Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat
J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP
J3 : Grand Teton NP – Yellowstone
J4-7 : Yellowstone
J8:Yellowstone – Cody
J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM
J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon
J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM
J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch
J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando)
J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook
J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road »
J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS
J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch
J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash
J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace
J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP
J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques :
Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant.
Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes.
Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable.
Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...
Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.
Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.
Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).
Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.

Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.
La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
Henry
Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.
Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.
C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).

En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).

Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.

Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.

Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USA
Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea
La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.
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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.
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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.
Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.
Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.
Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.
La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.
Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.

Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.
En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.
Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
HenryDirection John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).
En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).
Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.
Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.
Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USAMême si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San AndreaLa route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.
Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
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Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
After five trips to the American West, we had planned to switch countries and continents to visit Turkey. However, by the time we made up our minds, flight ticket prices had nearly doubled, reaching 400 € for a round-trip ticket. A bit disappointed, I started looking at transatlantic flight prices and stumbled upon discounted tickets from Basel-Mulhouse to Dallas—at the same price as our tickets to Turkey!
No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!
From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.
The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.
One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.
Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!
As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.
We’ll get to savor these special moments together.
The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco
Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!
The connecting flight to London goes smoothly.
During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!
With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.
We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!
With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.
Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!
There are about thirty cars waiting. Too many choices!
After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.
On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.
Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!
From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.
The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.
One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.
Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!
As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.
We’ll get to savor these special moments together.
The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco
Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!
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With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.
We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!
With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.
Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!
There are about thirty cars waiting. Too many choices!
After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.
On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.
Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
Bonjour a tous et bravo pour le travail et les conseils prodigués ici et qui m'ont permis de voir et visiter de si belles choses dans l'ouest américain (jusqu'a m'y marier...accessoirement 😏 ).
Je retourne justement très bientôt vers l'Arizona et autre New Mexico et j'ai vraiment envie cette fois ci de m'équiper d'un matériel digne de ce nom pour essayer d'immortaliser sur "pellicule" ce que mes yeux découvrent et ce que je peux voir sur vos blogs et carnets de voyages respectifs.
J'utilisais jusque la un petit compact sony couplé avec un camescope de la même marque qui faisaient jusque la leurs offices mais me prenant au jeu j'aimerais ramener toutes ces couleurs sur un reflex numérique de qualité.
Ma question : que recommanderiez vous comme gamme ou objectifs pour essayer de reproduire au mieux les beautés d'un Bryce canyon, Antelope, Coyotes buttes et autres Wahweap Hoodoos...?
Néophyte mais plus qu'intéressé par le sujet je ne voudrai pas faire une erreur de casting sachant que jusque la mon choix s'affinerait sur le Canon 70d avec un objectif 18-55 IS STM.
Merci a tous les pisteurs de sunrise/sunset pour me sortir du "noir". 😎
Fab
J'utilisais jusque la un petit compact sony couplé avec un camescope de la même marque qui faisaient jusque la leurs offices mais me prenant au jeu j'aimerais ramener toutes ces couleurs sur un reflex numérique de qualité.
Ma question : que recommanderiez vous comme gamme ou objectifs pour essayer de reproduire au mieux les beautés d'un Bryce canyon, Antelope, Coyotes buttes et autres Wahweap Hoodoos...?
Néophyte mais plus qu'intéressé par le sujet je ne voudrai pas faire une erreur de casting sachant que jusque la mon choix s'affinerait sur le Canon 70d avec un objectif 18-55 IS STM.
Merci a tous les pisteurs de sunrise/sunset pour me sortir du "noir". 😎
Fab
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USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.
Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.
De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del Sol
A la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll Bridge
Nous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer
Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassin
Le retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles
Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol
Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferry
Padre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la dune
Les 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand Héron
Nous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David Crockett
Et ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...
Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visite
Il faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiers
On peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'Alamo
Mais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio Cruises
C'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !
Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission Concepcion
La mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San José
Des travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de Espada
Ah, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !
Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.
Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.
Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.
Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.
De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deer
Mardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big Room
Nous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaire
Le spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonne
Les concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes
Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiens
Et les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicain
La route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changent
Après 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui change
Nous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.
Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali Flat
Quelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presque
Entre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutent
Pourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada.
Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noir
Juste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parc
Environnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrain
Le programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourde
Nous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.
Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur
Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?
Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettes
Là se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
SUITE EN PAGE 4
Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
USA 2012 – Au long du Rio Grande
J'avais dis à certains d'entre vous que notre 5ème voyage dans l'Ouest Américain était le dernier, que je pensais qu'il ne nous restait plus de visites à notre portée dans les National Parks et Monuments pour justifier un nouveau séjour aux States. Mais il ne faut jamais dire jamais ! il restait le Texas et le Nouveau-Mexique...
Au programme, il y avait les Parcs Nationaux de Big Bend et Guadalupe Mountains au Texas, les Carlsbad Caverns au Nouveau-Mexique et Great Sand Dunes lors d'une intrusion au Colorado, une multitude de Monuments et autres Sites Nationaux assez connus comme White Sands, Bandelier, El Malpais etc, les terres sauvages au nord ouest du Nouveau-Mexique de Bisti, Ah-She-Sli-Pah et la découverte de Ojito, quelques parcs d'état aussi. Et il fallait inclure au programme un Pow Wow et un Rodéo, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
En cours de voyage, nous nous sommes rendu compte que le Rio Grande se trouvait souvent sur notre route, au point d'être le principal point commun de ce 6ème voyage dans l'ouest américain. En tout, 28 jours, 40 sites, 8 200 km, 3 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2012.
Première partie, de Houston à Socorro.

Mardi 1er Mai – En route vers le "soleil" du Texas
Départ de l'aéroport de Nantes, quasi désert en ce jour de fête du travail, à 6h55, escale Amsterdam dans la brume, arrivée à Houston bien après les 13h55 prévus, passage à l’immigration très lent, mais pas d'attente pour récupérer les valises. Navette vers le loueur Dollar où Auto Europe nous a réservé un SUV standard, prise main d'une Jeep Grand Cherokee, chargement et programmation du GPS en hors-péage et en route vers la mer.
High-Clearance, la Grand Cherokee, ça c'est sur, même bien haut pour grimper dedans, mais pas 4x4, dommage pour le J3. Pas de rapport court à la boite de vitesse automatique, ça aurait pu servir. Une semaine pour bien assimiler les subtilités du régulateur de vitesse mais à l'arrivée, une voiture très satisfaisante et une consommation moyenne de 9,77 l/100km. En route vers la mer, donc – le retard de l'avion et la durée des procédures font qu'il est trop tard pour une visite avec le NASA tram quand nous passons auprès de Space Center Houston ; donc direct le Best Western Beach Front Inn de Galveston.

Vue du balcon sur la mer.
Galveston (sur l'île-barriere du même nom, 57 000h) est célèbre pour avoir été victime de la plus grande catastrophe naturelle des États-Unis qui fit 8 000 victimes lors d'un l'ouragan en 1900. Henry Robert, ingénieur militaire à la retraite, fit construire une digue en béton, sur 16 km de long pour une hauteur de 5 m ; la digue est nommée le Seawall. Le 13 septembre 2008, l'ouragan Ike a frappé directement Galveston avec des vents de 177km/h. Malgré le mur de protection et les ordres d'évacuation, on déplora une soixantaine de morts.
Bon, ça va, pas d'ouragan en prévision. Juste le Seawall boulevard à traverser pour descendre sur la plage : le Golfe du Mexique, ça change du Pacifique ! Qu'est-ce qui change, me direz-vous ? Tout d'abord, pas de brume, une eau plus chaude et une épaisse bande d'algues sur la plage, mais surtout quand on regarde au large, les nombreuses plate-formes pétrolières à l'horizon.
Et les oiseaux ! Dans le ciel passent des groupes de grands oiseaux volant en formation. Avec difficulté, j'arrive à en capturer quelques uns dans l'appareil photo.

Vol de pélicans
Sur la plage, une multitude d'oiseaux marins s’agglutinent autour d'une famille qui leur jette à manger. A donner des frissons aux fans d'Alfred Hitchcock, mais on est pas à Bodega Bay.

Presque une scène dans "The birds"
Quand on tourne le dos à la mer, on peu admirer des énormes poissons sur le mur du Seawall. Il paraitrait (dixit Wikipedia) que ces fresques ont été peintes par des enfants sur de nombreux miles.

Poissons trop gros pour les mouettes
Sans attendre le coucher de soleil (la journée à été longue), nous nous dirigeons vers le Torcuga Mexican Kitchen, à coté de l'hôtel, histoire de renouer avec la cuisine locale.
Mercredi 2 Mai – Les habitants d'ARANSAS National Wildlife Refuge
Lever très tôt, courses au Kroger voisin pour les essentiels : glacière, eau et de quoi manger dans la journée puis retour à l'hôtel pour le breakfast à l'ouverture. La matinée commence par longer la mer jusqu'à la pointe ouest de Galveston Island, sur 35km, Au départ sur le Seawall, la route s'écarte de la plage pour continuer entre 2 rangées de maisons sur pilotis, généralement assez espacées, mais sans clôture. Parfois, ce sont de véritables villages dont certains s'étalent les pieds dans l'eau du coté de la lagune.
Petites villas de vacances, en hauteur.De temps à autres, des routes accèdent à des parking où des passerelles conduisent à la plage. Le sable est en parti recouvert d'une couche d'algues entassées par les marées. C'est l'univers de milliers d'oiseaux marins, mouettes, goélands et bécasseaux (?)
La plage à Isla del SolA la fin de la San Luis Pass, un pont à péage (2$) de plus de 2 km relie à une autre île-barrière beaucoup moins habitée.
Galveston Toll BridgeNous quittons provisoirement la mer pour traverser la campagne texane en direction de Corpus Christi avec pour objectif le National Wildlife Refuge de Aransas. Ce n'est pas le seul lieu de préservation de la faune dans ce secteur, mais c'est le plus important et le mieux organiser pour visiter.

Le prix d'entrée est de 5$, mais le parc fait partie du réseau fédéral, donc nous en profitons pour acheter notre "American the beautiful" 2012. Pas très belle la carte cette année, mais c'est une bonne chose de faite, nous la présenterons 16 fois par la suite.
La route longe la côte et donne accès à divers trail et overlook. Dès le début, la rencontre de jeunes cerfs est prometteuse pour la suite. Le premier petit bird trail était bien engageant, 200 m dans la forêt pour approcher des oiseaux qu'on entendait gazouiller dans les arbres. C'était sans compter sur d'autres occupants bien moins sympathiques : au bout de 30 m, nous faisons demi-tour sous la pression des nuées de moustiques. Un peu plus loin, l'aire de pique-nique est aussi mal fréquentée, si bien que nous allons déjeuner sur une avancée sur la mer, aménagée pour la pêche.
White-tailed deer Plusieurs autres points sont fermés, mais le principal est la tour d'observation, à la fin de la route, curieuse tour car on y monte par une rampe en pente douce. D'au dessus des arbres, on voit la baie de San Antonio (nom de l'anse qui jouxte le parc) et quelques grands oiseaux, de loin. Plus proche, l'avancée du Big Tree trail, dont l'accès au sol est fermé, accueille une aigrette. En fait ce n'est plus la saison où les grandes grues blanches d’Amérique nidifient dans le parc. Les dernières sont partie depuis la mi-avril.
Aigrette dans son petit bassinLe retour peut se faire par une piste qui s'enfonce dans la forêt, peuplée de deers et javelinas et autres mammifères - 12 km, bien agréables, mais peu de rencontres. En fait les plus intéressantes seront celles des habitants du pool proche de l'entrée du parc : les alligators. Une grille empêche de les approcher de trop près.
Ça change des rencontres habituelles Direction le Best Western Inn in the Bay, puis promenade vers Aransas Bay ; on peu y voir des groupes de pélicans bruns posés sur les pontons. Dîner dans un restaurant sur les quais : huitres et crevettes.
On en avait vu que en vol Jeudi 3 Mai – Le plaisir de rouler sur la plage
Nous rejoignons Padre Island par Aransas Pass et Port Aransas, pour cela il faut prendre un ferry pour traverser le dernier bras de la baie de Corpus Christi – la traversée d'environ 500m est gratuite.
Port Aransas, du ferryPadre Island est une île-barrière ; dans la partie nord, outre le Port Aransas, se trouve divers State Parks destinés au camping et aux activités balnéaires. Nous arrêtons dans un CVS/pharmacy faire nos achats pour déjeuner. On connaissait le rayon pharmacie des Walmart, mais pas les rayons bouffes des pharmacies.

La partie sud de Padre Island est inscrite au littoral national et protégé. Visite au Malaquite Visitor Center, vidéo, explication des rangers. Au delà du bâtiment, le parc est une étroite bande de sable et de dune. La piste sur le sable est roulable sur les 5 premiers miles par tout véhicule. Au delà, la piste continue sur 55 miles mais n'est autorisée qu'en 4x4, de préférence à plusieurs.
Entre les algues et la duneLes 5 premiers miles suffisent bien pour gouter au plaisir de conduire sur la plage. Quelques familles sont installées pour la journée, un homme est à la pêche, nous croisons 2 ou 3 autres voitures sur le circuit. Les algues amassées par les marées forment une bande épaisse où se mêlent les débris rejetés par la mer. Nous ne remarquons pas d'odeur particulière, mais ça et là, il semble y avoir des traces de mazout (au-delà des 5 miles, la plage s'appelle Little Shell Beach, puis plus loin, Big Shell Beach et il y a toujours des plate-formes pétrolières à l'horizon).
Au bord de l'eau ou dans les dunes, c'est le domaine des milliers d'oiseaux, où se distinguent les grands cormorans, hérons et aigrettes. Pas de tortues de mer, il faut aller beaucoup plus loin et ce n'est probablement pas la saison de ponte.
Sternes Huppées
Cormoran
Grand HéronNous retournons déjeuner sur une table à l'ombre du Visitor Center. Peut après, des school bus arrivent et des groupes d'enfants envahissent le secteur avant de s'installer pour divers cours de géographie ? botanique ? science naturelle ?
Nous quittons le centre pour un autre site du parc nommé Bird Island Basin, brève halte car c'est surtout un lieu d’apprentissage de la planche à voile.
Et en route pour San Antonio à 265 km. Premier plein à la sortie de Corpus Christi, 3,699$ le gallon. Diantre, le calcul de consommation fait le soir donne 12,3 l/100km. C'est bien beaucoup !
A San Antonio, nous avons réservé pour 2 nuits au Day Inn Alamo, le seul hôtel à prix abordable en plein centre de la ville (300m d'Alamo Plazza) au milieu des grands hôtels.
La promenade en fin d'après-midi et le dîner seront un avant goût des attractions du lendemain.

Vendredi 4 Mai – THE Alamo
La mission San Antonio de Valero, dans le plein centre de la ville est surtout connu sous le nom de Alamo, ou Fort Alamo ou encore THE Alamo comme l'a baptisé THE John Wayne, là où en 1836 THE Davy Crockett et quelques 200 américains ont tenu jusqu'à la mort face à l'armée du général mexicain Santa Anna. Prémonitoire de l’indépendance du Texas avant son rattachement aux États-Unis, l'évènement est inscrit dans l'histoire et le site est un lieux de pèlerinage pour les Texans et tous les américains.
Mémorial – face William Travis et David CrockettEt ils sont là, les petits texans, ils arrivent par cars entiers juste avant l'ouverture des portes, groupés par couleur de tee-shirt, pour suivre leur cour d'histoire.
Après les verts et les bleus, il y a les roses, les jaunes, les rouges, les noirs ...Entrée gratuite, vidéo qui retrace l'histoire du lieu avec un chapitre important sur 1836 (notez que le film de John Wayne est très proche de l'histoire officielle), musée des objets d'époque.
La façade du sanctuaire, en dehors des heures de visiteIl faut faire une longue queue pour entrer dans le sanctuaire dédié à la mémoire des hommes tombés lors de la défense d'Alamo. Il se visite en file, photos interdites, sortie par une aile dans le parc. Le jardin très ombragé contient de nombreuses espèces locales. Il est traversé par un canal, vestige du système d’irrigation de l'époque espagnole.
Ocotillos, cactus et palmiersOn peut y voir un canon de 18 pounds, le plus gros possédé par les défenseurs. Une présentation des armes d'époque est faite dans le parc. Deux autres bâtiments importants sont en périphérie du jardin : le musée-boutique du Texas, qui sort aussi directement sur la rue, et une bibliothèque "des Filles de la République" où nous nous introduisons par curiosité et sommes accueillis aussi avec curiosité.
Présentation des armes en service lors du siège d'AlamoMais San Antonio ne se limite pas à Fort Alamo. A quelques minutes de marche, le RiverWalk est une promenade sur les rives de la rivière San Antonio qui serpente à travers la ville. Une kyrielle de bars et de restaurants occupent les rives, à l’ombre de cyprès. On peut y fait un tour de bateau, soit individuel en bateau-taxi ou tour collectif commenté. La balade d'environ une heure sillonne les coins et recoins de la rivière, en passant sous toutes sortes de ponts et passerelles, approchant des sites caractéristiques de la ville.
Avec le Rio San Antonio CruisesC'est sur des terrasses au bord de l’eau que nous faisons nos 3 repas à San Antonio, en variant le genre de cuisine. Plusieurs groupes de mariachis passent de table en table en proposant quelques spécialités de leur répertoire.
La Cucaracha !Le circuit des missions : en plus de la mission de San Antonio de Valera (Alamo), 4 missions sont inscrites au registre des " National Historical Park ". Un itinéraire est jalonné pour aller de l'une à l'autre. Elles furent construites par les missionnaires espagnols catholiques aux environs de 1700.
La plus proche est la mission Concepcion, qui constitue la plus vieille église restaurée au USA. C'est la plus importante et c'est là qu'est installé le Visitor Center. On peu visiter plusieurs salles et on y voit de nombreuses fresques du XVIIIème.
Vue d'ensemble de la mission ConcepcionLa mission San José, dont le façade finement sculptée est entièrement d'époque. Les décors, couleurs et dorures du chœur sont étonnantes.
Façade de la mission San José
A l'intérieur de la mission San JoséDes travaux routiers et une déviation nous éloigne de la mission San Juan Capitrano. Nous y revenons plus tard (après 17h) pour constater que l'accès est fermé. Mais nous arrivons à la mission San Francisco de la Espada avant la fermeture de l'entrée.
Le clocher de la petite église de EspadaAh, j'oubliais, ces soirs là, THE Tony Parker et les Spurs ne jouaient pas à domicile, dommage, j'aurais bien pris des billets.
Samedi 5 Mai – Rio Grande, un pied au Mexique
De San Antonio, nous sommes trop loin de Big Bend pour nous y rendre en 1 seule journée, aussi nous avons prévu de faire étape à Del Rio. En route, près de Brackettville, John Wayne avait fait construire Alamo village en 1950, pour le tournage de son film. La façade de la mission est une réplique de la vraie. Depuis, le lieu a servi au tournage d'autres westerns. Il se visitait jusqu'en juillet 2009, date du décès du propriétaire et depuis, c'est fermé. Dommage, j'avais initialement prévu le détour.
Donc direct le Best Western Inn of Del Rio déposer les valises avant de partir visiter Amistad National Recreation Area. Passage au Visitor Center pour questionner les rangers sur les plus intéressants points à voir. Petite séance vidéo, surtout consacrée à l'histoire du barrage. Diable, que les poissons empaillés sur le mur sont gros !

Le ranger nous a indiqué 3 points. Tout d'abord Amistad Dam, le barrage commun avec le Mexique construit en 1969 sur le Rio Grande, à sa jonction avec la Devil River. L'opération avait 3 objectifs : la réserve d'eau, la production d'électricité et le loisir. La visite est particulière, on laisse sa voiture avant la douane et on continue sur le pont à pied. Le panorama en amont montre l'immensité de la retenue du Rio Grande. Une promenade en bateau serait inutile, mais un survol pourrait être intéressant.

Petit coin de pêche
En aval, le Rio Grande serpente entre les falaises et continue de séparer USA et Mexique jusqu'à la mer.

Le Rio grande sert de frontière naturelle sur 2018 km
Les statues des aigles au milieu du barrage constitue la destination principale des visiteurs. Là, on peut mettre 1 pied au Mexique, même les 2, mais on ne peut pas ressortir à l'autre bout du pont.

Entre l'aigle mexicain et l'aigle américain, la frontière est marquée par des clous
Le deuxième point est Governors Landing. La route passe sous le pont pour arriver à une plage (de gros cailloux), équipée avec tables etc. On est samedi, malgré le temps couvert et lourd, toutes places sont occupées. Mais il y a peu de baigneurs,

Governors Landing
Le troisième point est Diablo East, colline sillonnée par plusieurs pistes vers des points de vues sur l’immensité du lac, des lieux de pêche et un petit port abrité.

Lake Amistad Marina
Dimanche 6 Mai – Le Big " Big Bend "
En partant de Del Rio, un plein rassurant, la consommation passe à 10,1 l/100
Sur la route de Big Bend NP, il y a plusieurs lieux intéressants. Le premier, Seminole Canyon State Park est juste en amont de la retenue d'Amistad. La principale attraction, des pétroglyphes, ne se visite que guidé, avec un départ le matin et un l'après-midi. Pas dans nos horaires et trop de marche pour nous.
Le second est à Langtry, petit village sur la rive du Rio Grande, où le Judge Roy Bean rendait la justice à la fin du XIXème. Ce barman-truant devenu juge arbitraire se prétendait seul représentant de la loi " à l'ouest de Pecos "
L'ouest de Pecos nécessite une explication. Le Rio Pecos ou Pecos river est un affluant du Rio Grande considéré à l'époque comme la limite de l'ouest sauvage. Nous l'avons traversé un peu avant Langtry. Nous retrouverons la Pecos River à Carlsbad et à Santa Fé.

Le Rio Pecos vu de la US90
Derrière un sympathique Visitor Center, on peut visiter le saloon de Roy Bean où il rendait la justice, la salle de billard et la salle d'opéra de Jersey Lilly. Je ne raconterai pas ici tout ce qui fit de Roy Bean une véritable légende de l'ouest, au même titre que Davy Crockett ou Buffallo Bill.

The Law West of the Pecos
Nous sommes ici à l'entrée du désert Chihuahua qui s'étend sur le Mexique et 3 états des USA, un désert aussi grand que la France. Un intéressant petit circuit botanique nommé Cactus Garden jouxte le saloon.

Cactus, Yuccas, Agaves etc.
Nous reprenons la route vers Big Bend, à travers des étendues désertiques. La dernière bourgade à l'embranchement de la route du parc s’appelle Marathon, mais de là nous sommes à 60km de l'entrée du site et 123 du Chicos Basin, notre destination. Faire le plein avant d'entrer dans le parc serait une fausse-bonne idée : à Marathon l'essence est au même prix qu'à l'intérieur du parc soit 70 à 80 cents plus cher qu'en moyenne au Texas.

Big Bend National Park est un des 10 plus grands des USA avec 3200 km2, séparé du Mexique par le Rio Grande sur plus de 100km. Nous allons chercher la fraicheur au milieu des Chicos Mountains. La route en lacet qui y mène passe un col à 1640m et est interdite aux véhicules longs ; en montant la végétation change et on traverse une forêt de conifères. De l'autre coté, elle descend dans un bassin entouré de pics crénelés : nous sommes au fond du cratère d'un très ancien, mais énorme volcan.

Chicos Mountains Lodge est la seule possibilité de logement autre que le camping dans le parc. Le village comporte un Visitor Center, un magasin et un restaurant.

Lors d'une première visite chez les rangers, nous sommes surpris par la taille du lion de montage exposé dans le hall. Mais c'est à une carte que nous prêtons le plus d'attention, celle où, au jour le jour, sont reportés les lieux où ont été vus des ours. Y aura t'il une punaise de plus sur la carte à notre départ ?
Une fois installé dans notre appartement (nettement mieux qu'à Canyon Village de Yellowstone ou encore Stovepipe Wells de Death Valley) nous partons explorer l'est du parc. Petit arrêt à Duggout Wells faire la promenade botanique du Chihuahuan Desert Nature Trail et découvrir quelques espèces particulières du parc. Le circuit se termine dans la fraicheur toute relative d'un oasis.

Une des 60 espèces de Cactus du parc
Rio Grande Overlook nécessite de monter une centaine de mètres jusqu'à un point de vue. De là, on découvre l'immensité du désert. La bande de verdure sur la droite est tout ce qu'on devine du Rio Grande.

Le Chihuahua, un endroit pour le Tirelipompon, Mr Carlos ?
La route se termine à l'est à Boquilla Canyon overlook d'où on peut voir le Rio Grande. Il n'est pas impressionnant ici, et le débit semble bien faible. Un trail part du parking, assez abrupt au départ, pour redescendre sur la rive et s'engouffrer entre les falaises dans le Boquilla Canyon.

L'entrée du Boquilla Canyon
Près de là, à Rio Grande Village nous attend un couple de roadrunners, autrement dit des Grands Geocoucou plus connu en dessin animé comme Bip Bip. Ce n'est pas la première fois que nous en voyons ce coureur des déserts, mais cette fois, nous pouvons les photographier.

Pas de coyote à l'horizon
De retour à Chicos Basin, le soir descend et colore les sommets autour. Le plus impressionnant est certainement le Casa Grande.

Casa Grande, 7325 feet
Par derrière les bâtiments, un petit parcours botanique fait découvrir les variétés d'altitude. Il y a du monde à cette heure là, car le parcours offre quelques beaux points de vue sur The Window, une fenêtre dans les sommets entourant le village, avec vue sur le désert.

The Window
Or cette fenêtre est orientée vers le soleil couchant. Et à 20h30, on comprend qu'il y ait foule. Le gros matériel est de sortie, avec pieds et tout et tout. J'ai l'air ridicule avec mon petit numérique de poche. Quelques gouttes de pluie nous accompagnent au retour, tandis que l'orage qui va se déchainer pendant la nuit commence à se faire entendre.

Bof, c'est quand même pas trop mal, non ?
Lundi 7 Mai – Le Big " Big Bend " suite
L'orage a duré une partie de la nuit et a provoqué des coupures d'électricité. J'ai une crainte pour mon netbook resté en charge durant la nuit. Mais tout fonctionne, la WiFi aussi. Ah, on a un nouveau président.
Bign Bend ne se visite pas en quelques heures. Aujourd'hui, c'est la partie ouest. Dans les lacets qui nous ramène vers le désert, une surprise : à quelques mètres de la route, un black bear fouille dans le sol. Nous arrêtons en douceur à sa hauteur pour le photographier. Il se déplace un peu, sans s’intéresser à nous. Plus tard, je préciserai le lieu au ranger rencontré la veille. En voyant les photos, il nous diras qu'il doit avoir 2 ans. En raison de la sècheresse, les ours manquent de nourriture et sont de taille inférieure à la normale.

Il y aura une punaise de plus sur la carte
La partie ouest se visite par la Ross Maxwell Scenic Drive. Premier point d'intérêt pour nous, le Sotol Vista Overlook. La vue au loin porte au delà de la rivière. Le Santa Elena Canyon est en face au milieu à plus de 20km à vol d'oiseau.

Le sotol est une plante dont les mexicains tirent de l'alcool
Un peu plus loin, un embranchement conduit à Burro Mesa Pouroff. Le chemin qui en part s'enfonce au milieu des ocotillos vers la vallée asséchée du Javelina wash. A 9h00, il fait encore frais, mais pas pour longtemps.

Au pied de la Burro Mesa
Il fait déjà plus chaud quand nous rejoignons le Tull Canyon. Plusieurs points de vue d'en haut et la possibilité de descendre le parcourir sur 3/4 de miles.

Le Tull Canyon vu du west overlook
Arrivé au bord du Rio Grande, le Castolon Visitor Center est fermé. La route continue le long de la rivière jusqu'à Santa Elena Canyon river access. Le débit du Rio est bien faible ici pour autre chose que du canoé.Ce n'est pas la saison des pluies (rares par ici) ou la fonte des neiges de San Juan dans le Colorado qui l'approvisionne beaucoup, en ce printemps 2012.

Le Rio pas très Grande
Mais l'attraction principale est le Santa Elena Canyon. Le Rio Grande s'écoule entre les falaises de 450m de haut, couloir étroit mais d'un coté au Mexique, de l'autre au Texas. Le point de vue est impressionnant.

Un trail part à flan de falaise et monte vers des points de vues surprenants.

Le chemin dans le canyon

Le lit de la rivière est en partie asséché depuis longtemps
Le parking est équipé de tables et bans, mais les places à l'ombre sont rares. Après manger, nous repartons par la piste de Old Maverick Road, une façon d'entrer plus profond dans le Chihuahua. Peu de visiteurs ici, mais un agréable parcours sur une piste facile. Moins facile, nous faisons un détour vers les ruines de Terlingua Abajo, la piste est plus étroite et plus délicate.

La piste de Old Maverick Road
Un bref arrêt pour visiter la curieuse habitation de Luna's Jacal, où Gilberto Luna vécu et mourut à 108 ans en 1947.

Jacal, c'est le type d'habitation
Nous nous arrêtons plus loin pour photographier cette curieuse vallée, sans information particulière.

De retour au village, un groupe de jeune quadrupèdes se promènent près de notre porte.
Carmen Mountains white-tailed deerMardi 8 Mai – En longeant l'autre " Big Bend "
Quand on sort du Big Bend NP par l'ouest, on arrive sur Trelingua, créée pour l’exploitation des mines de sulfure de mercure au début du XXème. En partant à gauche vers le Rio Grande, on passe à Terlingua Ghostown. Pas si Ghostown que ça, l'ancienne Terlingua, les vieilles maisons semblent toutes occupées et on a l'impression de déranger les habitants quand on s'aventure dans les ruelles.

Comment traduire " Birth place to all chili cook offs world wide "
Le cimetière daté de 1902 est inscrit sur le registre national des sites historiques. Nous ne sommes pas seul à visiter, à 8h du matin.

L'ancien cimetière est très Ghost !
On rejoint le fleuve à Lajitas, l'autre bout du San Elena canyon. La route 170 longe le Rio Grande sur 80 km. A gauche la rivière, à droite le Big Bend Ranch State Park, 110 000 ha de terres sauvages pour les randonneurs-explorateurs. Si la TX 170 passe devant le panneau, elle n'entre pas dans le parc. En fait le spectacle est sur la route surnommée la River Road, avec ses canyons, arroyos, falaises … et les vues changeantes sur le fleuve et le Mexique sur l'autre rive.

Fausse entrée
Un des point particulier le long de cette route est le Contrabando movie set site, lieu de tournage de quelques westerns de série b dans un décors mexicanisants. Le plus connu est Streets of Laredo, sorti en France en 1949 sous le titre la chevauchée de l'honneur.

On voit le site avant le panneau
Peu de place pour stationner. Le lieu est désert, les bâtiments sur la rive du Rio grande sont encore en bon état, mais rien à voir à l'intérieur.

Pour une courte halte
En regardant de près, l'église laisse apparaître sa structure du décor.

Carton-pâte !
A Mandera Canyon, l'aire The Teepees est équipée de table à l'abri de tentes indiennes.

Les tentes sont en dur
Plus que les tentes, ce sont les habitants qui nous intriguent. Ces charognards, communs des westerns, ne sont pas dérangés par notre passage. Nous aurons cherché longtemps le nom exact de ces oiseaux de la famille des vautours.

Urubus à tête rouge
La route s'élève par moment pour franchir les parties étroites et grimpe jusqu'à 15% comme près de Colorado Canyon. J'ai dis que la boite automatique de la Jeep n'avait pas de rapport court, là c'était utile.

Vue d'en haut sur le Rio Grande
A Presidio, petite ville frontière, nous quittons provisoirement le Rio Grande. Après quelques courses alimentaires, nous partons vers Fort Davis à 130km. Le temps couvert se dégrade peu à peu et il commence à pleuvoir lorsque nous entamons la visite de Fort Davis National Historic Site. Mais l'essentiel est en intérieur.

Nous devons attendre la sortie du cours d'histoire des enfants, TS de la même couleur, pour voir la vidéo au visitor center, mais rien ne presse.
Des bâtiments conservés, on peu visiter les chambres des hommes de troupe, la salle des canons et par les fenêtres, quelques chambres d'officier.




Le Fort fut en service de 1854 à 1891, sur ce qui était la seule route entre El Paso et San Antonio. Il fut un poste clé du système de défense de l'ouest du Texas. Défense contre qui, me direz-vous ? Contre les indiens, bien sûr, en particulier les comanches et les apaches menés par le terrible Victorio.

Victorio
Je demande des explications sur une curieuse histoire évoquée dans un coin du musée : ici servit le Lt Henry Flipper, le premier officier noir de l'armée américaine, condamné en court martiale sur des accusations douteuses et renvoyé de l'armé en 1882 puis gracié en 1999 (!) à titre posthume, bien sûr.
Nous rejoignons la petite ville de Van Horn par la route 118, route qui aurait pu être agréable sans la pluie, puis la I 10. A Van Horn, 2435h, nous avons réservé au Day Inn – rien à redire. La piscine à l'extérieur était tentante, mais pas sous la pluie.
Mercredi 9 Mai – Guadalupe, l'autre parc national du Texas
S'il est un endroit à l'écart de tout, y compris des visiteurs, c'est bien le 2ème parc national du Texas. En partant de Van Horn, il faut faire 90 km vers le nord, à travers le désert du Chihuahua, avec seulement quelques entrées de ranch comme seule trace de vie. En approchant du parc par le sud, le sommet d' El Capitan (2464m) se cache dans les nuages.

El Capitan, ce nom rappelle un autre lieu, non ?
Le Guadalupe Mountains National Park est dans la partie sud de la Guadalupe Mountains, avec 3 entrées à l'est sur la route 180 et une au nord, en faisant un détour de 100 km ! (petit détour que nous n'avons pas fait).

Nous passons la limite des faisceaux horaires sans changer d'état et gagnons une heure. Le siège du visitor center est à Pine Spring où, après la traditionnelle vidéo, nous nous renseignons sur les visites possibles. Pine Spring est le point de départ du Devil's Hall trail et du Guadalupe Peak trail, 2 promenades de montagne hors de portée pour nous. Le Guadalupe Peak, sommet le plus élevé du Texas, se détache temporairement entre les nuages.

Guadalupe Peak, 2667m
La seule visite abordable ici est celle du Pinery Trail, qui mène pas un sentier pavé aux ruines de la Pinery Station du Butterfield Overland Mail. Agréable promenade botanique où nous découvrons de nouvelles espèces typiques du Chihuahua ou du Texas.

L' Apache Plume
Deux arbres aussi sont spécifiques à cette partie du Texas, le sapin alligator (?) et le Texas Madrone (l'arbre rouge) tous deux sur cette photos. Nous en reverrons ailleurs dans le parc, mais nulle part en dehors.

L'un a une écorce en peau de croco, l'autre est rouge
Un peu plus au nord, les bâtiments du Frijole Ranch Historic Museum ont la mauvaise particularité d'être fermés lors de notre passage. Petit tour dans le jardin sans plus, mais Smith Spring trail ne nous attire pas.

Pour vendre leurs produits, les fermiers devaient se rendre au marché de Van Horn (90km) !
Le 3ème site est 10 km à l'écart de la route. McKittrick Canyon propose un circuit nature et 2 grands chemins de randonnée. Le McKittrick Canyon Trail mène à McKittick Ridge Campground à 7,8 miles. Mais on peut s'arrêter à Grotto (à 3,4 mi) ou à Pratt Cabin (2,4mi). Malgré le temps incertain, nous partons y faire un petite promenade.

Le sentier de pierre, très mauvais pour les godasses, descend dans le canyon puis continue sur les rives.

La descente

Ici la marche est plus facile
Belles rencontres végétales, mais la faune se fait discrète. Nous avions remarqué les 2 school bus sur le parking : nous ne tardons pas à croiser des troupeaux d'addos, TS de couleur, rentrant harassés de leur cours de géo ou de botanique. Nous irons moins loin qu'eux.

Traversée empierrée
En reprenant la route vers le nord, nous entrons au Nouveau-Mexique. Whites City est un petit village de ghostmotels imitant les constructions en adobe (peut-être en cour de rénovation). Seul le Rodeway Inn est logeable, c'est d’ailleurs là que nous logeons pour 2 nuits. Il ne semble pas y avoir beaucoup de clients à cette saison. Le prix est bien élevé pour cette catégorie de motel si ce n'était la proximité d'un des musts de l'ouest, les Carlsbad Caverns.

Whites City downtown
Le temps de déposer les valises et nous fonçons au visitor center du parc (20 minutes mini) demander si il y a spectacle ce soir (?) Big Visitor Center, ici, proportionnel à la taille du parking, on n'avait pas vu si grand cette année. Le ranger de service nous dit que oui, elles sont bien là, et nous convie à l'entrée de amphithéâtre à 7h30 PM.
Avant 7h30, nous sommes sur le parking et d'autres voitures nous rejoignent. Mais il pleut, un peu, pire, des grondements s'entendent du lointain. Nous enfilons nos équipements de pluie et rejoignons un groupe d'une vingtaine de spectateurs, réfugiés sous un abri à l'entrée de l'amphi. Là, le même ranger explique que ces dames ne sortent pas sous la pluie et encore moins avec les éclairs de l'orage. C'est raté pour ce soir, on verra demain.
Ah oui, qui sont donc ces stars ? Les 400 000 chauve-souris qui habitent la caverne d'avril à octobre et sortent ensemble tous les soirs de beau temps!!!
Jeudi 10 Mai – Colossale visite de cave
Carlsbad Caverns est le seul parc national au Nouveau- Mexique. Il est tellement à l'écart que bien peu de d'européens l'inscrivent à leur circuit dans l'ouest américain. Et pourtant, il vaut le détour, largement au-dessus des 4 que nous avions visité en 2009, en Arizona, Sud-Dakota et Nevada.

Le parc national est dans la partie nord des Guadalupe Mountains et est attenant au parc visité la veille. A principale attraction part du Visitor Center proche de Whites City : le Big Room. Situé à 754 pieds sous terre, on y descend soit par le chemin naturel, compter 1h30 de marche, soit par l’ascenseur, en 1 minute, au moins indispensable pour le retour. La visite est libre, intéressant pour ceux qui comme nous s'ennuient à essayer de suivre un commentaire qu'ils ne comprennent pas, avec toujours quelqu'un dans le champ de l'objectif. Le circuit de 2,1 km est plat et une grande partie est accessible aux fauteuils roulants. Il fait le tour d'une gigantesque salle souterraine ornée des concrétions le plus variées. La visite peut aussi se faire guidée, nous croiserons d’ailleurs un groupe.
The Big RoomNous allons mettre 2h1/4 pour faire le tour à notre rythme, en multipliant les photos pour espérer en avoir quelques unes de correctes, en prenant le temps de lire les panneaux placés aux sites particuliers, en laissant passer ceux qui vont plus vite que nous.
Le circuit est en sens unique anti-horaireLe spectacle est tout au long du circuit : stalactites, stalagmites, colonnes, drapeaux ou champignons, mis en valeur par un éclairage mettant en valeur les couleurs naturelles.
Stalactites et colonneLes concrétions les plus spectaculaires ont un nom comme la salle des Géants, le Temple du Soleil, the Rock of Ages ou encore le théâtre chinois. De temps à autre, on croise les rangers toujours prêts à renseigner.
Parmi les lieux les plus spectaculaires

D'autres parties des cavernes se visitent guidées par les rangers, certaines avec casques et lampes

Nous déjeunons à la cafétaria du magasin à coté du visitor center et faisons quelques achats souvenirs.
Il y a d'autres lieux à voir dans le parc. Déception, le Valnut Canyon Desert Drive, circuit auto à sens unique de 18km proche du visitor center, est fermé suite aux pluies de ces derniers jours. C'était à notre programme de l'après-midi. Notre visite du matin étant jugée suffisante, nous n'envisageons pas d'aller à Slaugther Canyon Cave, point de départ de randonnées et de visites souterraines.
Nous profitons de l'après-midi pour faire quelques courses particulières au Walmart de Carlsbad (ville) à 30km. Au retour nous arrêtons au Trading Post proche de Whites City pour quelques autres achats.
Un peu vieillot, mais bien achalandé en produits indiensEt les chauve-souris me demandez-vous ? Il n'a pas arrêté de pleuvoir toute la journée, ce n'est même pas la peine d'essayer. Par contre le restaurant de Whites City a l'air pas mal. Des étudiants (?) spéléologues, tenue, casque, lampe et tout en sortent pour monter dans un school bus.
Vendredi 11 Mai – Fantastique White Sands
La pluie a cessé quand nous prenons la route de Alamogordo. Il y a 270 km, avec la traversée montagneuse de la Lincoln National Forest. Dans cette partie sinueuse bien différente du désert, nous sommes retardés par un camion en travers de la route. Un agent chargé de la circulation nous fait contourner par le fossé, limite...
Malgré la taille de la ville (Alamogordo a 36000h), il est difficile de trouver un restaurant intéressant. Nous finissons par déjeuner dans un restaurant asiatique, avant d'aller déposer nos valises au Best Western Desert Aire Hotel.

Il y a 25km jusqu'à l'entrée de White Sands National Monument. En s'y rendant, on longe la Holloman Airforce Base en pensant que la majeure partie du désert blanc autour du parc est une zone de tir de missiles et que c'est près d'ici qu 'à eu lieu le premier essai nucléaire en 1945.
Vidéo instructive sur les origines des dunes de gypse au Visitor Center et nous partons à la découverte des sables blancs. La voiture est restée au soleil, il y a peu de nuages pour le moment pour rafraîchir la chaleur des lieux. Nous croisons des familles qui sortent du magasin voisin avec des planches de luge.
Un bâtiment dans le style mexicainLa route unique qui s'enfonce dans un paysage de désert est très ordinaire au départ. Mais tout change lorsque apparaissent les premières dunes blanches et que le bitume semble traverser la neige.
Là, les bas-côtés de la route changentAprès 7 km, le bitume disparaît laissant la place à une piste immaculée sur encore 5km. Ça et là, des parkings avec quelques voitures et des gens qui se promènent dans le sable. Les enfants font de la luge dans les pentes.
Ici, c'est la route qui changeNous allons à Hearth of the Sand, le parking final, faire une petite balade sur les dunes. Le gypse blanc est chaud, mais ferme, peut-être après les pluies récentes, on ne s'enfonce pas.
Et là, c'est blanc tout autour.Du parking final part le Alkali Flat Trail - une boucle de plus de 7km, réputée difficile car une partie est dans des sables mous.
Le balisage de Alkali FlatQuelques autres courtes excursions sont possibles, Dune Life Nature Trail ou Playa Trail. Du parking de Interdune Boardwalk, une passerelle entre 2 dunes sillonne parmi une végétation adaptée au sable ou vivent quelques lézards et des insectes.


Retour à l'hôtel pour diner. Nous surveillons le ciel qui se couvre de gros nuages noirs, mais à 19h, nous tentons de retourner au Cœur du Sable, espérant assister au coucher de soleil avant l'arrivée de l'orage. Vers le sud, le ciel n'a jamais été aussi noir.
Nous ne sommes pas seuls sur le parking, mais presqueEntre les nuages, le soleil descend peu à peu et teinte les dunes de couleurs variant l'orange au rose. Nous allons passer plus de 3/4 h sur place. Et le ciel se fait de plus en plus menaçant.



L'orage commence lorsque nous retournons à l'hôtel.
Samedi 12 Mai – Mother's Day Pow Wow
Ciel bleu, ce matin, quand nous prenons la route vers Socorro. Pour ceux qui se demandent où se trouve ce patelin (plus de 8000 h, quand même), c'est sur la I 25, à 120km au sud d'Albuquerque et sur les bords du Rio Grande. Pour nous y rendre il faut contourner l'immense White Sands Missile Complexe.
Seule attraction connue (sur le forum), la ville mythique de Carrizozo, là où il y a rien à voir.
A Carrizozo, il y a bien 2 stations d'essence - certains en doutentPourtant, juste à la sortie de Carrizozo sur la US380W , le Valley of Fire Recreation Area mérite un arrêt.
Rien à voir avec son homonyme du Nevada. Ici pas de roches rouges, mais une coulée de lave d'un noir aussi noir que les White Sands sont blanc. Pour s'en faire une idée, il suffit de regarder sur google map, mode satelitte, ou google earth.
Noir, c'est noirJuste avant Socorro, nous traversons le Rio Grande à San Antonio, un village de périphérie aux limites incertaines. A Socorro, nous avons réservé pour 2 nuits au Best Western, juste en face du Sedillo Park où se déroule tout le week-end le Mother's Day Pow Wow. Il est juste midi, trop tôt pour espérer disposer d'une chambre. Mais on nous en trouve une de disponible, c'est très bien. Le temps de décharger les valises et traversons la rue (5 voies au total, pas de passage piétons). En face un magasin Family Dollar et le Sedillo Park derrière.
Au milieu du parcEnvironnement familier d'un pow wow, la grande tente au milieu du parc et les stands des vendeurs autour. Rien n'est vraiment commencé, nous cherchons d'abord à manger, des spécialités indiennes de préférence. Les Navajo Burgers feront l'affaire.
Quelques stands autour du terrainLe programme du 12ème Pow Wow de la fête des mères commence par un après-midi de Gourd Dancing. Nous ne connaissons pas. Si les chaises disposées autour de la piste sont réservées aux indiens, les gradins à l'extérieur sont libres.
Le tambour au centre entouré des chanteurs et des chanteuses
Les danseurs avec leur gourdeNous avons l'impression d'assister à une cérémonie. Mais c'est assez répétitif et pas folichon, surtout quand on ne comprend pas. Un tour des vendeurs sera le bienvenu, nous y faisons un achat inespéré. Mais le ciel s'est couvert et que l'orage arrive. Nous rentrons hâtivement à l'hôtel. C'est l'occasion d'une recherche sur internet sur ce que nous venons de voir. En voici un résumé :
Le Gourd Dancing est une pratique de célébration et de cérémonie. La Gourd Dance peut précéder un Pow Wow ou peut être un événement distinct. La gourde es traditionnellement fabriquée à partir d'une calebasse en aluminium. Le hochet calebasse peut avoir des perles sur la poignée. La ceinture associée est nouée autour de la taille. Les femmes portent une couverture sur les épaules, les hommes un gilet. Le gilet a 2 couleurs, bleu et rouge, le rouge est porté à gauche pour symboliser le coeur. La Gourd dance se déroule dans une arène circulaire. Le tambour est placé au centre, entouré des chanteurs et chanteuses. Les danseurs prennent place autour du périmètre de la zone.
Pendant la majeur partie du chant, les danseurs dansent sur place, en levant leurs pieds et secouant leur gourde. A certain point dans le chant, les battements de tambour changent. Quand ils se transforment en doux battements, les danseurs avancent sur une courte distance. En général, la danse commence dans l'après-midi par la chanson d'ouverture considérée comme chant d'appel. Le chanteur de tête détermine combien de chansons seront chantées. Habituellement, les chansons sont sur un rythme plus lent au début et progressivement plus rapide. Quand la Gourd dance tire à sa fin, une chanson rapide connue sous le nom de « chanson de Charlie Brown » est généralement la dernière à être exécutée Pluie et grêle sont bien tombées pendant 1 heure, maintenant le ciel est à nouveau dégagé. En fin d'après-midi nous retournons au Pow Wow, cette fois pour assister à la Grand Entry. Avec l'orage, au moins la moitié des vendeurs ont plié leur stand. Un navajo taco pour dîner et nous sommes installés près de l'entrée de la grande tente.
Les danseurs s'habillent de leur regalia multicolores et se regroupent à coté le l'entrée principale de la grande tente.Le vieux chef en fauteuil roulant, porteur du drapeau du Nouveau-Mexique, sera le premier à pénétrer sur la piste, au milieu des autres anciens.
Les anciens sont toujours à l’honneur Il sera suivi des danseurs qui ont revêtu leurs chatoyantes tenues traditionnelles. En fait il s'agit des tenues de compétition dont la composition est liée au type de danse pour laquelle ils vont concourir. Il y en a tout age, les plus jeunes marchent à peine. Le déroulement de l'entrée est ordonnancé par le directeur d'arèna.
Parmi les spectateurs, bien peu de touristes, tout juste les habitants voisins. C'est quand même pas croyable, nous sommes installé juste devant une jeune française, stagiaire à l'Institut des Mines du Nouveau-Mexique à Socorro. La nuit tombe, le froid aussi, le faible éclairage sous la tente est insuffisant. Nous ne tardons pas à rentrer, demain, les concours de danse reprennent.
Dimanche 13 Mai – Bosquet Apache et Dancing Contest
Le Pow Wow ne reprend que l'après-midi, tardivement nous avons découvert un lieu d'intérêt pour la matinée : Bosque del Apache National Wildlife Refuge
La zone marécageuse le long du Rio Grande 30km au sud de Socorro est en fait toute une ramification de canaux permettant de garder en eau divers étangs fréquentés par de nombreux oiseaux. Au sympathique Visitor Center, nous sommes les seuls visiteurs ce dimanche matin. Une fenêtre du hall permet d'observer certaines espèces comme des colibris et des Gambel Quails
Les piments à sécher, mode locale ?Les rangers nous expliquent dans quels secteurs nous allons voir des oiseaux à cette saison, sur les 15 miles de l'auto-tour. Pas de chance, les gigantesques Sandhille Crane (Grue du Canada), plus de 2m d'envergure, ne nichent ici qu'en hiver. A en voir des photos, ils viennent par milliers. Mais nous voyons pas mal de grands oiseaux et des tortues. On nous avait indiqué un secteur à Javelinas, mais nous n'en avons pas vu.



L'après-midi nous retournons au Pow Wow. Entre temps, nous avons recherché quelques infos sur les différentes styles de danses des compétitions. En voici un résumé (Source Wikipedia fr.):
Les Danses du Pow Wow
Danse d'hommes traditionnelle: danse ancienne, où les guerriers et les chasseurs racontaient leurs histoires de courage et de ruse, montrant la façon dont ils ont traqué l'ennemi ou la proie. Les regalia (tenues) portés par ces danseurs comportent divers éléments qui rappellent les anciens guerriers.
Grass Dance : danse de rythme, de grâce et de symétrie. Les danseurs portent des regalia couvertes de franges, faites de rubans, de bouts de tissu ou de laine. Leurs pas touchent doucement le sol, et ce qu'ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l'autre. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu'ils portent d'une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la praire.
Fancy Feather Dance : danse créée à la fin des années 1920, à une période où les danses autochtones étaient interdites au Canada et aux États-Unis. Bien que inspirée par les danses de guerriers, elle s'en différait assez pour que les autorités de l'époque la trouvent acceptable. Cette danse est spectaculaire, avec des pas rapides et même parfois des mouvements acrobatiques comme la roue, le grand écart ou la culbute arrière.
Les danses des hommes Danses des femmes
Danse de femmes traditionnelle : danse ancienne, et l'honneur qu'elle dégage démontre la valeur de la femme dans les sociétés amérindiennes traditionnelles. Les pas, précis et contrôlés, évoquent la grâce et la beauté.
Danse de la robe à clochettes : (Jingle Dress Dance) Contrairement à ce que son nom indique, la robe de ces danseuses n'est pas ornée de clochettes, mais de cônes de métal, qui s'entrechoquent entre eux lors de la danse, ce qui fait son bruit de clochettes particulier. Fancy Shawl : C'est une danse plus spectaculaire que les autres danses de femmes, les danseuses exécutant des sauts, des coups de pied et des tours rapides au rythme de la musique. Elles doivent toutefois le faire d'un mouvement fluide et avec une certaine grâce. La métaphore souvent utilisée pour décrire le Fancy Shawl est le papillon, les mouvements que la danseuse exécute avec son châle évoquant le vol d'un papillon.
Les drums se relaient pour assurer musique et chants
Danseur de Fancy Feather Dance Danseurs de Grass Dance (sauf la casquette)
Danseuses de Fancy Shawl, danse du papillon
Défilé final des organisateurs avec au premier plan, une danseuse en robe à clochettesLà se termine la première partie du voyage. Il reste encore plus de 2 semaines avec des visites aussi étonnantes que variées. Mais avant de clore cette partie, je tiens à expliquer qu'on inclut pas un Pow Wow dans un circuit, on construit le circuit autour du Pow Wow. Il n'est pas toujours facile de connaître les lieux où sont prévus les pow wow, mais il sont souvent reconduits d'une année sur l'autre, généralement le weekend. En fonction des visites de bases qui servent à bâtir un itinéraire, il faut choisir les dates (au jour près) pour se trouver au bon endroit au bon moment. C'est aussi cela qui explique le choix de notre départ le 1er Mai.
Bientôt la suite, après les indiens d'aujourd'hui, les indiens d'hier et les curiosités géologiques du Nouveau Mexique, entre d'autres rencontres avec le Rio Grande.
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Voir aussi 2009 : voyageforum.com/...ost=2697683;#2697683
et 2010 : voyageforum.com/...ost=3750053;#3750053
et les parcs rarement évoqués : voyageforum.com/...ost=4192400;#4192400
During our first road trip across the United States, we covered 23,000 km and crossed 28 states in 53 days.
Originally, we had planned to drive Route 66 all the way to Oatman in Arizona and visit various national parks in the American West over a two-month period.
This itinerary was planned before our departure, and all the relevant information had been gathered to stick to the schedule.
Everything went so smoothly that we finished visiting the national parks well ahead of our planned return date.
It helped that having a bed, a portable toilet, and a cooler in our vehicle gave us some autonomy since we didn’t have to worry about accommodation.
So, we decided to extend our road trip to the cities of Nashville and Memphis in Tennessee.
We then headed to Louisiana to visit Baton Rouge and New Orleans.
We crossed Mississippi and Alabama before driving along Florida’s west coast all the way to Key West.
We returned via Florida’s east coast and then crossed the eastern U.S. states to get back to Quebec through the Jackman border crossing in Maine.
So, I invite you to keep reading this long recap, which will let you discover the different attractions we visited throughout this amazing journey.
Videos are included throughout the recap. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Route 66 - Illinois & Missouri Route 66 - St. Louis (Missouri) - Gateway Arch National Park Route 66 - Cuba (Missouri) - City Murals Route 66 - Springfield (Missouri) - Fantastic Caverns Route 66 - Kansas & Oklahoma Route 66 - Texas & Arizona Route 66 - Texas - The Stations of the Cross in Groom Route 66 - Texas - Panhandle - VW Slug Bug Ranch Texas - Palo Duro Canyon State Park - Juniper Trails Texas - Palo Duro Canyon State Park - The Lighthouse Trail Route 66 - Texas - Amarillo - Cadillac Ranch Route 66 - New Mexico - Santa Rosa Blue Hole New Mexico - Bandelier National Monument - Alcove House Trail via Main Loop Trail New Mexico - Bandelier National Monument - Tsankawi Ruins Trail New Mexico - White Rock Overlook Route 66 - New Mexico - Albuquerque - Old Town New Mexico - White Sands National Park New Mexico - White Sands National Park - Dune Life Nature Trail New Mexico - White Sands National Park - Playa Trail New Mexico - White Sands National Park - Interdune Boardwalk New Mexico - Gila Cliff Dwellings National Monument New Mexico - Grants - Ice Cave & Bandera Volcano New Mexico - Gallup - Pyramide Rock Trail & Church Rock Trail Arizona - Holbrook - Painted Desert Arizona - Petrified Forest National Park - Puerco Pueblo & Newspaper Rock Viewpoint Arizona - Petrified Forest National Park - Blue Mesa Arizona - Petrified Forest National Park - The Teepees, Agate Bridge & Jasper Forest Overlook Arizona - Petrified Forest National Park - Crystal Forest Trail Arizona - Petrified Forest National Park - Giant Logs Trail Arizona - Winslow - Two Guns Ghost Town Arizona - Cameron - Little Colorado River Gorge Overlooks Arizona - Grand Canyon National Park - Shoshone Point Trail Arizona - Grand Canyon National Park - Desert View Drive Arizona - Grand Canyon National Park - Rim Route (Orange) & Village Route (Blue) Arizona - Grand Canyon National Park - Hermit Route (Red Line) Route 66 - Arizona - Historic Town of Oatman Arizona - Bullhead City Community Park Nevada - Red Rock Canyon - Calico I & II & Sandstone Quarry Nevada - Red Rock Canyon - Willow Springs Nevada - Red Rock Canyon Lookouts Nevada - Valley of Fire State Park - White Domes Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Seven Wonders Trail, Pink Canyon, Fire Wave Nevada - Valley of Fire State Park - Rainbow Vista Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Mouse's Tank Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Rock Formations Nevada - Valley of Fire State Park - Scenic Routes Nevada - Cathedral Gorge State Park - Slot Canyons Nevada - Cathedral Gorge State Park - Eagle Point & Miller Point Utah - Bryce Canyon National Park - Mossy Cave & Tropic Ditch Waterfall Trail Utah - Bryce Canyon National Park - Scenic Drive Utah - Zion National Park - Pa'rus Trail Utah - Zion National Park - Sand Bench Trail Utah - Zion National Park - Emerald Pools Trail Utah - Zion National Park - West Rim Trail (Trail connecting to Angels Landing) Utah - Zion National Park - Riverside Walk Utah - Zion National Park - Court of The Patriarchs & Big Bend Utah - Zion National Park - Mount Carmel Highway Scenic Drive Utah - Kanab - Jackson Flat Reservoir Utah - Toadstools Trail in Grand Staircase-Escalante National Monument Arizona - Page - Glen Canyon Dam Overlook Arizona - Page - Glen Canyon National Recreation Area Arizona - Page - Horseshoe Bend Overlook Arizona - Page - Upper Antelope Canyon Arizona - Page - Navajo Canyon Boat Tour at Lake Powell Arizona - Page - Antelope Canyon X Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Chelly Canyon Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Canyon del Muerto Arizona - Monument Valley Navajo Tribal Park Utah - Mexican Hat Utah - Mexican Hat - Goosenecks State Park Utah - Mexican Hat - Valley of the Gods Utah - The Moki Dugway Scenic Backway Utah - Blanding - Natural Bridges National Monument Utah - Lake Powell - Hite Crossing Bridge Utah - Lake Powell - Glen Canyon National Recreation Area - Hite Overlook Utah - Capitol Reef National Park - Chimney Rock Loop Trail Utah - Capitol Reef National Park - Hickman Bridge Trail Utah - Capitol Reef National Park - Grand Wash Trail Utah - Capitol Reef National Park - Sunset Point Trail Utah - Capitol Reef National Park - Goosenecks Trail Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Fruita Area Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Scenic Drive Utah - Capitol Reef National Park - Cassidy Arch Trail Utah - Capitol Reef National Park - On the way to Capitol Gorge Trailhead Utah - Capitol Reef National Park - Capitol Gorge Trailhead Utah - Monroe - Mystic Hot Springs Utah - Scenic Overlooks on UT-24, UT-119 & I-70 Utah - Arches National Park - Park Avenue Trail Utah - Arches National Park - Courthouse Towers Section's Viewpoints Utah - Arches National Park - Balanced Rock, Pothole Arch, Ham Rock & Garden of Eden Utah - Arches National Park - Double Arch Trail, Cove Arch, Cove of Caves & Panorama Point Utah - Arches National Park - Windows Loop & Turret Arch Trail Utah - Arches National Park - Delicate Arch Trail Utah - Arches National Park - Upper Delicate Arch Viewpoint Trail Utah - Arches National Park - Fiery Furnace Section - Viewpoints Utah - Arches National Park - Sand Dune Arch Trail Utah - Arches National Park - Skyline Arch Trail Utah - Arches National Park - Devils Garden Trail Utah - Dead Horse Point State Park - West Rim Trail Utah - Dead Horse Point State Park - East Rim Trail Utah - Moab - Utah State Route 279 (Potash Road) Utah - Moab - Shafer Trail - Potash Evaporation Ponds Utah - Moab - Potash Road Dinosaur Tracks and Petroglyphs Utah - Moab - Potash Road - Corona, Bowtie & Pinto Arches Trail Utah - Moab - Potash Road - Wall Street Climbing Area Utah - Moab - Kane Springs Road Utah - Moab - Kane Springs Road - Side By Side Adventure Utah - Moab - Kane Springs Road to Moab Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Mesa Arch Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Aztec Butte Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Whale Rock Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Upheaval Dome Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Grand View Point Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - White Rim Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Overlooks Utah - Moab - Wilson Arch Utah - Monticello - Newspaper Rock State Historical Monument Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Road Side Ruin Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Cave Spring Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Pothole Point Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Big Spring Canyon Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Overlooks Colorado - Mesa Verde National Park - Mesa Top Ruins Road Colorado - Mesa Verde National Park - Chapin Mesa Road Colorado - Mesa Verde National Park - Mesa Top Loop Colorado - Mesa Verde National Park - Wetherill Mesa Road Colorado - Great Sand Dunes National Park Colorado - Mosca - Zapata Falls Colorado - Colorado Springs - Garden of the Gods Colorado - Black Canyon of the Gunnison National Park Colorado - Gunnison - Curecanti National Recreation Area Colorado - Gunnison - Blue Mesa Dam & Reservoir Colorado - Lake Pueblo State Park (Pueblo Reservoir) Kentucky - Mayfield, 5 months after an EF4 tornado Tennessee - Nashville - Downtown Walking Tour Tennessee - Graceland Mansion - Home of Elvis Presley Tennessee - Graceland - Lisa Marie & Hound Dog II Jets Tennessee - Graceland - Elvis Presley Automobile Museum & Exhibits Tennessee - Exploring Memphis Louisiana - Exploring Baton Rouge Louisiana - Exploring Lafayette Louisiana - Exploring Houma Louisiana - New Orleans - French Quarter Tour Louisiana - New Orleans - Garden District Tour Louisiana - New Orleans - Creole Queen Mississippi River Cruise Florida - Clearwater Beach Florida - Sanibel Island - Bowman's Beach Florida - Siesta Key Beach Florida - Captiva Island - Turner Beach Florida - Key Largo - Sunset Florida - Key West - Smathers Beach Florida - Miami Beach - Art Deco District Florida - Miami Beach South Carolina - Myrtle Beach Virginia - Virginia Beach Maine - Scarborough - Pine Point Beach
Originally, we had planned to drive Route 66 all the way to Oatman in Arizona and visit various national parks in the American West over a two-month period.
This itinerary was planned before our departure, and all the relevant information had been gathered to stick to the schedule.
Everything went so smoothly that we finished visiting the national parks well ahead of our planned return date.
It helped that having a bed, a portable toilet, and a cooler in our vehicle gave us some autonomy since we didn’t have to worry about accommodation.
So, we decided to extend our road trip to the cities of Nashville and Memphis in Tennessee.
We then headed to Louisiana to visit Baton Rouge and New Orleans.
We crossed Mississippi and Alabama before driving along Florida’s west coast all the way to Key West.
We returned via Florida’s east coast and then crossed the eastern U.S. states to get back to Quebec through the Jackman border crossing in Maine.
So, I invite you to keep reading this long recap, which will let you discover the different attractions we visited throughout this amazing journey.
Videos are included throughout the recap. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Route 66 - Illinois & Missouri Route 66 - St. Louis (Missouri) - Gateway Arch National Park Route 66 - Cuba (Missouri) - City Murals Route 66 - Springfield (Missouri) - Fantastic Caverns Route 66 - Kansas & Oklahoma Route 66 - Texas & Arizona Route 66 - Texas - The Stations of the Cross in Groom Route 66 - Texas - Panhandle - VW Slug Bug Ranch Texas - Palo Duro Canyon State Park - Juniper Trails Texas - Palo Duro Canyon State Park - The Lighthouse Trail Route 66 - Texas - Amarillo - Cadillac Ranch Route 66 - New Mexico - Santa Rosa Blue Hole New Mexico - Bandelier National Monument - Alcove House Trail via Main Loop Trail New Mexico - Bandelier National Monument - Tsankawi Ruins Trail New Mexico - White Rock Overlook Route 66 - New Mexico - Albuquerque - Old Town New Mexico - White Sands National Park New Mexico - White Sands National Park - Dune Life Nature Trail New Mexico - White Sands National Park - Playa Trail New Mexico - White Sands National Park - Interdune Boardwalk New Mexico - Gila Cliff Dwellings National Monument New Mexico - Grants - Ice Cave & Bandera Volcano New Mexico - Gallup - Pyramide Rock Trail & Church Rock Trail Arizona - Holbrook - Painted Desert Arizona - Petrified Forest National Park - Puerco Pueblo & Newspaper Rock Viewpoint Arizona - Petrified Forest National Park - Blue Mesa Arizona - Petrified Forest National Park - The Teepees, Agate Bridge & Jasper Forest Overlook Arizona - Petrified Forest National Park - Crystal Forest Trail Arizona - Petrified Forest National Park - Giant Logs Trail Arizona - Winslow - Two Guns Ghost Town Arizona - Cameron - Little Colorado River Gorge Overlooks Arizona - Grand Canyon National Park - Shoshone Point Trail Arizona - Grand Canyon National Park - Desert View Drive Arizona - Grand Canyon National Park - Rim Route (Orange) & Village Route (Blue) Arizona - Grand Canyon National Park - Hermit Route (Red Line) Route 66 - Arizona - Historic Town of Oatman Arizona - Bullhead City Community Park Nevada - Red Rock Canyon - Calico I & II & Sandstone Quarry Nevada - Red Rock Canyon - Willow Springs Nevada - Red Rock Canyon Lookouts Nevada - Valley of Fire State Park - White Domes Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Seven Wonders Trail, Pink Canyon, Fire Wave Nevada - Valley of Fire State Park - Rainbow Vista Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Mouse's Tank Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Rock Formations Nevada - Valley of Fire State Park - Scenic Routes Nevada - Cathedral Gorge State Park - Slot Canyons Nevada - Cathedral Gorge State Park - Eagle Point & Miller Point Utah - Bryce Canyon National Park - Mossy Cave & Tropic Ditch Waterfall Trail Utah - Bryce Canyon National Park - Scenic Drive Utah - Zion National Park - Pa'rus Trail Utah - Zion National Park - Sand Bench Trail Utah - Zion National Park - Emerald Pools Trail Utah - Zion National Park - West Rim Trail (Trail connecting to Angels Landing) Utah - Zion National Park - Riverside Walk Utah - Zion National Park - Court of The Patriarchs & Big Bend Utah - Zion National Park - Mount Carmel Highway Scenic Drive Utah - Kanab - Jackson Flat Reservoir Utah - Toadstools Trail in Grand Staircase-Escalante National Monument Arizona - Page - Glen Canyon Dam Overlook Arizona - Page - Glen Canyon National Recreation Area Arizona - Page - Horseshoe Bend Overlook Arizona - Page - Upper Antelope Canyon Arizona - Page - Navajo Canyon Boat Tour at Lake Powell Arizona - Page - Antelope Canyon X Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Chelly Canyon Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Canyon del Muerto Arizona - Monument Valley Navajo Tribal Park Utah - Mexican Hat Utah - Mexican Hat - Goosenecks State Park Utah - Mexican Hat - Valley of the Gods Utah - The Moki Dugway Scenic Backway Utah - Blanding - Natural Bridges National Monument Utah - Lake Powell - Hite Crossing Bridge Utah - Lake Powell - Glen Canyon National Recreation Area - Hite Overlook Utah - Capitol Reef National Park - Chimney Rock Loop Trail Utah - Capitol Reef National Park - Hickman Bridge Trail Utah - Capitol Reef National Park - Grand Wash Trail Utah - Capitol Reef National Park - Sunset Point Trail Utah - Capitol Reef National Park - Goosenecks Trail Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Fruita Area Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Scenic Drive Utah - Capitol Reef National Park - Cassidy Arch Trail Utah - Capitol Reef National Park - On the way to Capitol Gorge Trailhead Utah - Capitol Reef National Park - Capitol Gorge Trailhead Utah - Monroe - Mystic Hot Springs Utah - Scenic Overlooks on UT-24, UT-119 & I-70 Utah - Arches National Park - Park Avenue Trail Utah - Arches National Park - Courthouse Towers Section's Viewpoints Utah - Arches National Park - Balanced Rock, Pothole Arch, Ham Rock & Garden of Eden Utah - Arches National Park - Double Arch Trail, Cove Arch, Cove of Caves & Panorama Point Utah - Arches National Park - Windows Loop & Turret Arch Trail Utah - Arches National Park - Delicate Arch Trail Utah - Arches National Park - Upper Delicate Arch Viewpoint Trail Utah - Arches National Park - Fiery Furnace Section - Viewpoints Utah - Arches National Park - Sand Dune Arch Trail Utah - Arches National Park - Skyline Arch Trail Utah - Arches National Park - Devils Garden Trail Utah - Dead Horse Point State Park - West Rim Trail Utah - Dead Horse Point State Park - East Rim Trail Utah - Moab - Utah State Route 279 (Potash Road) Utah - Moab - Shafer Trail - Potash Evaporation Ponds Utah - Moab - Potash Road Dinosaur Tracks and Petroglyphs Utah - Moab - Potash Road - Corona, Bowtie & Pinto Arches Trail Utah - Moab - Potash Road - Wall Street Climbing Area Utah - Moab - Kane Springs Road Utah - Moab - Kane Springs Road - Side By Side Adventure Utah - Moab - Kane Springs Road to Moab Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Mesa Arch Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Aztec Butte Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Whale Rock Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Upheaval Dome Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Grand View Point Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - White Rim Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Overlooks Utah - Moab - Wilson Arch Utah - Monticello - Newspaper Rock State Historical Monument Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Road Side Ruin Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Cave Spring Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Pothole Point Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Big Spring Canyon Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Overlooks Colorado - Mesa Verde National Park - Mesa Top Ruins Road Colorado - Mesa Verde National Park - Chapin Mesa Road Colorado - Mesa Verde National Park - Mesa Top Loop Colorado - Mesa Verde National Park - Wetherill Mesa Road Colorado - Great Sand Dunes National Park Colorado - Mosca - Zapata Falls Colorado - Colorado Springs - Garden of the Gods Colorado - Black Canyon of the Gunnison National Park Colorado - Gunnison - Curecanti National Recreation Area Colorado - Gunnison - Blue Mesa Dam & Reservoir Colorado - Lake Pueblo State Park (Pueblo Reservoir) Kentucky - Mayfield, 5 months after an EF4 tornado Tennessee - Nashville - Downtown Walking Tour Tennessee - Graceland Mansion - Home of Elvis Presley Tennessee - Graceland - Lisa Marie & Hound Dog II Jets Tennessee - Graceland - Elvis Presley Automobile Museum & Exhibits Tennessee - Exploring Memphis Louisiana - Exploring Baton Rouge Louisiana - Exploring Lafayette Louisiana - Exploring Houma Louisiana - New Orleans - French Quarter Tour Louisiana - New Orleans - Garden District Tour Louisiana - New Orleans - Creole Queen Mississippi River Cruise Florida - Clearwater Beach Florida - Sanibel Island - Bowman's Beach Florida - Siesta Key Beach Florida - Captiva Island - Turner Beach Florida - Key Largo - Sunset Florida - Key West - Smathers Beach Florida - Miami Beach - Art Deco District Florida - Miami Beach South Carolina - Myrtle Beach Virginia - Virginia Beach Maine - Scarborough - Pine Point Beach
In January 2023, we started our second road trip across the United States. We stayed from January to mid-March, which gave us plenty of time to visit several cities, attractions, and parks in multiple states.
This travel journal will be split into two parts due to the considerable number of places we visited.
This first journal covers the following states: Ohio, Indiana, Missouri, Oklahoma, Texas, New Mexico, Arizona, Nevada, and California, and takes you through the outbound leg of our road trip.
The second journal will showcase the attractions we visited on the return trip, which mainly follows the famous Highway 1 along the Pacific coast.
So, I invite you to keep reading this first journal, which serves as a long recap to help you discover the various attractions we explored throughout this road trip.
Videos are included throughout the recap. Please click on the image to start the video.
Here are the links to jump to a specific post:
OHIO:
WinterLand - Christmas Lights at Cleveland Public Square Lake View Cemetery - Cleveland - Part 1 Lake View Cemetery - Cleveland - Part 2 Stroll through Columbus Upper Falls to Lower Falls via Buckeye Trail - Hocking Hills State Park – Logan Cedar Falls & Whispering Falls Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Ash Cave Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Exploring Cincinnati
INDIANA:
Visiting Indianapolis
MISSOURI:
Exploring St. Louis
OKLAHOMA:
Catoosa Blue Whale Discovering Tulsa Exploring Oklahoma City
TEXAS:
Exploring Shamrock Discovering McLean Exploring Amarillo
NEW MEXICO:
Ancestral Sites Trail - Pecos National Historical Park Discovering Santa Fe The Santuario de Chimayó Stroll through Los Cerrillos Walk through the village of Madrid San Francisco de Asis Catholic Church & The Bottle House - Golden Albuquerque Murals 66 Diner - Albuquerque Stroll through Old Town (Albuquerque) Rinconada Canyon Trail - Petroglyph National Monument Mesa Point Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Macaw Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Cliff Base Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Piedras Marcadas Canyon - Petroglyph National Monument Sandstone Bluffs & Ventana Natural Arch - El Malpais National Monument
ARIZONA:
Stewart's Petrified Wood Shop – Holbrook Stroll through Holbrook Discovering Joseph City Exploring Winslow Grand Falls (The "Chocolate Falls") – Leupp Island Trail - Walnut Canyon National Monument Rim Trail - Walnut Canyon National Monument Wukoki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Wupatki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Doney Mountain Trail – Wupatki National Monument Citadel & Nalakihu Pueblos Trail – Wupatki National Monument Lomaki & Box Canyon Pueblos Trail – Wupatki National Monument Discovering Flagstaff On the way to Sedona Slide Rock State Park – Sedona Midgley Bridge Trail – Wilson Canyon – Sedona Tlaquepaque Arts & Shopping Village Walking Tour - Sedona Chapel of the Holy Cross - Sedona Hiking at Cathedral Rock - Sedona Hiking the Bell Rock Trail - Sedona Hiking the Airport Loop Trail - Sedona Amitabha Stupa and Peace Park - Sedona Hiking the Boynton Canyon Vortex Trail - Sedona Hiking the Devil's Bridge Trail - Sedona Hiking the Birthing Cave Trail - Sedona Bell Rock Inn - Sedona On the roads of Sedona - Part 1 On the roads of Sedona - Part 2 Keyhole Sink Hiking Trail - Kaibab National Forest Discovering Williams Exploring Ash Fork Discovering Kingman Ramada by Wyndham Kingman Davis Camp Park - Bullhead City Discovering Yucca Lake Havasu Boardwalk Tour A duck catches a lobster – Lake Havasu Boardwalk
CALIFORNIA:
Exploring Needles Discovering Goffs Discovering Amboy Visiting the famous Bagdad Cafe - Newberry Springs Exploring Barstow Vehicles from Hell (Mad Max Cars) - Barstow Peggy Sue's 50's Diner - Yermo Liberty Sculpture Park - Yermo Lake Dolores Water Park - Newberry Springs ZZYZX Road - Mojave National Preserve Alien Fresh Jerky - Baker Kelso Dunes Trail - Mojave National Preserve Hole-in-the-Wall Rings Trail - Mojave National Preserve Visiting Mitchell Caverns - Mojave National Preserve Dante's View - Death Valley National Park Zabriskie Point - Death Valley National Park Golden Canyon - Death Valley National Park Artists Drive & Artists Palette - Death Valley National Park Devil's Golf Course - Death Valley National Park Natural Bridge Trail - Death Valley National Park Badwater Basin - Death Valley National Park Harmony Borax Works - Death Valley National Park Devil's Cornfield - Death Valley National Park Mesquite Flat Sand Dunes - Death Valley National Park Mosaic Canyon Trail - Death Valley National Park On the road - Death Valley National Park
NEVADA:
Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health - Las Vegas Exploring Downtown Las Vegas SlotZilla Zipline - Fremont Street Experience – Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 1 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 2 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 3 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 4 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Free Live Music – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Chucky – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Las Vegas Strip - Part 1 Las Vegas Strip - Part 2 Las Vegas Strip - Part 3 Las Vegas Strip - Part 4 Las Vegas Strip - Part 5 Tom Devlin's Monster Museum - Boulder City Hoover Dam Lake Mead - Lakeview Overlook - Boulder City Nelson Ghost Town - Searchlight
CALIFORNIA:
Scenic Route through Joshua Tree National Park via the North Entrance Hidden Valley Trail - Joshua Tree National Park Barker Dam Trail - Joshua Tree National Park Cap Rock Trail - Joshua Tree National Park Keys View Trail - Joshua Tree National Park Hall of Horrors Trail - Joshua Tree National Park Skull Rock Trail - Joshua Tree National Park Arch Rock Trail - Joshua Tree National Park Cholla Cactus Garden Trail - Joshua Tree National Park Lone Pine - Owens Valley Miss Alabama & Shark Fin - Alabama Hills - Owens Valley Lone Ranger Canyon - Alabama Hills - Owens Valley Mobius Arch Loop Trail (Heart Arch & Lathe Arch) - Alabama Hills - Owens Valley Eye of the Alabama Hills Arch - Alabama Hills - Owens Valley Boot & Cyclops Arches - Alabama Hills - Owens Valley One Mile Arch, Bowling Ball and Pins & Gunga Din Area - Alabama Hills - Owens Valley Whitney Portal Arch Trailhead - Alabama Hills - Owens Valley Fish Rocks & Trona Pinnacles - Mojave Desert Red Cliffs Trail - Red Rock Canyon State Park Hagen Canyon Nature Trail - Red Rock Canyon State Park Tour of Historic Downtown Tehachapi View of the Tehachapi Loop – Monolith César E. Chávez National Monument – Keene Discovering Bakersfield Kern County Museum – Bakersfield Bravo Farms, Tree House & Petting Zoo - Traver Walking Tour of Kingsburg Exploring Fresno Simonian Farms & Soul Consoling Japanese Internment Tower - Fresno Duncan Ceramic Products (iLoveToCreate) - Fresno Walking Tour of Modesto Wat Dhammararam Buddhist Temple - Stockton Walking Tour of Stockton Discovering Stockton University of the Pacific - Stockton Visiting Lodi Sutter's Fort State Historic Park - Sacramento California State Capitol - Sacramento Walking Tour - Sacramento Walking Tour - Winters Walking Tour - Napa The Chandelier Tree In Drive-Thru Tree Park - Leggett One Log House - Garberville Grandfather Tree - Piercy The Living Chimney Tree - Avenue of the Giants Stephens Grove Loop Trail - Avenue of the Giants Gould Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Fleishmann Grove Trail - Avenue of the Giants Mahan Plaque Trail - Avenue of the Giants Founders Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Eternal Tree House & Immortal Tree - Avenue of the Giants Drury-Chaney Loop Trail - Avenue of the Giants Walking Tour - Redcrest
COMING UP NEXT:
USA Road Trip 2023 - Part 2
This travel journal will be split into two parts due to the considerable number of places we visited.
This first journal covers the following states: Ohio, Indiana, Missouri, Oklahoma, Texas, New Mexico, Arizona, Nevada, and California, and takes you through the outbound leg of our road trip.
The second journal will showcase the attractions we visited on the return trip, which mainly follows the famous Highway 1 along the Pacific coast.
So, I invite you to keep reading this first journal, which serves as a long recap to help you discover the various attractions we explored throughout this road trip.
Videos are included throughout the recap. Please click on the image to start the video.
Here are the links to jump to a specific post:
OHIO:
WinterLand - Christmas Lights at Cleveland Public Square Lake View Cemetery - Cleveland - Part 1 Lake View Cemetery - Cleveland - Part 2 Stroll through Columbus Upper Falls to Lower Falls via Buckeye Trail - Hocking Hills State Park – Logan Cedar Falls & Whispering Falls Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Ash Cave Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Exploring Cincinnati
INDIANA:
Visiting Indianapolis
MISSOURI:
Exploring St. Louis
OKLAHOMA:
Catoosa Blue Whale Discovering Tulsa Exploring Oklahoma City
TEXAS:
Exploring Shamrock Discovering McLean Exploring Amarillo
NEW MEXICO:
Ancestral Sites Trail - Pecos National Historical Park Discovering Santa Fe The Santuario de Chimayó Stroll through Los Cerrillos Walk through the village of Madrid San Francisco de Asis Catholic Church & The Bottle House - Golden Albuquerque Murals 66 Diner - Albuquerque Stroll through Old Town (Albuquerque) Rinconada Canyon Trail - Petroglyph National Monument Mesa Point Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Macaw Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Cliff Base Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Piedras Marcadas Canyon - Petroglyph National Monument Sandstone Bluffs & Ventana Natural Arch - El Malpais National Monument
ARIZONA:
Stewart's Petrified Wood Shop – Holbrook Stroll through Holbrook Discovering Joseph City Exploring Winslow Grand Falls (The "Chocolate Falls") – Leupp Island Trail - Walnut Canyon National Monument Rim Trail - Walnut Canyon National Monument Wukoki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Wupatki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Doney Mountain Trail – Wupatki National Monument Citadel & Nalakihu Pueblos Trail – Wupatki National Monument Lomaki & Box Canyon Pueblos Trail – Wupatki National Monument Discovering Flagstaff On the way to Sedona Slide Rock State Park – Sedona Midgley Bridge Trail – Wilson Canyon – Sedona Tlaquepaque Arts & Shopping Village Walking Tour - Sedona Chapel of the Holy Cross - Sedona Hiking at Cathedral Rock - Sedona Hiking the Bell Rock Trail - Sedona Hiking the Airport Loop Trail - Sedona Amitabha Stupa and Peace Park - Sedona Hiking the Boynton Canyon Vortex Trail - Sedona Hiking the Devil's Bridge Trail - Sedona Hiking the Birthing Cave Trail - Sedona Bell Rock Inn - Sedona On the roads of Sedona - Part 1 On the roads of Sedona - Part 2 Keyhole Sink Hiking Trail - Kaibab National Forest Discovering Williams Exploring Ash Fork Discovering Kingman Ramada by Wyndham Kingman Davis Camp Park - Bullhead City Discovering Yucca Lake Havasu Boardwalk Tour A duck catches a lobster – Lake Havasu Boardwalk
CALIFORNIA:
Exploring Needles Discovering Goffs Discovering Amboy Visiting the famous Bagdad Cafe - Newberry Springs Exploring Barstow Vehicles from Hell (Mad Max Cars) - Barstow Peggy Sue's 50's Diner - Yermo Liberty Sculpture Park - Yermo Lake Dolores Water Park - Newberry Springs ZZYZX Road - Mojave National Preserve Alien Fresh Jerky - Baker Kelso Dunes Trail - Mojave National Preserve Hole-in-the-Wall Rings Trail - Mojave National Preserve Visiting Mitchell Caverns - Mojave National Preserve Dante's View - Death Valley National Park Zabriskie Point - Death Valley National Park Golden Canyon - Death Valley National Park Artists Drive & Artists Palette - Death Valley National Park Devil's Golf Course - Death Valley National Park Natural Bridge Trail - Death Valley National Park Badwater Basin - Death Valley National Park Harmony Borax Works - Death Valley National Park Devil's Cornfield - Death Valley National Park Mesquite Flat Sand Dunes - Death Valley National Park Mosaic Canyon Trail - Death Valley National Park On the road - Death Valley National Park
NEVADA:
Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health - Las Vegas Exploring Downtown Las Vegas SlotZilla Zipline - Fremont Street Experience – Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 1 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 2 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 3 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 4 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Free Live Music – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Chucky – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Las Vegas Strip - Part 1 Las Vegas Strip - Part 2 Las Vegas Strip - Part 3 Las Vegas Strip - Part 4 Las Vegas Strip - Part 5 Tom Devlin's Monster Museum - Boulder City Hoover Dam Lake Mead - Lakeview Overlook - Boulder City Nelson Ghost Town - Searchlight
CALIFORNIA:
Scenic Route through Joshua Tree National Park via the North Entrance Hidden Valley Trail - Joshua Tree National Park Barker Dam Trail - Joshua Tree National Park Cap Rock Trail - Joshua Tree National Park Keys View Trail - Joshua Tree National Park Hall of Horrors Trail - Joshua Tree National Park Skull Rock Trail - Joshua Tree National Park Arch Rock Trail - Joshua Tree National Park Cholla Cactus Garden Trail - Joshua Tree National Park Lone Pine - Owens Valley Miss Alabama & Shark Fin - Alabama Hills - Owens Valley Lone Ranger Canyon - Alabama Hills - Owens Valley Mobius Arch Loop Trail (Heart Arch & Lathe Arch) - Alabama Hills - Owens Valley Eye of the Alabama Hills Arch - Alabama Hills - Owens Valley Boot & Cyclops Arches - Alabama Hills - Owens Valley One Mile Arch, Bowling Ball and Pins & Gunga Din Area - Alabama Hills - Owens Valley Whitney Portal Arch Trailhead - Alabama Hills - Owens Valley Fish Rocks & Trona Pinnacles - Mojave Desert Red Cliffs Trail - Red Rock Canyon State Park Hagen Canyon Nature Trail - Red Rock Canyon State Park Tour of Historic Downtown Tehachapi View of the Tehachapi Loop – Monolith César E. Chávez National Monument – Keene Discovering Bakersfield Kern County Museum – Bakersfield Bravo Farms, Tree House & Petting Zoo - Traver Walking Tour of Kingsburg Exploring Fresno Simonian Farms & Soul Consoling Japanese Internment Tower - Fresno Duncan Ceramic Products (iLoveToCreate) - Fresno Walking Tour of Modesto Wat Dhammararam Buddhist Temple - Stockton Walking Tour of Stockton Discovering Stockton University of the Pacific - Stockton Visiting Lodi Sutter's Fort State Historic Park - Sacramento California State Capitol - Sacramento Walking Tour - Sacramento Walking Tour - Winters Walking Tour - Napa The Chandelier Tree In Drive-Thru Tree Park - Leggett One Log House - Garberville Grandfather Tree - Piercy The Living Chimney Tree - Avenue of the Giants Stephens Grove Loop Trail - Avenue of the Giants Gould Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Fleishmann Grove Trail - Avenue of the Giants Mahan Plaque Trail - Avenue of the Giants Founders Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Eternal Tree House & Immortal Tree - Avenue of the Giants Drury-Chaney Loop Trail - Avenue of the Giants Walking Tour - Redcrest
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USA Road Trip 2023 - Part 2
Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201

2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/
MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus
Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola
La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli
Le 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !
En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana
Le 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca
La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared Lizard
Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii
Le 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora
Le 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.
Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalus
Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....
Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicolaLa panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalliLe 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americanaLe 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glaucaLa « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared LizardAprès 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmanniiLe 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma trifloraLe 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalusLe 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" !
Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble.
Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure.
Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.
Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route ��� ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route ��� ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Bonjour,
Nouveau sur le forum, et après avoir passé quelques soirées à découvrir un tas d'informations, je me permets de soumettre ma demande concernant notre futur voyage aux USA en moto.
Nous partons avec ma femme en du 01 au 22 Mai 2014 rendre visite à notre fille (étudiante) qui se trouve à Gravette dans l'Arkansas. Cette petite ville se situe à la pointe Nord/Ouest de cet état, soit à une cinquantaine de km de la Route 66 entre Tulsa (Oklahoma) et Springfield (Missouri). Nous avons promis à notre fille, d’êtres présents dans la famille d'accueil le 17/05 pour la remise des prix au lycée.
J ’ai prévu de louer une Electra Glide chez Eagle Rider une fois arrivé aux USA.
En fonction de ces dates j’ai élaboré deux scénarios que je vous soumets (les grandes lignes) : Arrivée le 01/05 à San Francisco puis visites de Parcs (à définir), Las Vegas puis route 66 vers Gravette (arrivée 16/05 au soir). Nous restons sur place 3 nuits, donc départ le 19/05 au matin pour récupérer la Route 66 et arrivée à Chicago le 21/05 pour un départ le 22/05 Arrivée le 01/05 à Chicago. Nous avons 15 jours avant de nous rendre à Gravette, donc je pensais faire une partie de la route du Blues vers Nashville, Memphis, Natchez et descendre jusqu’à la Nouvelle Orleans puis remontée à travers la Louisianne vers l’Arkansas pour rejoindre le 16/05 Gravette et enfin la Route 66 jusqu’à Chicago. La date du retour peut etre les 23 ou 24/05, j’ai arbitrairement positionné 3 semaines au départ mais cela peut évoluer. Surtout que 3 jours pour remonter de Gravette à Chicago (1100 km), c’est un peu court…et puis il faut rendre les motos donc arriver la veille, etc…
Donc dans le premier cas, j’ai 15 jours pour faire 3300 Km et essayer de visiter quelques parcs. Nous aimerions rester deux jours à SF puis rester une nuit et un jour à LV. En calculant 300 Km par jour cela représente 11 jours de route….donc jouable je pense…reste à définir les étapes au jour le jour.
Dans le deuxième cas, je suis un peu moins sûr de mon coup, mais avec 1500 Km entre Chicago et la Nouvelle Orleans puis 1000 Km ensuite vers Gravette, j’arrive à 2500 Km en 15 jours…donc jouable je pense. Sur ce circuit qui est donc une boucle, j’économise aussi les 600 dollars de Drop Off pour la moto…Ce qui n’ est pas négligeable et j’emprunte la mythique Route 66 sur 1100 Km quand même.
Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers le scénario N°1, mais rien n’est définitif !!
Voila, si vous avez d’autres idées ou commentaires, je suis preneur car je n’ai pas encore réservé billets et moto.
Au plaisir de vous lire.
Ps : Je suis conscient que pour certains ces informations seront peut êtres trop vagues, mais j’affinerais rapidement le trip jour/jour une fois le scénario choisi.
Nouveau sur le forum, et après avoir passé quelques soirées à découvrir un tas d'informations, je me permets de soumettre ma demande concernant notre futur voyage aux USA en moto.
Nous partons avec ma femme en du 01 au 22 Mai 2014 rendre visite à notre fille (étudiante) qui se trouve à Gravette dans l'Arkansas. Cette petite ville se situe à la pointe Nord/Ouest de cet état, soit à une cinquantaine de km de la Route 66 entre Tulsa (Oklahoma) et Springfield (Missouri). Nous avons promis à notre fille, d’êtres présents dans la famille d'accueil le 17/05 pour la remise des prix au lycée.
J ’ai prévu de louer une Electra Glide chez Eagle Rider une fois arrivé aux USA.
En fonction de ces dates j’ai élaboré deux scénarios que je vous soumets (les grandes lignes) : Arrivée le 01/05 à San Francisco puis visites de Parcs (à définir), Las Vegas puis route 66 vers Gravette (arrivée 16/05 au soir). Nous restons sur place 3 nuits, donc départ le 19/05 au matin pour récupérer la Route 66 et arrivée à Chicago le 21/05 pour un départ le 22/05 Arrivée le 01/05 à Chicago. Nous avons 15 jours avant de nous rendre à Gravette, donc je pensais faire une partie de la route du Blues vers Nashville, Memphis, Natchez et descendre jusqu’à la Nouvelle Orleans puis remontée à travers la Louisianne vers l’Arkansas pour rejoindre le 16/05 Gravette et enfin la Route 66 jusqu’à Chicago. La date du retour peut etre les 23 ou 24/05, j’ai arbitrairement positionné 3 semaines au départ mais cela peut évoluer. Surtout que 3 jours pour remonter de Gravette à Chicago (1100 km), c’est un peu court…et puis il faut rendre les motos donc arriver la veille, etc…
Donc dans le premier cas, j’ai 15 jours pour faire 3300 Km et essayer de visiter quelques parcs. Nous aimerions rester deux jours à SF puis rester une nuit et un jour à LV. En calculant 300 Km par jour cela représente 11 jours de route….donc jouable je pense…reste à définir les étapes au jour le jour.
Dans le deuxième cas, je suis un peu moins sûr de mon coup, mais avec 1500 Km entre Chicago et la Nouvelle Orleans puis 1000 Km ensuite vers Gravette, j’arrive à 2500 Km en 15 jours…donc jouable je pense. Sur ce circuit qui est donc une boucle, j’économise aussi les 600 dollars de Drop Off pour la moto…Ce qui n’ est pas négligeable et j’emprunte la mythique Route 66 sur 1100 Km quand même.
Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers le scénario N°1, mais rien n’est définitif !!
Voila, si vous avez d’autres idées ou commentaires, je suis preneur car je n’ai pas encore réservé billets et moto.
Au plaisir de vous lire.
Ps : Je suis conscient que pour certains ces informations seront peut êtres trop vagues, mais j’affinerais rapidement le trip jour/jour une fois le scénario choisi.
Hi everyone!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
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Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
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Bonjour à toutes et à tous!
Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).
Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!
Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.
C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...
Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!
Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;
-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.
-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.
-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.
-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...
Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):
-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris
Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!
JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF
Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.


Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.
A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.

Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".

Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂
La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.
Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).
Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!
Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.
C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...
Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!
Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;
-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.
-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.
-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.
-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...
Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):
-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris
Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!
JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF
Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.


Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.
A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.

Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".

Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂
La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.
Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
Bonjour,
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass R��veil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
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Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass R��veil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Bonjour à tous
De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt,
Take care
Chris
Salut à tous !
Je suis nouveau ici, et j'aurais aimer connaitre vos expériences aux Etats-Unis.
Voilà grosso modo mon projet : je n'ai jamais été aux USA, et je voudrais découvrir les villes et états emblématiques pour voir un peu l'"Amérique profonde", du style parcourir la route 66 dans un pick up en portant un chapeau de Cow Boy et écoutant Neil Young.
Je veux me faire une espèce de trip cliché de l'amérique en fait. Rencontrer des biker Neo Nazis dans des bars du Tenessee, assister à des concerts de Country en buvant du Jack Daniels à Nashville etc.
Bon, c'est un peu à prendre au second degré évidemment, mais vous avez l'idée. Donc si vous avez des conseils à partager je suis preneur !
Merci,
Constantin
Je suis nouveau ici, et j'aurais aimer connaitre vos expériences aux Etats-Unis.
Voilà grosso modo mon projet : je n'ai jamais été aux USA, et je voudrais découvrir les villes et états emblématiques pour voir un peu l'"Amérique profonde", du style parcourir la route 66 dans un pick up en portant un chapeau de Cow Boy et écoutant Neil Young.
Je veux me faire une espèce de trip cliché de l'amérique en fait. Rencontrer des biker Neo Nazis dans des bars du Tenessee, assister à des concerts de Country en buvant du Jack Daniels à Nashville etc.
Bon, c'est un peu à prendre au second degré évidemment, mais vous avez l'idée. Donc si vous avez des conseils à partager je suis preneur !
Merci,
Constantin
bonjour nous avons passe cinq semaines dans l ouest americain
nevada, idaho, wyoming, utah, colorado, news mexico, arizona
c est je pense notre plus beau voyage, la chance de voir 14 ours,5 elans , des loutres, des grues, j adore les animaux dans leur milieu naturel
1 MAI depart pour las vegas de bruxelles avec us airways, ras, go pour louer la voiture, un monde de fou chez alamo, les gens se precipitent sur les 4 pauvres suv, mon cheri ouvre le coffre et met une valise dans nissan, on attend rien n arrive, bon on fera avec,2 nuits au goden nugget sur fremont street pour deux nuits, pour aller tranquille faire les courses le lendemain
2 MAI
courses de survie, lol, et petit tour a l outlet nord, petite journee de repos
3 MAI GREAT BASSIN depart de las vegas en direction great bassin, je trouve la route tres longue, au premier carrefour que l on trouve, il y a un genre de resto datant de la ruee vers l autre, on a trop faim, on rentre et on demande si l on peut manger, l homme a l air tres surpris de voir des gens, une experience vraiment hors du commun


nous avons evidemment epingle notre petit billet de un $ au profond, trop fun nous arrivons au lehman cave pour la derniere visite de 15h c est la derniere de la journee, la route montant dans les montagnes de great bassin est fermee nous nous retrouvons a trois le guide et nous, ancien prof d unif, il prend le temps de bien nous expliquer visite VIP







apres cette splendide visite, direction ely et son ancien hotel nevada, ca vaut le detour, historique, ayant regarde les photos sur tripadvisor je sais ou je vais mais pas mon cheri, a la reception un jeune gars gauche nous demande si on veut une suite a 66$, il est ravi, c est pas cher me dit il, je ris toujours de voir sa tete quand nous entrons dans la chambre johnson le president, le lit est grand avec un nounours dessus et une salle de bain d epoque minuscule


4 MAI jackpot direction jackpot petite bourgade a la frontiere entre le nevada et l idaho, avec un petit detour par bonneville, les photos ne donnent pas grand chose et je ne sais pas comment poster la video


on a roule comme des fous avec le sel qui craque sous les pneus, genial
5 MAI SHOSHONE FALLS, CRATERS OF THE MOON nous entrons en idaho direction idaho falls pour aller voir les chutes de shoshone falls le debit de l eau est eleve ce qui donne un beau spectacle


,
pour l anecdote je m etais trompee dans mes notes, donc nous cherchions shoshone falls a shoshone qui se situe bien apres idaho falls, apres infos pres des locaux toujours aussi sympa nous avons retrousse chemin direction craterd of the moon, bon, avis mitige a voir mais pas a revoir




1 MAI depart pour las vegas de bruxelles avec us airways, ras, go pour louer la voiture, un monde de fou chez alamo, les gens se precipitent sur les 4 pauvres suv, mon cheri ouvre le coffre et met une valise dans nissan, on attend rien n arrive, bon on fera avec,2 nuits au goden nugget sur fremont street pour deux nuits, pour aller tranquille faire les courses le lendemain
2 MAI
courses de survie, lol, et petit tour a l outlet nord, petite journee de repos
3 MAI GREAT BASSIN depart de las vegas en direction great bassin, je trouve la route tres longue, au premier carrefour que l on trouve, il y a un genre de resto datant de la ruee vers l autre, on a trop faim, on rentre et on demande si l on peut manger, l homme a l air tres surpris de voir des gens, une experience vraiment hors du commun


nous avons evidemment epingle notre petit billet de un $ au profond, trop fun nous arrivons au lehman cave pour la derniere visite de 15h c est la derniere de la journee, la route montant dans les montagnes de great bassin est fermee nous nous retrouvons a trois le guide et nous, ancien prof d unif, il prend le temps de bien nous expliquer visite VIP







apres cette splendide visite, direction ely et son ancien hotel nevada, ca vaut le detour, historique, ayant regarde les photos sur tripadvisor je sais ou je vais mais pas mon cheri, a la reception un jeune gars gauche nous demande si on veut une suite a 66$, il est ravi, c est pas cher me dit il, je ris toujours de voir sa tete quand nous entrons dans la chambre johnson le president, le lit est grand avec un nounours dessus et une salle de bain d epoque minuscule


4 MAI jackpot direction jackpot petite bourgade a la frontiere entre le nevada et l idaho, avec un petit detour par bonneville, les photos ne donnent pas grand chose et je ne sais pas comment poster la video


on a roule comme des fous avec le sel qui craque sous les pneus, genial
5 MAI SHOSHONE FALLS, CRATERS OF THE MOON nous entrons en idaho direction idaho falls pour aller voir les chutes de shoshone falls le debit de l eau est eleve ce qui donne un beau spectacle


,pour l anecdote je m etais trompee dans mes notes, donc nous cherchions shoshone falls a shoshone qui se situe bien apres idaho falls, apres infos pres des locaux toujours aussi sympa nous avons retrousse chemin direction craterd of the moon, bon, avis mitige a voir mais pas a revoir




Good evening everyone! 🙂
We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.
I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.
For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.
For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.
We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.
In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.
We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.
I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.
We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)
📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats
Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).
❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️
☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport
I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.
I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.
For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.
For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.
We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.
In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.
We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.
I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.
We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)
📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats
Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).
❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️
☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport
I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
L’objectif de notre troisième voyage dans l’ouest des USA était de découvrir un Etat que nous ne connaissions pas - le Nouveau-Mexique – et de retourner à Moab car on adore et qu’il nous restait quelques endroits à explorer par-là. Comme d’hab, j’ai glané pas mal d’informations sur ce forum et je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions durant la préparation du circuit que voici :
J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour
Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇
Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.
Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).
Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.
Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.
J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !
A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.
Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour
Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇
Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.
Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).
Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.
Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.
J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !
A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.
Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
Hello à tous,
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)
Circuit de 3500 km
Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:
J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193
J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127
J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597
J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029
J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416
J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810
J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310
J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668
J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790
J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662
J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147
J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698
J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566
J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512
J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594
Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)

Circuit de 3500 km

Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....
Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...
En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...
Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.
Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
Bonjour à tous!
Tout d'abord, merci à tous ceux qui ont écrit un carnet de voyage sur ce forum, je les lis depuis plusieurs mois afin d'y pêcher un maximum d'idées pour tracer notre itinéraire; merci également à tous les habitués de l'Ouest américain qui prennent de leur temps pour intervenir très souvent sur ce forum afin d'aider les novices... Novices que nous ne sommes pas puisque nous sommes allés en 2008 faire un circuit classique de trois semaines ... et cela nous avait tellement marqué que nous voulons le faire découvrir à nos deux garçons.
Je vous présente rapidement la famille pour que vous ayez une idée des paramètres influents sur nos futures activités! Sylvain et Caroline , enseignants quarantenaires et sportifs, Tom, 12 ans au moment du voyage, sportif et Oscar, 7 ans en 2021 et déjà bon petit randonneur à 5 ans!
Je voudrais donc vous soumettre notre itinéraire déjà tracé et travaillé et savoir si, pour vous, c'est cohérent d'une part, réalisable d'autre part et si on passe à côté de quelque chose! Je recherche aussi des plans B, voire C en cas de mauvaise météo, fatigue, ...
Je pense mettre entre 3 et 6 jours de périples à la fois.
Au plaisir de vous lire et en espérant des idées nouvelles, des critiques ... constructives!
Bon dimanche!
Amicalement
Sylvain
Ps: les 6 premiers jours dans le post suivant😛
Tout d'abord, merci à tous ceux qui ont écrit un carnet de voyage sur ce forum, je les lis depuis plusieurs mois afin d'y pêcher un maximum d'idées pour tracer notre itinéraire; merci également à tous les habitués de l'Ouest américain qui prennent de leur temps pour intervenir très souvent sur ce forum afin d'aider les novices... Novices que nous ne sommes pas puisque nous sommes allés en 2008 faire un circuit classique de trois semaines ... et cela nous avait tellement marqué que nous voulons le faire découvrir à nos deux garçons.
Je vous présente rapidement la famille pour que vous ayez une idée des paramètres influents sur nos futures activités! Sylvain et Caroline , enseignants quarantenaires et sportifs, Tom, 12 ans au moment du voyage, sportif et Oscar, 7 ans en 2021 et déjà bon petit randonneur à 5 ans!
Je voudrais donc vous soumettre notre itinéraire déjà tracé et travaillé et savoir si, pour vous, c'est cohérent d'une part, réalisable d'autre part et si on passe à côté de quelque chose! Je recherche aussi des plans B, voire C en cas de mauvaise météo, fatigue, ...
Je pense mettre entre 3 et 6 jours de périples à la fois.
Au plaisir de vous lire et en espérant des idées nouvelles, des critiques ... constructives!
Bon dimanche!
Amicalement
Sylvain
Ps: les 6 premiers jours dans le post suivant😛
Bonjour à tous !
Eté 2016 : destination le sud ouest américain ! D’un premier séjour en Août 2010, nous gardions des souvenirs de grands espaces, de paysages aux couleurs et formes inhabituels, d’un sentiment de plénitude dans cette nature à la fois sauvage et reposante. San Francisco, Yosemite puis Moab et ses parcs Arches et Canyonlands, Valley of the Gods et Monument Valley, Betatakin, le lac Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Bryce, Capitol Reef… un rêve éveillé avec en prime, grande chance du débutant, l’obtention des permis pour Coyote Buttes North et South.
2016 : il était temps d’y retourner ! Merci à toutes les belles plumes et photographes qui ont toujours maintenu ma curiosité en éveil. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer notre parcours.
Cette année, nous partons à 4 avec notre fille de 19 ans et son frère de 16 ans ; notre aîné s’investit dans un job d’étudiant d’été.

Notre circuit s’est organisé autour des points suivants :
· Arrivée à Denver et passer quelques jours chez nos amis américains, · Y retrouver notre fille qui viendra de Dallas · Découvrir le Colorado vert versus les Rockies rouge · Faire une randonnée mythique (enfin pour nous !) sur 2 jours : descente au fond du Grand Canyon · Visiter Mesa Verde. · S'aventurer sur quelques sites moins courus · Finir par quelques jours à Las Vegas dont nous gardons un bon souvenir datant de 2003.
Denver / Las Vegas, c’est 750 miles selon Google… nous en ferons 3.130 ! Un peu plus de 5.000 km qui nous ont menés dans des régions aux paysages, souvent désertiques, mais néanmoins très différents.
Ces tours et détours nous conduiront ainsi :
J2 à J4 : Denver et ses environs J5 : Great Sand Dunes, un premier détour … qui le vaut bien ! : ici et là J6 : Après cette descente au sud, cap toute vers le nord ouest du Colorado ! : Leadville (CO) J7: Gleenwood Springs - Mais où est passé le soleil ? J8: Colorado National Monument : une belle randonnée aux pieds des pitons rocheux J9 : De Colorado NM à Black Canyon of the Gunnison : la course contre la montre : ici et là et enfin là J 10 : De Black Canyon of the Gunnison à Durango : une route de toute beauté J 11 : Mesa Verde : de l’aube (ou presque) au « Twilight photography tour » J 12 : Un détour par le Nouveau-Mexique et l’aventure du wilderness J 13 : De la solitude de De-Na-Zin aux chinoiseries de Bisti Badlands J14 - De Farmington au Canyon de Chelly : une journée de transition et de repos.
· Painted Desert / Petrified Forest (AZ) · Sedona (AZ) · Blue Canyon et Coal Mine Canyon (AZ) · Lake Mead (NV) · Valley of Fire (NV) · Las Vegas (NV)

Avant de commencer le récit, quelques mots sur le logement, la voiture et tout le fatras électronique.
Pour le logement, nous avons alterné hôtels et camping. De celui-ci, nous n’avions que de vieux souvenirs de Guides / Louveteaux, avec les lourdes tentes triangulaires et les patates plantées sur les piquets centraux pour prévenir de la foudre ! Puis, plus récemment, (été 2012) nous avions apprécié le camping plus confortable avec tentes sur le toit du 4x4 et frigo dans le coffre, en Namibie. Pour cet été, l’option Camping s’est imposée… progressivement !
Une nuit au fond du Grand Canyon (et initialement envisagées mais non concrétisées faute de disponibilités, 2 autres à Havasupai) … c’était un bon prétexte pour s’équiper a minima. Merci aux conseils judicieux d’Orionide. Au final, 8 nuits de camping, notre investissement est largement rentabilisé et ce fut, pour certaines, nos soirées les plus épiques… j’y reviendrai ! Pour les 14 nuits d’hôtels, j’ai réservé avec Hotels.com. Facilité de la réservation ou de l’annulation (et oui, souvent femme varie ! ...), paiement possible en euros à la réservation, nuit gratuite après en avoir « consommé » 10) et prix qui m’ont paru plus compétitifs que ceux du concurrent Booking.com
Pour la voiture, … On a un peu m…é ! D’abord une réservation tardive, puis un changement dans les dates donc une nouvelle réservation encore plus tardive. Ensuite, une grande déconvenue à Denver, lors de notre arrivée tardive (21h), Dollar nous informe ne plus avoir dans la catégorie réservée « Jeep Grand Cherokee ou similaire » qu’une berline avec garde au sol basse. And what else ? Nothing ! Ah si, un mini van, tip top pour famille nombreuse et/ou chargée de bagages !
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois toutes mes belles pistes se dérober sous mes pieds, toutes mes belles images s’effacer, … Ah non, ça ne peut pas se faire ! MonChéri va faire un tour sur le parking et revient souriant : une Nissan Armada semble n’attendre que nous ! Madame Dollar est également toute souriante : c’est un véhicule de la gamme supérieure qu’elle nous propose avec un supplément de 75$ par jour…
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois mon compte en banque passer au rouge, de futures plâtrées de pâtes à avaler pendant des mois à la rentrée, …. Ah non, ça ne peut pas se faire ! C’est donc avec mon plus beau sourire que je demande à Madame Dollar un prix plus raisonnable : et hop, le surclassement passe à 25$ par jour… encore un effort Madame Dollar et nous concluons à 23$ par jour et le second conducteur (moi, au cas d’espèces) offert. Non merci, pas d’assurances supplémentaires, elles sont déjà prises, Madame Dollar !
Nous voilà sur le parking avec les clés de ce beau Nissan blanc. On ouvre les portes, le coffre, … Nouvelle déconvenue : c’est une voiture ou une poubelle qu’on a loué ? Ah non, Madame Dollar, je suis fatiguée et j’en oublie les doux mots de Shakespeare. Mais voilà, Monsieur Dollar vitupérant sur sa collègue qui a osé louer une voiture à peine restituée alors même que sa sœur quasi jumelle patiente gentiment quelques mètres plus loin. Au final, c’est donc une Nissan Armada grise, avec 35.000 miles au compteur que nous aurons.
Disons-le tout de suite : parfait ! Il nous a mené partout, confortablement et sans ennuis. Petit souci au retour, à Las Vegas, l’Additional Driver nous a été facturé 325 $ alors qu’il avait été convenu qu’il était offert. J’ai pu obtenir de suite une remise de 250 $... restent 75$ à récupérer !
Rétrospectivement à la lecture des carnets récents, je constate que la flotte automobile des loueurs se restreint alors même que nous avons croisé, sur les routes et dans les parcs, tant de pick up et autres 4x4 conduits par les autochtones. Etrange ! Pour le fatras électronique, … entre les chargeurs, l’adaptateur et la multi-prise, le volume et le poids (en bagage à mains of course) se font vite sentir. Trois objets se sont avérés fort utiles :
Une multi-prise combinant 4 prises électriques et 6 ports USB : Une batterie externe permettant de recharger en pleine journée, un ou plusieurs téléphones et le Garmin Un convertisseur, plus lourd, à brancher sur l’allume-cigare pour recharger les batteries d’appareils photos.
Enfin, les applications :
· Maps.me, application gratuite, qui est un bon complément de Tom-Tom et qui, oh surprise, géolocalise également les trails des parcs voire même ceux du wilderness. · Maps 3D, application à moins de 5 euros, qui offre une très belle prestation de GPS de randonnée. Un merci tout spécial à Laure (Lol64) qui avec une infinie patience m’a expliqué les subtilités de cette appli. Un merci également à Gilles (Gill2012New) qui m’a adressé de nombreux tracés.
Ah dernier point, pas souvent évoqué sur VF : inutile d’emmener une garde robe étayée : il y a des laveries (lessiveuses + séche-linges) dans tous les hôtels et dans de nombreux campings et les américains sont hyper cools : tong et shorts sont acceptés partout.
Place au carnet !
Eté 2016 : destination le sud ouest américain ! D’un premier séjour en Août 2010, nous gardions des souvenirs de grands espaces, de paysages aux couleurs et formes inhabituels, d’un sentiment de plénitude dans cette nature à la fois sauvage et reposante. San Francisco, Yosemite puis Moab et ses parcs Arches et Canyonlands, Valley of the Gods et Monument Valley, Betatakin, le lac Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Bryce, Capitol Reef… un rêve éveillé avec en prime, grande chance du débutant, l’obtention des permis pour Coyote Buttes North et South.
2016 : il était temps d’y retourner ! Merci à toutes les belles plumes et photographes qui ont toujours maintenu ma curiosité en éveil. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer notre parcours.
Cette année, nous partons à 4 avec notre fille de 19 ans et son frère de 16 ans ; notre aîné s’investit dans un job d’étudiant d’été.

Notre circuit s’est organisé autour des points suivants :
· Arrivée à Denver et passer quelques jours chez nos amis américains, · Y retrouver notre fille qui viendra de Dallas · Découvrir le Colorado vert versus les Rockies rouge · Faire une randonnée mythique (enfin pour nous !) sur 2 jours : descente au fond du Grand Canyon · Visiter Mesa Verde. · S'aventurer sur quelques sites moins courus · Finir par quelques jours à Las Vegas dont nous gardons un bon souvenir datant de 2003.
Denver / Las Vegas, c’est 750 miles selon Google… nous en ferons 3.130 ! Un peu plus de 5.000 km qui nous ont menés dans des régions aux paysages, souvent désertiques, mais néanmoins très différents.
Ces tours et détours nous conduiront ainsi :
J2 à J4 : Denver et ses environs J5 : Great Sand Dunes, un premier détour … qui le vaut bien ! : ici et là J6 : Après cette descente au sud, cap toute vers le nord ouest du Colorado ! : Leadville (CO) J7: Gleenwood Springs - Mais où est passé le soleil ? J8: Colorado National Monument : une belle randonnée aux pieds des pitons rocheux J9 : De Colorado NM à Black Canyon of the Gunnison : la course contre la montre : ici et là et enfin là J 10 : De Black Canyon of the Gunnison à Durango : une route de toute beauté J 11 : Mesa Verde : de l’aube (ou presque) au « Twilight photography tour » J 12 : Un détour par le Nouveau-Mexique et l’aventure du wilderness J 13 : De la solitude de De-Na-Zin aux chinoiseries de Bisti Badlands J14 - De Farmington au Canyon de Chelly : une journée de transition et de repos.
· Painted Desert / Petrified Forest (AZ) · Sedona (AZ) · Blue Canyon et Coal Mine Canyon (AZ) · Lake Mead (NV) · Valley of Fire (NV) · Las Vegas (NV)

Avant de commencer le récit, quelques mots sur le logement, la voiture et tout le fatras électronique.
Pour le logement, nous avons alterné hôtels et camping. De celui-ci, nous n’avions que de vieux souvenirs de Guides / Louveteaux, avec les lourdes tentes triangulaires et les patates plantées sur les piquets centraux pour prévenir de la foudre ! Puis, plus récemment, (été 2012) nous avions apprécié le camping plus confortable avec tentes sur le toit du 4x4 et frigo dans le coffre, en Namibie. Pour cet été, l’option Camping s’est imposée… progressivement !
Une nuit au fond du Grand Canyon (et initialement envisagées mais non concrétisées faute de disponibilités, 2 autres à Havasupai) … c’était un bon prétexte pour s’équiper a minima. Merci aux conseils judicieux d’Orionide. Au final, 8 nuits de camping, notre investissement est largement rentabilisé et ce fut, pour certaines, nos soirées les plus épiques… j’y reviendrai ! Pour les 14 nuits d’hôtels, j’ai réservé avec Hotels.com. Facilité de la réservation ou de l’annulation (et oui, souvent femme varie ! ...), paiement possible en euros à la réservation, nuit gratuite après en avoir « consommé » 10) et prix qui m’ont paru plus compétitifs que ceux du concurrent Booking.com
Pour la voiture, … On a un peu m…é ! D’abord une réservation tardive, puis un changement dans les dates donc une nouvelle réservation encore plus tardive. Ensuite, une grande déconvenue à Denver, lors de notre arrivée tardive (21h), Dollar nous informe ne plus avoir dans la catégorie réservée « Jeep Grand Cherokee ou similaire » qu’une berline avec garde au sol basse. And what else ? Nothing ! Ah si, un mini van, tip top pour famille nombreuse et/ou chargée de bagages !
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois toutes mes belles pistes se dérober sous mes pieds, toutes mes belles images s’effacer, … Ah non, ça ne peut pas se faire ! MonChéri va faire un tour sur le parking et revient souriant : une Nissan Armada semble n’attendre que nous ! Madame Dollar est également toute souriante : c’est un véhicule de la gamme supérieure qu’elle nous propose avec un supplément de 75$ par jour…
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois mon compte en banque passer au rouge, de futures plâtrées de pâtes à avaler pendant des mois à la rentrée, …. Ah non, ça ne peut pas se faire ! C’est donc avec mon plus beau sourire que je demande à Madame Dollar un prix plus raisonnable : et hop, le surclassement passe à 25$ par jour… encore un effort Madame Dollar et nous concluons à 23$ par jour et le second conducteur (moi, au cas d’espèces) offert. Non merci, pas d’assurances supplémentaires, elles sont déjà prises, Madame Dollar !
Nous voilà sur le parking avec les clés de ce beau Nissan blanc. On ouvre les portes, le coffre, … Nouvelle déconvenue : c’est une voiture ou une poubelle qu’on a loué ? Ah non, Madame Dollar, je suis fatiguée et j’en oublie les doux mots de Shakespeare. Mais voilà, Monsieur Dollar vitupérant sur sa collègue qui a osé louer une voiture à peine restituée alors même que sa sœur quasi jumelle patiente gentiment quelques mètres plus loin. Au final, c’est donc une Nissan Armada grise, avec 35.000 miles au compteur que nous aurons.
Disons-le tout de suite : parfait ! Il nous a mené partout, confortablement et sans ennuis. Petit souci au retour, à Las Vegas, l’Additional Driver nous a été facturé 325 $ alors qu’il avait été convenu qu’il était offert. J’ai pu obtenir de suite une remise de 250 $... restent 75$ à récupérer !
Rétrospectivement à la lecture des carnets récents, je constate que la flotte automobile des loueurs se restreint alors même que nous avons croisé, sur les routes et dans les parcs, tant de pick up et autres 4x4 conduits par les autochtones. Etrange ! Pour le fatras électronique, … entre les chargeurs, l’adaptateur et la multi-prise, le volume et le poids (en bagage à mains of course) se font vite sentir. Trois objets se sont avérés fort utiles :
Une multi-prise combinant 4 prises électriques et 6 ports USB : Une batterie externe permettant de recharger en pleine journée, un ou plusieurs téléphones et le Garmin Un convertisseur, plus lourd, à brancher sur l’allume-cigare pour recharger les batteries d’appareils photos.
Enfin, les applications :
· Maps.me, application gratuite, qui est un bon complément de Tom-Tom et qui, oh surprise, géolocalise également les trails des parcs voire même ceux du wilderness. · Maps 3D, application à moins de 5 euros, qui offre une très belle prestation de GPS de randonnée. Un merci tout spécial à Laure (Lol64) qui avec une infinie patience m’a expliqué les subtilités de cette appli. Un merci également à Gilles (Gill2012New) qui m’a adressé de nombreux tracés.
Ah dernier point, pas souvent évoqué sur VF : inutile d’emmener une garde robe étayée : il y a des laveries (lessiveuses + séche-linges) dans tous les hôtels et dans de nombreux campings et les américains sont hyper cools : tong et shorts sont acceptés partout.
Place au carnet !









