en ce moment sur france 5 voyage de Saigon a Hanoi en train , tres belle rencontre et belles images.
Utiliser le train comme vecteur de découverte d’un pays, symbole d’un mouvement vers un ailleurs dépaysant : tel est le point de départ de cette série documentaire mythique, qui arrive sur France 5 dynamisée et incarnée par Philippe Gougler. La première étape de ces voyages hors des sentiers battus transporte les téléspectateurs au Vietnam.
« Partout, même au bout du monde, j’ai toujours envie de monter dans un train. C’est ma façon préférée de voyager. Philippe Gougler est le digne successeur de François Gall et Bernard d’Abrigeon, initiateurs de la série Des trains pas comme les autres. Dans cette nouvelle formule, il apparaît à l’image et partage ses émotions avec le téléspectateur. Cette invitation au voyage propose des itinéraires au cœur d’un pays, d’un moment clé de l’histoire, d’une civilisation ou d’un peuple. Le train permet de structurer le récit, de favoriser la contemplation de paysages spectaculaires, tout en donnant lieu à des rencontres aussi étonnantes qu’imprévisibles, dont Philippe Gougler est friand.
Le Vietnam, du sud au nord
Une rue de Hanoi… où le train rythme la vie quotidienne.
Première destination de cette série qui compte cinq volets le Vietnam. Pour faire connaissance avec ses habitants, rien de tel que le train, d’autant que le réseau ferré de ce pays est l’un des plus lents du monde ! Philippe Gougler a prévu de traverser le Vietnam du sud au nord. Pour rallier Hanoi, la capitale, depuis Hô Chi Minh-Ville (Saigon), poumon économique du pays, il va devoir emprunter trois trains. Et, pour rejoindre Da Nang, à 1 000 kilomètres au nord de Saigon, il lui faudra vingt heures de voyage sur des bancs en bois, à 50 kilomètres heure. Mais les passagers ont tous le sourire aux lèvres, la plus belle chose qu’on puisse offrir aux autres explique une femme. S’ensuit une autre leçon de vie, et de bonheur, lorsque Philippe entame la conversation avec une moine bouddhiste, qui l’invite à venir lui rendre visite dans sa pagode, à Huê. Un rendez-vous que ce curieux va honorer plus tard, et qui va lui permettre de découvrir le quotidien d’un monastère de religieuses. Pense à sourire tous les jours lui conseille son hôte au moment des adieux.
Le globe-trotteur fait d’autres étapes au cours de son périple. L’une en pleine forêt, sur un site incroyable: les ruines du principal centre religieux du royaume indianisé des Chams, un peuple de marins influent entre le IIe et le XVe siècle. L’autre sur l’eau, avec un jeune pêcheur dans une embarcation insolite. A Huê, ancienne capitale impériale du Vietnam, il visite la citadelle inspirée de la Cité interdite de Pékin, où siégeait la dynastie des Nguyen. A Hanoi, c’est un spectacle étonnant qui l’attend
le train passe à travers la ville, au ras des maisons, et rythme le quotidien des habitants. Ici, chaque rue a sa spécialité. Dans celle des ex-voto, il rencontre une femme venue acheter des objets qu’elle fera brûler pour honorer ses morts. Invité à partager ce moment de vie exceptionnel, Philippe Gougler découvre la solidarité, le sens de la famille et la générosité des Vietnamiens. Zen et tout sourire, il conclut, Ce que j’ai adoré dans ce pays, c’est qu’au détour de chaque rencontre j’ai eu l’impression de pouvoir toucher facilement à quelque chose de profond
Stéphanie Thonne
Bonjour a tous! pour ceux-qui sont interesses par l'ethnie H'mong, je pense que ce document ci-apres serait probablement interessant a lire!
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina
parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement
couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient
de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie
interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers.
En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan.
Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de
Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT
On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages.
Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES
Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles,
bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong
est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts.
RELIGION ET CROYANCES
Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à
être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna
des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus.
Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois.
Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS
La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de
terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires.
Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House)
Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993)
La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy)
Interviews
A tous les "Amoureux" du Vietnam, n'oubliez pas l'émission THALASSA le Vendredi 16 novembre sur FRANCE3 à 20h45.
Voici le résumé :
"Thalassa vous invite ce soir à parcourir l’une des capitales maritimes les plus effervescentes de l’Asie, et à naviguer dans le splendide delta du Mékong.
Saigon est intrépide, à l’image d’un Vietnam résolument dynamique. Le pays a tourné le dos à son passé, ne connaît pas la crise et prend une revanche sur l’histoire, au point d’être l’étoile montante de toute l’Asie du sud-est.
La capitale du sud Saigon collectionne tous les superlatifs… la plus peuplée, la plus innovante, la plus douée et surtout la plus jeune. Vous la découvrirez au quotidien avec le travail d’un jeune photographe.
Dans le delta, vous vivrez à l’heure des embouteillages de barges et de barques qui sillonnent le fleuve sans relâche. Vous croiserez des paysans qui utilisent les caprices du fleuve pour élever des crevettes. Vous partirez le temps d’une croisière sur les traces de Marguerite Duras et vous partagerez l’inquiétude des villageois du delta en attendant la mousson."
Bonjour,
comme nous partons bientôt parcourir le Vietnam avec nos enfants, connaitriez-vous un documentaire à regarder en famille ? (il peut y avoir des images de guerre assez trash, on leur explique, ça reste la réalité) Pour aborder l'histoire du pays (pas seulement la guerre).
Merci d'avance
Je vous signale un très inintéressant documentaire sur la chaîne 5 sur les ASIATIQUES DE FRANCE à voir en rediffusion (replay - mais ça m’énerve cet abandon du Français) (1ere partie) sur la télé ou le net et la 2 ème partie dimanche soir sur la 5
Un lien possible
http://pluzz.francetv.fr/videos/asiatiques_de_france_,89162980.html
J'ai découvert pas mal de choses
On ne peut pas dire que les autorités gouvernementales et militaires ont été très reconnaissante envers les VN qui sont venus participer a nos combats en 14 ou en 39
Surpris que quelques VN ont fait parti des mouvements de résistance en 40
A la découverte du Viêtnam
-Un voyage à travers le Viêtnam, celui, millénaire, des Hmong du Nord du pays, mais aussi celui de la haute technologie, des gratte-ciel et de la modernité la plus éclatante.
Sur Arte en ce moment avec une rediffusion le Lundi 8 juin à 11h20 sur cette même chaîne.
A mon sens très bien documenté et fort intéressant.
Orientation plutôt nature et préservation.
Diên Biên Phu, le rapport secret
mercredi 30 juillet à 20h35
diffusé sur LCP public senat
Documentaire Histoire (55mn)
Réalisé par :Patrick Jeudy
synopsisEn avril 1954, l'armée française subit une lourde défaite dans la cuvette de Diên Biên Phu. Ce revers militaire solde la présence française en Indochine et consacre l'indépendance de la région. Quelques mois après la chute de Diên Biên Phu, deux généraux, Henri Navarre et René Cogny, s'accusent mutuellement de la débâcle. En avril 1955, une commission d'enquête est réunie. Elle ne rend ses conclusions qu'en décembre. Le rapport est accablant pour le général Cogny. Il n'aurait pas respecté les ordres. C'est ce rapport, jamais divulgué, que le document de Patrick Jeudy s'attache à mettre en scène, à travers le prisme des reproches, des torts et des fautes établis par la commission.
réalisation et casting Réalisateur
Patrick Jeudy
"Docs interdits"histoire
2015 France
réalisé par : Rithy Panh
1partage
synopsis
Pour laisser au téléspectateur le choix du regard qu'il porte sur cette période de l'histoire, Rithy Panh a volontairement opté pour un documentaire constitué d'images d'archives, sans aucun commentaire. De l'Indochine du début du XXe siècle à la chute de Dien Bien Phu, le réalisateur évoque une histoire de la colonisation, mais aussi une rencontre de deux cultures et deux sensibilités. La musique tient ainsi un rôle primordial dans ce fim, exprimant mieux que des mots des instants difficiles, insolites ou angoissants. A travers ce retour sur l'histoire de l'Indochine, Rithy Panh permet de mieux en appréhender le présent.réalisation et casting
Réalisateur : Rithy Panh
Et surtout ceux qui sont au Vietnam.... et qui pourront regarder la chaine TV5 monde dimanche soir à 20 h, je viens de voir la programmation d'un "faut pas rêver" animé par Tanya Nung sur le Vietnam - Il s'agit donc d'un documentaire très récent..
La bande annonce est alléchante, joyeuse, belle et bien filmée - si vous êtes ici et que ça vous tente, rappelez vous : dimanche soir : 20 h.... sur notre seule chaine francophone TV5 monde.
Bonne soirée peut-être.... si vous pouvez être là à ces horaires là.
Bonne nouvelle! L'émission sur le Vietnam, "La Route des Parfums", repasse dans quelques jours, et deux fois!
sur France 5 mercredi 4 janvier 00h35 🙂🙂🙂
(pas la date pour l'autre diff mais je pense que c'est vers le 11janvier). Dites-moi!
L'écrivain et grand reporter Olivier Weber est très bon dans ses rencontres et portraits. La vraie route, telle qu'on l'aime!
Faites donc circuler cette annonce auprès des amis du Vietnam et on en reparle.
A vous,
Le Viêtnam, objet d'une nouvelle ferveur, a en effet bien changé depuis quelques années. La découverte de la mythique route des parfums est l'occasion d'explorer le Viêtnam d'aujourd'hui, du delta du Mékong à la magnifique baie d'Along, d'un autre temps, via Ho-Chi-Minh-Ville, l'ancienne Saigon, devenue une ville tourbillonnante. C'est aussi l'occasion de découvrir les faces cachées d'un pays secret, qui hésite sans cesse entre ouverture et repli. On rencontre également des Vietnamiens dans leur vie quotidienne qui, chacun à sa façon, incarne les espoirs du pays mais aussi son passé, ses guerres. Tous ou presque ont un lien unique avec la Route des Parfums.
Bonjour,
Je suis en train de me cultiver un peu sur l’histoire du Vietnam avant d’y passer environ 3 mois au cour d’un long voyage.
Partant de zéro, j’ai commencé par lire les articles wikipédia (j'aurais bien aimé lire la partie histoire du routard mais pas encore pu me le procurer) pour me mettre les idées en place, avant d’aller à ma bibli.
Comme c’était une petite bibli de campagne, je n’ai de toute façon pas eu un grand choix mais le bouquin que j’ai pris (pas tout à fait fini) m'a paru assez pertinent pour avoir une vision à la fois globale et précise et m’a énormément intéressé.
Il s’agit de « Vietnam, dernières réflexions sur une guerre » recueils d’articles, textes de conférences…du journaliste Bernard Fall, assemblés par sa femme après sa mort pour constituer cet ouvrage posthume.
Ce qui m’a accroché, c’est l’équilibre entre la finesse des analyses, étayée par une riche documentation, un style fluide et narratif prenant ; et une exposition très pédagogique, indispensable pour la totale inculte que je suis !
L’objet de mon post n’est pas seulement de donner brièvement mes impressions de lecture, mais surtout de poser quelques questions.
J’ai en effet remarqué dans de nombreuses discussions sur le Vietnam que VF regorge de connaisseurs et passionnés de l’histoire de ce pays !
Tout d’abord, Bernard Fall étant mort en 67 en pleine guerre, j’aimerais avoir votre avis sur une deuxième lecture complémentaire qui me permettrait de prolonger ma brève étude de l’histoire du Vietnam.
Ensuite, bien que ce journaliste semble avoir en main des documents et témoignages lui permettant de prétendre à une objectivité, et que j’ai eu l’impression qu’il critiquait et remettait en cause tour à tour les politiques menées par chaque bord, sans afficher de parti pris; je me pose tout de même la question de la subjectivité de ses articles.
Spécialistes de la guerre du Vietnam, avec quelles « pincettes » dois-je prendre cet ouvrage ?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre. 🙂
Quelqu'un connaitrait-il un livre photo sur les Vietnamiens, les Laotiens, les Cambodgiens ou tout peuple de l'Asie du Sud-Est ? Il n'y en a pas à ma connaissance malgré les nombreux ouvrages sur ces pays car le thème spécifique du peuple est ambitieux et controversé. En France, le livre photo "Portraits de Français" de Luc Choquer sorti en 2007 ne traite pas exactement du thème du peuple français.
A ma connaissance, le livre photo multimédia Zixbook trilingue "Vietnamese We- Nous autres Vietnamiens" de l'auteur vietnamien Bùi Huy Trang sorti en autoédition à Paris en décembre 2011 serait le premier du genre sur le peuple vietnamien au niveau mondial. Il présente 100 photos de qualité avec un DVD, est préfacé par l'Américaine Lady Borton et le célèbre écrivain Jean-Claude Guillebaud en a rédigé la postface. Merci beaucoup de vos réponses !
Mon épouse et moi ferons un voyage(semi-organisé) au Vietnam en février prochain et nous aimerions préalablement lire et se documenter sur ce pays : son histoire depuis surtout les 50 dernières années, la culture, son peuple etc ...
Est-que quelque peu nous conseiller quelques livres ?
J'ai découvert un livre photo dans un restaurant de Hoi An sur le Vietnam ( centré surtout sur le nord et le centre ) de Réhahn Photography, un photographe Français. Je suis tombé sous le charme de ses photos surtout de ses portraits de minorités du Nord qui sont sublimes:
Participant depuis plusieurs années aux discussions de VoyageForum, je voudrais signaler un bouquin super que j'ai trouvé sur le Vietnam, une sorte de carnet de voyage écrit par une routarde partie seule, mais qui passe son temps à rencontrer des gens, s'en faire des amis, et découvrir plein de choses. Et qui raconte tout ça avec une écriture tellement vivante et drôle… qu'on partage tout ce qu'elle vit, en plus de découvrir avec elle de nombreuses régions du pays, du Sud au Nord (en partie en bus, en partie en moto). Il y a aussi des rappels historiques bien documentés.
Un livre qui m'a emballé (et sera passionnant pour quelqu'un qui prépare son voyage là-bas ou pour quelqu'un qui veut retrouver les ambiances et les souvenirs de ses propres aventures).
C'est pourquoi je le recommande. Il s'appelle "Une routarde au Vietnam" aux éditions l'Harmattan (et coûte autour de 18 ou 19 €). Il y a aussi des photos très sympas.
J'ai une amie qui va au Vietnam en septembre, et ça a toujours été un de ses rêves. Est-ce que vous auriez une idée de récit de voyage que je pourrais lui offrir ?
Voici une autobiographie, un témoignage sur la Birmanie et le Vietnam (le livre vient de paraitre) :
En 1968, Claude Delachet-Guillon, Emmanuel Guillon et leurs trois enfants quittent la France pour quatre ans en Birmanie. Ils enseignent le français à l’Institut des Langues étrangères de l’Université de Rangoun
Puis, de 1972 à 1975, c’est à Saigon, où la "guerre américaine" se termine, qu'ils sont enseignants.
Durant ces sept années, Claude et Emmanuel correspondent avec leurs parents respectifs, et ce sont ces courriers qui constituent la matière de cet ouvrage : précieux témoignages sur la Birmanie, les peuples y vivant dans leur diversité et leurs spécificités, puis sur la douloureuse période de l’après chute du Sud Vietnam et les débuts de la mise en place du régime communiste.
je vous propose un mini film de 8 mn sur le site du "massacre de MyLai" dans la province de QuangNgai.
http://www.youtube.com/watch?v=plznE_67oCA&feature=plcp
les GI americains ont massacre 500 civils, femmes, enfants, vieillards le 16 mars 1968
ce site est ouvert au public, 15.000d l'entree
periode conseillee : milieu janvier a milieu septembre, apres c'est la saison des pluies
2 hebergements possibles
au bord de la mer, (a 2km), hotel *** MyKhe, chambre 300.000d
au centre ville (a 10 km) GH 163 Nguyen Cuong Phuong, avec clim, eau chaude, jardin, petit motel, 100.000d
bienvenue au VN
a QuangNgai, on a des specialites : il y a une biere locale "la DungQuat", des crepes "banh xeo", une soupe "don", le jus de canne a sucre "nuoc mia"
A ceux qui partent au Vietnam ou a ceux qui en reviennent je signale un très beau reportage SUR LE DELTA DU MEKONG passé sur la chaine 5 mais encore visible pendant 6 jours sur replay.
Les paysages sont magnifique, la vie des pécheurs et agriculteurs y est dure mais ils ont encore le sourire. Quelle leçon d'humilité .....
A tous les forumistes qui vont se rendre prochainement au VIETNAM, dans la région d’Hanoi je signale un très bon reportage sur ARTE passé ce jour et qui sera redifusé vendredi 24 janvier
LA TORTUE SACRÉE DU VIETNAM La légende du Hoan Kiem vendredi 24 janvier à 11h15 (44 min)
On peut aussi voir ce reportage en replay sur la free box
N'oubliez pas que le Mardi 1er Novembre, à 20h35mn sur France 2, RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE nous emmènera chez les Lolos noirs, une ethnie vivant à l'extrême Nord-Est du Vietnam.