émancipation.

Voilà! A partir de maintenant, la balle est dans votre camp... Pensez-vous qu'un tel mode de vie vaille la peine d'être vécu? A vous de voir... pour moi c'est tout vu.

Un Grand Merci à tous les courageux qui auront pris de leur temps pour lire ceci jusqu'au bout..!

@ bientôt pour l'élaboration de mon itinéraire avec Google Earth; l'élaboration des plans de la maison; l'entrainement pour le voyage, et j'en passe..!

BW

Débattre sur le projet: http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)
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Currency exchange while traveling: why do some still carry wads of cash?
Hi everyone,

In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.

I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?

Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.

The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.

I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?

Is it an allergy to modern payment methods?

A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?

Thanks for shedding some light on this!
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Tour du monde Costa 2020
Bonjour, j'aimerais faire le tour du monde avec Costa en janvier 2020 mais comme j'envisage ce projet seule , je souhaiterais rencontrer des gens qui ont également l'intention de faire ce voyage ; créer des liens avant de partir me rassurerait et m'encouragerait à m'inscrire car j'ai peur de m'ennuyer notamment les jours en mer. J'ai déjà fait des croisières mais à deux. Si vous partez seul ou seule, contactez-moi. Liserons33
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Premier voyage en Chine pour trois mois
Bonjour à tout le monde!

J'ai 24 ans, je suis en train de finir mon master (fin août) et j'ai décidé de partir en Chine seule juste après pour trois mois (septembre-novembre). Je vous écris car j'ai beaucoup de questions qui, malheureusement pour l'instant, sont vagues vu que je n'ai encore rien préparé à cause de mes études qui me prennent beaucoup de temps. J'ai pu économiser pas mal d'argent pour ce voyage. Ceci est mon tout premier voyage, seule. J'ai déjà voyagé aux USA, Irlande, Ecosse mais c'était soit dans le cadre de mes études, soit en voyage linguistique. Donc en général, tout était déjà organisé. C'est la première fois, que je suis livrée à moi-même (excitant mais vraiment effrayant!) et en plus ce serait dans un pays où je ne connais pas la langue. Je souhaiterais arriver sur Pékin et descendre toute la côte jusqu'au sud et pouvoir repartir de HK vers l'Europe.

Peut-on avoir un Visa touriste pour une durée de 3 mois? Ou devrais-je sortir du pays pour y rerentrer entre temps? Sous combien de temps je peux l'obtenir et où et comment le faire? Je pensais faire trois semaines à un mois sur la côte Nord (Pékin et alentours), trois semaines à un mois sur la côte centre (en descendant sur Shanghai et alentours), et le reste la côte Sud (Canton, Guangxi, vers HK). Qu'en pensez-vous?

J'ai acheté le Lonely Planet 2013, mais je ne pourrais le lire qu'à la fin de la semaine. L'avez vous trouvé complet? Je compte visiter la province de Canton dont je suis originaire (Chaozhou). Il me semble que le Lonely Planet ne traite pas de cette partie de la Chine.

Je ne sais pas si ceci sera faisable (dans le temps qui m'est imparti et si c'est peut-être trop tard pour postuler), mais j'aurais aimé faire un peu d'humanitaire pour deux ou trois semaines. Bien sûr, j'adapterais mes visites à cette période humanitaire. Connaissez-vous des ONG fiables dans les orphelinats?

Etant donné que c'est mon premier voyage "aventurier", je compte partir avec un sac-à-dos. Quel genre de sac me conseillez-vous, quel volume? Avez-vous des trucs et astuces pour la lessive, les toilettes (par exemple se retrouver dans des situations pas du tout pratiques comme en plein milieu de la muraille de Chine avec une grosse envie!)? Je compte y aller avec le strict minimum (genre 2 jeans, 3 tshirts, 1 pull que je laverai souvent). Auriez-vous des "trucs pour voyageurs" à me conseiller d'emporter? Je pensai aussi y aller en baskets, mais peut-être devrais-je investir dans une paire de chaussures de randonnée?

J'ai une question qui peut paraitre débile, vu mon manque d'expérience, mais tant pis, je la pose. Si je suis dans une auberge de jeunesse dans un dortoir, y a t-il moyen de mettre mon sac dans un endroit sûr (comme un casier fermé à clé) le temps que je visite les alentours? Ceci m'éviterait de dépenser beaucoup d'argent dans des hotels à chambre single ou transporter mon sac toute la journée surtout que je ne suis pas très costaud, je risque plus d'être fatiguée à le porter!!

C'est tout pour le moment au niveaux des questions! Merci beaucoup à tout le monde de m'avoir lue. J'ai très peur mais je suis vraiment impatiente de pouvoir partir comme ça à l'aventure! Je me dis que c'est bien de pouvoir voyager avant d'entamer la vie professionnelle!

🙂
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Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013?
Bonsoir à tous, je fais ce post pour savoir qui partira pour les Caraibes le 3 décembre 2013 afin de préparer ce voyage au mieux et si possible discuter ensembles de nos futures escales et apporter vos expériences du MSC MUSICA que je ne connais pas encore. Les autres départs sont les bienvenus bien-sur. Amitiés à tous les croisiéristes. 😛 😎
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De retour du Costa Fortuna: croisière du 27 février au 6 mars 2015
Bonjour à tous Je viens de rentrer chez moi après presque deux semaines passées aux Antilles dont une sur le Costa Fortuna . Nous sommes partis en famille , à quatre, deux adultes et deux ados. Nous sommes vraiment ravis de ces vacances qui se sont révélées très enrichissantes . Pour rompre un peu avec le discours ambiant sur Costa , nous avons été très satisfaits de cette croisière , ayant même trouvé les prestations meilleures que lors de notre précédente croisière , notamment pour ce qui concerne la nourriture. Le Fortuna, par contre, est moins beau et surtout, la circulation y est bien moins aisée que sur le Luminosa. Voilà pour les premières impressions post croisière. Le CR est pour bientôt... Anne
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Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
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Il était une deuxième fois dans l'Ouest...
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
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Voyager rend-il tolérant? L'agressivité est elle occidentale?
Bonjour,

Deux questions qui me turlupinent... J'ai toujours pensé que les voyages rendent plus tolérants. Je me disais avant, qu'à force de partir et de m'interresser à tout ce qui touche l'Asie et le Bouddhisme, j'allais me rapprocher d'une certaine sagesse... Mais on a tous des préjugés, des moments sombres, on peut être agressif... Je trouve parfois bien difficile de mettre en pratique ce que l'on apprend de positif là bas...

Puis aussi, trouvez vous que l'agressivité est typiquement occidentale? Je n'ai jamais encore été en Am latine, mais en Asie, je pense qu'ils font plus passer leurs nerfs dans le sport, la méditation ou le boulot que nous, non? En tout cas, en général ils ont plus le sourire que nous. (Les mots suivent pas correctement mes pensées, mais you know what I mean.)
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Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
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Compte rendu de la croisière "Magique Méditerranée" du 18 juillet 2011
Bonjour à toutes et à tous,

Nous voici rentrés de notre croisière "magique méditérannée"sur le costa concordia.Nous avons débarqué lundi et comme nous voulions passer 2 jours à cavalaire avant de rentrer sur Lyon(histoire de revenir sur terre en douceur), n 'ayant pas pris mon ordinateur avec moi(histoire de ne pas énerver madame Olivier) le C/R ne commence que ce soir.

En préambule, je tiens vivement à tous vous remercier pour votre aide à la préparation de ce voyage, et plus particulièrement BRUNO 😄car il est parti sur cette meme destination avant moi et ses commentaires furent précieux, PAP pour la précision et la qualité de ses interventions qui m'ont permis d'etre bien souvent devant(embarquement...)😏, ALCATI pour ses photos et le détail de ses plans(notamment Savone)😎, CORSAIR car ses interventions sont toujours pertinentes et pleines de vérités(j'ai pu tester la force 7 en été presque dans le golfe du lion et la tenue moyenne du concordia) merci encore.

D'une manière générale, j'ai noté très bien sur le questionnaire alors que j'avais noté excellent l'année dernière sur le costa fortuna dans les iles grecques. Je ne pourrai m'empecher de faire quelques comparaisons avec ma croisière de l'année dernière.

voici les raisons qui m'ont poussé à diminuer ma note:

1/la cabine: nous avions une balcon extérieure, la 7399(ARRIERE tribord).Sur le fortuna, c'était aussi une balcon extérieure mais 9253(AVANT tribord). Naturellement, nous étions plus tentés de descendre du pont 7 arrière vers le pont 5 ou nous avions directement l'entrée vers le casino et les bars.Donc, nous avons passés beaucoup de temps à l'INTERIEURE du bateau(fontaine chocolat, bars, jeux pour enfants...) alors que l'année dernière au pont 9, nous étions directement vers les piscines et nous avions profité beaucoup plus de l'EXTERIEURE.Je dirais que c'était une tendance naturelle d'aller vers ce qui est plus près.Et honnetement, j'ai mieux aimé le contact avec l'extérieur.Donc, mauvais choix de cabine pour moi. Par contre, nous avons eu très peu de roulis(mais plus de tanguage) sur cette cabine 7399 alors que nous en avions beaucoup plus(du roulis) sur le fortuna.Et pourtant, la mer fut mauvaise(j'y reviendrai).

2/le personnel: beaucoup moins sympa que sur le fortuna.Peu de sourire, surtout pour les bars services, et le restaurant.Je les ai senti fatigués, pas d'envies. 3 raisons possibles: a) ils avaient un audit qualité la semaine suivante, donc c'était la répétition générale, avec un peu plus de stress. b) j'ai l'impression qu'il y avait moins de personnel que sur le fortuna. c)ce type de croisière ne facilite peut etre pas les choses: des croisieristes montent et descendent dans chaque port(croisière omnibus);

3/Mes enfants n'ont pas pu profiter du tobbogan.C'est quand meme ce qui leur plait le plus.Le personnel a trouvé qu'ils étaient trop petits en taille(le plus grand 8 ans arrivait pourtant à la ligne rouge).Sur le Fortuna, il y avait cette magie du "sécurité mais aussi lacher prise".Les enfants avaient pu profiter du tobbogan avec 1 an de moins pourtant.Mais bon, je ne discute jamais sur des règles de sécurité, nous n'avons pas ralés, juste un peu décus.

4/le restaurant: Nous étions au milano, avec une table complètement enclavée, ou on ne voyait rien et ou nous n'avions meme pas de vis à vis.Mais bon, pareil, nous avons accepté, nous n'avions pas envie de faire des vagues et cela s'est bien passé.

Voilà, ceci étant dit, c'est parti pour le C/R, si j'ai encore un peu de mémoire ce soir.
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Soixante-quatorze jours dans l'Ouest américain du 29 mars au 11 juin
Voyage Forum me demande de créer une nouvelle file parce que la précédente est trop longue. Donc, voici notre programme "à jour", jusqu'au 21 avril rien ne devrait plus bouger, au-delà ça peut encore évoluer.

Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.

1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas

2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff

3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona

4 - 1 avril - Sedona

5 - 2 avril - Sedona

6 - 3 avril - Sedona

7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman

8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield

9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West

10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands

11 - 8 avril - White Sands

12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)

13 - 10 avril - Guadalupe NP

14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)

15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe

16 - 13 avril - Santa Fe

17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture

18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands

19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)

20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly

21 - 18 avril - Canyon de Chelly

22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit

23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods

24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)

25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point

26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles

27 - 24 avril - The Needles

28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)

29 - 26 avril - Moab

30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky

31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)

32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil

33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim

34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch

35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon

36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville

37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef

38 - 5 mai - Capitol Reef

39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley

40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake

41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground

42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden

43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral

44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch

45 - 12 mai - Coyotte Gulch

46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin

47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin

48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin

49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road

50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point

51 - 18 mai - Page

52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set

53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall

54 - 21 mai - CBN

55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch

56 - 23 mai - Page

57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest

58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon

59 - 26 mai - Grand Canyon

60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman

61 - 28 mai - Seligman > Havasupai

62 - 29 mai - Havasupai

63 - 30 mai - Havasupai > Seligman

64 - 31 mai - Seligman > Zion

65 - 1 juin - Zion

66 - 2 juin - Zion > Toroweap

67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite

68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)

69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire

70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon

71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley

72 - 8 juin - Death Valley

73 - 9 juin - Death Valley

74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas

75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
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Inde du Nord-Ouest Ete 2004
Les differentes sections de ce fil...

sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse

Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.

Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.

A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.

Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit

26 juin – 17 juillet

Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)

Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)

Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)

Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)

Jodhpur *** (3 nuits)

18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.

Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.

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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !

Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.

Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !

Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).

Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.

A plus
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Quel mini ordinateur pour un long voyage en sac à dos?
Bonjour Je prépare actuellement un voyage d'au moins 1an en russie et en asie . Je prevois de partir uniquement avec un sac à dos. Je souhaiterais acheter un mini ordinateur (pas de tablette ou pc hybride ) mais je n'y connais pas grand chose 🤪 Voici mes critères:

10 pouces dans l'ideal Une bonne autonomie SSD Assez solide qd mm.. .

Pour le syteme d'exploitation, je ne sais vraiment pas ce qui est mieux pour moi. sachant que l'ordinateur sera surtout pour donner des nouvelles et surfer. Mais j'aimerais aussi pouvoir consulter des cartes sans connexion (si qq'un connait qq chose!) Et dernière chose, je voudrais aussi avoir la possibilité d'insérer des cartes SIM prepayées que j'acheterai dans les differents pays ( cest pas cher à ce qu'il parait ...)pr avoir une connexion s'il n'y a pas la possibilité de capter un reseau wifi. Pour ça on m'a parlé d''une carte usb dans laquelle tu peux insérer une sim... Voila voilà! Je suis un peu perdue parmi ttes ces offres et mes critères, merci d'avance pr votre aide!
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Lalee au Japon: les découvertes d'une gaijin entre gastronomie, technologie et traditions
Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil. J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.

J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.

Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!

Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.

1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo

Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.

2 octobre - L'arrivée au Japon

C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.





Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.



Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉



On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!



A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.

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Quel type de support musical dans les voitures de location?
Hello les amis,

D'ici un peu plus d'un mois, c'est un nouveau départ aux States pour moi. Il débutera à Nashville pour se terminer à Miami. Sur ce lien, il y a le programme (pas encore définitif), vous pouvez encore sans autres me donner des conseils.

http://voyageforum.com/...-mountains-d6910189/

Mais pour ce nouveau post, j'ai besoin de vos avis sur plusieurs sujets. J'ai loué à Nashville, chez National, par l'entremise de Kuoni Suisse, un véhicule de catégorie Fullsize surclassé gratuitement en catégorie Premium ! Version All Inclusive. Cela pourrait être une Dodge Charger ou dans le genre. J'ai acheté un GPS Tom Tom GO 60 pour le trip, je vais téléchargé sous peu sur leur site une carte US (sur SD Card). Comme je n'ai plus loué de voitures aux States depuis 2010, j'ai des questions par rapport aux véhicules de location. Merci pour vos réponses qui je l'espère, rendront aussi service à d'autres forumeurs:Quel type de support musical trouve-t-on dans les véhicules de location: CD, clefs USB ?Dans une Dodge Chargeur, est-ce qu'on arrive à poser dans le coffre 2 grosses valises et 2 de cabine ?Même question pour un modèle Ford Mustang (non décapotable) ?Faites-vous des photos de votre véhicule avant de le prendre en main, pour constater son état ?Comment payez-vous l'essence dans les stations, carte de crédit (pompe auto) ou cash (dans l'office) ? Enfin, juste pour le fun, qu'écoutez-vous comme musique sur la route ?Perso, c'est de la west coast music, de la country, du blues et du classic rock.

Si vous avez d'autres infos, je suis preneur !

Merci par avance pour vos réponses.

Au plaisir de vous lire ici...

A + les amis

RV 😎
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Notre voyage du 7 au 25 septembre dans l'Ouest américain (avec photos!!!)
Bonjour à tous, 🙂

Ca y est, je me lance dans l’écriture (très simple) de mon carnet de voyage.

Je vais juste raconter ce que l’on a fait en essayant de donner le plus de détails (ce qui me revient car je n’ai pris aucune note durant le voyage).

Si vous avez ensuite des questions, j’y répondrai avec grand plaisir.

L'écriture se fera en plusieurs fois, vu la longueur

Vendredi 7 septembre :

Départ à 13h50 de l’aéroport de Nice avec la compagnie Delta Air Lines.

Étant d’Avignon nous voulions éviter autant que possible un départ de Paris.

Le vol nous a couté 848€ pour un Nice-SFO (1 escale) et retour LV-Nice (1 escale également), je l’avais réservé début juillet, ceci explique sans doute ce prix assez élevé ( ???).

L’aéroport de Nice est assez facile d’accès et nous n’avons eu aucun souci en route.

Ne prenant pas souvent l’avion (c’était mon 2nd vol long courrier et le précédent sur Air Transat), j’ai trouvé l’avion plutôt correct, nous avions des écrans individuels tactiles avec jeux (un peu dur avec le tactile qui ne marche pas très bien), films (en anglais, espagnol, chinois, sans sous-titre possible), musique…

Environ 50% des hôtesses parlaient français, ce qui est plutôt pas mal pour une compagnie américaine!

Les repas étaient convenables, nous n’avons pas eu à nous plaindre même si ce n’est pas de la grande gastronomie, c’était plus que correct.

L’avion est à moitié plein, et des personnes ont pu s’allonger sur les rangées de 3 sièges au milieu, pourquoi je n’y ai pas pensé avant, dommage, mais j’y penserai au retour.

Notre avion atterri à l’aéroport de JFK à New York et nous redécollerons pour San Francisco un peu plus de 3h plus tard.

Beaucoup de monde à l’immigration, et après avoir attendu dans un tunnel pendant au moins une demi-heure, nous pouvons intégrer la file d’attente.

Nous attendrons 1h30 environ et passerons sans aucun soucis ni interrogatoire poussé.

Nous prenons l’avion suivant qui nous amène à San Francisco, encore 5h30 de vol, que c’est long, je n’en peux plus (levée depuis 6h du matin heure française).🏴‍☠️

Toujours Delta, mais cette fois ci mais tout est payant et l’avion est plein, le Wifi est également disponible dans l’avion contre 12$ les 24h (à vérifier), on nous offre des boissons sans alcool, cacahuète et bretzels gratuits, des snacks payants sont également dispos.

Après ce long trajet (ça m’a paru interminable, l’excitation peut être ?!?), nous arrivons enfin à SFO aux alentours de 23h40.

Nous récupérons nos bagages et nous rendons sur le quai des shuttles.

J’avais réservé et prépayé le trajet entre l’aéroport et notre auberge, 15$ par personne auprès de Go Lorrie’s.

Nous sommes les seuls à cette heure ci et sommes donc déposés directement devant notre auberge en un peu plus d’une demi-heure.

Notre auberge :

Green Tortoise Hostel 494 Broadway 6 nuits en chambre individuelle avec salle de bain commune pour 525$ avec petits déjeuners compris et 3 repas par semaine offerts et de nombreuses activités.

C’est vrai que c’est assez cher, mais pas trop pour une auberge et plutôt bien placée dans SFO.

La chambre est très simple, un lit, une commode, un petit placard, une télé avec vidéo à la demande, elle est aussi très vieillotte, le lit pas très confortable mais on s’y fera.

La salle de bain est la porte juste en face, à peu près propre (comme une salle de bain commune d’auberge…) mais pas très bien faite.

Il y a une grande salle à manger au rez de chaussée avec des instruments de musique à disposition, une petite bibliothèque avec les livres abandonnés par les voyageurs, et une immense cuisine tout équipée.



Tout est très vieillot mais j’ai trouvé que ça collait pas mal avec SFO et son esprit routard, hippie.

En tout cas personnel super sympa et aux petits soins, rien à redire.

Le quartier est très animé (plusieurs clubs de toutes sortes aux alentours), nous filons vite manger une part de pizza à coté, super choix car elles sont délicieuses mais un peu cher (environ 7/8$ les 2 parts).

Et nous filons nous coucher.

Samedi 8 septembre :

Premier jour, nous sommes levés assez tôt (vers 7h), non pas à cause du décalage mais à cause du bruit !

Nous avons la chance d’être en face d’une des salles de bain communes et la porte claque et reclaque et rereclaque sans arrêts, ce sera comme cela tout le long du séjour…mais finalement on s’habitue à ne pas dormir beaucoup.😄

Nous descendons pour notre premier petit déjeuner. Et la je suis plutôt ravie, on nous propose des bagels que l’on peut faire griller, du fromage (genre philadelphia), de la confiture, des fruits frais coupés en morceau (ca change selon les jours, melon, pasteque, banane, ananas, …), des céréales, du lait, chocolat en poudre, café, thé, et des œufs que l’on se cuisine soi-même (super sympa, je faisais des œufs brouillés tous les matins), 🙂 il y a également des choses dans la partie commune du frigo, mais comme c’est mélangé avec ce que les hôtes gardent au frais je n’ai pas osé y toucher. Après ce super petit déj, nous entamons notre visite.

Nous ne savons pas trop par ou commencer, on regarde la carte, on hésite.

Finalement on se décide pour aller d’abord acheter le pass MUNI pour les transports en commun, on demande à la réception de l’auberge qui nous dit de nous rendre au Pier 39, que l’on en trouvera là bas.

Nous devions prendre le city pass mais nous abandonnons l’idée, cela nous ferait trop courir pour tout faire, et nous voulons apprécier et profiter de la ville tranquillement.

En regardant la carte on se dit que ça n’a pas l’air d’être trop loin et on se décide pour y aller tranquillement à pied, c’est le mieux pour avoir une première impression de la ville.

On longe donc tous les Piers jusqu’à arriver au 39. C’est super sympa, l’ambiance est bonne, il y a de la musique, plein de monde (et oui on est samedi !) mais j’adore.

Je trouve cet endroit super joli et conforme avec l’idée que je m’en faisais.

Nous allons admirer les lions de mers qui se prélassent toujours au même endroit, j’adooooore !

On trouve une sorte d’office du tourisme et on pense pouvoir acheter nos pass MUNI, mais ils n’en vendent pas, et nous disent d’aller à Fisherman’s Wharf.

Nous continuons donc tranquillement notre route, qui est toujours aussi sympa.

Arrivés à Fisherman’s Wharf, nous ne trouvons pas d’endroit pour acheter ce fameux pass, on demande à une autre personne qui nous indique le terminus du cable car encore un peu plus loin.

C’est donc comme cela que nous avons longé tous les quais, tranquillement et les yeux grands ouverts pour cette première approche de la ville.

Avant d’arriver au terminus, nous nous arrêtons manger dans un Burger King (mon homme adore et il n’y en a pas en France), nous en avons pour 18$ pour nos deux menus, je pensais que c’était un peu moins cher 🤪, ce doit être du fait que c’est dans LE quartier touristique, bref, on continue notre route.

Nous arrivons finalement au terminus des cable car, et les regardons faire leur manip’ pour le demi tour, c’est marrant.

Il y a une file d’attente gigantesque pour les gens qui veulent monter dedans et ils attendront surement de longues heures.

J’avais lu qu’il ne fallait pas le prendre là pour éviter l’attente, c’est ce que nous avons fait, et à chaque fois qu’on l’a pris nous n’avons jamais attendu.

Il y a un peu de monde pour l’achat des pass et tickets, mais rien de comparable, nous avons du attendre un tout petit quart d’heure. Nous prenons le pass pour 7 jours même s’il ne nous en reste que 5 sur place, c’est plus avantageux.

Le pass en poche, nous continuons notre découverte un peu à pied, mon homme veut aller voir le Golden Gate Bridge, il fait beau, pas de brouillard à l’horizon, autant en profiter.😎

Avant cela on longe encore le bord de l’eau, nous approchons un peu plus près d’Alcatraz puis nous prenons un bus un peu plus loin.

Nous arrivons jusqu’au GGB, super beau, super grand, et pas un brin de brouillard, le top ! Une bonne séance photo plus tard et nous revoilà dans le bus direction l’auberge.

Il est presque 19h nous rentrons tranquillement, attendons notre tour pour avoir la salle de bain.

Nous sommes prêts vers les 20h, nous n’avons pas faim car nous avons mangé notre burger king à 17h30.

Nous sommes également exténués mais on se motive pour faire un petit tour dans le quartier.

Pas grand-chose mis à part des clubs, des petits snacks, le quartier chinois pas loin, mais rien de transcendant surtout dans notre état…

Nous rentrons donc une heure plus tard, un peu d’internet pour donner des nouvelles, puis télé, et dodo assez tôt.

Dimanche 9 septembre :

Au programme de la journée, messe gospel à la Glide Memorial United Methodist Church pour l’office de 11h.

Nous nous y rendons très facilement en bus, que nous prenons dans le quartier chinois.

Arrivée devant l’église à 10h30, déjà quelques touristes devant et à l’intérieur.

On nous installe en bas, tout le monde est très gentil. Des dames proposent des éventails pour se faire de l’air (il ne fait pas chaud !) et des mouchoirs.

Il y a vraiment beaucoup de touristes, hallucinant !

L’office commence, je suis un peu déçue, le pasteur est habillé en costume et non pas en tenue de pasteur, il y a beaucoup de chanteurs dans la chorale, de tout horizon (noirs, blancs, chinois, hommes, femmes, …), les gens prennent des photos et filment durant tout l’office, ce qui m’a semblait un peu non approprié.😕

Ils abordent beaucoup de sujets, et même l’homosexualité qu’ils défendent, étonnant !!!

Au final j’ai été déçue 🙁, mais il faut dire que j’ai vécu un vrai gospel dans une petite église (non touristique) à Harlem, c’est vraiment incomparable par rapport à celle-ci.

Mais mon homme qui n’en avait jamais fait avant a été conquis.

Je dirai donc que c’est à faire si c’est la première fois.

Après la messe qui fini aux alentours de 12h30/13h, nous nous baladons dans le quartier d’Union Square, faisons quelques boutiques sans rien acheter.

De la on grimpe dans un cable car, et faisons un petit tour dans la ville. On se mange un fast food toujours en milieu d’après midi, puis on rentre à l’auberge pour prendre une petite douche avant la visite d’Alcatraz à 18h45.

Arrivée à 18h15 au Pier 33 pour le départ du bateau.

La traversée dure une vingtaine de minutes et il commence à faire un peu froid. La visite se passe super bien, c’est vraiment impressionnant de se retrouver au milieu de cette prison mythique et les audio guides sont très bien faits. Nous profitons également d’une vue splendide de nuit sur la ville de SFO, c’est magique, mais ça ne donnera rien sur nos photos, dommage.

Nous rentrons avec le dernier bateau (21h30 il me semble), on est même venu nous chercher dans la prison pour nous faire sortir, on dormait presque sur place 😏

Nous allons directement à l’auberge et nous écroulons dans le lit.

Lundi 10 septembre :

Aujourd’hui visite de la ville.

Nous sommes levés aux alentours de 6h/6h30, beaucoup de bruit très tôt aujourd’hui, je pense que des travailleurs doivent loger à l’auberge…🏴‍☠️

Petit déjeuner, douche pour se réveiller un peu mieux, puis visite de la ville.

Nous allons d’abord chercher une agence Hertz dans la ville car avec mes points Gold Reward, j’ai droit à une journée de location gratuite, et j’aimerais l’utiliser pour le lendemain ou le jour d’après afin de traverser le GGB et d’aller à Muir Woods. Je pensais pouvoir le faire sur internet, mais ça me dit « réservation impossible, rendez vous dans une agence ».

A l’agence, la personne nous dit qu’elle n’a aucune disponibilité mais essaie de nous trouver une solution en appelant les agences de la ville, et celle de l’aéroport, soit disant qu’aucun véhicule n’est disponible (alors que sur le site nous pouvons en réserver en payant…).😠

Bref un peu de temps de perdu, nous filons vers le Civic Center qui n’est pas très loin en bus.

C’est une sorte de « petite maison blanche » (on me l’avait décrite comme ça avant mon départ). Le bus passe par le quartier de Tenderloin que les gens n’ont pas arrêté de nous déconseiller, « surtout n’allez pas à Tenderloin », on a du nous le répéter au moins 3 ou 4 fois.

Effectivement quartier qui a l’air très pauvre, beaucoup de SDF, mais ça ne m’a pas semblé plus sale ou plus craignos que dans une cité française, au contraire. Mais nous ne sommes pas descendus du bus.

Nous prenons quelques photos du Civic Center et prenons une nouvelle fois le bus pour Alamo Square et ses fameuses painted ladies.

Mon homme est assez déçu, « c’est ça que tu voulais voir ? Mais c’est juste des maisons ! », bref je lui explique un peu que c’est un des emblèmes de SFO, mais il est déçu et n’arrête pas de me charrier sur « mes painted ladies ».😛

Moi j’ai trouvé ça très joli et emblématique, on est resté un petit peu allongés dans le parc puis avons pris la direction de Haight Ashbury. Ballade dans le quartier qui est décalé au niveau de l’ambiance et du décor. Je l’ai trouvé très touristique et assez bobo, je pense qu’il a perdu le charme d’antan, maintenant tout est business hippie, un peu dommage, mais malheureusement peu d’endroits y échappent.

Nous prenons un petit café, puis on se dirige vers le Golden Gate Park, à l’entrée beaucoup de SDF, on ne se sent pas trop en sécurité, on fait juste un petit tour devant, et face à l’immensité décidons de rebrousser chemin, il est environ 17h, on se décide à rentrer à l’auberge, ce soir c’est repas offert !

On traverse donc la ville dans sa largeur, marchons un peu et arrivons.

Petite douche, le repas sera servi à 19h, on en profite pour rester dans la salle, écrire quelques cartes postales et profiter du Wifi qui a un bien meilleur débit que dans les chambres.

Le repas arrive, un grand discours est donné avant par un des employés. Il explique que ce repas a été fait avec les hôtes volontaires, que c’est bien que les gens participent, etc, etc, …

Au menu pates à la sauce tomate un peu épicée et aux légumes frais (courgettes, tomates, oignons, …), pan con ail (un tapas espagnol, du pain frotté à l’ail et à la tomate), et salade verte.

Tout cela est très bon, il y en a assez pour tout le monde et il y aura même des restes qui seront disponibles dans le frigo commun en libre service, vraiment sympa ! 🙂

Après avoir bien mangé, vaisselle (oui j’ai oublié de préciser que chacun s’occupe de lui là bas, sur la base de la communauté, et j’ai vraiment beaucoup apprécié cet esprit), un peu d’internet, et dodo.

J’ai finalement réservé une voiture de location pour le lendemain chez Enterprise rent a car.

38$ TTC la compacte, on verra ce que cela donne demain.

Mardi 11 septembre :

Réveil toujours aussi tôt, petit déj toujours aussi bon et copieux, aujourd’hui nous avons même eu droit à du Nutella. 😛

Ce matin on prend un peu le temps, on s’occupe de nous, on fait une petite séance de Skype car on a décidé de récupérer la voiture aux alentours de 12h afin de l’avoir le lendemain matin pour promener dans la ville.

Vers 12h on se dirige vers notre loueur de voiture.

Toute petite agence, le monsieur qui nous accueille est très gentil. Il nous explique et réexplique quand il voit que l’on ne comprend pas bien.

Il nous propose bien sur les assurances, nous déclinons, il n’insiste pas, nous fait signer les papiers et c’est parti !

Je prends le volant de la Yaris car mon homme ne se sent pas vraiment pour le moment. On pensait partir vers le GGB directement mais j’ai oublié la carte America the Beautiful à l’auberge (nous en avons besoin pour Muir Woods), on fait donc un petit détour, ce qui est sympa puisque ça me donne l’occasion de tester et maitriser la voiture (trop facile !).

Tout est très simple et le fait que ce soit une automatique rend les choses encore plus faciles.

La conduite en ville à SFO est aussi sympa, les gens sont tranquilles, juste les panneaux auxquels il faut faire attention, parfois on ne peut pas tourner dans un rue de telle heure à telle heure, il faut donc être vigilant.

Sinon on avait acheté avant de partir la carte USA pour notre GPS Garmin, 40€ sur leur site en téléchargement. Elle ne nous a jamais perdu, on a toujours pu aller ou on voulait, bref que du bonheur et du temps de gagné !

Direction donc le GGB, nous refaisons un arrêt au même endroit que la dernière fois, mais cette fois ci il y a un peu de brouillard, nous prenons quelques photos, on traverse le pont, et on s’arrête de l’autre coté. Encore séance photo… En route nous croisons un Mac Donald’s et nous décidons pour leurs 20 nuggets à 4.95$ (étonnant quand on sait que la même chose en France doit couter aux alentours de 12/13€) et deux menus.

Vous aurez compris que l’on a décidé de ne pas se prendre la tête pour la nourriture, on veut juste manger pour pas cher, l’essentiel de ce voyage n’est pas là !

Puis route vers Muir Woods qui est à un bon quart d’heure de route.

Nous arrivons au parc, présentons le pass et on entre. C’est très paisible, il n’y a pas beaucoup de monde, nous nous baladons tranquillement entre les arbres millénaires, ils sont impressionnants (je n’imagine même pas à Séquioa NP !), on prend des photos, qui ne rendront pas aussi bien que ce que l’on a vu, mais on passe un bon moment, c’est l’essentiel.



Nous repartons aux alentours de 17h/17h30, petit arrêt express à Sausalito que je ne trouve pas magique, puis on se rapproche du GGB, et on décide de s’arrêter encore une fois pour une vue différente sur le pont.

A cette heure ci le brouillard est plus que présent sur le haut du pont, ça fait une drôle d’impression.

Il y a aussi beaucoup de vent (nous sommes un peu en hauteur) et il fait vraiment froid ! Après cela direction l’auberge. Surles conseils d’un des employés de l’auberge 😇, je gare la voiture quelques rues plus loin, le parking y est gratuit jusqu’à 9h du matin, génial, ça nous fait économiser entre 15 et 20$.

On se gare, on mange un bout, puis douche et dodo (vraiment on aura eu un rythme de vieux à SFO ! Incroyable).

Mercredi 12 septembre :

Nous allons récupérer la voiture un peu avant 9h.

Et on se rend à Lombard Street afin de la descendre en voiture.

Sympa, pas mal de monde, le temps est un peu grisonnant mais on fait avec, il ne pleut pas c’est le point positif.

Puis on fait un tour du coté de Castro en voiture, mais il faut y aller le soir pour l’animation, du coup on ne s’arrête pas.

On tourne dans la ville et on s’arrête un peu partout pour prendre des photos.





Puis direction l’agence de location pour rendre la voiture.

On met 15$ d’essence pour la rendre au même niveau que celui avec lequel on l’a pris, tout se passe bien.

On prend ensuite le bus pour Chinatown, on y passe un bon petit moment, on fait un peu de shopping pour les souvenirs (très peu cher dans ce quartier mais je ne connais pas les tarifs vers Fisherman’s Wharf car nous ne sommes entrés dans aucun magasins là bas).

Juste à coté:😎

Ensuite j’aperçois le cable car qui passe devant la porte du quartier chinois, et je veux absolument ma photo sur le marche pied, comme dans les films.

Je grimpe sur le marchepied, mon homme attends sur le bord de la route un peu plus haut, il me prend en photo et je descends à l’arrêt suivant quelques mètres plus loin, c’est dans la boite. 😎 Puis direction l’auberge, on regarde sur la carte et on a l’impression que ce n’est pas très loin, on y va à pied. Ca nous a fait une bonne promenade, on a traversé le quartier chinois (le vrai pas le touristique), et nous sommes arrivés vers 17h30.

Direction la douche, puis avec nos petites bières (ca fait du bien !), direction la salle d’en bas car ce soir c’est encore repas offert. Nous attendons avec le wifi et en profitons pour vider les appareils photos.

Le repas arrive, ce soir c’est fajitas ou burritos, bref c’est mexicain !

Je suis super contente car j’adore la nourriture mexicaine, et j’attendais impatiemment d’être à Los Angeles pour pouvoir en manger, finalement…

Il y a du riz, des haricots rouges, de la salade, du guacamole (maison), de la sauce tomate piquante, une sorte de pate à la viande ( ???), des tomates, du fromage, … et je dois encore en oublier… Bref c’est très bon, mis à part les tortillas de blé qui sont un peu caoutchouteuses mais bon on ne va pas se plaindre pour ça (surtout que c’est offert !). 😉

Comme le précédent repas, il y en a des tonnes et il en restera dans le frigo.

Après cela on va faire un petit tour à pied dans le quartier qui est assez calme en ce soir de semaine, on s’assoit un peu sur un banc pour respirer une dernière fois l’air de SFO.

Puis direction la chambre, on prépare les valises car demain on quitte cette ville.

Mes impressions sur la ville de SFO :

J’ai beaucoup apprécié le calme et la tranquillité de cette ville. Ce n’est pas une ville de fou, les gens sont très ouverts et gentils.

C’est très beau, beaucoup de choses à voir et à visiter.

Nous avons volontairement passé 6 jours la bas car nous voulions faire les choses sans se presser ni courir, c’est ce qu’on a fait et ce qu’on a apprécié.

Jeudi 13 septembre :

Nous avons réservé et prépayé une Mustang Cabriolet chez Hertz (catégorie Fun Collection), et nous avons du aller la chercher à l’aéroport.

Avant de partir de l’auberge, nous croisons nos voisins de chambre (des français également) et leur revendons nos pass MUNI pour 20$ les 2, il reste deux jours valable.

Nous avons décidé de laisser les valises à l’auberge pour ne pas nous encombrer dans le BART, nous reviendrons les chercher avec la voiture.

Nous prenons donc le BART pour un peu moins de 8$ par personne, il n’y a pas foule et on arrive en un peu plus d’une demi-heure si je me souviens bien.

Nous arrivons au comptoir, et là c’est bondé, des files d’attente de partout et très longues.

Mais je suis membre Gold (merci pour le tuyau trouvé un peu avant l’été sur VF) et je n’ai donc pas à faire la queue, il faut que je me rende directement au comptoir gold au rez de chaussée.

Arrivée en bas, je n’attends pas plus de 5 minutes, j’avais déjà vu mon nom au tableau avec le numéro du parking, mais il faut que je rajoute mon homme comme conducteur additionnel car nous ne sommes pas mariés.

Tout se passe très vite et nous nous dirigeons vers le parking, nous sommes tout excités, on dirait des gamins. 😄

Et on voit la voiture, elle est magnifique, mais elle est bleue ! Pas un bleu nuit mais un bleu comme les anciennes voitures France Telecom ! 😕 Je suis vraiment déçue par la couleur (oui je sais je chipote mais bon…), j’essaie de voir au comptoir si je ne peux pas en avoir une autre, et on me dit gentiment qu’il y a 3 personnes qui attendent une mustang et que c’est la seule qu’ils ont.

Bon ce n’est pas grave, j’ai voulu tenter au cas où, mon homme me remets un peu en place en me disant que ce n’est pas grave et puis que lui il l’aime ce bleu.

Nous avons payé 327€ la location pour 4 jours avec un plein d’essence offert (60$ environ), je ne savais même pas qu’il y avait un plein offert, encore un peu de bonus. 😛

Mon homme prend le volant cette fois ci (forcement) et il est comme un enfant avec un jouet tout neuf, il adore ! 😎

On se rend à l’auberge en traversant la ville de toute part, et sans le GPS. « Mais c’est bon on en a pas besoin, je sais ou c’est » me dit mon homme. Bon on est arrivé, mais on a bien promené avant.

On récupère les bagages et direction la route côtière.

On voulait s’arrêter dans la Silicon Valley mais avec les recherches faites on s’est rendus compte que tout n’était pas dans la même ville.

J’avais noté l’adresse de Apple, Google et cherchait désespérément celle de Facebook que je n’ai jamais trouvé. On se rend à Apple, et là pas grand-chose à voir si ce n’est des panneaux avec des pommes.

On décide finalement de ne pas faire le reste et on continue notre route.

On prend donc la direction de la route côtière.

J’avais prévu un arrêt à Santa Cruz peut être pour y manger un bout, mais nous n’aurons pas le temps, il est presque 16h quand nous décollons de la Silicon Valley.

La route est remplie de brouillard et nous ne voyons pas grand-chose, ce sera une petite déception, mais, malheusement, on ne peut pas contrôler le temps. Du coup on fait toute la route sans s’arrêter, on commence à être un peu fatigués, et c’est plus difficile de se concentrer avec le brouillard puis la nuit tombante.

On arrive donc quelques heures plus tard au San Simeon Lodge (comme son nom l’indique à San Simeon).

Nous récupérons les clés de la chambre, nous sommes contents, elle est grande, propre, on a une salle de bain à nous, ça change de celle de SFO. 😄

Après une petite douche, un petit tour à coté de l’hôtel pour trouver quelque chose à manger.

Le restaurant vient de fermer il y a 5 minutes, ce sera donc chips et sandwich au poulet tout prêts, pas terribles et horriblement cher (chips + sandwich + petite bouteille de coca = 18$).

La chambre nous a couté environ 63$ avec les taxes la nuit.

To be continued...
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Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2)
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.

Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.

N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛

Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
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Mutation sur Mayotte
Bonjour, Je viens d'apprendre ma mutation sur Mayotte. Je suis enseignant et je ne connaitrais mon affectation définitive qu'en Juin. J'aimerais avoir des renseignements en ce qui concerne le logement a priori source de soucis sur Mayotte. Certains me conseillent de m'y prendre des maintenant (sans connaitre mon lieu de travail) d'autres me suggèrent d'attendre juin et mon affectation définitive. Nous avons 2 enfants en âge d'être scolarisés. Nous recherchons si possible une maison avec au minimum 2 chambres avec un petit jardin. Si certains veulent bien me faire part de leur expérience sur le terrain se serait trés sympa
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Espace Affaires et Espace Première sur Air France
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.

Merci à tous pour vos contributions ! 🙂
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Converting a heavy-duty bus/coach/truck into a motorhome
I'm currently converting a DAF/HEULIEZ MB205 bus.

Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.

I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
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La Thaïlande, une belle découverte
C'est au cours d'une escale en Norvège en février dernier que mon mari et moi décidons de partir en voyage avec nos fils de 9 et 10 ans à l'occasion des vacances de la Toussaint. Alors quelle destination pour contenter petits et grands ? Après réflexions, restent en lice ces 4 destinations : - l'Argentine : recalée en raison d'un ratio taille de pays/durée de séjour déséquilibré 😕 - la Bolivie : abandonnée un peu pour les mêmes raisons que l'Argentine. Et je craignais également que nos garçons ne supportent pas bien l'altitude - le Kenya : abandonnée à regret en raison du coût - l'Indonésie, retenue pour un coût de vie local abordable et des atouts en nombre : des rizières, des temples, des volcans, des jolis poissons, ... 😉

Alors non, nous n'avons pas renoncé à l'Indonésie en raison des séismes de l'été 2018. Tout simplement pour des raisons bassement matérielles car je n'ai pas réussi à acheter des billets d'avion à un tarif raisonnable, malgré un périple quasi bouclé dès le printemps grâce notamment à Lhorizon et Karltoffel. Tant pis, ce n'est que partie remise. Nous décidons de maintenir la destination dans cette région du monde et arrêtons notre choix sur la Thaïlande. J'ai pensé pendant quelque temps faire l'itinéraire classique BKK - Ayuthaya, Sukkhothai, Chang Mai puis le sud. Mais mon mari et moi aimons bien sortir un peu des voies toutes tracées. Peut-être visiterons nous un jour la région de Chang Mai mais pas cette fois-là. L'Isan pourrait certainement nous plaire également. J'apprécie très peu les grandes villes ; nous avons donc volontairement concentré notre visite de Bangkok sur un périmètre assez restreint que nous pouvions parcourir à pied ou à bateau, en évitant les centres commerciaux. N'étant pas fan des temples, j'en avais quand même programmé certains pour notre visite à Bangkok car mon mari y tenait et je savais que Bangkok était réputée, notamment, pour la beauté de ses temples. Envie de voir des beaux paysages, des animaux et des îles, et idéalement pas trop de touristes 😊. J'arrête donc ce premier itinéraire : Bangkok - chutes d'Erawan - Kanchanaburi - Prachuap Khiri Khan et le sud. Le sud, justement, a nécessité quelques dizaines d'heures de réflexion et de consultation du forum. Notre séjour coïncidait avec la fin de la mousson sur la partie nord du pays. Quant au sud, hors dérèglement climatique qui peut faire varier les tendances, il semblait que les côtes ainsi que les îles côté ouest, donc mer d'Andaman, seraient moins sujettes à la mousson que la partie est du Golfe de Thaïlande. A deux semaines du départ, j'ai supprimé l'étape Erawan-Kanchanaburi car les liaisons vers PKK n'étaient pas forcément aisées et sur seulement deux semaines, je craignais que nous passions beaucoup de temps dans les transferts sans nous poser suffisamment. Avec le recul, je ne regrette pas d'avoir modifié notre itinéraire car je pense que nous aurions trop couru.

Je vous livre notre récit quotidien avec une sélection de quelques photos sur les 4000 rapportées (le mode rafale avec les animaux, ça fait du cliché ! vive le tri 😎
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