Bonjour
Je trip fort sur Habib Koité.................y a t'il quelqu'un qui pourrait me conseillé un autre chanteur du même style de musique.
Merci
cockrel
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe
Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !
The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2
Instruments et ensembles :
Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).
Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...
Occasions de la culture de fête urbaine :
Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...
Déroulement et interaction musique/danse :
Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.
Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.
Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.
Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.
Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...
Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.
L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.
C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.
Les musiciens :
Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.
Le répertoire :
... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.
... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.
Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.
L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...
Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli
VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !
hgb
P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !
The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2
Instruments et ensembles :
Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).
Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...
Occasions de la culture de fête urbaine :
Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...
Déroulement et interaction musique/danse :
Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.
Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.
Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.
Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.
Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...
Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.
L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.
C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.
Les musiciens :
Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.
Le répertoire :
... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.
... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.
Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.
L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...
Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli
VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !
hgb
P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
"Few pieces of music straddle the divide between cultural artifact, radical manifesto of musical intention, and wide popularity like Terry Riley’s In C" (Matt Starling, bandcamp.com ; 2015)
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
A tous ce qui le forum redonne le moral, je vous conseil une autre methode la musique. Moi quand j'ai pas le moral je me mets un bon morceau et op je reparts (je ne fais pas de pub pour une celebre marque de friandise🤪).
Vous devez avoir quelques bons morceaux faites nous les partager!! Moi rien de mieux que le Ska avec des groupes telque ska-p ou yela mela (ou melo oups!!!) ou encore walter olmos et pk pas terminer avec un bon sbrena krila!!😎
a+ et bonne ZIC!!!!!!!!!
a+ et bonne ZIC!!!!!!!!!
« Sunjata » en musique
The art of eloquence has no secrets for us ; without us the names of kings would vanish into oblivion ; we are the memory of mankind (Mamadou Kouyaté, griot renommé de la Guinée)
Pour Choucarde
I ni sògòma, Anne, voici une liste (incomplète) des versions traditionnelles et modernes de « Sunjata » qui parlent de et rappellent toutes à l’histoire de Sunjata Keita, grand roi et grand guerrier à l’époque qui fonda le puissant empire Mandé. Il est donc l’incarnation d’une identité de ces peuples. Aujourd’hui, chaque famille malienne ou guinéenne sait encore quel rôle ont joué ses ancêtres dans l’unification de l’empire, quelle place lui a été attribuée par la constitution. Salif Keita, le plus fameux musicien de l’actuel Mali, descend de Sunjata Keita. « Sunjata » est la chanson la plus célèbre des griots en Afrique de l’Ouest ...
Anne, dans notre correspondance privée qui m’inspirait à démarrer cette discussion, je t’ai racontée avec enthousiasme de versions gigantesques du Rail Band (avec Salif Keita) qui me plaisent tant (voir 5a et 5b). Voici la liste ...
1. Boubacar Traoré : « Soundiata » (6 :10)
Source : "Sa golo (Kar Kar)", de Boubacar Traoré (Indigo, 2008)
http://www.amazon.com/Sa-Golo-Baboucar-Traore/dp/B000024LV8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=music&qid=1255727432&sr=1-9
2. Foday Musa Suso : « Sunjata » (6:36)
Source : "Kora Music from the Gambia", de Foda Musa Suso (Smithsonian Folkways Rec, 1978)
http://www.starzik.com/mp3/produits/Kora_Music_from_the_Gambia-106843.html
3. Famille de Diabaté (Kela) dont Lansine Diabaté : « Sunjata fasa* » (9 :45)
Source : "An Bè Kelen / We are One - Griot music from Mali #1", de la Famille de Diabaté de Kela (Pan Rec, 1994)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec a SONY professional walkman WM D-6 à Kela (Mali, 1993), dans un setting traditionnel et environnement naturel. Voix masculin et féminin par Lansine Diabaté et Bintan Kouyaté, accompagnés par Mamadou Diabaté (ngoni).
http://www.amazon.com/We-Are-One-Be-Kelen/dp/B0000036ZZ
4. Siramori Diabaté : « Sunjata fasa » (13:15)
Source : "Siramori Diabaté – Griot music from Mali #3", de Siramori Diabaté (PAN Rec, 2002)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec un SONY TCS-350 stereo cassette recorder dans la maison de la fameuse griotte Siramori Diabaté à Kangaba (Mali, 1989). Voix solo par Siramori Diabaté, accompagnée par Sidiki Kouyaté (guitare acoustique).
http://www.abeillemusique.com/CD/Musiques-du-monde/Afrique-de-l-Ouest/Mali/PAN2104/0713958210420/Pan-Records/Siramoni-diabate/Griot-music-from-Mali-3/cleart-7870.html
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/2777/1/1241586_031.pdf (hommage à la Grande Dame du jeliya, Siramori Diabaté, écrit par Jan Jansen)
5a. Rail Band : « Soundiata (l’exil) » (chanté par Mory Kanté ; 27:49)
5b. Rail Band : « Soundiata » (chanté par Salif Keita ; 14:45)
5c. Rail Band : « Soundiata (nouvelle version) » (10:29)
Sources : "Belle Epoque, vol.1 : Soundiata", du Rail Band (Sterns, 2007). De plus, les pièces A et B sur "Salif Keita & Mory Kanté : Mali Stars Vol.1" (Syllart, 1988 ; voir aussi la photo ci-jointe), la pièce C sur "Rail Band. Mory Kanté et Salif Keita" (Sonodisc, 1998)
Quant à ces versions rock, à des rythmes dansants, celle de Salif Keita, noble (5b), met l’accent sur la victoire de Sunjata. En revanche, Mory Kanté est un descendant du plus grand adversaire de Sunjata, Sumanworo Kanté, un nyamakala, griot-forgeron, la musique est son vrai métier. Dans sa version (5a), Mory Kanté choisit l’exil de Sunjata et décrit la puissance du roi-sorcier Sumanworo, la ruse de Jakoma Doka, l’ancêtre des griots.
Sept cent ans plus tard, l’histoire se reproduit. Quelle rencontre : dos à dos, Mory « Sumanworo » Kanté contre Salif « Sunjata » Keita, ... et que le meilleur gagne (dans nos cœurs) !!!
http://www.emusic.com/album/Rail-Band-Belle-Epoque-Vol-1-Soundiata-MP3-Download/11094132.html
http://www.musicline.de/de/product/3307513875024/387768
6. Djelimady Tounkara : « Sunjata » (0:38)
Source : "In Griot Time : String Music from Mali", div. Artistes (Stern's Africa)
Version acoustique. Guitare solo de Djelimady Tounkara, premier guitariste et chef d’orchestre de l'actuel Super Rail Band, lui aussi ayant participé aux enregistrements des pièces 5a et 5b.
http://www.amazon.com/Griot-Time-String-Music-Mali/dp/B00004UB2Q
7. Tiken Jah Fakoly : « Sundjata » (5:05)
Source : "Cours d’Histoire", de Tiken Jah Fakoly (Barclay, 1999)
Version reggae.
http://www.amazon.com/Cours-dHistoire-Tiken-Jah-Fakoly/dp/B000E9X2XO/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=music&qid=1255727366&sr=1-5
8. Kélétigui et ses Tambourinis: « Soundiata » (5:51)
Source : "Authenticité - The Syliphone Years", div. Artistes (Sterns, 2007)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0023E9DTA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255731406&sr=8-1-fkmr0
9. Sidiki Diabate/Batourou Sékou Kouyaté : « Sunjata »
Source : "Cordes Anciennes", de Sidiki Diabaté/Batourou Sékou Kouyaté/Djelimady Sissoko/N'Fa Diabaté (Buda, 2000)
http://www.amazon.fr/Mali-Cordes-Anciennes-Artistes-Divers/dp/B00004XQFY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1255730639&sr=8-1
10. Djeli Sékou Kouyaté : « Sundjata Fasa » (8:07)
Source : "Tafory", de Djeli Sékou Kouyaté (cdtrrracks, 2001)
http://cdtrrracks.com/bid1220984.html
11. Manjul: "Tribute to Soundiata" (3:57)
Source : "Faso Kanou/Dub to Mali", de Manjul (Rough Trade, 2005)
Version dub.
http://www.amazon.fr/Faso-Kanou-Manjul/dp/B000BOIUBG/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=music&qid=1255768689&sr=8-4
12. Cora Connection : « Sunjata » (1:01)
Source : "Private Demo Tape", de Cora Connection (1995)
http://www.coraconnection.com/
13. Tidiani Koné : « Soundiata (by Lassine Koné) » (4:24)
Source : "Demeli", de Tidiani Koné (Espace Africa, 2001)
Version jazzy. Tidiani Koné (saxo/trompette) est ancien membre du Rail Band des années 70 (voir 5a et 5b).
http://www.amazon.fr/gp/product/B0025BM3OI/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732094&sr=8-16
14. Mamadou Diabaté : « Soundiata Keita » (4:41)
Source : "Douga Mansa", de Mamadou Diabaté (World Village, 2008)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0024N8LWA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732514&sr=8-19
15. Fodé Seydou Bangoura : « Soundiata » (6:19)
Source : "Fakoly 1", de Fodé Seydou Bangoura (Fodé Seydou Bangoura Rec, 2006)
http://www.amazon.fr/Fakoly-1/dp/B002FGCTQK/ref=pd_rhf_p_t_4
16. Ensemble Fula Flute : « Soundiata » (6:57)
Source : "Fula Flute", de l'Ensemble Fula Flute (Blue Monster Rec, 2002)
Chanson traditionnelle. L'Ensemble Fula Flute intègre le tambin, flûte peule traditionnelle du Fouta Jalon (Guinée). Première flûtiste de cet ensemble et maître reconnu du tambin est Bailo Bah.
http://www.amazon.fr/gp/product/B002FNBRCA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255733410&sr=8-25
17. Ensemble Instumental National du Mali : « Soundiata ou l’épopée Mandingue, 1ère partie/2ème partie »
Source : "Soundiata ou l’épopée Mandingue", de l’Ensemble Instrumental National du Mali (Mali Konkan, 1977)
http://www.radioafrica.com.au/Discographies/Kunkan.html
18a. Omar Jobarteh, Yaya Jobarteh e.a. « Sunjata » (5:40)
18b. Jewuru Suso, Bobo Kuyateh e.a. « Sunjata » (3:03)
Source : "Jali Kunda. Griots of West Africa and Beyond", de Foday Musa Suso/Philip Glass (Ellipsis Arts, 1997)
Version A était enregistrée à Tabato/Guinée-Bissau (à des balaphones, tambours, chant), version B à Kolda/Sénégal (à des voix féminines exclusivement).
http://www.amazon.com/Jali-Kunda-Griots-Africa-Beyond/dp/B0000059TM
Autres enregistrements traditionnels et modernes du répertoire Mande (Sunjata) :
Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale (Guinée an X : Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale, Syliphone 1970) ; Yamourou Diabaté (Première anthologie de la musique malienne/vol.1, Ministère de l’Information du Mali/BM 1971) ; Bazoumana Sissoko (1971) ; Siramori Diabaté (Tirimagan ) Ministère de l’Information du Mali/BM 1971; Kele Monson Diabaté (Proclamation de l’épopée de Sunjata accompagnée par guitare et koni, 19??) ; National Badema (Tiramakan, Syllart 1983) ; Cheikh M. Smith (Toubabou Balafola, PAM 1993) ; Kouyaté Family of Niagassola (Toureille 1992) ; Kélétigui Diabaté (Kélétigui Diabaté, Mission de Coopération Française 1996) ; Kandia Kouyaté (Mandenkalou , Sterns 1999) ; Les Merveilles du Mali (Maravillas de Mali/Les Merveilles du Mali, Mélodie 1998) ; Kouyaté Sory Kandia (L’épopée du Mandingue : Kouyate Sory Kandia et son trio de musique traditionnelle/2 vols., Syliphone 1990) ...
Je te/vous souhaite bien du plaisir à écouter ces merveilleuses musiques !
VIVE LE MALI !!! VIVE AUSSI LA GUINÉE (qui souffre tant présentement) !!!
hgb
* en bamana, fasa veut dire "louange".
The art of eloquence has no secrets for us ; without us the names of kings would vanish into oblivion ; we are the memory of mankind (Mamadou Kouyaté, griot renommé de la Guinée)
Pour Choucarde
I ni sògòma, Anne, voici une liste (incomplète) des versions traditionnelles et modernes de « Sunjata » qui parlent de et rappellent toutes à l’histoire de Sunjata Keita, grand roi et grand guerrier à l’époque qui fonda le puissant empire Mandé. Il est donc l’incarnation d’une identité de ces peuples. Aujourd’hui, chaque famille malienne ou guinéenne sait encore quel rôle ont joué ses ancêtres dans l’unification de l’empire, quelle place lui a été attribuée par la constitution. Salif Keita, le plus fameux musicien de l’actuel Mali, descend de Sunjata Keita. « Sunjata » est la chanson la plus célèbre des griots en Afrique de l’Ouest ...
Anne, dans notre correspondance privée qui m’inspirait à démarrer cette discussion, je t’ai racontée avec enthousiasme de versions gigantesques du Rail Band (avec Salif Keita) qui me plaisent tant (voir 5a et 5b). Voici la liste ...
1. Boubacar Traoré : « Soundiata » (6 :10)
Source : "Sa golo (Kar Kar)", de Boubacar Traoré (Indigo, 2008)
http://www.amazon.com/Sa-Golo-Baboucar-Traore/dp/B000024LV8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=music&qid=1255727432&sr=1-9
2. Foday Musa Suso : « Sunjata » (6:36)
Source : "Kora Music from the Gambia", de Foda Musa Suso (Smithsonian Folkways Rec, 1978)
http://www.starzik.com/mp3/produits/Kora_Music_from_the_Gambia-106843.html
3. Famille de Diabaté (Kela) dont Lansine Diabaté : « Sunjata fasa* » (9 :45)
Source : "An Bè Kelen / We are One - Griot music from Mali #1", de la Famille de Diabaté de Kela (Pan Rec, 1994)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec a SONY professional walkman WM D-6 à Kela (Mali, 1993), dans un setting traditionnel et environnement naturel. Voix masculin et féminin par Lansine Diabaté et Bintan Kouyaté, accompagnés par Mamadou Diabaté (ngoni).
http://www.amazon.com/We-Are-One-Be-Kelen/dp/B0000036ZZ
4. Siramori Diabaté : « Sunjata fasa » (13:15)
Source : "Siramori Diabaté – Griot music from Mali #3", de Siramori Diabaté (PAN Rec, 2002)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec un SONY TCS-350 stereo cassette recorder dans la maison de la fameuse griotte Siramori Diabaté à Kangaba (Mali, 1989). Voix solo par Siramori Diabaté, accompagnée par Sidiki Kouyaté (guitare acoustique).
http://www.abeillemusique.com/CD/Musiques-du-monde/Afrique-de-l-Ouest/Mali/PAN2104/0713958210420/Pan-Records/Siramoni-diabate/Griot-music-from-Mali-3/cleart-7870.html
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/2777/1/1241586_031.pdf (hommage à la Grande Dame du jeliya, Siramori Diabaté, écrit par Jan Jansen)
5a. Rail Band : « Soundiata (l’exil) » (chanté par Mory Kanté ; 27:49)
5b. Rail Band : « Soundiata » (chanté par Salif Keita ; 14:45)
5c. Rail Band : « Soundiata (nouvelle version) » (10:29)
Sources : "Belle Epoque, vol.1 : Soundiata", du Rail Band (Sterns, 2007). De plus, les pièces A et B sur "Salif Keita & Mory Kanté : Mali Stars Vol.1" (Syllart, 1988 ; voir aussi la photo ci-jointe), la pièce C sur "Rail Band. Mory Kanté et Salif Keita" (Sonodisc, 1998)
Quant à ces versions rock, à des rythmes dansants, celle de Salif Keita, noble (5b), met l’accent sur la victoire de Sunjata. En revanche, Mory Kanté est un descendant du plus grand adversaire de Sunjata, Sumanworo Kanté, un nyamakala, griot-forgeron, la musique est son vrai métier. Dans sa version (5a), Mory Kanté choisit l’exil de Sunjata et décrit la puissance du roi-sorcier Sumanworo, la ruse de Jakoma Doka, l’ancêtre des griots.
Sept cent ans plus tard, l’histoire se reproduit. Quelle rencontre : dos à dos, Mory « Sumanworo » Kanté contre Salif « Sunjata » Keita, ... et que le meilleur gagne (dans nos cœurs) !!!
http://www.emusic.com/album/Rail-Band-Belle-Epoque-Vol-1-Soundiata-MP3-Download/11094132.html
http://www.musicline.de/de/product/3307513875024/387768
6. Djelimady Tounkara : « Sunjata » (0:38)
Source : "In Griot Time : String Music from Mali", div. Artistes (Stern's Africa)
Version acoustique. Guitare solo de Djelimady Tounkara, premier guitariste et chef d’orchestre de l'actuel Super Rail Band, lui aussi ayant participé aux enregistrements des pièces 5a et 5b.
http://www.amazon.com/Griot-Time-String-Music-Mali/dp/B00004UB2Q
7. Tiken Jah Fakoly : « Sundjata » (5:05)
Source : "Cours d’Histoire", de Tiken Jah Fakoly (Barclay, 1999)
Version reggae.
http://www.amazon.com/Cours-dHistoire-Tiken-Jah-Fakoly/dp/B000E9X2XO/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=music&qid=1255727366&sr=1-5
8. Kélétigui et ses Tambourinis: « Soundiata » (5:51)
Source : "Authenticité - The Syliphone Years", div. Artistes (Sterns, 2007)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0023E9DTA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255731406&sr=8-1-fkmr0
9. Sidiki Diabate/Batourou Sékou Kouyaté : « Sunjata »
Source : "Cordes Anciennes", de Sidiki Diabaté/Batourou Sékou Kouyaté/Djelimady Sissoko/N'Fa Diabaté (Buda, 2000)
http://www.amazon.fr/Mali-Cordes-Anciennes-Artistes-Divers/dp/B00004XQFY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1255730639&sr=8-1
10. Djeli Sékou Kouyaté : « Sundjata Fasa » (8:07)
Source : "Tafory", de Djeli Sékou Kouyaté (cdtrrracks, 2001)
http://cdtrrracks.com/bid1220984.html
11. Manjul: "Tribute to Soundiata" (3:57)
Source : "Faso Kanou/Dub to Mali", de Manjul (Rough Trade, 2005)
Version dub.
http://www.amazon.fr/Faso-Kanou-Manjul/dp/B000BOIUBG/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=music&qid=1255768689&sr=8-4
12. Cora Connection : « Sunjata » (1:01)
Source : "Private Demo Tape", de Cora Connection (1995)
http://www.coraconnection.com/
13. Tidiani Koné : « Soundiata (by Lassine Koné) » (4:24)
Source : "Demeli", de Tidiani Koné (Espace Africa, 2001)
Version jazzy. Tidiani Koné (saxo/trompette) est ancien membre du Rail Band des années 70 (voir 5a et 5b).
http://www.amazon.fr/gp/product/B0025BM3OI/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732094&sr=8-16
14. Mamadou Diabaté : « Soundiata Keita » (4:41)
Source : "Douga Mansa", de Mamadou Diabaté (World Village, 2008)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0024N8LWA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732514&sr=8-19
15. Fodé Seydou Bangoura : « Soundiata » (6:19)
Source : "Fakoly 1", de Fodé Seydou Bangoura (Fodé Seydou Bangoura Rec, 2006)
http://www.amazon.fr/Fakoly-1/dp/B002FGCTQK/ref=pd_rhf_p_t_4
16. Ensemble Fula Flute : « Soundiata » (6:57)
Source : "Fula Flute", de l'Ensemble Fula Flute (Blue Monster Rec, 2002)
Chanson traditionnelle. L'Ensemble Fula Flute intègre le tambin, flûte peule traditionnelle du Fouta Jalon (Guinée). Première flûtiste de cet ensemble et maître reconnu du tambin est Bailo Bah.
http://www.amazon.fr/gp/product/B002FNBRCA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255733410&sr=8-25
17. Ensemble Instumental National du Mali : « Soundiata ou l’épopée Mandingue, 1ère partie/2ème partie »
Source : "Soundiata ou l’épopée Mandingue", de l’Ensemble Instrumental National du Mali (Mali Konkan, 1977)
http://www.radioafrica.com.au/Discographies/Kunkan.html
18a. Omar Jobarteh, Yaya Jobarteh e.a. « Sunjata » (5:40)
18b. Jewuru Suso, Bobo Kuyateh e.a. « Sunjata » (3:03)
Source : "Jali Kunda. Griots of West Africa and Beyond", de Foday Musa Suso/Philip Glass (Ellipsis Arts, 1997)
Version A était enregistrée à Tabato/Guinée-Bissau (à des balaphones, tambours, chant), version B à Kolda/Sénégal (à des voix féminines exclusivement).
http://www.amazon.com/Jali-Kunda-Griots-Africa-Beyond/dp/B0000059TM
Autres enregistrements traditionnels et modernes du répertoire Mande (Sunjata) :
Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale (Guinée an X : Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale, Syliphone 1970) ; Yamourou Diabaté (Première anthologie de la musique malienne/vol.1, Ministère de l’Information du Mali/BM 1971) ; Bazoumana Sissoko (1971) ; Siramori Diabaté (Tirimagan ) Ministère de l’Information du Mali/BM 1971; Kele Monson Diabaté (Proclamation de l’épopée de Sunjata accompagnée par guitare et koni, 19??) ; National Badema (Tiramakan, Syllart 1983) ; Cheikh M. Smith (Toubabou Balafola, PAM 1993) ; Kouyaté Family of Niagassola (Toureille 1992) ; Kélétigui Diabaté (Kélétigui Diabaté, Mission de Coopération Française 1996) ; Kandia Kouyaté (Mandenkalou , Sterns 1999) ; Les Merveilles du Mali (Maravillas de Mali/Les Merveilles du Mali, Mélodie 1998) ; Kouyaté Sory Kandia (L’épopée du Mandingue : Kouyate Sory Kandia et son trio de musique traditionnelle/2 vols., Syliphone 1990) ...
Je te/vous souhaite bien du plaisir à écouter ces merveilleuses musiques !
VIVE LE MALI !!! VIVE AUSSI LA GUINÉE (qui souffre tant présentement) !!!
hgb
* en bamana, fasa veut dire "louange".
« Plus personne ne chante avec cette émotion. Et une fois qu’il aura disparu, il n’y aura plus personne pour le faire. » (Ry Cooder, 2014)
« La voix d’or du Mali » s’est éteinte
Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.
Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.
A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.
En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...
Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !
Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !
Hery
*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.

(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
« La voix d’or du Mali » s’est éteinte
Affectueusement surnommé « la voix d’or du Mali », le chanteur Kassé Mady Diabaté, icône de la musique malienne et descendant d'une longue lignée de griots mandingues, est décédé, le 24 mai, à la clinique Pasteur de Bamako des suites d’une grave maladie. Il avait 69 ans.
Kassé Mady Diabaté est issu de la famille de griots la plus réputée du pays mandingue, les Diabaté de Kela, village proche de la ville de Kangaba, près de la frontière guinéenne, au cœur du Manden*. Sa tante était la griotte légendaire Siramori Diabaté. A l’âge de 7 ans, les vieux de la famille reconnaissent son talent, l'entrainent et encouragent avant qu'il ne lance par la Biennale de Bamako, où il gagne tous les prix. Dès les années 60, Kassé Mady, appartenant à la même génération que Salif Kéïta (tous les deux sont nés en 1949), est sollicité par toutes les formations réputées et d’avant-garde qu’engendre le Mali des années de son indépendance : d'abord, il fait partie de l’orchestre régional Super Mandé de Kangaba, puis de Las Maravillas de Mali, devenu ensuite Badema National du Mali, et enfin de l’Orchestre Instrumental du Mali. C’était l’époque des orchestres d’Etat, des chanteurs fonctionnaires et de la coopération avec Cuba.
A partir de la fin des années 80, le nom de Kassé Mady Diabaté est associé à de nombreux projets transversaux et les plus novateurs, notamment Songhaï 2, avec le groupe espagnol de flamenco Ketama, ou bien de Kulanjan, avec le bluesman Taj Mahal et Toumani Diabaté (kora). Sa voix douce et lyrique, nuancée dans les graves, se distinguant de celle de la plupart des griots, est très demandée, et on aime louer sa profonde connaissance des traditions musicales les plus anciennes. « Au Mali, la voix de Kassé Mady Diabaté est une telle évidence qu’on pourrait la classer comme patrimoine national », atteste Oumar Diallo, complice musical d‘Ali Farka Touré, autre grand nom de la musique malienne. Pour Salif Kéïta, il est tout bonnement « le plus grand chanteur du Mali ». Pourtant, hors de son pays, son nom apparaît à peine. Néanmoins, il est considéré au Mali comme un géant. Ce n’est qu’en 1989 – il a déjà 40 – qu’il sort son premier album solo, Fodé.
En 2005, quand Toumani Diabaté monte son grand Symmetric Orchestra, il fait appel à Kassé Mady Diabaté, que l’on revoit également à ses côtes, en 2010, dans le collectif cubano-malien Afrocubism. Quatre ans plus tard, Kassé Mady Diabaté publie son cinquième et dernier album sous son nom, intitulé Kiriké (΄selle΄), sur le label français No Format, et enregistré comme dans les conditions d’un concert dans une cour n'importe où au Mali, avec ses trois compatriotes, le joueur de kora Ballaké Sissoko, le joueur de ngoni Makan Tounkara et le balafoniste Lansine Kouyaté (le violoncelliste français Vincent Ségal est producteur de l'album et ne donne son violoncelle que pour quelques morceaux). Un album délicat et juste, tout en harmonie livré par un ensemble d'exception...
Enfant de l’indépendance, Kassé Mady Diabaté a débuté sa carrière au centre de la reconquête culturelle du Mali indépendant à l’initiative du père de l’indépendance, le socialiste et panafricaniste Modibo Keita. Et à sa fin, déjà éprouvé par son manque de reconnaissance à l’étranger, il souffre et appauvrit au cours de la crise au Mali actuel. L’interdit de toutes les manifestations (mariages, baptêmes, circoncisions etc.) sont une catastrophe pour les griots qui gagnent leur vie en faisant l’éloge des personnes qui les en chargent. Et non des moindres, une vicieuse maladie… !
Paix à ton âme, Kassé Mady Diabaté !
Hery
*le terme désigne le noyau régional dont est partie la conquête d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest sahélienne par les troupes de Sunjata. Le Manden couvre la zone comprise entre Bamako (Mali) et Kouroussa (Guinée) et qui se situe de part et d’autre du fleuve Niger localement appelé Joliba.

(photo prise au Palmengarten, à Francfort-sur-le-Main, en été 2006 : Kassé Mady Diabaté, chanteur principal du big band de Toumani Diabaté, le Symmetric Orchestra)
Oui, je sais, c'est moins exotique que la flûte de pan andine ou que les fanfares du Rajasthan, mais je suis sûr que, comme moi, la plupart d'entre vous écoute le plus souvent de la musique anglo-saxonne. Je serais curieux de savoir quelles seraient 10 des chansons qui comptent le plus à vos yeux (ou plutôt à vos oreilles) dans ce registre...
En ce qui me concerne ça donne à peu près ça (sans ordre particulier) : Lou Reed Perfect day Aimee Mann Wise up Grandaddy He's simple, he's dumb, he's the pilot Björk Unravel Prince Sometimes it snows in april The Velvet Underground Ride into the sun Elton John Funeral for a friend (love lies bleeding) K's Choice Not an addict Radiohead Fake plastic trees Pixies Where is my mind
Je ne pensais pas que ça serait aussi dur de n'en retenir que 10... A vous de jouer !
En ce qui me concerne ça donne à peu près ça (sans ordre particulier) : Lou Reed Perfect day Aimee Mann Wise up Grandaddy He's simple, he's dumb, he's the pilot Björk Unravel Prince Sometimes it snows in april The Velvet Underground Ride into the sun Elton John Funeral for a friend (love lies bleeding) K's Choice Not an addict Radiohead Fake plastic trees Pixies Where is my mind
Je ne pensais pas que ça serait aussi dur de n'en retenir que 10... A vous de jouer !
Andra Kouyaté & Sèkè Chi
C’est quel nom en Afrique de l’Ouest qui donne la certitude que sa musique promet et! honore de la qualité ?! Kouya-lité – Quali-yaté – KOUYATÉ ...
Il y a encore des nouvelles agréables issues du Mali ! C’est avec grande joie d’annoncer qu’Andra Kouyaté présente au public son nouveau groupe de cinq artistes baptisé "Sèkè Chi" (sèkèji, eau de potasse) : Baïny Diabaté (guitare), Mamadou Kouyaté (ngoni basse), Moukhtar Kouyaté (calebasse), Lassine Kouyaté (tamani), et enfin Andra Kouyaté (ngoni solo, voix, chef d’orchestre) ; cette instrumentation fait penser vite et prometteur à Rokia Traoré. Son premier album intitulé "Saro", précédé par un ep "Introducing Andra Kouyaté & Sèkè Chi" (en 2011), voit le jour le 31 juillet 2012. J’ai hâte de l’avoir dans les mains ...
"… Andra Kouyate and his band, Seke Chi, are joined by a plethora of top artists from the region, including Amadou & Mariam, Mah Bara Soumano, Bassekou Kouyate, Ami Sacko, Harouna Samake, and Lassana Diabate. […] The acoustic and earthy feel of the instrument is matched with the varied vocals. Overall, the tunes are laid-back and take on the characteristics of Ali Farka Toure's instrumental music, as well as Rokia Traore's instrumental repertoire. The n'goni instrumentation, balafon, calabash, and other infectious instruments are very easy to listen to. This is a contemporary release, but the guitars, and other typical rock elements are nowhere to be found . Fans of North African percussion, Malian music, and n'goni lute aficionados will love Andra's latest venture." (Matthew Forss/Inside World Music)

Andra Kouyaté est un artiste malien dont la spécialité est le ngoni, harpe à chevalet ou "petite guitare" dont le son se situe entre le oud (luth arabe) et le banjo (instrument de musique à cordes pincée nord-américain), et surtout instrument par excellence des griots qui l’utilis(ai)ent pour accompagner les récits des grandes épopées. Par sa créativité impressionnante, Andra Kouyaté nous montre que les instruments traditionnels peuvent êtres exploités sans limites vers des courants musicaux les plus différents. Sa manière d'aborder la musique, sa sensibilité artistique et son charisme personnel ainsi que sa puissance et technique de jeu font de lui un virtuose multi-instrumentiste.
Andra est né en 1973 à Garana (préfecture de Baraouéli), à un jet de pierre de la ville historique de Ségou, dans une grande et influente famille de griots bambara (les griots Kouyaté ont toujours été les clients des Keïtas, ceux-ci étant considérés comme les descendants directs de Sunjata lui-même ! Et même de nos jours, ils sont encore associés à l’élite politique locale Mandé). Il s’est abreuvé à des sources limpides dès sa petite enfance : son père Moustapha Kouyaté était un des meilleurs joueurs de ngoni de sa génération, sa mère était la grande chanteuse Yagaré Damba, et l’un de ses grand-pères n’était autre que le mythique Banzoumana Sissoko, griot et joueur de ngoni le plus important de l’ère coloniale. L’héritage étant la meilleure source de l’inspiration, le jeune Andra passe le plus clair de son temps à mûrir son jeu et à perfectionner sa technique instrumentale. "Le ngoni était le jouet des enfants dans notre famille. Nous rivalisions dans sa confection et dans sa maîtrise. Encore très jeune, je le maîtrisais à merveille." En 1989, à l’âge de 16, Andra quitte son village natal pour s'installer à Bamako où il évolue auprès de différents groupes locaux dont le Badema National, tremplin pour des carrières solistes au Mali.
Au fil des rencontres, il est de plus en plus sollicité pour accompagner les meilleures chanteuses et aussi les grands ténors de la scène musicale du Mali : en 1997, Andra Kouyaté adhère à deux groupes de musique: celui de Fantani Touré, avec qui il fait l‘album "N’tin Naari" et une tournée, et celui de Rokia Traoré, pour qui il participe à trois albums, à savoir "Mouneïssa", "Wanita" et "Bowmboï", et huit années de tournées internationales. En parallèle, Andra Kouyaté joue régulièrement avec les plus Grands, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré.
En 2005, Andra Kouyaté décide de créer avec son frère aîné Bassékou un orchestre de ngonis dit "NgoniBa" (grand ngoni). Ils font ensemble l’album "Segu Blue" et entament une tournée européenne avec succès. Andra participe aussi à l’enregistrement de "I Speak Fula", deuxième album de cet ensemble.
A partir de 2007, tout en étant en tournée avec Bassékou, il participe à l'album "Afriki" de Habib Koïté ainsi qu'à "Red Earth" de Dee Dee Bridgewater. De plus, Christophe Minck, actuel bassiste de Rokia Traoré ("Tchamantché", 2008), fait appel à lui pour l'album "Kirikou et Karaba" sous la direction de Michel Ocelot (avec participation de Youssou N’Dour, Angélique Kidjo et surtout Rokia Traoré). Il participe également aux albums "Seya" de Oumou Sangaré et aux divers albums de la guitariste américaine Leni Stern.
Puis il décide de fonder avec les Suisses Andreas Fulgosi (guitare, banjo) et Guillaume Lagger (harmonica), le Burkinabé Baba Konaté (calebasse, djembé) le groupe Raaga Trio, rencontre de la musique traditionnelle ouest-africaine avec du jazz.
En 2009, Andra fonde avec son épouse Mah Bara Soumano (voix) le groupe 2Fanga (fila fanga, force de deux). Ce sextuor se produit entre autres au Festival sur le Niger 2009 à Ségou et au Bamako Jazz Festival 2009, et reçoit des reactions très enthousiaste du publique pendant les concerts.
Actuellement, Andra Kouyaté est en tournée d’Europe avec Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire).
Discographie :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (A. Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep, mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé fin juillet 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern’s Rec. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s Rec. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s Rec. – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s Rec. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Herbert

C’est quel nom en Afrique de l’Ouest qui donne la certitude que sa musique promet et! honore de la qualité ?! Kouya-lité – Quali-yaté – KOUYATÉ ...
Il y a encore des nouvelles agréables issues du Mali ! C’est avec grande joie d’annoncer qu’Andra Kouyaté présente au public son nouveau groupe de cinq artistes baptisé "Sèkè Chi" (sèkèji, eau de potasse) : Baïny Diabaté (guitare), Mamadou Kouyaté (ngoni basse), Moukhtar Kouyaté (calebasse), Lassine Kouyaté (tamani), et enfin Andra Kouyaté (ngoni solo, voix, chef d’orchestre) ; cette instrumentation fait penser vite et prometteur à Rokia Traoré. Son premier album intitulé "Saro", précédé par un ep "Introducing Andra Kouyaté & Sèkè Chi" (en 2011), voit le jour le 31 juillet 2012. J’ai hâte de l’avoir dans les mains ...
"… Andra Kouyate and his band, Seke Chi, are joined by a plethora of top artists from the region, including Amadou & Mariam, Mah Bara Soumano, Bassekou Kouyate, Ami Sacko, Harouna Samake, and Lassana Diabate. […] The acoustic and earthy feel of the instrument is matched with the varied vocals. Overall, the tunes are laid-back and take on the characteristics of Ali Farka Toure's instrumental music, as well as Rokia Traore's instrumental repertoire. The n'goni instrumentation, balafon, calabash, and other infectious instruments are very easy to listen to. This is a contemporary release, but the guitars, and other typical rock elements are nowhere to be found . Fans of North African percussion, Malian music, and n'goni lute aficionados will love Andra's latest venture." (Matthew Forss/Inside World Music)

Andra Kouyaté est un artiste malien dont la spécialité est le ngoni, harpe à chevalet ou "petite guitare" dont le son se situe entre le oud (luth arabe) et le banjo (instrument de musique à cordes pincée nord-américain), et surtout instrument par excellence des griots qui l’utilis(ai)ent pour accompagner les récits des grandes épopées. Par sa créativité impressionnante, Andra Kouyaté nous montre que les instruments traditionnels peuvent êtres exploités sans limites vers des courants musicaux les plus différents. Sa manière d'aborder la musique, sa sensibilité artistique et son charisme personnel ainsi que sa puissance et technique de jeu font de lui un virtuose multi-instrumentiste.
Andra est né en 1973 à Garana (préfecture de Baraouéli), à un jet de pierre de la ville historique de Ségou, dans une grande et influente famille de griots bambara (les griots Kouyaté ont toujours été les clients des Keïtas, ceux-ci étant considérés comme les descendants directs de Sunjata lui-même ! Et même de nos jours, ils sont encore associés à l’élite politique locale Mandé). Il s’est abreuvé à des sources limpides dès sa petite enfance : son père Moustapha Kouyaté était un des meilleurs joueurs de ngoni de sa génération, sa mère était la grande chanteuse Yagaré Damba, et l’un de ses grand-pères n’était autre que le mythique Banzoumana Sissoko, griot et joueur de ngoni le plus important de l’ère coloniale. L’héritage étant la meilleure source de l’inspiration, le jeune Andra passe le plus clair de son temps à mûrir son jeu et à perfectionner sa technique instrumentale. "Le ngoni était le jouet des enfants dans notre famille. Nous rivalisions dans sa confection et dans sa maîtrise. Encore très jeune, je le maîtrisais à merveille." En 1989, à l’âge de 16, Andra quitte son village natal pour s'installer à Bamako où il évolue auprès de différents groupes locaux dont le Badema National, tremplin pour des carrières solistes au Mali.
Au fil des rencontres, il est de plus en plus sollicité pour accompagner les meilleures chanteuses et aussi les grands ténors de la scène musicale du Mali : en 1997, Andra Kouyaté adhère à deux groupes de musique: celui de Fantani Touré, avec qui il fait l‘album "N’tin Naari" et une tournée, et celui de Rokia Traoré, pour qui il participe à trois albums, à savoir "Mouneïssa", "Wanita" et "Bowmboï", et huit années de tournées internationales. En parallèle, Andra Kouyaté joue régulièrement avec les plus Grands, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré.
En 2005, Andra Kouyaté décide de créer avec son frère aîné Bassékou un orchestre de ngonis dit "NgoniBa" (grand ngoni). Ils font ensemble l’album "Segu Blue" et entament une tournée européenne avec succès. Andra participe aussi à l’enregistrement de "I Speak Fula", deuxième album de cet ensemble.
A partir de 2007, tout en étant en tournée avec Bassékou, il participe à l'album "Afriki" de Habib Koïté ainsi qu'à "Red Earth" de Dee Dee Bridgewater. De plus, Christophe Minck, actuel bassiste de Rokia Traoré ("Tchamantché", 2008), fait appel à lui pour l'album "Kirikou et Karaba" sous la direction de Michel Ocelot (avec participation de Youssou N’Dour, Angélique Kidjo et surtout Rokia Traoré). Il participe également aux albums "Seya" de Oumou Sangaré et aux divers albums de la guitariste américaine Leni Stern.
Puis il décide de fonder avec les Suisses Andreas Fulgosi (guitare, banjo) et Guillaume Lagger (harmonica), le Burkinabé Baba Konaté (calebasse, djembé) le groupe Raaga Trio, rencontre de la musique traditionnelle ouest-africaine avec du jazz.
En 2009, Andra fonde avec son épouse Mah Bara Soumano (voix) le groupe 2Fanga (fila fanga, force de deux). Ce sextuor se produit entre autres au Festival sur le Niger 2009 à Ségou et au Bamako Jazz Festival 2009, et reçoit des reactions très enthousiaste du publique pendant les concerts.
Actuellement, Andra Kouyaté est en tournée d’Europe avec Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire).
Discographie :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (A. Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep, mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé fin juillet 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern’s Rec. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s Rec. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s Rec. – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s Rec. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Herbert

«As harrowing as these personal tales may be, the music buoying them is uplifting.» (The New York Times)
Avec du reggae contre les traumatismes
Focaliser la souffrance et la transformer en musique, c’est la devise de Reuben M. Koroma, chef d’orchestre, premier chanteur et compositeur principal des Sierra Leone‘s Refugee All Stars. Cet ensemble est tout sauf typique ou habituel, son nom est programme : entre 1991 et 2002, une guerre civile faisant à peu près 200.000 morts ravage le «pays des diamants du sang». Fuyant les combats, deux millions de personnes, soit le tiers de la population de Sierra Leone se concentrent dans les camps de réfugiés en Guinée voisine et ailleurs. Parmi eux, les musiciens Reuben M. Koroma et Francis John Langba, les membres fondateurs des Sierra Leone‘s Refugee All Stars. Là commence l’histoire et le parcours de cet ensemble dont les musiciens se sont rencontrés pour fortifier la morale et pour jouer de la musique «contre» la guerre civile («We always intend to write songs about peace and love because we always remember our past. We came from a war-torn country. That’s why we never cease to remind people in our music to always remain in peace.»*), dans laquelle tous les musiciens ont perdu parents et ami(e)s, et ont été, en partie, blessés eux mêmes. La mémoire de la guerre est toujours présente : chaque fois qu‘Abdul Rahim Kamara et Mohamed Bangura chantent, ils oublient que les rébelles leur ont tranché le bras et la main. Pour eux, la musique est de la médecine contre les traumatismes desquels souffrent les réfugiés jusqu’à nos jours ...
Entre 2002 et 2005, avec l’aide de plusieurs ONG, les All Stars enregistrent, dans le camp de réfugiés guinéen encore, leur premier album, Living like a Refugee, paru en 2006. Bien des années après, leur deuxième, Rise & Shine, sort. Enregistré entre Freetown et la Nouvelle-Orléans, deux cités miraculés, et renforcé par les quelques musiciens créoles de la ville natale du jazz, comme Troy «Trombone Shorty» Andrews, Chris Velan, Washboard Chaz et The Bonerama Horns, cet album nous emmène en voyage oscillant entre différents styles et sonorités, comme le reggae, le maringa traditionnel, le rhythm & blues, la rumba congolaise, le hip hop, le folk, la pop, le jazz-rock, le ska soutenant les messages d’amour, d’espoir, d’unité et de paix. Le tout porté par l’humour et une musicalité joyeuse de ceux qui ont tout perdu. Même si le reggae constitue la base de Rise & Shine, d’autres rythmiques viennent se greffer pour donner à cette réalisation une saveur toujours africaine. En fait, et malgré l’omniprésence de la Jamaïque (surtout dans «Global Threat» traitant les conséquences du changement climatique, «Gbrr Mani» joue avec le ragga et présente le rappeur Alhaji Jeffrey Kamara, le vibrant «Jah Mercy», «Living Stone» faisant penser aux vibes reggae de Toots & The Maytals ou «Jah Come Down» traitant de l’esclavage dans un reggae rapide et énergique), l’Afrique n’en reste pas à l’écart ; on retrouve dans tous les morceaux des petites touches musicales, que ce soit l’accent africain des chanteurs ou les instruments utilisés, surtout les divers tambours et le kongoma, un piano à pouces sierra-léonais (lamellophone), nous rapellant toujours les origines de l’ensemble : «Dununya», une chanson d’amour impressionnante à un fluide guinéen, ou «Tamagbondorsu», un hymne vibrant et appel à la solidarité, est un sokous congolais, et ce sont enfin les styles indigènes locaux qui caractérisent les morceaux traditionnels «Bute Vange» et «Oruwiebie/Magazine Bobo», le dernier faisant ressortir le jeu de kongoma. L’album se referme sur «Watching all your Ways», un reggae acoustique qui nous laisse les Sierra Leone’s Refugee All Stars tout en douceur.
En résumé, ce magnifique opus des Sierra Leone’s Refugee All Stars est un mélange en sounds immédiatement cohérents se balançant de la musique traditionnelle (ouest-)africaine sur le roots reggae, modulé par des styles nouvelle-orléanais, à la fois engagé, doux et passionnant. Et ses maîtres, les musiciens, prouvent d’un côté que même dans les pires conditions, on peut rester créatif pour changer son destin, et d’un autre côté que la musique peut être un moyen de reconquérir son identité. Par Rise & Shine – s’élever et briller – , ils montrent qu’ils peuvent surmonter les traumatismes de la guerre civile si sanglante en Sierra Leone ...
En un mot, Rise & Shine – S’élever et briller – , est un vrai et bouleversant hymne à la vie !
Le line-up des SLRAS : Reuben M. Koroma (lead vocal), Francis John Langba (guitare rythmique, voix, kongoma), Grace Efuah (voix), Abdul Rahim Kamara (voix, percussions), Alhaji Jeffrey Kamara (rap, voix), Mohamed Bangura (voix, percussions, kongoma), Ashade Pearce (guitare solo, voix), Mustapha Massaquoi (batterie, percussions), Idrissa Bangura (basse), Geassay Dowu Bull (guitare, percussions), Mohammed Kamara (voix, percussions) et Abdul Beal (guitare).
http://www.sierraleonesrefugeeallstars.com
Discographie :
- Sierra Leone's Refugee All Stars: Living like a Refugee (Antler Subway) - Sierra Leone's Refugee All Stars: Rise & Shine (Cumbancha/MV)
Documentaire :
- Sierra Leone’s Refugee All Stars (2006, par les cinéastes américains Banker White & Zach Niles)
hgb
* voir le livret accompagnant le nouvel album.
Avec du reggae contre les traumatismes
Focaliser la souffrance et la transformer en musique, c’est la devise de Reuben M. Koroma, chef d’orchestre, premier chanteur et compositeur principal des Sierra Leone‘s Refugee All Stars. Cet ensemble est tout sauf typique ou habituel, son nom est programme : entre 1991 et 2002, une guerre civile faisant à peu près 200.000 morts ravage le «pays des diamants du sang». Fuyant les combats, deux millions de personnes, soit le tiers de la population de Sierra Leone se concentrent dans les camps de réfugiés en Guinée voisine et ailleurs. Parmi eux, les musiciens Reuben M. Koroma et Francis John Langba, les membres fondateurs des Sierra Leone‘s Refugee All Stars. Là commence l’histoire et le parcours de cet ensemble dont les musiciens se sont rencontrés pour fortifier la morale et pour jouer de la musique «contre» la guerre civile («We always intend to write songs about peace and love because we always remember our past. We came from a war-torn country. That’s why we never cease to remind people in our music to always remain in peace.»*), dans laquelle tous les musiciens ont perdu parents et ami(e)s, et ont été, en partie, blessés eux mêmes. La mémoire de la guerre est toujours présente : chaque fois qu‘Abdul Rahim Kamara et Mohamed Bangura chantent, ils oublient que les rébelles leur ont tranché le bras et la main. Pour eux, la musique est de la médecine contre les traumatismes desquels souffrent les réfugiés jusqu’à nos jours ...
Entre 2002 et 2005, avec l’aide de plusieurs ONG, les All Stars enregistrent, dans le camp de réfugiés guinéen encore, leur premier album, Living like a Refugee, paru en 2006. Bien des années après, leur deuxième, Rise & Shine, sort. Enregistré entre Freetown et la Nouvelle-Orléans, deux cités miraculés, et renforcé par les quelques musiciens créoles de la ville natale du jazz, comme Troy «Trombone Shorty» Andrews, Chris Velan, Washboard Chaz et The Bonerama Horns, cet album nous emmène en voyage oscillant entre différents styles et sonorités, comme le reggae, le maringa traditionnel, le rhythm & blues, la rumba congolaise, le hip hop, le folk, la pop, le jazz-rock, le ska soutenant les messages d’amour, d’espoir, d’unité et de paix. Le tout porté par l’humour et une musicalité joyeuse de ceux qui ont tout perdu. Même si le reggae constitue la base de Rise & Shine, d’autres rythmiques viennent se greffer pour donner à cette réalisation une saveur toujours africaine. En fait, et malgré l’omniprésence de la Jamaïque (surtout dans «Global Threat» traitant les conséquences du changement climatique, «Gbrr Mani» joue avec le ragga et présente le rappeur Alhaji Jeffrey Kamara, le vibrant «Jah Mercy», «Living Stone» faisant penser aux vibes reggae de Toots & The Maytals ou «Jah Come Down» traitant de l’esclavage dans un reggae rapide et énergique), l’Afrique n’en reste pas à l’écart ; on retrouve dans tous les morceaux des petites touches musicales, que ce soit l’accent africain des chanteurs ou les instruments utilisés, surtout les divers tambours et le kongoma, un piano à pouces sierra-léonais (lamellophone), nous rapellant toujours les origines de l’ensemble : «Dununya», une chanson d’amour impressionnante à un fluide guinéen, ou «Tamagbondorsu», un hymne vibrant et appel à la solidarité, est un sokous congolais, et ce sont enfin les styles indigènes locaux qui caractérisent les morceaux traditionnels «Bute Vange» et «Oruwiebie/Magazine Bobo», le dernier faisant ressortir le jeu de kongoma. L’album se referme sur «Watching all your Ways», un reggae acoustique qui nous laisse les Sierra Leone’s Refugee All Stars tout en douceur.
En résumé, ce magnifique opus des Sierra Leone’s Refugee All Stars est un mélange en sounds immédiatement cohérents se balançant de la musique traditionnelle (ouest-)africaine sur le roots reggae, modulé par des styles nouvelle-orléanais, à la fois engagé, doux et passionnant. Et ses maîtres, les musiciens, prouvent d’un côté que même dans les pires conditions, on peut rester créatif pour changer son destin, et d’un autre côté que la musique peut être un moyen de reconquérir son identité. Par Rise & Shine – s’élever et briller – , ils montrent qu’ils peuvent surmonter les traumatismes de la guerre civile si sanglante en Sierra Leone ...
En un mot, Rise & Shine – S’élever et briller – , est un vrai et bouleversant hymne à la vie !
Le line-up des SLRAS : Reuben M. Koroma (lead vocal), Francis John Langba (guitare rythmique, voix, kongoma), Grace Efuah (voix), Abdul Rahim Kamara (voix, percussions), Alhaji Jeffrey Kamara (rap, voix), Mohamed Bangura (voix, percussions, kongoma), Ashade Pearce (guitare solo, voix), Mustapha Massaquoi (batterie, percussions), Idrissa Bangura (basse), Geassay Dowu Bull (guitare, percussions), Mohammed Kamara (voix, percussions) et Abdul Beal (guitare).
http://www.sierraleonesrefugeeallstars.com
Discographie :
- Sierra Leone's Refugee All Stars: Living like a Refugee (Antler Subway) - Sierra Leone's Refugee All Stars: Rise & Shine (Cumbancha/MV)
Documentaire :
- Sierra Leone’s Refugee All Stars (2006, par les cinéastes américains Banker White & Zach Niles)
hgb
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Une grande voix de la musique malienne s'est éteinte
La chanteuse malienne Fantani Touré est décédée, à l'âge de 50 ans, mardi à Paris. Elle était l'une des voix les plus respectée du Mali mais aussi une artiste engagée, impliquée dans de nombreux projets pour la promotion de la culture malienne et pour la défense des droits des femmes au Mali.
"Le ministre de la Culture annonce, avec une profonde affliction, la disparition tragique de l'artiste Mme Dembélé Fantani Touré, qui s'est éteinte le mercredi 3 décembre 2014 à Paris où elle résidait depuis plusieurs années", selon un communiqué officiel. Le gouvernement rend hommage à Fantani Touré, "éminente figure artistique" connue pour son "engagement pour la promotion de la culture malienne", et couronnée par plusieurs distinctions dont la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mali (2010) et le Prix Unesco de la paix (2011).
Épouse du célèbre comédien Habib Dembélé, elle consacre sa vie quasiment exclusivement aux arts. Déjà à l'âge de sept ans, Fantani commence à se produire sur scène comme danseuse, chanteuse et comédienne de théâtre. A dix ans, elle reçoit le titre de "Meilleure soliste et danseuse" lors des Biennales Artistiques et Culturelles du Mali. En 1995, lors du Marché des Arts du Spectacle Africain, Fantani chante en solo accompagnée par le virtuose de la kora, Toumani Diabaté. Là elle se fait remarquer au grand public. Deux ans plus tard, elle sort son premier album international, N'tin Naari, la toute première production au studio "Wanda" de Salif Keïta, dans la série "Salif Keïta presents ...". Il est élu "Meilleur album" et "Meilleure vente", et Fantani "Meilleure artiste au Mali". Après sa parution, on fête une nouvelle et imposante voix de la musique wassoulou : "...It is said: 'Powerful men quake' when she sings! ... Strong musicianship, diamond fingered balafon, rolling percussion, loping basslines and the trademark Wassoulou chorus vocals." (FRoots)
Depuis, cette forte personnalité originaire du quartier bamakois de Bozola produit une demi-douzaine de disques et collabore avec d'autres grands noms de la musique dont ses compatriotes Toumani Diabaté, Ali Farka Touré, Lansine Diabaté et Makan Tounkara. Elle participe à de nombreux festivals à travers le monde : au Festival d'Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges, au Festival de l'Hippodrôme de Douai, à la Cité de la Musique (avec Salif Keïta), au Festival Paroles d'Hiver en Bretagne, au Festival Le Mali en Scène à Paris, au Festival au Désert et au Festival Yelen au Mali.
En parallèle, elle s'associe à divers projets de création théâtrale et s'engage au cinéma, notamment dans "Sya, le rêve du python" de Dani Kouyaté (Burkina Faso) et dans "La Genèse" du Cheick Oumar Sissoko (Mali). Pour le premier, elle compose aussi la musique.
En 2001, elle prépare le spectacle d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations au Mali, en 2008, elle initie, pour la cause des femmes, un festival baptisé Les Voix de Bamako (aujourd'hui orphelin).
Avec son décès, le Mali perd une grande chanteuse mais aussi une engagée pour améliorer la vie de son pays, rehausser sa culture et ses traditions et lutter en faveur des femmes maliennes, à travers notamment l'association "Kolonba" (kòlònba, mot bambara, veut dire "grand puits"). "Kolonba est dirigée par des artistes, des artisans de Bamako et moi-même. Nous travaillons à valoriser le patrimoine culturel du Mali, nous permettons à des jeunes, et surtout à des femmes en difficulté, d’accéder à une formation et à un métier d’art ou d’artisanat. Nous luttons aussi contre l’excision. Aujourd’hui, 65 personnes travaillent grâce à Kolonba." (Le Magazine.Info)
Sa voix et ses engagements sont une vraie perte pour le Mali : K'a dayòrò sumaya ...
Discographie :
Fantani Touré (1997). N'tin Naari. Stern's STCD 1080 Fantani Touré (2000). Bozola. (cassette ?) Fantani Touré (2002). Benkan. Seydoni Mali SMP 001 Fantani Touré (2003). Soukabé Mali. Fantani Touré (2007). Awô.
Hery

La chanteuse malienne Fantani Touré est décédée, à l'âge de 50 ans, mardi à Paris. Elle était l'une des voix les plus respectée du Mali mais aussi une artiste engagée, impliquée dans de nombreux projets pour la promotion de la culture malienne et pour la défense des droits des femmes au Mali.
"Le ministre de la Culture annonce, avec une profonde affliction, la disparition tragique de l'artiste Mme Dembélé Fantani Touré, qui s'est éteinte le mercredi 3 décembre 2014 à Paris où elle résidait depuis plusieurs années", selon un communiqué officiel. Le gouvernement rend hommage à Fantani Touré, "éminente figure artistique" connue pour son "engagement pour la promotion de la culture malienne", et couronnée par plusieurs distinctions dont la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mali (2010) et le Prix Unesco de la paix (2011).
Épouse du célèbre comédien Habib Dembélé, elle consacre sa vie quasiment exclusivement aux arts. Déjà à l'âge de sept ans, Fantani commence à se produire sur scène comme danseuse, chanteuse et comédienne de théâtre. A dix ans, elle reçoit le titre de "Meilleure soliste et danseuse" lors des Biennales Artistiques et Culturelles du Mali. En 1995, lors du Marché des Arts du Spectacle Africain, Fantani chante en solo accompagnée par le virtuose de la kora, Toumani Diabaté. Là elle se fait remarquer au grand public. Deux ans plus tard, elle sort son premier album international, N'tin Naari, la toute première production au studio "Wanda" de Salif Keïta, dans la série "Salif Keïta presents ...". Il est élu "Meilleur album" et "Meilleure vente", et Fantani "Meilleure artiste au Mali". Après sa parution, on fête une nouvelle et imposante voix de la musique wassoulou : "...It is said: 'Powerful men quake' when she sings! ... Strong musicianship, diamond fingered balafon, rolling percussion, loping basslines and the trademark Wassoulou chorus vocals." (FRoots)
Depuis, cette forte personnalité originaire du quartier bamakois de Bozola produit une demi-douzaine de disques et collabore avec d'autres grands noms de la musique dont ses compatriotes Toumani Diabaté, Ali Farka Touré, Lansine Diabaté et Makan Tounkara. Elle participe à de nombreux festivals à travers le monde : au Festival d'Angoulême, au Festival des Francophonies de Limoges, au Festival de l'Hippodrôme de Douai, à la Cité de la Musique (avec Salif Keïta), au Festival Paroles d'Hiver en Bretagne, au Festival Le Mali en Scène à Paris, au Festival au Désert et au Festival Yelen au Mali.
En parallèle, elle s'associe à divers projets de création théâtrale et s'engage au cinéma, notamment dans "Sya, le rêve du python" de Dani Kouyaté (Burkina Faso) et dans "La Genèse" du Cheick Oumar Sissoko (Mali). Pour le premier, elle compose aussi la musique.
En 2001, elle prépare le spectacle d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations au Mali, en 2008, elle initie, pour la cause des femmes, un festival baptisé Les Voix de Bamako (aujourd'hui orphelin).
Avec son décès, le Mali perd une grande chanteuse mais aussi une engagée pour améliorer la vie de son pays, rehausser sa culture et ses traditions et lutter en faveur des femmes maliennes, à travers notamment l'association "Kolonba" (kòlònba, mot bambara, veut dire "grand puits"). "Kolonba est dirigée par des artistes, des artisans de Bamako et moi-même. Nous travaillons à valoriser le patrimoine culturel du Mali, nous permettons à des jeunes, et surtout à des femmes en difficulté, d’accéder à une formation et à un métier d’art ou d’artisanat. Nous luttons aussi contre l’excision. Aujourd’hui, 65 personnes travaillent grâce à Kolonba." (Le Magazine.Info)
Sa voix et ses engagements sont une vraie perte pour le Mali : K'a dayòrò sumaya ...
Discographie :
Fantani Touré (1997). N'tin Naari. Stern's STCD 1080 Fantani Touré (2000). Bozola. (cassette ?) Fantani Touré (2002). Benkan. Seydoni Mali SMP 001 Fantani Touré (2003). Soukabé Mali. Fantani Touré (2007). Awô.
Hery

Musician, monk, painter: The metamorphoses of Jamie Muir
James David "Jamie" Muir, a talented drummer and percussionist and brief member of King Crimson, who left the world of pop music and show business to retreat to a Buddhist monastery in Scotland before dedicating himself almost entirely to painting, passed away last year at the age of 81. His artwork was recently featured in two exhibitions in Cornwall and London...
Born in Edinburgh, Scotland, in 1942, Jamie Muir attended the College of Art there in the 1960s. Early on, he was drawn to jazz.
Later settling in London, Jamie Muir played jazz trombone before turning to percussion. Influenced by American drummers like Tony Williams, Kenny Clarke, and Milford Graves, as well as musicians such as Pharoah Sanders and Albert Ayler, he gravitated toward free music, meaning improvisation. It was during this time that he began assembling an arsenal of household objects he later used alongside his standard drum kit: rattles, whistles, horns, chimes, bells, gongs, sheets of metal, shakers, drums, and plastic bottles.
After a brief stint in a multimedia group, Jamie Muir worked with choreographer Lindsay Kemp (as did David Bowie), played music in the short-lived jazz-rock group Sunship (with guitarist Allan Holdsworth, formerly of Soft Machine), and became involved in the ensemble known as The Music Improvisation Society, with Derek Bailey, Hugh Davies, and Evan Parker between 1968 and 1971. The Music Improvisation Society recorded an album for the ECM label in 1971 (never reissued on CD except in Japan) and a posthumous album (1968–71). Both records gained a cult following among fans of experimental and improvised music. After this experience, Muir played in Pete Brown’s Battered Ornaments and then in the band Boris with Jamie Peters, Don Weller, and former Colosseum member Jim Roache. He also briefly joined Assagai, an Afro-rock group featuring South African and Nigerian musicians from the legendary South African band Blue Notes (including drummer Louis Moholo, saxophonist Dudu Pukwana, and trumpeter/flutist Mongezi Feza).
In the summer of 1972, Robert Fripp, leader and guitarist of King Crimson, whom a journalist from *Melody Maker* had suggested meet this percussionist from the English experimental scene, invited Jamie Muir to join the new King Crimson lineup he was assembling: Robert Fripp (guitar, mellotron), David Cross (violin), John Wetton (bass), Bill Bruford (drums), and Jamie Muir (percussion). "King Crimson was the ideal for me because it was a rock band that had more than three brain cells. I was very much more an instrumental style of musician rather than being song-based, and there weren’t many other bands that I would have been any good in. I was extremely pleased and felt completely at home with Crimson." Once formed, the new group honed their sound on stage from early October to mid-December 1972 (see the 1972 live albums in the discography below), before recording the album Larks’ Tongues in Aspic in early 1973. A grand album, one of the band’s best, and one of the best of the 1970s.
However, after a concert at the Marquee Club in London, Jamie Muir left not only the band but also the music world entirely, with immediate effect. During the six months Muir spent with King Crimson, his presence completely upended the group’s philosophy, loosening the notoriously strict rules imposed by Fripp and pushing the boundaries of improvisation. Jamie Muir’s contribution—clearly heard on Larks’ Tongues in Aspic—was to introduce a touch of anarchy into Robert Fripp’s music, which was usually so tight, rational, and meticulously structured.
Muir returned to Scotland, to the Samye Ling Monastery near Eskdalemuir in Dumfries and Galloway (in the south), where he spent several years as a Buddhist monk, the pleasures of his former life giving way to retreat and meditation.
Muir came back to London and music in the 1980s, playing and recording with Derek Bailey and Evan Parker from the Music Improvisation Company, as well as with former King Crimson member Michael Giles on the soundtrack for the independent British film Ghost Dance (1983).
In 1990, Muir left music behind once more and increasingly devoted himself to painting, a discipline he maintained until his death. In his later years, he began exploring digital art as another form of expression.
In recent years, he lived in Penzance, Cornwall, where he passed away in February 2025.
Hery
Discography:
A. Jamie Muir with King Crimson: • Larks’ Tongues In Aspic (1973) • Larks’ Tongues In Aspic (The Complete Recordings) (2023, 4 CDs) • Cosmic Muir (1998, Japan, unofficial release) • The Beat Club Bremen 1972 (1999) • Live at the Zoom Club Frankfurt, Germany (October 13, 1972) (2002, 2 CDs) • Live in Guildford (November 13, 1972) (2003) • Live in Newcastle (December 8, 1972) (2019, mono) B. Jamie Muir and other projects: • The Music Improvisation Company: The Music Improvisation Company (1970) • The Music Improvisation Company: 1968–1971 (1976) • Derek Bailey / Jamie Muir: Dart Drug (1981) • Michael Giles / Jamie Muir / David Cunningham: Ghost Dance (1996) • Evan Parker / Jamie Muir / Paul Rodgers: The Ayes Have It (2001)
Links:
https://www.jamiemuirart.com/
https://www.youtube.com/watch?v=eDyf0ofV5n4 (King Crimson: "Larks' Tongues in Aspic") https://www.youtube.com/watch?v=ZgoKT8hEBFQ&list=RDJ2FjbpvX8dA&index=2 (Michael Giles, Jamie Muir, David Cunningham)
The musician
The painter
The band (l. to r.: Muir, Fripp, Cross, Bruford)
James David "Jamie" Muir, a talented drummer and percussionist and brief member of King Crimson, who left the world of pop music and show business to retreat to a Buddhist monastery in Scotland before dedicating himself almost entirely to painting, passed away last year at the age of 81. His artwork was recently featured in two exhibitions in Cornwall and London...
Born in Edinburgh, Scotland, in 1942, Jamie Muir attended the College of Art there in the 1960s. Early on, he was drawn to jazz.
Later settling in London, Jamie Muir played jazz trombone before turning to percussion. Influenced by American drummers like Tony Williams, Kenny Clarke, and Milford Graves, as well as musicians such as Pharoah Sanders and Albert Ayler, he gravitated toward free music, meaning improvisation. It was during this time that he began assembling an arsenal of household objects he later used alongside his standard drum kit: rattles, whistles, horns, chimes, bells, gongs, sheets of metal, shakers, drums, and plastic bottles.
After a brief stint in a multimedia group, Jamie Muir worked with choreographer Lindsay Kemp (as did David Bowie), played music in the short-lived jazz-rock group Sunship (with guitarist Allan Holdsworth, formerly of Soft Machine), and became involved in the ensemble known as The Music Improvisation Society, with Derek Bailey, Hugh Davies, and Evan Parker between 1968 and 1971. The Music Improvisation Society recorded an album for the ECM label in 1971 (never reissued on CD except in Japan) and a posthumous album (1968–71). Both records gained a cult following among fans of experimental and improvised music. After this experience, Muir played in Pete Brown’s Battered Ornaments and then in the band Boris with Jamie Peters, Don Weller, and former Colosseum member Jim Roache. He also briefly joined Assagai, an Afro-rock group featuring South African and Nigerian musicians from the legendary South African band Blue Notes (including drummer Louis Moholo, saxophonist Dudu Pukwana, and trumpeter/flutist Mongezi Feza).
In the summer of 1972, Robert Fripp, leader and guitarist of King Crimson, whom a journalist from *Melody Maker* had suggested meet this percussionist from the English experimental scene, invited Jamie Muir to join the new King Crimson lineup he was assembling: Robert Fripp (guitar, mellotron), David Cross (violin), John Wetton (bass), Bill Bruford (drums), and Jamie Muir (percussion). "King Crimson was the ideal for me because it was a rock band that had more than three brain cells. I was very much more an instrumental style of musician rather than being song-based, and there weren’t many other bands that I would have been any good in. I was extremely pleased and felt completely at home with Crimson." Once formed, the new group honed their sound on stage from early October to mid-December 1972 (see the 1972 live albums in the discography below), before recording the album Larks’ Tongues in Aspic in early 1973. A grand album, one of the band’s best, and one of the best of the 1970s.
However, after a concert at the Marquee Club in London, Jamie Muir left not only the band but also the music world entirely, with immediate effect. During the six months Muir spent with King Crimson, his presence completely upended the group’s philosophy, loosening the notoriously strict rules imposed by Fripp and pushing the boundaries of improvisation. Jamie Muir’s contribution—clearly heard on Larks’ Tongues in Aspic—was to introduce a touch of anarchy into Robert Fripp’s music, which was usually so tight, rational, and meticulously structured.
Muir returned to Scotland, to the Samye Ling Monastery near Eskdalemuir in Dumfries and Galloway (in the south), where he spent several years as a Buddhist monk, the pleasures of his former life giving way to retreat and meditation.
Muir came back to London and music in the 1980s, playing and recording with Derek Bailey and Evan Parker from the Music Improvisation Company, as well as with former King Crimson member Michael Giles on the soundtrack for the independent British film Ghost Dance (1983).
In 1990, Muir left music behind once more and increasingly devoted himself to painting, a discipline he maintained until his death. In his later years, he began exploring digital art as another form of expression.
In recent years, he lived in Penzance, Cornwall, where he passed away in February 2025.
Hery
Discography:
A. Jamie Muir with King Crimson: • Larks’ Tongues In Aspic (1973) • Larks’ Tongues In Aspic (The Complete Recordings) (2023, 4 CDs) • Cosmic Muir (1998, Japan, unofficial release) • The Beat Club Bremen 1972 (1999) • Live at the Zoom Club Frankfurt, Germany (October 13, 1972) (2002, 2 CDs) • Live in Guildford (November 13, 1972) (2003) • Live in Newcastle (December 8, 1972) (2019, mono) B. Jamie Muir and other projects: • The Music Improvisation Company: The Music Improvisation Company (1970) • The Music Improvisation Company: 1968–1971 (1976) • Derek Bailey / Jamie Muir: Dart Drug (1981) • Michael Giles / Jamie Muir / David Cunningham: Ghost Dance (1996) • Evan Parker / Jamie Muir / Paul Rodgers: The Ayes Have It (2001)
Links:
https://www.jamiemuirart.com/
https://www.youtube.com/watch?v=eDyf0ofV5n4 (King Crimson: "Larks' Tongues in Aspic") https://www.youtube.com/watch?v=ZgoKT8hEBFQ&list=RDJ2FjbpvX8dA&index=2 (Michael Giles, Jamie Muir, David Cunningham)
The musician
The painter
The band (l. to r.: Muir, Fripp, Cross, Bruford)« Ali is not dead; he continues to inspire many talented musicians. There’s a new generation of artists who have their own style, but they’ve all listened to Ali Farka Touré. » (Ms. Kuypers-Touré, widow of Ali Farka Touré)
Ali Farka Touré (1939-2006)
Recognized worldwide as one of the most important musicians from Africa, his guitar playing earned him the nickname “the African John Lee Hooker.” But Ali Farka Touré preferred to flip the script and highlight the roots of Southern U.S. music in the Sahel region: « I have the roots and the trunk; they only have the leaves and branches. » In other words, what John Lee Hooker played was an echo of a distant African past. Ali Farka Touré was the guardian of traditions, and even though his sound resembled the blues, it remained deeply tied to the land of his ancestors—in Africa, in Mali. A farmer at heart, the famous Malian singer and guitarist continued to cultivate the land until his hospitalization for cancer, from which he passed away on March 7, 2006, in Bamako at the age of 66.
The son of a soldier who fell in combat while serving in the French army, he was born in 1939 in Kanau, near Timbuktu, then part of French Sudan (a subdivision of French West Africa, now Mali). He was raised by an uncle with harsh teaching methods and a grandmother who was “strong in voodoo,” communicating with spirits. At ten years old, he had a revelation for the single-string lute djurkel, “the instrument of the spirits,” and for the fiddle njarka. Seven years later, while training as a driver at a clinic, he fell in love with a colleague’s guitar. It wasn’t until 1968, when he was to represent Mali in Bulgaria, that he finally had the chance to acquire his first six-string guitar. International acclaim came later, following numerous concerts in the UK in the mid-1980s, at the invitation of World Circuit, the independent English label to which he remained loyal his entire life.
Several times, Ali Farka Touré announced his plan to stop making music. « It’s time for me to focus on my own. I don’t want Europe to tear me away from Africa. [...] Me, I love cultivating the land. In my life, if I’m not in the fields, I’m fishing or in the garden! »
Yet, Ali Farka Touré regularly returned to perform in Europe and the U.S. In 1995, he won his first Grammy Award for the album Talking Timbuktu, recorded in 1993 with bassist John Patitucci, percussionist Jim Keltner, the great Californian guitarist Ry Cooder, and the venerable guitarist Clarence Gatemouth Brown. His last three years were extraordinarily productive. Back to back, he recorded his best albums: In the Heart of the Moon (2004), Ali & Toumani (released in 2010), both duets with kora player Toumani Diabaté, and Savane (2005), dedicated to the traditional Peul and Songhai repertoires. At the same time, he tirelessly devoted himself to his agricultural work and his duties as mayor, a role he had held since 2004.
A multi-instrumentalist, he was a self-taught musician with an impressive musical culture. His discography includes around fifteen albums and several timeless hits used in films or as TV program themes. A universal symbol of West African sound heritage, his presence and his role in spreading a centuries-old legacy are undeniable. His son, also a musician, Vieux Farka Touré, now bears the heavy responsibility of carrying on his illustrious father’s message and legacy. His album Les Racines, released in 2002, is his contribution to preserving an instantly recognizable sound.
Meanwhile, his country, Mali, has paid tribute to him: for several years now, a square and a street in Bamako, the capital of Mali, have borne his name (both located in the Lafiabougou district).
In 2023, World Circuit released a new posthumous album, Voyageur, the first to feature previously unreleased tracks since 2010. It includes pieces composed and recorded spontaneously over the last 15 years, whether during his many tours or in the studio. These tracks once again showcase Touré’s passion for the musical traditions of his homeland and for the creativity and cultural diversity of West Africa. Below, an excerpt from this album: the beautiful song Chérie (with a very young Oumou Sangaré)—magnificent!!!
hgb
Ali Farka Touré feat. Oumou Sangaré: Chérie
Ali Farka Touré (1939-2006)
Recognized worldwide as one of the most important musicians from Africa, his guitar playing earned him the nickname “the African John Lee Hooker.” But Ali Farka Touré preferred to flip the script and highlight the roots of Southern U.S. music in the Sahel region: « I have the roots and the trunk; they only have the leaves and branches. » In other words, what John Lee Hooker played was an echo of a distant African past. Ali Farka Touré was the guardian of traditions, and even though his sound resembled the blues, it remained deeply tied to the land of his ancestors—in Africa, in Mali. A farmer at heart, the famous Malian singer and guitarist continued to cultivate the land until his hospitalization for cancer, from which he passed away on March 7, 2006, in Bamako at the age of 66.
The son of a soldier who fell in combat while serving in the French army, he was born in 1939 in Kanau, near Timbuktu, then part of French Sudan (a subdivision of French West Africa, now Mali). He was raised by an uncle with harsh teaching methods and a grandmother who was “strong in voodoo,” communicating with spirits. At ten years old, he had a revelation for the single-string lute djurkel, “the instrument of the spirits,” and for the fiddle njarka. Seven years later, while training as a driver at a clinic, he fell in love with a colleague’s guitar. It wasn’t until 1968, when he was to represent Mali in Bulgaria, that he finally had the chance to acquire his first six-string guitar. International acclaim came later, following numerous concerts in the UK in the mid-1980s, at the invitation of World Circuit, the independent English label to which he remained loyal his entire life.
Several times, Ali Farka Touré announced his plan to stop making music. « It’s time for me to focus on my own. I don’t want Europe to tear me away from Africa. [...] Me, I love cultivating the land. In my life, if I’m not in the fields, I’m fishing or in the garden! »
Yet, Ali Farka Touré regularly returned to perform in Europe and the U.S. In 1995, he won his first Grammy Award for the album Talking Timbuktu, recorded in 1993 with bassist John Patitucci, percussionist Jim Keltner, the great Californian guitarist Ry Cooder, and the venerable guitarist Clarence Gatemouth Brown. His last three years were extraordinarily productive. Back to back, he recorded his best albums: In the Heart of the Moon (2004), Ali & Toumani (released in 2010), both duets with kora player Toumani Diabaté, and Savane (2005), dedicated to the traditional Peul and Songhai repertoires. At the same time, he tirelessly devoted himself to his agricultural work and his duties as mayor, a role he had held since 2004.
A multi-instrumentalist, he was a self-taught musician with an impressive musical culture. His discography includes around fifteen albums and several timeless hits used in films or as TV program themes. A universal symbol of West African sound heritage, his presence and his role in spreading a centuries-old legacy are undeniable. His son, also a musician, Vieux Farka Touré, now bears the heavy responsibility of carrying on his illustrious father’s message and legacy. His album Les Racines, released in 2002, is his contribution to preserving an instantly recognizable sound.
Meanwhile, his country, Mali, has paid tribute to him: for several years now, a square and a street in Bamako, the capital of Mali, have borne his name (both located in the Lafiabougou district).
In 2023, World Circuit released a new posthumous album, Voyageur, the first to feature previously unreleased tracks since 2010. It includes pieces composed and recorded spontaneously over the last 15 years, whether during his many tours or in the studio. These tracks once again showcase Touré’s passion for the musical traditions of his homeland and for the creativity and cultural diversity of West Africa. Below, an excerpt from this album: the beautiful song Chérie (with a very young Oumou Sangaré)—magnificent!!!
hgb
Ali Farka Touré feat. Oumou Sangaré: Chérie
Hommage au grand maître du balafon mandingue
En pleins désordres politiques de son pays, un membre éminent de la toute première génération de musiciens modernes du Mali et instrumentiste virtuose de la musique mandingue est mort : Kèlètigi Diabaté. Tout de même, et jusqu’à nos jours, il ne gagne ni n’a jamais gagné l’estime qu’il mérite véritablement comme personnage clé dans l’histoire de la musique du Mali et celle de l’Afrique de l’Ouest depuis un demi siècle ...
Kèlètigi* Diabaté est né en 1931 à Kita dans l’ouest du Mali (cette ville passe pour être le berceau des traditions musicales les plus grandes de ce pays). Sa carrière musicale débute à la fin des années 1950, lorsqu’il voyage à travers l’Afrique de l’Ouest pour rechercher des instructeurs et surtout son style musical approprié à son développement. Puis, il est recruté par l’Orchestre National de Guinée, impulsé sous l'autorité du président Sékou Touré. En 1960, de retour au Mali nouvellement indépendant, il est l’un des membres fondateurs et directeur de l’Orchestre National "A" de Bamako (avec Baba Barry, Panca Dembélé, Kasim Sacko, Monkontafé Sacko, Madani Samaké et Papa Ndiaye) en tant que guitariste (voir la photo en bas). Comme en Guinée voisine, le premier Président du Mali indépendant, Modibo Keïta, souhaite, lui aussi, un orchestre national ayant ses racines dans les traditions musicales maliennes pour animer les soirées et autres réceptions officielles avec de la musique malienne et lance donc un appel à Kèlètigi pour constituer et présider un tel. La mission prioritaire est la recherche de la musique authentique de ce jeune État ouest-africain ainsi que la création d’une nouvelle identité et amour-propre postcolonial par la révalorisation resp. réanimation des formes culturelles traditionnelles et raccordement à l’histoire précoloniale. Kèlètigi se rappelle :
"I was put in charge of the Premier Formation du Mali (Orchestre national, Number One) ; it was me who introduced Manding and Bambara songs played on modern instruments. The idea was to make traditional music, but in a modern way. At the time (the early ‘60s), we received delegations from Europe, or other African countries, and at such occasions we’d perform our traditional ceremonies. Each time we received a European delegation, an official reception would be arranged, and those delegates, they couldn’t dance our traditional dances. So we had to find international rhythms and put our traditional sound within that, using a (kit) drum and so on." (dans : Charry 2000: 270**)
Multi-instrumentiste (balafon, guitare, trompette, violon, orgue, flûte, saxophone, ngoni, dunun, jenbe et même un peu de batterie) à l’origine, cet homme-orchestre fait plus tard du balafon (xylophone à grosses calebasses originaire d’Afrique de l’Ouest et, à côté du kora et du ngoni, troisième instrument mélodique des griots) son instrument de prédilection, quoiqu’il soit déjà un virtuose de cet instrument à l’âge de 7. Le rôle de Kèlètigi ressemble à celui de Papa Diabaté en Guinée ayant initié une toute génération de guitaristes électriques : Kélètigi agrandit énormément les techniques du jeu de balafon et est le premier à avoir accordé le balafon aux sonorités occidentales. La création de son balafon double lui permet de jouer des musiques chromatiques comme sur un piano. Si c’est justifié de qualifier le balafon de "piano africain", c’est dû avant toute chose au personnage et à l’art de Kèlètigi Diabaté, le "grand old man of Manding balafon"*** ...
Au milieu des années 1970, Kèlètigi rejoint Les Ambassadeurs, groupe dans lequel jouent aussi Kanté Manfila et Salif Keïta, et se produit avec eux aux Etats-Unis pour une tournée sponsorisée par la Fondation Rockefeller en 1978. C’est à cette occasion qu’il peut croiser la route de sa grande idole, le légendaire vibraphoniste de jazz Lionel Hampton. Cette rencontre lui inspire à adapter une fois pour toutes le langage du jazz, notamment son phrasé et improvisation, dans son jeu instrumental ...
Dans les années 1980 et 1990, il accompagne au balafon d'illustres chanteurs, griots et griottes du monde mandingue dont Salif Keïta, Kandia Kouyaté, Ami Koïta, Tata Bambo Kouyaté, Toumani Diabaté et bien d’autres encore … Et à ne pas oublier ses collaborations avec Djelimady Tounkara, l’Ensemble National du Mali et les diverses formations du Rail Band à Bamako (Super Rail Band, Rail Band de Bamako, Rail Band du Buffet Hôtel de la Gare de Bamako etc.). Puis, à partir de 1993, il se produit au Mali avec le Symmetric Orchestra (avec Toumani Diabaté à la kora et Bassékou Kouyaté au ngoni).
Depuis 1998, il est une des pièces maîtresses du groupe Bamada (au balafon et au violon) du guitariste Habib Koïté qu’il accompagne pendant plusieurs années dans ses tournées, et avec qui il prend part aux enregistrements de plusieurs albums (voir la discographie en bas). En 2000, toujours avec Habib Koïté, il participe au projet "Art Ensemble of Africa", avec le grand Art Ensemble of Chicago.
Bien que très présent dans l’univers musical mandingue, il faut attendre ardemment 2004 pour accueillir son premier et seul opus solo, Sandiya*: la somme de sa vie musicale, une magnifique réalisation à base de pure musique mandingue, pleine d’élégance et de vitalité, teintée de jazz, de blues, de hiphop et de folk. Une collection superbe pour musique jouée surtout en duets mais aussi en trio, en groupe ou en grand ensemble traditionnel : avec Fasséry Diabaté, fils de Kèlètigi qui suit avec tant de respect la voie de son père ("Djandjo", "Fosson", "Mankaira", "Souma" et "Sandiya", tous des duets balafon avec le père, sauf "Fosson" avec Kèlètigi au violon), les filles de Kèlètigi, Ata et Bintou Diabaté (voix ; "Yafa"), le Khassonké Habib Koïté (guitare "Koulandian" ; magnifique duet avec Kèlètigi), l’Ensemble Traditionnel du Mali sous la direction de Massambou Diallo ("Djarabi" et "Soundiata", le grand Prince Mandingue, dont l’épopée est très souvent chantée), Diawore Diarra, le flûtiste ("Sènè), Toumani Diabaté et Djelimady Tounkara, les virtuoses de la kora et de la guitare ("Nanga Mady" et "Kamadia", duets avec Toumani ; "Sontaoula", duet avec Djelimady), la chanteuse Many Diabaté ("Samba Koro", accompagné par Kèlètigi et Fasséry), et, le grand moment de l’album, le groupe de Habib, Bamada, qui accompagne Kèlètigi sur une libre adaptation du standard de jazz, "Summertime", interprété magnifiquement par une touche complète-mandingue ("Summertime à Bamako") ... MUSIC AT ITS VERY VERY BEST !
Le 30 novembre 2012, Kèlètigi Diabaté décède à Bamako. Même au dernier jour, il reste fidèle à ses convictions d’un musicien à fond : le matin, il répète à l’Institut Français, le soir, il ferme ses yeux à jamais. Il venait d’avoir 81 ans ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò sumaya !
Discographie :
… sous son nom :
– Kèlètigi Diabaté (1996) : Kèlètigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cass.) – Kèlètigi Diabaté (2004) : Sandiya. Contre Jour.
… en participation dans :
– Les Ambassadeurs (1975) : Kanté Manfila et les Ambassadeurs – Ambassadeur, Mana Mana. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1975) : Les Ambassadeurs du Môtel – Super pitié, Bolola sanou. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Saranfing, Sabar. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Diandjon, Wara, Kibaru. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 1. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 2. Sonafric. (lp) – Div. Artistes (1988) : Legendary Bands of Mali. Stern’s Mali Music. – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – Mali: One Day on Radio Mali. Discograph. – Div. Artistes (2008) : The Rough Guide to the Music of Mali. World Music Network. – Div. Artistes (2009) : Jazz around the World. Putumayo. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Ketama (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Jonas (2006) : Bagages. RecRec. – Aly Keïta (2010) : Farafinko. Contre Jour. – Salif Keïta (1991) : Amen. Mango Rec. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec. – Amy Koïta (1986?) : Debe. Disque Espérance. – Amy Koïta (1988) : Tata Sira. Bolibana Rec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Putumayo. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha/Exil. – Tata Bambo Kouyaté (1985) : Jatigui. Globestyle. – Bonnie Raitt (2002) : Silver Lining. Toshiba. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterais pour toi. Marabi Prod. – Zap Mama (2007) : Supermoon. Concord.
(cass. = cassette ; lp = longplay/33 tours ; si = single/45 tours)
VIVE LE MALI !!!
Herbert
*en bambara, kèlètigi veut dire "chef de guerre, maître de guerre, celui qui commande à l’armée", sandiya ou sadiya veut dire "plaisanterie". **Charry, Eric (2000): Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago, London : The University of Chicago Press. ***Eyre, Banning (2000): In Griot Time. An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press, p.125.


En pleins désordres politiques de son pays, un membre éminent de la toute première génération de musiciens modernes du Mali et instrumentiste virtuose de la musique mandingue est mort : Kèlètigi Diabaté. Tout de même, et jusqu’à nos jours, il ne gagne ni n’a jamais gagné l’estime qu’il mérite véritablement comme personnage clé dans l’histoire de la musique du Mali et celle de l’Afrique de l’Ouest depuis un demi siècle ...
Kèlètigi* Diabaté est né en 1931 à Kita dans l’ouest du Mali (cette ville passe pour être le berceau des traditions musicales les plus grandes de ce pays). Sa carrière musicale débute à la fin des années 1950, lorsqu’il voyage à travers l’Afrique de l’Ouest pour rechercher des instructeurs et surtout son style musical approprié à son développement. Puis, il est recruté par l’Orchestre National de Guinée, impulsé sous l'autorité du président Sékou Touré. En 1960, de retour au Mali nouvellement indépendant, il est l’un des membres fondateurs et directeur de l’Orchestre National "A" de Bamako (avec Baba Barry, Panca Dembélé, Kasim Sacko, Monkontafé Sacko, Madani Samaké et Papa Ndiaye) en tant que guitariste (voir la photo en bas). Comme en Guinée voisine, le premier Président du Mali indépendant, Modibo Keïta, souhaite, lui aussi, un orchestre national ayant ses racines dans les traditions musicales maliennes pour animer les soirées et autres réceptions officielles avec de la musique malienne et lance donc un appel à Kèlètigi pour constituer et présider un tel. La mission prioritaire est la recherche de la musique authentique de ce jeune État ouest-africain ainsi que la création d’une nouvelle identité et amour-propre postcolonial par la révalorisation resp. réanimation des formes culturelles traditionnelles et raccordement à l’histoire précoloniale. Kèlètigi se rappelle :
"I was put in charge of the Premier Formation du Mali (Orchestre national, Number One) ; it was me who introduced Manding and Bambara songs played on modern instruments. The idea was to make traditional music, but in a modern way. At the time (the early ‘60s), we received delegations from Europe, or other African countries, and at such occasions we’d perform our traditional ceremonies. Each time we received a European delegation, an official reception would be arranged, and those delegates, they couldn’t dance our traditional dances. So we had to find international rhythms and put our traditional sound within that, using a (kit) drum and so on." (dans : Charry 2000: 270**)
Multi-instrumentiste (balafon, guitare, trompette, violon, orgue, flûte, saxophone, ngoni, dunun, jenbe et même un peu de batterie) à l’origine, cet homme-orchestre fait plus tard du balafon (xylophone à grosses calebasses originaire d’Afrique de l’Ouest et, à côté du kora et du ngoni, troisième instrument mélodique des griots) son instrument de prédilection, quoiqu’il soit déjà un virtuose de cet instrument à l’âge de 7. Le rôle de Kèlètigi ressemble à celui de Papa Diabaté en Guinée ayant initié une toute génération de guitaristes électriques : Kélètigi agrandit énormément les techniques du jeu de balafon et est le premier à avoir accordé le balafon aux sonorités occidentales. La création de son balafon double lui permet de jouer des musiques chromatiques comme sur un piano. Si c’est justifié de qualifier le balafon de "piano africain", c’est dû avant toute chose au personnage et à l’art de Kèlètigi Diabaté, le "grand old man of Manding balafon"*** ...
Au milieu des années 1970, Kèlètigi rejoint Les Ambassadeurs, groupe dans lequel jouent aussi Kanté Manfila et Salif Keïta, et se produit avec eux aux Etats-Unis pour une tournée sponsorisée par la Fondation Rockefeller en 1978. C’est à cette occasion qu’il peut croiser la route de sa grande idole, le légendaire vibraphoniste de jazz Lionel Hampton. Cette rencontre lui inspire à adapter une fois pour toutes le langage du jazz, notamment son phrasé et improvisation, dans son jeu instrumental ...
Dans les années 1980 et 1990, il accompagne au balafon d'illustres chanteurs, griots et griottes du monde mandingue dont Salif Keïta, Kandia Kouyaté, Ami Koïta, Tata Bambo Kouyaté, Toumani Diabaté et bien d’autres encore … Et à ne pas oublier ses collaborations avec Djelimady Tounkara, l’Ensemble National du Mali et les diverses formations du Rail Band à Bamako (Super Rail Band, Rail Band de Bamako, Rail Band du Buffet Hôtel de la Gare de Bamako etc.). Puis, à partir de 1993, il se produit au Mali avec le Symmetric Orchestra (avec Toumani Diabaté à la kora et Bassékou Kouyaté au ngoni).
Depuis 1998, il est une des pièces maîtresses du groupe Bamada (au balafon et au violon) du guitariste Habib Koïté qu’il accompagne pendant plusieurs années dans ses tournées, et avec qui il prend part aux enregistrements de plusieurs albums (voir la discographie en bas). En 2000, toujours avec Habib Koïté, il participe au projet "Art Ensemble of Africa", avec le grand Art Ensemble of Chicago.
Bien que très présent dans l’univers musical mandingue, il faut attendre ardemment 2004 pour accueillir son premier et seul opus solo, Sandiya*: la somme de sa vie musicale, une magnifique réalisation à base de pure musique mandingue, pleine d’élégance et de vitalité, teintée de jazz, de blues, de hiphop et de folk. Une collection superbe pour musique jouée surtout en duets mais aussi en trio, en groupe ou en grand ensemble traditionnel : avec Fasséry Diabaté, fils de Kèlètigi qui suit avec tant de respect la voie de son père ("Djandjo", "Fosson", "Mankaira", "Souma" et "Sandiya", tous des duets balafon avec le père, sauf "Fosson" avec Kèlètigi au violon), les filles de Kèlètigi, Ata et Bintou Diabaté (voix ; "Yafa"), le Khassonké Habib Koïté (guitare "Koulandian" ; magnifique duet avec Kèlètigi), l’Ensemble Traditionnel du Mali sous la direction de Massambou Diallo ("Djarabi" et "Soundiata", le grand Prince Mandingue, dont l’épopée est très souvent chantée), Diawore Diarra, le flûtiste ("Sènè), Toumani Diabaté et Djelimady Tounkara, les virtuoses de la kora et de la guitare ("Nanga Mady" et "Kamadia", duets avec Toumani ; "Sontaoula", duet avec Djelimady), la chanteuse Many Diabaté ("Samba Koro", accompagné par Kèlètigi et Fasséry), et, le grand moment de l’album, le groupe de Habib, Bamada, qui accompagne Kèlètigi sur une libre adaptation du standard de jazz, "Summertime", interprété magnifiquement par une touche complète-mandingue ("Summertime à Bamako") ... MUSIC AT ITS VERY VERY BEST !
Le 30 novembre 2012, Kèlètigi Diabaté décède à Bamako. Même au dernier jour, il reste fidèle à ses convictions d’un musicien à fond : le matin, il répète à l’Institut Français, le soir, il ferme ses yeux à jamais. Il venait d’avoir 81 ans ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò sumaya !
Discographie :
… sous son nom :
– Kèlètigi Diabaté (1996) : Kèlètigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cass.) – Kèlètigi Diabaté (2004) : Sandiya. Contre Jour.
… en participation dans :
– Les Ambassadeurs (1975) : Kanté Manfila et les Ambassadeurs – Ambassadeur, Mana Mana. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1975) : Les Ambassadeurs du Môtel – Super pitié, Bolola sanou. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Saranfing, Sabar. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Diandjon, Wara, Kibaru. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 1. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 2. Sonafric. (lp) – Div. Artistes (1988) : Legendary Bands of Mali. Stern’s Mali Music. – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – Mali: One Day on Radio Mali. Discograph. – Div. Artistes (2008) : The Rough Guide to the Music of Mali. World Music Network. – Div. Artistes (2009) : Jazz around the World. Putumayo. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Ketama (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Jonas (2006) : Bagages. RecRec. – Aly Keïta (2010) : Farafinko. Contre Jour. – Salif Keïta (1991) : Amen. Mango Rec. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec. – Amy Koïta (1986?) : Debe. Disque Espérance. – Amy Koïta (1988) : Tata Sira. Bolibana Rec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Putumayo. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha/Exil. – Tata Bambo Kouyaté (1985) : Jatigui. Globestyle. – Bonnie Raitt (2002) : Silver Lining. Toshiba. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterais pour toi. Marabi Prod. – Zap Mama (2007) : Supermoon. Concord.
(cass. = cassette ; lp = longplay/33 tours ; si = single/45 tours)
VIVE LE MALI !!!
Herbert
*en bambara, kèlètigi veut dire "chef de guerre, maître de guerre, celui qui commande à l’armée", sandiya ou sadiya veut dire "plaisanterie". **Charry, Eric (2000): Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago, London : The University of Chicago Press. ***Eyre, Banning (2000): In Griot Time. An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press, p.125.


« With his mutton-chop sideburns and penchant for countrymen’s tweed jackets, waistcoats and collarless shirts, Keith Tippett suggested a quirky Edwardian gentleman farmer more than an experimental music firebrand. » (John Fordham, The Guardian, juin 2020)
Entre jazz libre et rock progressif
Un grand nom du jazz britannique vient de disparaître. En juin, le compositeur, improvisateur et pianiste anglais Keith Tippett est mort à l’âge de 72 ans. Curieux de tous les styles et tous les genres, infatigable à la quête de nouvelles expériences musicales, il est une figure pionnière de la scène anglaise de jazz libre depuis le début des années 70. Mais il se fait surtout connaître pour avoir fondé le méga-orchestre CENTIPEDE, comprenant une cinquantaine de musiciens, et par sa participation à trois albums du groupe de rock progressif KING CRIMSON. Sa discographie est immense...
Né à Bristol en 1947, Keith Tippett étudie le piano et l’orgue d’église et forme son premier groupe quand il est adolescent. En 1967, il s‘installe à la capitale britannique, la date qui équivaut au début de sa vie musicale professionnelle. Déjà sa première formation, le KEITH TIPPETT GROUP, un sextet comprenant notamment le saxophoniste Elton Dean, le trompettiste Mark Charig et le tromboniste Nick Evans, atteint un certain degré de notorité. Le groupe enregistre deux disques de jazz-rock qui font date, You are here...I am There en 1970, et Dedicated to You, but You weren’t Listening en 1971, auquel participe aussi Robert Wyatt, entre autres. A cette époque également, Keith Tippett collabore à la chanteuse Shelag McDonald et effectue plusieurs sessions de King Crimson où il laisse son imparable touche pianistique : faut écouter p.ex. la pièce Cat Food ou aussi Lizard, really great !)...
En 1970 de même, Keith Tippett fonde un orchestre hors du commun comprenant d’une cinquantaine de musiciens issus des scènes jazz et rock britannique, CENTIPEDE, laissant un double album, Septober Energy, qui reste unique en son genre : une composition déclinée en quatre parties, chacune faisant intervenir les musiciens soit en solo, en duos, en trios, en quartets, en orchestre complet, mélangeant et mariant différents styles – jazz, classique, rock, free music, etc. Peu de temps après, Keith Tippett crée une autre formation, OVARY LODGE, avec le contrebassiste Roy Babington, le batteur Frank Perry et – plus tard – le bassiste sud-africain, Harry Miller. Sa femme, la vocaliste et percussionniste Julie Tippetts (née Driscoll) y participe également : qui ne se souvient pas d‘une voix soul, celle de Julie, accompagnée du groupe Brian Auger & The Trinity ayant eu plusieurs hits à l‘époque : This Wheel‘s on Fire, Road to Cairo, Season of the Witch... Ce quartet s’oriente vers une musique entièrement improvisée, au croisement du free et de la musique contemporaire, préfigurant même l’ambient.
En 1976, Keith Tippett joue en duo avec un autre pianiste britannique, Stan Tracey, et en 1978, il forme sa deuxième grande formation, ARK, un big-band de 22 musiciens, cette fois issu du jazz et des musiques improvisées, se déplaçant musicalement entre Charles Mingus et Sun Ra. Cette grande formation comprend notamment des membres d’OVARY LODGE et du Chris McGregor’s Brotherhood of Breath, n’ayant enregistré, tout comme CENTIPEDE, qu’un seul double album, Frames (Music for an Imaginary Film). Par la suite, le pianiste crée d’autres formations orchestrales qui, même sans avoir dépassé le nombre de participants d’ARK et de CENTIPEDE, témoigne d’une densité et d’un foisonnement musicaux tout aussi impressionnants, comme le KEITH TIPPETT SEPTET, le KEITH TIPPETT TAPESTRY ORCHESTRA, VIVE LA BLACK et le KEITH TIPPETT OCTET. En somme, une carrière musicale qui présente diverses formes musicalement assez contrastées...
A l’opposé de ces grandes formations, le fécond talent pianistique de Keith Tippett s’exprime également sous la stricte forme du solo piano, une démarche qu’il initie à partir des années 80 avec le double album The Unlonely Raindancer et qu’il développe dans les décennies suivantes au sein de sa série de disques solistes Mujician I, II, III (August Air) et IV (Live in Piacenza) et dans d’autres albums comme The Dartington Concert, Friday the 13th et Live in Triest. Ce sont tous des albums qui illustrent toute l’amplitude créative de Keith Tippett sur le piano, rayonnant d’un lyrisme brûlant, d’un souffle vital et d’une inventivité infaillible, souvent le traitant d’un "piano préparé à la John Cage" (le son des cordes étant modifié par des pièces de bois et autres objets). MUJICIAN devient aussi le nom de l’un des groupes les plus éloquents du pianiste, un quartet improvisé d’harmonie intuitive, avec le saxophoniste Paul Dunmall, inspiré de Coltrane, le virtuose de basse, Paul Rogers, et le batteur Tony Levin...
Au cours de sa longue carrière, Keith Tippett multiplie les rencontres musicales sous plusieurs formes, en duos, en trios, etc. etc., et participe, de la même façon, dans différentes formations d‘amis musiciens, dont Elton Dean (Quartet, Quintet, Ninesense), Harry Miller (Isipingo), le violoniste de King Crimson, David Cross (Low Flying Aircraft), le bassiste de Soft Machine, Hugh Hopper (Hopper-Dean-Tippett-Gallivan), Paul Dunmall ou en duo avec le pianiste Howard Riley, le saxophoniste Andy Sheppard, ou encore avec sa femme Julie, avec laquelle il enregistre plusieurs albums (Couple in Spirit). En 2000, il écrit une musique pour un quartet à cordes contemporain, le Kreutzer Strings Quartet (Linuckea. Let The Music Speak).
Toute sa vie (musicale), Keith Tippett a la vision idéaliste que les gens qui écoutent de la musique entrent dans un espace sacré. Il envisage d'atteindre ses objectifs humanistes et musicaux sans tout compromis. Sa classe pianistique, ses compétences artistiques ne sont pas toujours reconnues et la reconnaissance que son travail mérite ne lui est pas toujours témoignée. A cet égard, Keith Tippett n’est certainement pas le seul. En Grande-Bretagne et ailleurs, on ne traite pas toujours les trésors nationaux comme il faut. En tout cas, Keith Tippett en est un...
Quel que soient les projets musicaux dans lesquels il s’investit, Keith Tippett laisse des traces immanquables et remarquées, avec son jeu de piano aussi endiablé que raffiné, fécond et innovant, son swing habité et hypnotique. Par sa mort, la musique du XXe siècle perd l’un de ses plus inspirés serviteurs. Les traces qu’il laisse, en Grande-Bretagne et ailleurs, sont profondes et durables, mes souvenirs de plusieurs concerts que j’ai pu voir – en particulier à Berlin – restent inoubliables : THANK YOU, KEITH TIPPETT !!!
Hery

(Keith Tippett et sa femme Julie : © Frank Schindelbeck)
https://www.youtube.com/watch?v=JW2qdrPBikA
(Keith Tippett solo, live in Italy)
Entre jazz libre et rock progressif
Un grand nom du jazz britannique vient de disparaître. En juin, le compositeur, improvisateur et pianiste anglais Keith Tippett est mort à l’âge de 72 ans. Curieux de tous les styles et tous les genres, infatigable à la quête de nouvelles expériences musicales, il est une figure pionnière de la scène anglaise de jazz libre depuis le début des années 70. Mais il se fait surtout connaître pour avoir fondé le méga-orchestre CENTIPEDE, comprenant une cinquantaine de musiciens, et par sa participation à trois albums du groupe de rock progressif KING CRIMSON. Sa discographie est immense...
Né à Bristol en 1947, Keith Tippett étudie le piano et l’orgue d’église et forme son premier groupe quand il est adolescent. En 1967, il s‘installe à la capitale britannique, la date qui équivaut au début de sa vie musicale professionnelle. Déjà sa première formation, le KEITH TIPPETT GROUP, un sextet comprenant notamment le saxophoniste Elton Dean, le trompettiste Mark Charig et le tromboniste Nick Evans, atteint un certain degré de notorité. Le groupe enregistre deux disques de jazz-rock qui font date, You are here...I am There en 1970, et Dedicated to You, but You weren’t Listening en 1971, auquel participe aussi Robert Wyatt, entre autres. A cette époque également, Keith Tippett collabore à la chanteuse Shelag McDonald et effectue plusieurs sessions de King Crimson où il laisse son imparable touche pianistique : faut écouter p.ex. la pièce Cat Food ou aussi Lizard, really great !)...
En 1970 de même, Keith Tippett fonde un orchestre hors du commun comprenant d’une cinquantaine de musiciens issus des scènes jazz et rock britannique, CENTIPEDE, laissant un double album, Septober Energy, qui reste unique en son genre : une composition déclinée en quatre parties, chacune faisant intervenir les musiciens soit en solo, en duos, en trios, en quartets, en orchestre complet, mélangeant et mariant différents styles – jazz, classique, rock, free music, etc. Peu de temps après, Keith Tippett crée une autre formation, OVARY LODGE, avec le contrebassiste Roy Babington, le batteur Frank Perry et – plus tard – le bassiste sud-africain, Harry Miller. Sa femme, la vocaliste et percussionniste Julie Tippetts (née Driscoll) y participe également : qui ne se souvient pas d‘une voix soul, celle de Julie, accompagnée du groupe Brian Auger & The Trinity ayant eu plusieurs hits à l‘époque : This Wheel‘s on Fire, Road to Cairo, Season of the Witch... Ce quartet s’oriente vers une musique entièrement improvisée, au croisement du free et de la musique contemporaire, préfigurant même l’ambient.
En 1976, Keith Tippett joue en duo avec un autre pianiste britannique, Stan Tracey, et en 1978, il forme sa deuxième grande formation, ARK, un big-band de 22 musiciens, cette fois issu du jazz et des musiques improvisées, se déplaçant musicalement entre Charles Mingus et Sun Ra. Cette grande formation comprend notamment des membres d’OVARY LODGE et du Chris McGregor’s Brotherhood of Breath, n’ayant enregistré, tout comme CENTIPEDE, qu’un seul double album, Frames (Music for an Imaginary Film). Par la suite, le pianiste crée d’autres formations orchestrales qui, même sans avoir dépassé le nombre de participants d’ARK et de CENTIPEDE, témoigne d’une densité et d’un foisonnement musicaux tout aussi impressionnants, comme le KEITH TIPPETT SEPTET, le KEITH TIPPETT TAPESTRY ORCHESTRA, VIVE LA BLACK et le KEITH TIPPETT OCTET. En somme, une carrière musicale qui présente diverses formes musicalement assez contrastées...
A l’opposé de ces grandes formations, le fécond talent pianistique de Keith Tippett s’exprime également sous la stricte forme du solo piano, une démarche qu’il initie à partir des années 80 avec le double album The Unlonely Raindancer et qu’il développe dans les décennies suivantes au sein de sa série de disques solistes Mujician I, II, III (August Air) et IV (Live in Piacenza) et dans d’autres albums comme The Dartington Concert, Friday the 13th et Live in Triest. Ce sont tous des albums qui illustrent toute l’amplitude créative de Keith Tippett sur le piano, rayonnant d’un lyrisme brûlant, d’un souffle vital et d’une inventivité infaillible, souvent le traitant d’un "piano préparé à la John Cage" (le son des cordes étant modifié par des pièces de bois et autres objets). MUJICIAN devient aussi le nom de l’un des groupes les plus éloquents du pianiste, un quartet improvisé d’harmonie intuitive, avec le saxophoniste Paul Dunmall, inspiré de Coltrane, le virtuose de basse, Paul Rogers, et le batteur Tony Levin...
Au cours de sa longue carrière, Keith Tippett multiplie les rencontres musicales sous plusieurs formes, en duos, en trios, etc. etc., et participe, de la même façon, dans différentes formations d‘amis musiciens, dont Elton Dean (Quartet, Quintet, Ninesense), Harry Miller (Isipingo), le violoniste de King Crimson, David Cross (Low Flying Aircraft), le bassiste de Soft Machine, Hugh Hopper (Hopper-Dean-Tippett-Gallivan), Paul Dunmall ou en duo avec le pianiste Howard Riley, le saxophoniste Andy Sheppard, ou encore avec sa femme Julie, avec laquelle il enregistre plusieurs albums (Couple in Spirit). En 2000, il écrit une musique pour un quartet à cordes contemporain, le Kreutzer Strings Quartet (Linuckea. Let The Music Speak).
Toute sa vie (musicale), Keith Tippett a la vision idéaliste que les gens qui écoutent de la musique entrent dans un espace sacré. Il envisage d'atteindre ses objectifs humanistes et musicaux sans tout compromis. Sa classe pianistique, ses compétences artistiques ne sont pas toujours reconnues et la reconnaissance que son travail mérite ne lui est pas toujours témoignée. A cet égard, Keith Tippett n’est certainement pas le seul. En Grande-Bretagne et ailleurs, on ne traite pas toujours les trésors nationaux comme il faut. En tout cas, Keith Tippett en est un...
Quel que soient les projets musicaux dans lesquels il s’investit, Keith Tippett laisse des traces immanquables et remarquées, avec son jeu de piano aussi endiablé que raffiné, fécond et innovant, son swing habité et hypnotique. Par sa mort, la musique du XXe siècle perd l’un de ses plus inspirés serviteurs. Les traces qu’il laisse, en Grande-Bretagne et ailleurs, sont profondes et durables, mes souvenirs de plusieurs concerts que j’ai pu voir – en particulier à Berlin – restent inoubliables : THANK YOU, KEITH TIPPETT !!!
Hery

(Keith Tippett et sa femme Julie : © Frank Schindelbeck)
https://www.youtube.com/watch?v=JW2qdrPBikA
(Keith Tippett solo, live in Italy)
Néba Solo, le "génie du balafon"
Même s'il a remporté le premier Prix de Meilleur Balafoniste en 1995, même s'il est couronné du Prix de Meilleur Artiste du Mali en 1996, il est pourtant peu connu en dehors de la région. Ses albums sont diffusés localement et difficiles à trouver. Il a déjà joué aux Etats-Unis – y compris une visite à Harvard en 2006 – mais compte tenu d'une pléthore de superstars maliens sur le circuit de la World Music (Salif Kéïta, Toumani Diabaté, Oumou Sangaré, Bassékou Kouyaté pour n‘en nommer que quelques-uns), on a jusqu'ici refusé de lui (et de beaucoup d’autres) donner la reconnaissance méritée. De plus, son choix de balafon est celui qui n’est pas favorisé par les griots (jeli), les musiciens héréditaires étroitement associés à la tradition musicale malienne. Leur balafon est construit sur une échelle heptatonique (7 notes), pendant que lui préfère jouer de son "cousin" pentatonique (5 notes), longtemps méprisé par l'élite culturelle du Mali. Son nom : Néba Solo.
Souleymane Traoré, alias Néba Solo, voit le jour en fin des années 60 dans la région de Sikasso, au sud du Mali. Originaire d'une famille paysanne sénoufo, le petit Souleymane passe sa jeunesse dans le village de Nébadougou (qui lui donne son sobriquet). C'est là qu'il s’initie au balafon, par l'entremise de son père, un virtuose de balafon, et surtout réputé pour ses talents de facteur d'instruments qu'il conçoit pour les artistes locaux. Entre travaux agricoles et musique, le jeune homme se fait vite un nom à Nébadougou et environs. "J'ai appris le balafon depuis ma tendre enfance. Cela ne m'a pas empêché de tenter l'aventure. J'ai fait beaucoup de métiers. En fin 86, je me trouvais à Bamako ou j'étais employé par un maraîcher", se souvient-il. Parallèlement, il s'initie à divers instruments du pays comme le ngoni et le kamalengoni (instruments à cordes), le karignan et le cicaara (percussions) ou le djembé et le bara (tambours), donc plus ou moins tous les instruments traditionnels. Et il les joue autant qu’il les fabrique. Son attachement inconditionnel et sa connaissance des instruments traditionnels font sa force. "Ce sont ces instruments que je connais le mieux. J'ai beau maîtriser les instruments modernes, je ne peux pas mieux les connaître que ceux de ma société. C'est aux artistes maliens de valoriser et de faire la promotion de nos instruments traditionnels. J'ai aujourd'hui en projet, la construction à Sikasso, d'une école qui formera les jeunes pour qu'ils les connaissent et les maîtrisent", dit-il.
Néba Solo conforte son style et sa réputation au point d'être un sacré génie du balafon. Il faut dire que celui dont on dit qu'il joue "tellement vite qu'on croit que son instrument joue tout seul" a un style bien particulier. Un joueur qui a apporté le respect du balafon rural de son groupe ethnique sénoufo, et a également innové, construisant des balafons avec des clés supplémentaires pour les parties de basse et en inventant de nouveaux accords pour interagir avec des divers artistes africains, européens, américains et asiatiques : en 1999, il est de la tournée du spécialiste de la techno music française, le DJ Frédéric Galliano. En 2003, il croise sa musique sénoufo avec celle, persane, des Iraniens du Trio Chemirani.
"Je me suis beaucoup appuyé sur la basse que j’ai amélioré pour rendre le rythme attrayant et dansant. Pour cela j’ai ajouté à l’instrument trois grosses lamelles", souligne-t-il. Si cet exploit lui a valu une distinction particulière, il n’était pas du goût de tout le monde à commencer par son père, qui craignait que son fils ne dénature l’instrument fétiche des Sénoufos. Mais par la suite, la permission a été accordée et il a dû reconnaître la réussite de l’initiative de son héritier. Son objectif de "prouver qu’on peut obtenir tous les rythmes et toutes les sonorités avec le balafon" est atteint.
Solo est également un chanteur, inhabituel pour un joueur de balafon (balafɔla en bambara). Ses chansons sont composées à la gloire des cultivateurs, des forgerons ou de la vaccination des nourrissons. Elles nous viennent du fond des terroirs du Mali. D’après son opinion, il est inutile de chanter si vous ne transmettez pas de message à la société. Ainsi, Solo a le souci d’être efficace et d’atteindre le public le plus large. Par conséquent, le virtuose du balafon chante de nombreuses chansons en langue bamabra, la plus répandue et la plus importante au Mali mais aussi en sa langue maternelle, le sénoufo.
Le succès de Néba Solo commence à partir de son coup de génie à avoir accordé son balafon avec d'autres instruments modernes et traditionnels. Sa manière de jouer est surprenante, sa rapidité est telle qu’on a l’impression que le balafon joue tout seul. "A lui tout seul, il joue comme un orchestre”, disent de lui de nombreux musiciens. Certains critiques estiment même que Néba Solo est un sorcier du balafon. Sa technique innovante de l’instrument est exceptionnelle.
Les rythmiques envoûtantes et les subtiles variations de l’artiste autour de thèmes répétitifs sont d’une incroyable modernité. Le mélomane croirait entendre une techno acoustique où les basses métalliques et les crissements des puces électroniques auraient été remplacés par d’harmonieux frottements boisés et des bruissements syncopés de coquillages. Cette techno est dénuée de tensions urbaines. Elle donne l’impression de laisser suffisamment de place entre les boucles étourdissantes. Ainsi s’élève libre et fier le chant nasal mais gorgé de soul de Souleymane Traoré. (maliweb.net)
Discographie : https://rateyourmusic.com/artist/neba_solo
Hery
Vidéo 1 : Chérif Kéïta (https://apps.carleton.edu/profiles/ckeita/), accompagné par quelques étudiants de lui, rend visite à Néba Solo dans sa cour...
https://www.youtube.com/watch?v=JWm70T0SdjM
Vidéo 2 : Mondomix présente : Néba Solo
https://www.youtube.com/watch?v=g1qG8MISdIM
Vidéo 3 : Néba Solo & son groupe en concert à Harvard, Etats-Unis :
https://www.youtube.com/watch?v=4wXgrE7aVzo
Même s'il a remporté le premier Prix de Meilleur Balafoniste en 1995, même s'il est couronné du Prix de Meilleur Artiste du Mali en 1996, il est pourtant peu connu en dehors de la région. Ses albums sont diffusés localement et difficiles à trouver. Il a déjà joué aux Etats-Unis – y compris une visite à Harvard en 2006 – mais compte tenu d'une pléthore de superstars maliens sur le circuit de la World Music (Salif Kéïta, Toumani Diabaté, Oumou Sangaré, Bassékou Kouyaté pour n‘en nommer que quelques-uns), on a jusqu'ici refusé de lui (et de beaucoup d’autres) donner la reconnaissance méritée. De plus, son choix de balafon est celui qui n’est pas favorisé par les griots (jeli), les musiciens héréditaires étroitement associés à la tradition musicale malienne. Leur balafon est construit sur une échelle heptatonique (7 notes), pendant que lui préfère jouer de son "cousin" pentatonique (5 notes), longtemps méprisé par l'élite culturelle du Mali. Son nom : Néba Solo.
Souleymane Traoré, alias Néba Solo, voit le jour en fin des années 60 dans la région de Sikasso, au sud du Mali. Originaire d'une famille paysanne sénoufo, le petit Souleymane passe sa jeunesse dans le village de Nébadougou (qui lui donne son sobriquet). C'est là qu'il s’initie au balafon, par l'entremise de son père, un virtuose de balafon, et surtout réputé pour ses talents de facteur d'instruments qu'il conçoit pour les artistes locaux. Entre travaux agricoles et musique, le jeune homme se fait vite un nom à Nébadougou et environs. "J'ai appris le balafon depuis ma tendre enfance. Cela ne m'a pas empêché de tenter l'aventure. J'ai fait beaucoup de métiers. En fin 86, je me trouvais à Bamako ou j'étais employé par un maraîcher", se souvient-il. Parallèlement, il s'initie à divers instruments du pays comme le ngoni et le kamalengoni (instruments à cordes), le karignan et le cicaara (percussions) ou le djembé et le bara (tambours), donc plus ou moins tous les instruments traditionnels. Et il les joue autant qu’il les fabrique. Son attachement inconditionnel et sa connaissance des instruments traditionnels font sa force. "Ce sont ces instruments que je connais le mieux. J'ai beau maîtriser les instruments modernes, je ne peux pas mieux les connaître que ceux de ma société. C'est aux artistes maliens de valoriser et de faire la promotion de nos instruments traditionnels. J'ai aujourd'hui en projet, la construction à Sikasso, d'une école qui formera les jeunes pour qu'ils les connaissent et les maîtrisent", dit-il.
Néba Solo conforte son style et sa réputation au point d'être un sacré génie du balafon. Il faut dire que celui dont on dit qu'il joue "tellement vite qu'on croit que son instrument joue tout seul" a un style bien particulier. Un joueur qui a apporté le respect du balafon rural de son groupe ethnique sénoufo, et a également innové, construisant des balafons avec des clés supplémentaires pour les parties de basse et en inventant de nouveaux accords pour interagir avec des divers artistes africains, européens, américains et asiatiques : en 1999, il est de la tournée du spécialiste de la techno music française, le DJ Frédéric Galliano. En 2003, il croise sa musique sénoufo avec celle, persane, des Iraniens du Trio Chemirani.
"Je me suis beaucoup appuyé sur la basse que j’ai amélioré pour rendre le rythme attrayant et dansant. Pour cela j’ai ajouté à l’instrument trois grosses lamelles", souligne-t-il. Si cet exploit lui a valu une distinction particulière, il n’était pas du goût de tout le monde à commencer par son père, qui craignait que son fils ne dénature l’instrument fétiche des Sénoufos. Mais par la suite, la permission a été accordée et il a dû reconnaître la réussite de l’initiative de son héritier. Son objectif de "prouver qu’on peut obtenir tous les rythmes et toutes les sonorités avec le balafon" est atteint.
Solo est également un chanteur, inhabituel pour un joueur de balafon (balafɔla en bambara). Ses chansons sont composées à la gloire des cultivateurs, des forgerons ou de la vaccination des nourrissons. Elles nous viennent du fond des terroirs du Mali. D’après son opinion, il est inutile de chanter si vous ne transmettez pas de message à la société. Ainsi, Solo a le souci d’être efficace et d’atteindre le public le plus large. Par conséquent, le virtuose du balafon chante de nombreuses chansons en langue bamabra, la plus répandue et la plus importante au Mali mais aussi en sa langue maternelle, le sénoufo.
Le succès de Néba Solo commence à partir de son coup de génie à avoir accordé son balafon avec d'autres instruments modernes et traditionnels. Sa manière de jouer est surprenante, sa rapidité est telle qu’on a l’impression que le balafon joue tout seul. "A lui tout seul, il joue comme un orchestre”, disent de lui de nombreux musiciens. Certains critiques estiment même que Néba Solo est un sorcier du balafon. Sa technique innovante de l’instrument est exceptionnelle.
Les rythmiques envoûtantes et les subtiles variations de l’artiste autour de thèmes répétitifs sont d’une incroyable modernité. Le mélomane croirait entendre une techno acoustique où les basses métalliques et les crissements des puces électroniques auraient été remplacés par d’harmonieux frottements boisés et des bruissements syncopés de coquillages. Cette techno est dénuée de tensions urbaines. Elle donne l’impression de laisser suffisamment de place entre les boucles étourdissantes. Ainsi s’élève libre et fier le chant nasal mais gorgé de soul de Souleymane Traoré. (maliweb.net)
Discographie : https://rateyourmusic.com/artist/neba_solo
Hery
Vidéo 1 : Chérif Kéïta (https://apps.carleton.edu/profiles/ckeita/), accompagné par quelques étudiants de lui, rend visite à Néba Solo dans sa cour...
https://www.youtube.com/watch?v=JWm70T0SdjM
Vidéo 2 : Mondomix présente : Néba Solo
https://www.youtube.com/watch?v=g1qG8MISdIM
Vidéo 3 : Néba Solo & son groupe en concert à Harvard, Etats-Unis :
https://www.youtube.com/watch?v=4wXgrE7aVzo
Hi !
Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).
Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.
Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.
Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?
J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)
Un grand merci a vous pour votre aide !
Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).
Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.
Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.
Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?
J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)
Un grand merci a vous pour votre aide !
Luths et harpes à chevalet à la malienne : ngonis, kamalengonis, donsongonis
Un GRAND MERCI à mon ami Rainer (ethnomusicologue et musicien de djembé), à Hauke (directeur de l'Archive pour la Musique Africaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence), à Ulli (qui enseigne et joue du kamalengoni) et à Assigué (vforumiste et excellent connaisseur du Mali). Ce travail est dédié à ce quartette ...
Instruments et contexte historique, en abrégé
L’arc est sans doute le premier instrument à cordes de l’humanité. Il n’existe pas uniquement en Afrique : on en a joué aussi bien à Hawaï que dans le nord de la Sibérie ou en Italie. Ainsi, on peut supposer avec certitude que le berimbaou brésilien est d’origine africaine, comme sans doute tous les arcs musicaux à résonateur attaché (en calebasse) des Amériques ; de nos jours, c’est surtout l’Afrique australe qui présente encore un sortiment riche en arcs-en-bouche. Cependant, il existe en Amazonie, p.ex. chez les Jivaros mais aussi chez d’autres populations, des arcs-en-bouche plutôt d’origine amérindienne qu’africaine.
En Afrique de l’Ouest, c’est la harpe à chevalet qui prédomine. Les harpes africaines ont en commun d’être « ouvertes », c.à.d. de ne pas comporter de pilier antérieur comme la harpe classique occidentale. La forme de la caisse de résonance est variée : hémisphérique en calebasse, caisse naviforme, en cuillère ou en coupe ... Le manche est le plus souvent en bois (mais peut même, comme chez les Mangbetu du Congo démocratique, sculpté en ivoire). La caisse de résonance peut être en bois, en calebasse mais aussi, comme chez les Acholi de l’Ouganda, en carapace de tortue.
En Afrique Centrale, les harpes sont dotées de manches arqués, depuis la région des Grands Lacs jusqu’au Gabon. Chez les Zandé, la harpe à cinq cordes est très proche de la « harpe cintrée » des anciens Egyptiens. Elle constitue l’un des sommets de la lutherie africaine. Il existe aussi des harpes « fourchues » (ou « cithares arquées », selon le musicologue ghanéen J.H. Kwabena Nketia), répandues dans un périmètre limité, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
Beaucoup plus répandues sont les harpes à chevalet, aussi appelées « harpes-luths » (mais le premier terme paraît plus approprié). Leur aire d’expansion est beaucoup plus vaste : le donsongoni (voir la photo 03) dans la région sud-mali dite Wassoulou ou son dérivé récent, le kamalengoni, instrument de la jeunesse (voir la photo 02), très populaire chez les jeunes du Wassoulou et de Bamako, le soron à dix-neuf cordes de Guinée, le simbi des chasseurs manenka-mandinka et dioula de la Guinée et du Sénégal, le ko des Dan, le kori des Sénoufo, pour ne citer que peu, sans oublier bien sûr la plus célèbre d’entre elles, la kora des griots mandingues dont les vingt et une cordes ont fait le tour du monde.
Ces harpes, dont la caisse de résonance est en règle une calebasse (sauf les quelques harpes apparentées de Côte d’Ivoire ou du Ghana), ont pour origine commune la harpe des chasseurs ou des guerriers. Très connu parmi ces harpes est le mbolon, harpe qui est joué chez des Sénoufo, et qui reste privilégiée dans le poro, rite d’initiation de ce peuple. Le mbolon comporte deux, trois ou quatre cordes attachées à un chevalet-cordier. Le musicien en joue avec une pièce de bois fourchue qu’il tient dans sa main droite en guise de plectre, tout en frappant les cordes de sa main gauche à nu. Il en résulte une polyrythmie extraordinaire. Aujourd’hui, cette harpe est jouée pour encourager les travaux des champs. Une autre harpe, qui comporte en règle six cordes, le donsongoni, est l’instrument des confréries des chasseurs du Wassoulou, région englobant une partie du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Elle a un rôle rituel, mais depuis cinq, six dizaines d’années, est apparue une autre harpe, très proche, le kamalengoni, la « harpe des jeunes » (kamalen veut dire en bambara « jeune homme, homme jeune ; gaillard, amant »), surnomméé aussi « moustique » à cause de sa sonorité grésillante.
Les luths, instruments où un manche prolonge la table d’harmonie et où les cordes, parallèles au manche, peuvent être raccourcies par les doigts du musicen pour produire chacune plusieurs notes, sont surtout répandue Afrique de l’Ouest et du Nord.
Au Niger, au Mali, en Guinée, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, même au Nigeria, on joue des luths dont le nom varie selon la région ou espace culturel : ngoni, hoddu, kountigui, tidinit, xalam, molo, kone, etc. etc. Cet instrument au long manche cylindrique et à la caisse allongée recouverte d’une peau, est resté très proche du gegenty de l’Egypte pharaonique, et probablement colporté par les Fulbé qui l’ont répandu partout où ils nomadisaient. Les Fulbé sont les seuls à détenir un mythe racontant l’origine de cet instrument. Le nombre des cordes varie d’un peuple à l’autre, monocorde chez les Sonraï, à quatre cordes chez les Maures, à cinq chez les Bambara ...
Concernant le ngoni, luth malien (voir la photo 01), il existe en parallèle les termes jelingoni, « ngoni des griots » (jeli veut dire en bambara « griot »), et bambarangoni, « ngoni des Bambara » (utilisés aussi dans la liste des joueurs de ngoni en bas). Le terme jelingoni est surtout utilisé pour délimiter le luth ngoni par rapport aux harpes à chevalet kamalengoni et donsongoni. Donc, ngoni et jelingoni sont des termes plus ou moins identiques, c.à.d. ils se chevauchent, de plus, face au fait que le ngoni est un instrument des griots, jelingoni est bien à identifier comme pléonasme. Le ngoni ne signifie rien d’autre que « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") » (Dumestre 2011 : 765). Donc, si ngoni veut dire « luth des griots », il ne faut pas ajouter jeli- qui est, dans ce cas, redondant. Certes, Charry n’utilise pas le terme jelingoni mais bien son équivalent anglais, « griot lute » (Charry 2000 : 122ff). Encore : jelingoni est un terme qui est utilisé pour clarifier les limites des harpes à chevalet, les kamalengoni et donsongoni, pour dire qu’il s’agit du « vrai » ngoni, à savoir celui des griots. Le terme bambarangoni est plus ou moins identique à jelingoni. Il s’agit du même instrument, mais jamais d’un kamalengoni ou donsongoni. Certes, je ne suis pas sûr si ce sont les Bambara exclusivement qui jouent du bambarangoni, cependant, dans la société bambara, ce sont les griots seulement qui jouent de ce ngoni.
En haut, dans le titre, j’ai mis ngonis en parenthèses pour, à titre exceptionnel, utiliser le terme comme terme collectif, terme qui doit contenir, par des raisons techniques, ngoni (jelingoni, bambarangoni), kamalengoni et aussi donsongoni, même s’il faut – je l’ai déjà exposé – séparer autrement ngoni de kamalengoni et de donsongoni ...
Joueurs de ngoni/kamalengoni/donsongoni maliens et leurs héritages musicaux retenus sur des cds, vinyles, cassettes, mp3s, etc. (par extraits !) :
* Issa Bagayogo (kamalengoni) :
– Div. Artistes (1994) : Electric & Acoustic Mali. EMI Hemisphere. (track 7) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (track 5) – Issa Bagayogo (199?) : Fengue. EMI Mali. (cassette) – Issa Bagayogo (1999) : Sya. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2002) : Timbuktu. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2004) : Tassoumakan. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2008) : Mali Koura. Six Degrees Rec.
Moussa Bah (ngoni, ngoniba médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Abdoul Wahab Berthé (kamalengoni) :
– Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly ! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo.
* Mamoutou Mangala Camara (kamalengoni, ngoni) :
– Mangala Camara (2000) : Réexpédition. Africa Productions. – Mamoutou Mangala Camara (2001) : Mali – chants et musiques de griots. Sunset.
Camélé (ngoni) :
– Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 5)
* Adama Coulibaly (donsongoni, ngoni) :
– Adama Coulibaly (2006) : N’Goni Fola. Traditional & Original String Music from Mali. Kanaga System Krush. – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 7 & 10)
Broulaye Coulibaly (donsongoni) :
– Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Daouda Coulibaly (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Douda%20Coulibaly.mp3
Dougouye Coulibaly (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisk. (sur les tracks 6 & 12)
Tiedjo Danté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1985/1989) : Jatigui. Globestyle.
* Daouda Dembele (jelingoni) :
– Daouda Dembele (s.d.) : El Hadji Sekou Oumar. Vol.1. Beni Mariko BM 5001. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et sa guitare dans l’histoire de Makan. Vol.1. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et son épouse Hawa Dembele. Vol.2. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Histoire de Bakaridjan. Vol.1. SSL 233. (cassette) – Daouda Dembele (2012) : Daouda Dembele. Yaala Yaala Rec.
Demma Dia (ngoni) :
– Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango.
Balla Diabaté (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle)
Bourama Diabaté (ngoni) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008 (??). (cd démo/wav)
* Cheick Hamala Diabaté (ngoni) :
– Cheick Hamala Diabaté & Bob Carlin (2006) : From Mali to America. 5-String Production. – Cheick Hamala Diabaté (2006) : Kèlè Manyi Dé. Mali Music. – Cheick Hamala Diabaté (2009/2012) : Ake Doni Doni. Grisgris Discs. – Corey Harris (2007) : Zion Crossroads. Telarc (sur track 7-8) – Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
Jeli Fotigui Diabaté (bamanangoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 1)
Kelemonzon Diabaté (ngoni basse) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008. (s.i.) (cd démo/wav)
Komawulen Diabaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 3, 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 1)
Lanfia Diabaté (ngoni) :
– Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
Lassana Diabaté (ngoni) :
– Babani Koné (1998) : Sanou Djala. Stern’s Africa.
Mamadou Diabaté (ngoni) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec.
Mamah Diabaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Coumba Sidibé (2001) : Mansa. Mali K7 S.A. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Lobi Traoré (1999) : Duga. Cobalt. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch. – Rokia Traoré (2008) : Tchamantché. OutHere Rec.
Samba Diabaté (ngoni) :
– Les Escrocs (2005) : Rap Acoustique du Mali. Naxos World. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production.
Solo Diabaté (ngoni) :
– Mokontafe Sako (1976) : Farafina mousow. Sonafric. – Mokontafe Sako (1976) : La grande vedette malienne. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Les aigles du Mali. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Mokontafe Sako et son Ensemble Traditionnel. Sonafric.
Boua Diakité (kamalengoni) :
– Mamou Sidibé (2001) : Nakan. Cobalt.
Bréhima « Bénogo » Diakité (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (1997) : Best of Ellipsis Arts … Award Winning Global Music Compilations. Ellipsis Arts/Sunnymoon. (sur track 5/disque 2) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Amadou & Mariam (2008) : Welcome to Mali. Warner Music. (sur track 3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. – Nahawa Doumbia (2000) : Yaala. Cobalt. – Frederic Galliano and the African Divas (2002) : African Divas (Digipack, édition limitée). F Communications. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. (sur track 2) – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 9 & 10) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Oumou Sangaré (1991) : Moussolou. World Circuit. – Oumou Sangaré (1993) : Ko sira. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8)
* Filifin Diakité (kamalengoni) :
– N’Gou Bagayoko (2002) : Kulu. Frikyiwa. (sur les tracks 4 & 7) – Filifin (2002) : Siran. Frikyiwa.
* Tom Diakité (donsongoni, kamalengoni, ngoni) :
– Alexandre Desplat (2007) : Jacques Audiard – O.S.T. Silva Americana. – Sékouba « Bambino » Diabaté (2002) : Sinikan. Sonodisc. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. – Tama (1999) : Nostalgie. Virgin. – Tama (2002) : Espace. Virgin.
Dian Diallo (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. (sur track 7)
Issa Diallo (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Issa%20Diallo.mp3
* Yoro Diallo (kamalengoni) :
– Yoro Diallo (s.d.) : Yoro Diallo dit Tiekro Bani (Vol.1). Samassa Rec. (cassette) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8) – Boubacar Traoré (2003) : Kongo Magni. Marabi. – Yoro Diallo & Diagbawara Sali (2009) : Dounia Kadi. Camara Productions. (mp3)
* Abou Diarra (kamalengoni) :
– Abou Diarra (2008) : Kono Kan Bora. (s.i.). – Abou Diarra (2010) : An ka belebele. Euclydia. – Abou Diarra (2012) : Donsoya. Camara Production. (mp3)
Adama Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Adama%20Diarra.mp3
Aliou « Donzoko » Diarra (donsongoni) :
– Hannes Kies (2003) : Mali Trio Project – Saxophone meets Kora, Balafon & Donzo N’goni. Benkadi.
Karim Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Karim%20Diarra.mp3
Siaka Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Siaka%20Diarra.mp3
* Zoumana Diarra (ngoni) :
– Zoumana Diarra (1997) : Ballad of Manding. Djenné, DJCD 1003. Distr. by Stern’s Africa.

* Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (kamalengoni) :
– Damon Albarn (2002) : Mali Music. Parlophone/EMI. (track 15) – Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (2005) : Kokanko Sata. Honest Jon’s Rec.
Une des très rares joueuses de kamalengoni maliennes (voir aussi Madine N’Diaye sur cette liste !).
Mamadou Doumbia (ngoni) :
– Morgan Fisher (1994) : Rebalance. Prem Promotion Co.
Mama Dramé (ngoni) :
– Ami Koïta (s.d.) : Hine Mansa. (réédité sous Pour collectionner, Vol.2/1992. OCWAK 002)
* Alou Fané (kamalengoni, donsongoni) :
– Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Rythmes du Wassoulou Vol.3. Ivoire Polydisc. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Kamalen N’Gonin. Disco Club. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré & Djourou Diallo (2008) : Kamale Ngoni – Kelea. Indigo. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan Dozon N Goni. Dakar/New Music Distribution. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan N’Goni- Dozon N’Goni. Dakar Sound/Cargo Rec. – Michel Séguin & Toubabou (1974) : Le blé et le mil (live). Troc Kotai. (vinyle) – Sali Sidibé (1980) : L’enfant chéri du Wassolon, vol.1. Disco Club de la Bagoué F.T.002. (vinyle) – Sali Sidibé (1982) : Formidable ! – Sali Sidibé 82. Poydisc. (vinyle)
Fimani (ngoni) :
– Assa Dramé (s.d.) : Tata Bambo présente sa fille Assa Dramé : Hommage aux griots. Afrique Musique AM 92002. (cassette)
Yossi Finé (ngoni) :
– Vieux Farka Touré (2009) : Fondo. Six Degrees Rec. (sur les tracks 4 & 7)
* Adama Namakoro Fomba (donsongoni) :
– Adama Namakoro Fomba (1995) : Allah an dèmè. (s.i.). – Adama Namakoro Fomba (2008) : Wallé (Kalitex présente). Kalitex Productions. (mp3)
Ousmane Gadjaka (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2004) : Red & Green. World Circuit. (2cds ; réédition de deux anciens vinyles d’AFT). (sur les tracks 5 – 8)
Ousmane Gadjaka joue du ngoni sur le disque Green (édité d’abord sous Ali Farka Touré, 1988, et African Blues, 1990)
Kassemady Kamissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
« Petit » Kassemady Kamissoko (ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere.
Mahamadou Kamissoko (ngoni) :
– Ballaké Sissoko & Vincent Segal (2009) : Chamber Music. No Format! (sur track 3) – Boubacar Traoré (2010) : Mali Denhou. Lusafrica.
Sory Kané (ngoni) :
– Wande Kouyaté (s.d.) : Bara Muso. (s.i.) (cassette)
Moussa Kanouté (ngoniba, ngoni) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Moussa « Vieux » Kanté (kamalengoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Moussa « Vieux » Kanté (2004) : Laban. (s.i.).
Binéfou Keïta (ngoni) :
– Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit.
Ousmane Keïta (kamalengoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur track 1)
Baréma Koita (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur track 10)

* Moriba Koïta (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (1996) : Vertigo ! Le Magazin des Nouvelles Tendances du Jazz No.1. Verve Rec. (sur track 9) – Div. Artistes (2005) : Barcelona Raval Sessions 2. Satélite K. (sur track 9/disque 1) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (track 14) – Amadou & Mariam (2002) : Wati. Universal Music Jazz. (sur les tracks 8 & 10) – Amadou & Mariam (2005) : The Best of. Universal Music Jazz. (sur les track 8) – Jean-Jacques Avenel (2004) : Waraba. Songlines Rec. – Nayanka Bell (1994) : Visa. SLP Editions. (cassette) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Moïra Conrath (2000) : Insomnie. Cobalt. – Ousman Danedjo (2008) : Enelmedio. O+Music. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur les tracks 2, 7 & 11) – Sékouba « Bambino » Diabaté (1996) : Bonya. Syllart. (cassette) – Manu Dibango (2003) : Wakafrika. Giant. – Oumou Dioubaté (1999) : Wambara. Stern’s Music. – Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie. – Santoutou Kanouté (1988) : Signaro. Beni Mariko BM 93. (cassette) – Mory Kanté (2004) : Sabou. Tug. – Mamani Keïta & Marc Minelli (2001) : Electro Bamako. Universal Music. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 4, 6 & 9) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 3, 6 & 8 – 10) – Salif Keïta (1995) : "Folon" … The Past. Mango. (sur track 7) – Ami Koïta (1985) : Tata Sira. Bolibana. – Ami Koïta (1986) : Debe. Disques Espérance. – Diaba Koïta (2004) : Diamadouassi. La vache qui tache/APPMM. – Moriba Koïta (1997/2001) : Sorotoumou. Cobalt. – Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa. – Lansine Kouyaté & David Neerman (2008) : Kangaba. No Format! (sur track 8) – Mamany Kouyaté (2005) : La Voix d'Or du Mali (The Golden Voice of Mali). Playa Sound. – Tata Bambo Kouyaté (1988) : Djely mousso. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart. – El Hadj Ndiaye (2008) : Géej. Marabi. – Cheick Tidiane Seck & Hank Jones (1995) : Sarala. Verve Rec. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 1 – 10) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 2, 3 & 11) – Hadja Soumano (1989) : Nteri Diaba. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart.
Amadi Koné (ngoni) :
– Walde Damba (1989) : Balabolo. Vol.1. Sweet Sound. – Walde Damba (1989) : Walde Damba et son ensemble: Blondaba. Vol.2. Sweet Sound.
Issa Koné (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Dirtmusic (2010) : BKO. Glitterhouse Rec. (sur track 9)
Mamadou Koné (ngoni) :
– Fatoumata Mah Kouyaté no.1 (199?) : Samaya Djeli – Vol.3. FLAC. (mp3)
Mouctar Koné (ngoni) :
– Fanta Damba (1980) : Bahamadou Simogo. Celluloid. – Fanta Damba (1983 ?) : Fanta Damba. (Bahamadou Sylla). Celluloid. – Fanta Damba (1986 ?) : Fanta Damba. (Mamadou magadji). Disques Espérence.
Tidiane Koné (ngoni) :
– Mory Kanté (1996) : Tatebola. Misslin DME 18.

Toumani Koné (donsongoni) :
– Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.1. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.2. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné, vol.4. Siriman Diallo. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné. (s.i.). (cassette)
* Andra Kouyaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (Andra Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep/mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (mp3/cd ?) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Ba Foussayur Kouyaté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1995) : Bambo. Sory Labita 210. (cassette)
Baba Kouyaté (ngoni) :
– Ami Koïta (1995) : Carthage. Sonodisc.
Barou Kouyaté (ngoni) :
– Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha.

* Bassékou Kouyaté (ngoni, ngoniba, jelingoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Div. Artistes (2008) : fRoots 30. fRoots. (sur track 3) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (sur track 1) – Div. Artistes (2008) : 24th Music Meeting. Not on Label. (track 20) (cd promo) – Div. Artistes (2010) : Rough Guide to Desert Blues. World Music Net. (track 2/disque 1) – Div. Artistes (2010) : Free Africa. Le Son du Maquis. (track 10/disque 4) – Div. Artistes (2010) : AfroCubism. Word Circuit. – Amadou & Mariam (2012) : Folila. Warner Music. (sur les tracks 2, 3 & 9) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. (sur les tracks 3, 6, 8 & 11) – Keletigui Diabaté (1996) : Keletigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cassette) – Nainy Diabaté (1992) : Farafina mousso. Camara. (cassette) – Nainy Diabaté (1997) : Nafa. (cassette) – Nainy Diabaté (1998) : Nafa. (réédition de Diabaté 1992 et 1997 sur Nafa). Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Kandia Kouyaté (2010) : Symphonie Mandingue Live. A .T.A. (mp3) – Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisc. – Toumani Diabaté & Roswell Rudd (2002) : Malicool. Emarcy Rec. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Toumani Diabaté (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé pour l’été 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Taj Mahal (2008) : Maestro. Heads Up International. (sur track 2B) (vinyle) – Mongrel (2009) : Better than Heavy. Wall of Sound. (sur track 8/disque 1) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit. – Vieux Farka Touré (2007) : Vieux Farka Touré. Modiba Productions/World Village. – Vieux Farka Touré (2007) : Remixed – UFO’s over Bamako. Rykodisc/Warner.
* Bassi Kouyaté (ngoni) :
– Bassi Kouyaté (1997) : Mali – Chants de griot bambara. Buda Musique. – Bassi Kouyaté & Vincent Zanetti (1997) : Djinn Djow (Chants et musique du Mali). Bolibana. (mp3)
Fousseyni Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2002) : Badeniya – Manden Jaliya in New York City. Smithsonian Folkways. (sur les tracks 1 – 5) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Mamadou Diabaté (2000) : Tunga. Alalu Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec.
Guimba Kouyaté (ngoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur les tracks 5, 6 & 11)
Kémo Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Aminata Kamissoko (2011) : Kognoumalon. E Media/B.K.S. – Ami Koïta (1992) : Hommage à Sambayal Gaye "Concorde". (s.i.) (cassette)
Mamaye Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2000) : Djelimousso (La Voix du Mandingue – Chants de Griots Bambara). Buda Musique. – Mah Damba & Mamaye Kouyaté (s.d.) : Den Niale. (s.i.) (cassette) – Abdoulaye Diabaté (1995) : Djiriyo. Stern’s Africa. – Sékou Kouyaté (1991) : Diagneba. Syllart. – Ali Farka Touré (1990) : The River. World Circuit.
Noumoudjon Kouyaté (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa.
Omar Barou Kouyaté (ngoni, ngoni médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. (sur les tracks 2, 6, 9 & 10) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Sidi Modibo Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec.
Souleymane Kouyaté (ngoni) :
– Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec/Universal. – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango.
Abel Malé (donsongoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 2)
* Madine N’Diaye (ngoni, kamalengoni, kora) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Pekos / Yoro Diallo (ngonis électriques) :
– Pekos/Yoro Diallo (2007) : Pekos/Yoro Diallo. Yaala Yaala Rec/Drag City.
Bouba Sacko (ngoni) :
– Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s. (sur track 7)
Silima Sakoné (ngoni basse) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique.
Harouna Samaké (kamalengoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Yé Lassina Coulibaly (2000) : Burkina Faso – Mali : musiques actuelles. Buda Musique. – Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Bako Dagnon (2009) : Sidiba. Discograph. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 2, 4 & 12) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 2 & 4) – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 7 & 8) – Etienne Mbappé (2008) : Su la take. O+Music. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 6) – Sali Sidibé (1993) : Wassoulou Foli. Stern’s Africa. – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s.
Mamane Samaké (kamalengoni) :
– Les Sœurs Sidibé (s.d.) : Ni La Kani. Maikano1070. (cassette)
* Sibiri Samaké (donsongoni) :
– Div. Artistes (2000) : In Griot Time – String Music of Mali. Stern’s Africa. (track 9) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (tracks 6 & 8) – Sibiri Samaké (1994) : Mali – Musiques des Chasseurs de Sebenikoro. Musicrama. – Sibiri Samaké (2009) : Djitoumou Kono – Musiques des Chasseurs. Buda Musique. – Sibiri Samaké (2010) : Dambe Foli – Bamana Hunters Music. Kanaga System Krush.
(remarque : les albums de 1994 et 2009 sont possiblement identiques !)
Dassy Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
(remarque : possiblement identique à Nassourou Saré !)
Nassourou Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (1976) : Ali Touré « Farka » (Bandalabourou). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1977) : Ali Touré « Farka » (Yer Sabou Yerkoy). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1996) : Radio Mali. World Circuit. (compilation)
* Allata Broulaye Sidibé (kamalengoni) :
– Allata Broulaye Sidibé (1983) : Spécialiste de Kamelen N’goni. Folklore du Manding. Maïkano MAILPS 1024. (vinyle/cassette) – Allata Broulaye Sidibé (s.d.) : Initiateur du Kamele Ngoni. Mali K7. (cassette)
Harouna Sidibé (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie.
Kassim Sidibé (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Trilok Gurtu (2000) : African Fantasy. Blue Thumb Rec. (sur track 5) – Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio (2010) : N’Diale. Innacor Rec. – Oumou Sangaré (1996) : Denw. (s.i.). (cassette) – Oumou Sangaré (1996) : ‘Worotan’. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit (2cds, compilation). – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur les tracks 4, 5, 7 & 10) – Adham Shaikh (2010) : Universal Frequencies. Sonicturtle Rec. (sur les tracks 6 &7)
* Mamadou Sidibé (kamalengoni) :
– Coumba Sidibé (2000) : Djandjoba. Camara Productions. – Mamadou & Vanessa (2007) : Nacama. CD Baby.Com/Indys. – Mamadou & Vanessa (2010) : Wulajan. CD Baby.Com/Indys. (mp3) – Mamadou & Vanessa (2010) : Mamadou Sidibé – Learn Kamale Ngoni Lesson One. (c) Mamadou & Vanessa (DVD)* – Mamadou & Vanessa (2011) : Faso Mali. CD Baby.Com/Indys.
* Dvd pour apprendre la technique du kamalengoni, des explications pratiques (accordage, échange des cordes, etc.) et deux rythmes traditionnels compris.
* Paul Sidibé (kamalengoni) :
– Paul Sidibé (2011) : Mon n’goni. La Cigogne. (mp3)
Solo Sidibé (kamalengoni) :
– Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. (sur track 6)
Souleymane Sidibé (kamalengoni) :
– Mamadou Sissoko alias Mohamed Jony (s.d.) : Bimbalia. Maikano1071. (cassette)
* Yoro Sidibé (donsongoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Yoro Sidibé (2008) : Yoro Sidibé. Yaala Yaala Rec.
Abou Sissoko (ngoni) :
– Mamadou Diabaté (2011) : Courage. World Village.
* Baba Sissoko (ngoni) :
– AKA Moon/Baba Sissoko/Black Machine (2010) : Culture Griot. Cypres. – Art Ensemble of Chicago (2004) : Reunion – Live in Roma. Materiali Sonori. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Miguel Angá Diáz (2005) : Echu Mingua. World Circuit. (sur les tracks 3 & 4) – Stéphane Huchard (2008) : African Tribute to Art Blakey. Harmonia Mundi Music. – Chris Joris & Bob Stewart (2006) : Rainbow Country. Werf. – Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Mââk’s Spirit & Gnaoua Ensemble (2003) : Al Majmaâ. Igloo IGL 172. – Baba Sissoko & Taman Kan (1995/2000) : Live in Studio. Il Manifesto. – Baba Sissoko (2004) : Djeliya. Il Manifesto. – Baba Sissoko Trio (2007) : Bolokan. Extraplatte Musikproduktion. – Baba Sissoko Jazz Ensemble (2007) : Bamako Jazz. Werf. – Baba Sissoko (2008) : Djekafo. Il Manifesto. – Baba Sissoko & Il Pozzo di San Patrizio (2010) : The Eyes over the World. EOW Music. – Baba Sissoko (2011) : African Griot Groove (Afro blues). Non firmato. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Baba Sissoko joue aussi des percussions (balafon, calebasse, dundun, karignan) et est maître du tamani (tambour à aisselle) ; en tant que tel, il a collaboré et enregisté avec Don Moye (2002 : Bamako Chicago Express), Cachaito Lopez, Roberto Fonseca (2012 : Yo), AfroCubism (2010 : AfroCubism), Lokua Kanza (2003 : 3), Ry Cooder, Santana, Bassékou Kouyaté, Buena Vista Social Club, Ibrahim Ferrer, Youssou N’Dour, Mamani Keïta, Baaba Maal, Enzo Avitabile & Bottari, Sting, Fela Kuti, Ami Koïta, Taranta Nera, The Wailers, Bruno Genero Ensemble, etc. etc.

* Banzoumana Sissoko (kamalengoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (~1987) : Jamana Sorofé – Jamana Faamuya yiriwa ton . Bamako. (cassette) – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – One Day on Radio Mali. Syllart. (sur track 2/disque 1) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.2. Banzoumana Sissoko, le vieux lion I. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2552. (vinyle) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.3. Banzoumana Sissoko, le vieux lion II. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2553. (vinyle) – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.1. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8326. – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.2. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8327. (vinyle) – Wanda Kouyaté (1984 ?) : La grande vedette malienne accompagnée dans ngoni par Bazoumana Sissoko. Sacodis LS 33. (vinyle)
Banzoumana Sissoko (~1890–1987) fut le griot le plus important au Mali de l’ère coloniale et mythique joueur de kamalengoni. Né aveugle.
Djeli Baba Sissoko (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle) – Musiques du Mali (1995) : Musiques du Mali – Banzoumana. Produced by Ibrahima Sylla. Reissue of selected material from Ministery of Information of Mali and other material. Syllart/Mélodie.
Djimé Sissoko (ngoni) :
– Samba Touré (2009) : Songhai Blues – Homage to Ali Farka Touré. World Music Network. – Samba Touré (2011) : Crocodile Blues. World Music Network.
Doni Sissoko (ngoni) :
– Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
* Mama Sissoko (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Kassé Mady Diabaté (1989) : Fode. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diabaté (1990) : Kela Tradition. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 6) – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. (sur track 9) – Mama Sissoko (2001) : Soleil de Minuit. Tinder. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
Mamadou Sissoko (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (2009) : Amary Daou (1981/1982). Syllart.
Sadio Sissoko (ngoni) :
– Sabré Soumano (1994) : Moussoulou. Mélodie.
Sayan Sissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Afel Bocoum & Alkibar (2009) : Tabital Pulaaku. Contre Jour. (sur track 10) – Dogomani Dagnon (1993) : Domani – Wawamba. Sonodisc. – Kassé Mady Diabaté (1997) : Yilli malo. Elite Productions. (cassette) – Baba Djan Kaba (1992) : Kankan. Sonodisc. – Moussa Keïta (1997 ?) : Seguele Moussa. Sory Yattassaye (cassette) – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango. – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Fodé Kouyaté (1993) : Anka Wili. Syllart/Mélodie. – Baaba Maal (1991) : Baayo. Mango. – Sekou Sacko and Ramata Kouyaté (1991) : Sekou and Ramata. Mande/Island. (cassette) – Djelimady Tounkara (2001) : Sigui. Indigo.
Yacouba Sissoko (kamalengoni, ngoniba, ngoni) :
– Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur le track 3)
Adama Tounkara (ngoni) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Ballaké Sissoko (2000) : Déli. Label Bleu. – Djelimady Tounkara (2005) : Solon Kôno. Marabi.
Ganda Tounkara (ngoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Fati Kouyaté (2011) : Soukora. E Media BKS. – Vieux Farka Touré (2011) : The Secret. Six Degrees/Exil.
(remarque : possiblement identique à Garba Tounkara !)
Garba Tounkara (ngoni) :
– Mory Djely Dienne Kouyaté (1993) : La renaissance mandingue. Sonia Store Production. (cassette)
Mady Tounkara (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.6. Fanta Damba : La tradition épique. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2506 (vinyle)

* Makan « Badié » Tounkara (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. (sur les tracks 1, 3 & 8) – Kaira Ben (1996) : Singa. Stern’s Africa. – Ami Koïta (1989) : Mamaya. Syllart. – Ami Koïta (1989) : Mory Djo. Mali K7. (cassette) – Ami Koïta (1993) : Songs of Praise. Stern’s Africa. – Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango. – Dieneba Seck (2006) : The Truth. Stern's Africa. – Makan Tounkara (2002) : N’goni du Mali. Cinq Planètes. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
��� Samuel Thiebaut (2011) : The River – Sébastien Martel (guitare, chœur), Piers Faccini (guitare, voix) et Makan « Badié » Tounkara (ngoni) au Festival Africolor Paris (10 déc. 2011). Caméra : Florence Levasseur, Guillaume Golin ; Son : Pierrick Saillant. Armor TV – Cinéplume/TVM et Oléo Films. (vidéo)
Modi Tounkara (ngoni) :
– Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
Abdoulaye Traoré (donsongoni) :
– Abdoulaye Traoré (2010) : Abdoulaye Traoré. Yaala Yaala Rec.
* Adama Yalomba Traoré (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Le Festival au Désert. Triban Union/Exil Musik. (track 10) – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Adama Yalomba (1995) : Yalomba. Maikano. (cassette) – Adama Yalomba (1997) : Ni Kelenni Kadi. Labida. (cassette) – Adama Yalomba (199?) : Gnumankè. Samassa Rec. (cassette) – Adama Yalomba (2001) : M’Bora. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2004) : Dumuni. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2009) : Kassa. Makasound.
Meri Traoré (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Meri%20Traore.mp3
Moussa Traoré (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2011) : La Grande Cantatrice Malienne – Vol.3. ATFA001. (vinyle)
* Sékouba Traoré (donsongoni) :
– Sékouba Traoré & Mahmoud Ghinia (2000) : Wlad Bambara. Wereld Culturen Centrum.
(notes : l’asterisque* veut dire que ce musicien a publié aussi sous son propre nom ; s.d. = sans date ; s.i. = sans indication)
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Références :
– Arnaud, Gérard / Henri Lecomte (2006). Musiques de toutes les Afriques. Paris: Fayard. – Charry, Eric (2000). Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago: The University of Chicago Press. – Dumestre, Gérard (2011). Dictionnaire bambara-français, suivi d’un index abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. – Durán, Lucy (1995). "Birds of Wasulu: Freedom of expression and expression of freedom in popular music of southern Mali", British Journal of Ethnomusicology 2: 117-42. – Durán, Lucy (2000). "Women, Music, and the 'Mystique' of Hunters in Mali", in : The African Diaspora: A Musical Perspective (Critical and Cultural Musicology), Ingrid Monson (ed.). London : Routledge, pp.137-185. – Nketia, J.H. Kwabena (1979/1991). Die Musik Afrikas. (Taschenbücher zur Musikwissenschaft ; 59). Wilhelmshaven : Noetzel.
Herbert
Un GRAND MERCI à mon ami Rainer (ethnomusicologue et musicien de djembé), à Hauke (directeur de l'Archive pour la Musique Africaine à l’université Johannes Gutenberg de Mayence), à Ulli (qui enseigne et joue du kamalengoni) et à Assigué (vforumiste et excellent connaisseur du Mali). Ce travail est dédié à ce quartette ...
Instruments et contexte historique, en abrégé
L’arc est sans doute le premier instrument à cordes de l’humanité. Il n’existe pas uniquement en Afrique : on en a joué aussi bien à Hawaï que dans le nord de la Sibérie ou en Italie. Ainsi, on peut supposer avec certitude que le berimbaou brésilien est d’origine africaine, comme sans doute tous les arcs musicaux à résonateur attaché (en calebasse) des Amériques ; de nos jours, c’est surtout l’Afrique australe qui présente encore un sortiment riche en arcs-en-bouche. Cependant, il existe en Amazonie, p.ex. chez les Jivaros mais aussi chez d’autres populations, des arcs-en-bouche plutôt d’origine amérindienne qu’africaine.
En Afrique de l’Ouest, c’est la harpe à chevalet qui prédomine. Les harpes africaines ont en commun d’être « ouvertes », c.à.d. de ne pas comporter de pilier antérieur comme la harpe classique occidentale. La forme de la caisse de résonance est variée : hémisphérique en calebasse, caisse naviforme, en cuillère ou en coupe ... Le manche est le plus souvent en bois (mais peut même, comme chez les Mangbetu du Congo démocratique, sculpté en ivoire). La caisse de résonance peut être en bois, en calebasse mais aussi, comme chez les Acholi de l’Ouganda, en carapace de tortue.
En Afrique Centrale, les harpes sont dotées de manches arqués, depuis la région des Grands Lacs jusqu’au Gabon. Chez les Zandé, la harpe à cinq cordes est très proche de la « harpe cintrée » des anciens Egyptiens. Elle constitue l’un des sommets de la lutherie africaine. Il existe aussi des harpes « fourchues » (ou « cithares arquées », selon le musicologue ghanéen J.H. Kwabena Nketia), répandues dans un périmètre limité, au Libéria, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
Beaucoup plus répandues sont les harpes à chevalet, aussi appelées « harpes-luths » (mais le premier terme paraît plus approprié). Leur aire d’expansion est beaucoup plus vaste : le donsongoni (voir la photo 03) dans la région sud-mali dite Wassoulou ou son dérivé récent, le kamalengoni, instrument de la jeunesse (voir la photo 02), très populaire chez les jeunes du Wassoulou et de Bamako, le soron à dix-neuf cordes de Guinée, le simbi des chasseurs manenka-mandinka et dioula de la Guinée et du Sénégal, le ko des Dan, le kori des Sénoufo, pour ne citer que peu, sans oublier bien sûr la plus célèbre d’entre elles, la kora des griots mandingues dont les vingt et une cordes ont fait le tour du monde.
Ces harpes, dont la caisse de résonance est en règle une calebasse (sauf les quelques harpes apparentées de Côte d’Ivoire ou du Ghana), ont pour origine commune la harpe des chasseurs ou des guerriers. Très connu parmi ces harpes est le mbolon, harpe qui est joué chez des Sénoufo, et qui reste privilégiée dans le poro, rite d’initiation de ce peuple. Le mbolon comporte deux, trois ou quatre cordes attachées à un chevalet-cordier. Le musicien en joue avec une pièce de bois fourchue qu’il tient dans sa main droite en guise de plectre, tout en frappant les cordes de sa main gauche à nu. Il en résulte une polyrythmie extraordinaire. Aujourd’hui, cette harpe est jouée pour encourager les travaux des champs. Une autre harpe, qui comporte en règle six cordes, le donsongoni, est l’instrument des confréries des chasseurs du Wassoulou, région englobant une partie du Mali, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Elle a un rôle rituel, mais depuis cinq, six dizaines d’années, est apparue une autre harpe, très proche, le kamalengoni, la « harpe des jeunes » (kamalen veut dire en bambara « jeune homme, homme jeune ; gaillard, amant »), surnomméé aussi « moustique » à cause de sa sonorité grésillante.
Les luths, instruments où un manche prolonge la table d’harmonie et où les cordes, parallèles au manche, peuvent être raccourcies par les doigts du musicen pour produire chacune plusieurs notes, sont surtout répandue Afrique de l’Ouest et du Nord.
Au Niger, au Mali, en Guinée, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, même au Nigeria, on joue des luths dont le nom varie selon la région ou espace culturel : ngoni, hoddu, kountigui, tidinit, xalam, molo, kone, etc. etc. Cet instrument au long manche cylindrique et à la caisse allongée recouverte d’une peau, est resté très proche du gegenty de l’Egypte pharaonique, et probablement colporté par les Fulbé qui l’ont répandu partout où ils nomadisaient. Les Fulbé sont les seuls à détenir un mythe racontant l’origine de cet instrument. Le nombre des cordes varie d’un peuple à l’autre, monocorde chez les Sonraï, à quatre cordes chez les Maures, à cinq chez les Bambara ...
Concernant le ngoni, luth malien (voir la photo 01), il existe en parallèle les termes jelingoni, « ngoni des griots » (jeli veut dire en bambara « griot »), et bambarangoni, « ngoni des Bambara » (utilisés aussi dans la liste des joueurs de ngoni en bas). Le terme jelingoni est surtout utilisé pour délimiter le luth ngoni par rapport aux harpes à chevalet kamalengoni et donsongoni. Donc, ngoni et jelingoni sont des termes plus ou moins identiques, c.à.d. ils se chevauchent, de plus, face au fait que le ngoni est un instrument des griots, jelingoni est bien à identifier comme pléonasme. Le ngoni ne signifie rien d’autre que « luth, "ngoni", instrument à cordes des griots (souvent nommé "guitare") » (Dumestre 2011 : 765). Donc, si ngoni veut dire « luth des griots », il ne faut pas ajouter jeli- qui est, dans ce cas, redondant. Certes, Charry n’utilise pas le terme jelingoni mais bien son équivalent anglais, « griot lute » (Charry 2000 : 122ff). Encore : jelingoni est un terme qui est utilisé pour clarifier les limites des harpes à chevalet, les kamalengoni et donsongoni, pour dire qu’il s’agit du « vrai » ngoni, à savoir celui des griots. Le terme bambarangoni est plus ou moins identique à jelingoni. Il s’agit du même instrument, mais jamais d’un kamalengoni ou donsongoni. Certes, je ne suis pas sûr si ce sont les Bambara exclusivement qui jouent du bambarangoni, cependant, dans la société bambara, ce sont les griots seulement qui jouent de ce ngoni.
En haut, dans le titre, j’ai mis ngonis en parenthèses pour, à titre exceptionnel, utiliser le terme comme terme collectif, terme qui doit contenir, par des raisons techniques, ngoni (jelingoni, bambarangoni), kamalengoni et aussi donsongoni, même s’il faut – je l’ai déjà exposé – séparer autrement ngoni de kamalengoni et de donsongoni ...
Joueurs de ngoni/kamalengoni/donsongoni maliens et leurs héritages musicaux retenus sur des cds, vinyles, cassettes, mp3s, etc. (par extraits !) :
* Issa Bagayogo (kamalengoni) :
– Div. Artistes (1994) : Electric & Acoustic Mali. EMI Hemisphere. (track 7) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (track 5) – Issa Bagayogo (199?) : Fengue. EMI Mali. (cassette) – Issa Bagayogo (1999) : Sya. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2002) : Timbuktu. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2004) : Tassoumakan. Six Degrees Rec. – Issa Bagayogo (2008) : Mali Koura. Six Degrees Rec.
Moussa Bah (ngoni, ngoniba médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Abdoul Wahab Berthé (kamalengoni) :
– Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly ! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo.
* Mamoutou Mangala Camara (kamalengoni, ngoni) :
– Mangala Camara (2000) : Réexpédition. Africa Productions. – Mamoutou Mangala Camara (2001) : Mali – chants et musiques de griots. Sunset.
Camélé (ngoni) :
– Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 5)
* Adama Coulibaly (donsongoni, ngoni) :
– Adama Coulibaly (2006) : N’Goni Fola. Traditional & Original String Music from Mali. Kanaga System Krush. – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 7 & 10)
Broulaye Coulibaly (donsongoni) :
– Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Daouda Coulibaly (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Douda%20Coulibaly.mp3
Dougouye Coulibaly (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisk. (sur les tracks 6 & 12)
Tiedjo Danté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1985/1989) : Jatigui. Globestyle.
* Daouda Dembele (jelingoni) :
– Daouda Dembele (s.d.) : El Hadji Sekou Oumar. Vol.1. Beni Mariko BM 5001. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et sa guitare dans l’histoire de Makan. Vol.1. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Daouda Dembele et son épouse Hawa Dembele. Vol.2. Super Sound. (cassette) – Daouda Dembele (s.d.) : Histoire de Bakaridjan. Vol.1. SSL 233. (cassette) – Daouda Dembele (2012) : Daouda Dembele. Yaala Yaala Rec.
Demma Dia (ngoni) :
– Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango.
Balla Diabaté (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle)
Bourama Diabaté (ngoni) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008 (??). (cd démo/wav)
* Cheick Hamala Diabaté (ngoni) :
– Cheick Hamala Diabaté & Bob Carlin (2006) : From Mali to America. 5-String Production. – Cheick Hamala Diabaté (2006) : Kèlè Manyi Dé. Mali Music. – Cheick Hamala Diabaté (2009/2012) : Ake Doni Doni. Grisgris Discs. – Corey Harris (2007) : Zion Crossroads. Telarc (sur track 7-8) – Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
Jeli Fotigui Diabaté (bamanangoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 1)
Kelemonzon Diabaté (ngoni basse) :
– Song and Dance Ensemble of West Africa (2008) : Silver – Centre Culturel Français Bamako, april 2008. (s.i.) (cd démo/wav)
Komawulen Diabaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 3, 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 1)
Lanfia Diabaté (ngoni) :
– Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
Lassana Diabaté (ngoni) :
– Babani Koné (1998) : Sanou Djala. Stern’s Africa.
Mamadou Diabaté (ngoni) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec.
Mamah Diabaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Coumba Sidibé (2001) : Mansa. Mali K7 S.A. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Lobi Traoré (1999) : Duga. Cobalt. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch. – Rokia Traoré (2008) : Tchamantché. OutHere Rec.
Samba Diabaté (ngoni) :
– Les Escrocs (2005) : Rap Acoustique du Mali. Naxos World. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production.
Solo Diabaté (ngoni) :
– Mokontafe Sako (1976) : Farafina mousow. Sonafric. – Mokontafe Sako (1976) : La grande vedette malienne. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Les aigles du Mali. Sonafric. – Mokontafe Sako (1977) : Mokontafe Sako et son Ensemble Traditionnel. Sonafric.
Boua Diakité (kamalengoni) :
– Mamou Sidibé (2001) : Nakan. Cobalt.
Bréhima « Bénogo » Diakité (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (1997) : Best of Ellipsis Arts … Award Winning Global Music Compilations. Ellipsis Arts/Sunnymoon. (sur track 5/disque 2) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Amadou & Mariam (2008) : Welcome to Mali. Warner Music. (sur track 3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. – Nahawa Doumbia (2000) : Yaala. Cobalt. – Frederic Galliano and the African Divas (2002) : African Divas (Digipack, édition limitée). F Communications. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. (sur track 2) – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 9 & 10) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Oumou Sangaré (1991) : Moussolou. World Circuit. – Oumou Sangaré (1993) : Ko sira. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8)
* Filifin Diakité (kamalengoni) :
– N’Gou Bagayoko (2002) : Kulu. Frikyiwa. (sur les tracks 4 & 7) – Filifin (2002) : Siran. Frikyiwa.
* Tom Diakité (donsongoni, kamalengoni, ngoni) :
– Alexandre Desplat (2007) : Jacques Audiard – O.S.T. Silva Americana. – Sékouba « Bambino » Diabaté (2002) : Sinikan. Sonodisc. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. – Tama (1999) : Nostalgie. Virgin. – Tama (2002) : Espace. Virgin.
Dian Diallo (kamalengoni) :
– Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. (sur track 7)
Issa Diallo (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Issa%20Diallo.mp3
* Yoro Diallo (kamalengoni) :
– Yoro Diallo (s.d.) : Yoro Diallo dit Tiekro Bani (Vol.1). Samassa Rec. (cassette) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 8) – Boubacar Traoré (2003) : Kongo Magni. Marabi. – Yoro Diallo & Diagbawara Sali (2009) : Dounia Kadi. Camara Productions. (mp3)
* Abou Diarra (kamalengoni) :
– Abou Diarra (2008) : Kono Kan Bora. (s.i.). – Abou Diarra (2010) : An ka belebele. Euclydia. – Abou Diarra (2012) : Donsoya. Camara Production. (mp3)
Adama Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Adama%20Diarra.mp3
Aliou « Donzoko » Diarra (donsongoni) :
– Hannes Kies (2003) : Mali Trio Project – Saxophone meets Kora, Balafon & Donzo N’goni. Benkadi.
Karim Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Karim%20Diarra.mp3
Siaka Diarra (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Siaka%20Diarra.mp3
* Zoumana Diarra (ngoni) :
– Zoumana Diarra (1997) : Ballad of Manding. Djenné, DJCD 1003. Distr. by Stern’s Africa.

* Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (kamalengoni) :
– Damon Albarn (2002) : Mali Music. Parlophone/EMI. (track 15) – Aïssata « Kokanko Sata » Doumbia (2005) : Kokanko Sata. Honest Jon’s Rec.
Une des très rares joueuses de kamalengoni maliennes (voir aussi Madine N’Diaye sur cette liste !).
Mamadou Doumbia (ngoni) :
– Morgan Fisher (1994) : Rebalance. Prem Promotion Co.
Mama Dramé (ngoni) :
– Ami Koïta (s.d.) : Hine Mansa. (réédité sous Pour collectionner, Vol.2/1992. OCWAK 002)
* Alou Fané (kamalengoni, donsongoni) :
– Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Rythmes du Wassoulou Vol.3. Ivoire Polydisc. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré (198?) : Kamalen N’Gonin. Disco Club. (vinyle) – Alou Fané & Daouda Sangaré & Djourou Diallo (2008) : Kamale Ngoni – Kelea. Indigo. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan Dozon N Goni. Dakar/New Music Distribution. – Alou Fané & Foté Mocoba (2000) : Kamalan N’Goni- Dozon N’Goni. Dakar Sound/Cargo Rec. – Michel Séguin & Toubabou (1974) : Le blé et le mil (live). Troc Kotai. (vinyle) – Sali Sidibé (1980) : L’enfant chéri du Wassolon, vol.1. Disco Club de la Bagoué F.T.002. (vinyle) – Sali Sidibé (1982) : Formidable ! – Sali Sidibé 82. Poydisc. (vinyle)
Fimani (ngoni) :
– Assa Dramé (s.d.) : Tata Bambo présente sa fille Assa Dramé : Hommage aux griots. Afrique Musique AM 92002. (cassette)
Yossi Finé (ngoni) :
– Vieux Farka Touré (2009) : Fondo. Six Degrees Rec. (sur les tracks 4 & 7)
* Adama Namakoro Fomba (donsongoni) :
– Adama Namakoro Fomba (1995) : Allah an dèmè. (s.i.). – Adama Namakoro Fomba (2008) : Wallé (Kalitex présente). Kalitex Productions. (mp3)
Ousmane Gadjaka (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2004) : Red & Green. World Circuit. (2cds ; réédition de deux anciens vinyles d’AFT). (sur les tracks 5 – 8)
Ousmane Gadjaka joue du ngoni sur le disque Green (édité d’abord sous Ali Farka Touré, 1988, et African Blues, 1990)
Kassemady Kamissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur les tracks 7 & 12) – Diabaté Family of Kela (1994) : An bè kelen/We are one – Griot Music from Mali #1. Pan Rec. – Diabaté Family of Kela (1997) : Bonya/Respect – Griot Music from Mali #2. Pan Rec.
« Petit » Kassemady Kamissoko (ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere.
Mahamadou Kamissoko (ngoni) :
– Ballaké Sissoko & Vincent Segal (2009) : Chamber Music. No Format! (sur track 3) – Boubacar Traoré (2010) : Mali Denhou. Lusafrica.
Sory Kané (ngoni) :
– Wande Kouyaté (s.d.) : Bara Muso. (s.i.) (cassette)
Moussa Kanouté (ngoniba, ngoni) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Moussa « Vieux » Kanté (kamalengoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Moussa « Vieux » Kanté (2004) : Laban. (s.i.).
Binéfou Keïta (ngoni) :
– Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit.
Ousmane Keïta (kamalengoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur track 1)
Baréma Koita (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Bush Taxi Mali – Field Recordings from Mali. Sublime Frequencies. (sur track 10)

* Moriba Koïta (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (1996) : Vertigo ! Le Magazin des Nouvelles Tendances du Jazz No.1. Verve Rec. (sur track 9) – Div. Artistes (2005) : Barcelona Raval Sessions 2. Satélite K. (sur track 9/disque 1) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (track 14) – Amadou & Mariam (2002) : Wati. Universal Music Jazz. (sur les tracks 8 & 10) – Amadou & Mariam (2005) : The Best of. Universal Music Jazz. (sur les track 8) – Jean-Jacques Avenel (2004) : Waraba. Songlines Rec. – Nayanka Bell (1994) : Visa. SLP Editions. (cassette) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Moïra Conrath (2000) : Insomnie. Cobalt. – Ousman Danedjo (2008) : Enelmedio. O+Music. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur les tracks 2, 7 & 11) – Sékouba « Bambino » Diabaté (1996) : Bonya. Syllart. (cassette) – Manu Dibango (2003) : Wakafrika. Giant. – Oumou Dioubaté (1999) : Wambara. Stern’s Music. – Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie. – Santoutou Kanouté (1988) : Signaro. Beni Mariko BM 93. (cassette) – Mory Kanté (2004) : Sabou. Tug. – Mamani Keïta & Marc Minelli (2001) : Electro Bamako. Universal Music. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 4, 6 & 9) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 3, 6 & 8 – 10) – Salif Keïta (1995) : "Folon" … The Past. Mango. (sur track 7) – Ami Koïta (1985) : Tata Sira. Bolibana. – Ami Koïta (1986) : Debe. Disques Espérance. – Diaba Koïta (2004) : Diamadouassi. La vache qui tache/APPMM. – Moriba Koïta (1997/2001) : Sorotoumou. Cobalt. – Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa. – Lansine Kouyaté & David Neerman (2008) : Kangaba. No Format! (sur track 8) – Mamany Kouyaté (2005) : La Voix d'Or du Mali (The Golden Voice of Mali). Playa Sound. – Tata Bambo Kouyaté (1988) : Djely mousso. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart. – El Hadj Ndiaye (2008) : Géej. Marabi. – Cheick Tidiane Seck & Hank Jones (1995) : Sarala. Verve Rec. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 1 – 10) – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur les tracks 2, 3 & 11) – Hadja Soumano (1989) : Nteri Diaba. (réédité sous Hadja Soumano et Tata Bambo Kouyaté. Syllart/Mélodie). Syllart.
Amadi Koné (ngoni) :
– Walde Damba (1989) : Balabolo. Vol.1. Sweet Sound. – Walde Damba (1989) : Walde Damba et son ensemble: Blondaba. Vol.2. Sweet Sound.
Issa Koné (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Dirtmusic (2010) : BKO. Glitterhouse Rec. (sur track 9)
Mamadou Koné (ngoni) :
– Fatoumata Mah Kouyaté no.1 (199?) : Samaya Djeli – Vol.3. FLAC. (mp3)
Mouctar Koné (ngoni) :
– Fanta Damba (1980) : Bahamadou Simogo. Celluloid. – Fanta Damba (1983 ?) : Fanta Damba. (Bahamadou Sylla). Celluloid. – Fanta Damba (1986 ?) : Fanta Damba. (Mamadou magadji). Disques Espérence.
Tidiane Koné (ngoni) :
– Mory Kanté (1996) : Tatebola. Misslin DME 18.

Toumani Koné (donsongoni) :
– Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.1. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1994) : Toumani Koné, vol.2. Super Sound. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné, vol.4. Siriman Diallo. (cassette) – Toumani Koné (1990) : Toumani Koné. (s.i.). (cassette)
* Andra Kouyaté (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (Andra Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep/mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (mp3/cd ?) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern Rec. – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Ba Foussayur Kouyaté (ngoni) :
– Tata Bambo Kouyaté (1995) : Bambo. Sory Labita 210. (cassette)
Baba Kouyaté (ngoni) :
– Ami Koïta (1995) : Carthage. Sonodisc.
Barou Kouyaté (ngoni) :
– Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha.

* Bassékou Kouyaté (ngoni, ngoniba, jelingoni) :
– Div. Artistes (2006) : Midnight in Mali. Stern’s Africa. – Div. Artistes (2008) : fRoots 30. fRoots. (sur track 3) – Div. Artistes (2008) : Rough Guide to the Music of Mali. World Music Net. (sur track 1) – Div. Artistes (2008) : 24th Music Meeting. Not on Label. (track 20) (cd promo) – Div. Artistes (2010) : Rough Guide to Desert Blues. World Music Net. (track 2/disque 1) – Div. Artistes (2010) : Free Africa. Le Son du Maquis. (track 10/disque 4) – Div. Artistes (2010) : AfroCubism. Word Circuit. – Amadou & Mariam (2012) : Folila. Warner Music. (sur les tracks 2, 3 & 9) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Kassé Mady Diakité (2002) : Kassi Kasse – Mande Music from Mali. EMI Hemisphere. (sur les tracks 3, 6, 8 & 11) – Keletigui Diabaté (1996) : Keletigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cassette) – Nainy Diabaté (1992) : Farafina mousso. Camara. (cassette) – Nainy Diabaté (1997) : Nafa. (cassette) – Nainy Diabaté (1998) : Nafa. (réédition de Diabaté 1992 et 1997 sur Nafa). Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Kandia Kouyaté (2010) : Symphonie Mandingue Live. A .T.A. (mp3) – Toumani Diabaté & Taj Mahal (1999) : Kulanjan. Rykodisc. – Toumani Diabaté & Roswell Rudd (2002) : Malicool. Emarcy Rec. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Toumani Diabaté (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Fra Fra Sound (1999) : Mali Jazz. Pramisi Rec. – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé pour l’été 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Taj Mahal (2008) : Maestro. Heads Up International. (sur track 2B) (vinyle) – Mongrel (2009) : Better than Heavy. Wall of Sound. (sur track 8/disque 1) – Youssou N’Dour & Axelle Red (1998) : La cour des Grands (A ton tour de jouer). Sony. (cd/cassette). (sur track 2) – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit. – Vieux Farka Touré (2007) : Vieux Farka Touré. Modiba Productions/World Village. – Vieux Farka Touré (2007) : Remixed – UFO’s over Bamako. Rykodisc/Warner.
* Bassi Kouyaté (ngoni) :
– Bassi Kouyaté (1997) : Mali – Chants de griot bambara. Buda Musique. – Bassi Kouyaté & Vincent Zanetti (1997) : Djinn Djow (Chants et musique du Mali). Bolibana. (mp3)
Fousseyni Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2002) : Badeniya – Manden Jaliya in New York City. Smithsonian Folkways. (sur les tracks 1 – 5) – Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Mamadou Diabaté (2000) : Tunga. Alalu Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec.
Guimba Kouyaté (ngoni) :
– Fatoumata Diawara (2011) : Fatou. World Circuit. (sur les tracks 5, 6 & 11)
Kémo Kouyaté (ngoni) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Aminata Kamissoko (2011) : Kognoumalon. E Media/B.K.S. – Ami Koïta (1992) : Hommage à Sambayal Gaye "Concorde". (s.i.) (cassette)
Mamaye Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2000) : Djelimousso (La Voix du Mandingue – Chants de Griots Bambara). Buda Musique. – Mah Damba & Mamaye Kouyaté (s.d.) : Den Niale. (s.i.) (cassette) – Abdoulaye Diabaté (1995) : Djiriyo. Stern’s Africa. – Sékou Kouyaté (1991) : Diagneba. Syllart. – Ali Farka Touré (1990) : The River. World Circuit.
Noumoudjon Kouyaté (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (1999) : Kita kan. Stern’s Africa.
Omar Barou Kouyaté (ngoni, ngoni médium) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Amy Sacko (2008) : Integration. (édité aussi sous Dakan). Record Label Amy Sacko. (sur les tracks 2, 6, 9 & 10) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s.
Sidi Modibo Kouyaté (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec.
Souleymane Kouyaté (ngoni) :
– Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec/Universal. – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango.
Abel Malé (donsongoni) :
– Div. Artistes (1998) : Musique Bambara du Baninko. VDE-Gallo. (sur track 2)
* Madine N’Diaye (ngoni, kamalengoni, kora) :
– Madine N’Diaye (2005) : Bimogow. Sound of World.
* Pekos / Yoro Diallo (ngonis électriques) :
– Pekos/Yoro Diallo (2007) : Pekos/Yoro Diallo. Yaala Yaala Rec/Drag City.
Bouba Sacko (ngoni) :
– Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s. (sur track 7)
Silima Sakoné (ngoni basse) :
– Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique.
Harouna Samaké (kamalengoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Yé Lassina Coulibaly (2000) : Burkina Faso – Mali : musiques actuelles. Buda Musique. – Yé Lassina Coulibaly (2004) : Bamanankan. Buda Musique. – Bako Dagnon (2009) : Sidiba. Discograph. – Zani Diabaté & Les Héritiers (2012) : Tientalaw. Stern’s Music. – Béla Fleck (2009) : Throw down your Heart – Tales from the Acoustic Planet, vol.3 (Africa Sessions). Rounder. – Mamani Keïta & Nicolas Repac (2006) : Yelema. No Format! (sur les tracks 1, 2, 4 & 12) – Mamani Keïta (2011) : Gagner L’Argent Français. No Format! (sur les tracks 1, 2 & 4) – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Kandia Kouyaté/Mah Damba/Sali Sidibé/Oumou Sangaré (1997) : The Divas from Mali. World Network. (sur les tracks 7 & 8) – Etienne Mbappé (2008) : Su la take. O+Music. – Cheick Tidiane Seck (2009) : Sabaly. Emarcy Rec/Universal. (sur track 6) – Sali Sidibé (1993) : Wassoulou Foli. Stern’s Africa. – Leni Stern (2010) : Sa Belle Bella Ba. Leni Stern’s. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s. – Leni Stern (2012) : Sabani. Leni Stern’s.
Mamane Samaké (kamalengoni) :
– Les Sœurs Sidibé (s.d.) : Ni La Kani. Maikano1070. (cassette)
* Sibiri Samaké (donsongoni) :
– Div. Artistes (2000) : In Griot Time – String Music of Mali. Stern’s Africa. (track 9) – Div. Artistes (2008) : Africolor. Cobalt. (tracks 6 & 8) – Sibiri Samaké (1994) : Mali – Musiques des Chasseurs de Sebenikoro. Musicrama. – Sibiri Samaké (2009) : Djitoumou Kono – Musiques des Chasseurs. Buda Musique. – Sibiri Samaké (2010) : Dambe Foli – Bamana Hunters Music. Kanaga System Krush.
(remarque : les albums de 1994 et 2009 sont possiblement identiques !)
Dassy Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
(remarque : possiblement identique à Nassourou Saré !)
Nassourou Saré (ngoni) :
– Ali Farka Touré (1976) : Ali Touré « Farka » (Bandalabourou). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1977) : Ali Touré « Farka » (Yer Sabou Yerkoy). Sonafric. (vinyle) – Ali Farka Touré (1996) : Radio Mali. World Circuit. (compilation)
* Allata Broulaye Sidibé (kamalengoni) :
– Allata Broulaye Sidibé (1983) : Spécialiste de Kamelen N’goni. Folklore du Manding. Maïkano MAILPS 1024. (vinyle/cassette) – Allata Broulaye Sidibé (s.d.) : Initiateur du Kamele Ngoni. Mali K7. (cassette)
Harouna Sidibé (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2004) : Diby. Cobalt/Mélodie.
Kassim Sidibé (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Trilok Gurtu (2000) : African Fantasy. Blue Thumb Rec. (sur track 5) – Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio (2010) : N’Diale. Innacor Rec. – Oumou Sangaré (1996) : Denw. (s.i.). (cassette) – Oumou Sangaré (1996) : ‘Worotan’. World Circuit. – Oumou Sangaré (2003) : Oumou. World Circuit (2cds, compilation). – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur les tracks 4, 5, 7 & 10) – Adham Shaikh (2010) : Universal Frequencies. Sonicturtle Rec. (sur les tracks 6 &7)
* Mamadou Sidibé (kamalengoni) :
– Coumba Sidibé (2000) : Djandjoba. Camara Productions. – Mamadou & Vanessa (2007) : Nacama. CD Baby.Com/Indys. – Mamadou & Vanessa (2010) : Wulajan. CD Baby.Com/Indys. (mp3) – Mamadou & Vanessa (2010) : Mamadou Sidibé – Learn Kamale Ngoni Lesson One. (c) Mamadou & Vanessa (DVD)* – Mamadou & Vanessa (2011) : Faso Mali. CD Baby.Com/Indys.
* Dvd pour apprendre la technique du kamalengoni, des explications pratiques (accordage, échange des cordes, etc.) et deux rythmes traditionnels compris.
* Paul Sidibé (kamalengoni) :
– Paul Sidibé (2011) : Mon n’goni. La Cigogne. (mp3)
Solo Sidibé (kamalengoni) :
– Ramata Diakité (1999) : Na. Cobalt. (sur track 6)
Souleymane Sidibé (kamalengoni) :
– Mamadou Sissoko alias Mohamed Jony (s.d.) : Bimbalia. Maikano1071. (cassette)
* Yoro Sidibé (donsongoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Yoro Sidibé (2008) : Yoro Sidibé. Yaala Yaala Rec.
Abou Sissoko (ngoni) :
– Mamadou Diabaté (2011) : Courage. World Village.
* Baba Sissoko (ngoni) :
– AKA Moon/Baba Sissoko/Black Machine (2010) : Culture Griot. Cypres. – Art Ensemble of Chicago (2004) : Reunion – Live in Roma. Materiali Sonori. – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Miguel Angá Diáz (2005) : Echu Mingua. World Circuit. (sur les tracks 3 & 4) – Stéphane Huchard (2008) : African Tribute to Art Blakey. Harmonia Mundi Music. – Chris Joris & Bob Stewart (2006) : Rainbow Country. Werf. – Habib Koïté & Bamada (1998) : Ma Ya. RecRec. – Mââk’s Spirit & Gnaoua Ensemble (2003) : Al Majmaâ. Igloo IGL 172. – Baba Sissoko & Taman Kan (1995/2000) : Live in Studio. Il Manifesto. – Baba Sissoko (2004) : Djeliya. Il Manifesto. – Baba Sissoko Trio (2007) : Bolokan. Extraplatte Musikproduktion. – Baba Sissoko Jazz Ensemble (2007) : Bamako Jazz. Werf. – Baba Sissoko (2008) : Djekafo. Il Manifesto. – Baba Sissoko & Il Pozzo di San Patrizio (2010) : The Eyes over the World. EOW Music. – Baba Sissoko (2011) : African Griot Groove (Afro blues). Non firmato. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Baba Sissoko joue aussi des percussions (balafon, calebasse, dundun, karignan) et est maître du tamani (tambour à aisselle) ; en tant que tel, il a collaboré et enregisté avec Don Moye (2002 : Bamako Chicago Express), Cachaito Lopez, Roberto Fonseca (2012 : Yo), AfroCubism (2010 : AfroCubism), Lokua Kanza (2003 : 3), Ry Cooder, Santana, Bassékou Kouyaté, Buena Vista Social Club, Ibrahim Ferrer, Youssou N’Dour, Mamani Keïta, Baaba Maal, Enzo Avitabile & Bottari, Sting, Fela Kuti, Ami Koïta, Taranta Nera, The Wailers, Bruno Genero Ensemble, etc. etc.

* Banzoumana Sissoko (kamalengoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (~1987) : Jamana Sorofé – Jamana Faamuya yiriwa ton . Bamako. (cassette) – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – One Day on Radio Mali. Syllart. (sur track 2/disque 1) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.2. Banzoumana Sissoko, le vieux lion I. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2552. (vinyle) – Banzoumana Sissoko (1972) : Musique du Mali. Vol.3. Banzoumana Sissoko, le vieux lion II. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2553. (vinyle) – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.1. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8326. – Radio Mali (197?) : Mali – Epic, Historical, Political and Propaganda Songs of the Socialist Government of Modibo Keïta (1960–1968). Vol.2. Recorded at Radio Mali 1960–1964. Lyrichord LLST 7325 ; Albatrois VPA 8327. (vinyle) – Wanda Kouyaté (1984 ?) : La grande vedette malienne accompagnée dans ngoni par Bazoumana Sissoko. Sacodis LS 33. (vinyle)
Banzoumana Sissoko (~1890–1987) fut le griot le plus important au Mali de l’ère coloniale et mythique joueur de kamalengoni. Né aveugle.
Djeli Baba Sissoko (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.1. Le Mali des steppes et des savannes : Les Mandingues. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2501 (vinyle) – Musiques du Mali (1995) : Musiques du Mali – Banzoumana. Produced by Ibrahima Sylla. Reissue of selected material from Ministery of Information of Mali and other material. Syllart/Mélodie.
Djimé Sissoko (ngoni) :
– Samba Touré (2009) : Songhai Blues – Homage to Ali Farka Touré. World Music Network. – Samba Touré (2011) : Crocodile Blues. World Music Network.
Doni Sissoko (ngoni) :
– Yayi Kanouté (2010) : Fin Do. Syllart.
* Mama Sissoko (ngoni, ngoniba) :
– Div. Artistes (2004) : Mandekalou – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. (sur track 6) – Div. Artistes (2006) : Mandekalou Vol.2 – The Art and Soul of the Mande Griots. Syllart. – Kassé Mady Diabaté (1989) : Fode. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diabaté (1990) : Kela Tradition. Stern’s Africa. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. (sur track 6) – Salif Keïta (2005) : M’Bemba. Universal Music. (sur track 9) – Mama Sissoko (2001) : Soleil de Minuit. Tinder. – Ali Farka Touré (2006) : Savane. World Circuit.
Mamadou Sissoko (ngoni) :
– Kandia Kouyaté (2009) : Amary Daou (1981/1982). Syllart.
Sadio Sissoko (ngoni) :
– Sabré Soumano (1994) : Moussoulou. Mélodie.
Sayan Sissoko (ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – Afel Bocoum & Alkibar (2009) : Tabital Pulaaku. Contre Jour. (sur track 10) – Dogomani Dagnon (1993) : Domani – Wawamba. Sonodisc. – Kassé Mady Diabaté (1997) : Yilli malo. Elite Productions. (cassette) – Baba Djan Kaba (1992) : Kankan. Sonodisc. – Moussa Keïta (1997 ?) : Seguele Moussa. Sory Yattassaye (cassette) – Salif Keïta (1993) : L’enfant lion. Soundtrack to the film L’enfant lion. Mango. – Salif Keïta (2002) : Moffou. Universal Music. – Fodé Kouyaté (1993) : Anka Wili. Syllart/Mélodie. – Baaba Maal (1991) : Baayo. Mango. – Sekou Sacko and Ramata Kouyaté (1991) : Sekou and Ramata. Mande/Island. (cassette) – Djelimady Tounkara (2001) : Sigui. Indigo.
Yacouba Sissoko (kamalengoni, ngoniba, ngoni) :
– Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique. – Cheick Tidiane Seck (2003) : MandinGroove. Emarcy Rec/Universal. (sur le track 3)
Adama Tounkara (ngoni) :
– Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec/Universal. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Ballaké Sissoko (2000) : Déli. Label Bleu. – Djelimady Tounkara (2005) : Solon Kôno. Marabi.
Ganda Tounkara (ngoni) :
– Blick Bassy (2009) : Léman. World Connection. – Kassé Mady Diakité (2008) : Manden Djeli Kan. Universal Music. – Toumani Diabaté & Son Symmetric Orchestra (2006) : Boulevard de l’Indépendance. World Circuit. – Fati Kouyaté (2011) : Soukora. E Media BKS. – Vieux Farka Touré (2011) : The Secret. Six Degrees/Exil.
(remarque : possiblement identique à Garba Tounkara !)
Garba Tounkara (ngoni) :
– Mory Djely Dienne Kouyaté (1993) : La renaissance mandingue. Sonia Store Production. (cassette)
Mady Tounkara (ngoni) :
– Ministère de l’information du Mali (1971) : Première anthologie de la musique malienne. Vol.6. Fanta Damba : La tradition épique. Bärenreiter Musicaphon BM 30L 2506 (vinyle)

* Makan « Badié » Tounkara (ngoni) :
– Mah Damba (1997) : Nyarela. La Voce Rec. – Mah Damba (2010) : A l’ombre du grand baobab. Buda Musique. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Tom Diakité (2008) : Fala. Nocturne. (sur les tracks 1, 3 & 8) – Kaira Ben (1996) : Singa. Stern’s Africa. – Ami Koïta (1989) : Mamaya. Syllart. – Ami Koïta (1989) : Mory Djo. Mali K7. (cassette) – Ami Koïta (1993) : Songs of Praise. Stern’s Africa. – Baaba Maal (1994) : Firin’ in Fouta. Mango. – Dieneba Seck (2006) : The Truth. Stern's Africa. – Makan Tounkara (2002) : N’goni du Mali. Cinq Planètes. – Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
��� Samuel Thiebaut (2011) : The River – Sébastien Martel (guitare, chœur), Piers Faccini (guitare, voix) et Makan « Badié » Tounkara (ngoni) au Festival Africolor Paris (10 déc. 2011). Caméra : Florence Levasseur, Guillaume Golin ; Son : Pierrick Saillant. Armor TV – Cinéplume/TVM et Oléo Films. (vidéo)
Modi Tounkara (ngoni) :
– Makan Tounkara (2012) : Sodjan. Buda Musique.
Abdoulaye Traoré (donsongoni) :
– Abdoulaye Traoré (2010) : Abdoulaye Traoré. Yaala Yaala Rec.
* Adama Yalomba Traoré (kamalengoni, ngoni) :
– Div. Artistes (2003) : Le Festival au Désert. Triban Union/Exil Musik. (track 10) – Déné Issébéré (2006) : Ladilikan. Déné Issébéré Production. – Adama Yalomba (1995) : Yalomba. Maikano. (cassette) – Adama Yalomba (1997) : Ni Kelenni Kadi. Labida. (cassette) – Adama Yalomba (199?) : Gnumankè. Samassa Rec. (cassette) – Adama Yalomba (2001) : M’Bora. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2004) : Dumuni. Mali K7. (cassette) – Adama Yalomba (2009) : Kassa. Makasound.
Meri Traoré (kamalengoni) :
– http://www.trommel-holz.de/musik/NGoni%20Meri%20Traore.mp3
Moussa Traoré (kamalengoni) :
– Nahawa Doumbia (2011) : La Grande Cantatrice Malienne – Vol.3. ATFA001. (vinyle)
* Sékouba Traoré (donsongoni) :
– Sékouba Traoré & Mahmoud Ghinia (2000) : Wlad Bambara. Wereld Culturen Centrum.
(notes : l’asterisque* veut dire que ce musicien a publié aussi sous son propre nom ; s.d. = sans date ; s.i. = sans indication)
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Références :
– Arnaud, Gérard / Henri Lecomte (2006). Musiques de toutes les Afriques. Paris: Fayard. – Charry, Eric (2000). Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago: The University of Chicago Press. – Dumestre, Gérard (2011). Dictionnaire bambara-français, suivi d’un index abrégé français-bambara. Paris : Editions Karthala. – Durán, Lucy (1995). "Birds of Wasulu: Freedom of expression and expression of freedom in popular music of southern Mali", British Journal of Ethnomusicology 2: 117-42. – Durán, Lucy (2000). "Women, Music, and the 'Mystique' of Hunters in Mali", in : The African Diaspora: A Musical Perspective (Critical and Cultural Musicology), Ingrid Monson (ed.). London : Routledge, pp.137-185. – Nketia, J.H. Kwabena (1979/1991). Die Musik Afrikas. (Taschenbücher zur Musikwissenschaft ; 59). Wilhelmshaven : Noetzel.
Herbert
Parmi mes musiques préférées, il y a le résultat de la confrontation de musiciens africains (principalement du Mali, considéré par beaucoup comme le berceau du blues) et de jazzmen ou bluesmen américains.
Quand chacun fait un pas vers l'autre, cela donne des résultats fascinants.
Voici la liste de mes favoris :
Hank Jones et Cheick Tidiane Seck : Sarala (1995) C'est un album magnifique ou le vieux pianiste de jazz Hank Jones joue légèrement et humblement avec le malien Seck accompagné d' anciens musiciens du célèbre orchestre du Super Rail Band de Bamako. "Sarala" signifie "je me confie à toi" en mandingue, et c'est ainsi que les griots affirment leur sincérité. Cet album est une des rencontres les plus abouties et émouvantes entre le jazz et sa mère Afrique... Voir critiques ici : http://www.cheick-tidiane-seck.com/francais/critiques3.htm
Ali Farka Touré et Ry Cooder : Talking Timbuktu (1994) Faut-il présenter ce disque qui est sans doute le plus connu de ma liste ? Ry Cooder est un guitariste américain amoureux de toutes les musiques. Le projet Buena Vista Social Club qui a relancé de la musique cubaine, c'est lui. Avant Buena Vista Social Club, il a réuni quelques musiciens américains de renom avec Ali Farka Touré et deux percussionistes maliens. Ali Farka Touré est un grand guitariste et chanteur qui interprète ses propres compositions. Celles-ci, mieux produites et accompagnées que d'habitude, sonnent magnifiquement sur ce disque dans lequel la guitare de Ry Cooder est très discrète.
Taj Mahal et Toumani Diabaté : Kulanjan (1999) Le fameux bluesman américain Taj Mahal a fait venir aux USA 6 musiciens maliens pour confronter son art à celui de sa terre d'origine. Toumani Diabaté est un virtuose de la kora, instrument du griot mandingue entre la guitare et la harpe. Le résultat est une réussite, les titres sont spontanés, inventifs, harmonieux, sereins, enracinés dans la tradition du peuple noir, tirant ici sur les mélodies africaines, rappelant là le blues du Mississippi, toujours à mi-chemin de ces deux cultures dont on sait bien qu'elle ont des racines communes.
Corey Harris : Mississipi to Mali (2004) Dans le film de Martin Scorcese "Feel like going home", consacré aux liens entre le blues du Mississippi et la musique malienne, Corey Harris tient le rôle de guide. Fils de bluesman et bluesman lui-même cet anthropologue de 34 ans a fait le voyage musical du retour à la terre mère. Ce disque en est l'aboutissement, une partie des morceaux ayant été enregistrés aux USA et l'autre au Mali, l'ensemble étant d'une belle unité. On retrouve sur certains morceaux le son de la guitare d'Ali Farke Touré et sa voix profonde.
Si vous en avez d'autres à conseiller, je suis preneur.
Hank Jones et Cheick Tidiane Seck : Sarala (1995) C'est un album magnifique ou le vieux pianiste de jazz Hank Jones joue légèrement et humblement avec le malien Seck accompagné d' anciens musiciens du célèbre orchestre du Super Rail Band de Bamako. "Sarala" signifie "je me confie à toi" en mandingue, et c'est ainsi que les griots affirment leur sincérité. Cet album est une des rencontres les plus abouties et émouvantes entre le jazz et sa mère Afrique... Voir critiques ici : http://www.cheick-tidiane-seck.com/francais/critiques3.htm
Ali Farka Touré et Ry Cooder : Talking Timbuktu (1994) Faut-il présenter ce disque qui est sans doute le plus connu de ma liste ? Ry Cooder est un guitariste américain amoureux de toutes les musiques. Le projet Buena Vista Social Club qui a relancé de la musique cubaine, c'est lui. Avant Buena Vista Social Club, il a réuni quelques musiciens américains de renom avec Ali Farka Touré et deux percussionistes maliens. Ali Farka Touré est un grand guitariste et chanteur qui interprète ses propres compositions. Celles-ci, mieux produites et accompagnées que d'habitude, sonnent magnifiquement sur ce disque dans lequel la guitare de Ry Cooder est très discrète.
Taj Mahal et Toumani Diabaté : Kulanjan (1999) Le fameux bluesman américain Taj Mahal a fait venir aux USA 6 musiciens maliens pour confronter son art à celui de sa terre d'origine. Toumani Diabaté est un virtuose de la kora, instrument du griot mandingue entre la guitare et la harpe. Le résultat est une réussite, les titres sont spontanés, inventifs, harmonieux, sereins, enracinés dans la tradition du peuple noir, tirant ici sur les mélodies africaines, rappelant là le blues du Mississippi, toujours à mi-chemin de ces deux cultures dont on sait bien qu'elle ont des racines communes.
Corey Harris : Mississipi to Mali (2004) Dans le film de Martin Scorcese "Feel like going home", consacré aux liens entre le blues du Mississippi et la musique malienne, Corey Harris tient le rôle de guide. Fils de bluesman et bluesman lui-même cet anthropologue de 34 ans a fait le voyage musical du retour à la terre mère. Ce disque en est l'aboutissement, une partie des morceaux ayant été enregistrés aux USA et l'autre au Mali, l'ensemble étant d'une belle unité. On retrouve sur certains morceaux le son de la guitare d'Ali Farke Touré et sa voix profonde.
Si vous en avez d'autres à conseiller, je suis preneur.
salut
pouvez vous m'aider a propos de la musique "Gunawa"... les noms des groupes, les titres, je commence à aimer ce genre de musique ...j'attends vos conseilles et orientations....
merci bcp imane
merci bcp imane
Salam, voila je recherche des musiques instrumentales orientales, qqln connait il des bons groupes, peu importe le pays, type arabe, indien, c est surtout les instruments que j aime bien ( genre de guitare rapide ...) esprit 1000 et nuit.
D avance merci
Pierre
D avance merci
Pierre
🙂salut les amis..qui connait un site sympa pour ecouter de la musique indienne electronique ? (talvin sin par exemple ou autres ) et pis, je cherche desesperement DJ Nasha "flute asian fantasy" est ce que qqn connait..ou puis je le trouver ?
merci
marrotte
merci
marrotte
Musique nigérienne
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
Salut salut
Ah Ben oui, en tant que droguée de musique celtique il fallait bien que j'mette mon grain de sel a cette discussion des musiques du monde.
Parceque le monde celte eh ben C'EST un monde a part entière, vivivi avec SES costumes SES coutumes SA MUSIQUE!!!
Bon en gros tout le monde aura compri que j'ai envie d'échanger à propos de musique bretonne, celte et tout et tout...
allez, bise salée par la marée bretonne a vous😉
allez, bise salée par la marée bretonne a vous😉
bonjours a tous, je recherche des chansons ayant pour theme le canada ou tous ce qui s'y rapporte; merci de votre aide
Bonjour,
Si vous pouviez me citer le meilleur de la musique Quebecoise des années 50, 6070 et de Charlebois…en citant les artistes et les albums si possible…merci beaucoup d'avance😉
Si vous pouviez me citer le meilleur de la musique Quebecoise des années 50, 6070 et de Charlebois…en citant les artistes et les albums si possible…merci beaucoup d'avance😉
Juste petite pensée pour ce Géant de la musique qui s'est éteint hier...je viens juste de l'apprendre...
Le grand Rey nous a ébloui de ses chansons et comme il le disait si bien, malgré tout ce qui ne tourne pas rond sur notre globe.....
"what a wonderful world..."
et c'est ce qui nous fait continuer à voyager encore et encore...
je suis une fan de jazz manouche, de musique tzigane et de tout ce qui s'en approche.
J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.
Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?
Qui a également ce goût?
Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.
Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.
Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.
Kénavo
J'aime bien sûr Django Reinhardt, mais aussi Gilles Apap, Sanseverino, la musique du film "chat noir, chat blanc"...mais je ne suis pas très compétente dans le domaine.
Auriez vous des groupes, des musiciens à me faire connaître?
Qui a également ce goût?
Personnellement il n'y a pas que leur musique qui m'attire mais également leur culture, leur mode de vie.
Comme pour toute minorité contre laquelle la majorité des gens a des a priori et des préjugés, cette population m'attire et me les rend encore plus intéressant.
Si vous avez les mêmes goûts, le même intérêt pour ceux que l'on nomme "les gens du voyage" et leur musique, je serai contente que vous m'en fassiez part.
Kénavo
Hommage au génie d'un musicien disparu trop tôt
La mort tragique et inattendue de Lobi Traoré à l'âge de 49 en 2010 a mis fin à sa carrière avant d'avoir pu amasser une vaste discographie qu'il semblait tellement en mesure de fournir : Lobi Traoré a produit 5 albums studio et 4 albums live, dont la session acoustique en solo, Rainy Season Blues (2010). Heureusement, avant son décès, Traoré nous a laissés Bamako Nights: Live at Bar Bozo 1995, un trésor inédit disponible chez Glitterbeat Records (Allemagne). Cet enregistrement capture Traoré dans les premières étapes de sa carrière, annonçant sa présence comme une voix passionnée et guitariste flamboyant sur la scène musicale malienne.
Né en 1961 à Bakaridiana, petit village dans la région de Ségou au Mali, Traoré a été inspiré à commencer le jeu de guitare après avoir entendu le guitariste Zani Diabaté & son superbe Djata Band. L'influence de la musique rock occidentale est également assez évidente dans son jeu à écouter nettement au Bar Bozo. Dès ses premiers jours, Lobi était un rock & blues fan qui a écouté les guitaristes de John Lee Hooker à Angus Young (AC/DC). Cette histoire combinée au fait qu'il a commencé en tant que percussionniste en dit beaucoup sur le style expressif, très rythmique et terreux de bambara roots que Lobi a continué à développer.
Cet nouvel album live témoigne le génie incendiaire de Lobi Traoré. En 1995, le Bar Bozo, petite boîte de nuit, était une destination unique à Bamako. Le Mali étant une démocratie depuis un an, et les gens ont cherché à trouver de nouvelles façons d'exercer la liberté. Le bar était peu glamoureux, sombre et souvent bondé. Pas réservé pour l'élite mais pour la classe ouvrière venue pour boire, danser et savourer de la musique live tout au long de la nuit. A cette époque, Lobi était encore en train de devenir un artiste populaire à Bamako mais son mélange de la musique bambara et guitare électrique aiguisée, ainsi que ses chansons philosophiques traitant la vie sociale et les défis des populations rurales remportaient un franc succès dans la capitale.
Les enregistrements en live au Bar Bozo sont indéniablement bruts, et Traoré semble complètement dans son élément. Comme beaucoup d'autres Maliens à cette époque-là, Traoré avait migré du village à la ville, et sa musique exprime la tension de cette transition du milieu rural (traditionnel) au milieu urbain (moderne). Homme de petite taille, Traoré a néanmoins une puissance scénique étourdissante et produit des riffs d'une telle densité fluide indéniable qui semblent ignorer les étiquettes de "blues", de "rock" ou de "folk".
Bamako Nights est un document sonore impressionnant évoquant un artiste sans pair, une époque et un lieu qui se sont rencontrés avec puissance mais ne peuvent jamais être récupérés ...
La formation : Lobi Traoré (guitare électrique, voix solo), Alou Dembélé (basse, voix), Binké Traoré (basse, voix), Yaya Dembélé (djembé), Samba Sissoko (batterie, voix).
CD : Lobi Traoré : Bamako Nights – Live at Bar Bozo 1995. Glitterhouse Rec. (2013)
Herbert

La mort tragique et inattendue de Lobi Traoré à l'âge de 49 en 2010 a mis fin à sa carrière avant d'avoir pu amasser une vaste discographie qu'il semblait tellement en mesure de fournir : Lobi Traoré a produit 5 albums studio et 4 albums live, dont la session acoustique en solo, Rainy Season Blues (2010). Heureusement, avant son décès, Traoré nous a laissés Bamako Nights: Live at Bar Bozo 1995, un trésor inédit disponible chez Glitterbeat Records (Allemagne). Cet enregistrement capture Traoré dans les premières étapes de sa carrière, annonçant sa présence comme une voix passionnée et guitariste flamboyant sur la scène musicale malienne.
Né en 1961 à Bakaridiana, petit village dans la région de Ségou au Mali, Traoré a été inspiré à commencer le jeu de guitare après avoir entendu le guitariste Zani Diabaté & son superbe Djata Band. L'influence de la musique rock occidentale est également assez évidente dans son jeu à écouter nettement au Bar Bozo. Dès ses premiers jours, Lobi était un rock & blues fan qui a écouté les guitaristes de John Lee Hooker à Angus Young (AC/DC). Cette histoire combinée au fait qu'il a commencé en tant que percussionniste en dit beaucoup sur le style expressif, très rythmique et terreux de bambara roots que Lobi a continué à développer.
Cet nouvel album live témoigne le génie incendiaire de Lobi Traoré. En 1995, le Bar Bozo, petite boîte de nuit, était une destination unique à Bamako. Le Mali étant une démocratie depuis un an, et les gens ont cherché à trouver de nouvelles façons d'exercer la liberté. Le bar était peu glamoureux, sombre et souvent bondé. Pas réservé pour l'élite mais pour la classe ouvrière venue pour boire, danser et savourer de la musique live tout au long de la nuit. A cette époque, Lobi était encore en train de devenir un artiste populaire à Bamako mais son mélange de la musique bambara et guitare électrique aiguisée, ainsi que ses chansons philosophiques traitant la vie sociale et les défis des populations rurales remportaient un franc succès dans la capitale.
Les enregistrements en live au Bar Bozo sont indéniablement bruts, et Traoré semble complètement dans son élément. Comme beaucoup d'autres Maliens à cette époque-là, Traoré avait migré du village à la ville, et sa musique exprime la tension de cette transition du milieu rural (traditionnel) au milieu urbain (moderne). Homme de petite taille, Traoré a néanmoins une puissance scénique étourdissante et produit des riffs d'une telle densité fluide indéniable qui semblent ignorer les étiquettes de "blues", de "rock" ou de "folk".
Bamako Nights est un document sonore impressionnant évoquant un artiste sans pair, une époque et un lieu qui se sont rencontrés avec puissance mais ne peuvent jamais être récupérés ...
La formation : Lobi Traoré (guitare électrique, voix solo), Alou Dembélé (basse, voix), Binké Traoré (basse, voix), Yaya Dembélé (djembé), Samba Sissoko (batterie, voix).
CD : Lobi Traoré : Bamako Nights – Live at Bar Bozo 1995. Glitterhouse Rec. (2013)
Herbert

Bonjour!
Je ne sais pas si ce sujet a déjà été abordé, il y a bien le sujet sur la musique klezmer, et l'autre sur la musique tsigane, mais pas de discussion "plus vaste", et je n'ai pas non plus trouvé en faisant une recherche, donc voilà, je poste ici. J'aimerais en fait faire une liste des musiques traditionnelles de partout, mais les groupes que l'on a du mal à faire connaître en France. Je recherche notamment de la musique Arménienne, si vous connaissez de bons groupes...
En ce qui me concerne, je connais surtout des groupes venus des Balkans. Après quelques temps passés en Serbie, on m'a fait découvrir tout plein d'artistes talentueux mais peu connus en France, et bien sûr si vous en avez à rajouter n'hésitez pas. Ce qui serait intéressant, c'est d'éviter les groupes que tout le monde connaît du style "Zabranjeno pušenje/No Smoking Orchestra", "Goran Bregovic", et autres "Fanfare Ciocarlia" ou "Taraf de Haidouks". Non pas qu'ils ne soient pas de qualité, mais il y a déjà plein de sujets qui en parlent.
Donc voici ma petite liste de musiciens qui me transportent littéralement: Ex-yougoslavie (Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine) Boris Kovac: il est originaire de Vojvodine, région au nord de la Serbie, saxophoniste de son état. Il est accompagné de merveilleux musiciens, et joue une musique très personnelle, très influencée par le jazz. http://www.boriskovac.net/ Boki Miloševic: clarinettiste de renom de Serbie, il a une discographie très impressionnante, joue aussi bien des airs à danser traditionnels, que du jazz, du classique, se produit sur les plateaux de télévision aux côtés des chanteurs de turbofolk, bref, le virtuose pas snob et sans complexe. Bora Dugic: est venu jouer en France à plusieurs reprises. C'est un virtuose de la frula, petite flûte pastorale serbe, qui est aussi un des plus vieux instruments traditionnels de la région. Ecoutez par exemple sa reprise de "Ševa", c'est un pur bonheur. http://www.boradugic.com/ Darko Rundek: chanteur croate très connu là-bas. Sa musique est très particulière, et ne se range dans aucun style, puisqu'influencée par tous les styles. On peut le comparer à un Tom Waits croate pour le côté inclassable et voix chaleureuse. http://www.rundekcargoorkestar.com/ Vlatko Stefanovski/Leb i Sol: Stefanovski est un joueur de guitare (acoustique et électrique). Il a fait des albums en solo de guitare acoustique, où il reprend des thèmes macédoniens traditionnels pour en faire sa propre musique. Je le compare à Soïg Sibéril, ils ont exactement la même démarche musicale. Le groupe Leb i Sol est un groupe de rock culte de la période Yougoslave dont il était guitariste. http://www.vlatkostefanovski.com.mk/ Bojan Z: il tourne et habite actuellement en France, quelle chance! Ce pianiste d'origine Bosniaque fait du jazz magnifique. http://www.bojanz.com/ Mostar Sevdah Reunion: groupe bosnien qui reprend des chansons populaires et des airs traditionnels ou tsiganes. http://www.mostarsevdahreunion.com/ Jovan Maljokovic: Saxophoniste de jazz, musique d'inspiration fanfaresque, tsigane, traditionnelle serbe, un peu tout à la fois. http://www.lastfm.fr/music/Jovan+Maljokovic (pas trouvé de site officiel) Ognjen i prijatelji: groupe serbe de musique festive, accents jazz, excellent clarinettiste, chansons rigolotes... Tamara Obrovac: originaire d'Istrie en Croatie, cette chanteuse, flûtiste, autrice-compositrice aborde un peu tous les styles, de chansons quasiment rappées aux mélodies traditionnelles de sa région. Elle chante d'ailleurs principalement en dialecte de Dalmatie. Sa voix est une pure merveille de chaleur, qui vous emportera très loin. http://www.tamaraobrovac.com/ Del Arno Band: groupe de reggae serbe. http://www.delarnoband.com/
Je voulais aussi citer une chanteuse et son groupe de musique serbe du Kosovo, mais j'ai oublié le nom, si quelqu'un connaît...
Albanie: Lela de permet: Lela était (il est mort) un très grand clarinettiste albanais, qui a tourné en France, aux Etats-Unis entre autre. Sa musique est une sorte de "blues" albanais, composée de mélodies traditionnelles ou de danses. http://www.label-bleu.com/artist.php?artist_id=8
Autres: Oi va Voi: groupe anglais, qui fait de la musique parfoi inspirée des pays de l'est, tintée de musiques électro, pop et autres influences inattendues. http://www.oi-va-voi.com
Voilà, et si vous connaissez d'autres groupes qui méritent d'être mentionnés, n'hésitez pas.
Modif: Hélas les accents exotiques ne passent pas
En ce qui me concerne, je connais surtout des groupes venus des Balkans. Après quelques temps passés en Serbie, on m'a fait découvrir tout plein d'artistes talentueux mais peu connus en France, et bien sûr si vous en avez à rajouter n'hésitez pas. Ce qui serait intéressant, c'est d'éviter les groupes que tout le monde connaît du style "Zabranjeno pušenje/No Smoking Orchestra", "Goran Bregovic", et autres "Fanfare Ciocarlia" ou "Taraf de Haidouks". Non pas qu'ils ne soient pas de qualité, mais il y a déjà plein de sujets qui en parlent.
Donc voici ma petite liste de musiciens qui me transportent littéralement: Ex-yougoslavie (Croatie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine) Boris Kovac: il est originaire de Vojvodine, région au nord de la Serbie, saxophoniste de son état. Il est accompagné de merveilleux musiciens, et joue une musique très personnelle, très influencée par le jazz. http://www.boriskovac.net/ Boki Miloševic: clarinettiste de renom de Serbie, il a une discographie très impressionnante, joue aussi bien des airs à danser traditionnels, que du jazz, du classique, se produit sur les plateaux de télévision aux côtés des chanteurs de turbofolk, bref, le virtuose pas snob et sans complexe. Bora Dugic: est venu jouer en France à plusieurs reprises. C'est un virtuose de la frula, petite flûte pastorale serbe, qui est aussi un des plus vieux instruments traditionnels de la région. Ecoutez par exemple sa reprise de "Ševa", c'est un pur bonheur. http://www.boradugic.com/ Darko Rundek: chanteur croate très connu là-bas. Sa musique est très particulière, et ne se range dans aucun style, puisqu'influencée par tous les styles. On peut le comparer à un Tom Waits croate pour le côté inclassable et voix chaleureuse. http://www.rundekcargoorkestar.com/ Vlatko Stefanovski/Leb i Sol: Stefanovski est un joueur de guitare (acoustique et électrique). Il a fait des albums en solo de guitare acoustique, où il reprend des thèmes macédoniens traditionnels pour en faire sa propre musique. Je le compare à Soïg Sibéril, ils ont exactement la même démarche musicale. Le groupe Leb i Sol est un groupe de rock culte de la période Yougoslave dont il était guitariste. http://www.vlatkostefanovski.com.mk/ Bojan Z: il tourne et habite actuellement en France, quelle chance! Ce pianiste d'origine Bosniaque fait du jazz magnifique. http://www.bojanz.com/ Mostar Sevdah Reunion: groupe bosnien qui reprend des chansons populaires et des airs traditionnels ou tsiganes. http://www.mostarsevdahreunion.com/ Jovan Maljokovic: Saxophoniste de jazz, musique d'inspiration fanfaresque, tsigane, traditionnelle serbe, un peu tout à la fois. http://www.lastfm.fr/music/Jovan+Maljokovic (pas trouvé de site officiel) Ognjen i prijatelji: groupe serbe de musique festive, accents jazz, excellent clarinettiste, chansons rigolotes... Tamara Obrovac: originaire d'Istrie en Croatie, cette chanteuse, flûtiste, autrice-compositrice aborde un peu tous les styles, de chansons quasiment rappées aux mélodies traditionnelles de sa région. Elle chante d'ailleurs principalement en dialecte de Dalmatie. Sa voix est une pure merveille de chaleur, qui vous emportera très loin. http://www.tamaraobrovac.com/ Del Arno Band: groupe de reggae serbe. http://www.delarnoband.com/
Je voulais aussi citer une chanteuse et son groupe de musique serbe du Kosovo, mais j'ai oublié le nom, si quelqu'un connaît...
Albanie: Lela de permet: Lela était (il est mort) un très grand clarinettiste albanais, qui a tourné en France, aux Etats-Unis entre autre. Sa musique est une sorte de "blues" albanais, composée de mélodies traditionnelles ou de danses. http://www.label-bleu.com/artist.php?artist_id=8
Autres: Oi va Voi: groupe anglais, qui fait de la musique parfoi inspirée des pays de l'est, tintée de musiques électro, pop et autres influences inattendues. http://www.oi-va-voi.com
Voilà, et si vous connaissez d'autres groupes qui méritent d'être mentionnés, n'hésitez pas.
Modif: Hélas les accents exotiques ne passent pas











