Bonjour à tous,
je prévois aller au festival sur le Niger, et étant donné le prix dispendieux du passe, j'essaie de me loger gratuitement et je suis donc à la recherche d'une âme charitable qui voudrait bien me prêter un bout de son toit ou de sa terrasse pour que je puisse y passer la nuit, de préférence pas trop loin du site du festival...
je vous remercie à l'avance,
Anne
Voilà c'est passé les dates du 1er au 4 février 2007
pour ceux qui l'ont raté je raconte.
C'est la 3ème édition, les deux autres fois je suis passée, soit juste après soit juste avant
Cette fois ci. Je suis just in time. ce qui ne l'est pas c'est l'attestation du journal pour lequel je fais des chroniques en France, comme la direction l'a reçue le 1er, c'est trop tard pour l'accréditation, je vais devoir payer: 100 euros. Oui, vous avez bien lu. 100 euros.
Pour les maliens, le pass est à 10 euros, pas donné non plus !
autrement dit que ce festival est fait pour les riches blancs et aussi les riches noirs mais quand même je n'en ai pas trop vu, et encore je vous parie que les riches noirs sont invités eux, en toute logique.
Un truc sympa, je me suis inscrite sur le Net, l'organisation vous propose d'être logés chez l'habitant, je signe...ce sera la meilleure chose qui me sera arrivée à Segou.
Du coup j'y suis restée 8 jours, dans la famille Diawara, je dormais à côté des poules et des chèvres mais j'avais le petit déj servi le matin et la gentillesse de toute la grande famille, les enfants, aux petits soins, qui va te puiser de l'eau quand tu veux te doucher, qui te conseille sur tout et qui t'attend le soir pour être sûre que tu es rentrée, car c'était au bout du monde, c'est super grand Ségou. Ensuite le chef de famille m'a fait visiter son collège, il est prof et ils appliquent une méthode bilingue pour intégrer les enfants qui arrivent sans parler le français. génial !vu des classes de 135 élèves!
Revenons au festival :
Si vous y allez ne payez rien! dans la journée tout est gratuit et sur l'esplanade vous aurez des tas de spectacles à voir, marionnettes, grandes personnes, défilés, groupes de musique, de danses, masques, expos etc, il ya aussi une course de pirogues, et les discours d'inauguration et de clôture avec toutes les huites. Ce sont les concerts du soir qui sont payants. Soit 3 concerts vendredi, samedi et dimanche.
Là tu as intérêt à montrer patte blanche ou plutôt ton bracelet. Je n'ai jamais vu autant d'uniformes. Tu passes entre deux haies de policiers, soldats en armes SVP plus d'énormes baraques de miliciens qui font froid dans le dos rien que de les voir. Et pas aimables même avec ceux qui sont en règle...
Concert de vendredi :Vieux Farka Touré, les Tinariwen, Oumou Sangaré, et d'autres pointures. Que des blancs partout dans l'assistance, ça s'arrange au bout de 2 heures quand ils font entrer ceux qi ne peuvent pas payer, du coup ambiance, ça danse bien.
Samedi ça commence pas mal, puis il y a un groupe de nénéttes ivoiriennes qui s'incruste style la star Ac, à ce moment là on se retrouve sous un nuage de gaz lacrymo, tout le monde s'étouffe et s'enfuit, moi aussi dans un atmosphère d'émeute. Enfin ceux qui se trouvaient dans le nuage.
Explication les centaines de jeunes qu'on ne laisse jamais entrer et qu'on retient dehors à coups de gestes musclés ont réagi et ont envoyé des pierres, les intellos de la matraque les ont aspergés de gaz et tout le monde en a profité...
Dimanche: tout le monde est content, ministre président, directeur du festival c'est une réussite.
Concert du soir, comme il se termine tôt on ne laisse entrer personne, c'est entre blancs qu'on entendra les chanteurs et joueurs de n'goni et autres? Beau concert.
Dehors ça court de tous côtés, ils ont plus rien à perdre les lascars, c'est chaud....
le lendemain je trouve un BF dans une gargotte, il s'est fait tabasser à coups de ceinturons par 4 soldats qui l'ont jeté du haut de la digue il a perdu ses papiers...mais il ne s'en sent pas de porter plainte.
Je reçois un mail de la direction du festival qui me remercie de ma présence....bonne aubaine je leur raconte un peu mon ressenti...ben j'avais qu'à rester car après les lacrymo c'était très bien que l'année prochaine ils vont demander à une société privée de faire la sécurité bla blal bla
Voilà les affaires
vous me direz que vous le saviez déjà que c'est kif qu'Essakane
là je suis à Ouga j'attends le Fespaco
je ne m'en lasse pas...
Zhara
Zhara
Bsr à tous,
j'ai quelques questions concernant mon projet de circuit:
- j'aimerai faire le trajet Mopti-Tombouctou en pirogue , en m'arrêtant dans les endroits sympas; LA PIROGUE, Willy Nomade, tes amis pinassiers pourraient-ils me 'piroguer' ? ils l'ont déjà fait mais aux alentours de Mopti seulement; combien de temps, sachant que je souhaite aller au Festival à Essakane qui débute le 6 janvier ? et quel est le coût? j'aimerai partager cette belle balade et les frais avec d'autres voyageurs; y-a-t-il des personnes intéressées sur le site ?
- Après le festival, je souhaite continuer tjrs en pirogue sur Bourem, puis Gao ; tes amis peuvent-ils poursuivre la balade?
- je reviens sur le festival d'Essakane; quelqu'un sait-il comment le rejoindre via tombouctou ?
- ensuite, le pays Hombori ; si quelqu'un a des bonnes adresses et des tuyaux;je suis preneuse. - le pays dogon avec le festival (symposium) de sculpteurs à IBI; je n'ai pas encore défini quels villages... - puis Ségou, le festival au niger du 1er au 6 février je devais partir avec une amie qui au final ne peut plus m'accompagner; si quelqu'un souhaite partager ce périple ou une partie, je l'invite à se faire connaitre Azalai
- ensuite, le pays Hombori ; si quelqu'un a des bonnes adresses et des tuyaux;je suis preneuse. - le pays dogon avec le festival (symposium) de sculpteurs à IBI; je n'ai pas encore défini quels villages... - puis Ségou, le festival au niger du 1er au 6 février je devais partir avec une amie qui au final ne peut plus m'accompagner; si quelqu'un souhaite partager ce périple ou une partie, je l'invite à se faire connaitre Azalai
Une info à prendre encore avec des pinçettes mais qui pourraient confirmer les risques dans la région; à ceux qui continuent à nier les risques malgré les avertissements des autorités🙂
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
Article tout actuel de l'anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan (Niamey, Marseille) qui pourrait vous intéresser. Olivier de Sardan vit et travaille la plupart du temps au Niger, à Niamey, où il a cofondé le LASDEL, Laboratoire d'Études et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local :
Bonjour
Veuillez trouver ci-joint, écrite en réponse à divers amis qui m’ont demandé des infos sur la situation au Niger, une analyse qui n’engage que moi, après ces deux journées terribles, marquée par des manifestations très violentes à Zinder puis Niamey contre la « une » de Charlie-Hebdo, au cours desquelles des églises (ou temples) et des bars ont été particulièrement ciblés (le siège d’Orange et le centre culturel français de Zinder ont été aussi brûlés)
1. Si la « une » de Charlie Hebdo était compréhensible et défendable dans un contexte très « parisien », elle constituait évidemment une provocation délibérée et grave vue depuis le monde musulman (toutes tendances confondues, et même si on peut penser que ce dessin ne méritait pas une telle réaction). Autrement dit les conséquences actuelles était entièrement prévisibles, et il me semble très irresponsable de la part de l’équipe de Charlie-Hebdo de ne pas en voir tenu compte.
2. Bien évidemment, l’ampleur des manifestations à Niamey ne peut s’expliquer seulement par cette « une ». Celle-ci a constitué une occasion en or (ou un prétexte) pour que s’exprime une tendance intégriste en progression constante au Niger, plus ou moins sympathisante de Boko Haram.
3. Mais Boko-Haram (qui reste encore très lié au contexte spécifique du Nord-Est du Nigéria, et maintenant du Nord Cameroun) ne fait pas (encore ?) du Niger une terre de combat, et n’était sans doute pas directement à la manoeuvre ; la manif n’était pas dirigée par ses membres. C’est là essentiellement la première apparition publique importante d’une idéologie « pro-Boko Haram », certes floue, et n’impliquant pas nécessairement un ralliement, qui est interne à la société « nigérienne »
4. Cette idéologie s’est manifestée de façon évidente dans le fait de prendre pour cible des églises et des bars. C’est la première fois au Niger que la religion chrétienne est attaquée de façon violente, meurtrière. Beaucoup d’entre nous sommes atterrés.
5. Cette même idéologie s’est aussi développée indépendamment de Boko Haram depuis deux décennies, à travers l’emprise croissante du fondamentalisme intolérant et du wahabisme, promus par l’Arabie saoudite et le Qatar, à coups de financements, de formations de clercs et de propagande. On a eu ainsi le rejet du code de la famille, les attaques contre les festivals de modes, ou encore des jeunes filles parfois molestées au marché pour leurs tenues trop occidentales. Les milieux populaires sont particulièrement touchés par cette idéologie : jeunes chômeurs ou demi-chômeurs surtout, mais aussi au-delà, écoliers, élèves coraniques, étudiants, petits cadres et parfois cadres moyens (enseignants par exemple)
6. Evidemment, la question est alors de savoir pourquoi l’extrémisme jihadiste séduit autant de Nigériens, malgré sa folie meurtrière. Bien sûr c’est d’abord parce que Boko Haram attaque l’Occident. Le sentiment anti-français persiste, avec les comptes non soldés de la colonisation et de la Françafrique (d’où l’attaque d’Orange et du centre culturel français). Mais il est relayé par un sentiment anti-occidental plus général, qui est alimenté par la morgue américaine, comme par la morgue des experts et des donneurs de leçons du développement, et la dépendance/mendicité envers l’Occident (d’où, à l’époque, l’approbation populaire assez large de l’attentat du 11 septembre)
7. Mais Boko Haram attaque aussi l’Etat national et la nomenklatura musulmane : ceci aussi séduit au Niger. où le rejet de la classe politique nigérienne est massif et profond, lié à la corruption croissante, à l’enrichissement débridé des élites, à l’importance du chômage, à l’échec de l’école occidentale
8. Au bout du compte c’est Boko Haram qui empoche la mise et devient le réceptacle de toutes les frustrations, car seul il s’attaque à l’ensemble des élites en place, et seul porte un changement radical. Il joue en un sens le même rôle au Nord Nigéria, au Nord Cameroun et au Niger que l’extrême droite en Europe (de même que les jihadistes au Mali).
9. En termes gramsciens, l’idéologie extrémiste a donc désormais une implantation populaire (tout en restant largement minoritaire) et gagne continuellement des points dans la bataille idéologique, dans le cadre d’une configuration générale de l’arène religieuse nigérienne qui est de plus en plus favorable aux versions salafistes de l’Islam, ceci d’autant plus que les versions modérées de l’Islam, bien que majoritaires, se taisent, plus ou moins apeurées et débordés par les surenchères, et ne mènent pas vraiment la bataille idéologique.
10. Une preuve évidente de cette démission de l’islam modéré comme de la classe politique est qu’il n’y a jamais eu de mobilisation populaire au Niger face à Boko Haram. Il est très grave qu’aucune manifestation n’ait jamais été organisée à Niamey en soutien aux victimes nigérianes de Boko Haram, que ce soit pour les lycéennes enlevées, ou après l’attentat contre la mosquée de Kano, par exemple. Personne n’a bougé, ce qui contraste évidemment tristement avec la réaction française face aux attentats contre Charlie Hebdo et la supérette kasher.
11. Même après ces deux jours, et les 10 morts et les églises et les bars incendiés, on attend toujours une condamnation claire et ferme par les partis ou les associations islamiques. La bataille idéologique n’est pas menée.
12. Aujourd’hui, le plus gros danger serait que les partis d’opposition soufflent sur les braises, et tentent d’instrumentaliser cet islamisme pro-Boko Haram pour déstabiliser le régime. Beaucoup d’analystes nigériens le pensent, et c’est ce que dit le gouvernement. Pour certains, ces manifestations auraient été plus ou moins organisées en sous-main par l’opposition. L’ennemi principal serait donc pour les partis d’opposition le pouvoir actuel, et ils seraient prêts à s’allier contre lui avec les extrémistes musulmans (autrement dit avec le diable). Evidemment, l’ennemi principal aujourd’hui au Niger est Boko Haram, bien plus dangereux pour nous que le Sud de la Lybie ou le Nord du Mali (et bien plus dangereux que Charlie-Hebdo, ajouterai-je !!)
13. Espérons que des leaders des partis d’opposition démentiront de tels soupçons et dénonceront les meurtres et les incendies d’églises et de bars.
Rêvons un peu : Et si, demain, une grande manif se déroulait à Niamey, avec toute la classe politique, contre Boko Haram, pour la tolérance religieuse, avec des pancartes portées par des imams « je suis chrétien » ?
Bonjour
Veuillez trouver ci-joint, écrite en réponse à divers amis qui m’ont demandé des infos sur la situation au Niger, une analyse qui n’engage que moi, après ces deux journées terribles, marquée par des manifestations très violentes à Zinder puis Niamey contre la « une » de Charlie-Hebdo, au cours desquelles des églises (ou temples) et des bars ont été particulièrement ciblés (le siège d’Orange et le centre culturel français de Zinder ont été aussi brûlés)
1. Si la « une » de Charlie Hebdo était compréhensible et défendable dans un contexte très « parisien », elle constituait évidemment une provocation délibérée et grave vue depuis le monde musulman (toutes tendances confondues, et même si on peut penser que ce dessin ne méritait pas une telle réaction). Autrement dit les conséquences actuelles était entièrement prévisibles, et il me semble très irresponsable de la part de l’équipe de Charlie-Hebdo de ne pas en voir tenu compte.
2. Bien évidemment, l’ampleur des manifestations à Niamey ne peut s’expliquer seulement par cette « une ». Celle-ci a constitué une occasion en or (ou un prétexte) pour que s’exprime une tendance intégriste en progression constante au Niger, plus ou moins sympathisante de Boko Haram.
3. Mais Boko-Haram (qui reste encore très lié au contexte spécifique du Nord-Est du Nigéria, et maintenant du Nord Cameroun) ne fait pas (encore ?) du Niger une terre de combat, et n’était sans doute pas directement à la manoeuvre ; la manif n’était pas dirigée par ses membres. C’est là essentiellement la première apparition publique importante d’une idéologie « pro-Boko Haram », certes floue, et n’impliquant pas nécessairement un ralliement, qui est interne à la société « nigérienne »
4. Cette idéologie s’est manifestée de façon évidente dans le fait de prendre pour cible des églises et des bars. C’est la première fois au Niger que la religion chrétienne est attaquée de façon violente, meurtrière. Beaucoup d’entre nous sommes atterrés.
5. Cette même idéologie s’est aussi développée indépendamment de Boko Haram depuis deux décennies, à travers l’emprise croissante du fondamentalisme intolérant et du wahabisme, promus par l’Arabie saoudite et le Qatar, à coups de financements, de formations de clercs et de propagande. On a eu ainsi le rejet du code de la famille, les attaques contre les festivals de modes, ou encore des jeunes filles parfois molestées au marché pour leurs tenues trop occidentales. Les milieux populaires sont particulièrement touchés par cette idéologie : jeunes chômeurs ou demi-chômeurs surtout, mais aussi au-delà, écoliers, élèves coraniques, étudiants, petits cadres et parfois cadres moyens (enseignants par exemple)
6. Evidemment, la question est alors de savoir pourquoi l’extrémisme jihadiste séduit autant de Nigériens, malgré sa folie meurtrière. Bien sûr c’est d’abord parce que Boko Haram attaque l’Occident. Le sentiment anti-français persiste, avec les comptes non soldés de la colonisation et de la Françafrique (d’où l’attaque d’Orange et du centre culturel français). Mais il est relayé par un sentiment anti-occidental plus général, qui est alimenté par la morgue américaine, comme par la morgue des experts et des donneurs de leçons du développement, et la dépendance/mendicité envers l’Occident (d’où, à l’époque, l’approbation populaire assez large de l’attentat du 11 septembre)
7. Mais Boko Haram attaque aussi l’Etat national et la nomenklatura musulmane : ceci aussi séduit au Niger. où le rejet de la classe politique nigérienne est massif et profond, lié à la corruption croissante, à l’enrichissement débridé des élites, à l’importance du chômage, à l’échec de l’école occidentale
8. Au bout du compte c’est Boko Haram qui empoche la mise et devient le réceptacle de toutes les frustrations, car seul il s’attaque à l’ensemble des élites en place, et seul porte un changement radical. Il joue en un sens le même rôle au Nord Nigéria, au Nord Cameroun et au Niger que l’extrême droite en Europe (de même que les jihadistes au Mali).
9. En termes gramsciens, l’idéologie extrémiste a donc désormais une implantation populaire (tout en restant largement minoritaire) et gagne continuellement des points dans la bataille idéologique, dans le cadre d’une configuration générale de l’arène religieuse nigérienne qui est de plus en plus favorable aux versions salafistes de l’Islam, ceci d’autant plus que les versions modérées de l’Islam, bien que majoritaires, se taisent, plus ou moins apeurées et débordés par les surenchères, et ne mènent pas vraiment la bataille idéologique.
10. Une preuve évidente de cette démission de l’islam modéré comme de la classe politique est qu’il n’y a jamais eu de mobilisation populaire au Niger face à Boko Haram. Il est très grave qu’aucune manifestation n’ait jamais été organisée à Niamey en soutien aux victimes nigérianes de Boko Haram, que ce soit pour les lycéennes enlevées, ou après l’attentat contre la mosquée de Kano, par exemple. Personne n’a bougé, ce qui contraste évidemment tristement avec la réaction française face aux attentats contre Charlie Hebdo et la supérette kasher.
11. Même après ces deux jours, et les 10 morts et les églises et les bars incendiés, on attend toujours une condamnation claire et ferme par les partis ou les associations islamiques. La bataille idéologique n’est pas menée.
12. Aujourd’hui, le plus gros danger serait que les partis d’opposition soufflent sur les braises, et tentent d’instrumentaliser cet islamisme pro-Boko Haram pour déstabiliser le régime. Beaucoup d’analystes nigériens le pensent, et c’est ce que dit le gouvernement. Pour certains, ces manifestations auraient été plus ou moins organisées en sous-main par l’opposition. L’ennemi principal serait donc pour les partis d’opposition le pouvoir actuel, et ils seraient prêts à s’allier contre lui avec les extrémistes musulmans (autrement dit avec le diable). Evidemment, l’ennemi principal aujourd’hui au Niger est Boko Haram, bien plus dangereux pour nous que le Sud de la Lybie ou le Nord du Mali (et bien plus dangereux que Charlie-Hebdo, ajouterai-je !!)
13. Espérons que des leaders des partis d’opposition démentiront de tels soupçons et dénonceront les meurtres et les incendies d’églises et de bars.
Rêvons un peu : Et si, demain, une grande manif se déroulait à Niamey, avec toute la classe politique, contre Boko Haram, pour la tolérance religieuse, avec des pancartes portées par des imams « je suis chrétien » ?
Bonjour,
pour continuer notre tour d'Afrique de l'Ouest, on aimerait raller Niamey à Gao. Nous sommes en camping-car. D'après nos renseignements ici, locaux et ambassade de France, la route est groudronnée tout du long et la sécurité semble s'être bien améliorée.
Quelqu'un a t'il fait cette route récemment, avec son véhicule ou en transports locaux ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Annie
pour continuer notre tour d'Afrique de l'Ouest, on aimerait raller Niamey à Gao. Nous sommes en camping-car. D'après nos renseignements ici, locaux et ambassade de France, la route est groudronnée tout du long et la sécurité semble s'être bien améliorée.
Quelqu'un a t'il fait cette route récemment, avec son véhicule ou en transports locaux ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Annie
Musique nigérienne
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
Exposition: L'Azawagh, une culture à préserver. 110 photos en A3 et A4 réalisées par Maryvonne Lancien, membre de voyage forum, qui a passé 6 semaines dans cette région en 2005 (alphabétisation de femmes touareg) et Jean-Luc Tropis, qui a passé 3 ans au Niger dans le cadre de la coopération de 2003 à 2006.
Des photos présentant la vie quotidienne de touareg sédentarisés (principalement), et le maintien de leur culture (festival du chameau d'Akoubounou: Shiriken - cette année 4000 participants et plus de 1000 chameaux)
Cette exposition gratuite est présentée par l'association 'Les Amis de l'Azawagh', membre du Collectif Bretagne-Niger. Elle a lieu à la médiathèque de Pont-Scorff jusqu'au 30 avril et vous pouvez avoir une visite commentée gratuite en prenant RV avec M.Lancien 02 97 32 42 35.
Photos A3 à vendre: 8E
Site de l'association: www.azawagh.org Cette exposition peut être exposée dans tous les lieux qui s'y prêtent en Bretagne. Si vous êtes au courant d'une possibilité, signalez-le nous.
Des photos présentant la vie quotidienne de touareg sédentarisés (principalement), et le maintien de leur culture (festival du chameau d'Akoubounou: Shiriken - cette année 4000 participants et plus de 1000 chameaux)
Cette exposition gratuite est présentée par l'association 'Les Amis de l'Azawagh', membre du Collectif Bretagne-Niger. Elle a lieu à la médiathèque de Pont-Scorff jusqu'au 30 avril et vous pouvez avoir une visite commentée gratuite en prenant RV avec M.Lancien 02 97 32 42 35.
Photos A3 à vendre: 8E
Site de l'association: www.azawagh.org Cette exposition peut être exposée dans tous les lieux qui s'y prêtent en Bretagne. Si vous êtes au courant d'une possibilité, signalez-le nous.
bonjour,
les voyages aux Niger sont bien réduits maintenant que l'aeroport d'Agadez est fermé et depuis les troubles dans la partie touaregue de ce pays.
mais quelqu'un a -t-il visité ce pays depuis niamey, et en particulier pu assister aux rassemblements touaregs (cure salée), et aux f^tes peules Bororo, ayant lieu fin septembre en général (apres la saisons des pluies)
merci de vos témoignages jippe
mais quelqu'un a -t-il visité ce pays depuis niamey, et en particulier pu assister aux rassemblements touaregs (cure salée), et aux f^tes peules Bororo, ayant lieu fin septembre en général (apres la saisons des pluies)
merci de vos témoignages jippe
Chaque année, une fête touaregs est organisée à Iferouane, un oasis situé dans le désert dans l'objectif de promouvoir la culture touaregs. Ainsi, des courses de dromadaires, des ânes, des concours de danses tarditionnelles, de beauté, d'accoutrement sont au menu ????????????
Elle est organisée chaque an du 27 au 29 decembre
tanimert
tanimert
La Mauritanie, le Mali et le Niger ont annoncé leur intention de créer une compagnie aérienne commune pour faire baisser le coût du transport aérien dans la région et pallier les manques de leurs propres transporteurs.
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Bonjour à tous,
Je projette de partir au Niger mais hors des sentiers battus car malheureusement, Point Afrique a nnulé mon vol... C'est pas grave, j'insiste et j'ai découvert un site sympa :www.niger-ue.net ( je sais pas s'il a été réactualisé dernièrement?) et sur ce site il parle de la région au sud d'Agadez et sur la route qui relie Agadez à Niamey. Il y a des sites comme Abalak, Zinder, Tanout, la forêt de Baban Rafi, Termit, la rivière Komodougou Yobé + de nbreuses réserves faunique...
Est-ce que quelqu'un connait ces coins là??? Aucun TO ne propose cette partie du Niger, ils se cantonnent à l'Aïr et au Ténéré ou au sud de Niamey !
N'y a t'il vraiment rien d'interessant ds la partie sud-est du Niger? Contactez-moi si vous avez des infos là dessus ou mieux si vous vous y êtes déjà rendu !
Merci
Je projette de partir au Niger mais hors des sentiers battus car malheureusement, Point Afrique a nnulé mon vol... C'est pas grave, j'insiste et j'ai découvert un site sympa :www.niger-ue.net ( je sais pas s'il a été réactualisé dernièrement?) et sur ce site il parle de la région au sud d'Agadez et sur la route qui relie Agadez à Niamey. Il y a des sites comme Abalak, Zinder, Tanout, la forêt de Baban Rafi, Termit, la rivière Komodougou Yobé + de nbreuses réserves faunique...
Est-ce que quelqu'un connait ces coins là??? Aucun TO ne propose cette partie du Niger, ils se cantonnent à l'Aïr et au Ténéré ou au sud de Niamey !
N'y a t'il vraiment rien d'interessant ds la partie sud-est du Niger? Contactez-moi si vous avez des infos là dessus ou mieux si vous vous y êtes déjà rendu !
Merci
Bonjour a vous tous,
voila je dois partir pour le Niger pour une duree de 1 ou 2 ans. J aimerai savoir des choses qu on ne trouve pas dans les bouquins. Pas de theme precis tous ce que vous me direz sera le bien venue
A bientot
voila je dois partir pour le Niger pour une duree de 1 ou 2 ans. J aimerai savoir des choses qu on ne trouve pas dans les bouquins. Pas de theme precis tous ce que vous me direz sera le bien venue
A bientot






