Discussions similar to: Forêt Noire sans voiture
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Sud de la Forêt Noire
bonjour

Je souhaite partir 2-3 jours en forêt noire, n'étant pas véhiculé je désire savoir comment m'y rendre en transport de Paris et aussi quel est l'endroit où sans voiture l'on peut quand même voir des choses intéressantes ou trouver un hôtel qui propose des activités J'ai déjà pensé au Schluchsee moins touristique que Titsee ou les cascades de triberg ou encore Baïersbronn Merci pour votre aide
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Parking longue durée à Fribourg-en-Brisgau? (Allemagne)
Bonjour, je vais faire simple. Nous allons au Ski à Hinterzarten en fevrier. Nous partons à deux voitures.Une équipée de pneu neige , l'autre pas. L'idée est de laisser une voiture(celle pas équipée) à Freiburg durant une semaine.Je recherche donc des solutions de parking pour la semaine à freiburg. Peut être existe t il des parkings longue durée dans cette ville presque sans voiture. Merci de vos conseils.
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3 jours en Allemagne pour faire du vélo en famille
Nous voudrions passer 3 jours en Allemagne fin aout pour se ressourcer. Les enfants (8 et 10) ne sont pas tres doues en velo, mais nous cherchons un endroit (hotel, guest house...) dans un environnement typiquement allemand ou nous aurions la possibilite de louer des velos pour faire des excursions faciles et agreables dans la region (2 heures maximum sur du plat). De par le manque d'experience, des pistes hors-route seraient preferables. Les recherches sur internet ne nous aident pas a affiner notre recherche, donc je m'en remets a l'experience des membres de ce site! Nous avions tout d'abord pense a la Foret-noire, mais il semblerait que ce soit plutot vallonne? L'ideal serait un point de chute central qui nous permette d'acceder a des villages alentours, tout en profitant de la nature. Merci a tous!
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Munich ou Venise?
Je suis de Québec et je regarde pour faire un voyage cet été qui durera plus ou moins deux mois et qui doit se terminer à Lausanne ; Prague et Vienne sont deux incontournables pour moi. Partant de là, j'avais pensé arriver sur Berlin pour descendre sur Prague, Vienne et revenir vers l'ouest en m'arrêtant soit à Venise soit à Munich en route pour Lausanne. Mais voilà que je me demande lequel choisir. Pour vous guider, je pars seul, je ne cherche donc pas la ville la plus romantique mais la plus intéressante. L'architecture, l'art et la culture sont mes points d'intérêts les plus importants. Des suggestions? Merci à l'avance pour vos réponses.
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Voyage à vélo en Allemagne
Bonjour,

le sujet est traité et retraité mais j'ai besoin d'infos supplémentaire sur l'Allemagne, car la plus part de mes recherche trouvent des résultat en allemant 🙁.

Tout d'abord en France nous roulons avec des vélos qui n'ont pas de feux, et nous avons préféré acheter des kway plus tôt que des casque (il pleut plus souvent qu'on ne tombe 😛), j'ai lus qu'en Allemagne c'était interdit et verbalisable de rouler sans lumière et sans casque, c'est réellement le cas 🤪 ? Les campings sont ils très présent ? En France il est interdit de laisser sa voiture plus de une semaine sur un parking, alors on la gare devant la caserne de police après demande, et généralement ils acceptent qu'elle reste une petit mois (le temps de nos vacances loin du gas-oil 😎). Mais en Allemagne peut' on laisser son véhicule dans un village pour un mois sans soucis ?. Enfin le pays regorge de piste cyclable et c'est ceux qui nous attirent (enfant sur des vélos, et un en carriole donc sans voiture et poids lourds la vie est plus belle), mais quelle sont les régions les plus "natures", et les plus tranquille (loin des stations balnéaires bondées 🤪) ? Le climat nescéssite t'il de passez chez damart ? Et enfin les pistes sont elle aussi douce que celle de bretagne où peut on rencontrer des côtes corriaces 😊 ? Merci d'avance pour les réponses.
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Que faire à Fribourg in Bresgau en famille?
Bonjour a tous,

Cet été nous partons avec ma famille 1 semaine en Alsace, et nous passerons une journée en Allemagne à Fribourg em bresgau.

Quelqu'un connaissant peut il me dire ce qu'on peut faire dans cette ville, je crois qu'il y a un centre basé sur les les energie renouvelable dans une ancienne caserne militaire (si quelqu'un a sait si on peut y visiter et a l'adresse, je suis preneur) + que faire en centre ville et où se garer ?

Merci d'avance pour les infos qui arriveront.

a + et bonnes vacances à tous ! 😎
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Voyage de 15 jours nord-ouest de France et Forêt Noire
Bonjour, j'en suis à préparer un voyage pour cet été, d'une durée de 15 à 18 jours. j'aimerais avoir des avis et suggestions sur un itinéraire bien préliminaire que j'ai esquissé, où j'ai indiqué les arrêts incontournables pour nous:

1: arrivée à Paris 2: paris (incontournable) 3: paris (incontournable) 4: de paris à bernières-sur-mer et visite plages du débarquement de normandie (incontournable, pélerinage familial) 5: déplacement vers Calais 6: TGV vers Londres (déjà vu Londres, visite rapide) 7: Londres (visite et retour) 8: de Calais vers Bruxelles 9: Bruxelles 10: vers Belfort (incontournable, on y visite des amis) 11: Belfort / Montbéliard 12: visite du camp de concentration le Struthof et vers Baden-Baden Allemagne. 13: randonnée sentiers en forêt noire (incontournable) 14: randonnée sentiers en forêt noire 15: retour vers Paris

Nous allons louer une voiture à notre arrivée à Paris. Bref, entre la Normandie et Belfort, tout est ouvert, l'intermède à Londres et le passage par Bruxelles peuvent être remplacés par toutes suggestions que vous pourrez me proposer. il reste de 1 à 3 jours qui peuvent être ajoutés.

Nous sommes une famille de 4 avec 2 filles de 13 et 11 ans. Nous avons un intérêt plus marqué pour les lieux historiques que pour les activités de style parc d'attractions. Nous sommes habitués à des voyages de rythme assez rapide avec plusieurs déplacements plutôt que d'approfondir des lieux durant 3-4 jours.

J'aimerais également avoir des conseils sur la date optimale, notre fenêtre est du 30 juin au 26 aout. Mon critère premier est d'éviter au maximum l'achalandage (je sais, juillet-aout sera terrible, mais on doit composer avec notre fenêtre de disponibilité...)

merci beaucoup à tous
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Randonnée et bivouac dans le nord ou est de l'Allemagne
Bonjour, je pars trois semaines en Allemagne en aout, la d abord a Berlin, et j aimerais ensuite faire de la marche, soit une randonnée, sac au dos, bivouac, en pleine nature avec si possible denivele, soit un visiter une belle region en stop et marche, mais je ne connais quasiment rien en allemagne. Connaissez vous de beaux endroits, propice a ce genre de randonée? On m'avait parlé de Dresde? ou du Coté de la Cote Baltique? NOus connaissons deja un peu la Foret Noire et aimerions decouvrir les region plus autour de Berlin... Merci! Mathilde
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Étape dans la Forêt-Noire
Bonjour,

Je pars le 1er juillet pour un petit tour d'Europe en voiture. Ma première étape se fera en Allemagne, dans la région de la Forêt Noire.

Avez-vous 1 endroit bien particulier où je devrais m'arrêter? Je pense y passer 1 ou 2 nuits en camping mais je ne sais pas où prévoir mon stop. Il y a tellement de possibilités et je ne reste que très peu de temps.

Objectif: balades et paysages!

Merci! 😉
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Forêt Noire (EuroVelo 6) en famille
Bonjour,

de retour d'un voyage en famille à vélo de 4 mois (couple avec enfant de 3 et 4 ans) je fais un petit topo Forêt Noire car j'ai trouvé très peu de données avant notre départ. Nous sommes partis de Besançon pour suivre l'Euro vélo 6 jusqu'à Vienne. De Bâle à Donauschingen (sources du Danube) nous avons opté pour la Forêt Noire.

Premièrement: nous ne sommes pas passés à Bâle et avons coupé sur lörrach depuis l'Euro 6 car il paraît que trouver son chemin y est difficile.

Orientation: La forêt Noire, c'est quand même du costaud: il y a une piste dite de la Forêt Noire (SChwarzwald radweg) dont l'itinéraire est disponible sur une carte (enfin plusieurs, 2 si on veut rejoindre Donauschingen). La carte est indispensable et même avec elle, cela peut être parfois compliqué: on est en pleine forêt et il y a plein de petits chamins non notés.

Restauration:En environ une semaine de traversée, nous n'avons croisé personne en suivant la piste elle-même. on croise en redescendant dans la vallée de rares villages, mais qui ne disposaient d'aucune supérette ou épicerie; donc, il faut être autonome.

Route: Cette piste rejoint des vallées ensemble en coupant dans les monts environnants: c'est de la piste, parfois caillouteuse tout le long: on peut parfois choisir de prendre la route mais cela fait des détours parfois importants et ce n'est plus le même esprit. A choisir. en tout cas, sur une semaine, nous avons pris presque 6 jours de flotte. Traînant la carriole avec les 2 mômes, ce fut très, très physique. Pour des vélos chargés normalement, cela se fait, même si cela reste un gros dénivelé: on enchaîne des portions de 100m entre 15 % et 18%. En raison de la difficulté, nous avons parfois coupé mais nous restons sur 3000m de dénivelé en 5 jours, sachant qu'avec le chargement, on a du faire entre 80 et 140km au total

Hébergement: on a trouvé un camping en redescendant une fois dans la vallée: sinon rien de rien. Au sommet du Mont Feldberg il y a une auberge mais c 'est tout. Sinon, du sauvage: officiellement interdit, mais les locaux nous ont dit pas de souci, et on en a pas eu. Nous avions une grosse tente: difficile à caser car il n'y a pas un grand nombre d'emplacement. Par contre, il y a des refuges, notés sur la carte. De la simple aire de barbecul au refuge de montagne (accès libre, poêle avec bois, planche pour dormir, table): souvent 4 à 6 places, on en a croisé un d'une vingtaine. Nous étions toujours seuls.

Eau: presque chaque refuge à une source; sinon, on en croise au moins une par jour mais il ne faut jouer avec le feu; en croiser une le matin et ce sera peut-être la seule jusqu'au lendemain soir.

Lieu sympa: le lac de Titisee Neustadt (beaucoup de monde mais après la solitude de la forêt, une bonne glace sur du sable et du soleil, c'est pas mal du tout. Feldberg: jolie petite station avec un centre naturo touristique sympa avec des activités pour les jeunes. A noter une supere aire de jeu nature (pour les bambins). le mont Feldberg: la piste vous amène à 30m du sommet, mais pas de bol, brume tout le long, on ne voyait rien à 10m.

Bilan: la piste de la forêt Noire, (Schwarzwald radweg) offre un itinéraire bis très sympa pour rallier l'Euro Vélo 6 à Donaueschingen: version forêt (rien de spectaculaire mais très sympa), roots (refuge, personne début juillet), physique (gros dénivelés, pistes caillouteuses et terreuses, pas de ravitaillement).

Nous, on en a bavé énormément, mais on le répète on était avec cariole et matos pour 4 mois, sous la pluie: en VTT ou en vélo chargé normalement, avec un peu de physique, on prend son pied.
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Randonnées en Forêt Noire
Bonjour,

Je souhaiterais partir 3-4 jours en Forêt Noire autour du 14 juillet. Je cherche surtout à faire de grandes randonnées à la journée mais je n'arrive pas à trouver sur internet des idées de parcours. Je pensais y aller en voiture depuis Paris et rayonner, soit à partir de Baden-Baden, soit à partir de Fribourg, mais je me demande si cette option est celle qui permet de vraiment profiter le mieux des randonnées car elle oblige à trouver des circuits qui font "une boucle".

Est-ce que quelqu'un qui y serait déjà parti pourrait m'aiguiller un peu ? Merci par avance

Delphine
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Carnet de galère d'un trek en Forêt noire
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.

Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛

Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...

C'est ici que l'aventure en solo commence...

Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!

Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.

Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"

Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.

Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.

Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!

A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.

Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.

Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!

Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪

Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.

Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .

Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.

Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄

Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!

On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!

Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.

"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.

En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.

Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.

Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.

Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.

C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..

J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.

Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.

Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!

Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)

C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.

Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...

En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!

Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!

La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.

Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎

Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.

Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.

J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊

Que s'est-il donc passé???

Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!

Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?

Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.

La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.

Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.

100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.

Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??

J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.

Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.

Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.

Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.

J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!

Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇

Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!

Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!

Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!

Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!

Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.

Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".

Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.

Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!

Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.

Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!

Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.

A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.

Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel

Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...

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Circuit d'une semaines en voiture en Bavière au mois de septembre (Allemagne)
Bonjour,

Nous souhaitons, ma copine et moi, faire un petit circuit avec voiture d'une semaine au mois de septembre en baviere.

Nous souhaiterions visiter les chateaux de Louis 2 dont le neuschwanstein et consacrer qlqs jours à des petites randonnées.

Auriez vous des bons plans dans la région? Une liste des villes ou lieux à ne pas manquer? Ou un itinéraire dont on pourrait s'inspirer? Ainsi que des bons plans logements? Nous cherchons bien sur de petits hotels pas trop cher ou des chambres d'hotes.

Merci d'avance,

Pierre
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Pneus neige obligatoires en Allemagne?
Bonjour Nous habitons en Bretagne et nous allons passer une semaine en foret noire , à 50 km de la frontière française du 29 janvier au 5 février. Notre agence de voyage nous a informés que les pneus neige y étaient obligatoires sous peine d'amende, retrait de points, et que l'assurance ne nous couvre pas en cas d'accident(responsabilité engagée) Nous ne pouvons engager l'achat de pneus neige(totalement inutiles dans le sud de la Bretagne)pour un si cours séjour, d'autant plus que nous avons l'intention de changer de voiture cet été. Nous avons des chaines, mais il parait qu'il faut avoir pneus neige et chaines. Comment pouvons nous faire, la législation est elle appliquée de façon aussi rigoureuse pour un si cours séjour? Nous avons envisagé de louer des pneus neige à Strasboug, mais apparemment cela ne se fait pas.Nous sommes très ennuyés, quelqu'un a t il eu ce problème et comment l'a t il résolu? Merci de votre aide Soleil du nord
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Alsace en septembre ou octobre
Nous prévoyons de faire un voyage en Alsace et à la Forêt Noire cet automne, passer quelques jours à Paris et à Disneyland aussi. Alors, est-ce que vous pensez que 10 jours pour ce voyage sont ok? Les lieux que nous aimons de voir sont: Allemagne: Baden-baden, Triberg. France: Rue du vin (Eguisheim, Colmar etc), Strasbourg. Puis, nous nous dirigerons à île-de-France et y passer 3-5 jours.

En outre, pensez-vous qu’au debut Octobre la météo fera beau? Nous prévoyions de faire ce voyage au fin Septembre mais les prix des billets d’avion sont moins chers en Octobre. (Le froid, c'est ok, mais nous voudrions éviter des fortes pluies).

Merci beaucoup! 🙂
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Parcours de cinq jours en Bavière: bons plans? (Allemagne)
Bonjour,

Tout est dans le titre je recherche des conseil pour un parcours en Bavière de 5 jours, en voiture. Conseil au niveau hébergement (plutôt auberge de jeunesse), ville a visiter, monument, bar ou pub (pour les soirée). Sachant que nous arriverons du coté de Stuggart. La forêts noir, Stuggart, Munich est ce que ca vaut le coup?

Merci.
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Allemagne: que voir à Stuttgart et Munich?
Bonjour à tous,

Je pense partir une semaine dans le sud de l'Allemagne pendant l'été. J'aimerais passer par la forêt noire, Stuttgart, Munich, le château de Neuschwantein et le lac de Constance.

Mes questions sont donc : Quels sont les lieux et monuments à ne pas rater à Stuttgart et à Munich? Connaissez-vous des hôtels sympas et pas trop chers dans ces villes? Et, plus généralement, y a-t-il des endroits où il faut absolument s'arrêter en suivant cet itinéraire?

Je vous remercie d'avance ;)
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Un peu d'Allemagne, d'Autriche, de Republique Tchèque, de Pologne, de Hongrie et d'Italie
VENDREDI 10 AOUT 2018

Route des Alpes de Hte Provence à Mulhouse en passant par le Jura

Nuit à l'hôtel Campanile de Mulhouse-Illzah après une choucroute



SAMEDI 11 AOUT 2018 quelques kilomètres d'autoroute et nous bifurquons vers l'Est sur des routes normales ; vitesse limitée à 100 , on fait un bras d'honneur à nos ministres traversée de la Fôret Noire Puis nous longeons le lac de Constance Ensuite autoroute ; quel plaisir : vitesse libre et on fait un autre bras d'honneur à nos ministres Les aires d'autoroutes ne sont pas spécialement plus propres qu'ailleurs Presque arrivés , le GPS me fait faire quelques km en Autriche



retour en Allemagne et juste après la frontière , nous arrivons à Reit im Winkl où nous resterons 3 nuits en demi pension



Repas du soir : tous les soirs , un hors d'oeuvre , une soupe, un plat garni et un dessert

pour tous les détails et toutes les photos de cette 1ère partie , par ici http://recitdemesvoyages.over-blog.com/2018/09/un-peu-de-baviere-d-autriche-de-rep-tcheque-de-pologne-de-hongrie-et-de-lombardie.html
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Deux jours de découverte à pied depuis Strasbourg
Bonjour,

Je suis à Strasbourg pour un grand évènement durant lequel moi et deux amis devrons partir en randonnée durant deux jours. Le but est de découvrir un peu le coin par la nature.

Or étant québécois, nous ne connaissons pas du tout les lieux et avons toutes les misères du monde à organiser notre sortie. Le problème est que nous n’avons pas d’autre moyen de transport que nos pieds (donc pas de voiture), ce qui limite notre champ de recherche et qui entraine des heures de recherches veines sur les sites de randonnées traditionnels (où tous les trajets commencent par le sempiternel « à partir du stationnement de ce minuscule village qui n’est desservi par aucun train ou bus [...] »).

Au bord de l’exaspération, je me tourne donc vers vous, randonneurs aguerris, pour nous donner des suggestions.

Nous avons donc 2 jours de randonnée à prévoir. Dodo en tente ou en refuge minimaliste. Nous sommes 3 jeunes en forme et bien équipés qui n’avons pas peur de grimper et d’avaler les kilomètres. Nous partons de Strasbourg et aimerions rester pas trop trop loin (disons maximum à peu près le Parc des Ballons des Vosges). Nous aimerions découvrir le coin et voir de beaux paysages (petite préférence pour les montagnes, mais on est ouvert). Cela doit être accessible en transport en commun (ter, bus...). Cela peut être en France ou en Allemagne (la forêt noire n’est pas loin, mais en vaut-elle le détour?). Le but est de revenir à Strasbourg après, donc la randonnée peut être une boucle ou simplement nous mener vers un autre arrêt de bus/train.

Nous vous remercions énormément de vous être rendu jusqu’ici dans votre lecture et encore plus si vous avez des suggestions pour nous!
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Transport à Amsterdam
Bonjour Nous voyagerons en Europe de l'ouest du 11 sept au 10 oct., arrivons à Amsterdam restons 2 jours, la question est doit-on prendre possession de l'auto en arrivant ou en quittant pour la Belgique et prendre l'hôtel à l'aéroport et prendre le train pour le centre ville, qu'en pensez vous ?....... Merci
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Allemagne-Espagne
Bonjour!

Nous partirons pour Compostelle début septembre 2008. Mon amoureux étant très intéressé par l'histoire, Nous aimerions beaucoup allé en Allemagne afin d'en connaître davantage sur ce pays (un ami à nous y habite et nous profiterons de ce voyage pour le visiter!). Quelqu'un a des conseils pour nous? Nous sommes du Québec. Serait-il mieux de prendre un avion Montréal-Allemagne. Passé 1 semaine ou 2 la-bàs. Reprendre l'avion vers la France et commencer la route de Compostelle? Nous partirons début septembre et nous serons de retour pour les fêtes. Nous avons donc 13 semaines environ. Merci de vos conseils.

Mélanie
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Randonnée à vélo avec 2 enfants en Allemagne (projet d'été 2015)
Bonjour à tous,

Nous commençons (avec délectation ...) à réfléchir à nos prochaines vacances estivales et nous envisageons une rando à vélos avec nos 2 filles (14 et 10 ans en 2015). Nous avons déjà réalisé 2 voyages de ce type mais près de chez nous : ~350 km à chaque fois. Cela nous a beaucoup plu et on voudrait repartir sur le même genre de formule mais avec un vrai dépaysement en plus.

A priori, nous souhaitons randonner en Allemagne. Plutôt dans le sud du pays. Mes premières recherches m'ont conduit sur le site www.germany.travel/cycling où j'ai notamment repéré une boucle dans le sud de la forêt noire (http://www.germany.travel/fr/loisirs-et-detente/cyclotourisme/piste-cyclable-de-la-foret-noire-du-sud.html) mais également un tracé un peu plus long qui, personnellement, m'enchanterait : Bodensee-Königsee (http://www.germany.travel/fr/loisirs-et-detente/cyclotourisme/bodensee-koenigssee-cycle-route.html)

Quels sont vos avis ? Ensuite, concernant ce site, je ne parviens pas à récupérer les itinéraires détaillés et à savoir s'ils empruntent de réelles pistes cyclables (et sécurisées), histoire de voyager l'esprit tranquille. Quelqu'un sait-il comment récupérer les traces des routes indiquées (à partir des webcodes sûrement mais ...) ?

Je vous remercie d'ores et déjà pour vos contributions. A bientôt. G.
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Avis aux voyageurs en Allemagne
Vous trouverez ci-après la mésaventure que je viens de subir sur le sol allemand, car les touristes intéressés par un voyage outre-rhin risquent d’être confrontés par une nouvelle forme de délinquance.

Le mardi 9 août 2011 nous nous sommes rendus ma compagne et moi au château de la famille Hohenzollern, sur le territoire de la commune d’Hechingen, et nous avons laissé notre camping-car sur le parking supérieur qui est insuffisamment surveillé.

Rétrospectivement, je peux mieux expliquer la situation qui ne me semblait pas dangereuse au moment des faits.

Avec ma compagne nous nous sommes dirigés vers le château pour suivre la visite guidée, mais des personnes malveillantes ont remarqué que je suis handicapé car je marche avec une canne en permanence. Je deviens donc une proie facile car en cas d’agression j’ai bien du mal à courir derrière mes agresseurs.

Pendant la visite, des personnes ont essayé de voler la roue de secours placée sur le toit de mon camping-car, laissant les empreintes de leurs pas sur le pare-choc arrière, mais ils n’ont pu y arriver car le premier barreau de l’échelle est placé trop haut. Mais l’Allemagne est frappée actuellement par un trafic de pneus d’occasion, et comme notre véhicule est bien chaussé, ils ont commencé à démonter la roue arrière droite, non sans mal car les roues sont placées en retrait du bord du véhicule.

Mais, fatigué par l’arthrose, je n’ai pu supporter la visite en totalité et nous sommes redescendus aussitôt ver le parking, ce qui a contraint nos voleurs à arrêter leur larcin.

Je suis monté dans le camping-car sans vérifier si j’avais toutes mes roues et tous mes boulons car je ne m’attendais pas à la mésaventure suivante.

Nous avons donc pris la route vers Halgerloch, Horb, puis Dornstetten, comptant rejoindre Strasbourg.

Mon véhicule étant ancien, et pour mieux apprécier les paysages, j’ai limité la vitesse de croisière à 60-70 kms/heure, ce qui créait de petits bouchons. A chaque ligne droite les automobilistes me doublaient à l’exception d’une voiture d’un rouge-orangé terne qui me suivait toujours à ma vitesse sans vouloir me doubler.

Comme je n’avais rien remarqué de douteux, je ne m’étais pas inquiété de cette voiture. Après tout, lui aussi avait le droit de rouler doucement.

A un moment, constatant un grand bouchon derrière mon véhicule, je me suis garé sur un grand parking dans un virage à gauche. La voiture rouge, plutôt que de me doubler, est venue se placer à 5 mètres à ma droite. Le conducteur était grand, bien charpenté, de type européen, à la peau blanche, visage carré, environ 35 à 40 ans, les cheveux mi-longs colorés d’un blanc peu naturel, et des lunettes. Nous n’avons pu voir son passager apparemment plus petit. Il nous ont regardé dans les yeux, sans sortir de leur véhicule (une voiture âgée d’environ 10 à 15 ans au moins).

Mais je n’étais qu’à l’arrêt et j’ai repris ma route dans les mêmes conditions, sitôt la dernière voiture du bouchon passée. Aussitôt il s’est replacé derrière moi, sans me faire d’appel de phares, sans me klaxonner, sans chercher un contact, mais attendant visiblement quelque chose. Il guettait le moment où ma roue se détacherait et que, immobilisé par la panne, je m’arrête en pleine nature, pour pouvoir nous dévaliser.

Ce manège a duré encore de nombreux kilomètres jusqu’à ce que je m’arrête un peu plus longtemps dans une petite ville, me croyant perdu car j’avais confondu Nordlingen et Dortlingen (les caractères de ma carte routière étant trop petits). De plus il était temps de manger un peu, car je ne m’arrête jamais en rase campagne et préfère dormir à proximité des hôtels de police ou de gendarmerie, par sécurité.

Donc pendant cette pause et après dix minutes, je vois cette voiture faire demi-tour et disparaître définitivement.

Pendant la traversée de la Forêt-noire, je n’ai rien entendu de particulier car la pluie torrentielle ajoutée au bruit de l’orage ne m’ont pas permis d’entendre quoi que ce soit (pas même le moteur ni la radio).

A l’approche de Strasbourg, j’ai commencé à entendre un claquement régulier que j’ai pris d’abord pour la mort d’un cardan. Mais le bruit s’est amplifié.

Sur la route de Strasbourg à Nancy des secousses dans le volant ont rendu la conduite incontrôlable. Je me suis arrêté peu avant Blâmont en Meurthe et Moselle. Au petit matin, en faisant le tour du véhicule, j’ai constaté qu’il manquait deux boulons à l’arrière droite. Tout est devenu clair car il aurait pu être normal d’en perdre un qui soit mal serré, mais deux en même temps, cela devenait suspect. J’ai compris à ce moment que nous avons failli nous faire détrousser, et peut-être agresser comme au moyen-âge au coin du bois.

Si la roue s’était décroché dans un virage de montagne, le camping car aurait pu verser dans le vide. Si la roue avait décroché pendant la traversée d’une ville, cela aurait pu causer un accident plus ou moins mortel. Si ce genre d’agression se répète, ce sont d’autres touristes qui peuvent être blessés ou tués.

Pour ma part, j’ai du laisser mon véhicule 15 jours en réparation et la facture totale s’élève à 1065 euros.

J’ai demandé à l’Ambassadeur d’Allemagne à Paris de me servir d’intermédiaire auprès de la Police allemande, car ma connaissance de la langue de Goethe est trop limitée pour porter plainte.

Mais l’Ambassadeur m’a opposé une fin de non recevoir, une vague excuse pour se dégager de l’affaire. Aucune plainte ne sera portée et ainsi les délinquants peuvent continuer à attaquer les touristes en toute impunité.

Il y a encore trente ans, les Allemands étaient un modèle de courtoisie. L’automobiliste français qui demandait sa route voyait aussitôt les Allemands lui proposer de leur montrer la route en voiture. Aujourd’hui ils vivent dans la peur. Sur quinze Munichois que j’ai appelé dans la rue pour demander un renseignement, tous ont fait semblant de ne pas m’entendre, ont baissé la tête et les yeux et ont continué leur route.

Pour ma part, retraité et handicapé, j’avais économisé depuis longtemps pour offrir ce dernier voyage à ma compagne, handicapée également avant que nous ne soyons condamnés définitivement sur un lit, histoire qu’elle ait des souvenirs.

Voilà, vous savez ce que vous risquez si vous voyagez en Allemagne. Vous savez aussi que vous serez totalement abandonnés par les autorités allemandes.

Nous n’avons pas le droit d’être armés, mais nous avons le droit sinon l’obligation de nous faire tuer……..
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4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (2ème partie, Allemagne)
Allemagne 28 juillet 3 août 800km

La traversée de ce premier pays se fera en grand partie le long du Danube sur sept jours . La première étape nous a conduits dans la magnifique ville de Fribourg. Il y a bien longtemps j'y ai habité et j'en garde quelques souvenirs, je n'avais à l'époque que quatre ou cinq ans. Le camping est bondé et nous prenons la pluie toute la nuit. Avant de reprendre notre chemin une courte promenade à vélo à travers la ville s'impose. Immédiatement la beauté de cette cité, comme les suivantes au cours de cette semaine nous frappe. Tout est organisé pour le vélo. Les gens sont beaucoup plus calmes qu'en France. La discipline règne, les voitures et les deux roues cohabitent en paix. Le civisme n'est pas un vain mot. Quand je compare avec nos grandes villes où piétons voitures et quelques vélos se jettent les uns sur les autres dans des mouvements presque browniens en ne tenant pas vraiment compte de la couleur des feux, et je ne parle pas seulement des piétons, je me dis que nous avons en France beaucoup de progrès à accomplir. Je comprends que l'hexagone puisse être une destination de voyage exotique! Autour de la cathédrale un petit marché étale ses échoppes. On y voit des produits locaux très appétissants, charcuterie et pâtisseries. Quelques étalages proposent de magnifiques girolles. Au cours de ce voyage j'espère bien en faire quelques belles récoltes dans les forêts polonaises ou baltes.

Nous reprenons la route, et cela commence fort, par la traversée de la Forêt Noire et 1000 mètres de dénivelé. Nous rejoignons Donauchingen après avoir traversé le village de Urbach ( qui signifie:origine de la rivière), où nous rejoignons le fleuve mythique, le Danube. Ce n'est encore qu'un petit ruisseau. Les pistes cyclables en Allemagne sont une splendeur. Nous y éprouvons un immense plaisir. Tout y est aménagé pour le vélo. Des foules de cyclistes calmes s'y pressent. Souvent à l'arrière du vélo une remorque dans laquelle un ou deux enfants dorment paisiblement en se faisant transporter comme des nababs. J'ai même vu un gros chien la truffe au vent installé royalement sur le porte bagages avant, ne boudant pas son plaisir, le poil tout hérissé par le vent relatif. En arrivant à Donauschingen, nous demandons à une dame à vélo où se trouve le camping. Et là comme la veille, le miracle allemand recommence. Elle nous dit de la suivre et effectue un détour de cinq kilomètres pour nous y conduire. En chemin elle nous demande de l'attendre car elle va acheter son pain. Au moment de la quitter je lui dit en guise de remerciement : Deutschland ein wunderbares Land, immer eine schöne Frau, um den Weg zu zeigen (l'Allemagne, un pays merveilleux, toujours une jolie femme pour montrer le chemin). Elle éclate de rire et me regarde l'air de dire «Aïe aïe aïe ces Français!» Au camping presque désert nous rencontrons quelques cyclistes, un Anglais qui compte aller jusqu'à Bratislava et un Belge qui remonte jusqu'à la source du Danube.

La nuit a été bonne mais très humide. Cela promet pour le reste du voyage, en particulier nous pensons au mois de septembre dans les pays baltes. Pas de panique nous verrons bien, on est justement venu pour cela! A la sortie du camping encore un gros chien juché à l'avant d'un vélo qui s'en donne à cœur joie tout au long de la piste en gratifiant tous les passants d'immenses aboiements de joie. Après quelques centaines de mètres, un pont et le premier panneau Donau, pourtant il ne s'agit que d'un petit cours d'eau tranquille et peu profond, bordé de grands arbres qui donnent au fleuve un aspect de petite rivière perdue dans la végétation.

Aujourd'hui, la première partie du trajet se fait à travers une région agricole, quelque peu austère. De tels lieux, nous aurons encore l'occasion d'en traverser. La seconde partie se déroule le long d'une petite vallée abritant le fleuve. Le décor est absolument de toute beauté. De grandes forêts desquelles de magnifiques falaises étincelantes émergent, relevant le contraste entre le blanc du rocher et le vert sombre des sapins. Le Danube n'est encore qu'une rivière qui serpente en courbes amples. De loin en loin de magnifiques bâtisses ornent les crêtes. Sur la piste des familles entières s'en donnent à cœur joie, les enfants dès six ou sept ans, comme les parents ont leur chargement et tout le monde en met un bon coup.

Ce pays durant cette trop courte semaine nous nous y sentirons très bien. Les gens sont avenants toujours prêts à rendre service. Jamais un mouvement de recul ou de crainte mais une franche disponibilité pour prêter assistance. Pris sans doute par l'ambiance enchanteresse du lieu, nous allons commettre une incroyable erreur. Un petit chemin très mal pavé et très raide quitte le fleuve et escalade une pente abrupte sur quatre kilomètres en des lacets impressionnants. Il nous faudra cette distance pour réaliser que nous avons perdu la fameuse piste de la vélo route numéro six. Pourtant, nous ne voyons plus personne et la pente à plus de 10% dans la caillasse, sans ambigüité sont des indices que nous nous fourvoyons. Dans ces moments les bagages de plus de vingt kilogrammes on les sent bien. Eh bien non! Il nous faudra une bonne suée d'une demi-heure avant que nous réalisions notre erreur, alors que c'était une évidence. Peut-être qu'inconsciemment cet effort violent nous fait plaisir et nous change du déroulé le long du fleuve?

Nous arrivons à Sigmaringen après une étape de 98 kilomètres. Cette ville et son château rappellent que le gouvernement de Vichy en fuite devant les alliés reconquérant la France y a séjourné. Je ne peux m'empêcher de penser à Céline et son livre «Nord» qui se déroule dans l'Allemagne qui s'écroule en 1945. Il déambule dans les ruines avec comme principal souci de trouver à manger pour son chat Bébert.

Le camping fait un peu parc où l'on concentre les passagers de la nuit, mais l'ambiance est chaleureuse et le fleuve à portée de main. Au matin petit déjeuner international, avec un Allemand qui voyage à vélo avec sa fille de douze ans et un couple de Néozélandais. Je suis tout à mon aise de pouvoir parler dans ces deux langues que sont l'anglais et l'allemand. Une bonne maîtrise de langues étrangères est un atout important pour embellir le voyage. L'anglais tend à prendre la suprématie et de façon un peu paresseuse on se dit à quoi bon apprendre d'autres langues puisque l'anglais suffit. Mais le raisonnement n'est pas juste, en effet parler allemand avec un Allemand ce n'est pas comme lui parler anglais, même si nous maîtrisons tous les deux bien cette langue. Un de mes grands plaisirs c'est de m'entretenir avec un Allemand qui a une bonne maîtrise du français et de communiquer chacun dans la langue de l'autre. Exercice difficile, mais combien mobilisateur de neurones. Quand parfois l'un bute sur un mot abstrait l'autre vient à son secours dans la langue de celui en train de s'exprimer. Il en nait une espèce de connivence, de joute intellectuelle des plus agréables.

La journée se déroule à travers champs de blé et autres cultures. La région est austère, assez peu de monde à vélo. Le paysage n'a plus rien à voir avec la magnifique vallée de la veille. Le fleuve commence à prendre de l'ampleur et ne ressemble plus à la petite rivière sinueuse des jours précédents. Nous traversons de grands villages agricoles déserts, cependant fort bien entretenus. La piste n'est pas toujours le long du fleuve, et les petites côtes à plus de dix pour cent nous surprennent plus d'une fois et nous forcent à terminer à pied ou à faire demi-tour pour tomber quelques vitesses.

Arrivée à Ulm, qu'il est agréable de pénétrer dans une grande ville sans avoir à subir le trafic dense des bretelles périphériques. La piste nous mène au cœur de la cité au pied même, ou presque, de la cathédrale.

Après la visite de cet édifice imposant et un petit tour dans la ville nous reprenons notre chemin. Nous perdons la piste et nous errons dans un village, Böllingen, éloigné du Danube. Une personne nous indique l'itinéraire. Cela paraît bien compliqué, nous nous sommes bien fourvoyés. Puis notre interlocuteur nous propose de planter nos tentes dans son jardin et nous offre une bonne douche. Il m'accompagne au supermarché du coin à vélo, puis une fois de retour son épouse et lui nous invitent à manger. Avant le repas, Pam Pam, le chat de la famille inspecte ma tente. Je m'approche et lui parle en l'appellant Boum Boum, ce qui déclenche l'hilarité des maîtres. La soirée sera charmante et animée, certes pas mal arrosée . Nous déclamons la Lorelei et Erlkönig. Rosie et Klaus nous laisseront l'un de nos meilleurs souvenirs de voyage. Comme quoi les erreurs peuvent procurer de très bonnes surprises.

Au matin Klaus nous accompagne à bicyclette jusqu'à la Fahradweg pour nous remettre en piste. Elle se situe à plus de six kilomètres, nous étions vraiment partis loin. Cela peut paraître bizarre de se perdre en suivant un fleuve, mais le cheminement n'est pas si facile surtout lorsque l'on n'a pas de carte précise. Au cours des jours à venir nous aurons encore quelques détours non prévus. Nous finirons par chercher un document afin de rester sur la piste. Effectivement nous trouverons des carnets très bien conçus qui permettent de cheminer sans se perdre. Le Danube allemand est décrit en deux ou trois volumes et la partie autrichienne en un seul. Je conseille très vivement de se les procurer au cours du trajet. On les trouve dans les librairies et les syndicats d'initiative.

La journée sera occupée encore à traverser de vastes régions agricoles un peu tristes. Parfois nous sommes tout proches du fleuve, parfois un peu plus loin. Le temps couvert ajoute une touche d'austérité au décor. Aujourd'hui, nous rencontrons peu de cyclistes. Généralement, nous faisons un premier arrêt vers dix heures, car immanquablement une jolie pâtisserie se trouve sur notre route et nous nous empiffrons de gros gâteaux à la crème. Il faut en profiter car avec une moyenne de plus de cent kilomètres par jour, nous ne risquons pas de grossir. Un camping communal très agréable nous accueille à Neuburg, pratiquement en plein centre.

Après une bonne nuit, qui a permis d'effacer toute trace de fatigue de l'étape de la veille qui totalisait cent trente kilomètres, nous repartons sur un bon rythme. La matinée sera très agréable à pédaler sur chemin, souvent en forêt. Nous visitons la très jolie ville d'Igoldstadt, très propre et aux façades magnifiquement ornées, comme un peu partout le long du Danube allemand. A midi en pleine nature au pied d'un chêne centenaire, une table et des bancs nous invitent à la pause. Que le lieu est paisible! L'après-midi le décor change, la région devient plus touristique. Les bateaux de plaisance commencent à envahir le fleuve. De toute évidence nous abordons des lieux de villégiature prisés. Cependant nous ne ressentons jamais la pression des vacanciers. Peut-être que le fait d'être de passage et d'alterner régions plus ou moins fréquentées nous permet justement d'apprécier les passages où il y a plus de monde. La halte du soir se fait à Regensburg, magnifique ville, dans laquelle nous partons à la découverte, pris sous le charme du style. Un Allemand nous dit que le maire de la ville avait des relations avec les Anglais durant la guerre, raison pour laquelle la ville a été épargnée. Cela ne me paraît pas très plausible. Cela n'empêche pas la réflexion. Quand on pense à tout ce que les êtres humains se sont évertués à détruire chez leur voisins et même chez eux, on imagine la liste immense des chefs d'œuvres engloutis et perdus à tout jamais. Un vieux pont de pierre est le point de focalisation des touristes étrangers.

La nuit ne sera pas très bonne. En effet d'une part la densité de tentes est conséquente et un ronfleur à proximité agrémentera le calme nocturne, d'autre part une sensation de culpabilité à cause de ce voyage de deux mois sans ma compagne crée en moi un malaise. Si l'on s'écoutait, ou plutôt si l'on tenait compte des comportements que notre société veut nous imposer, on ne ferait pas grand chose. En effet, il y a toujours une, voire plusieurs, raisons pour rester chez soi. On part toujours malgré. Et ce malgré, il faut le gérer en son âme et conscience et ce n'est pas toujours facile. Mais ne pas assouvir ses envies, rester bridé, enfermé par les conventions n'est pas non plus une solution. En effet, c'est sans doute un très bon moyen pour que les relations de couple se détériorent aussi, car on risque de reprocher à l'autre cette forme d'enfermement. D'un autre côté je comprends très bien que l'on m'en veuille de partir seul si longtemps. Mais que faire? Sans doute ne pas trop penser et essayer de téléphoner tous les jours pour montrer que l'on part non par désintérêt de l'autre, mais poussé par ce besoin d'activité sportive intense et un grand besoin d'errance. Je me plonge dans «Anatomie de l'errance» de Bruce Chatwin. Il essaie d'analyser pourquoi l'homme a ce besoin de vagabondage.

Je commence à roder mon mode de fonctionnement. Le rangement de mes affaires se fait de plus en plus vite. Tout est organisé autour de mes deux sacoches arrières, ma sacoche de guidon et mon sac North Face que je mets sur le porte-bagages. Chaque chose doit invariablement avoir la même place et cela va du couteau en passant par la burette d'huile jusqu'aux plus volumineux objets. En gros l'une des sacoches abrite mes habits, la seconde tout ce qui concerne le couchage tente comprise, la sacoche de guidon le petit matériel que l'on peut utiliser sans préavis, cela va du petit outillage en passant par la brosse à dents, les lunettes, frontales etc. Dans le sac North Face les matériels autres, livres, canne à pêche, chargeurs, matériels de rechange vélo... En camping à vélo on est très vulnérable face à la pluie, donc toujours être en situation de mouiller le moins de choses possibles. Tout est réparti en une quinzaine de sacs congélation de tailles différentes. Pour renforcer la fermeture des sacs plastiques et diminuer l'encombrement, deux élastiques de bonne résistance autour de chacun. Une fois que la tente est montée le sac de couchage et le matelas installés, le reste restera prudemment à sa place dans sacoches et sac pour la nuit. Une sacoche à la tête une aux pieds, le sac sous le double toit. En cas d'intempérie tout est vite plié et ces manœuvres sont effectuées sous tente. Seul ce dernier élément sera plié sous la pluie, ce qui au demeurant n'est pas un problème.

Départ de Regenburg, la journée de vélo sera particulièrement agréable. Un bon vent nous pousse ce qui est très sensible sur la moyenne qui monte immédiatement autour des vingt-cinq kilomètres à l'heure. Sur une trentaine de kilomètres un Allemand en VTT nous accompagne et nous discutons à bâtons rompus. Ensuite nous mettons la tête dans le guidon, car nous devons impérativement être à Bratislava dans quatre jours et il nous reste à parcourir de l'ordre de cinq cents kilomètres. En effet nous avons rendez-vous avec un Slovaque, qui s'appelle Slavo. Il se propose de nous faire découvrir son pays au cours du week-end, car il travaille la semaine. Donc nous ne pouvons nous permettre de prendre un jour de retard si nous voulons que Slavo soit disponible. Jean l'avait connu deux ans auparavant au cours d'un voyage à vélo dans le nord de l'Albanie. Tous deux s'étaient promis de se revoir au cours d'un voyage futur. Le vent nous pousse toute la journée, cela procure un gros plaisir. J'ai plus l'impression de glisser que de rouler, et cela se fait avec assez peu d'efforts. A midi arrêt une fois de plus dans une superbe pâtisserie et nous mangeons chacun deux énormes gâteaux à la crème, très beaux et très bons. On les fait glisser avec un bon café. Que ces lieux sont agréables en Allemagne. Les serveuses sont toujours serviables et souriantes à l'instar de l'immense majorité des personnes auxquelles nous nous adressons. Comment un peuple si pétri de civisme et d'humanité a pu se laisser entraîner dans la deuxième guerre mondiale?

Le soir après une étape de plus de cent quarante kilomètres un camping sympathique nous accueille à quelques kilomètres de Passau. Quelques gouttes crépitent sur la toile de tente. Pour le moment rien de grave mais le temps semble vouloir changer.

Au matin visite de cette ville magnifique de Passau au confluent de trois rivières. Je fais mettre une béquille à mon vélo. Et bien entendu c'est du matériel allemand, solide et bien conçu. Le mécano la fixe au niveau de la roue arrière et c'est vraiment mieux pour la stabilité. Encore quelques kilomètres et l'Autriche nous ouvrira ses pistes.

Cette semaine passée en Allemagne nous donne vraiment envie d'y revenir. On s'y est senti très bien. Les automobilistes dans les villes, lorsque nous nous promenions à vélo ont toujours été d'un civisme et d'une prudence exemplaire, faisant particulièrement attention aux règles de circulation. De plus en une semaine nous avons vite pris l'habitude de nous arrêter quotidiennement dans de magnifiques pâtisseries, où bien installés nous faisions de longues poses. Les gens se sont toujours montrés très gentils et serviables. Et puis ces villes aux rues et aux maisons impeccables, souvent peintes de façon remarquable, nous avons pris goût à nous y arrêter et à les contempler. C'est avec un peu d'appréhension que nous quittons ce pays qui nous a tant plu et si bien accueillis. Cependant en Autriche, nous ne nous attendons pas à trouver de grosses différences ce en quoi nous nous trompons un peu. Par contre concernant les pays suivants, nous nous attendons à tomber dans l'exotisme le plus total. Là encore nous nous trompons, n'oublions pas que tous ces pays font partie de l'Union Européenne et qu'il n'y a plus de frontière, plus aucun contrôle, ce qui implique une certaine homogénéité. Cependant nous allons vivre de belles expériences. Ces pays que sont la Slovaquie, la Pologne et les pays baltes, sont très différents dans leurs zones touristiques et dans celles qui ne le sont pas.
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Idées d'itinéraires pour l'été 2015 en Allemagne avec des enfants
bonjour à toutes et tous,

j'ai pour projets de partir 3 semaines en vélo l'été 2015 avec mes deux loulous.

Enfants de 4 et 7 ans actuellement, j'ai pour projet en ce moment de réaliser l'itinéraire suivant: BODENSEE-KONIGSSEE c'est une trace dans le sud de la BAVIERE!! Ce que j'en ai vue sur le net, cela me semble très beau.

En revanche, il y a un peut de dénivelé 4000 m sur 490 km. Je sais ce n'est pas énorme!! Mais le truc c'est que les Loulous roulent maintenant! Du coup, je me demandais si parmi toutes les personnes qui viennent ici. Si quelqu'un pouvait me proposer une idée d'itinéraire du même type, ou mes enfants pourront rouler le plus possible?

Important: j'ai un bi porteur SURLY BIG DUMMY. Et par expérience, dans la vie de tous les jours, lorsque nous allons rouler ailleurs, qu'à coté de la maison. Je transporte toute l'équipe sur le Big!!! J'entends par là; mes loulous et les vélo!! Donc l'idée de portage ne me fait pas peur en soit!! Mais bon, me lancer dans une trace ou ils vont subir, ne me parait pas être judicieuse et attirante pour eux. Enfin, Je sais que chez nous il y a de beaux itinéraires. A notre actif: TOULOUSE-HOSSEGOR NANTES-ORLEANS, LE CANAL DU MIDI, LE TOUR DU LUBERON, NANTES-LORIENT+LES ILES(GROIX, BELLE ILE), Et la dernière trace la plus HARDCOR pour papa: TOUR DE LA MARGERIDE dans le MASSIF CENTRAL.

J'ai envie d'aller rouler en ALLEMAGNE ou pourquoi pas plus au nord!! Après ce qui me dérange un peu pour le nord!!Mais à calculer, c'est que je vais me rendre au départ en voiture!! Et vous avez compris, nous sommes de TOULOUSE.Et le train en FRANCE c'est juste honteux et inadmissible au vue du comportement indécent et pitoyable à l'égard d'une famille en vélo accompagné d'enfants( donc d'une remorque et d'une logistique plus lourd et compliqué, qu'entres adultes sans mômes!). Malheureusement, voyager en train en FRANCE seul ou avec des enfants en vélo; c'est juste super merdique et super compliqué!!Mais je vais me taire sur la question ou du moins le sujet, tant cela me met en rogne! RRRRRRRRrrrrrrr

Voilà, je ne vais pas être plus long dans mes explications!!

Je tiens à vous remercier de prendre le temps de lire mon post!! Et vous remercie de bien vouloir si possible nous aider à trouver une idées sympatoche pour les loulous!! Je vous remercie également de leurs parts.
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