Bonjour tous,
Une petite remarque perso,
Certes, j'ai attrapé, comme beaucoup d'entre vous, le virus de l'ouest et celui de NYC.
Mais je reste stupéfait devant l'attrait que représentent ces deux destinations.
Regardant souvent certaines émissions de TV, avec argent à la clé, à la question : si vous gagniez 20.000 euros, qu'en feriez vous ? Majoritairement, les personnes répondent NYC ou les parcs de l'ouest américain.
Donc, nous qui avons eu la chance de voyager par là bas, et d'y retourner, en fait nous avons pu vivre, et nous vivons le ou les rêves de beaucoup.
Et c'est vrai que je considère que nous avons de la chance...
C'était ma petite remarque du jour, en attendant, dans trois mois, direction...LA et c'est reparti !
Bonne journée tout le monde.
Bonjour à toutes et tous,
Nouvelle sur ce forum, mais bien initiée par Brigitte42 et Hiacinthe ! Nous revenons de notre 3ème périple aux USA. 2 dans l'Ouest, 1 en Floride, Louisiane et Mississipi.
Vivant en province, nous avons toujours quelques difficultés à nous rendre à Paris en train et prendre l'avion dans la foulée, si je puis dire. Nous sommes dans l'obligation de partir la veille et réserver un hôtel. Bien nous en a pris ce 16 mai 2017. Nous nous rendons à la gare de notre ville du Sud-Ouest. Notre train "inititialement prévu" à 10h26 comme le dit si bien la "voix" de la SNCF devait nous déposer à l aéroport Ch. de Gaulle à 13h 31.
Dans la minute qui suit l'annonce de son entrée en gare, "la voix" nous fait part d"un retard dû "à un accident de personne". Notre petite ville de province n'a ni métro, ni tram, ni RER, mais nous sommes familiers de ces transports en commun à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse... pour savoir ce que signifie cette annonce, un peu hypocrite à mon goût... Il y a eu un suicide et l'attente sera au minimum de 2 heures !! Nous patientons.
Distribution de plateaux repas et infos au compte gouttes. Vers 13 heures, branle-bas de combat : "la voix" nous demande de nous rendre très rapidement en la salle d'attente, notre train entre en gare. Nous sommes étonnés de cette décision. Si le train arrive, pourquoi redescendre ces escaliers (pas d'escalatores chez nous) en remonter d'autres, et, faire le chemin inverse afin d'accéder enfin au train ? Un contrôleur nous confie que la locomotive peut avoir quelques "traces" de ce suicide et pas question de choquer les voyageurs... Nous prenons donc nos valises, descendons les escaliers, remontons ceux qui donnent accès au quai donnant sur la salle d'attente. Les voyageurs refusent de se rendre en salle d'attente. Inutile de préciser qu'à l'arrivée du train en gare, tous les yeux sont rivés sur l'avant de la locomotive : "Pas de trace"... Bien triste pour cette personne qui a décidé de mettre fin à ses jours, mais bien égoïstement, cette personne avait d'autres moyens... Désolée pour cette réflexion, mais être égo¨ste de temps en temps ne fait pas de mal ! Nous devions partir à 10h26, nous sommes partis à 13h10 ! Nous avons été prévoyants par la force des choses, mais certains ont raté leur avion pour la Pologne et autres pays de l'Est... La SNCF, très généreuse, nous rembourse 50% de notre billet... Pourquoi 50%, allez savoir !!
Il est 16h15 lorsque nous arrivons à Paris. Le CDGVAL nous dépose à notre hôtel à 16h45. Nous dînons, allons repérer le termilal 2 et rentrons nous coucher.
Le 17, lever tôt et petit déjeuner plutôt sympathique. Nous sommes vers 8h à l'aéroport. L'enregistrement est à 9h40. Pour la 1ère fois, l'hôtesse nous demande l'adresse de notre 1er hôtel aux USA, comme sur les Estas. Un contrôle de plus, pourquoi pas ! Nous passons au Duty Free et embarquons à 11h40. Nous décollons à 12h20, heure de Paris. Prévoir une heure de moins pour Londres. Nous sommes dans un Airbus A319, 2X3 fauteuils. 1 heure de vol. Nous atterissons à Londres à 12h heure locale, 13h heure de Paris. 20 mn d'avance sur l'heure prévue... Notre pilote a sans doute "dépassé la vitesse autorisée" !!! Nous atterissons et patientons dans l'avion. A 12h25 (heure locale), 13h25 (heure de Paris) nous sommes toujours dans l'avion !
Enfin, nous pouvons quitter cet avion. Il pleut à Londres. Nous passons au contrôle. Pour une fois je passe sans souci. D'habitude, toujours une barette ou une bricole en métal coïncée dans une doublure. J'ai droit à la fouille et ses chatouilles !! Cette fois, c'est Michel qui a une bouteille d'eau dans son sac cabine... Poubelle !!! Allons à la porte 56. L'avion doit décoller à 15H20. Nous sommes dans un Boing 777, au fond de l'avion et passons dans des allées avec 1 rangée de 2 fauteuils ou 3, une rangée du milieu avec 4 ou 5 fauteuils et une autre rangée avec 2 ou 3 fauteuils. Pour nous, 3 rangées de 3 fauteuils. Pas de chance, mon mari n'est pas à côté de moi, mais derrière, fauteuil côté allée, comme moi. Toujours un peu d'angoisse me concernant mais jamais au retour. Allez comprendre !! Nous décollons de Londres comme prévu à 15h20.
A 3h30 du matin, (le 18 mai, heure de Paris)-18h30 heure locale, nous atterissons à San Diego. 9 heures de décalage. Nous passons rapidement la douane (Estas) contrairement au flot de personnes qui entrent aux USA avec des visas. Nous prenons la navette gratuite qui nous conduit à "Alamo", notre loueur de voiture. 3ème voyage aux USA, 3ème fois que nous louons chez eux et jamais de soucis. (711 euros pour 22 jours TOUTES assurances comprises). Fin 2015, nous avons crevé dans les Keys : Taxi payé par Alamo sur plusieurs dizaines de miles pour nous ramener à l'hôtel de Key Largo et le lendemain matin, nouvelle voiture, modèle identique, devant l'hôtel. Nous ferons l'expérience de leur professionnalisme encore cette année !! Nous avons choisi, car nous avons le choix, une petite Jeep Renegade qui n'a que 4200 miles au compteur.
2 personnes très sympathiques à côté de moi : Ils me proposeront de prendre des photos lors du survol du Groenland.
Nouvelle sur ce forum, mais bien initiée par Brigitte42 et Hiacinthe ! Nous revenons de notre 3ème périple aux USA. 2 dans l'Ouest, 1 en Floride, Louisiane et Mississipi.
Vivant en province, nous avons toujours quelques difficultés à nous rendre à Paris en train et prendre l'avion dans la foulée, si je puis dire. Nous sommes dans l'obligation de partir la veille et réserver un hôtel. Bien nous en a pris ce 16 mai 2017. Nous nous rendons à la gare de notre ville du Sud-Ouest. Notre train "inititialement prévu" à 10h26 comme le dit si bien la "voix" de la SNCF devait nous déposer à l aéroport Ch. de Gaulle à 13h 31.
Dans la minute qui suit l'annonce de son entrée en gare, "la voix" nous fait part d"un retard dû "à un accident de personne". Notre petite ville de province n'a ni métro, ni tram, ni RER, mais nous sommes familiers de ces transports en commun à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse... pour savoir ce que signifie cette annonce, un peu hypocrite à mon goût... Il y a eu un suicide et l'attente sera au minimum de 2 heures !! Nous patientons.
Distribution de plateaux repas et infos au compte gouttes. Vers 13 heures, branle-bas de combat : "la voix" nous demande de nous rendre très rapidement en la salle d'attente, notre train entre en gare. Nous sommes étonnés de cette décision. Si le train arrive, pourquoi redescendre ces escaliers (pas d'escalatores chez nous) en remonter d'autres, et, faire le chemin inverse afin d'accéder enfin au train ? Un contrôleur nous confie que la locomotive peut avoir quelques "traces" de ce suicide et pas question de choquer les voyageurs... Nous prenons donc nos valises, descendons les escaliers, remontons ceux qui donnent accès au quai donnant sur la salle d'attente. Les voyageurs refusent de se rendre en salle d'attente. Inutile de préciser qu'à l'arrivée du train en gare, tous les yeux sont rivés sur l'avant de la locomotive : "Pas de trace"... Bien triste pour cette personne qui a décidé de mettre fin à ses jours, mais bien égoïstement, cette personne avait d'autres moyens... Désolée pour cette réflexion, mais être égo¨ste de temps en temps ne fait pas de mal ! Nous devions partir à 10h26, nous sommes partis à 13h10 ! Nous avons été prévoyants par la force des choses, mais certains ont raté leur avion pour la Pologne et autres pays de l'Est... La SNCF, très généreuse, nous rembourse 50% de notre billet... Pourquoi 50%, allez savoir !!
Il est 16h15 lorsque nous arrivons à Paris. Le CDGVAL nous dépose à notre hôtel à 16h45. Nous dînons, allons repérer le termilal 2 et rentrons nous coucher.
Le 17, lever tôt et petit déjeuner plutôt sympathique. Nous sommes vers 8h à l'aéroport. L'enregistrement est à 9h40. Pour la 1ère fois, l'hôtesse nous demande l'adresse de notre 1er hôtel aux USA, comme sur les Estas. Un contrôle de plus, pourquoi pas ! Nous passons au Duty Free et embarquons à 11h40. Nous décollons à 12h20, heure de Paris. Prévoir une heure de moins pour Londres. Nous sommes dans un Airbus A319, 2X3 fauteuils. 1 heure de vol. Nous atterissons à Londres à 12h heure locale, 13h heure de Paris. 20 mn d'avance sur l'heure prévue... Notre pilote a sans doute "dépassé la vitesse autorisée" !!! Nous atterissons et patientons dans l'avion. A 12h25 (heure locale), 13h25 (heure de Paris) nous sommes toujours dans l'avion !
Enfin, nous pouvons quitter cet avion. Il pleut à Londres. Nous passons au contrôle. Pour une fois je passe sans souci. D'habitude, toujours une barette ou une bricole en métal coïncée dans une doublure. J'ai droit à la fouille et ses chatouilles !! Cette fois, c'est Michel qui a une bouteille d'eau dans son sac cabine... Poubelle !!! Allons à la porte 56. L'avion doit décoller à 15H20. Nous sommes dans un Boing 777, au fond de l'avion et passons dans des allées avec 1 rangée de 2 fauteuils ou 3, une rangée du milieu avec 4 ou 5 fauteuils et une autre rangée avec 2 ou 3 fauteuils. Pour nous, 3 rangées de 3 fauteuils. Pas de chance, mon mari n'est pas à côté de moi, mais derrière, fauteuil côté allée, comme moi. Toujours un peu d'angoisse me concernant mais jamais au retour. Allez comprendre !! Nous décollons de Londres comme prévu à 15h20.
A 3h30 du matin, (le 18 mai, heure de Paris)-18h30 heure locale, nous atterissons à San Diego. 9 heures de décalage. Nous passons rapidement la douane (Estas) contrairement au flot de personnes qui entrent aux USA avec des visas. Nous prenons la navette gratuite qui nous conduit à "Alamo", notre loueur de voiture. 3ème voyage aux USA, 3ème fois que nous louons chez eux et jamais de soucis. (711 euros pour 22 jours TOUTES assurances comprises). Fin 2015, nous avons crevé dans les Keys : Taxi payé par Alamo sur plusieurs dizaines de miles pour nous ramener à l'hôtel de Key Largo et le lendemain matin, nouvelle voiture, modèle identique, devant l'hôtel. Nous ferons l'expérience de leur professionnalisme encore cette année !! Nous avons choisi, car nous avons le choix, une petite Jeep Renegade qui n'a que 4200 miles au compteur.
2 personnes très sympathiques à côté de moi : Ils me proposeront de prendre des photos lors du survol du Groenland.
préambule
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAX
A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington Beach
Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount Rainier
La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).
Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle
Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.
Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfront
Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake Union
Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'Okanagan
Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAXA l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington BeachVol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount RainierLa réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, SeattleNous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfrontNotre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake UnionMais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'OkanaganNous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Je tiens à faire part de l'expérience que nous avons vécue le 24 juin dernier à l'occasion de notre voyage aux Etats-Unis (Paris - Las Vegas via Londres) :
- départ de Paris Charles de Gaulle à 7 H 30 (heure locale)
- arrivée à Heathrow à 7 H 45 (heure locale) : passage à la douane et récupération des bagages en temps record, sortie de l'aéroport à 8 H 30, nickel dans la mesure où notre avion pour Las Vegas décollait de Gatwick à 11 H 25. Achat du billet à National Express (75 livres pour trois, un peu cher tout de même), navette à l'heure et départ d'Heathrow à 9 H (on nous avait affirmé que l'on avait largement le temps que ce soit l'organisme de voyage qu'à Charles de Gaulle, ce qui était a priori vrai). Mais, parce qu'il y a eu un mais...... premier embouteillage dès l'entrée sur l'autoroute reliant les deux aéroports (qui en fait est toujours plus ou moins chargée, surtout aux heures de pointe), puis circulation un peu plus fluide, on avait encore largement le temps, mais, et oui encore un mais : arrêt total de la circulation pour cause d'accident et route menant l'aéroport fermée!!!!!! donc détour, et re-détour, et le temps qui passe, qui passe, les yeux rivés sur la pendule du bus, peut-être finalement qu'on y arrivera, ce serait trop bête, et on est arrivé..... à midi bien passé, course jusqu'au guichet, si l'avion avait un peu de retard au décollage, que nenni, il était bel et bien parti sans nous. Déception, colère, et tout et tout, surtout qu'on ne parlait que quelques bribes d'anglais, quant à comprendre... La compagnie Virgin Atlantic nous a recasé sur le vol du lendemain à la même heure, un hôtel nous a été trouvé, la plaisanterie nous a coûté 164 livres d'hôtel + le repas du soir + le taxi aller et retour pour une quarantaine de livres (le bus à destination de l'hôtel avait été supprimé, décidément on les accumulait + notre première nuit d'hôtel à Las Vegas annulée mais payée et non remboursée. Et l'agence de location de voiture à prévenir qu'on aurait 24 H de retard, ce qui nous a valu une pénalité de 8 euros!!!. Réclamation bien sûr auprès de National Express qui nous a demandé de faire un dossier pour remboursement des frais occasionnés. Et comment qu'on a bien l'intention de récupérer ces frais imprévus. Et nous sommes bien partis le lendemain et avons passés un séjour sensationnel aux Etats-Unis que cette mésaventure n'a pas gâché. Le retour par contre s'est super bien passé, malgré le quart de retard de la navette au départ de Gatwick, mais pas d'embouteillage malgré une circulation plutôt dense et pas d'accident, l'avion pour Paris est parti à l'heure, et on était dedans!!!!!
La morale de cette histoire : les agences qui organisent ce genre de voyage avec changement d'aéroports distants de 50 km devraient avertir les passagers que 3 H sont suffisantes sous réserve des aléas de la route. Pour notre part nous aurions dormi à Londres plutôt qu'à Paris (près de l'aéroport de départ bien entendu).
Salut a tous
encore 3 semaines aveant le depart😎
Voila j'ai vu sur differents sites (e notamment sur celui la) que les gens qui prenait des vol en transit(non-direct) avaient presque systematiquement des problemes au niveau des bagages ou retard.
J'effectue un vol qui passe par Chicago avec pour destination final San Francisco avec la compagnie American Airlines. Est ce que certaines personnes peuvent temoigner?
Et si concretement il ya un probleme que faire?si l'on rate la correspondance a cause d un retard on peut prendre le vol d'apres non?
Si je n'ai pas pris un vol direct c'est qu'il yavait 300eur de difference, et qu'a 23 ans 300euros c'est enorme!!!
Merci d'avance pour votre aide😉
encore 3 semaines aveant le depart😎
Voila j'ai vu sur differents sites (e notamment sur celui la) que les gens qui prenait des vol en transit(non-direct) avaient presque systematiquement des problemes au niveau des bagages ou retard.
J'effectue un vol qui passe par Chicago avec pour destination final San Francisco avec la compagnie American Airlines. Est ce que certaines personnes peuvent temoigner?
Et si concretement il ya un probleme que faire?si l'on rate la correspondance a cause d un retard on peut prendre le vol d'apres non?
Si je n'ai pas pris un vol direct c'est qu'il yavait 300eur de difference, et qu'a 23 ans 300euros c'est enorme!!!
Merci d'avance pour votre aide😉
L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
salut à tous,
Un bras de fer entre American airline et la douane américaine à Miami, qui se transforme en arnaque pour les voyageurs!
Non seulement tous les passagers attendent pendant plus de 2 heures, debout, pour passer la douane, mais lorsque les connexions sont ratées, ce qui est devenu fréquent, American airline rejette la faute sur la douane et refuse de vous loger à ses frais.
De plus, le seul hébergement qu'elle vous propose, est le chateaubleau hotel, un motel minable, qui a le culot de couter plus de 100 dollars la nuit!!!!! C'est dire à quel point il est minable, le soir de notre arrivée, nous avons été au moins une vingtaine de groupes à arriver et à avoir une chambre sans problème!!!
Pas de remboursement de l’hôtel que vous aviez déjà prévu à votre destination finale évidement! Seul point positif, la compagnie se débrouille quand même pour vous trouver des places le lendemain pour rejoindre votre destination finale!!!
Conclusion, si vous prenez l'avion pour les USA, avec des correspondances d'un délai de 2 heures ou moins, attendez-vous à rater votre correspondance à Miami!!!
Ce qui est étrange, c'est que american airline, sachant le problème, propose elle même des liaisons fort-de france /Denver, FDF /las Vegas, FDF/San Francisco ou peut importe, avec escale à miami de moins de 2 heures, vous laissant l'impression que c'est réaliste, alors qu'ils savent pertinemment bien que cela ne l'est plus!
C'est un scandale! Car ainsi, elle rempli l'hotel chateaubleau quasiment tous les soirs faisant fi de la colère des voyageurs!
Faites passer le mot!"
Un bras de fer entre American airline et la douane américaine à Miami, qui se transforme en arnaque pour les voyageurs!
Non seulement tous les passagers attendent pendant plus de 2 heures, debout, pour passer la douane, mais lorsque les connexions sont ratées, ce qui est devenu fréquent, American airline rejette la faute sur la douane et refuse de vous loger à ses frais.
De plus, le seul hébergement qu'elle vous propose, est le chateaubleau hotel, un motel minable, qui a le culot de couter plus de 100 dollars la nuit!!!!! C'est dire à quel point il est minable, le soir de notre arrivée, nous avons été au moins une vingtaine de groupes à arriver et à avoir une chambre sans problème!!!
Pas de remboursement de l’hôtel que vous aviez déjà prévu à votre destination finale évidement! Seul point positif, la compagnie se débrouille quand même pour vous trouver des places le lendemain pour rejoindre votre destination finale!!!
Conclusion, si vous prenez l'avion pour les USA, avec des correspondances d'un délai de 2 heures ou moins, attendez-vous à rater votre correspondance à Miami!!!
Ce qui est étrange, c'est que american airline, sachant le problème, propose elle même des liaisons fort-de france /Denver, FDF /las Vegas, FDF/San Francisco ou peut importe, avec escale à miami de moins de 2 heures, vous laissant l'impression que c'est réaliste, alors qu'ils savent pertinemment bien que cela ne l'est plus!
C'est un scandale! Car ainsi, elle rempli l'hotel chateaubleau quasiment tous les soirs faisant fi de la colère des voyageurs!
Faites passer le mot!"
Salut à tous les forumeurs.
Ca y est, on y est !
Avant de commencer, je tiens à remercier Itat, Sedonax, Vazyvite, Cendryon et bien d'autres qui m'ont aidé à construire mon voyage.
Je ne vais pas faire un carnet tel que Cendryon nous a fait il y a peu, car je n'ai pas ses capacités, mais en donnant des nouvelles j'espère pouvoir aider à construire d'autres projets .
Départ de Lyon pour Francfort puis Denver avec Lufthansa . Vol sans soucis avec une très très bonne compagnie.
Arrivée à Denver, passage de l'immigration assez rapide et direction Alamo avec une légère crainte vu les dernières discussions.
Bon j'avais vu un peu juste au niveau de l'auto et des bagages et eux n'ont pas fait de gros efforts. Donc après discussion j'ai pu changé de catégorie en négociant le prix ( je pensais pas cela possible aux USA)
Une fois la family chargée direction le centre et là le big orage avec de plus un gros bouchon. Pas ce que l'on souhaite après une telle journée; c'est pas grave, un bain en arrivant à la piscine de l'hôtel et hop dodo pour tout le monde.
A+
Bonjour,
Un ami prévoit un voyage vers LA , départ début juin, retour 5 semaines après. Il n'aura que 15 ans. Je pense qu'un voyage sans escale serait préférable ou alors avec plutôt une escale européenne.
Départ de préférence de Paris, Francfort ou Bruxelles (ou dans un rayon de 300 ou 400 km de Nancy)
Quelles solutions simples et pas trop chères peut-on envisager compte-tenu de son âge?
Merci pour votre aide.
Marie
Nos cinq visions des USA.
En 2006, lorsque nous avons quitté l’hôtel pour rentrer en Belgique, on croyait que ce grand pays devrait attendre bien longtemps avant de nous revoir, nous avions le moral à zéro.
Dans le bus qui nous conduisait à l’aéroport, je me suis promis d’y revenir.
Et c’est chose faite, mais voila c’est notre cinquième voyage.
Cette fois, nous sommes cinq, Laurence, ma femme, Mado, notre fille, Kephren notre fils, moi et Sophie, la filleule de ma femme (à part le billet d’avion, nous lui offrons le voyage pour ses 20 ans).
Ce voyage va nous conduire en travers cinq images des USA.
New York, la ville qui ne dort jamais, capital mondiale de la finance. Las Vegas, la ville de tous les vices. Les grands espaces, Yosemites, Death Vallée. La cote Californienne et pour finir la ville la plus cool des USA, San Francisco (nous en avons eu la preuve cette année). Le compte est bon, voila en gros notre nouveau trip aux States.
Jeudi 2 aout.
Nous y sommes, le jour du départ, comme à l’habitude, c’est une journée importante, le jour qu’on attend en décomptant les dodos. Il est 4h30 lorsque nous nous levons, c’est le début de la journée des vacances la plus longue, tout le monde aimerais que les jours de congé dure plus de 24h. Et celle-ci ce sera le cas, elle va durer 30h, merci le décalage.
1h30 après, notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport.
Les travaux d’aménagement à l’aéroport de Bruxelles, nous obligent à passer par le parking, juste pour décharger nous devons payer le parking (3,5 euros pour 5 min, cher le parking !).
Sophie est déjà là, c’est son père qui l’a conduite. Un petit bonjour, un dernier check-up pour voir si elle n’a rien oublié et c’est parti.


Le comptoir d’enregistrement est déjà ouvert, on y dépose nos valises, Sophie qui avait peur pour le poids de sa valise a finalement la plus légère et moi la plus lourde.
Il faut dire que c’est moi qui porte la valise rigide avec les médicaments et le nécessaire de toilette. On reçoit nos billets.
Ne changeons pas nos habitudes, on va prendre un petit déjeuner au restaurant panoramique, tout en regardant les avions. Laurence et Sophie, prennent juste une boisson.
Nous passons la douane, une petite ballade au Free shop et déjà l’heure approche pour l’embarquement.


On arrive près de la porte B11, notre Boeing 777 et là, nous embarquons à l’heure prévue.


Jusque là, tout va bien, pas de souci de voyage, il faut dire que depuis quelques années, aucun vol ne s’est bien passé. Retard, grève, panne, rien ne nous a été épargné. Nous avons même les sièges que j’avais choisis sur le site.
Ecran individuel avec un choix agréable de programme, un repas valable (lasagne, poulet ou végétarien). Un sandwich dinde-gouda et des chips dans l’après-midi, des boisons à volonté, que demander de plus.
Nous arrivons à Newark avec 10 min d’avance, on n’en revient pas, un vol sans problème. Bon, nous ne sommes pas encore à l’appartement.
Le passage à l’immigration est très rapide, moins de 20 min, comme à l’habitude, les valises arrivent avant nous.


Le seul petit couac, c’est qu’une valise a bloqué sur le tapis, la maintenance a dû venir pour rétablir le bon fonctionnement. Cela a duré 15 min, rien de bien grave.
Il nous reste le passage à la douane et c’est dans la poche, nous sommes officiellement aux USA. Le « GROUND TRANSPORTATION DESK » est juste devant nous, on ne peut faire plus simple. Un petit passage aux « Restroom », nous fait dévier de notre chemin, bien s’orienter, il ne faudrait pas en sortant des toilettes devoir chercher le ground transportation desk.
Une anecdote : je me retrouve seul devant la montagne de valises, cinq personnes cela fait un beau stock de vêtements et autres. Quand un homme en costume-cravate doit apparemment aller se soulager et ne sait que faire de sa valise ... Il me voit et me demande de surveiller son sac…. Chez nous soit on refuserait de peur que la valise ne contienne de la drogue ou autre, ou bien on n’oserait pas confier sa valises à un inconnu. En passant devant le shop, Sophie reste en admiration devant la taille des muffins.
Nous allons pour demander le shuttle, la fille passe un coup de fil et nous devons attendre une quinzaine de minutes avant que l’on nous appelle. Le chauffeur, un black nous demande de le suivre, il n’a pas l’air très sympathique, bon nous sommes en vacances et lui il bosse.
On doit charger nos bagages nous même, on s’installe, il nous demande notre adresse de destination, nous payons avec la visa et nous quittons l’aéroport.
On aperçoit au loin les grattes ciel de Manhattan, mais il passe par des chemins au nord, on se demande même, s’il ne s’est pas perdu. A la radio, ce ne sont que des infos, pas un peu de musique, rien durant les 40 min de trajet. Le chauffeur ne nous a pas adressé une seule fois la parole, il n’a pas lâché son GSM et c’est bien plus loin qu’il a enfin décidé de regarder son GPS pour se rendre à Brooklyn.
Je reconnais enfin le pont de Brooklyn, sur la droite, on est enfin dans Brooklyn et on aperçoit des locaux. Assez surprenant, un peu après avoir passé le pont, on voit des Juifs Orthodoxes, un, deux, cinq, vingt……… Il n’y a que ça, il ne manque que Louis De Funès, je m’attends même à les voir danser. Puis la population change, les gens bronzent, nous sommes dans un quartier de noirs.
C’est à ce moment, que je reconnais enfin le nom d’une rue, on approche de notre appartement. On arrive à Madison Street et il s’arrête devant le 233 où nous allons loger. Le chauffeur n’a toujours pas dit un mot, nous devons nous- même décharger nos valises.
J’avais préparé un Tips, mais il ne m’a pas laissé le temps de lui donner que déjà il partait ! Janes, la propriétaire de l’appartement est présente et, est surprise que nous sommes déjà là, on lui avait dit 15h00 et nous avons près d’une heure d’avance. On ne s’en plaindra pas.
Sauf que pour aller de l’aéroport à la voiture, nous n’avons pas encore eu l’occasion de tâter à la température ambiante, jusqu’à présent nous étions sous « clim » Il fait chaud, même très chaud, entre 35 et 37°, le choc thermique nous marque.
En rentrant dans le hall de l’immeuble la température est encore plus atroce. Nous logeons au premier étage, et le simple fait de monter nos valises, nous mets dans un état de loque. La propriétaire a allumé la clim dans l’appartement et il fait frais, c’est agréable. Janes, nous dit de nous installer et qu’elle reviendra un peu plus tard pour nous faire signer le contrat de location et payer le solde et la caution. Petit descriptif du logement :
Un immeuble tout à fait classique de Brooklyn, du moins dans le quartier où nous sommes.



Un escalier avant de rentrer dans le logement, un hall, un bâtiment sur 3 niveaux plus un sous sol au niveau de la route emménagé en logement et loué à un résident. Le premier niveau est réservé aux propriétaires, le deuxième un appartement loué aux touristes et le troisième est apparemment aménagé en bureau pour le travail du mari.
Notre appartement est bien aménagé, on rentre dans un living, avec une petite salle à manger et un petit salon. Une cuisine équipée, deux chambres et une salle de bain complète. La taille du frigo, de la gazinière et du bac évier m’étonne, et dire que c’est surement des petits modèles, mais comparé à chez nous c’est déjà plus grand. La déco est jolie, bien que le mobilier et la vaisselle soient « made in IKEA » le tout reste bien fonctionnel et confortable pour notre séjour.




Notre installation est assez rapide, on aimerait bien que Janes vienne pour terminer les formalités afin de pouvoir bouger un peu. Nous allons l’appeler.
Elle nous explique où se trouve le supermarché, une boulangerie et le métro. Nous pouvons partir à la découverte du quartier ainsi que de la boulangerie et du supermarché. Nous achetons des boissons et de quoi manger pour le petit-déjeuner.
Apres avoir été tout rangé dans notre appart, nous allons voir où se trouve le métro. Le quartier est vraiment particulier, on se croirait dans le film « un prince à New York »les locaux sont pour la plupart devant chez eux, il y a plein de salons de coiffure, pour se faire des coupes Afro, il ne manque plus d’Eddie Murphy.




Près de la station de métro, il y a des magasins de vêtements et chaussures. Le shopping peut commencer, il faut dire qu’avec trois ados, notre cota magasins, lors des vacances, va exploser, et pas un peu !
Mado s’achète sont premier tee shirt.
Nous cherchons un endroit pour manger, mais à part un mac do, un KFC et un ou deux snack douteux, rien ne nous branche. On fini par trouver un Appelbee’s, qui nous semble un peu correct.
Nous sommes les seuls blancs dans le resto, mais nous ne nous sentons pas dévisagés ou autre, les gens restent indifférents. Des crevettes, hamburger et une espèce de croque au bacon et cheddar, le tout accompagné de soda sera notre premier repas New-yorkais.




Il est 19h30 et nous n’avons plus qu’une seule envie, rentrer dormir. Il est 8h30 quand nous allons nous coucher (2h30 en Belgique pour notre organisme).
En 2006, lorsque nous avons quitté l’hôtel pour rentrer en Belgique, on croyait que ce grand pays devrait attendre bien longtemps avant de nous revoir, nous avions le moral à zéro.
Dans le bus qui nous conduisait à l’aéroport, je me suis promis d’y revenir.
Et c’est chose faite, mais voila c’est notre cinquième voyage.
Cette fois, nous sommes cinq, Laurence, ma femme, Mado, notre fille, Kephren notre fils, moi et Sophie, la filleule de ma femme (à part le billet d’avion, nous lui offrons le voyage pour ses 20 ans).
Ce voyage va nous conduire en travers cinq images des USA.
New York, la ville qui ne dort jamais, capital mondiale de la finance. Las Vegas, la ville de tous les vices. Les grands espaces, Yosemites, Death Vallée. La cote Californienne et pour finir la ville la plus cool des USA, San Francisco (nous en avons eu la preuve cette année). Le compte est bon, voila en gros notre nouveau trip aux States.
Jeudi 2 aout.
Nous y sommes, le jour du départ, comme à l’habitude, c’est une journée importante, le jour qu’on attend en décomptant les dodos. Il est 4h30 lorsque nous nous levons, c’est le début de la journée des vacances la plus longue, tout le monde aimerais que les jours de congé dure plus de 24h. Et celle-ci ce sera le cas, elle va durer 30h, merci le décalage.
1h30 après, notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport.
Les travaux d’aménagement à l’aéroport de Bruxelles, nous obligent à passer par le parking, juste pour décharger nous devons payer le parking (3,5 euros pour 5 min, cher le parking !).
Sophie est déjà là, c’est son père qui l’a conduite. Un petit bonjour, un dernier check-up pour voir si elle n’a rien oublié et c’est parti.


Le comptoir d’enregistrement est déjà ouvert, on y dépose nos valises, Sophie qui avait peur pour le poids de sa valise a finalement la plus légère et moi la plus lourde.
Il faut dire que c’est moi qui porte la valise rigide avec les médicaments et le nécessaire de toilette. On reçoit nos billets.
Ne changeons pas nos habitudes, on va prendre un petit déjeuner au restaurant panoramique, tout en regardant les avions. Laurence et Sophie, prennent juste une boisson.
Nous passons la douane, une petite ballade au Free shop et déjà l’heure approche pour l’embarquement.


On arrive près de la porte B11, notre Boeing 777 et là, nous embarquons à l’heure prévue.


Jusque là, tout va bien, pas de souci de voyage, il faut dire que depuis quelques années, aucun vol ne s’est bien passé. Retard, grève, panne, rien ne nous a été épargné. Nous avons même les sièges que j’avais choisis sur le site.
Ecran individuel avec un choix agréable de programme, un repas valable (lasagne, poulet ou végétarien). Un sandwich dinde-gouda et des chips dans l’après-midi, des boisons à volonté, que demander de plus.
Nous arrivons à Newark avec 10 min d’avance, on n’en revient pas, un vol sans problème. Bon, nous ne sommes pas encore à l’appartement.
Le passage à l’immigration est très rapide, moins de 20 min, comme à l’habitude, les valises arrivent avant nous.


Le seul petit couac, c’est qu’une valise a bloqué sur le tapis, la maintenance a dû venir pour rétablir le bon fonctionnement. Cela a duré 15 min, rien de bien grave.
Il nous reste le passage à la douane et c’est dans la poche, nous sommes officiellement aux USA. Le « GROUND TRANSPORTATION DESK » est juste devant nous, on ne peut faire plus simple. Un petit passage aux « Restroom », nous fait dévier de notre chemin, bien s’orienter, il ne faudrait pas en sortant des toilettes devoir chercher le ground transportation desk.
Une anecdote : je me retrouve seul devant la montagne de valises, cinq personnes cela fait un beau stock de vêtements et autres. Quand un homme en costume-cravate doit apparemment aller se soulager et ne sait que faire de sa valise ... Il me voit et me demande de surveiller son sac…. Chez nous soit on refuserait de peur que la valise ne contienne de la drogue ou autre, ou bien on n’oserait pas confier sa valises à un inconnu. En passant devant le shop, Sophie reste en admiration devant la taille des muffins.
Nous allons pour demander le shuttle, la fille passe un coup de fil et nous devons attendre une quinzaine de minutes avant que l’on nous appelle. Le chauffeur, un black nous demande de le suivre, il n’a pas l’air très sympathique, bon nous sommes en vacances et lui il bosse.
On doit charger nos bagages nous même, on s’installe, il nous demande notre adresse de destination, nous payons avec la visa et nous quittons l’aéroport.
On aperçoit au loin les grattes ciel de Manhattan, mais il passe par des chemins au nord, on se demande même, s’il ne s’est pas perdu. A la radio, ce ne sont que des infos, pas un peu de musique, rien durant les 40 min de trajet. Le chauffeur ne nous a pas adressé une seule fois la parole, il n’a pas lâché son GSM et c’est bien plus loin qu’il a enfin décidé de regarder son GPS pour se rendre à Brooklyn.
Je reconnais enfin le pont de Brooklyn, sur la droite, on est enfin dans Brooklyn et on aperçoit des locaux. Assez surprenant, un peu après avoir passé le pont, on voit des Juifs Orthodoxes, un, deux, cinq, vingt……… Il n’y a que ça, il ne manque que Louis De Funès, je m’attends même à les voir danser. Puis la population change, les gens bronzent, nous sommes dans un quartier de noirs.
C’est à ce moment, que je reconnais enfin le nom d’une rue, on approche de notre appartement. On arrive à Madison Street et il s’arrête devant le 233 où nous allons loger. Le chauffeur n’a toujours pas dit un mot, nous devons nous- même décharger nos valises.
J’avais préparé un Tips, mais il ne m’a pas laissé le temps de lui donner que déjà il partait ! Janes, la propriétaire de l’appartement est présente et, est surprise que nous sommes déjà là, on lui avait dit 15h00 et nous avons près d’une heure d’avance. On ne s’en plaindra pas.
Sauf que pour aller de l’aéroport à la voiture, nous n’avons pas encore eu l’occasion de tâter à la température ambiante, jusqu’à présent nous étions sous « clim » Il fait chaud, même très chaud, entre 35 et 37°, le choc thermique nous marque.
En rentrant dans le hall de l’immeuble la température est encore plus atroce. Nous logeons au premier étage, et le simple fait de monter nos valises, nous mets dans un état de loque. La propriétaire a allumé la clim dans l’appartement et il fait frais, c’est agréable. Janes, nous dit de nous installer et qu’elle reviendra un peu plus tard pour nous faire signer le contrat de location et payer le solde et la caution. Petit descriptif du logement :
Un immeuble tout à fait classique de Brooklyn, du moins dans le quartier où nous sommes.



Un escalier avant de rentrer dans le logement, un hall, un bâtiment sur 3 niveaux plus un sous sol au niveau de la route emménagé en logement et loué à un résident. Le premier niveau est réservé aux propriétaires, le deuxième un appartement loué aux touristes et le troisième est apparemment aménagé en bureau pour le travail du mari.
Notre appartement est bien aménagé, on rentre dans un living, avec une petite salle à manger et un petit salon. Une cuisine équipée, deux chambres et une salle de bain complète. La taille du frigo, de la gazinière et du bac évier m’étonne, et dire que c’est surement des petits modèles, mais comparé à chez nous c’est déjà plus grand. La déco est jolie, bien que le mobilier et la vaisselle soient « made in IKEA » le tout reste bien fonctionnel et confortable pour notre séjour.




Notre installation est assez rapide, on aimerait bien que Janes vienne pour terminer les formalités afin de pouvoir bouger un peu. Nous allons l’appeler.
Elle nous explique où se trouve le supermarché, une boulangerie et le métro. Nous pouvons partir à la découverte du quartier ainsi que de la boulangerie et du supermarché. Nous achetons des boissons et de quoi manger pour le petit-déjeuner.
Apres avoir été tout rangé dans notre appart, nous allons voir où se trouve le métro. Le quartier est vraiment particulier, on se croirait dans le film « un prince à New York »les locaux sont pour la plupart devant chez eux, il y a plein de salons de coiffure, pour se faire des coupes Afro, il ne manque plus d’Eddie Murphy.




Près de la station de métro, il y a des magasins de vêtements et chaussures. Le shopping peut commencer, il faut dire qu’avec trois ados, notre cota magasins, lors des vacances, va exploser, et pas un peu !
Mado s’achète sont premier tee shirt.
Nous cherchons un endroit pour manger, mais à part un mac do, un KFC et un ou deux snack douteux, rien ne nous branche. On fini par trouver un Appelbee’s, qui nous semble un peu correct.
Nous sommes les seuls blancs dans le resto, mais nous ne nous sentons pas dévisagés ou autre, les gens restent indifférents. Des crevettes, hamburger et une espèce de croque au bacon et cheddar, le tout accompagné de soda sera notre premier repas New-yorkais.




Il est 19h30 et nous n’avons plus qu’une seule envie, rentrer dormir. Il est 8h30 quand nous allons nous coucher (2h30 en Belgique pour notre organisme).
Bonjour,
A mon tour d'apporter ma contribution à VF 😉. Et de remercier ceux et celles qui m'ont conseillé : en particulier Laure(Calisson94), Christine(Krikri6792), Christine (Hiacinthe) et Thibaud(Itat)
Au début, le projet était d'aller en Norvège...c'est finalement au Canada et Etats-Unis que nous sommes partis.
La Norvège...on ira mais pas maintenant, plusieurs raisons expliquent ce choix :
- le coût de la vie en Norvège
- le coût très élevé de la location d'un camping-car dans les pays nordiques. J'avais trouvé une location 30% moins chère à partir de Hambourg en Allemagne, mais le loueur ne m'inspirait pas confiance (location de camping-car appartenant à des particuliers?), et puis cette solution ajoutait pas mal de km !
- la météo qui risquait d'être très humide, ce qui ne faisait pas rêver Madame
- l'intérêt d'un tel voyage pour les enfants ne semblait pas évident
On voulait refaire les Rocheuses Canadiennes (visitées en 1999), mais avec les enfants... alors pourquoi attendre? Là, la source de motivation était facile à trouver : la faune !
Comme on ne voulait pas refaire le même circuit qu'il y a 15 ans, on a pensé que ce serait bien d'aller également à Yellowstone.
La décision était prise : achat des billets d'avion en Octobre, et réservation du camping-car dans la foulée pour avoir un prix intéressant. Pour comparer : 2 semaines en Norvège=3 semaines en Amérique du nord ! Certes, le billet d'avion est lui beaucoup plus cher...
A mon tour d'apporter ma contribution à VF 😉. Et de remercier ceux et celles qui m'ont conseillé : en particulier Laure(Calisson94), Christine(Krikri6792), Christine (Hiacinthe) et Thibaud(Itat)
Au début, le projet était d'aller en Norvège...c'est finalement au Canada et Etats-Unis que nous sommes partis.
La Norvège...on ira mais pas maintenant, plusieurs raisons expliquent ce choix :
- le coût de la vie en Norvège
- le coût très élevé de la location d'un camping-car dans les pays nordiques. J'avais trouvé une location 30% moins chère à partir de Hambourg en Allemagne, mais le loueur ne m'inspirait pas confiance (location de camping-car appartenant à des particuliers?), et puis cette solution ajoutait pas mal de km !
- la météo qui risquait d'être très humide, ce qui ne faisait pas rêver Madame
- l'intérêt d'un tel voyage pour les enfants ne semblait pas évident
On voulait refaire les Rocheuses Canadiennes (visitées en 1999), mais avec les enfants... alors pourquoi attendre? Là, la source de motivation était facile à trouver : la faune !
Comme on ne voulait pas refaire le même circuit qu'il y a 15 ans, on a pensé que ce serait bien d'aller également à Yellowstone.
La décision était prise : achat des billets d'avion en Octobre, et réservation du camping-car dans la foulée pour avoir un prix intéressant. Pour comparer : 2 semaines en Norvège=3 semaines en Amérique du nord ! Certes, le billet d'avion est lui beaucoup plus cher...
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Bonjour,
j'ai un vol sur la compagnie american airlines, de l'aeroport CDG (paris) vers providenciales, via Miami. Il y a 2 heures pour faire la correpondance, vous pensez que cela suffira? que faire si je rate mon avion? Merci!
j'ai un vol sur la compagnie american airlines, de l'aeroport CDG (paris) vers providenciales, via Miami. Il y a 2 heures pour faire la correpondance, vous pensez que cela suffira? que faire si je rate mon avion? Merci!
Bonjour a tous
Je suis tout nouveau sur le forum😊 et j'ai une question (qui revient souvent mais j'aimerai avoir vos dernières impressions et expériences là dessus) à propos des durées de correspondance dans les aéroports (en Irlande et a JFK surtout).
Voila les billets que j'ai acheté: _Paris CDG (T1) -> Dublin (T2); départ à 10h20 et arrivée à 11h05 avec Aer Lingus _Dublin (T2) -> New York JFK (T5); départ à 15h30 et arrivée à 18h00 (=4h25 d attente à Dublin) avec Aer Lingus _New York JFK (T4) -> Los Angeles LAX; départ à 20h01 et arrivée à 23h05 (=2h d'attente à JFK) avec Virgin America
Est ce que tout ceci vous semble jouable pour la correspondance a JFK surtout avec l'immigration, la douanne, etc. Je suis étudiant disposant d'un visa J1 et je prevois de faire un road trip sur la cote Ouest avant les cours😎. Je ne suis jamais allé aux USA et je ne connais pas JFK personnelement 😛. Est-ce que si je suis bien préparé en aillant lu pleins d'infos sur comment ca se passe ca peut le faire😕? Y a t il du monde à 18h a JFK en juillet?
Je suis tout nouveau sur le forum😊 et j'ai une question (qui revient souvent mais j'aimerai avoir vos dernières impressions et expériences là dessus) à propos des durées de correspondance dans les aéroports (en Irlande et a JFK surtout).
Voila les billets que j'ai acheté: _Paris CDG (T1) -> Dublin (T2); départ à 10h20 et arrivée à 11h05 avec Aer Lingus _Dublin (T2) -> New York JFK (T5); départ à 15h30 et arrivée à 18h00 (=4h25 d attente à Dublin) avec Aer Lingus _New York JFK (T4) -> Los Angeles LAX; départ à 20h01 et arrivée à 23h05 (=2h d'attente à JFK) avec Virgin America
Est ce que tout ceci vous semble jouable pour la correspondance a JFK surtout avec l'immigration, la douanne, etc. Je suis étudiant disposant d'un visa J1 et je prevois de faire un road trip sur la cote Ouest avant les cours😎. Je ne suis jamais allé aux USA et je ne connais pas JFK personnelement 😛. Est-ce que si je suis bien préparé en aillant lu pleins d'infos sur comment ca se passe ca peut le faire😕? Y a t il du monde à 18h a JFK en juillet?
Bonjour à tous !
Je pars en mai dans l'Ouest américain et je m'inquiète de mon vol retour. Voilà, j'ai un Las Vegas - New york sur US Airways qui arrive à JFK à 19h21 puis un vol Air France qui part de NY pour rejoindre Paris à 20h45. Est-ce que le délai est suffisant pour récupérer les bagages et les réenregistrer ? Que faire si je rate l'avion de 20h45 ?
Merci d'avance 😉
Je pars en mai dans l'Ouest américain et je m'inquiète de mon vol retour. Voilà, j'ai un Las Vegas - New york sur US Airways qui arrive à JFK à 19h21 puis un vol Air France qui part de NY pour rejoindre Paris à 20h45. Est-ce que le délai est suffisant pour récupérer les bagages et les réenregistrer ? Que faire si je rate l'avion de 20h45 ?
Merci d'avance 😉
After nearly 2 years of waiting (yeah, like many of you, we wanted to hit the road again as soon as we got back to France... but first, we had to fill up the piggy bank!), here we are at last—July, the month we’ve been waiting for!
We’ve got 30 days of exploring new places ahead of us, as well as revisiting some spots we loved back in 2012.
Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone
Practical details:
- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!
- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.
- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.
- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).
- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.
Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!
Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).
Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone
Practical details:
- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!
- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.
- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.
- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).
- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.
Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!
Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).

Bonjour à tous!
J'ai pris un vol par Air Canada pour San francisco pour le 14 juillet et ils l'annulent...(pour raisons commerciales) et le reportent au 13 juillet. Ayant une correspondance pour San Francisco et hotels réservés, trip organisé ensuite , je suis contrainte d'accepter. Mais je veux me faire rembourser les frais pour hotel, resto, transport et journée de travail pour ce report dont je ne veux pas...mais contrainte car cela voudrait dire remettre en cause le reste des billets , dont le retour, et trouver autre solution prix equivalent pour l'été: maintenant c'est mission impossible! Ils le savent et essaient d'imposer n'importe quoi aux passagers.
Merci de vos avis sur la procédure à faire pour avoir remboursement des frais.
Bonjour!
Je pars mercredi pour San Diego, je n'ai pas encore acheté mon billet et j'ai vu que American Airlines est bien moins cher que Air France (740 euros aller retour contre 1050 euros environ).
Mais, j'ai checké un peu sur internet et AA a une bien mauvaise réputation (problèmes de sécurité, quasi faillite en 2012 etc...). En plus, ça sera mon premier vol long courrier (AF me fait faire escale à Atlanta, AA à Dallas) et j'aimerais le faire dans de bonnes conditions (vol avec AF c'est plus confortable, non?, appareils plus récents etc....) et sans perdre mes bagages 😄 ou trop de temps à l'escale si possible (il parait que AA il faut réenregistrer les bagages) , donc est-ce que je devrais prendre American Airlines? Certains d'entre vous ont déjà voyagé sur cette compagnie?
Merci d'avance 🙂
Je pars mercredi pour San Diego, je n'ai pas encore acheté mon billet et j'ai vu que American Airlines est bien moins cher que Air France (740 euros aller retour contre 1050 euros environ).
Mais, j'ai checké un peu sur internet et AA a une bien mauvaise réputation (problèmes de sécurité, quasi faillite en 2012 etc...). En plus, ça sera mon premier vol long courrier (AF me fait faire escale à Atlanta, AA à Dallas) et j'aimerais le faire dans de bonnes conditions (vol avec AF c'est plus confortable, non?, appareils plus récents etc....) et sans perdre mes bagages 😄 ou trop de temps à l'escale si possible (il parait que AA il faut réenregistrer les bagages) , donc est-ce que je devrais prendre American Airlines? Certains d'entre vous ont déjà voyagé sur cette compagnie?
Merci d'avance 🙂
Bonjour à tous,
Je viens de recevoir mes billets d'avion après être passé par une agence de voyage pour un vol Paris - Miami. Et petite surprise, j'ai deux escale (une à Pittsburgh de 3h donc pas de soucis) mais j'ai une autre escale après à Atlanta de seulement 28 min !!!! Sachant que j'arrive terminal S et repart de ce même terminal, est ce que le temps sera suffisant ? Cela me parait tout de même extrêmement limité...
Merci d'avance pour vos réponses!
Je viens de recevoir mes billets d'avion après être passé par une agence de voyage pour un vol Paris - Miami. Et petite surprise, j'ai deux escale (une à Pittsburgh de 3h donc pas de soucis) mais j'ai une autre escale après à Atlanta de seulement 28 min !!!! Sachant que j'arrive terminal S et repart de ce même terminal, est ce que le temps sera suffisant ? Cela me parait tout de même extrêmement limité...
Merci d'avance pour vos réponses!
Bonjour,
je regarde actuellement les tarifs aeriens pour la cote Est des USA pour la période Septembre Octobre avec vols au départ de Nantes.
J e trouve des tarifs interressants mais des escales courtes 1h30 voir moins comme l'image ci joint aux aéroports de Madrid/ Amsterdam/ Bruxelles/ Paris.
Est ce trop juste ce temps de connexion? surtout que nous aurons un bébé avec nous.
Merci d'avance
je regarde actuellement les tarifs aeriens pour la cote Est des USA pour la période Septembre Octobre avec vols au départ de Nantes.
J e trouve des tarifs interressants mais des escales courtes 1h30 voir moins comme l'image ci joint aux aéroports de Madrid/ Amsterdam/ Bruxelles/ Paris.
Est ce trop juste ce temps de connexion? surtout que nous aurons un bébé avec nous.
Merci d'avance
Bonjour ,
Je ne suis pas dans la critique gratuite et j'ai donc eu des échanges avec Bristish Airways avant de m'exprimer ; c'est seulement après avoir constaté leur désintérêt pour leur client que me vient l'envie de partager mon expérience.
J'ai réservé courant janvier un vol de Lyon vers San Diego (Californie) via Londres (je voyage habituellement sur Air France mais les tarifs me semblait intéressants).
Me voici donc largement l'avance à l'aéroport de Lyon (Saint Exupéry) et sans que ce soit vraiment annoncé, je sens que cela débute mal ; le vol vers Londres arrivé en retard de sa précédente liaison repartira avec 1 heure de retard ( selon les personnels BA , il y avait du brouillard sur Londres).
Nous sommes bien sur arrivé avec le même retard d'une heure à Heathrow et je me suis vu refuser mon embarquement sur mon vol transatlantique par le personnel BA alors que l'avion était toujours là.
J'ai été orienté vers les les guichets rebooking ou après 3 heures d'attente debout, faute de meilleures solutions, on m'a proposé le vol du lendemain même heure ; je reconnais que l'on m'a offert la chambre d’hôtel, le couvert et la navette mais c'était le moins que la compagnie puisse faire et c'était loin d'être fun !
Au final , je suis arrivé à San Diego avec 24 heures de retard en ayant dû réorganiser la suite de mon séjour à mes frais (téléphone +++, ...).
J'ai bien sur lancé une réclamation auprès de BA qui refuse l’indemnisation en me disant dans un premiers temps temps que les "conditions météos étaient défavorables" (brouillard) puis que les justificatifs sont confidentiels et qu'ils les exprimeront que devant un tribunal si nécessaire.
J'ai passé un excellent séjour malgré tout mais il me semble que chacun doit assumer ses responsabilités et je pense que dans le cas présent British Airways est très loin du compte !
Faisant suite a l'incident survenu sur le vol Amsterdam / Chicago, les autorités Américaines décident de renforcer les mesures de sécurité, je pensais que nous étions arrivés au maximum concernant les pertes de temps dues aux controles approfondies, cette fois ci on risque bien de nous demander de retirer notre pantalon, car le pseudo terroriste avait le produit collé a la cuisse.Pourvu que le prochain ne nous oblige pas a un controle rectal.
Bonsoir,
Je suis désespérée !! Je devais aller à Las Vegas en avril 2008. Pour des raisons de proximité, j'ai choisi de partir de bruxelles et le vol le moins cher était par la compagnie SN Bruxelles, mais avec la minuscule ligne "opéré par American Airlines"...
Et en fait, je viens d'apprendre par un ami qui travaille chez American Airlines que les vols à partir de fin mars ne serait plus assuré pour les vols Bruxelles - ville des USA. J'ai contacté SN Brussels à ce sujet, et ils font les morts, ils n'approuvent pas, mais ne déments pas non plus... :-(
J'ai enfin réussi à tomber sur quelqu'un qui parlait un peu plus. Et il m'a avoué qu'effectivement le "opéré par American Airlines" ne sera plus d'actualité. SN Brussels n'a pas d'avion pour faire ce trajet, mais ils espere d'ici la conclure un partenariat avec une autre compagnie.
Mais dans le cas où ils ne trouvent pas d'autre partenariat, les vols risquent d'etre annulé...
La question que je me pose, c'est comment vont-ils faire pour rembourser ou trouver un vol correspondant pour tous ceux qui ont déjà réservé ? Et quand vont-ils commencer à en parler officiellement ?
D'autre personne que moi ont déjà réservé leur vol ?
Je suis désespérée !! Je devais aller à Las Vegas en avril 2008. Pour des raisons de proximité, j'ai choisi de partir de bruxelles et le vol le moins cher était par la compagnie SN Bruxelles, mais avec la minuscule ligne "opéré par American Airlines"...
Et en fait, je viens d'apprendre par un ami qui travaille chez American Airlines que les vols à partir de fin mars ne serait plus assuré pour les vols Bruxelles - ville des USA. J'ai contacté SN Brussels à ce sujet, et ils font les morts, ils n'approuvent pas, mais ne déments pas non plus... :-(
J'ai enfin réussi à tomber sur quelqu'un qui parlait un peu plus. Et il m'a avoué qu'effectivement le "opéré par American Airlines" ne sera plus d'actualité. SN Brussels n'a pas d'avion pour faire ce trajet, mais ils espere d'ici la conclure un partenariat avec une autre compagnie.
Mais dans le cas où ils ne trouvent pas d'autre partenariat, les vols risquent d'etre annulé...
La question que je me pose, c'est comment vont-ils faire pour rembourser ou trouver un vol correspondant pour tous ceux qui ont déjà réservé ? Et quand vont-ils commencer à en parler officiellement ?
D'autre personne que moi ont déjà réservé leur vol ?
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201

2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Bonsoir à tous,
Un voyage de 28 jours est prévu à Indianapolis du 1er au 29 Aout!
J'ai obtenu mon passeport aujourd'hui 14 Mai à la mairie de ma commune et j'ai donc remplis le formulaire esta en ligne sur le site du gouvernement américain.
j'ai répondu non à toutes les questions ( en répondant honnêtement lol ), j'ai même renseigné l'adresse où je vais rester pendant mon séjour. tout se passe nickel. Je m'attendais à avoir une réponse immédiate, mais à ma grande surprise, la réponse est " Autorisation en instance" ....? Je n'ai jamais eu de soucis avec la justice, mon passeport est biométrique, tout est parfait, j'ai essayé de renseigner au maximum.
J'aimerais savoir si d'autres personnes se sont déjà retrouvées dans le même cas de figure que moi. Dois-je craindre le refus après le délai de 72heures?
J'aimerais une réponse de votre part car je suis inquiet et dans le cas d'un refus, je devrai prendre mes dispositions pour aller au consulat à Paris ..
J'attends votre réponse ..
Merci à tous
Un voyage de 28 jours est prévu à Indianapolis du 1er au 29 Aout!
J'ai obtenu mon passeport aujourd'hui 14 Mai à la mairie de ma commune et j'ai donc remplis le formulaire esta en ligne sur le site du gouvernement américain.
j'ai répondu non à toutes les questions ( en répondant honnêtement lol ), j'ai même renseigné l'adresse où je vais rester pendant mon séjour. tout se passe nickel. Je m'attendais à avoir une réponse immédiate, mais à ma grande surprise, la réponse est " Autorisation en instance" ....? Je n'ai jamais eu de soucis avec la justice, mon passeport est biométrique, tout est parfait, j'ai essayé de renseigner au maximum.
J'aimerais savoir si d'autres personnes se sont déjà retrouvées dans le même cas de figure que moi. Dois-je craindre le refus après le délai de 72heures?
J'aimerais une réponse de votre part car je suis inquiet et dans le cas d'un refus, je devrai prendre mes dispositions pour aller au consulat à Paris ..
J'attends votre réponse ..
Merci à tous
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Bonjour ,
aujourd'hui 13 juillet , 265€ TTC Vol Paris Los Angeles ou San Francisco ou 282€ Vol aller Paris LAX retour SFO Paris du 10 sept au 2 Oct avec Air Canada courtes escales . Pas de bagage a récupérer a l'escale de Montréal , passage direct a la douane américaine en 5 min . Bagage cabine inclus de 55X40X23 + un sac 43x33X16 a metre sous le siège. 265€ sut Mytrip frais de cartes bancaires inlus, ou 298€ sur le site de Air Canada. Air Canada très bonne compagnie , personnel aimable , bonne organisation et sièges confortable , bon choix de films, repas et boissons gratuites entre Paris et Montréal , 1 boissons gratuite entre Montréal et Los Angeles ou Sfo Pour les vols au départ de province c'est plus de 600€ Demande AVE 7$ ca valable 5 ans Demande ESTA 14$ us valable 2 ans Pour les locations de voitures, c'est toujours sur le site Hertz.co.uk avec le code de réduction CDP carte Gold 974500 qui est le moins cher pour sept 21,40 € jour , 447€ pour une eco . 27,50€ jour pour un SUV
Ouestusa.fr un des meilleurs site sur l'Ouest des USA pas besoins d'acheter un guide . Roadtrippin.fr
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Bonjour,
J'ai trouvé un vol retour au départ de Denver le 4 mai prochain avec une correspondance d'une heure 19 à JFK avec Delta pour Denver/New York et Air France pour pour CDG. Pensez vous que cela soit jouable.
Nathalie
Bonjour,
Je suis un peu paniquée: pour mon trajet de retour en France (México/Paris), je dois faire un changement à Dallas. Le problème c'est que j'arrive à 15h51 à Dallas et le 2e avion (pour Paris) part à 16h50.
Avec toutes les mesures de sécurité, le contrôle des passeports etc (et pour couronner le tout, je ne parle pas anglais!) 🤪, pensez vous qu'1 heure soit suffisant pour ce changement ?? Dois je récupérer mes bagages et les réenregistrer? Je précise que les 2 vols sont des vols American Airlines.
Merci.
Merci.









