Discussions similar to: Descendre seule Danube vélo
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Voyager le delta du Danube à vélo?
😉 Bonjour et meilleurs voeux pour 2010.

En juillet prochain, j' étudie un voyage (cyclo... évidemment😉 ) sur les berges du Danube en vélo entre Vienne et la mer noire. Compte tenu des distances et du "chrono" car le temps n'est pas extensible malheureusement) la portion roumaine (du coté des Portes de fer) Drobeta Turnu-Severin/Craïova/Bucarest/ Constanta/ Tulcea) sera faite en train. J'ai déjà beaucoup de renseignement mais ma partie "floue" reste le delta du Danube.

- -> Avez vous déjà fait le delta en vélo? - -> Prévoir combien de jours environ pour en profiter? - -> Ce coin classé patrimoine mondial de l' UNESCO mérite-t-il ce trajet en train (minimum 15/18 heures) puis retour sur Bucarest (qq heures encore) ou bien mérite -t-il plutôt un autre voyage "spécial" Delta avant d' aller faire un tour en Moldavie ou ailleurs?

MErci pour le partage des vos vos expériences et tous les renseignements que vous pourrez me me donner.....

Lydie😉
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Bruxelles-Kathmandou à vélo
Bonjour à tous,

de juillet à décembre je ferai Bruxelles-Kathmandou à vélo avec unou deux coéquipiers. Au programme : descendre le Danube de la source jusqu'en Roumanie côte bulgare Turquie Iran Pakistan Inde Népal

Deux questions plutôt orientées vélo : quelles cartes prendre pour les pays traversés ? Avez-vous des expériences ? Quid de la descente du Danube à vélo ? J'ai cru comprendre que c'est assez bien organisé, avez vous plus d'infos ?

Sinon, trouve-t-on facilement des cafés internet sur ce parcours (Turquie, Iran, Pakistan, Inde) ?

Toute autre information est bien entendu bienvenue !

Merci à vous !
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Rouler à vélo sous la pluie
Ca fait partie des détails, mais qui à mon avis est assez important pour tout cyclocampeur.

De l'utilité d'avoir des vêtements de pluie à vélo, je veux dire à la belle saison.

En juin, je voudrai descendre le Danube à bicyclette. Le poids et la place dans mes sacoches sont comptés.

Est-ce utile d'avoir en suplément des vêtements étanches, qui risquent de servir peu car peu respirants, ou faut-il se contenter d'un bon coupe vent ?

Est-ce que ça a du sens de ne se protéger que le haut du corps ?

En pédalant on a pas froid, et à la limite on sèche bien dès que la pluie s'arrête.

L'important n'est-il pas de trouver des vêtements secs une fois arrivé au camping le soir (d'où l'utilité avant tout des sacoches étanches).

Voilà mon cruel dilemme (et je penche plus pour me contenter du coupe vent...).

Vous en pensez quoi ?
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Achat d'un vélo de randonnée
Bonjour,

nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.

Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.

J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?

Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)

Luca.

PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
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Votre projet vélo en préparation?
Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Où vas-tu ?

Comme l'an dernier à pareille époque un post à idée de voyages à vélo.

Combien sommes-nous à préparer notre projet prévu dans l'année ? Nombreux sans doute.

Quel est le vôtre qui vous fait crever d'impatience depuis bien longtemps, trop longtemps peut-être ? Nous, c'est modestement PARIS-MARATHON avec le vélo et dans la foulée, MARATHON-ATHENES en courant, en juin 2010. Et vous ?

Que la passion continue de vous gagner avant, pendant et après ! Bons préparatifs et bon vent à toutes et à tous.
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Découvrir l'Eurovéloroute de Nantes à Budapest
Bonjour! Jeune retraitée de 58 ans, je souhaite parcourir l'eurovéloroute qui va de Nantes à Budapest. L'avez-vous déjà fait en partie ou en totalité? Est-ce que c'est toujours sur des pistes cyclables? le long des canaux? Je connais l'adresse du site qui indique le parcours et les hébergements possibles tout au long de ce voyage mais j'aimerais avoir votre avis, connaître votre expérience. Mon expérience la plus récente est le canal de Nantes à Brest en août 2007. Merci à l'avance de votre aide.🙂 Dominique
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4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie)
Autriche 3 août 6 août 400km

Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.

La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.

Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.

Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.

Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.

Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.

Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.

Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.

Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.

Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.

Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km

Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.

En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.

Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.

Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.

Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.

Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.

Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.

Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.

Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.

Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.

Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!

Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.

En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.

Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.

Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.

Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.

Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?

Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.

Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.

Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.

Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.

A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.

A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.

Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.

Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.

En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.

Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
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Paris-Bagnols sur Cèze seule à vélo
Bonjour à tous,

Tout d'abord je voulais vous dire la joie que j'ai eu en découvrant ce forum riche d'informations, de témoignages et bien plus encore... Merci !

Voilà maintenant deux mois qu'une personne m'a confié son désir de descendre dans le sud de la france (Bagnols sur ceze) à vélo... elle venait de verser la première goutte d'eau sur une graine que j'avais semée il y a fort longtemps. Nous devions nous préparer ensemble et voilà que cette personne .....je me retrouve donc seule avec ce projet en tête. Et plus que jamais, je ferai le voyage ! Je ne vous cache pas aussi qu'à deux cela parraissait beaucoup plus facile mais depuis quelques jours je suis prise par quelques doutes.... Dois-je le remettre à une autre fois sans y renoncer car une chose est sûre, là-bas ou ailleurs, cette été ou un autre moment..... je partirai à vélo ! Pour être plus précise, ce sont les éventuels problèmes d'ordre matériels (vélo HS au milieu de nulle part etc) qui me font peur d'autant plus que je serai seule et sans le sou (le minimum du minimum quoi 🙂). J'ai pourtant, en général, un bon mental et ce genre de soucis ne m'atteignent jamais.... est-ce tout simplement car tout cela sera nouveau pour moi ?

Alors voilà, j'ai mon vélo (j'ai bien dis mon vélo et rien d'autre encore), ma motivation pour ne pas dire ma détermination et trois semaines pour faire le voyage.... me reste à fouiller le forum pour y trouver des itinéraires, des conseils sachant que j'ai la quarantaine, pas super sportive mais ça va 🙂 (je fais depuis peu entre 10 et 20 km par jour) donc je compte faire le voyage tranquillement (30/40km par jour) par les chemins les plus plats possible 🙂 Je compte longer les cours d'eau et prendre mon temps et j'en ai beaucoup.

Voilà, c'est donc avec intérêt et grand plaisir que je lirai vos conseils, vos idées, vos témoignages ou tout ce que vous auriez simplement à me dire. Merci !
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Eurovélo le long du Danube dans le sens France vers Mer Noire ou l'inverse?
bonjour, je souhaite vers l'Eurovélo6 le long du Danube avec un départ vers le 20 août 2010; j'ai deux questions, y a-t-il un volontaire pour m'accompagner ?

Et l'autre question, si je fais l'eurovélo6 dans le sens mer noire vers la france, quels sont les inconvénients?

Voilà, je souhaite partir de la mer noire et revenir en france en vélo; certains cyclos m'ont signalé que j'allais avoir le vent défavorable, alors j'aimerais vos avis, est ce vraiment un gros problème? merci André
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Roumanie-Suisse à vélo: par le Nord ou par le Sud?
Bonjour,

Mon projet initial consiste à descendre le Danube de sa source (en Allemagne) à son delta (en Roumanie). Cette partie du trajet est bien rôdée, j'ai trouvé bien assez d'info!

Mais voilà étant donné que je finis mes études cet été et que je disposerai donc de temps pour faire ce périple à vélo; je songe déjà à un autre trajet pour le retour histoire de ne pas faire les choses à moitié 😉

Voilà donc ma question: En sachant que je partirai de Roumanie voir de turquie, me conseillez-vous plutôt de passer par le nord (Moldavie, Ukraine, Pologne, République Tchèque, Allemagne) ou bien de passer par la Grèce puis remonter la côté adriatique par l'ex yougoslavie? J'ai un peu d'expérience dans le cyclotourisme (et en aurais encore plus une fois en Roumanie 😏) mais par contre niveau col et chaines montagneuses je suis totalement inexpérimentée... Donc si vous pouvez m'informer du relief pour ces 2 itinéraires je vous en serai très reconnaissante!

2ème question: J'ai entendu parler des chiens sauvages en Grèce qui sont un véritable fléau pour les mollets de cyclonautes. Je me doute bien qu'il n'y a pas que la Grèce qui pose problème à ce niveau. J'aimerai donc entendre vos propres expériences et SURTOUT comment vous vous en êtes sorti 🤪 Quelle est donc la meilleure solution : le sprint final, les cailloux dans la saccoche avant ou le baton à portée de main coincé dans le porte-gourde??!!

Tous vos conseils, remarques ou propres expériences seront les bienvenus.

Bonne route
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Budapest-Istanbul à vélo avec des enfants?
Bonjour, L'été dernier avons suivi le Danube des sources jusqu'à Budapest avec une 3ème roue pour le grand (pas 4 ans) et la carriole pour la petite (1 an). Bien. Nous pensons peut-être terminer le danube cet été en partant de Budapest et en poussant jusqu'à Istanbul (sans aller jusqu'au delta, en coupant avant). Quelques questions en vrac: la Bulgarie à vélo, est-ce-que ça vaut le coup d'y rester un peu, montagne?, mer noire? quid de l'arrivée vers Istanbul et de l'accès à l'aéroport? camping dans les pays traversés (Roumanie, Bulgarie, Serbie, Turquie) Et la mer noire, est ce beau? conseils et remarques en tout genre...

Comme plan bis p être un san sebastien porto par la côte ou par le chemin de st jacques, quelqu'un a-t-il déja fait?

Merci à tous. Fabrice
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Vélo dans les Balkans
Bonjour à tous, Bien qu'il y ait déjà des discussions sur le sujet, il me manque encore des renseignements. Je souhaite descendre en mai-juin à vélo de Slovénie vers la Grèce (en traversant donc Slovénie, Croatie, Bosnie, Monténégro, Albanie). Pourriez-vous m'apporter des renseignements à propos : - des incontournables (les routes, lieux à visiter, particularités diverses) de ces pays ? Les petites routes sympas ou celles à éviter à tout prix, en particulier. - le points pour lesquels vous avez eu des déboires (du genre cartouche de gaz qu'on ne trouve pas...) - de l'hébergement : que trouve-ton dans ces pays et à quel prix ? - de l'accueil

Bref, tous vos coups de coeur ou de colère seront les bienvenus ! Vos ressentis également. D'avance un grand merci. Hélaine J'en profite pour remercier tous celles et ceux qui m'avaient aidé à préparer la descente du Danube au printemps dernier et qui liront peut-être ce post. Je suis allée seule sans problème de Vienne à la Mer Noire. Merci à vous !
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L'Europe à vélo: des suggestions?
Bonjour J aimerais partir du Québec au début juillet pour un voyage à vélo en Europe d environ 3 mois. Je partirais avec un ami et un petit budget. J ai vu qu il y avait des itinéraires planifies, la route verte je crois. Laquelle me suggérez vous considérant la période. Je ne suis pas aussi en forme que je le souhaiterais donc j éviterais les cols trop élevés. Merci pour vos conseils
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Retour Budapest - Strasbourg en train avec mon vélo
Bonjour, Je m'apprête à partir depuis Strasbourg jusqu'à Budapest environ durant le mois de juin. Je cherche le meilleur moyen pour le retour avec mon vélo. En train, en car ou en camion?..... Pouvez-vous me dire les solutions que vous connaissez? Durée, prix, conditions, .... D'avance merci Vincent
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La Roumanie à vélo cet été
quoi de mieux, par ce jour froid et venteux, que de préparer ses prochaines vacances ?

Je voyage seule avec un vélo chargé, (trop) lourd et n'aime pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout, les montées. La moindre petite pente me voit ahaner en poussant (à pied, je précise) les 37 kg de mon équipier. J'exagère, mais à peine. L'année dernière, j'ai roulé de Chalon/saône à Regensburg en suivant les divers cours d'eau : que du plat, ou presque, que du bonheur !

je prévois 4 semaines en Roumanie cet été à partir du 20 juillet, à travers les Maramures et/ou la Bucovine.  Quel est le relief de ces 2 régions ? Passerai-je mes journées à côté de mon vélo pour le pousser ? Je ne parle pas des grands cols qui eux seront franchis par train ou tout autre moyen de locomotion. Aurai-je le temps de voir ces 2 régions ? Je ne suis pas une fana des distances parcourues, rouler seulement 20km dans une journée ne m'est pas une honte, je prends mon temps, j'aime m'arrêter, c'est le meilleur de la randonnée. Donc, si je devais choisir entre les 2, laquelle me conseilleriez-vous ?  Et comment y accéder depuis Grenoble : avion (sans démonter mon vélo), train (sans trop de changements, toujours les 37kg), car ? Où arriver : est-il indispensable que ce soit à Budapest ? Si oui, où aller après et comment ? Est-il conseillé de préparer son itinéraire pour éviter les axes empruntés par les véhicules motorisés ou peut-on s'en remettre au hasard et à la chance ? Est-il possible de trouver un gîte ou de planter sa tente dans n'importe quel village rencontré ? Où peut-on renouveler ses provisions ? Et qu'en est-il pour les retraits bancaires ? Quel est le coût de la vie ? Pour une première approche, cela me semble suffisant, mais je suis sûre que vos réponses alimenteront mon réservoir de questions.

Merci à celles et ceux qui me répondrons.
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La Slovénie à vélo
Bonjour,

cet été " fin septembre ", nous avons fait un petit périple en traversant la Slovenie du Triglav à Zagreb à vélo. Pour ceux et celles qui seraient intéressés par des infos sur le pays, état des routes etc... n'hésitez pas.
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Chiens errants sur l'Eurovélo 6: légende ou réalité?
Bonjour, J'ai pu lire sur différents sites ou posts que les chiens errants le long de l'euro velo 6 étaient un véritable fleau surtout en Roumanie. Vous qui l'avez pratiqué, avez vous été vraiment embêté par ces chiens errants ? Merci pour votre retour, Olivier
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Nouvelle destination à vélo avec nos enfants cet été...
Bonjour à tous,

L'été approche et ma petite famille et moi recherchons une prochaine destination à faire en autonomie complète, à vélos. Qui sommes nous : Madame, 43 ans très sportive. Monsieur 40 ans idem. Nos filles : 5 ans 1/2 et 7 ans, assez sportives, à condition de les motiver. Jusqu'à présent, elles nous accompagnent dans tous nos voyages en remorque et depuis 2 ans avec un vélo attaché (barre) en plus de la remorque. Nous itinérons de camping en camping avec nos 12 sacoches et une tente 4 place.

à notre actif : Cuba (avant les enfants) splendide ! Sud de la France (sans les enfants). Ardèche (avec les enfants, toutes les 2 en remorque) : très beau aussi. Catalogne (idem) : génial ! Les Espagnols sont super respectueux des cyclistes ! Italie - Tirol (avec remorque et 1 vélo attaché) - Raide ! Portugal du Nord au Sud (idem) - Génial, super acceuillants, paysages magnifiques. Très chaud à l'approche de Lisbonne ! Piemont Italien et côte Ligurienne (idem), super !

Et cette année nous n'avons pas encore de destination pour les grandes vacances de Juillet / Août...

Nous cherchons :

Si possible une destination dont le point de départ est accessible en 2 jours de voiture maximum (depuis l'Alsace). Le beau temps, mais pas 45° à l'ombre non + !!! Des paysages variés, avec une partie pas trop loin de la mer histoire de faire quelques étapes plage.

Avez-vous des suggestions ?

merci,

Icare68.

P.S: n'hésitez pas non plus à me poser des questions sur nos vacances à vélo !
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Chemin de Compostelle à vélo au départ de la Somme (France) avec un handicap
je suis handicapee, jai 2 protheses, hanche et bassin, a la suite dun cancer. je pedales dune jambe. je voudrais faire des longs parcours en velo. Deja je voudrais faire le chemin de st-jacques de compostelle en vtc en partant de la somme. si des personnes ayant un handicap similaire a fait le chemin en velo dune jambe, pourriez vous me donnez des conseils. Merci
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Vélo et tourisme en Autriche
Voici le récit de notre voyage de 2 semaines en Autriche du 5 au 22 juillet 2012.

5 Juillet.Nous partons de Montréal à l'heure prévue sur les ailes de Lufthansa. Seul petit désagrément, on nous dit qu'il est impossible d'avoir des sièges co-latéraux mon copain et moi. À l'embarquement, on vérifie mon billet et on effectue le changement souhaité. J'aurai donc le bonheur de vivre mes 7 heures de vol avec mon copain.

6 juillet Munich. Nous atterrissons à Munich. Nous prenons le train vers le centre historique, puis le métro. En sortant de celui-ci nous arrivons sur Marienplatz. Sublime et grandiose malgré qu'on restaure une partie du bâtiment. Nous partons vers la vieille ville à la recherche de la Hofbraühaus, la célèbre taverne de Munich datant de 1896. Mon copain s'initie à la bière allemande et à la choucroute. J'opte pour un plat qui me semble délicieux sur la table d'à côté. Il s'avère décevant car il s'agit d'une pomme de terre panée accompagnée de quelques légumes. Nous marchons au gré de nos instincts dans Munich avant d'aller prendre le train pour Passau. Avant d'arriver au comptoir, il y a un commis qui interroge les gens sur leur destination et les guide et conseille vers le bon comptoir. Sa gentillesse est remarquable et drôlement appréciée. Nous arrivons à Passau 2 heures plus tard environ. L'hôtel est situé à environ 2 km, ce que nous pourrions marcher en temps normal, mais mon copain n'est pas équipé pour marcher avec ses bagages. C 'est donc le taxi qui nous amène à l'hôtel am-jesuitenschlessl.de ( 65 euros). Nous nous rendons vite compte qu'ils ont l'habitude d'accueillir les cyclistes qui y sont nombreux. En soirée, nous allons marcher le long de l'Inn. Il y a une légère brume qui recouvre la ville, c'est d'un romantisme incroyable.

7 juillet Passau: Nous poursuivons la découverte de Passau qui fut un gros coup de coeur pour nous. Je ne suis pas une artiste, mais il me semble que cette ville doit inspirer les aquarellistes. En après-midi, nous prenons possession de nos vélos que nous avons réservés depuis décembre. Nous sommes fiers de monter nos bécanes qui roulent superbement bien à la grande surprise de mon copain, nous qui sommes habitués de rouler sur des vélos de route. La piste cyclable longe vraiment le Danube, nous nous en éloignons qu'en de rares exceptions. Le Québec aurait avantage à s'inspirer de l'Allemagne et l'Autriche dans la conception et l'entretien de cette piste cyclable. Nous trippons littéralement pour ces premiers 30 km. Nous nous arrêtons à Waldkirchen au B&B Privatzimmer Felke www.oberoesterreich.at au coût de 50e. Le proprio qui ne parle que l'allemand nous montre la chambre située au 2e étage. Dans le corridor, ça sent l'humidité, nous sommes un peu inquiets, mais finalement la chambre est propre et sent bon. Nous avons une vue sur la petite église du village. Nous allons manger sur une terrasse à 2 coins de rue. Je cogne des clous en attendant d'être servis. On se rendra compte par la suite qu'en Autriche, ils s'empressent de nous demander ce que l'on veut boire et que nous avons peu de temps pour se décider à choisir sur le menu (nous qui essayons de faire des liens avec l'anglais afin d'avoir une petite idée de ce que nous allons manger). Par contre, il est très difficile de recevoir l'addition, ils ont toujours mieux à faire!!!

8 juillet: Réveil à 6 h au son des cloches. On dirait que nous dormions dans le clocher! Nous pédalons en direction de Linz (59 km). La route est toujours aussi belle. À un certain moment, nous devons quitter la piste cyclable pour ne plus la retrouver avant un long moment. Je souhaitais vraiment accéder au point de vue à Schlogen afin de contempler le Danube qui y effectue un ''u-turn''. Nous n'avons pas vu l'accès et nous avons perdu le Danube de vue. Nous nous sommes retrouvés sur la route avec les automobilistes qui heureusement étaient très reŝpectueux. Nous avons croisés quelques cyclistes, mais seulement des vélos de route, une seule vélo-touriste. Mon copain souhaitant me faire plaisir suggère d'emprunter une route privée afin d'accéder au point de vue. Il s'agit d'une pente à 15 degrés qui monte sur 1,5 km. Je mets le pied à terre avant le 1er km et je n'arrive plus à remonter sur ma bécanne. Le poids des bagages tirant le vélo vers l'arrière. On cache donc les vélos dans la forêt et nous poursuivons à pied. Nous ne voyons pas le Danube, mais nous marchons à travers des fermes nichées dans les vallons. C'est absolument superbe. Nous reprenons nos vélos et nous devons monter une pente pendant environ 4 km, je m'ennuie un peu de mon vélo de route et je passe quelques fois ''dans le beurre'' avec ma pédale gauche puisque je ne suis pas clipée! Nous prenons une petite pause avant de descendre et de finalement retrouvé notre piste cyclable. Nous arrivons dans un village bondé car il y a une fête folklorique. Nous arrivons à Linz en milieu d'après-midi. C'est la déception de notre voyage. Cette ville est le symblole du ''kitch'' pour nous. L'harmonisation entre l'ancien et le nouveau n'y est pas du tout. Nous allons manger sur le quai d'un bateau-terrasse. Un peu dispendieux, le dessert glacé est surdimensionné mais tellement bon que je l'ai tout mangé!!! Hôtel Kolping 79e. Correct sans plus. www.hotel-kolping.at

9 juillet: Nous nous dirigeons vers Grein (60 km). Tout se passe bien, je m'exclame constamment en découvrant les villages encaissés dans les vallées. Le flux du Danube nous impressionne, nous compenons pourquoi on y a bâtit autant de barrages. On fait un arrêt à Enns où l'on monte dans le beffroi. Puis, direction du camp de concentration de Mauthausen. La visite commentée en anglais par audio-guide est un peu longue, mais vaut vraiment le détour. Il est important de se rappeler ces événements et de comprendre toute l'atrocité vécue par des milliers de gens afin d'éviter que l'histoire se répète. La visite est peu coûteuse, nous avons apprécié le fait qu'il ne profite pas de cette partie de l' histoire mondiale pour faire des sous. Nous arrivons à l'heure du souper dans le charmant village de Grein où nous mangerons sur une terrasse et dormirons à l'hôtel Haus Kloibhoter (68e). Difficile à trouver. La gentille dame était inquiète de notre arrivée tardive. Accueil chaleureux. Le lendemain, elle nous conseille de rouler sur l'autre rive.

10 juillet: Il y a un peu plus de cyclistes sur la route. Nous faisons un arrêt à Melk afin de visiter le monastère qui est absolument magnifique. Le coût de la visite est très élevé et il n'y a pas possibilité de se procurer des audios-guides. Nous devons retraverser le Danube car notre hôtel est situé dans le magnifique petit village d'Emmersdof. Hôtel avec piscine, mais nous sommes fatigués, alors nous prenons une douche et relaxation sur la terrasse. Zum Schwarzen Bären (62 e) Vraiment très joli. 11 juillet: C'est aujourd'hui mon anniversaire et je suis vraiment gâtée par les paysages qui m'attendent. Nous entrons dans la région de la Wachau. Les rives du Danube sont parsemées de vignobles, d'arbres fruitiers et de cultures en plateaux. L'euro-vélo 6 nous fait circuler au coeur de dédales de petits villages tous aussi magnifiques les uns que les autres. Ce fut pour moi , ma plus belle journée de vélo et pourtant j'adorais tout ce que j'avais vu depuis le début de mon voyage. Seulement 55 km de vélo, nous arrivons tôt à Krems und Stein. Surprise, on nous avait réservé une suite. On ne s'est pas pourquoi, mais c'était luxueux avec une vue magnifique sur la ville, pourtant la façade ne payait pas de mine! Hôtel Frühstückspension Zum golden engel (84e)

12 juillet: On prévoit de la pluie pour toute la journée. On ''abrille'' nos vélos et on revêt nos impers. 90 km env. vent dans le dos. On longe le Danube, mais contrairement à la journée précédente parcours très monotone. On franchit les 90 km en 4h, on arrive donc à midi à Vienne. Les derniers km sont difficiles car à 15 km , la piste n'est pas bien indiquée, tous les cyclistes se rendent à l'info touristique pour s'assurer de la route à suivre. Aucune goutte de pluie pour cette journée nuageuse. Enfin, Vienne la magnifique! Nous dînons sur une terrasse au milieu de gens d'affaires puis nous , nous rendons à notre appartement situé sur la Lindengasse dans le quartier commercial de la ville, mais à 15 minutes à pied du centre historique, que nous irons visiter en soirée. Au cours de notre ballade, un vendeur nous propose un spectacle d'initiation aux arts de la ville (opéra, symphonie et danse). Spectacle très amusant qui nous donne une excellente première impression de ce qui nous attend au cours des prochains jours. Dodo à l'appartement Rosa-Linde comfort B&B.Le déjeuner n'est pas inclus, 187e pour 3 nuits. Excellent rapport qualité-prix.

2e partie- à venir
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De Belgrade à Constanta en vélo
Salut les cyclos! Nous sommes une famille de cyclotouristes (2 enfants de 1 et 3 ans), l'an dernier, nous avons parcouru l'euroéloroute de nantes à Belgrade. Cet été, nous souhaitons la continuer de Belgrade au Delta du Danube). Plusieors questions : - Quelle compagnie aérienne pour nous rendre à Belgrade depuis la France, qui accepte nos deux vélos et remorque, sans trop les "maltraiter"? Même question pour le retour depuis Tulcea ou Constanta? - Qui a déjà parcouru ce tronçon, est il intéressant niveau paysage, pas trop de circulation sur la route? - Trouve t'on facilement des endroits pur faire du camping sauvage sur l'itinéraire (ou chez l'habitant?) Merci! www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com
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Votre plus longue étape à vélo?
Salut la tribu !

Je voulais savoir quelle était votre plus longue étape. Où et quand et combien ! En ce qui me concerne c'était en 2006, en Espagne et j'avais roulé 192 KM avec mes 45 kilos (vélo+charge)

A vous !
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Les chateaux de la Loire à vélo
Bonjour Avec mon compagnon et ses 3 enfants (10, 12 et 16 ans) j'envisage de passer une semaine dans la région des châteaux de la Loire avec le vélo comme moyen de déplacement, et le train depuis Toulouse où nous habitons. Nous pensons louer un gite pour la semaine, et ce serait début juillet. Je suis preneuse de tout information. Merci Kin
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Voyager seule en Roumanie
Bonjour à toutes et à tous, je prévois partir pour la Roumanie l'été prochain. Je suis seule et me demande si il y des villes, des secteurs, des quartiers à éviter. Merci !😎

Sylvie😉
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Il fallait que je revienne à Vienne (voyage en train et visites à vélo)
Mes deux premiers séjours à Vienne (Autriche) remontent aux années 80'. De l'eau bleue a depuis coulé sous les ponts du canal du Danube et de la Wien et ma mémoire ne conserve plus guère de souvenirs et mes tiroirs aucunes photos. Il s'agissait à l'époque d'une voyage d'études urbaines avec rencontres d'architectes (Rob Krier entre autres) et d'urbanistes.

C'est sous la pluie que j'arrive, ce lundi 2 septembre 2019, en train depuis Bruxelles (départ à 10h25) à la gare centrale (Hauptbanhof - Südtiroler Platz). Il est environ 23h00 alors que l'horaire prévoyait une arrivée à 20h45 mais des problèmes sur le réseau ferroviaire allemand m'ont contraint à modifier mon horaire.

Prix du trajet en train aller/retour : 149,70 Euro. Temps de voyage : aller, 10h20 dont 50' de changement à Frankfurt; retour, 12h20 dont 2h50 de changement à Frankfurt.

Je loge à l'hôtel Motel One juste à côté de la gare, côté Sud, pour 70,78 Euro la nuit. Hautement recommandé.

Dés le lendemain matin, la découverte depuis la fenêtre de ma chambre du paysage urbain sous le soleil me motive à partir à la découverte de la ville.



A deux pas et au Nord-Est de la gare centrale, après avoir traversé un large boulevard, le Gurtel - deuxième périphérique parallèle au célèbre Ring qui ceinture la vieille ville de Vienne, ...







- se trouve le Belvédère et c'est par lui que j'entame mon itinéraire de ce Mardi 3 Septembre.

La porte d'entrée au Sud du Belvédère Supérieur



Le bâtiment vu depuis l'entrée Sud





Vues intérieures





Le Baiser de Klimt est au Belvédère ce que la Joconde de Da Vinci est au Louvre.



Aimez-vous Klimt ?







D'autres artistes sont également présents :

Egon Schiele









Oskar Kokoschka

O.K. (oublié d'en photographier 🤪)

Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard



et même un Van Gogh

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Voyage en famille (six) en Europe, Eurovélo 6 de Nantes à Tulcéa (Roumanie)
Bonjour, Nous partons en mars 2013 pour 5 mois en europe à vélo. Nous avions arrêté notre itinéraire depuis longtemps (eurovélo6 de nantes à tulcéa) mais nous galérons pour trouver un moyen de retourner en France sans trop de galère (nous avons un vélo adulte, un tandem pino, une remorque trets et deux vélos enfants). On parle donc de faire une boucle de toulouse à toulon, bâteau jusqu'à Civitavecchia en italie, on traverse jusqu'à ancona ou pescara, re bâteau jusqu'à split ou dubrovnik en croatie et on remonte par Croatie, montenegro ou bosnie pour retrouver le danube vers novisad ou plus haut, de nouveau en croatie. J'aimerais d'abord avoir un avis sur la faisabilité au niveau de notre temps(5 mois, 50kms max par jour) et sur le relief. Puis sur la faisabilité avec nos 4 enfants(de 4 à 11ans) merci de vos conseils nadege
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Voyager à vélo avec un euro par jour
Est-ce que, parmi vous, certains ont déjà essayé de voyager à vélo avec le moins d'argent possible? A combien êtes-vous descendu dans les pays ayant un PIB/habitant voisin de celui de la France. Avez-vous des conseils à donner à ceux qui veulent pédaler en dépensant pas plus que le nécessaire?

La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
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4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie)
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km

Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.

Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.

Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.

Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette

dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.

Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .

Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.

Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.

Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.

Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.

Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.

Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...

Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.

Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous

rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.

Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.

La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.

Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.

Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.

Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.

Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!

Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.

Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.

Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.

Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.

Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.

Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui

ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.

Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.

Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.

Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.

La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.

L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.

Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.

Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.

Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.

Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.

Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
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