Bonjour à tous !
J'ai le projet de partir en Inde du Nord cet été, et il m'est assez difficile de faire le tri dans les avis que je trouve tant ceux-ci diffèrent...j'espère donc pouvoir obtenir ici quelques conseils de la part d'habitués !
Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour.
À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).
Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?
Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.
Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ?
Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ?
Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...
Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)
Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...
Bonne soirée à vous !
Hello,
Nous partons durant 19 Jours sur place, arrivé à Delhi le 06/11 à 22H.
Que pensez-vous de notre itinéraire?
J'espere trouver un hotel proche de la gare de New delhi dans Pahar Ganj de manière à pouvoir prendre un train à 6h10 pour Jaipur.
Est ce possible ou y a t'il besoin d'une reservation à l'avance. J'ai entendu parler de la possibilité d'acheter des billets de train à l'aéroport. Est ce faisable ?
2 Js à JAIPUR puis train pour AJMER et bus pour se rendre à PushKar. Arrivée le 10/11 durant la foire aux chameaux.
Départ 2 Js plus tard ( et 3 nuits ) pour Udaipur en bus car pas de train Ajmer Udaipur??
3 nuit et 2 js passées à Udaipur, nous comptons partir pour Jaisalmer: bus de Udaipur à Jodpur, 1/2 Js ds la ville et train de nuit pour Jaisalmer. Y a t'il besoin de reserver à l'avance les trains de nuit?
3 Js à Jaisalmer et train de nuit pour Agra via Jaipur. Il y a 1H entre les 2 trains, je ne sais pas si en Inde c'est faisable. ( bcp de retard sur les trains ?)
1, 5 js et une nuit à Agra et train de nuit pour Vanarasi ou on restera 3 js.
Ensuite ce sera train de nuit pour Delhi et 2 Js pour visiter la ville.
Que pensez vous de cet itinéraire? Trop speed? Facile à gérer avec les trains?
Merci à l'avance de vos conseils.
2 Js à JAIPUR puis train pour AJMER et bus pour se rendre à PushKar. Arrivée le 10/11 durant la foire aux chameaux.
Départ 2 Js plus tard ( et 3 nuits ) pour Udaipur en bus car pas de train Ajmer Udaipur??
3 nuit et 2 js passées à Udaipur, nous comptons partir pour Jaisalmer: bus de Udaipur à Jodpur, 1/2 Js ds la ville et train de nuit pour Jaisalmer. Y a t'il besoin de reserver à l'avance les trains de nuit?
3 Js à Jaisalmer et train de nuit pour Agra via Jaipur. Il y a 1H entre les 2 trains, je ne sais pas si en Inde c'est faisable. ( bcp de retard sur les trains ?)
1, 5 js et une nuit à Agra et train de nuit pour Vanarasi ou on restera 3 js.
Ensuite ce sera train de nuit pour Delhi et 2 Js pour visiter la ville.
Que pensez vous de cet itinéraire? Trop speed? Facile à gérer avec les trains?
Merci à l'avance de vos conseils.
Bonjour,
Nous partons ma petite famille et moi pour 1 mois en inde (décembre). Nous atterissons à Mumbai. En regardant ce qui nous interessait de faire durant ce mois, voici les sites qui nous ont "parlés".
Mumbai - Aurangabad - Ajantha - Ellora - Hampi - Goa (Anshi national park) (pas forcement dans cet ordre)
Mais j'ai un peu de peine à voir dans quel ordre visiter tout ca et si c'est réaisable en 1 mois. Nous aimerions ne pas depasser 4-5 h de trajet par étapes, ou voyager de nuit, car notre fils est encore jeune (6 ans). Rester 4-5 jours à Goa pour profiter de la plage.
J'ai pensé voyager en train, prendre une voiture avec chauffeur pour certain trajet eventuellement, voir des vols interieur.
Arrivée: Mumbai -> vol pour Goa - un jour de plage -> trajet pour Hampi (train de nuit?)- visite de Hampi y rester 3-4 jours -> trajet Badami (1-2jours) -> Hubbali (1 nuit) -> Park national Anshi 1 jour-> Goa seéjour de quelques jours pour la plage -> Vol pour Aurangabad (rester 3-4 jours) -> excursions pour les grotte Ellora et Ajantha retour sur Aurangabad pour la nuit -> retour sur Mumbai en train passer par Nasik (1 jours)-> Mumbai visite de Mumbai /depart
Vous en pensez quoi?
Meric🙂🙂🙂
Nous partons ma petite famille et moi pour 1 mois en inde (décembre). Nous atterissons à Mumbai. En regardant ce qui nous interessait de faire durant ce mois, voici les sites qui nous ont "parlés".
Mumbai - Aurangabad - Ajantha - Ellora - Hampi - Goa (Anshi national park) (pas forcement dans cet ordre)
Mais j'ai un peu de peine à voir dans quel ordre visiter tout ca et si c'est réaisable en 1 mois. Nous aimerions ne pas depasser 4-5 h de trajet par étapes, ou voyager de nuit, car notre fils est encore jeune (6 ans). Rester 4-5 jours à Goa pour profiter de la plage.
J'ai pensé voyager en train, prendre une voiture avec chauffeur pour certain trajet eventuellement, voir des vols interieur.
Arrivée: Mumbai -> vol pour Goa - un jour de plage -> trajet pour Hampi (train de nuit?)- visite de Hampi y rester 3-4 jours -> trajet Badami (1-2jours) -> Hubbali (1 nuit) -> Park national Anshi 1 jour-> Goa seéjour de quelques jours pour la plage -> Vol pour Aurangabad (rester 3-4 jours) -> excursions pour les grotte Ellora et Ajantha retour sur Aurangabad pour la nuit -> retour sur Mumbai en train passer par Nasik (1 jours)-> Mumbai visite de Mumbai /depart
Vous en pensez quoi?
Meric🙂🙂🙂
bonjour du kerala
comme je reçois beaucoup de vos questions directement en email et sur msn, me voici avec quelques conseils/infos qui pourront répondre à multiples de vos question:
état vraiment particulier de l'inde, clima tropical -
les vêtements:
pour les femmes: soit le 3-pièces local, soit la mode des touristes, enfin, cette mode made in india que vous trouvez aussi chez vous mais qui, n'est absolument jamais portée par la population locale, je nomme ça tourist fashion, en coton légérs sont très confortables. on peut les acheter sur place pour pas cher, donc, évitez de porter des tonnes de fringues qui ne feront que de vous peser durant vos déplacements. par respect pour la culture locale, couvrez toujours vos épaules et vos jambes. évitez les grands décolletés.
pour les hommes: si l'idée de vous vêtir d'un mundu vous plait, sachez que le mundu (tissus noué autour de la taille) vient remonté et noué à la hauteur de la hanche et non à la taille. avant de s'assoir, veuillez le rallonger. t-shirt ou chemise, ne vous balladez pas à torse nu.
pour maintenir votre santé:
chaqun sa propre bouteille, ne la partagez pas, vous ne vous transmettez pas d'éventuels problèmes. buvez impérativement 4 litres d'eau par jour et par personne. souvent je vois des voyageurs qui souffrent de nausée, maux de tête, maux d'estomac, chevilles et autres articulations enfles.... la plupart du temps ces symptomes sont dues à la déshydratation.
goûtez aux passé quarantes variétés de bananes. elles vous fourniront l'apport de potasse!
si vous souffrez le chaud, buvez des noix de coco fraiches et évitez la papaya, aliment chaud!
ne vous exposez pas longtemps au soleil qui est brûlant!
si vous avez besoin d'un medecin ou d'une pharmacie, vous en trouverez des trois branches: allopatie, homéopatie, ayurvéda
logements:
vous trouvez d'innombrables hotels, guesthouses et homestay à des prix variables, chez l'habitant souvent demi-pension comprise, souvent pas d'eau chaude courante (on peut demander un seau d'eau chaude pour la douche), mais jamais assez froide pour vraiment vous raffraichir. clim nécessaire dès la mi-avril jusqu'au début de la mousson (début juin).
déstinations conseillées en voyage au kerala avec les enfants:
bain des éléphants et ballade à dos d'éléphant, parcs aquatiques, endroit par excellence pour rencontrer des familles locales avec leurs enfants, partageant la joie de s'amuser.... c'est vraiment beau de voir les mamans indiennes s'assoir dans les pneus avec leurs enfants et descendre des tobogans d'eau, habillées en saris magnifiques.....visite de fermes, safari ou trekking dans les réserves naturelles, chuttes d'eau, observation des artisants au travail, kathakali, arts martiaux, backwaters
ayurveda
pour se soigner avec un traitement ayurvédique la meilleure saison est la mousson (juin - novembre). les hommes sont massés par des hommes, les femmes par des masseuses. pour qu'un traitement ayurvédique soit efficace au maximum, il est important de prendre d'eventuelles medecine avec précision, boire d'avantage (sauf avis contraire du médecin ayurvédique en cas particuliers)
plages
les plages de kovalam et varkala sont les plus touristiques et connues. mais il y en a d'autres que voici: cherrai beach (ernakulam district), kozhikode (calicut), muzhappilangad et payyambalam (kannur district) et bekal fort (kasargod district)
bon voyage à tous et que vos rêves se réalisent! monique de cochin
comme je reçois beaucoup de vos questions directement en email et sur msn, me voici avec quelques conseils/infos qui pourront répondre à multiples de vos question:
état vraiment particulier de l'inde, clima tropical -
les vêtements:
pour les femmes: soit le 3-pièces local, soit la mode des touristes, enfin, cette mode made in india que vous trouvez aussi chez vous mais qui, n'est absolument jamais portée par la population locale, je nomme ça tourist fashion, en coton légérs sont très confortables. on peut les acheter sur place pour pas cher, donc, évitez de porter des tonnes de fringues qui ne feront que de vous peser durant vos déplacements. par respect pour la culture locale, couvrez toujours vos épaules et vos jambes. évitez les grands décolletés.
pour les hommes: si l'idée de vous vêtir d'un mundu vous plait, sachez que le mundu (tissus noué autour de la taille) vient remonté et noué à la hauteur de la hanche et non à la taille. avant de s'assoir, veuillez le rallonger. t-shirt ou chemise, ne vous balladez pas à torse nu.
pour maintenir votre santé:
chaqun sa propre bouteille, ne la partagez pas, vous ne vous transmettez pas d'éventuels problèmes. buvez impérativement 4 litres d'eau par jour et par personne. souvent je vois des voyageurs qui souffrent de nausée, maux de tête, maux d'estomac, chevilles et autres articulations enfles.... la plupart du temps ces symptomes sont dues à la déshydratation.
goûtez aux passé quarantes variétés de bananes. elles vous fourniront l'apport de potasse!
si vous souffrez le chaud, buvez des noix de coco fraiches et évitez la papaya, aliment chaud!
ne vous exposez pas longtemps au soleil qui est brûlant!
si vous avez besoin d'un medecin ou d'une pharmacie, vous en trouverez des trois branches: allopatie, homéopatie, ayurvéda
logements:
vous trouvez d'innombrables hotels, guesthouses et homestay à des prix variables, chez l'habitant souvent demi-pension comprise, souvent pas d'eau chaude courante (on peut demander un seau d'eau chaude pour la douche), mais jamais assez froide pour vraiment vous raffraichir. clim nécessaire dès la mi-avril jusqu'au début de la mousson (début juin).
déstinations conseillées en voyage au kerala avec les enfants:
bain des éléphants et ballade à dos d'éléphant, parcs aquatiques, endroit par excellence pour rencontrer des familles locales avec leurs enfants, partageant la joie de s'amuser.... c'est vraiment beau de voir les mamans indiennes s'assoir dans les pneus avec leurs enfants et descendre des tobogans d'eau, habillées en saris magnifiques.....visite de fermes, safari ou trekking dans les réserves naturelles, chuttes d'eau, observation des artisants au travail, kathakali, arts martiaux, backwaters
ayurveda
pour se soigner avec un traitement ayurvédique la meilleure saison est la mousson (juin - novembre). les hommes sont massés par des hommes, les femmes par des masseuses. pour qu'un traitement ayurvédique soit efficace au maximum, il est important de prendre d'eventuelles medecine avec précision, boire d'avantage (sauf avis contraire du médecin ayurvédique en cas particuliers)
plages
les plages de kovalam et varkala sont les plus touristiques et connues. mais il y en a d'autres que voici: cherrai beach (ernakulam district), kozhikode (calicut), muzhappilangad et payyambalam (kannur district) et bekal fort (kasargod district)
bon voyage à tous et que vos rêves se réalisent! monique de cochin
bonjour
comment relier ces deux villes, y a t-il des trains, des bus, les deux?
combien d'heures de voyages??
merci
Salut à tous!
Nous préparons avec une amie un super voyage en Inde pour Aout 2012!! :) Au vu de ce que j'ai pu lire dans les différents messages, voici quelques questions que je n'ai pas réussi à éclaircir.
Nous serons 22 jours pleins et 23 nuits sur place. Nous arriverons toutes les deux à Dehli, je repartirai le 23ème jour de Bangalore et cette amie repartira 3 jours plus tard par Mumbai. Dans l'idée, on a envie de voir différentes facettes de l'Inde, de varier entre les grandes villes et les petites, voir le nord comme le sud en circulant en train... Étant donné qu'en aout la mousson est plus intense à l'est, on a décidé de passer par l'ouest.
Je vois un peu partout que faire l'inde du nord et du sud en moins d'un mois, est un peu chaud donc on s'est dit qu'on voulait ne pas faire beaucoup d’arrêts et pas de détours pour profiter. Qu'est ce que vous diriez d'un itinéraire comme celui-ci: On a bien entendu pour projet de visiter Dehli 2-3 jours, Agra une journée puis de visiter surement une seule ville du Rajasthan, comme par exemple Udaipur - qui a l'air d'avoir pas mal d'attrait et de richesses - (l'idée étant toujours de voyager de nuit), puis d'aller 1 à 2 jours dans une petite ville entre Ahmadabad et Mumbai - là bas, il y a un orphelinat que des amis connaissent - (mais seulement si on a assez de temps), puis aller après à Mumbai et y rester quelques jours. Par la suite on voudrait surement prendre un train pendant 24h ou un avion pour rejoindre Trivandrum au Kerala, voir les Backwaters, et nous savons pas encore par quel chemin, mais découvrir le sud et remonter sur Bangalore. L'avantage du train entre Mumbai et Trivandrum c'est la spontanéité, l'avantage de l'avion c'est la durée! On se tâte encore. ;) Est ce que tout ça vous semble faisable?
Mes autres questions concerne le train: Je vois par ci et dans les guides qu'il faut réserver ses billets de train à l'avance, et je vois par là que pas mal de gens disent que ça se fait de réserver dans les dernières 48h. La vérité, c'est qu'on préfèrerait acheter nos billets de train au fil du voyage pour laisser la place à l'impromptu, aux changements et à la spontanéité... En même temps, on n'ira ni durant la haute période touristique, ni durant les vacances scolaires des indiens... Quels sont vos conseils pour des personnes qui voyagent de nuit?
Autrement, je me demande si la durée des trajets de train affichées sur les sites ferroviaires sont fiables ou non, notamment avec la mousson? Est ce que Mumbai - Trivandrum c'est en réalité plus de 24h, trivandrum - Bangalore plus de 16h, Ahmadabad - Mumbai plus de 10h?
Désolée pour la tartine, c'est tout moi! ;) Balancez vos conseils, je prends tout et merci d'avance! :)
Et vive les globetrotteurs! Yiha!
Nous préparons avec une amie un super voyage en Inde pour Aout 2012!! :) Au vu de ce que j'ai pu lire dans les différents messages, voici quelques questions que je n'ai pas réussi à éclaircir.
Nous serons 22 jours pleins et 23 nuits sur place. Nous arriverons toutes les deux à Dehli, je repartirai le 23ème jour de Bangalore et cette amie repartira 3 jours plus tard par Mumbai. Dans l'idée, on a envie de voir différentes facettes de l'Inde, de varier entre les grandes villes et les petites, voir le nord comme le sud en circulant en train... Étant donné qu'en aout la mousson est plus intense à l'est, on a décidé de passer par l'ouest.
Je vois un peu partout que faire l'inde du nord et du sud en moins d'un mois, est un peu chaud donc on s'est dit qu'on voulait ne pas faire beaucoup d’arrêts et pas de détours pour profiter. Qu'est ce que vous diriez d'un itinéraire comme celui-ci: On a bien entendu pour projet de visiter Dehli 2-3 jours, Agra une journée puis de visiter surement une seule ville du Rajasthan, comme par exemple Udaipur - qui a l'air d'avoir pas mal d'attrait et de richesses - (l'idée étant toujours de voyager de nuit), puis d'aller 1 à 2 jours dans une petite ville entre Ahmadabad et Mumbai - là bas, il y a un orphelinat que des amis connaissent - (mais seulement si on a assez de temps), puis aller après à Mumbai et y rester quelques jours. Par la suite on voudrait surement prendre un train pendant 24h ou un avion pour rejoindre Trivandrum au Kerala, voir les Backwaters, et nous savons pas encore par quel chemin, mais découvrir le sud et remonter sur Bangalore. L'avantage du train entre Mumbai et Trivandrum c'est la spontanéité, l'avantage de l'avion c'est la durée! On se tâte encore. ;) Est ce que tout ça vous semble faisable?
Mes autres questions concerne le train: Je vois par ci et dans les guides qu'il faut réserver ses billets de train à l'avance, et je vois par là que pas mal de gens disent que ça se fait de réserver dans les dernières 48h. La vérité, c'est qu'on préfèrerait acheter nos billets de train au fil du voyage pour laisser la place à l'impromptu, aux changements et à la spontanéité... En même temps, on n'ira ni durant la haute période touristique, ni durant les vacances scolaires des indiens... Quels sont vos conseils pour des personnes qui voyagent de nuit?
Autrement, je me demande si la durée des trajets de train affichées sur les sites ferroviaires sont fiables ou non, notamment avec la mousson? Est ce que Mumbai - Trivandrum c'est en réalité plus de 24h, trivandrum - Bangalore plus de 16h, Ahmadabad - Mumbai plus de 10h?
Désolée pour la tartine, c'est tout moi! ;) Balancez vos conseils, je prends tout et merci d'avance! :)
Et vive les globetrotteurs! Yiha!
Bonjour à toute la communauté VF
Je suis en Inde du 1er au 31 aout 2011 avec un pote. Nous arrivons du Sri-Lanka par Chennai. Notre itinéraire, pour l'instant assez vague, et qui compte le rester un peu comprend:
- Train Chennai-Kolkata (avec éventuellement une étape de 1 ou 2 jours pour couper le voyage en train) - Visite du Sikkim (2 semaines environ) - Retour vers Delhi en passant par Varanasi et éventuellement d'autres étapes.
Nous cherchons vraiment à voyager tranquillement, à profiter de tout ce que ce coin de l'Inde a à nous offrir, voyager en stop s'il le faut, camper si besoin.
J'aimerais donc avoir votre avis éclairé sur les questions suivantes:
- Quelle étape envisager entre Chennai et Kolkata? - Le Sikkim en 2 semaines qu'en pensez vous? - Le stop en Inde ça marche? - Le camping en Inde ça marche? (rappel: aout = mousson)
Merci d'avance à tous
Baptiste
Je suis en Inde du 1er au 31 aout 2011 avec un pote. Nous arrivons du Sri-Lanka par Chennai. Notre itinéraire, pour l'instant assez vague, et qui compte le rester un peu comprend:
- Train Chennai-Kolkata (avec éventuellement une étape de 1 ou 2 jours pour couper le voyage en train) - Visite du Sikkim (2 semaines environ) - Retour vers Delhi en passant par Varanasi et éventuellement d'autres étapes.
Nous cherchons vraiment à voyager tranquillement, à profiter de tout ce que ce coin de l'Inde a à nous offrir, voyager en stop s'il le faut, camper si besoin.
J'aimerais donc avoir votre avis éclairé sur les questions suivantes:
- Quelle étape envisager entre Chennai et Kolkata? - Le Sikkim en 2 semaines qu'en pensez vous? - Le stop en Inde ça marche? - Le camping en Inde ça marche? (rappel: aout = mousson)
Merci d'avance à tous
Baptiste
Hi there.
We’re heading to India at the end of December for a month.
I planned an itinerary: Delhi, Nawalgarh, Sikar, Jodhpur, Udaipur, Chittaurgarh, Bundi, Jaipur, Bharatpur, and back to Delhi.
Our driver told us it’s not possible because there are no roads.
He’s suggesting the usual tourist circuit, which we don’t want to do.
What do you think of my route?
Any tips?
Thanks, community!
Hello fellow travelers!
I’m adding my small contribution to the reopening celebration by posting this travel journal from India, made in January 2024. We’re 4 friends (2 couples), and we did a 3-week loop in Rajasthan, stopping by Delhi and Agra (which, as everyone knows, aren’t in Rajasthan 😛). Delhi - Agra - Jaipur - Bundi - Udaipur - Jodhpur - Jaisalmer - Delhi
We rented a car with a driver from Agra to Jaisalmer, 550 € for 14 days. https://chauffeurpriveeninde.com/fr/
We took the train from Delhi to Agra and the plane (Spicejet) from Jaisalmer to Delhi.
Most of the accommodations were booked on Booking before we left.
I’m sharing this story written by Richard and illustrated by me. We dedicate it to Nathalie and Bruno, our amazing travel companions.

I’m adding my small contribution to the reopening celebration by posting this travel journal from India, made in January 2024. We’re 4 friends (2 couples), and we did a 3-week loop in Rajasthan, stopping by Delhi and Agra (which, as everyone knows, aren’t in Rajasthan 😛). Delhi - Agra - Jaipur - Bundi - Udaipur - Jodhpur - Jaisalmer - Delhi
We rented a car with a driver from Agra to Jaisalmer, 550 € for 14 days. https://chauffeurpriveeninde.com/fr/
We took the train from Delhi to Agra and the plane (Spicejet) from Jaisalmer to Delhi.
Most of the accommodations were booked on Booking before we left.
I’m sharing this story written by Richard and illustrated by me. We dedicate it to Nathalie and Bruno, our amazing travel companions.

Mon premier voyage en Inde (en espérant que ce ne sera pas le dernier)
1er jour en Inde, Le 12 octobre 2006 Bombay. Putain quel choc!! J’ai peur, j’appréhende, je suis tout excité, ouvert, fermé! Je ne sais plus du tout ce que je dois penser de tout ça. J’ai une crainte, si notre chambre se faisait dépouiller durant notre absence. Sérieusement je n’ai jamais ressenti la peur à ce point, c’est vraiment bizarre, loin de tout repère, ce qui peut se passer dans la tête de quelqu’un. C’est incroyable!! En fait ce qui se passe, c’est qu’à notre arrivée dans Bombay, nous avons prit le taxi avec une anglaise, de l’aéroport jusqu’à Colaba. Nous avons donc décider de suivre cette anglaise dans un hôtel où elle avait réservée une chambre, on arrive là-bas, pas de chambre pour Marion et moi, le mec affiche complet, bref on repart non sans avoir dit au revoir, adieu même à notre anglaise qui a vraiment été très apeuré à l’idée de rester seule, bon bref. À ce moment y’à un vieux qui arrive et qui nous montre une carte de visite d’un hôtel. Avec Marion on se concerte, et c’est bon on accepte. On prend un taxi et on arrive devant l’hôtel. Déjà c’est un quartier de merde, dans une petite rue encore plus merdique, vraiment!! Sans déconner tout le monde nous regarde l’air un peu mauvais, comme nous sommes avec un indien, les enfants des rues n’osent pas nous assaillir, car la plupart du temps, ils se font dégager à coup de pieds aux cul par les indiens. Donc, on arrive, et dans ces moments tu fermes ta gueule, tu baisses les yeux et tu traces!! On rentre dans l’hôtel. Donc on visite la chambre, elle nous va. On se concerte avec Marion pour savoir combien on donne de backshish au vieux. Nous n’avons aucune notion de la valeur de la roupie à ça moment, nous sommes en Inde depuis à peine deux heures. On décide de lui donner 20 roupies (l’expérience de notre voyage nous apprendras plus tard que 20 roupies, c’est pas mal, enfin! Avec 20 roupies tu fais pas grand chose mais c’est un backshish raisonnable pour des fauchés comme nous, mais çà nous ne le savons pas encore). Nous donnons donc 20 roupies au mec qui fait un peu la gueule en voyant la couleur du bifton qu’on lui donne. Il nous remercie quand même le regard un peu mauvais et va voir le gérant de l’hôtel derrière son comptoir, et là, il lui deux trois mots en hindi, le gérant ne dit rien et approuve juste de la tête. Le vieux se barre. Putain mais qu’est ce qui se passe là?!! Que lui a-t-il dit bordel!!! À ce moment précis je suis prit de la montée d’angoisse la plus puissante que j’ai ressenti de toute ma vie. Qu’est ce qu’il se passe?!! Je soupçonne les indiens présents dans le hall (ils squattent pour regarder la télé) de nous dépouiller notre chambre durant notre absence. Nous n’avons aucun repère culturel de ce pays, on est là que depuis deux heures!! Et là je flippe vraiment ma race comme jamais, Marion ne dit rien mais je la ressens tout aussi angoissé que moi. Dans la chambre c’est un peu la panique, au moment de bouger pour aller bouffer on planque tout sous le lit (à quoi bon?) et on prend le plus important, en gros pas grand chose, quelques médocs et surtout les thunes!! Et on part. En revenant le soir, je ne pense qu’à une chose, la chambre, comment va t-elle cette putain de chambre? En fait rien n’avait bougé, tout ça pour rien. Bref, Bombay!! Vraiment, j’hallucine. En taxi, j’ai cru mourir pleins de fois. Ils roulent comme des cinglés. Ville surpeuplée…poussière…pollution…et surtout la misère. J’ai l’impression de me retrouver dans un roman de Dominique Lapierre. Petit occidental qui débarque au pays de Gandhi avec ses euros et sa grande gueule. Sensations incroyables! Du monde de partout (à coté, Paris est une promenade de santé), des enfants qui dorment, se lavent, mendient sur les trottoirs. Les indiens nous voient arriver à 100 milles. Comment faire pour garder la face? Quand la pression est telle que tu n’a qu’une seule envie, c’est de repartir direct d’où tu viens, la queue entre les jambes et tes euros en poche. Comment faire confiance à des gens en manque de tout, enfin, surtout d’argent. Petite ballade à Colaba, le quartier hyper touristique de Bombay: C’est infernal, putain ça nous a pris le tête. Tous les dix mètres, un mendiant, un commerçant ou un dealer te sautent dessus pour te refourguer un truc, parfois sur deux cents mètres ils te suivent et te forcent à acheter. En même temps, c’est vraiment pénible mais ont-ils le choix? Quand un enfant de six ans te prends par la main et t’emmènes dans une épicerie pour que tu achètes du lait en poudre pour sa petite sœur en t’implorant, t’as juste à fermer ta gueule, être fort pour ne pas chialer et son lait en poudre tu lui achètes, si tu pouvais acheter le magasin entier tu le ferais dans ces moments. Son lait en poudre que je lui ai acheté, peut-être l’a-t-il vendu, mais peut être aussi que sa maman s’en sert encore à l’heure d’aujourd’hui pour nourrir sa petite fille. Alors? Que penser de tout ça? Quoiqu’il en soit Colaba est quand même un quartier de merde où tu es continuellement emmerdé, mais ça fait parti du jeu (si on peut appeler ça un jeu). Nous restons à Bombay deux jours puis ensuite nous filons à Goa plus au sud. Le jour du départ, on prend un taxi qui nous propose une ballade dans Bombay. Dans sa bagnole il a un petit prospectus avec les principales curiosités à voir, spécial routards pressés. Ça tombe bien on à un bus qui part dans 5 ou 6 heures. Et nous voilà partit dans Bombay. Temple jaïns ou nous restons à scotcher sur des chants splendides de femmes, vraiment magnifique…Ensuite un truc dédié au bouddha avec une sorte de petit lac crado (pour ne pas dire vraiment dégueulasse) où quelques enfants se baignent, se lavent et la boivent aussi. Ça paraît inconcevable pour moi, mais c’est comme ça, ils sont immunisés et beaucoup plus résistant que nous pauvres petits occidentaux aseptisés. Les enfants sont ravis de nous voir, en nous voyant, ils enchaînent saltos, sauts périlleux et autres acrobaties. Ils hurlent « photos!! Take photos!! », Marion prends deux ou trois clichés, ils exhibent fièrement leurs biscotos et sautent dans l’eau avec toute leur joie d’avoir été photographié. Moi, je prends la tête à Marion de peur qu’ils ne nous demandent un backshish pour les photos. Finalement, ils ne demandent rien et nous retournons au taxi pour continuer notre tour « spécial touristes ». Chauffeur de taxi à Bombay, c’est un truc de malade, ici pas de priorité à droite où je ne sais quelles règles à la française. Aucune règle de conduite (j’exagère mais c’est l’impression que ça donne), pas de cédez le passage, les voitures s’arrêtent en plein milieu de la route pour faire demi-tour. Il y en a de partout et pourtant tout se passe comme sur des roulettes, je ne sais pas comment c’est possible. Même les flics s’en contrefoutent, de toutes façon la plupart du temps où on les voit, c’est aux croisements surpeuplés où ils essayent de gérer le trafic et puis de toute façon, ils s’en foutent. Un exemple, à notre arrivée à Colaba le premier jour (avec l’anglaise), on était un peu (carrément) perdu, on dit au taxi de s’arrêter pour regarder tous ensemble le plan du quartier . Et là, le mec, il s’arrête, mais il s’arrête en plein milieu de la route, tout le monde gueule, klaxonne mais lui, il s’en fout, il attend qu’on est retrouvé notre chemin car lui aussi est perdu dans cette ville aux dimensions hallucinantes. Sur ce tu as un flic qui arrive, on croit qu’il va geuler, pas du tout, il prend notre plan et on se met à chercher tous ensemble. Il faudra un bus en colère pour que le taxi veuille bien se garer plus loin. Le flic lui, il s’en fout, il dit au chauffeur de bus de se calmer et on repart dans nos recherches. Hallucinant!! Comment gérer le trafic dans ce monstre?! Parfois sur ce que l’on pourrait appeler la périph de Bombay, t’as un mec qui tire une charrette! Mais qu’est ce qu’il fout là au beau milieu des innombrables voitures qui filent sans même le voir?!! Je suis perdu! Qu’est ce que c’est que ce pays de fous. Notre guide chauffeur de taxi nous emmène voir les Tours du Silence (tant convoitée par Charles Duchaussois dans son roman « Flash« ), c’est un sanctuaire où les parsis (une minorité religieuse ultra-riche) ont fait construire quatre tours auxquelles ils accrochent les dépouillent des cadavres pour les offrir aux vautours. Le site est extrêmement bien gardé et nous ne voyons qu’un petit bout de tour, cachés derrière de hauts murs. Bon nous prenons le bus ce soir pour Goa, l’épisode Bombay fut bref mais intense. Nous devons revenir ici pour notre départ le 19 décembre. C’est simple, plus jamais je ne prendrais un bus long trajet en Inde. C’est un truc de malade!! Le chauffeur est complètement taré, ils roulent à des vitesses, comment dire? C’est un malade! Leur conduite ressemble au trafic de Bombay, en gros ils font n’importe quoi mais ils savent ce qu’ils font. Ils doublent dans les virages à des vitesses vertigineuses en déboîtant la plupart du temps au dernier moment et se rabattent de la même façon, parfois si il y a dix cm d’écart entre nous et le camion qui arrive en face c’est le maximum. Marion, elle, elle s’en fout, elle est cool. Je ne sais pas comment elle fait, elle est toute tranquille. En même temps le chauffeur roule comme un fou mais il sait ce qu’il fait. Dans le siège à coté du notre, il y avait un indien qui était raide comme un piquet sur son siège et qui enchaînait les prières et les signes de croix, avec le recul, j’en rigole mais sur le moment je ne faisais pas le fier. 13h de route plu tard on est enfin à Goa. Les indiens sont en plein développement économique. Des maisons sont construites de partout pour accueillir le touriste. C’est bizarre mais, pour certains indiens, c’est comme si l’occident était un idéal. Le salaire moyen d’un indien est de 1100 roupie soit 20 euros. 20 euros… Parfois quand ils nous voient arriver, ils semblent dire « voilà! C’est à ça que je veux ressembler ». Alors toi, t’arrives de France où tu « galères » un peu et tu es confronté à ça, ben sérieusement ça fait bizarre. Comme si tu était un exemple en quelque sorte. À Bombay, notre ami guide chauffeur de taxi m’ouvrait et me fermait la porte, il était à notre entière disposition. C’est trop bizarre comme sensation. Ce sentiment d’être riche, très très riche même. Parfois aussi, leurs regards se ferment à nous (les anciens surtout), comme si ils pensaient que l’occident venait les pervertir, quelque part ils n’ont pas tort. La société de consommation, le capitalisme, l’argent. L’inde a trouvé son but et dans quelques décennies ce sera sûrement une des grandes puissances de ce monde. Peut-être leur niveau de vie sera plus confortable, comme cette famille qui vit à six ou sept dans cette petite hutte au dessous de mon balcon à l’heure où je suis en train d’écrire ces quelques lignes. L’inde trouvera sa voie, mais à quel prix? La perte de leur innocence? Leur regard est tellement pur, profond, beau. Comment peuvent-ils envier l’occident à ce point? L’inde est en plein apprentissage on dirait. Ne serait-ce que les vendeurs d’objets d’arts, de frous-frous, de colliers et autres. Putain, mais ils ne te lâchent pas d’une semelle, parfois t’aurais envie de les envoyer balader, mais c’est leur gagne pain mais leur technique n’est pas très lucrative, ils te prennent la tête plus qu’autre chose, mais comment doivent-ils faire? Où est la solution? Le tourisme en est une et pas des moindres. Elle va y arriver!! J’espère que l’inde va s’en sortir. Elle doit s’en sortir bordel!! Ah comme j’aime ce pays. Ça fait que quatre jours que l’on est ici mais je les aime ces indiens, leur vice me gêne, me prend la tête, leurs apriorie sur les occidentaux aussi mais je les aime. 4 jours, j’ai l’impression que c’est une éternité….c’est dans ces moments que l’on se rend compte que le temps n’est qu’une simple notion et qu’il n’existe pas. Aujourd’hui 4ème jour, on s’est baigné dans la mer d’Oman, l’eau était au moins à 30°, de supers vagues et le truc de fou, des transats, gratos en plus. On est la parfaite panoplie du couple d’occidentaux qui vient faire le beau au milieu de la misère. Des transats quoi!! Un peu plus et on croirait qu’on est milliardaire. C’est une sensation vraiment étrange que celle d’être riche. Sur la plage, toute la journée on croise des femmes indiennes: « hello, how are you? Where do you from.? Do you want massaze? No massaze? Are you sure? Really, no expensive. » Et c’est partit, toi tu décroches pas un mot mais elles, elles enchaînent. Toujours le même pitch, c’est leur gagne pain. Peut-être qu’il y a dix ans elles arrivaient à amadouer le touristes mais là, ça ne marche plus trop. Marion commence à être agacer de leurs méthodes un peu gênantes et assez encombrantes, c’est clair. Déjà Bombay nous avait prit la tête. Ah Bombay! C’est…c’est comment dire? J’en sais rien en fait. Des immeubles sans façades sur des dizaines d’étages, sans eau ni électricité sûrement. Des familles entières s’entassent la dedans. Aux alentours de Victoria Station, les trottoirs sont encombrés de tôles disposées de façon à faire des petites maisons, sur des dizaines et des dizaines de km, les familles vivent ici, les enfants se douchent là. Le plus frappant ce sont les bidon-villes, en arrivant à l’aéroport on les survole. C’est incroyables de voir ces toits de tôles s’étendrent sur des vingtaine de kilomètre (le plus grands bidon-villes d’Asie est à Bombay). C’est assez hallucinant! Les bidon-villes, qu’est ce qu’elle en fait l’ Inde de ses bidon-villes, elle les ignore, les rejette, les laisse crever . Vision d’horreur. Je connais mal l’Inde. J’aimerais apprendre à la connaître mieux, m’acceptera t-elle? Je les aime ces indiens, ils sont trop rigolos parfois. Notre premier soir à Goa, on a été bouffer dans un petit resto, on arrive et là il y a quatre indiens assis à une table, en nous voyant arriver ils se sont affolé d’un coup, tout les quatre à nos petits soins genre un qui nous installe, un autre qui part tout affolé chercher les menus, un autre qui nous observe et un autre qui file en cuisine. C’était vraiment très marrant comme scène de vie. Ensuite, quand on avait la carte en main, ils étaient plantés devant notre table droit comme des I, tout gêné et nous aussi avec Marion on ne savait pas quoi faire, on se sentait vraiment con. Je les aime ces indiens, tellement de touristes doivent les prendre pour de la merde, des moins que rien. Rien que d’y penser, ça me fout le bourdon. Putain ce sont des êtres humains bordel!! L’occident est grand, bon, très bon même mais alors qu’est ce qu’il est con, cet occident qui pète plus haut que son cul!
8ème jour, le 20 octobre 2006
C’est bien cool, on a vraiment l’impression d’être des vacanciers. Demain, nous partons pour Calicut pour deux ou trois jours. Si on veut rester un peu plus longtemps dans le nord, il nous faut pas trop nous attarder dans les villes du sud et faire des choix. Ahh le train en Inde! C’est simple je suis installé à l’endroit où on met les bagages normalement, tellement il y a de monde, pour un peu il doit y en avoir sur le toit. Je n’ai jamais vu un truc pareil, des gens partout, sur les portes bagages, à 8 ou 9 sur des sièges qui en tiennent normalement 4, la chaleur mais surtout les odeurs, il faut dire que les chiottes sont juste à coté. Marion comate en dessous de moi. Ça fait bientôt 20 minutes que l’on est arrêté, pourquoi? Pas la moindre idée. Parfois les trains s’arrêtent 1h pour laisser passer un autre train. Un voyage qui devait durer 4h, finalement on mettra 2h de plus. Quand je pense que je suis le premier à gueuler après la SNCF…Il faudrait que les gueulards comme moi prennent au moins une fois le train en Inde, je pense qu’après ça ils seraient plus calme. Putain j’ai chaud, il fait au moins 40° la dedans, sinon plus. Quand est-ce qu’on repart? Marion dort par à coups, la pauvre. Remarque sur mon perchoir, j’ai peut-être plus les odeurs de pisse que les autres en bas, mais au moins je suis à mon aise, vautré sur les sacs. Tiens? Les indiens me regardent bizarrement, de toute façon, ils nous regardent toujours bizarrement. L’autre fois on fumait une clope dehors avec Marion en train de discuter alors que le train était arrêter en pleine cambrousse, et là t’as un indien qui se met avec nous, alors on le regarde, croyant qu’il va nous parler, non non il se poste en face de nous les yeux grands ouverts et nous observe. On le regarde, on lui sourit et lui ne cille pas d’un poil, il nous regarde toujours. Trop bizarre, il y’en a des occidentaux par ici pourtant, bon il n’y en a pas beaucoup c’est vrai, mais il y’en a. Peut-être que c’est le fait de voir une femme fumer, ça choque les indiens, tu peux pas savoir à quel point, c’est hallucinant. Bon on repart? Oui ou merde!! Y’ en a marre là!! Tout ça pour dire qu’ils me regardent bizarrement. Merde j’ai compris, mes tatanes, j’ai pas enlevé mes tatanes avant de monter sur le porte bagages. Tiens? Marion se réveille, elle est un peu agacée. Qu’est ce que je suis bien là haut. Avachi, seul avec les valises. Bon c’est un peu inconfortable comme position car je suis un peu tordu dans tous les sens mais alors qu’est ce que je suis bien. Ça y est on repart! Normalement, nous arrivons dans 2h30. Marion est vraiment agacée. Moi je trouve ça cool, je suis en train d’écrire ces quelques lignes, c’est cool. Les indiens aussi commencent à s’agacer, tu m’étonnes, ils sont les uns contre les autres. Moi je boirais bien un thé. C’est vraiment excellent ça dans les trains indiens. Les vendeurs (de thé, de café, de frous-frous, de fruits…) naviguent dans les wagons, en faisant l’aller-retour et en psalmodiant toujours la même chose. Au début j’étais étonné et je me demandais ce qu’il se passait. En fait, ils vendent leurs produits. On dirait vraiment qu’ils récitent un mantra. Le train en Inde c’est un sacré bordel! D’ailleurs l’ Inde c’est un sacré bordel, mais c’est trop bon!! Le 26 octobre 2006 Cette différence social entre ce pays et le mien est incroyable, j’y comprend plus rien. Comment peut vivre plus d’un milliards d’êtres humains de cette façon? C’est dingue!!Les conditions sanitaires sont lamentables. La pollution dans les zones urbaines est hallucinante, les villes sont surpeuplées. Comment les indiens supportent ça? Le pire dans les villes, c’est le bruit. C’est un truc de malade. Les voitures klaxonnent continuellement, les rickshaws, les bus même les vélos klaxonnent. Le trafic est tellement dense! Et les règles de conduites inexistantes (j’exagère un peu) mais tout se mélange, il roule à des vitesses qui feraient démissionner sur le champ un CRS français. Pour annoncer leur arrivée, à un carrefour par exemple, ils klaxonnent, pour avertir les piétons qui leur tournent le dos ils klaxonnent aussi, ou pour…..et merde, ils n’arrêtent pas de Klaxonner. À Cochin, l ‘autre jour. On se baladait avec Marion. Pour se parler, il fallait littéralement gueuler, comme en boite de nuit, tellement la pollution sonore était grande. Même les trains klaxonnent. En fait les portes des trains restent ouvertes, ce qui est super agréable pour admirer le paysage, alors on peut s’asseoir et regarder. Le train pour t’avertir d’être vigilant parce qu’il y un poteau ou un tunnel ou je ne sais quoi, et bien le train klaxonne. Les voies sont truffées de poteaux!! Si tu veux dormir dans le train en Inde, mets toi le plus loin possible du wagon de tête!! Ce pays est super, mais putain qu’est ce qu’il est bruyant! C’est hallucinant! Autre truc qui me prends la tête: chercher quelque chose. Ça me fait péter les plombs! Hier, on a tourné une après midi pour trouver un centre d’information touristique, que l’on a même pas trouver même avec une boussole et un plan. C’est simple, depuis quelques jours, j’ai l’impression de faire que chercher. Alors tu cherches un hôtel bon marché qui soit pas trop crade, tu cherches un petit resto où dîner ce soir, tu cherches un site touristique, ou j’en sais rien moi, mais en tout cas tu perds une bonne partie de la journée à chercher. En gros tu prends une journée pour repérer l’endroit où tu veux aller et le lendemain tu y vas mais surtout très tôt!! Le plus rigolo là dedans, c’est que quand tu demandes à un indien un renseignement, la plupart du temps, soit il ne sait pas, soit il t’indique une mauvaise direction. La dernière fois à Margao, on a demandé à trois indiens différents où était la gare, on a eu trois réponses différentes, toutes opposées, ils se donnent le mot c’est pas possible!!!Je commence à me demander ce que je fais ici! Ça me prends la tête. Décidément ce pays n’est pas fait pour le tourisme, remarque c’est pas plus mal. Mais peut-être qu’une meilleure organisation serait la bienvenue. Le 29 octobre 2006 Comment ne pas aimer ce pays? C’est bizarre mais il suffit que je promène seul dans les rues, personne ne me calcule comme si j’étais un indien parmi les indiens, (je suis métisse indien et vietnamien à la peau assez mate), par contre il suffit qu’il y est Marion, alors là c’est la cata, tous les regards se tournent vers nous, enfin, surtout vers elle. Ils sont outrés de la voir habillées comme ça, alors que c’est pourtant assez simple comme tenue. Qu’est ce qu’ils penseraient en étant en France, les mini-jupes, les décolletés et tout, ils hallucineraient. Le pire, c’est quand ils voient Marion fumer, ça les choquent mais à un point. Au bout d’un moment on se sent obliger de se planquer pour fumer en paix. J’aime profondément ce pays, mais il y a un truc qui me chiffonne, c’est l’hygiène, les indiens n’ont aucune notion du danger que peut représenter la pollution. Dans les villes, on peut voir des déchetteries à ciel ouvert, c’est pourri, mais eux s’en contentent. Les indiens jettent tout par terre, un exemple, dans les trains les plateaux repas sont servies dans une grande barquette en plastique, le repas terminé, ils balancent ça par les fenêtres. Le long des voies est parsemée d’ordures en tout genre. Ils ne reçoivent aucune information sur le sujet, c’est pas possible, ou alors ils s’en foutent. Peut-être que dans quelques années les choses bougeront, mais en attendant c’est la merde et c’est vraiment dommage. Tiens! Marion dort les yeux ouverts, une photo vite!! Et merde, je ne trouve pas mon appareil! En plus elle se réveille! Ah non, elle se rendort aussitôt. On va attendre un peu. À titre informatif, nous sommes actuellement à la gare de Madras en train d’attendre notre train pour Bhubaneswar? On va se taper 22h de trajet, c’est chaud! Il aura fallu que je vienne ici pour me rendre compte à quel point j’aime la France. Ce pays je vais le respecter désormais. L’occident est grand, peut-être trop même et j’ai peur que cette grandeur le conduise à sa perte… J’ai plus l’impression de faire une étude sociologique que d’être en vacances. C’est bon j’ai pris 2 clichés de Marion en train de dormir les yeux ouverts. Cool!! Nous revoilà dans le train direction Calcutta. Nous quittons Bhubaneswar. On est posé entre les wagons par terre mais ce n’est pas inconfortable. Pour l’instant disons, on verra l’état de nos fesses demain matin, après 9h de trajet. Aujourd’hui le 5 novembre, je ne me sens pas de très bonne humeur, j’ai pas arrêté de bougonner toute la journée. Pauvre Marion, elle est patiente quand même. Quand je suis dans cet état, je suis chiant comme la mort. Avec Marion, on pense que ce sont mes pauses respiratoires qui me mettent dans ces états de chacal. Parfois le matin, quand je me réveille je suis épuisé, essoufflé. Ça commence à m’inquiéter, mon cœur se fatigue. Il faut absolument que je fasse quelque chose. Aller voir un spécialiste ne me tente pas trop, il va falloir que je me démerde tout seul. J’ai une solution! La sophrologie.
J’ai envie de pleurer, une profonde tristesse m’envahit. C’est pas possible de traiter des êtres humains comme ça!! La façon dont les parias sont traités me dégoûte. Le regard de ce petit garçon qui est en face de moi au moment où j’écris ceci parle pour tous ces opprimés. Karma, mon cul ouais!!! J’ai envie de chialer comme une madeleine. Je retiens mes larmes. Non seulement, les indiens se demanderaient ce qu’il m’arrive, et quant aux autres qui comprendront pourquoi, ben, j’ai tout simplement pas envie qu’ils sachent… Ma claque dans la gueule, je viens de me la ramasser de plein fouet, à toute berzingue. Ce petit garçon, qu’est ce qu’il va voir de son pays? Comment va t-il en sortir? Si il en sort vivant, ce serait déjà une très bonne chose. Il est né paria, il restera paria, point barre. Putain d’ Inde!! Ah elle est belle la classe moyenne, oh comme ils sont beaux les brahmanes avec leurs magnifiques colliers de brahmanes, quel mépris dans leurs regards à la vue de parias. Heureusement, il ne sont pas tous comme ça. Putain d’ Inde!!!! Je suis dégoûté, dégoûté… Mais à un point. Je n’oublierais jamais ce qu’il vient de se passer. Jamais! Je viens de me prendre une grande, très grande leçon de compassion en pleine gueule. Petit enfant esseulé dans la vie et laissé dans un océan de merde! Si encore il savait nager, à mon avis il va vite apprendre, de toute façon il n’a pas le choix. Aucun amour à son égard. Une chose? Un objet? Des bras pour porter? C’est ça cet enfant?!! Karma!! Mon cul!! Putain d’ Inde!!
« I have lost my country »(j’ai perdu mon pays) À ces mots, l’émotion me submerge, mais je ne peux pas me permettre de pleurer devant cet homme qui a dut fuir son pays, sa nation, sa famille. Selon lui, sa maman l’a emmener quand il était encore enfant à la frontière indienne pour le mettre en sécurité. À ce que j’ai compris, sa maman serait retourner au pays, le laissant seul. Apparemment la révolution se fait discrètement dans le plus grand secret. Ce peuple a tout perdu, mais il se bat pour garder son identité. Ce peuple, c’est le peuple tibétain! Dans les monastères restants, les moines enseignent la langue tibétaine aux enfants. Les chinois ayant interdit aux tibétains de parler leur propre langue, ils sont obligés de s’organiser comme ils peuvent. Cet homme est professeur de tibétain en Inde. Selon lui, la situation à Lhassa est catastrophique. Les enfants tibétains préfèrent travailler que d’aller à l ’école, le manque d’argent les poussent à se prostituer dés le plus jeune âge. Ils préfèrent gagner des ronds que d’aller étudier. Voilà ce que la Chine a fait et tout ça dans l’indifférence générale. Il y a plus de chinois au Tibet que de tibétains dans leur propre pays! La plupart ont fuit. Ceux qui sont restés se sont lancés dans las affaires. L’économie de marché. La plupart des monastères ont été détruits, les lamas, emprisonnés illégalement, torturés, tués, massacrés!!! Les femmes tibétaines violées, avortées puis stérilisées….. L’homme que nous avons rencontré n’en veut pas aux chinois. Étant bouddhiste, il ne veut pas cultiver de haine envers son prochain. Il prend l’exemple de la Palestine et D’Israël. Quelque part il n’a pas tort. Selon lui, le Tibet ne perdra jamais son identité culturelle. La raison est que l’identité culturelle du Tibet est en majeure partie dût au bouddhisme. Si le bouddhisme disparaît, disparaîtra avec lui le peuple tibétain.
Le 19 novembre 2006 Nous sommes à Darjeeling depuis deux semaines. Entre temps nous sommes aller à Ganktok dans le Sikkim, puis sur la route du retour nous nous sommes arrêter à Kalimpong. Pour enfin revenir ici, à Darjeeling. Cet endroit est magique. Entourée des montagnes de l’ Himalaya, avec en toile de font le Kangchenjunga, le 3ème plus haut mont du monde qui culmine à 8500 et quelques mètres. Autant dire que la vue est hallucinante. Ici nous ne sommes plus en Inde, Darjeeling est un monde à part. Hormis le quartier des taxi-jeeps tout est plus calme, plus serein que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Les népalais et tibétains sont ici au grand complet. Le bouddhisme est très présent, nous avons été voir le temple où a été découvert le Bardô-thodôl, le livre des morts tibétains où nous avons rencontré un gentil moine qui nous a expliqué toutes les fresques ornant les murs, c’était vraiment très instructif. À Ghoom, un petit bled aux alentours de Darjeeling, on a rencontré un suisse qui vivait en monastère, un mec super, Michel. Sans déconner, il était génial, on a eu un super échange tous les trois. Normalement, nous devions nous revoir à Bodhgaya, mais on ne s’est pas revu. Marion était très déçue et moi aussi. Quoiqu’il en soit Darjeeling est un endroit vraiment bien, calme et serein, mais alors il caille la mort et ce n’est pas encore l’hiver. Dans notre chambre d’hôte on n’a pas le chauffage, les t°c descendent à 2 ou 3degrés la nuit et je me demande si il ne gèlerai pas, on se pelle le cul! Mais c’est une super expérience que d’être ici.
Le 2? Novembre 2006Dis, c’est quoi Bouddhiste?Est ce que tu vois cet arbre là?OuiQuel est son nom?C’est un châtaigner il me semble, mais je ne suis pas certain.Et bien? C’est quoi Bouddhiste?….(?)
Le 1er décembre 2006
Nous avons quitté Bodhgaya où nous sommes resté 5 jours. Nous sommes sur la route pour Bénarès. Ça va être fou!! C’est bizarre mais plus je me rapproche de cette ville et plus je sens son énergie. Nous sommes accompagné de Martine, une française, petite dame d’un certain âge très sympa. Nous l’avons rencontré à Bodhgaya, elle est ici pour remplacer la responsable d’une asso qui est tombée malade. Elle est en Inde depuis deux semaines mais elle s’ennuie un peu au centre, donc quand elle a su que nous partions à Bénarès, elle s’est proposée de venir avec nous deux ou trois jours pour lui changer un peu les idées. Elle en a bien besoin en plus. Elle était déjà venue deux fois en Inde, en voyage organisé, et cette fois elle est venue par ses propres moyens. Et franchement, elle est un peu déphasée, elle pensait connaître l’ Inde, étant déjà venue mais elle s’est vite rendue compte que les voyages organisés ne montraient pas vraiment la réalité du pays, du coup elle s’est prise une méchante claque dans la face, et elle est un peu désorientée. Enfin bon, on verra bien.
Le 05 décembre 2006
Bon, et bien plus que dix jours avant le retour à Bombay. Aujourd’hui, je suis fatigué. Les indiens me saoulent un peu, cette façon qu’ils ont de te dévisager est assez pénible et celle de te prendre pour un con est encore plus énervante! Nous avons quitté Bénarès ce matin. Bénarès…… Outre le tourisme de masse (je n’avais jamais vu autant de touristes dans une ville indienne) qui, à mon goût fausse parfois les relations, Bénarès reste une ville fascinante, follement hallucinante. Déjà en arrivant, le rickshaw qui nous a conduit de Mugalsarai jusqu’à Bénarès nous a sorti le grand jeu, du véritable pilote de circuit, slalomant entre les cycle-pousse, les piétons, les vaches, les voitures. C’était comme dans un jeu vidéo où tu dois éviter le monde et du monde il y en a!!. J’écoutais Marion et Martine se prendre des fous rires à l’arrière du rickshaw à chaque fois que nous rasions d’un peu trop près (et c‘est peu dire, sans déconner) un passant. Enfin bref, c’était un truc de malade; Les ablutions à l’aube sont démentielles, ces indiens qui viennent par milliers se bénir dans le Gange est un « spectacle » hallucinant! Après s’être lavés dans le Gange, les indiens doivent boire l’eau (sacrée) du fleuve, qui soit dit en passant est le fleuve le plus pollué au monde. Ce qui est rigolo, c’est que les femmes se lavent habillées, elles n’ont pas le droit d’ôter leur sari! Après ces cérémonies rythmées par les chants matinaux ainsi que les prières, la journée peut enfin commencer. Bénarès en ville, c’est de la folie pure. Du monde de partout, voitures, rickshaws, piétons, vélos, mais surtout les vaches!! Comment peuvent elles être aussi nombreuses, par troupeaux entiers elles se dandinent dans les rues, c’est dingue!! Il y a un monde fou dans Bénarès, j’ai vécu mon 1er bouchon de piétons ici!! Parfois tu te ballades dans la rues et là y’à une dizaine de mecs qui portent un cadavre sur une planche. Ils chantent, ils dansent, trompettes et tout le tintoin. À un moment, ils avaient carrément assis le corps recouvert d’une couverture, la tête dépassant à l’avant les yeux ouverts….. Ils emmènent le corps au bord du Gange pour le brûler. Ils immergent une première fois le corps dans l’eau pour le bénir puis ils l’installent sur le bûcher et lui mettent le feu. Il y a différents paliers, 3 ou 4 je ne sais plus exactement, en gros plus le corps brûlent haut plus sa caste était élevée. Ils ne brûlent pas tous les corps. Les enfants, les morts de morsures de serpents, les sâdhus ( je crois) et les….vaches!!! Quand ils ne brûlent pas les corps, ils les mettent directement dans le fleuve. C’est le symbole de la sortie du Sâmsara, ils sortent du cycles infernales des réincarnations. Si la vache est sacrée en Inde, c ‘est qu’elle symbolise la mère. Quand la mère ne peut allaiter son enfant, le lait de la vache nourri le nourrisson, la vache prend alors le rôle de mère. Le soir, au coucher du soleil se déroule le Puja, une offrande faite aux Dieux et au Gange, avec danse rituelle, musique et tout et tout. En fait la vie à Bénarès est assez concentrée au bord du Gange et de la religion. Bénarès est une ville absolument incroyable et ne pas s’y être arrêter aurait été une belle connerie de notre part. Enfin maintenant en route pour le Rajasthan!! Ah tiens! Aujourd’hui dans une gare, à même le quai sous une couverture à moitié déchirée, on a vu un cadavre! Sur le quai, comme ça. Comme à Patna, qui soit dit en passant est une grosse ville de merde où vraiment, ça craint pour les occidentaux. Donc à Patna, on se baladait vers un marché pour acheter des biddies et là par terre vers les étales de fruits et légumes, on voit un vieillard par terre, le type était mort et ils l’avaient laissé là, je ne pense pas pour longtemps mais on a trouvé ça assez hallucinant. Tu imagines un peu, tu va faire ton marché au milieu des cadavres qui jonchent le sol!! L’ Inde est vraiment bizarre parfois, c’est clair! Je me dois de m’arrêter un peu sur l’épisode de Bodhgaya. En fait, suis un peu déçu par tous les dogmes, religions et autres… à Bodhgaya, au stupa du Mahabodi, il y a des centaines de pèlerins qui viennent du monde entier pour y faire des…pèlerinages (forcément!). La façon dont ils vénèrent ce lieu, l’arbre où Bouddha a reçu l’illumination en particulier est vraiment bizarre. Je trouve ça curieux la notion de sacralisation. En fait non….je comprends tout à fait que l’homme croit, mais qu’il puisse vénérer à ce point, c’est assez hallucinant. Je crois de moins en moins aux dogmes, tout du moins à certaines pratiques que mettent en œuvre par exemple les bouddhistes tibétains qui tournent autour d’une statue de bouddha pendant je ne sais pas combien de temps…pour moi ces pratiques sont pour le moins bizarres même si je les comprends, je ne peux pas m’empêcher de penser que tout ceci ne sert à rien. En fait, depuis quelques temps je ne crois plus en grand chose. Rien n’est sacré! À part peut-être la nature. Je rêve d’emmener maman en Inde l’année prochaine. Il faut qu’elle vienne voir comment est la vie ici. J’aimerais tant qu’elle le voit de ses yeux, ce pays. Je compte lui payer le voyage. Je lui dois bien ça, car je trouve que je lui en ai quand même fait un peu baver et je ne l’ai pas toujours respecté. Je lui dois bien ça et puis c’est un des ses rêves. Le 15 décembre 2006 Plus que trois jours ici. Nous prenons pour l’avant dernière fois le train, direction Ahmedabad puis ensuite Bombay. Ce voyage m’aura marqué pour toujours! Mais pour être franc, je suis quand même content de rentrer en France. Ces derniers jours je suis un peu agacer de la façon dont beaucoup d’indiens se comportent. Au royaume des aveugles, le borgnes est roi. Les indiens ont parfois la fâcheuse tendance à prendre les occidentaux pour des cons. C’est bizarre mais sept fois sur dix, quand un indiens vient te parler ça va être pour te soutirer de l’argent. Négocier…Négocier…Toujours négocier. C’est un vrai jeu, à la longue un peu fatiguant. Putain, si ils savaient qu’en France je ne suis pas riche; enfin je vis bien quand même. Si ils savaient combien la vie est « difficile » en France peut-être nous prendraient-ils comme des êtres humains et non pas comme des billets de un dollar…certes, ils sont quand même vachement dans la merde. Désormais j’aurais un autre œil de la pauvreté en Francs, surtout chez les jeunes qui se la jouent « victimes de la société ». Certain n’ont pas eu de chance mais aussi beaucoup en profite et se laisse aller à taper la manche. Je ne leur jette pas la pierre, mais quand tu veux t’en sortir en France tu peux y arriver. Putain! Nous sommes dans un pays riche! Profitons de cette chance pour bénéficier du confort matériel et de tout ce qui va avec surtout de l’accès à la culture et de l’ouverture sur le monde que l’on a et qu’ici en Inde, la majorité ne connaisse pas, d’ailleurs en ont-ils besoin? Parfois je sens leur jugement, leurs pensées profondes et je suis sûr que si ils étaient un minimum instruits, mais jamais ils ne penseraient comme ça; ils sont vraiment emprisonnés pour beaucoup, c’est peut-être un peu dur ce que j’écris mais c’est la triste vérité. Parfois j’ai l’impression de me retrouver dans la France profonde, face à des gens qui n’ont jamais sortis leurs fesses de là où ils habitent; c’est incroyable comme sensation que celle d’être face à un ignorant qui te prend pour un con. Être ignorant parmi les ignorants peut-être… J’aime ce pays mais il m’use, me fatigue, me prend la tête. Il y’a un truc hallucinant aussi. C’est le décalage qu’il y a entre les médias (télé) et la réalité. Ce n’est pas un fossé qui sépare les deux mais un gouffre, un canyon, je ne sais pas comment dire tellement la différence est frappante. Dans les spots de pub, on voit une Inde moderne, propre, nickel, organisée, riche, très riche même, aseptisée; pour un peu on se croirait dans un pays nickel! L’ Inde de demain est en direct dans votre salon tous les soirs mesdames et messieurs!! Les médias véhiculent une image occidentalisée de l’Inde. Des femmes fatales qui assument leur sexualité, nous sommes dans un pays qui pratiquent encore l’avortement abusif quand il s’agit d’une fille. À la télé, des femmes qui ont leur mot à dire. Quand je vois les femmes en Inde, j’ai l’impression de voir un film des années 50-60. Femmes soumises qui parlent que dans le doute et une certaine soumission à l’homme. Attention ceci, ’est pas une généralité mais bon…. Quoiqu’il en soit demain après midi, nous serons à Bombay pour deux jours. J’ai hâte de rentrer. Je rêve d’un truc depuis plus d’un mois, c’est d’une tartiflette, bien grasse. La bouffe française me manque, je ne suis pas chauvin, loin de là mais la bouffe française est un festival de saveurs pour les papilles. Là, dans le même wagon que le mien, des indiens chantent depuis une heure au-moins, c’est vraiment très beau et enivrant. Marion, elle dort. Pour parler d’elle, ce voyage nous a beaucoup apporté je pense; pourtant, je ne compte pas les prises de tête et les remises en question, combien de fois on a failli se séparer? C’était parfois une épreuves et on l’a surmonté. Ma relation avec elle ressemble plus à une forte, très très forte amitié mais je l’aime de sentiments amoureux à la fois, c’est assez troublant. J’ai parfois plus l’impression de parler à ma sœur, ma pote, qu’à ma petite amie. C’est vraiment rigolo comme sentiment. Putain, j’en ai plein le cul. Bientôt 6 heures qu’on est entassé les uns sur les autres! Le train en Inde c’est infernal. Le bruit, je n’en parle même pas. Quand tu es en forme, de bonne humeur, ça passe mais il suffit que tu sois un peu fatigué, alors là c’est la cata’. Franchement, je ne comprend pas comment un train met dix heures pour faire 300 bornes… c’est vraiment bizarre. Tiens?! Il y a du mouvement, tout le monde descend ou quoi! Il suffit que j’écrive ces quelques lignes et il n’y aura bientôt plus personne dans le train, c’est peut-être ça l’ironie du sort. Tout simplement, que je me plains pour rien finalement. Je ne compte pas les gens qui font le voyage debout(!!), ils dorment littéralement debout!!! J’ai vraiment de la chance et je me plains. Bon allez plus que trois heures.
21 décembre 2006: le retour en France Il est beaucoup difficile que ce que j’aurai pu imaginer. Je me suis ramassé une putain de claque qui m’a fait très mal. J’ai perdu tout sens de communication avec les français. Mais alors qu’est ce qu’ils font la gueule, c’est incroyable! Et puis, tout va étrangement vite, un exemple, la route pour aller à Arcachon, j’ai trop flippé, les français roulent comme des malades, vite, trop vite même. À mon avis, c’est beaucoup plus dangereux ici qu’en Inde….. Bon, et bien à ceux et celle qui auront eu la patience de lire jusqu'au bout j’espère que vous aurez fait une bonne lecture. Et je vous souhaite à tous pleins de bonnes choses sur votre route.
1er jour en Inde, Le 12 octobre 2006 Bombay. Putain quel choc!! J’ai peur, j’appréhende, je suis tout excité, ouvert, fermé! Je ne sais plus du tout ce que je dois penser de tout ça. J’ai une crainte, si notre chambre se faisait dépouiller durant notre absence. Sérieusement je n’ai jamais ressenti la peur à ce point, c’est vraiment bizarre, loin de tout repère, ce qui peut se passer dans la tête de quelqu’un. C’est incroyable!! En fait ce qui se passe, c’est qu’à notre arrivée dans Bombay, nous avons prit le taxi avec une anglaise, de l’aéroport jusqu’à Colaba. Nous avons donc décider de suivre cette anglaise dans un hôtel où elle avait réservée une chambre, on arrive là-bas, pas de chambre pour Marion et moi, le mec affiche complet, bref on repart non sans avoir dit au revoir, adieu même à notre anglaise qui a vraiment été très apeuré à l’idée de rester seule, bon bref. À ce moment y’à un vieux qui arrive et qui nous montre une carte de visite d’un hôtel. Avec Marion on se concerte, et c’est bon on accepte. On prend un taxi et on arrive devant l’hôtel. Déjà c’est un quartier de merde, dans une petite rue encore plus merdique, vraiment!! Sans déconner tout le monde nous regarde l’air un peu mauvais, comme nous sommes avec un indien, les enfants des rues n’osent pas nous assaillir, car la plupart du temps, ils se font dégager à coup de pieds aux cul par les indiens. Donc, on arrive, et dans ces moments tu fermes ta gueule, tu baisses les yeux et tu traces!! On rentre dans l’hôtel. Donc on visite la chambre, elle nous va. On se concerte avec Marion pour savoir combien on donne de backshish au vieux. Nous n’avons aucune notion de la valeur de la roupie à ça moment, nous sommes en Inde depuis à peine deux heures. On décide de lui donner 20 roupies (l’expérience de notre voyage nous apprendras plus tard que 20 roupies, c’est pas mal, enfin! Avec 20 roupies tu fais pas grand chose mais c’est un backshish raisonnable pour des fauchés comme nous, mais çà nous ne le savons pas encore). Nous donnons donc 20 roupies au mec qui fait un peu la gueule en voyant la couleur du bifton qu’on lui donne. Il nous remercie quand même le regard un peu mauvais et va voir le gérant de l’hôtel derrière son comptoir, et là, il lui deux trois mots en hindi, le gérant ne dit rien et approuve juste de la tête. Le vieux se barre. Putain mais qu’est ce qui se passe là?!! Que lui a-t-il dit bordel!!! À ce moment précis je suis prit de la montée d’angoisse la plus puissante que j’ai ressenti de toute ma vie. Qu’est ce qu’il se passe?!! Je soupçonne les indiens présents dans le hall (ils squattent pour regarder la télé) de nous dépouiller notre chambre durant notre absence. Nous n’avons aucun repère culturel de ce pays, on est là que depuis deux heures!! Et là je flippe vraiment ma race comme jamais, Marion ne dit rien mais je la ressens tout aussi angoissé que moi. Dans la chambre c’est un peu la panique, au moment de bouger pour aller bouffer on planque tout sous le lit (à quoi bon?) et on prend le plus important, en gros pas grand chose, quelques médocs et surtout les thunes!! Et on part. En revenant le soir, je ne pense qu’à une chose, la chambre, comment va t-elle cette putain de chambre? En fait rien n’avait bougé, tout ça pour rien. Bref, Bombay!! Vraiment, j’hallucine. En taxi, j’ai cru mourir pleins de fois. Ils roulent comme des cinglés. Ville surpeuplée…poussière…pollution…et surtout la misère. J’ai l’impression de me retrouver dans un roman de Dominique Lapierre. Petit occidental qui débarque au pays de Gandhi avec ses euros et sa grande gueule. Sensations incroyables! Du monde de partout (à coté, Paris est une promenade de santé), des enfants qui dorment, se lavent, mendient sur les trottoirs. Les indiens nous voient arriver à 100 milles. Comment faire pour garder la face? Quand la pression est telle que tu n’a qu’une seule envie, c’est de repartir direct d’où tu viens, la queue entre les jambes et tes euros en poche. Comment faire confiance à des gens en manque de tout, enfin, surtout d’argent. Petite ballade à Colaba, le quartier hyper touristique de Bombay: C’est infernal, putain ça nous a pris le tête. Tous les dix mètres, un mendiant, un commerçant ou un dealer te sautent dessus pour te refourguer un truc, parfois sur deux cents mètres ils te suivent et te forcent à acheter. En même temps, c’est vraiment pénible mais ont-ils le choix? Quand un enfant de six ans te prends par la main et t’emmènes dans une épicerie pour que tu achètes du lait en poudre pour sa petite sœur en t’implorant, t’as juste à fermer ta gueule, être fort pour ne pas chialer et son lait en poudre tu lui achètes, si tu pouvais acheter le magasin entier tu le ferais dans ces moments. Son lait en poudre que je lui ai acheté, peut-être l’a-t-il vendu, mais peut être aussi que sa maman s’en sert encore à l’heure d’aujourd’hui pour nourrir sa petite fille. Alors? Que penser de tout ça? Quoiqu’il en soit Colaba est quand même un quartier de merde où tu es continuellement emmerdé, mais ça fait parti du jeu (si on peut appeler ça un jeu). Nous restons à Bombay deux jours puis ensuite nous filons à Goa plus au sud. Le jour du départ, on prend un taxi qui nous propose une ballade dans Bombay. Dans sa bagnole il a un petit prospectus avec les principales curiosités à voir, spécial routards pressés. Ça tombe bien on à un bus qui part dans 5 ou 6 heures. Et nous voilà partit dans Bombay. Temple jaïns ou nous restons à scotcher sur des chants splendides de femmes, vraiment magnifique…Ensuite un truc dédié au bouddha avec une sorte de petit lac crado (pour ne pas dire vraiment dégueulasse) où quelques enfants se baignent, se lavent et la boivent aussi. Ça paraît inconcevable pour moi, mais c’est comme ça, ils sont immunisés et beaucoup plus résistant que nous pauvres petits occidentaux aseptisés. Les enfants sont ravis de nous voir, en nous voyant, ils enchaînent saltos, sauts périlleux et autres acrobaties. Ils hurlent « photos!! Take photos!! », Marion prends deux ou trois clichés, ils exhibent fièrement leurs biscotos et sautent dans l’eau avec toute leur joie d’avoir été photographié. Moi, je prends la tête à Marion de peur qu’ils ne nous demandent un backshish pour les photos. Finalement, ils ne demandent rien et nous retournons au taxi pour continuer notre tour « spécial touristes ». Chauffeur de taxi à Bombay, c’est un truc de malade, ici pas de priorité à droite où je ne sais quelles règles à la française. Aucune règle de conduite (j’exagère mais c’est l’impression que ça donne), pas de cédez le passage, les voitures s’arrêtent en plein milieu de la route pour faire demi-tour. Il y en a de partout et pourtant tout se passe comme sur des roulettes, je ne sais pas comment c’est possible. Même les flics s’en contrefoutent, de toutes façon la plupart du temps où on les voit, c’est aux croisements surpeuplés où ils essayent de gérer le trafic et puis de toute façon, ils s’en foutent. Un exemple, à notre arrivée à Colaba le premier jour (avec l’anglaise), on était un peu (carrément) perdu, on dit au taxi de s’arrêter pour regarder tous ensemble le plan du quartier . Et là, le mec, il s’arrête, mais il s’arrête en plein milieu de la route, tout le monde gueule, klaxonne mais lui, il s’en fout, il attend qu’on est retrouvé notre chemin car lui aussi est perdu dans cette ville aux dimensions hallucinantes. Sur ce tu as un flic qui arrive, on croit qu’il va geuler, pas du tout, il prend notre plan et on se met à chercher tous ensemble. Il faudra un bus en colère pour que le taxi veuille bien se garer plus loin. Le flic lui, il s’en fout, il dit au chauffeur de bus de se calmer et on repart dans nos recherches. Hallucinant!! Comment gérer le trafic dans ce monstre?! Parfois sur ce que l’on pourrait appeler la périph de Bombay, t’as un mec qui tire une charrette! Mais qu’est ce qu’il fout là au beau milieu des innombrables voitures qui filent sans même le voir?!! Je suis perdu! Qu’est ce que c’est que ce pays de fous. Notre guide chauffeur de taxi nous emmène voir les Tours du Silence (tant convoitée par Charles Duchaussois dans son roman « Flash« ), c’est un sanctuaire où les parsis (une minorité religieuse ultra-riche) ont fait construire quatre tours auxquelles ils accrochent les dépouillent des cadavres pour les offrir aux vautours. Le site est extrêmement bien gardé et nous ne voyons qu’un petit bout de tour, cachés derrière de hauts murs. Bon nous prenons le bus ce soir pour Goa, l’épisode Bombay fut bref mais intense. Nous devons revenir ici pour notre départ le 19 décembre. C’est simple, plus jamais je ne prendrais un bus long trajet en Inde. C’est un truc de malade!! Le chauffeur est complètement taré, ils roulent à des vitesses, comment dire? C’est un malade! Leur conduite ressemble au trafic de Bombay, en gros ils font n’importe quoi mais ils savent ce qu’ils font. Ils doublent dans les virages à des vitesses vertigineuses en déboîtant la plupart du temps au dernier moment et se rabattent de la même façon, parfois si il y a dix cm d’écart entre nous et le camion qui arrive en face c’est le maximum. Marion, elle, elle s’en fout, elle est cool. Je ne sais pas comment elle fait, elle est toute tranquille. En même temps le chauffeur roule comme un fou mais il sait ce qu’il fait. Dans le siège à coté du notre, il y avait un indien qui était raide comme un piquet sur son siège et qui enchaînait les prières et les signes de croix, avec le recul, j’en rigole mais sur le moment je ne faisais pas le fier. 13h de route plu tard on est enfin à Goa. Les indiens sont en plein développement économique. Des maisons sont construites de partout pour accueillir le touriste. C’est bizarre mais, pour certains indiens, c’est comme si l’occident était un idéal. Le salaire moyen d’un indien est de 1100 roupie soit 20 euros. 20 euros… Parfois quand ils nous voient arriver, ils semblent dire « voilà! C’est à ça que je veux ressembler ». Alors toi, t’arrives de France où tu « galères » un peu et tu es confronté à ça, ben sérieusement ça fait bizarre. Comme si tu était un exemple en quelque sorte. À Bombay, notre ami guide chauffeur de taxi m’ouvrait et me fermait la porte, il était à notre entière disposition. C’est trop bizarre comme sensation. Ce sentiment d’être riche, très très riche même. Parfois aussi, leurs regards se ferment à nous (les anciens surtout), comme si ils pensaient que l’occident venait les pervertir, quelque part ils n’ont pas tort. La société de consommation, le capitalisme, l’argent. L’inde a trouvé son but et dans quelques décennies ce sera sûrement une des grandes puissances de ce monde. Peut-être leur niveau de vie sera plus confortable, comme cette famille qui vit à six ou sept dans cette petite hutte au dessous de mon balcon à l’heure où je suis en train d’écrire ces quelques lignes. L’inde trouvera sa voie, mais à quel prix? La perte de leur innocence? Leur regard est tellement pur, profond, beau. Comment peuvent-ils envier l’occident à ce point? L’inde est en plein apprentissage on dirait. Ne serait-ce que les vendeurs d’objets d’arts, de frous-frous, de colliers et autres. Putain, mais ils ne te lâchent pas d’une semelle, parfois t’aurais envie de les envoyer balader, mais c’est leur gagne pain mais leur technique n’est pas très lucrative, ils te prennent la tête plus qu’autre chose, mais comment doivent-ils faire? Où est la solution? Le tourisme en est une et pas des moindres. Elle va y arriver!! J’espère que l’inde va s’en sortir. Elle doit s’en sortir bordel!! Ah comme j’aime ce pays. Ça fait que quatre jours que l’on est ici mais je les aime ces indiens, leur vice me gêne, me prend la tête, leurs apriorie sur les occidentaux aussi mais je les aime. 4 jours, j’ai l’impression que c’est une éternité….c’est dans ces moments que l’on se rend compte que le temps n’est qu’une simple notion et qu’il n’existe pas. Aujourd’hui 4ème jour, on s’est baigné dans la mer d’Oman, l’eau était au moins à 30°, de supers vagues et le truc de fou, des transats, gratos en plus. On est la parfaite panoplie du couple d’occidentaux qui vient faire le beau au milieu de la misère. Des transats quoi!! Un peu plus et on croirait qu’on est milliardaire. C’est une sensation vraiment étrange que celle d’être riche. Sur la plage, toute la journée on croise des femmes indiennes: « hello, how are you? Where do you from.? Do you want massaze? No massaze? Are you sure? Really, no expensive. » Et c’est partit, toi tu décroches pas un mot mais elles, elles enchaînent. Toujours le même pitch, c’est leur gagne pain. Peut-être qu’il y a dix ans elles arrivaient à amadouer le touristes mais là, ça ne marche plus trop. Marion commence à être agacer de leurs méthodes un peu gênantes et assez encombrantes, c’est clair. Déjà Bombay nous avait prit la tête. Ah Bombay! C’est…c’est comment dire? J’en sais rien en fait. Des immeubles sans façades sur des dizaines d’étages, sans eau ni électricité sûrement. Des familles entières s’entassent la dedans. Aux alentours de Victoria Station, les trottoirs sont encombrés de tôles disposées de façon à faire des petites maisons, sur des dizaines et des dizaines de km, les familles vivent ici, les enfants se douchent là. Le plus frappant ce sont les bidon-villes, en arrivant à l’aéroport on les survole. C’est incroyables de voir ces toits de tôles s’étendrent sur des vingtaine de kilomètre (le plus grands bidon-villes d’Asie est à Bombay). C’est assez hallucinant! Les bidon-villes, qu’est ce qu’elle en fait l’ Inde de ses bidon-villes, elle les ignore, les rejette, les laisse crever . Vision d’horreur. Je connais mal l’Inde. J’aimerais apprendre à la connaître mieux, m’acceptera t-elle? Je les aime ces indiens, ils sont trop rigolos parfois. Notre premier soir à Goa, on a été bouffer dans un petit resto, on arrive et là il y a quatre indiens assis à une table, en nous voyant arriver ils se sont affolé d’un coup, tout les quatre à nos petits soins genre un qui nous installe, un autre qui part tout affolé chercher les menus, un autre qui nous observe et un autre qui file en cuisine. C’était vraiment très marrant comme scène de vie. Ensuite, quand on avait la carte en main, ils étaient plantés devant notre table droit comme des I, tout gêné et nous aussi avec Marion on ne savait pas quoi faire, on se sentait vraiment con. Je les aime ces indiens, tellement de touristes doivent les prendre pour de la merde, des moins que rien. Rien que d’y penser, ça me fout le bourdon. Putain ce sont des êtres humains bordel!! L’occident est grand, bon, très bon même mais alors qu’est ce qu’il est con, cet occident qui pète plus haut que son cul!
8ème jour, le 20 octobre 2006
C’est bien cool, on a vraiment l’impression d’être des vacanciers. Demain, nous partons pour Calicut pour deux ou trois jours. Si on veut rester un peu plus longtemps dans le nord, il nous faut pas trop nous attarder dans les villes du sud et faire des choix. Ahh le train en Inde! C’est simple je suis installé à l’endroit où on met les bagages normalement, tellement il y a de monde, pour un peu il doit y en avoir sur le toit. Je n’ai jamais vu un truc pareil, des gens partout, sur les portes bagages, à 8 ou 9 sur des sièges qui en tiennent normalement 4, la chaleur mais surtout les odeurs, il faut dire que les chiottes sont juste à coté. Marion comate en dessous de moi. Ça fait bientôt 20 minutes que l’on est arrêté, pourquoi? Pas la moindre idée. Parfois les trains s’arrêtent 1h pour laisser passer un autre train. Un voyage qui devait durer 4h, finalement on mettra 2h de plus. Quand je pense que je suis le premier à gueuler après la SNCF…Il faudrait que les gueulards comme moi prennent au moins une fois le train en Inde, je pense qu’après ça ils seraient plus calme. Putain j’ai chaud, il fait au moins 40° la dedans, sinon plus. Quand est-ce qu’on repart? Marion dort par à coups, la pauvre. Remarque sur mon perchoir, j’ai peut-être plus les odeurs de pisse que les autres en bas, mais au moins je suis à mon aise, vautré sur les sacs. Tiens? Les indiens me regardent bizarrement, de toute façon, ils nous regardent toujours bizarrement. L’autre fois on fumait une clope dehors avec Marion en train de discuter alors que le train était arrêter en pleine cambrousse, et là t’as un indien qui se met avec nous, alors on le regarde, croyant qu’il va nous parler, non non il se poste en face de nous les yeux grands ouverts et nous observe. On le regarde, on lui sourit et lui ne cille pas d’un poil, il nous regarde toujours. Trop bizarre, il y’en a des occidentaux par ici pourtant, bon il n’y en a pas beaucoup c’est vrai, mais il y’en a. Peut-être que c’est le fait de voir une femme fumer, ça choque les indiens, tu peux pas savoir à quel point, c’est hallucinant. Bon on repart? Oui ou merde!! Y’ en a marre là!! Tout ça pour dire qu’ils me regardent bizarrement. Merde j’ai compris, mes tatanes, j’ai pas enlevé mes tatanes avant de monter sur le porte bagages. Tiens? Marion se réveille, elle est un peu agacée. Qu’est ce que je suis bien là haut. Avachi, seul avec les valises. Bon c’est un peu inconfortable comme position car je suis un peu tordu dans tous les sens mais alors qu’est ce que je suis bien. Ça y est on repart! Normalement, nous arrivons dans 2h30. Marion est vraiment agacée. Moi je trouve ça cool, je suis en train d’écrire ces quelques lignes, c’est cool. Les indiens aussi commencent à s’agacer, tu m’étonnes, ils sont les uns contre les autres. Moi je boirais bien un thé. C’est vraiment excellent ça dans les trains indiens. Les vendeurs (de thé, de café, de frous-frous, de fruits…) naviguent dans les wagons, en faisant l’aller-retour et en psalmodiant toujours la même chose. Au début j’étais étonné et je me demandais ce qu’il se passait. En fait, ils vendent leurs produits. On dirait vraiment qu’ils récitent un mantra. Le train en Inde c’est un sacré bordel! D’ailleurs l’ Inde c’est un sacré bordel, mais c’est trop bon!! Le 26 octobre 2006 Cette différence social entre ce pays et le mien est incroyable, j’y comprend plus rien. Comment peut vivre plus d’un milliards d’êtres humains de cette façon? C’est dingue!!Les conditions sanitaires sont lamentables. La pollution dans les zones urbaines est hallucinante, les villes sont surpeuplées. Comment les indiens supportent ça? Le pire dans les villes, c’est le bruit. C’est un truc de malade. Les voitures klaxonnent continuellement, les rickshaws, les bus même les vélos klaxonnent. Le trafic est tellement dense! Et les règles de conduites inexistantes (j’exagère un peu) mais tout se mélange, il roule à des vitesses qui feraient démissionner sur le champ un CRS français. Pour annoncer leur arrivée, à un carrefour par exemple, ils klaxonnent, pour avertir les piétons qui leur tournent le dos ils klaxonnent aussi, ou pour…..et merde, ils n’arrêtent pas de Klaxonner. À Cochin, l ‘autre jour. On se baladait avec Marion. Pour se parler, il fallait littéralement gueuler, comme en boite de nuit, tellement la pollution sonore était grande. Même les trains klaxonnent. En fait les portes des trains restent ouvertes, ce qui est super agréable pour admirer le paysage, alors on peut s’asseoir et regarder. Le train pour t’avertir d’être vigilant parce qu’il y un poteau ou un tunnel ou je ne sais quoi, et bien le train klaxonne. Les voies sont truffées de poteaux!! Si tu veux dormir dans le train en Inde, mets toi le plus loin possible du wagon de tête!! Ce pays est super, mais putain qu’est ce qu’il est bruyant! C’est hallucinant! Autre truc qui me prends la tête: chercher quelque chose. Ça me fait péter les plombs! Hier, on a tourné une après midi pour trouver un centre d’information touristique, que l’on a même pas trouver même avec une boussole et un plan. C’est simple, depuis quelques jours, j’ai l’impression de faire que chercher. Alors tu cherches un hôtel bon marché qui soit pas trop crade, tu cherches un petit resto où dîner ce soir, tu cherches un site touristique, ou j’en sais rien moi, mais en tout cas tu perds une bonne partie de la journée à chercher. En gros tu prends une journée pour repérer l’endroit où tu veux aller et le lendemain tu y vas mais surtout très tôt!! Le plus rigolo là dedans, c’est que quand tu demandes à un indien un renseignement, la plupart du temps, soit il ne sait pas, soit il t’indique une mauvaise direction. La dernière fois à Margao, on a demandé à trois indiens différents où était la gare, on a eu trois réponses différentes, toutes opposées, ils se donnent le mot c’est pas possible!!!Je commence à me demander ce que je fais ici! Ça me prends la tête. Décidément ce pays n’est pas fait pour le tourisme, remarque c’est pas plus mal. Mais peut-être qu’une meilleure organisation serait la bienvenue. Le 29 octobre 2006 Comment ne pas aimer ce pays? C’est bizarre mais il suffit que je promène seul dans les rues, personne ne me calcule comme si j’étais un indien parmi les indiens, (je suis métisse indien et vietnamien à la peau assez mate), par contre il suffit qu’il y est Marion, alors là c’est la cata, tous les regards se tournent vers nous, enfin, surtout vers elle. Ils sont outrés de la voir habillées comme ça, alors que c’est pourtant assez simple comme tenue. Qu’est ce qu’ils penseraient en étant en France, les mini-jupes, les décolletés et tout, ils hallucineraient. Le pire, c’est quand ils voient Marion fumer, ça les choquent mais à un point. Au bout d’un moment on se sent obliger de se planquer pour fumer en paix. J’aime profondément ce pays, mais il y a un truc qui me chiffonne, c’est l’hygiène, les indiens n’ont aucune notion du danger que peut représenter la pollution. Dans les villes, on peut voir des déchetteries à ciel ouvert, c’est pourri, mais eux s’en contentent. Les indiens jettent tout par terre, un exemple, dans les trains les plateaux repas sont servies dans une grande barquette en plastique, le repas terminé, ils balancent ça par les fenêtres. Le long des voies est parsemée d’ordures en tout genre. Ils ne reçoivent aucune information sur le sujet, c’est pas possible, ou alors ils s’en foutent. Peut-être que dans quelques années les choses bougeront, mais en attendant c’est la merde et c’est vraiment dommage. Tiens! Marion dort les yeux ouverts, une photo vite!! Et merde, je ne trouve pas mon appareil! En plus elle se réveille! Ah non, elle se rendort aussitôt. On va attendre un peu. À titre informatif, nous sommes actuellement à la gare de Madras en train d’attendre notre train pour Bhubaneswar? On va se taper 22h de trajet, c’est chaud! Il aura fallu que je vienne ici pour me rendre compte à quel point j’aime la France. Ce pays je vais le respecter désormais. L’occident est grand, peut-être trop même et j’ai peur que cette grandeur le conduise à sa perte… J’ai plus l’impression de faire une étude sociologique que d’être en vacances. C’est bon j’ai pris 2 clichés de Marion en train de dormir les yeux ouverts. Cool!! Nous revoilà dans le train direction Calcutta. Nous quittons Bhubaneswar. On est posé entre les wagons par terre mais ce n’est pas inconfortable. Pour l’instant disons, on verra l’état de nos fesses demain matin, après 9h de trajet. Aujourd’hui le 5 novembre, je ne me sens pas de très bonne humeur, j’ai pas arrêté de bougonner toute la journée. Pauvre Marion, elle est patiente quand même. Quand je suis dans cet état, je suis chiant comme la mort. Avec Marion, on pense que ce sont mes pauses respiratoires qui me mettent dans ces états de chacal. Parfois le matin, quand je me réveille je suis épuisé, essoufflé. Ça commence à m’inquiéter, mon cœur se fatigue. Il faut absolument que je fasse quelque chose. Aller voir un spécialiste ne me tente pas trop, il va falloir que je me démerde tout seul. J’ai une solution! La sophrologie.
J’ai envie de pleurer, une profonde tristesse m’envahit. C’est pas possible de traiter des êtres humains comme ça!! La façon dont les parias sont traités me dégoûte. Le regard de ce petit garçon qui est en face de moi au moment où j’écris ceci parle pour tous ces opprimés. Karma, mon cul ouais!!! J’ai envie de chialer comme une madeleine. Je retiens mes larmes. Non seulement, les indiens se demanderaient ce qu’il m’arrive, et quant aux autres qui comprendront pourquoi, ben, j’ai tout simplement pas envie qu’ils sachent… Ma claque dans la gueule, je viens de me la ramasser de plein fouet, à toute berzingue. Ce petit garçon, qu’est ce qu’il va voir de son pays? Comment va t-il en sortir? Si il en sort vivant, ce serait déjà une très bonne chose. Il est né paria, il restera paria, point barre. Putain d’ Inde!! Ah elle est belle la classe moyenne, oh comme ils sont beaux les brahmanes avec leurs magnifiques colliers de brahmanes, quel mépris dans leurs regards à la vue de parias. Heureusement, il ne sont pas tous comme ça. Putain d’ Inde!!!! Je suis dégoûté, dégoûté… Mais à un point. Je n’oublierais jamais ce qu’il vient de se passer. Jamais! Je viens de me prendre une grande, très grande leçon de compassion en pleine gueule. Petit enfant esseulé dans la vie et laissé dans un océan de merde! Si encore il savait nager, à mon avis il va vite apprendre, de toute façon il n’a pas le choix. Aucun amour à son égard. Une chose? Un objet? Des bras pour porter? C’est ça cet enfant?!! Karma!! Mon cul!! Putain d’ Inde!!
« I have lost my country »(j’ai perdu mon pays) À ces mots, l’émotion me submerge, mais je ne peux pas me permettre de pleurer devant cet homme qui a dut fuir son pays, sa nation, sa famille. Selon lui, sa maman l’a emmener quand il était encore enfant à la frontière indienne pour le mettre en sécurité. À ce que j’ai compris, sa maman serait retourner au pays, le laissant seul. Apparemment la révolution se fait discrètement dans le plus grand secret. Ce peuple a tout perdu, mais il se bat pour garder son identité. Ce peuple, c’est le peuple tibétain! Dans les monastères restants, les moines enseignent la langue tibétaine aux enfants. Les chinois ayant interdit aux tibétains de parler leur propre langue, ils sont obligés de s’organiser comme ils peuvent. Cet homme est professeur de tibétain en Inde. Selon lui, la situation à Lhassa est catastrophique. Les enfants tibétains préfèrent travailler que d’aller à l ’école, le manque d’argent les poussent à se prostituer dés le plus jeune âge. Ils préfèrent gagner des ronds que d’aller étudier. Voilà ce que la Chine a fait et tout ça dans l’indifférence générale. Il y a plus de chinois au Tibet que de tibétains dans leur propre pays! La plupart ont fuit. Ceux qui sont restés se sont lancés dans las affaires. L’économie de marché. La plupart des monastères ont été détruits, les lamas, emprisonnés illégalement, torturés, tués, massacrés!!! Les femmes tibétaines violées, avortées puis stérilisées….. L’homme que nous avons rencontré n’en veut pas aux chinois. Étant bouddhiste, il ne veut pas cultiver de haine envers son prochain. Il prend l’exemple de la Palestine et D’Israël. Quelque part il n’a pas tort. Selon lui, le Tibet ne perdra jamais son identité culturelle. La raison est que l’identité culturelle du Tibet est en majeure partie dût au bouddhisme. Si le bouddhisme disparaît, disparaîtra avec lui le peuple tibétain.
Le 19 novembre 2006 Nous sommes à Darjeeling depuis deux semaines. Entre temps nous sommes aller à Ganktok dans le Sikkim, puis sur la route du retour nous nous sommes arrêter à Kalimpong. Pour enfin revenir ici, à Darjeeling. Cet endroit est magique. Entourée des montagnes de l’ Himalaya, avec en toile de font le Kangchenjunga, le 3ème plus haut mont du monde qui culmine à 8500 et quelques mètres. Autant dire que la vue est hallucinante. Ici nous ne sommes plus en Inde, Darjeeling est un monde à part. Hormis le quartier des taxi-jeeps tout est plus calme, plus serein que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Les népalais et tibétains sont ici au grand complet. Le bouddhisme est très présent, nous avons été voir le temple où a été découvert le Bardô-thodôl, le livre des morts tibétains où nous avons rencontré un gentil moine qui nous a expliqué toutes les fresques ornant les murs, c’était vraiment très instructif. À Ghoom, un petit bled aux alentours de Darjeeling, on a rencontré un suisse qui vivait en monastère, un mec super, Michel. Sans déconner, il était génial, on a eu un super échange tous les trois. Normalement, nous devions nous revoir à Bodhgaya, mais on ne s’est pas revu. Marion était très déçue et moi aussi. Quoiqu’il en soit Darjeeling est un endroit vraiment bien, calme et serein, mais alors il caille la mort et ce n’est pas encore l’hiver. Dans notre chambre d’hôte on n’a pas le chauffage, les t°c descendent à 2 ou 3degrés la nuit et je me demande si il ne gèlerai pas, on se pelle le cul! Mais c’est une super expérience que d’être ici.
Le 2? Novembre 2006Dis, c’est quoi Bouddhiste?Est ce que tu vois cet arbre là?OuiQuel est son nom?C’est un châtaigner il me semble, mais je ne suis pas certain.Et bien? C’est quoi Bouddhiste?….(?)
Le 1er décembre 2006
Nous avons quitté Bodhgaya où nous sommes resté 5 jours. Nous sommes sur la route pour Bénarès. Ça va être fou!! C’est bizarre mais plus je me rapproche de cette ville et plus je sens son énergie. Nous sommes accompagné de Martine, une française, petite dame d’un certain âge très sympa. Nous l’avons rencontré à Bodhgaya, elle est ici pour remplacer la responsable d’une asso qui est tombée malade. Elle est en Inde depuis deux semaines mais elle s’ennuie un peu au centre, donc quand elle a su que nous partions à Bénarès, elle s’est proposée de venir avec nous deux ou trois jours pour lui changer un peu les idées. Elle en a bien besoin en plus. Elle était déjà venue deux fois en Inde, en voyage organisé, et cette fois elle est venue par ses propres moyens. Et franchement, elle est un peu déphasée, elle pensait connaître l’ Inde, étant déjà venue mais elle s’est vite rendue compte que les voyages organisés ne montraient pas vraiment la réalité du pays, du coup elle s’est prise une méchante claque dans la face, et elle est un peu désorientée. Enfin bon, on verra bien.
Le 05 décembre 2006
Bon, et bien plus que dix jours avant le retour à Bombay. Aujourd’hui, je suis fatigué. Les indiens me saoulent un peu, cette façon qu’ils ont de te dévisager est assez pénible et celle de te prendre pour un con est encore plus énervante! Nous avons quitté Bénarès ce matin. Bénarès…… Outre le tourisme de masse (je n’avais jamais vu autant de touristes dans une ville indienne) qui, à mon goût fausse parfois les relations, Bénarès reste une ville fascinante, follement hallucinante. Déjà en arrivant, le rickshaw qui nous a conduit de Mugalsarai jusqu’à Bénarès nous a sorti le grand jeu, du véritable pilote de circuit, slalomant entre les cycle-pousse, les piétons, les vaches, les voitures. C’était comme dans un jeu vidéo où tu dois éviter le monde et du monde il y en a!!. J’écoutais Marion et Martine se prendre des fous rires à l’arrière du rickshaw à chaque fois que nous rasions d’un peu trop près (et c‘est peu dire, sans déconner) un passant. Enfin bref, c’était un truc de malade; Les ablutions à l’aube sont démentielles, ces indiens qui viennent par milliers se bénir dans le Gange est un « spectacle » hallucinant! Après s’être lavés dans le Gange, les indiens doivent boire l’eau (sacrée) du fleuve, qui soit dit en passant est le fleuve le plus pollué au monde. Ce qui est rigolo, c’est que les femmes se lavent habillées, elles n’ont pas le droit d’ôter leur sari! Après ces cérémonies rythmées par les chants matinaux ainsi que les prières, la journée peut enfin commencer. Bénarès en ville, c’est de la folie pure. Du monde de partout, voitures, rickshaws, piétons, vélos, mais surtout les vaches!! Comment peuvent elles être aussi nombreuses, par troupeaux entiers elles se dandinent dans les rues, c’est dingue!! Il y a un monde fou dans Bénarès, j’ai vécu mon 1er bouchon de piétons ici!! Parfois tu te ballades dans la rues et là y’à une dizaine de mecs qui portent un cadavre sur une planche. Ils chantent, ils dansent, trompettes et tout le tintoin. À un moment, ils avaient carrément assis le corps recouvert d’une couverture, la tête dépassant à l’avant les yeux ouverts….. Ils emmènent le corps au bord du Gange pour le brûler. Ils immergent une première fois le corps dans l’eau pour le bénir puis ils l’installent sur le bûcher et lui mettent le feu. Il y a différents paliers, 3 ou 4 je ne sais plus exactement, en gros plus le corps brûlent haut plus sa caste était élevée. Ils ne brûlent pas tous les corps. Les enfants, les morts de morsures de serpents, les sâdhus ( je crois) et les….vaches!!! Quand ils ne brûlent pas les corps, ils les mettent directement dans le fleuve. C’est le symbole de la sortie du Sâmsara, ils sortent du cycles infernales des réincarnations. Si la vache est sacrée en Inde, c ‘est qu’elle symbolise la mère. Quand la mère ne peut allaiter son enfant, le lait de la vache nourri le nourrisson, la vache prend alors le rôle de mère. Le soir, au coucher du soleil se déroule le Puja, une offrande faite aux Dieux et au Gange, avec danse rituelle, musique et tout et tout. En fait la vie à Bénarès est assez concentrée au bord du Gange et de la religion. Bénarès est une ville absolument incroyable et ne pas s’y être arrêter aurait été une belle connerie de notre part. Enfin maintenant en route pour le Rajasthan!! Ah tiens! Aujourd’hui dans une gare, à même le quai sous une couverture à moitié déchirée, on a vu un cadavre! Sur le quai, comme ça. Comme à Patna, qui soit dit en passant est une grosse ville de merde où vraiment, ça craint pour les occidentaux. Donc à Patna, on se baladait vers un marché pour acheter des biddies et là par terre vers les étales de fruits et légumes, on voit un vieillard par terre, le type était mort et ils l’avaient laissé là, je ne pense pas pour longtemps mais on a trouvé ça assez hallucinant. Tu imagines un peu, tu va faire ton marché au milieu des cadavres qui jonchent le sol!! L’ Inde est vraiment bizarre parfois, c’est clair! Je me dois de m’arrêter un peu sur l’épisode de Bodhgaya. En fait, suis un peu déçu par tous les dogmes, religions et autres… à Bodhgaya, au stupa du Mahabodi, il y a des centaines de pèlerins qui viennent du monde entier pour y faire des…pèlerinages (forcément!). La façon dont ils vénèrent ce lieu, l’arbre où Bouddha a reçu l’illumination en particulier est vraiment bizarre. Je trouve ça curieux la notion de sacralisation. En fait non….je comprends tout à fait que l’homme croit, mais qu’il puisse vénérer à ce point, c’est assez hallucinant. Je crois de moins en moins aux dogmes, tout du moins à certaines pratiques que mettent en œuvre par exemple les bouddhistes tibétains qui tournent autour d’une statue de bouddha pendant je ne sais pas combien de temps…pour moi ces pratiques sont pour le moins bizarres même si je les comprends, je ne peux pas m’empêcher de penser que tout ceci ne sert à rien. En fait, depuis quelques temps je ne crois plus en grand chose. Rien n’est sacré! À part peut-être la nature. Je rêve d’emmener maman en Inde l’année prochaine. Il faut qu’elle vienne voir comment est la vie ici. J’aimerais tant qu’elle le voit de ses yeux, ce pays. Je compte lui payer le voyage. Je lui dois bien ça, car je trouve que je lui en ai quand même fait un peu baver et je ne l’ai pas toujours respecté. Je lui dois bien ça et puis c’est un des ses rêves. Le 15 décembre 2006 Plus que trois jours ici. Nous prenons pour l’avant dernière fois le train, direction Ahmedabad puis ensuite Bombay. Ce voyage m’aura marqué pour toujours! Mais pour être franc, je suis quand même content de rentrer en France. Ces derniers jours je suis un peu agacer de la façon dont beaucoup d’indiens se comportent. Au royaume des aveugles, le borgnes est roi. Les indiens ont parfois la fâcheuse tendance à prendre les occidentaux pour des cons. C’est bizarre mais sept fois sur dix, quand un indiens vient te parler ça va être pour te soutirer de l’argent. Négocier…Négocier…Toujours négocier. C’est un vrai jeu, à la longue un peu fatiguant. Putain, si ils savaient qu’en France je ne suis pas riche; enfin je vis bien quand même. Si ils savaient combien la vie est « difficile » en France peut-être nous prendraient-ils comme des êtres humains et non pas comme des billets de un dollar…certes, ils sont quand même vachement dans la merde. Désormais j’aurais un autre œil de la pauvreté en Francs, surtout chez les jeunes qui se la jouent « victimes de la société ». Certain n’ont pas eu de chance mais aussi beaucoup en profite et se laisse aller à taper la manche. Je ne leur jette pas la pierre, mais quand tu veux t’en sortir en France tu peux y arriver. Putain! Nous sommes dans un pays riche! Profitons de cette chance pour bénéficier du confort matériel et de tout ce qui va avec surtout de l’accès à la culture et de l’ouverture sur le monde que l’on a et qu’ici en Inde, la majorité ne connaisse pas, d’ailleurs en ont-ils besoin? Parfois je sens leur jugement, leurs pensées profondes et je suis sûr que si ils étaient un minimum instruits, mais jamais ils ne penseraient comme ça; ils sont vraiment emprisonnés pour beaucoup, c’est peut-être un peu dur ce que j’écris mais c’est la triste vérité. Parfois j’ai l’impression de me retrouver dans la France profonde, face à des gens qui n’ont jamais sortis leurs fesses de là où ils habitent; c’est incroyable comme sensation que celle d’être face à un ignorant qui te prend pour un con. Être ignorant parmi les ignorants peut-être… J’aime ce pays mais il m’use, me fatigue, me prend la tête. Il y’a un truc hallucinant aussi. C’est le décalage qu’il y a entre les médias (télé) et la réalité. Ce n’est pas un fossé qui sépare les deux mais un gouffre, un canyon, je ne sais pas comment dire tellement la différence est frappante. Dans les spots de pub, on voit une Inde moderne, propre, nickel, organisée, riche, très riche même, aseptisée; pour un peu on se croirait dans un pays nickel! L’ Inde de demain est en direct dans votre salon tous les soirs mesdames et messieurs!! Les médias véhiculent une image occidentalisée de l’Inde. Des femmes fatales qui assument leur sexualité, nous sommes dans un pays qui pratiquent encore l’avortement abusif quand il s’agit d’une fille. À la télé, des femmes qui ont leur mot à dire. Quand je vois les femmes en Inde, j’ai l’impression de voir un film des années 50-60. Femmes soumises qui parlent que dans le doute et une certaine soumission à l’homme. Attention ceci, ’est pas une généralité mais bon…. Quoiqu’il en soit demain après midi, nous serons à Bombay pour deux jours. J’ai hâte de rentrer. Je rêve d’un truc depuis plus d’un mois, c’est d’une tartiflette, bien grasse. La bouffe française me manque, je ne suis pas chauvin, loin de là mais la bouffe française est un festival de saveurs pour les papilles. Là, dans le même wagon que le mien, des indiens chantent depuis une heure au-moins, c’est vraiment très beau et enivrant. Marion, elle dort. Pour parler d’elle, ce voyage nous a beaucoup apporté je pense; pourtant, je ne compte pas les prises de tête et les remises en question, combien de fois on a failli se séparer? C’était parfois une épreuves et on l’a surmonté. Ma relation avec elle ressemble plus à une forte, très très forte amitié mais je l’aime de sentiments amoureux à la fois, c’est assez troublant. J’ai parfois plus l’impression de parler à ma sœur, ma pote, qu’à ma petite amie. C’est vraiment rigolo comme sentiment. Putain, j’en ai plein le cul. Bientôt 6 heures qu’on est entassé les uns sur les autres! Le train en Inde c’est infernal. Le bruit, je n’en parle même pas. Quand tu es en forme, de bonne humeur, ça passe mais il suffit que tu sois un peu fatigué, alors là c’est la cata’. Franchement, je ne comprend pas comment un train met dix heures pour faire 300 bornes… c’est vraiment bizarre. Tiens?! Il y a du mouvement, tout le monde descend ou quoi! Il suffit que j’écrive ces quelques lignes et il n’y aura bientôt plus personne dans le train, c’est peut-être ça l’ironie du sort. Tout simplement, que je me plains pour rien finalement. Je ne compte pas les gens qui font le voyage debout(!!), ils dorment littéralement debout!!! J’ai vraiment de la chance et je me plains. Bon allez plus que trois heures.
21 décembre 2006: le retour en France Il est beaucoup difficile que ce que j’aurai pu imaginer. Je me suis ramassé une putain de claque qui m’a fait très mal. J’ai perdu tout sens de communication avec les français. Mais alors qu’est ce qu’ils font la gueule, c’est incroyable! Et puis, tout va étrangement vite, un exemple, la route pour aller à Arcachon, j’ai trop flippé, les français roulent comme des malades, vite, trop vite même. À mon avis, c’est beaucoup plus dangereux ici qu’en Inde….. Bon, et bien à ceux et celle qui auront eu la patience de lire jusqu'au bout j’espère que vous aurez fait une bonne lecture. Et je vous souhaite à tous pleins de bonnes choses sur votre route.
MON VOYAGE A CALCUTTA
Je suis rentrée de l'Inde lundi aprés midi 7 janvier 2008... malheureusement la vie continue! Mais ce voyage en Inde, mon long séjour à Calcutta a été inoubliable, ces 2 semaines en ce Pays incroyable qui est l'Inde a été une de plus belles expériences de ma vie... Et mon souhaite est de pouvoir y retourner encore... bientôt!
Lors que l'avion dimanche soir 6 janvier a quitté Calcutta, moi et ma soeur avons commencé à pleurer en voyant au sous de nous la ville pleine de lumières que s'éloignait de plus en plus. C'était comme si nous quittons notre propre Pays. Maintenant je comprend parfaitement les gens qui aime l'Inde, qui elle veut toujours y retourner. Ce pays me manque déjà beaucoup... surtout les gens!
Le voyage avec Emirates Air a été super (je conseille vivement cette compagnie aérienne), d'abord nous sommes arrivées à Dubai et ensuite nous avons pris un autre avion de la même compagnie pour Kolkata Calcutta! Quelle emotion... tout de suite nous avons compris d'avoir quitté complétement l'occident.
La chaleur, les odeurs inoubliables, un mix de smog, encense, epices, le trafic complétement fou, le bruit, les clacsons, en comparaison Paris semble une ville de provence! Et puis le son de la langue bengalaise, les gens qui bougent la tête pour dire oui et qui ne se stresse jamais. Te raconter de l'Inde, de Calcutta, de son peuple, n'aurait pas fin... C'est une ville qui parle avec le coeur, avec leur façon d'être, de vivre, fait surtout de simplicité, des choses que nous, ici en occident, nous avons oublié trop interessés aux choses artificielles, materielles, au consumisme...
En discutant avec ma soeur nous avons compri que malgré nous aimons certaines de nos habitudes occidentaux, en quelque sort nous nous sommes ressenti plus proches à ces gens qui des fois vivent encore comme dans le passé, les petits magasins, les petits bars sur le trottoir ou' on vend des boissons et des repas et dont le soir pour s'éclaircir ont des bougies, les marchés de fruits/légumes ou' utilisent encore les balances à l'ancienne avec les poids, les femmes qui des fois lavent leur linge et leur vaisselle à la fontaine... M'a donné l'impression d'être des fois comme à l'époque de mes parents lors qui etient enfants... un peu comme retourner dans le passé...
L'INDE... Oui ce pays est entré dans mon coeur! Déjà avant de partir je detestais un peu notre monde occidental trop pris de choses plus materielles que spirituelles... Et maintenant que je suis retournée je deteste encore un peu plus ce monde ou' je suis obligée de vivre, ou' la gens souvent se prend la tête pour des problémes vraiment stupides, ou' on se stresse pour rien, ou' on râle pour tout... mais maintenant je cherche de m'occuper encore de moins en moins de tout ça, je n'ai plus aucun intêret pour tout ça...
J'ai vu des réalités aussi terribles, dûres... Ici les clochards sont vraiment chanceux en comparaison. Là il n'y a pas le quartier riche et le quartier pauvre. Là est surtout tout mélangé, à côté d'un beau pavillon, prés d'un grand hôtel, d'un shopping center, tu trouves sur les troittoirs des gens, des familles qui vivent là avec leur enfants, très peu de choses, qui vivent sur la rue et leur problème est surtout ou' trouver à manger pour vivre. Des fois nous faisons les dificiles pour la nourriture, j'ai vu aussi femmes, enfants, chercher dans les ordures ensemble à chiens errants, aux corbeaux quelque chose à manger. Je me demande comment dans les années 2008 on peut encore avoir autant de gens pauvres dans ce monde, mais vraiment pauvres, car là la pauvreté est differente de notre pauvreté, là bas les vrai pauvres sont vraiment pauvres, ils ne possedent vraiment rien. Ce sont des réalités très dûres à voire et on se demande pourquoi il y a tout ça dans ce monde. Il faut voir avec ses propres yeux pour y croire. Des fois nous avons preuvés de shocks émotionnels fort en voyant des choses dans la rue, mais les gens pauvre là bas vivent leur propre misére avec beaucoup de dignité...
Pendant notre séjour nous avons eu contacts exclusivement avec des gens hindi et nous les avons trouvé très gentils, amicales, chaleureux. Le lieu ou' nous étions hebergé, une guest-house, était un endroit joli, propre, comme si nous étions "chez nous". Les employés très gentils et disponibles et le patron de la maison un homme un peu âgé mais très simpatique et conviviale. Un jour sa femme Katu, en compagnie de sa copine Aneeta, nous ont aménées à faire un shopping day, nous avons passé une journée très sympa en leur compagnie, elles avaient de très jolis saree et nous avons aussi pris une photo tous les 2 ensemble!
Le coût de la vie là bas pour nous occidentaux est très bas. Même pour une smicarde comme moi. Avec très peu euros tu peux vivre ta vacance en te déplaçant en taxi (là bas un taxi coute très peu, nous avons payé de 80 centimes à 3 euro maximum!), en plus est le meilleur moyen pour se déplacer, il y a aussi le métro qui est très propre (le métro de Paris devrait prendre example!) et il n'y a pas du tout de mauvaises odeurs comme ici (les indiens sont très propres, ils se lavent souvent même dans la rue!) et en plus déssert tous les quartiers du centre ville. Avec 200 Euro chacune moi et ma soeur avons veçu 2 semaines, transports / nourriture / visites culturelles /shopping. Nous avons visités les vieux quartiers coloniaux du BBD Bagh (ou' il y a le Bureau du Tourisme), Esplanade, la grande Mosquée, Park Street la rue commerciale avec Camac Street, le lac Rabindra Sarobar avec un joli grand parc ou' on trouves de jeunes couples, les familles qui font pic-nic, les jeunes qui jouent à cricket, la Birla Academy of Art and Culture avec la statue géant d'un Buddha, l'expo' d'anciennes statues hinduistes et bouddistes, les peintures du peintre hindi Bikash Bhattacharjee, le temple de la Dea Kali, le marché de Kalighat, le New Market (mais on a pas trop aimé car trop touristique), le joli marché de Dakshinapan Dhakuria, Chowringhee Road ou' nous avons visité le beau musée Nehru Children's Museum ou' il y a une grande collection sur 3 étages de poupées de tous les pays du monde et l'histoire du Mahabaratha refaite avec des belles petites statues, le Victoria Memorial avec le parc Madan, la merveilleuse maison du philosophe/poéte Tagore, le temple jain de Sitahl Nath avec des mosaiques fait avec du verre de Murano, l'Indian Museum, la tombe de Mère Thérese, et puis le fleuve Hoogly, plein de fidéles, le bruit de cloches et du corne qui appellent à la priére, partout de fleurs à offrir aux dieux hinduistes, les bramins, les femmes avec leur saree de tous les couleurs, les enfants qui ont a envie de serrer dans les bras, les vaches sacrés qui marchent dans le trafic... bref, une bombe d'emotions!!!
Car l'Inde n'est pas seulement et exclusivement la misère, est aussi un pays riche de culture, traditions, les gens sont merveilleux avec leur simplicité, convivialité... Nous avons perdu tout ça... Maintenant que je suis rentrée en Europe, à Paris, je dis merci à ce voyage à Calcutta, pour m'avoir permis d'avoir ramené une tonne de merveilleux souvenirs qui vont m'aider au long de l'année... et quand je sors dehors, quand je me regarde autour de moi, je vois les gens si "froides" toujours pressées, etc... je "ferme" les yeux et je penses aux gens de Calcutta, aux enfants de là bas, aux gens que j'ai rencontré pendant ce voyage et ça me rechauffe le coeur...
Calcutta tu es dans mon coeur... j'espère te revoir bientôt!
Je suis rentrée de l'Inde lundi aprés midi 7 janvier 2008... malheureusement la vie continue! Mais ce voyage en Inde, mon long séjour à Calcutta a été inoubliable, ces 2 semaines en ce Pays incroyable qui est l'Inde a été une de plus belles expériences de ma vie... Et mon souhaite est de pouvoir y retourner encore... bientôt!
Lors que l'avion dimanche soir 6 janvier a quitté Calcutta, moi et ma soeur avons commencé à pleurer en voyant au sous de nous la ville pleine de lumières que s'éloignait de plus en plus. C'était comme si nous quittons notre propre Pays. Maintenant je comprend parfaitement les gens qui aime l'Inde, qui elle veut toujours y retourner. Ce pays me manque déjà beaucoup... surtout les gens!
Le voyage avec Emirates Air a été super (je conseille vivement cette compagnie aérienne), d'abord nous sommes arrivées à Dubai et ensuite nous avons pris un autre avion de la même compagnie pour Kolkata Calcutta! Quelle emotion... tout de suite nous avons compris d'avoir quitté complétement l'occident.
La chaleur, les odeurs inoubliables, un mix de smog, encense, epices, le trafic complétement fou, le bruit, les clacsons, en comparaison Paris semble une ville de provence! Et puis le son de la langue bengalaise, les gens qui bougent la tête pour dire oui et qui ne se stresse jamais. Te raconter de l'Inde, de Calcutta, de son peuple, n'aurait pas fin... C'est une ville qui parle avec le coeur, avec leur façon d'être, de vivre, fait surtout de simplicité, des choses que nous, ici en occident, nous avons oublié trop interessés aux choses artificielles, materielles, au consumisme...
En discutant avec ma soeur nous avons compri que malgré nous aimons certaines de nos habitudes occidentaux, en quelque sort nous nous sommes ressenti plus proches à ces gens qui des fois vivent encore comme dans le passé, les petits magasins, les petits bars sur le trottoir ou' on vend des boissons et des repas et dont le soir pour s'éclaircir ont des bougies, les marchés de fruits/légumes ou' utilisent encore les balances à l'ancienne avec les poids, les femmes qui des fois lavent leur linge et leur vaisselle à la fontaine... M'a donné l'impression d'être des fois comme à l'époque de mes parents lors qui etient enfants... un peu comme retourner dans le passé...
L'INDE... Oui ce pays est entré dans mon coeur! Déjà avant de partir je detestais un peu notre monde occidental trop pris de choses plus materielles que spirituelles... Et maintenant que je suis retournée je deteste encore un peu plus ce monde ou' je suis obligée de vivre, ou' la gens souvent se prend la tête pour des problémes vraiment stupides, ou' on se stresse pour rien, ou' on râle pour tout... mais maintenant je cherche de m'occuper encore de moins en moins de tout ça, je n'ai plus aucun intêret pour tout ça...
J'ai vu des réalités aussi terribles, dûres... Ici les clochards sont vraiment chanceux en comparaison. Là il n'y a pas le quartier riche et le quartier pauvre. Là est surtout tout mélangé, à côté d'un beau pavillon, prés d'un grand hôtel, d'un shopping center, tu trouves sur les troittoirs des gens, des familles qui vivent là avec leur enfants, très peu de choses, qui vivent sur la rue et leur problème est surtout ou' trouver à manger pour vivre. Des fois nous faisons les dificiles pour la nourriture, j'ai vu aussi femmes, enfants, chercher dans les ordures ensemble à chiens errants, aux corbeaux quelque chose à manger. Je me demande comment dans les années 2008 on peut encore avoir autant de gens pauvres dans ce monde, mais vraiment pauvres, car là la pauvreté est differente de notre pauvreté, là bas les vrai pauvres sont vraiment pauvres, ils ne possedent vraiment rien. Ce sont des réalités très dûres à voire et on se demande pourquoi il y a tout ça dans ce monde. Il faut voir avec ses propres yeux pour y croire. Des fois nous avons preuvés de shocks émotionnels fort en voyant des choses dans la rue, mais les gens pauvre là bas vivent leur propre misére avec beaucoup de dignité...
Pendant notre séjour nous avons eu contacts exclusivement avec des gens hindi et nous les avons trouvé très gentils, amicales, chaleureux. Le lieu ou' nous étions hebergé, une guest-house, était un endroit joli, propre, comme si nous étions "chez nous". Les employés très gentils et disponibles et le patron de la maison un homme un peu âgé mais très simpatique et conviviale. Un jour sa femme Katu, en compagnie de sa copine Aneeta, nous ont aménées à faire un shopping day, nous avons passé une journée très sympa en leur compagnie, elles avaient de très jolis saree et nous avons aussi pris une photo tous les 2 ensemble!
Le coût de la vie là bas pour nous occidentaux est très bas. Même pour une smicarde comme moi. Avec très peu euros tu peux vivre ta vacance en te déplaçant en taxi (là bas un taxi coute très peu, nous avons payé de 80 centimes à 3 euro maximum!), en plus est le meilleur moyen pour se déplacer, il y a aussi le métro qui est très propre (le métro de Paris devrait prendre example!) et il n'y a pas du tout de mauvaises odeurs comme ici (les indiens sont très propres, ils se lavent souvent même dans la rue!) et en plus déssert tous les quartiers du centre ville. Avec 200 Euro chacune moi et ma soeur avons veçu 2 semaines, transports / nourriture / visites culturelles /shopping. Nous avons visités les vieux quartiers coloniaux du BBD Bagh (ou' il y a le Bureau du Tourisme), Esplanade, la grande Mosquée, Park Street la rue commerciale avec Camac Street, le lac Rabindra Sarobar avec un joli grand parc ou' on trouves de jeunes couples, les familles qui font pic-nic, les jeunes qui jouent à cricket, la Birla Academy of Art and Culture avec la statue géant d'un Buddha, l'expo' d'anciennes statues hinduistes et bouddistes, les peintures du peintre hindi Bikash Bhattacharjee, le temple de la Dea Kali, le marché de Kalighat, le New Market (mais on a pas trop aimé car trop touristique), le joli marché de Dakshinapan Dhakuria, Chowringhee Road ou' nous avons visité le beau musée Nehru Children's Museum ou' il y a une grande collection sur 3 étages de poupées de tous les pays du monde et l'histoire du Mahabaratha refaite avec des belles petites statues, le Victoria Memorial avec le parc Madan, la merveilleuse maison du philosophe/poéte Tagore, le temple jain de Sitahl Nath avec des mosaiques fait avec du verre de Murano, l'Indian Museum, la tombe de Mère Thérese, et puis le fleuve Hoogly, plein de fidéles, le bruit de cloches et du corne qui appellent à la priére, partout de fleurs à offrir aux dieux hinduistes, les bramins, les femmes avec leur saree de tous les couleurs, les enfants qui ont a envie de serrer dans les bras, les vaches sacrés qui marchent dans le trafic... bref, une bombe d'emotions!!!
Car l'Inde n'est pas seulement et exclusivement la misère, est aussi un pays riche de culture, traditions, les gens sont merveilleux avec leur simplicité, convivialité... Nous avons perdu tout ça... Maintenant que je suis rentrée en Europe, à Paris, je dis merci à ce voyage à Calcutta, pour m'avoir permis d'avoir ramené une tonne de merveilleux souvenirs qui vont m'aider au long de l'année... et quand je sors dehors, quand je me regarde autour de moi, je vois les gens si "froides" toujours pressées, etc... je "ferme" les yeux et je penses aux gens de Calcutta, aux enfants de là bas, aux gens que j'ai rencontré pendant ce voyage et ça me rechauffe le coeur...
Calcutta tu es dans mon coeur... j'espère te revoir bientôt!
Bonjour à tous,
Je vais partir en mars dans le Tamil Nadu, j'y resterai 16 jours. peut-être 17.
Pouvez m'aidez sachant que le critère numéro 1 n'est pas de faire la course. ce qui m'oblige à faire des choix entre les merveilleux sites... j'aime aussi visiter les villes, me perdre dans les rues, ...
ITINERAIRE:
CHENAI le 15/03 : arrivée à 2 h du matin et départ le soir même : bus de nuit direction Madurai
- MADURAI le 16/03 matin - départ le 20 matin - KODAIKANNAL le 20/03 fin milieu d'après midi - départ le 24 - THANJAVUR Entre le 24 et le 28 visite de Tirichirapalli / Tajore /Kumbakonam est il possible de voir traquillement ces sites en si peu de jours? je préfère voir que 2 sites et prendre mon temps que voir tout et bâcler les visites... dans quelle ville séjourner ? Thanjavur ou trichy? le choix de ces sites est il un bon choix ou il y a mieux? le site de mahabalipuram m'a l'air pas mal non plus. - FIN DU VOYAGE A PONDICHERY le 28 /03 et retour le 01/04 (avion le soir à Chenai)- envie de flâner à Pudu.... ou peut être le retour le 02/04 le soir
QUESTION Quel est le tarif moyen d'entrée de ces sites?
Merci de votre aide. Sibylle
Je vais partir en mars dans le Tamil Nadu, j'y resterai 16 jours. peut-être 17.
Pouvez m'aidez sachant que le critère numéro 1 n'est pas de faire la course. ce qui m'oblige à faire des choix entre les merveilleux sites... j'aime aussi visiter les villes, me perdre dans les rues, ...
ITINERAIRE:
CHENAI le 15/03 : arrivée à 2 h du matin et départ le soir même : bus de nuit direction Madurai
- MADURAI le 16/03 matin - départ le 20 matin - KODAIKANNAL le 20/03 fin milieu d'après midi - départ le 24 - THANJAVUR Entre le 24 et le 28 visite de Tirichirapalli / Tajore /Kumbakonam est il possible de voir traquillement ces sites en si peu de jours? je préfère voir que 2 sites et prendre mon temps que voir tout et bâcler les visites... dans quelle ville séjourner ? Thanjavur ou trichy? le choix de ces sites est il un bon choix ou il y a mieux? le site de mahabalipuram m'a l'air pas mal non plus. - FIN DU VOYAGE A PONDICHERY le 28 /03 et retour le 01/04 (avion le soir à Chenai)- envie de flâner à Pudu.... ou peut être le retour le 02/04 le soir
QUESTION Quel est le tarif moyen d'entrée de ces sites?
Merci de votre aide. Sibylle


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j'habite la haute savoie j'ai 27 ans, et souhaite entreprendre le voyage de ma vie, celui qui j'espere va m'ouvrir l'esprit ainsi que la sagesse que je recherche....Je souhaite partir 3 mois de janvier 2011 a avril 2011 en inde ou au Nepal voir faire new dehli katmandou a pieds ou location moto, de plus je souhaiterai suivre un seminaire bouddhiste mais je suis perdu complet. Es qu'il faut mieu ne faire qu'un seul pays comment puis je louer une moto pour me deplacer si je ne revien pas sur mon point de départ. Que pensez vous aussi entre une initiation bouddhique en inde ou au Nepal ?. je pratique beaucoup le méditation mais ne suis que débutant dans le bouddhisme toutefois j'ai une passion incompréhensible pour bouddha. Je ne sais pas par où commencer...
vous remerciant d'avance pour le temps qui vous prendrez à lire et peut être me repondre. Merci et à très bientôt




jochi
😄😄😄😉Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Bonjour à tous,
Ceux qui m'ont vu sur le Forum qui traite des Philippines vont se dire "Que fait elle là?" Et bien oui, je ne susi aps encore fixée!! Nous voulons partir 15 jours en novembre, juste après le vacances de la toussaint avec mon mari. Nous visions les Philippines mais je ne susi pas fan de l'avion et c'est quand même super loin! Bon, vos me direz, une fois dedans.. Mais quand même...
En 2009, nous avons fait le rajasthan : une partie (jamais terminée) sur mon ancien blog du récit de ce merveilleux voyage
http://eternitedelinstant.blogspot.fr/p/recit-de-voyage.html
Donc, comme beaucoup, piqués par le virus INDE, nous nous sommes dit "Et pourquoi pas le sud?". J'ai donc contacté Maharajah Driver, l'agence avec qui nous avions fait notre circuit. le professionnalisme de cette agence a contribué à la réussite 100% de notre voyage. Autant au niveau du choix des villes (bon, les grands classique quand même), qu'au niveau du choix des hôtels. Là elle avait su comprendre nos attentes et c'est dans des forts, des Havelis, des guest housse ou des hotels pleins de charmes que nous nous somme toujours arrêtés! Béatrice la responsable, est française et la préparation en français de ce voyage en a été simplifié. J evous les conseille vivement. Mais je m'égare... J'ai donc demandé à Béatrice de nous budgéter 15 jours en Inde du sud et malheureusement, elle ne fait que le nord mais m'a indiqué une agence que j'ai contacté. Dans les 24 h ils m'ont donné une idée d'itinéraire, mais en me disant d'oublier tout ce que j'avais vu au nord. Il est vrai que nous voulons changer, mais j'ai peur d'être déçue en découvrant le sud... Il me parle de temples, de plages et de cultures... C'est aléchant aussi!
Day 01 – Arrive Chennai and in Chennai Day 02 – Chennai / Kancheepuram / Mahabalipuram Day 03 – mahabalipuram Day 04 – Mahabalipuram / Pondicherry Day 05 – Pondicherry / Tanjore Day 06 – Tanjore / Trichy Day 07 – trichy / Rameshwaram Day 08 – Rameshwaram / Madurai Day 09 – Madurai / Periyar Day 10- Periyar / Munnar Day 11 – Munnar Day 12 – Munnar / Allepey Day 13 – Allepey Day 14 – Allepey / cochin Day 15 – Cochin Day 16 – Departure
ce circuit vous parait-il faisable, pas trop lourd? je connais les routes indiennes et la lenteur du traffic... nous ne voulons pas passer notre vie sur les routes...mais plutôt profiter et s'impregner.. c'est un voyage certes, mais un peu aussi des vacances... Pour le moment je ne connais pas non plus le tarif.... si certains d'entre vous ont des idées de prix... des conseils...
J'ai adoré les Avelis, les forts.. un grand luxe pour nous européens.. mais à la mode indienne. On avait adoré ça... Peur de trouver du beaucoup moins charmant... je sais pas, c'est sans doute une idée fausse que je me fais...
POur ça que je viens vers vous pour que vous puissiez m'en parler, me donner l'envie, me vendre le sud.. me faire rêver quoi?! Vous verrez sur mon site (celui dont je mets le lien un peu plus haut), mes photos.. faites une recherche par tags sur l'inde. L'inde m'a ré-ouverte à la photo et je compte bien revenir avec autant de belles images de notre prochain voyage....
Merci pour votre aide.
Barbara
Donc, comme beaucoup, piqués par le virus INDE, nous nous sommes dit "Et pourquoi pas le sud?". J'ai donc contacté Maharajah Driver, l'agence avec qui nous avions fait notre circuit. le professionnalisme de cette agence a contribué à la réussite 100% de notre voyage. Autant au niveau du choix des villes (bon, les grands classique quand même), qu'au niveau du choix des hôtels. Là elle avait su comprendre nos attentes et c'est dans des forts, des Havelis, des guest housse ou des hotels pleins de charmes que nous nous somme toujours arrêtés! Béatrice la responsable, est française et la préparation en français de ce voyage en a été simplifié. J evous les conseille vivement. Mais je m'égare... J'ai donc demandé à Béatrice de nous budgéter 15 jours en Inde du sud et malheureusement, elle ne fait que le nord mais m'a indiqué une agence que j'ai contacté. Dans les 24 h ils m'ont donné une idée d'itinéraire, mais en me disant d'oublier tout ce que j'avais vu au nord. Il est vrai que nous voulons changer, mais j'ai peur d'être déçue en découvrant le sud... Il me parle de temples, de plages et de cultures... C'est aléchant aussi!
Day 01 – Arrive Chennai and in Chennai Day 02 – Chennai / Kancheepuram / Mahabalipuram Day 03 – mahabalipuram Day 04 – Mahabalipuram / Pondicherry Day 05 – Pondicherry / Tanjore Day 06 – Tanjore / Trichy Day 07 – trichy / Rameshwaram Day 08 – Rameshwaram / Madurai Day 09 – Madurai / Periyar Day 10- Periyar / Munnar Day 11 – Munnar Day 12 – Munnar / Allepey Day 13 – Allepey Day 14 – Allepey / cochin Day 15 – Cochin Day 16 – Departure
ce circuit vous parait-il faisable, pas trop lourd? je connais les routes indiennes et la lenteur du traffic... nous ne voulons pas passer notre vie sur les routes...mais plutôt profiter et s'impregner.. c'est un voyage certes, mais un peu aussi des vacances... Pour le moment je ne connais pas non plus le tarif.... si certains d'entre vous ont des idées de prix... des conseils...
J'ai adoré les Avelis, les forts.. un grand luxe pour nous européens.. mais à la mode indienne. On avait adoré ça... Peur de trouver du beaucoup moins charmant... je sais pas, c'est sans doute une idée fausse que je me fais...
POur ça que je viens vers vous pour que vous puissiez m'en parler, me donner l'envie, me vendre le sud.. me faire rêver quoi?! Vous verrez sur mon site (celui dont je mets le lien un peu plus haut), mes photos.. faites une recherche par tags sur l'inde. L'inde m'a ré-ouverte à la photo et je compte bien revenir avec autant de belles images de notre prochain voyage....
Merci pour votre aide.
Barbara
Bonjour amis voyageurs,
Nous partons ma sœur et moi trois semaines en Inde du sud en janvier 2011, et nous souhaitons voyager "a la roots", c'est a dire en ne prévoyant que les grandes lignes pour préserver la spontanéité, et partir a la découverte de l'Inde profonde loin des visites culturelles "classiques", plus proches de la nature et de la population rurale.
Y en aurait il parmi vous qui auraient vécu ce type d'expérience, quels sont les sites vers lesquels je pourrais m'aiguiller, quels sont les risques?
Merci de vos réponses tous les commentaires sont les bienvenus! 😛
Bonjour ALL, 🙂
aaahh nous avons un peu de changement de program et comme d'habitude je vous ecrit a avoir vos conseils si presiiu
nous sommes 4 et nous avons 12 jours pour traverser de SUD au NORD
Chennai - Kanyakumari - Madurai - Bangalore - Hyderabad - Nanded - Bhopal - Varanasi - Delhi est-ce une bonne idee de faire tout ce trajet en TRAIN indien?? ou bien vous conseirez d'autres choses!!!
en fait nous voulons faire qqk chose de fous et rapide et dynamique
je pense pour avoir une TOUCHE de l'inde c'est un bon trajet merci de vos reponses JP🙂
Chennai - Kanyakumari - Madurai - Bangalore - Hyderabad - Nanded - Bhopal - Varanasi - Delhi est-ce une bonne idee de faire tout ce trajet en TRAIN indien?? ou bien vous conseirez d'autres choses!!!
en fait nous voulons faire qqk chose de fous et rapide et dynamique
je pense pour avoir une TOUCHE de l'inde c'est un bon trajet merci de vos reponses JP🙂
Bonjour,
le voyage en Inde se rapproche pour deux amis et moi, nousnous préparons activement cependant nous aimrions avoir la "méthode " pour prendre le train en Inde. Nous arriverons à Delhi et je pense que nous prendrons un premier train vers Chandigarh.
merci de votre aide🙂
le voyage en Inde se rapproche pour deux amis et moi, nousnous préparons activement cependant nous aimrions avoir la "méthode " pour prendre le train en Inde. Nous arriverons à Delhi et je pense que nous prendrons un premier train vers Chandigarh.
merci de votre aide🙂
Bonsoir à vous, les connaisseurs de l'Inde :)
Je m'apprête à partir pour mon premier voyage dans ce pays, seule, et pour la première fois hors d'Europe... J'ai donc quelques questions de dernière minute concernant mon itinéraire et quelques détails pratiques !
J'ai, après de longues interrogations, décidé de m'envoler pour l'Inde du Sud parce que c'est tout simplement la zone qui m'attirait le plus... Cependant, l'espace est vaste et les choix difficiles ; je compte donc sur vos précieux avis pour boucler mes préparatifs !
Je dispose d'environ 45 jours et j'atterris / décolle de Chennai ce qui me contraint plus ou moins à former une boucle. J'avais dans un premier temps décidé de me concentrer uniquement sur le Tamil Nadu et le Kerala mais certains commentaires lus ici même m'ont donné envie de pousser jusqu'au Karnakata... Et puis, je ne sais pas si j'aurai l'occasion de revenir prochainement en Inde... A moi donc de m'organiser pour atteindre ce but :x
J'atterrirai donc d'ici trois jours à Chennai, en début de matinée. Je n'ai fait aucune réservation pour la nuit que je compte y passer ; j'imagine que je n'aurai pas de mal à trouver un hébergement ? Je ne vais pas vous demander de me recommander des guesthouses mais peut-être plutôt de m'orienter vers un quartier où je trouverai facilement et à des prix abordables ! Par ailleurs, je souhaiterais me procurer des vêtements qui fassent un peu plus "couleur locale" : que me recommandez-vous et où ?
De manière générale, j'aimerais ne réserver aucun hébergement lors de mon voyage, si possible. J'ai cru comprendre qu'hors périodes de fête, il était tout à fait faisable de trouver un toit le jour-même ; confirmez-vous ? Lors de mes voyages précédents, j'ai toujours réservé mes nuits à l'avance et chaque fois j'ai regretté de n'avoir pu passer plus de jours à tel endroit ou d'en avoir passé trop à tel autre... Question subsidiaire : si je ne réserve pas les nuits, je ne réserve pas non plus les trains... Mais j'ai l'impression qu'il n'est pas si facile que ça que de trouver un train. Il me reste toujours la solution du bus, c'est certain mais bon... Est-il réalisable par exemple de réserver un train pour le lendemain voire pour le jour même ?
Je vais rentrer dans les dédales de mon itinéraire prévisionnel maintenant 😏 !
De Chennai, je voudrais rejoindre, aucune surprise, Mamallapuram. Mais j'aimerais également aller à Gingee... Les guides, quand ils mentionnent l'endroit, n'évoquent pas de liaison entre Mamallapuram et Gingee ; en existe-t-il une ? Où dois-je y faire un saut à partir de Tiruvannamalai (qui, je dois le reconnaitre, mais peut-être me détromperez-vous ne m'intéresse pas des masses) ?
J'aimerais éviter Pondichéry mais j'ai des difficultés à trouver une étape entre Mamallapuram / Gingee et le Chettinad : Chidambaram ? Kumbakonam ? Thanjavur ? Trichy ? Lesquelles de ces villes me conseilleriez-vous ? Je suis ouverte à toute autre idée aussi !
Pour le Chettinad, je ne sais pas trop comment m'organiser... J'ai oublié de préciser au début de mon post que je suis une backpacker donc pour cette région un peu plus à l'écart des parcours touristiques, fort peu décrite dans les guides qui plus est, je me demande comment faire... Dois-je parcourir le Chettinad en voiture avec chauffeur pour 1 ou 2 jours ? Apparemment il faut rayonner à partir de Karaikkudi mais je n'en sais pas plus... Peut-être est-il aussi possible de louer un scooter, une moto dans cette ville ?
Je compte ensuite me rendre à Rameswharam, puis à Madurai pour descendre à Kanyakumari. Et miracle je n'ai pas de questions sur cette partie de mon parcours !
De là j'envisage de rejoindre Kollam puis Allepey. De là, j'aimerais aller à Kumily / Thekkady pour éventuellement aller à Periyar ou simplement visiter les jardins d'épices... Puis j'irai à Munnar et Kochi pour ensuite monter tranquillement en direction du Karnakata... Je ne sais où m'arrêter sur le chemin donc j'attends toutes vos recommandations ! Ooty éventuellement, pour le trajet en train !
J'hésite également concernant les réserves naturelles, comme beaucoup d'autres voyageurs... Les commentaires sur Wayanad sont vraiment positifs mais je m'interroge sur le permis à obtenir : quel est le délai nécessaire ? Est-ce un problème d'être seule ? Et par où entrer dans la réserve ? Si je me décide pour Wayanad, je zapperai Periyar mais du coup je ne sais où aller pour les plantations d'épices... J'imagine que l'on doit en voir beaucoup mais bon, c'est toujours plus simple avec quelques recommandations !
Dans le Karnakata, j'envisage de me rendre à Mysore / Belur / Hampi / Badami puis de rejoindre Chennai pour mon vol retour. Combien de temps pensez-vous que je devrais réserver à ces différents endroits ? Si je manquais un peu de temps, serait-il possible de faire un circuit en voiture avec guide-chauffeur au départ de Mysore par exemple ? Le problème est que je ne sais pas à quelle date j'y arriverai donc je ne peux rien prévoir à l'avance...
Je ne sais pas si je parviendrai à aller partout dans toutes les villes que j'ai citées... J'adapterai une fois sur place, il n'est pas évident de prévoir un itinéraire sans avoir jamais mis un orteil en Inde...
Si, en plus des questions que j'ai posées, vous avez des remarques à me faire ou des conseils supplémentaires à me donner, je suis tout ouïe 😉
Une dernière question pour la route tout de même : j'aimerais intégrer à mon parcours une ou deux adresses de charme pour y passer une ou deux nuits. Par charme je n'entends pas luxe, au contraire ! Mais disons des adresses un peu originales, qui sortent un peu de l'ordinaire, bien qu'en Inde tout me semble extraordinaire ! Si vous avez des idées...
Il ne me reste plus qu'à vous remercier d'avoir lu mon pavé et à attendre quelques indications de votre part 🙂 Moi, je lance le compte à rebours 😏
Cockatoo
Je m'apprête à partir pour mon premier voyage dans ce pays, seule, et pour la première fois hors d'Europe... J'ai donc quelques questions de dernière minute concernant mon itinéraire et quelques détails pratiques !
J'ai, après de longues interrogations, décidé de m'envoler pour l'Inde du Sud parce que c'est tout simplement la zone qui m'attirait le plus... Cependant, l'espace est vaste et les choix difficiles ; je compte donc sur vos précieux avis pour boucler mes préparatifs !
Je dispose d'environ 45 jours et j'atterris / décolle de Chennai ce qui me contraint plus ou moins à former une boucle. J'avais dans un premier temps décidé de me concentrer uniquement sur le Tamil Nadu et le Kerala mais certains commentaires lus ici même m'ont donné envie de pousser jusqu'au Karnakata... Et puis, je ne sais pas si j'aurai l'occasion de revenir prochainement en Inde... A moi donc de m'organiser pour atteindre ce but :x
J'atterrirai donc d'ici trois jours à Chennai, en début de matinée. Je n'ai fait aucune réservation pour la nuit que je compte y passer ; j'imagine que je n'aurai pas de mal à trouver un hébergement ? Je ne vais pas vous demander de me recommander des guesthouses mais peut-être plutôt de m'orienter vers un quartier où je trouverai facilement et à des prix abordables ! Par ailleurs, je souhaiterais me procurer des vêtements qui fassent un peu plus "couleur locale" : que me recommandez-vous et où ?
De manière générale, j'aimerais ne réserver aucun hébergement lors de mon voyage, si possible. J'ai cru comprendre qu'hors périodes de fête, il était tout à fait faisable de trouver un toit le jour-même ; confirmez-vous ? Lors de mes voyages précédents, j'ai toujours réservé mes nuits à l'avance et chaque fois j'ai regretté de n'avoir pu passer plus de jours à tel endroit ou d'en avoir passé trop à tel autre... Question subsidiaire : si je ne réserve pas les nuits, je ne réserve pas non plus les trains... Mais j'ai l'impression qu'il n'est pas si facile que ça que de trouver un train. Il me reste toujours la solution du bus, c'est certain mais bon... Est-il réalisable par exemple de réserver un train pour le lendemain voire pour le jour même ?
Je vais rentrer dans les dédales de mon itinéraire prévisionnel maintenant 😏 !
De Chennai, je voudrais rejoindre, aucune surprise, Mamallapuram. Mais j'aimerais également aller à Gingee... Les guides, quand ils mentionnent l'endroit, n'évoquent pas de liaison entre Mamallapuram et Gingee ; en existe-t-il une ? Où dois-je y faire un saut à partir de Tiruvannamalai (qui, je dois le reconnaitre, mais peut-être me détromperez-vous ne m'intéresse pas des masses) ?
J'aimerais éviter Pondichéry mais j'ai des difficultés à trouver une étape entre Mamallapuram / Gingee et le Chettinad : Chidambaram ? Kumbakonam ? Thanjavur ? Trichy ? Lesquelles de ces villes me conseilleriez-vous ? Je suis ouverte à toute autre idée aussi !
Pour le Chettinad, je ne sais pas trop comment m'organiser... J'ai oublié de préciser au début de mon post que je suis une backpacker donc pour cette région un peu plus à l'écart des parcours touristiques, fort peu décrite dans les guides qui plus est, je me demande comment faire... Dois-je parcourir le Chettinad en voiture avec chauffeur pour 1 ou 2 jours ? Apparemment il faut rayonner à partir de Karaikkudi mais je n'en sais pas plus... Peut-être est-il aussi possible de louer un scooter, une moto dans cette ville ?
Je compte ensuite me rendre à Rameswharam, puis à Madurai pour descendre à Kanyakumari. Et miracle je n'ai pas de questions sur cette partie de mon parcours !
De là j'envisage de rejoindre Kollam puis Allepey. De là, j'aimerais aller à Kumily / Thekkady pour éventuellement aller à Periyar ou simplement visiter les jardins d'épices... Puis j'irai à Munnar et Kochi pour ensuite monter tranquillement en direction du Karnakata... Je ne sais où m'arrêter sur le chemin donc j'attends toutes vos recommandations ! Ooty éventuellement, pour le trajet en train !
J'hésite également concernant les réserves naturelles, comme beaucoup d'autres voyageurs... Les commentaires sur Wayanad sont vraiment positifs mais je m'interroge sur le permis à obtenir : quel est le délai nécessaire ? Est-ce un problème d'être seule ? Et par où entrer dans la réserve ? Si je me décide pour Wayanad, je zapperai Periyar mais du coup je ne sais où aller pour les plantations d'épices... J'imagine que l'on doit en voir beaucoup mais bon, c'est toujours plus simple avec quelques recommandations !
Dans le Karnakata, j'envisage de me rendre à Mysore / Belur / Hampi / Badami puis de rejoindre Chennai pour mon vol retour. Combien de temps pensez-vous que je devrais réserver à ces différents endroits ? Si je manquais un peu de temps, serait-il possible de faire un circuit en voiture avec guide-chauffeur au départ de Mysore par exemple ? Le problème est que je ne sais pas à quelle date j'y arriverai donc je ne peux rien prévoir à l'avance...
Je ne sais pas si je parviendrai à aller partout dans toutes les villes que j'ai citées... J'adapterai une fois sur place, il n'est pas évident de prévoir un itinéraire sans avoir jamais mis un orteil en Inde...
Si, en plus des questions que j'ai posées, vous avez des remarques à me faire ou des conseils supplémentaires à me donner, je suis tout ouïe 😉
Une dernière question pour la route tout de même : j'aimerais intégrer à mon parcours une ou deux adresses de charme pour y passer une ou deux nuits. Par charme je n'entends pas luxe, au contraire ! Mais disons des adresses un peu originales, qui sortent un peu de l'ordinaire, bien qu'en Inde tout me semble extraordinaire ! Si vous avez des idées...
Il ne me reste plus qu'à vous remercier d'avoir lu mon pavé et à attendre quelques indications de votre part 🙂 Moi, je lance le compte à rebours 😏
Cockatoo
Bonjour
Voyager au Rajasthan en individuel ne presente pas de difficultees, train, bus ... pas plus difficiles que les autres pays du sud est asiatique.
Habitue a voyager 3 mois par an, en Asie, Birmanie, Laos Vietnam Cambodge ... nous pensions que le Rajasthan ne nous poserait pas trop de soucis
durant 4 semaines, du 17 janvier au 17 Mars nous avons a notre rythme decouvert la region.
Nous avions occulte plusieurs choses, la journee 20 degrees, la nuit 10 degrees, les chambres sont de vrais glacieres dans les Havelis, pas de chauffage, bien souvent oblige de dormir tout habile.
Le pire n etait pas la, les centres des villes du Rajasthan sont pollue par les rejets industriels, les rejets des vehicules qui circulent, la poussiere, bref Paris ressemble au niveau respirable a une station des alpes, tres rapidement comme beaucoup de touristes nous etions sous anti toussif.
Voyager en train, meme en prenant la seconde classe sleeper ne met pas a l abri de certains soucis, les compartiments sont tres sales, tout donne l impression que depuis leur mise en service les wagons n ont pas ete nettoyes, sans compter les sollicitations pesantes tout au long du trajet.
Se ballader, presente un reel danger, comment eviter de marcher sur une bousse de vache ou sur des excrements de porcs, de glisser dans une rigole d egout a ciel ouvert, il faut une reelle agilite.
Il nous est egalement arrive, dans des restaurants frequentes par des touristes occidentaux de retrouver dans nos assiettes ou dans nos verres des traces des precedents consommateurs, donc comme tout le monde nous n avons pas echappe a une tourista redoutable, calmee par de l immodiom.
Bilan positif du sejour, une perte de poids de 6 kg en un mois, pas mal pour 4 semaines..
Ce compte rendu ne plaira pas a tous, mais il correspond a la realite.
J PIERRE
Voyager au Rajasthan en individuel ne presente pas de difficultees, train, bus ... pas plus difficiles que les autres pays du sud est asiatique.
Habitue a voyager 3 mois par an, en Asie, Birmanie, Laos Vietnam Cambodge ... nous pensions que le Rajasthan ne nous poserait pas trop de soucis
durant 4 semaines, du 17 janvier au 17 Mars nous avons a notre rythme decouvert la region.
Nous avions occulte plusieurs choses, la journee 20 degrees, la nuit 10 degrees, les chambres sont de vrais glacieres dans les Havelis, pas de chauffage, bien souvent oblige de dormir tout habile.
Le pire n etait pas la, les centres des villes du Rajasthan sont pollue par les rejets industriels, les rejets des vehicules qui circulent, la poussiere, bref Paris ressemble au niveau respirable a une station des alpes, tres rapidement comme beaucoup de touristes nous etions sous anti toussif.
Voyager en train, meme en prenant la seconde classe sleeper ne met pas a l abri de certains soucis, les compartiments sont tres sales, tout donne l impression que depuis leur mise en service les wagons n ont pas ete nettoyes, sans compter les sollicitations pesantes tout au long du trajet.
Se ballader, presente un reel danger, comment eviter de marcher sur une bousse de vache ou sur des excrements de porcs, de glisser dans une rigole d egout a ciel ouvert, il faut une reelle agilite.
Il nous est egalement arrive, dans des restaurants frequentes par des touristes occidentaux de retrouver dans nos assiettes ou dans nos verres des traces des precedents consommateurs, donc comme tout le monde nous n avons pas echappe a une tourista redoutable, calmee par de l immodiom.
Bilan positif du sejour, une perte de poids de 6 kg en un mois, pas mal pour 4 semaines..
Ce compte rendu ne plaira pas a tous, mais il correspond a la realite.
J PIERRE
Bonjour, nous sommes deux JF de 31 et 32ans, et nous cherchons une ou deux autres personnes qui souhaiteraient se joindre à nous pour effectuer le trajet Dehli- Leh avec un chauffeur. Voici le prix proposé par une agence si nous sommes deux: 370 euros par personne. Si nous sommes trois, le prix revient à 246 euros chacun, et si nous sommes quatre à 185 euros chacun..sachant qu'il est dangereux d'effectuer ce parcours en bus car il est très long.. voici le programme qui nous a été proposé mais qui peut être modifié bien sûr!
Day 1.- 2 august DELHI-(pick up from international airport at 5.25am and drive to Shimla)
Day 2.- 3 august SHIMLA-MANALI
Day 3.- 4 august MANALI
Day 4.- 5 august MANALI-SARCHU
Day 5.- 6 august SARCHU-LEH (drop at hotel)
Merci de m'envoyer un mail à l'adresse suivante si vous êtes intéressés! dycas27@hotmail.fr
J 'espere à bientot!!
Me revoilou, aprés presque deux ans de silence!
C'est que je revois de repartir en Inde mais cette fois ci avec mon fils de 21 ans, nous aurons à peu prés un mois sur place et le problème est....quelles places?
J'aimerai faire Delhi-Calcutta en passant par Varanasi bien sur....mais est ce faisable en 1 mois sans speeder?
L'aéroport le plus prés de chez moi est Marseille et j'aimerai arriver à Delhi et repartir par Calcutta....est ce qu'il est préférable que je prennes mon billet de retour sur place?
Si vous avez des conseils en tous genres sur ce trajet, je les acceuille avec grand plaisir!
Merci par avance
Bonjour à tous,
Cela fait longtemps que je lorgne du côté de l'Inde mais je ne me suis jamais senti prêt ... mais là ce serait peut-être le moment.😊 Après avoir hésité entre le Radjastan et l'Inde du Sud c'est finalement le centre qui a retenu mon attention. Je l'imagine moins touristique et je suis tombé sur des photos d'Ellora qui m'ont énormément plu 🙂.
En cherchant j'ai trouvé un axe, une logique: faire Mumbay - Delhi, avec de multiples arrêts.
Voici ce que cela donnerait, j'ai mis en gras les lieux qui m'inspirent le plus. Mumbay Ellora Ajanta Mandleshwar mandu Sanchi Khajuraho Panna NP pour faire un safari ... avec l'espoir de croiser un tigre Orchhad Gwalior Agra New Delhi (plus pour rejoindre un aéroport international)
Qu'en pensez-vous ? Je dispose de 13/14 jours max. J'aurais bien aimé glisser quelques trajets en train, entre quelles étapes est-ce possible? intéressant ?
Au niveau climat: Octobre, février ou Avril selon vous ?
Comme je ne connais pas du tout, tout autre conseil, renseignement sera le bienvenu
Merci d'avance Max
Cela fait longtemps que je lorgne du côté de l'Inde mais je ne me suis jamais senti prêt ... mais là ce serait peut-être le moment.😊 Après avoir hésité entre le Radjastan et l'Inde du Sud c'est finalement le centre qui a retenu mon attention. Je l'imagine moins touristique et je suis tombé sur des photos d'Ellora qui m'ont énormément plu 🙂.
En cherchant j'ai trouvé un axe, une logique: faire Mumbay - Delhi, avec de multiples arrêts.
Voici ce que cela donnerait, j'ai mis en gras les lieux qui m'inspirent le plus. Mumbay Ellora Ajanta Mandleshwar mandu Sanchi Khajuraho Panna NP pour faire un safari ... avec l'espoir de croiser un tigre Orchhad Gwalior Agra New Delhi (plus pour rejoindre un aéroport international)
Qu'en pensez-vous ? Je dispose de 13/14 jours max. J'aurais bien aimé glisser quelques trajets en train, entre quelles étapes est-ce possible? intéressant ?
Au niveau climat: Octobre, février ou Avril selon vous ?
Comme je ne connais pas du tout, tout autre conseil, renseignement sera le bienvenu
Merci d'avance Max
Bonjour,
Quel est le guide de voyage le plus utile pour le Gujarat svp ? La plupart d'entre eux englobent l'Inde tout entière...
Nous partons fin octobre pour 3 semaine à deux dans cette petite Provence. Tous vos conseils sont les bienvenus. Merci beaucoup
Nous partons fin octobre pour 3 semaine à deux dans cette petite Provence. Tous vos conseils sont les bienvenus. Merci beaucoup
Nous serons à New Delhi début février 2015.
Après un circuit de 4 semaines dans le sud et quelques jours à Vanarasi nous comptons
visiter New Delhi avant le Rajasthan. Nous nous posons les questions suivantes:
- New Delhi étant un passage quasi obligé pour visiter le Rajasthan, combien de jours faut-il
lui consacrer pour pouvoir l'apprécier?
- certains disent qu'il faut la fuir au plus vite, êtes-vous de cet avis?
- si nous y restons quelques jours, nous aimerions trouver un hôtel convenable (milieu de gamme);
dans un quartier pas trop bruyant (si cela existe 😏) mais pas trop éloigné des principaux
centres d'intérêt
- quelques conseils pour 3 ou 4 jours de visite?
Merci d'avance à ceux qui pourront me conseiller.
Un reour sur les années 70/80
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Bonjour, voyageuses, voyageurs,
Voici mon petit carnet de route, d'un voyage entre Delhi-Darjeeling-Varanasi-Agra, pendant 2,5 semaines... Deuxième voyage indien pour moi, et premier pour mon ami. Qui a juste trouvé cela aussi fabuleux que moi !
12/09 samedi - départ C’est le grand jour. Aujourd’hui, départ pour Delhi avec mon ami. 3ans et demi après avoir visité le Rajasthan avec mes parents, c’est parti pour un trip de 2 semaines, sac-au-dos. Les conditions de voyage seront bien différentes, mais tellement plus passionnantes !
13/09 dimanche -Delhi On y est, en plein dedans. Au milieu de Pahar Ganj, dans la chaleur et la moiteur de Delhi en plein mousson. La nuit fut courte, et plutôt mauvaise. Revenons sur la journée d’hier : Après une douzaine d’heures de trajet pour faire Bruxelles-Amsterdam-Delhi, nous y étions. Dès la descente de l’avion, on le sent : Delhi est là. Petit contrôle Flu H1N1, douane et l’Inde est à nous. L’aéroport me semble tellement plus « ordonné » que lors de ma première visite indienne ! Petit tour rapide par l’ATM, puis direction le guichet des taxis prepaid (où on se fera avoir avec l’affaire des billets 100R/ et 500R/… alors qu’on venait de le lire. De vrais débutants 😎 ). C’est parti pour « any yellow and black taxi ». Que j’aime ces voitures défoncées, que j’aime cette circulation, c’est ça aussi, l’Inde.
Direction Pahar Ganj donc, vers un petit hotel réservé par le net. Après avoir bien roulé (et ne pas s’être perdu sur un chantier comme en 2005), nous y arrivons. Il fait noir, vaches, chiens et déchets se cotoient dans la rue. Quelques enseignes d’hotels sont allumées et quelques types trainent dehors. Après 2 essais infructueux de la part du chauffeur pour demander où se trouve l’hotel, nous décidons de le chercher à pied. Un rabatteur essaie de nous diriger vers un autre hotel, mais nous ne sommes pas dupes 🙂. Nous finirons par ne jamais trouver l’hotel en question, et trouverons une chambre au Namaskar, avec air co. Ce n’est pas de refus pour cette première nuit, ma tête souffre déjà de la chaleur. La nuit sera courte donc, et plutôt mauvaise, pour cause de mauvais réglage de l’air-co et de jet-lag.
Le réveil fut difficile, après ces deux courtes nuits. Petite douche froide dans une douche/toilette de moins de 2m² et go sur Main Bazar Road.
Quel plaisir ! Cependant, mon ami étant noir (et avec des dreads, qui plus est), nous nous faisons beaucoup beaucoup beaucoup accoster. « Are u jamaican ? » « Is it your real hair ? » « Do u wanna smoke ? ». Halala, tous les préjugés qui ressortent. Ca nous fait sourire.
Le petit dej se fera sur le toit d’un hotel, à l’ombre de ce soleil perçant malgré les nuages. Premier lassi pour mon ami, et il adore. Haa l’inde ! 🙂
En quittant l’hotel, on tombe par hasard sur deux éléphants. Là, en pleine rue ! On se renseigne, et il parait qu’ils sont là pour un petit festival cet après-midi, dédié à Krishna. On verra !
Petit tour sur Connaught Place… Marcher dans cette chaleur n’est pas simple ! Je n’ai jamais autant transpiré, ni sué de ma vie. Nous avalons des litres d’eau.
Retour sur Main bazaar road, et metro direction le Fort rouge. Quel monde dans ce métro ! Mais avec air-co ! A la sortie du métro, on décide de suivre le monde, on verra bien où ça nous menera ! Nous nous retrouvons un peu perdu, mais grâce à notre sens de l’orientation du tonnerre, on retrouve notre chemin. Je me souviens tellement bien de ce quartier, alors que nous y avions passé à peine une petite journée il y a de ça plus de 3 ans.
Nous rentrons sur Pahar Ganj en petit touktouk, afin de profiter de la circulation abondante, et de prendre quelques photos.
Pour le souper, un Malai Kofta + naan dans un buibui du coin (ce gout… je sais pourquoi j’aime tant ce pays !). Les samosas vendus en pleine rue sont également délicieux… Bien que très piquants. On fini par s’y habituer.
14/09 Lundi - Delhi - Darjeeling Longue journée au programme : vol vers Bagdogra, afin de rejoindre Darjeeling. On avait réservé hier un taxi pour 8h30, et voilà-t-il pas qu’à 8h, un type se pointe en nous disant qu’il y a beaucoup de traffic « aujourd’hui » et qu’il faut qu’on parte sur le champ, histoire de ne pas rater notre avion. Quelle blague, comme si les autres jours, le traffic était fluide et sans encombre. 😎 Soit, on préfère faire confiance et ne pas rater le vol. C’est ça aussi l’Inde ! C’est donc parti pour 1h30 d’embout dans la chaleur de Delhi, avec comme douce musique de fond : les klaxons. L’aéroport est tout neuf, et si bien organisé. Il ferait concurrence à Zaventem ! Petit dej avec croissant chaud et décollage en toute douceur dans cet avion SpiceJet. Nous n’apercevrons pas les montagnes de l’Himalaya comme imaginé. Seuls les plus haut sommets se découvriront au dessus des nuages à l’horizon. Arrivée à Bagdogra sur l’unique piste (cela me rappelle étrangement l’arrivée à Antananarivo il y a quelques années, la chaleur en plus) de l’aéroport. A peine la porte de l’avion ouverte : boum, chaleur. On pourrait croire qu’à la campagne (oui, campagne, vu l’immense majorité de vert aperçue de l’avion) l’air serait moins lourd, mais il n’en est rien. 34°c à l’ombre d’après le pilote. Ca nous change de notre petite Belgique, et quel bonheur ! Une fois les sacs-à-dos récupérés, nous prenons un taxi avec 2 français bouddhistes en direction de Siliguri afin d’y trouver une jeep pour Darjee. La route est tout aussi encombrée qu’à Delhi, mais avec beaucoup plus de camions (et leur fameux « Horn please » tout en couleur).
A siliguri, nous trouvons rapidement une jeep. 14 personnes. 5 devant (dont une petite), 5 au « milieu », et 4 (dont nous 2 au milieu des 4) derrière. L’indien à côté de Serge (mon ami) crache ses poumons toutes les 30 secondes. Le trajet risque d’être long. 3h30 de tournants dans des montagnes verdoyantes sur une route en mauvais état avec difficulté pour se croiser. Et dire que les places à l’arrière sont les moins confortables (si on peut estimer qu’il y a qqch de confortable dans cette jeep 😮 ). Au fur et à mesure qu’on s’élève en altitude, la température baisse, pour être progressivement remplacée par un brouillard épais et une pluie persistante. Une halte improvisée-crevage de pneu s’impose, et ce n’est pas pour déplaire à nos petites jambes !
Le changement de roue s’effectue assez vite (pourvu qu’on ne crève pas une deuxième fois quand même) et c’est reparti sur cette route cabossée. Vers 18h-18h15 nous arrivons enfin. On est « débarqué » on ne sait où dans la ville, et il commence à faire noir… vite qu’on se trouve un hotel. Des taximans nous abordent et nous proposent pour 150R/ de nous emmener dans le coin des hotels situé sur les hauteurs de la ville. Les hauteurs, c’est le cas de le dire, car ça grimpe sec !.
Arrivés au Tower View, je pars en « éclaireuse ». La dame me propose une chambre pour 150R. c’est tellement peu cher ! Après « inspection », faite dans le noir et à la bougie car Darjee subit une coupure de courant, cela a l’air correct (surtout au niveau petites bestioles), bien qu’un peu humide. Ok, on prend ! La ville est maintenant dans la nuit et seules quelques bougies éclairent partiellement quelques échoppes en bord de route.
C’est sans doute une réaction stupide, mais après cette agression il y a deux moi en Namibie, un soir (19h) en rentrant d’un resto… Je ne me sens pas à l’aise dans cette ville sombre, que je ne connais pas. On décidera de manger au petit hotel pour cette fois-ci.
Au retour de l’électricité, on aura la chance de découvrir les énormes (j’avoue, j’exagère, mais moi et les araignées …) araignées du couloir !
15/09 mardi - Darjeeling La nuit fut affreusement humide. Le froid a transpercé mes deux couches de pulls. Et ce ne sont pas les couvertures sentant le moisis qui auraient pu améliorer la situation. J’n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais là je ne me vois pas du tout rester à cet hotel pour une nuit supplémentaire. C’est décidé, on se trouve autre chose. Ne pas savoir dormir, et tomber malade en vacances… Très peu pour moi.
On boucle nos sacs, et hop dans la rue à la recherche de quelque chose de plus sympathique. En entrant par hasard à l’Andy’s guesthouse, nous rencontrons « notre adorable petite vieille ». Le prix est plus élevé qu’à la Tower View (mais ça n’était guère compliqué), mais il est pourtant tellement doux par rapport au confort offert : chambre bcp moins humide, avec vue, douche chaude. Et même une petite terrasse à 360° de vue sur le toit. On n’hésite pas un instant : on prend ! Petite douche (froide car coupure d’électricité) et direction le centre pour un petit dej. On mangera notre premier morceau de viande, et mon ami, ce carnivore, se sentira « revivre ». Le ventre plein, on se met « en route » (à pied) pour Shree Mahakal Mandir, un temple à la fois bouddhiste et hindou.
Darjee est à flan de colline et rien ici n’est plat. Ce temps est situé sur la colline la plus élevée de la ville. Je remercie mes petits mollets 😎 Juste après l’allée des mendiants (dixit GDR) une « armée » de singe est présente.
Des centaines de rubans de prière multicolores colorent la grisaille du ciel. On est un peu mal à l’aise, ne connaissant pas vraiment ces religions, ni les commodités à l’approche d’un temple. On finira par enlever nos chaussures et faire doucement et silencieusement le tour intérieur.
Petit tour dans les boutiques de la ville, mais tout se ressemble.
On décide donc, afin de découvrir le vrai Darjeeling, de quitter un peu les sentiers battus et de se rendre au Chawk Bazaar. C’est réussi pour le côté « vrai » : pas un touriste à l’horizon. Qu’est ce que j’aime me balader ici. On se sent tout petit, au milieu de tout ce petit monde vaquant à ces occupations. Et pour une fois, pas une remarque concernant les dreads de mon ami. On passe « inaperçus » (tout est relatif.. comparé à Delhi). Ce petit marché est bien coloré : vêtements, légumes, en passant par le « rayon brol » ou encore celui du thé.. où nous y acheterons nos premiers gramme de thé de Darjeeling (c’est aussi pour ça qu’on est là non ?! 😇 ).
Première bière, de la Kingfisher. Ca encore, ça me rappelle des bons souvenirs. Fin de journée glande à l’hotel, afin de se reposer avec tous ces escaliers montés.
La vue à 360° est complètement bouchée par les nuages…
16/09 mercredi - Darjeeling Journée avec un long programme en perspective : plantation de thé, ticket de train pour Varanasi, monastère de Ghoom.. Plaisir d’une bonne douche chaude, suivi d’un déjeuner chez Glenary’s. Le ventre plein, on entame la mission : trouver la plantation de thé qui se trouve apparemment dans le bas de la ville. Le plan du GDR ne ressemble pas à grand-chose, et des ruelles semblent être apparues depuis. Au jardin botaique, nous abordons un gars, qui s’est avéré être bien sympathique. Il fera une partie du chemin avec nous, et nous apprendra bien des choses sur la vie à Darjeeling. Belle petite rencontre !
Arrivés à la plantation de thé, une « adorable » vieille nous aborde, en disant que le guide va arriver et nous installe dans une petite pièce kitsch à souhait : coussins fleuris, tigres en peluche, … Elle commence par nous expliquer le long nom du thé : superfine tippy golden flower … en chanson, s’il vous plait !
Puis vient le temps de nous faire gouter le si mystérieux « 5 second tea » avec toute la description. « Because of the « Happy » ». Il paraitrait que les cueilleurs de feuilles de thé pourraient en garder un petit peu, et la revendraient pour augmenter leurs revenus (ce qui est théoriquement interdit). Ce thé serait exactement le même que celui vendu à Harrods. Je suis très septique. Mais quoi qu’on en dise, ce thé est bon (et vendu très cher, mais « évidemment beaucoup moins cher que chez Harrods »). Suspect. Ensuite visite (expédiée) du processus par lequel passe le thé (séchage … et j’ai oublié le reste). On achetera quand même un peu du dit « 5 seconds tea »… en sachant bien qu’on se fait avoir quelque part !
Après la longue remontée vers la route principale, nous nous dirigeons vers la petite gare de Darjee afin d’essayer d’obtenir un ticket pour Varanasi pour demain. On peut dire que la version du mot « file » en Inde est relativement différente de la version européenne. Un tas, rien d’autre qu’un tas de gens agglutiné devant les 2 tout petits guichets. Au bout de 10 min à se faire dépasser, nous allons parler au station manager. Il nous confirme que ce sont bien ces 2 guichets pour les réservations et que s’il n’y a pas de place dispo, il est toujours possible d’en avoir en « emergency » en payant un petit supplément. C’est donc reparti pour la file indienne (quelle drole d’expression, quand on y pense) où finalement nous ne nous débrouillons pas si mal. Notre tour arrive…. Et il n’y a pas de place. Let’s go donc pour 2 tickets « emergency » en second (ce qu’on croit être II AC). 1314 rouppies en moins et nous repartons. Le train est prévu demain à 17h.
Sur le chemin vers le centre, nous décidons de ne pas nous rendre à Ghoom. Déjà bien marché et bien fait de files pour aujourd’hui. On profitera de cette après midi pour se balader dans la ville, flaner, boire des thé en « observant » la vie autour de nous.
On profite de ce dernier jour de fraicheur indienne… Petit resto avec poulet super archi bon, accompagné de naans. Un vrai plaisir.
17/09 jeudi - Darjeeling - train Aujourd’hui, nous quittons Darjee. Dans cette ville, j’ai l’impression que l’influence du Nepal est bien réelle (bien que je n’y ai jamais mis les pieds ^^). M��me les gens n’ont pas le même physique que ceux de Delhi. Petit endroit pour se remplir le ventre et nous descendons vers le bas de la ville afin de trouver une jeep pour NJP. C’est dingue qu’avec le nombre de jeep présentes dans cette ville, nous ayons mis autant de temps pour une trouver une allant dans la bonne direction. Une fois montés à l’arrière et nos sacs sur le toit, nous rencontrons 2 belges d’Eupen. Le monde est un village !
Ce trajet en descente semble tellement plus court qu’à l’aller. Evidemment, le type crachant ses poumons n’est plus là, et ça doit jouer pour quelque chose 😉 Arrivés dans la vallée, la première vraie drache de mousson nous tombe dessus. Avec cette chaleur moite retrouvée, un peu de pluie ne nous fait pas de mal ! A une halte, j’achète, sur les conseils des 2 belges, du Khool. Quel achat ! (Encore maintenant, 9 mois plus tard, je l’utilise !).
C’est reparti pour une petite heure de route, et, après avoir largué les indiens et les 2 belges, nous arrivons avec plus de 3heures d’avance à NJP. Achat de chaines pour les sacs-à-dos dans le train, de victuailles.. Vers 17h, nous apprenons que le train a 3h de retard. Ce qui en tout nous fait 6h d’attente pour en voir des choses. Une gare, c’est un monde à part entière ! Des vendeurs, des mendiants, des enfants des rues, des familles plus aisées, des chiens, des handicapés, des lépreux, des militaires rentrant chez eux.. et bien plus encore. Tout ce petit monde semble bien intrigué par notre présence. Moi, la petite-blonde-cheveux courts-lunettes rouges, et lui ce black-dreadeux. Des regards, des photos, des phrases « Where are u from ? » « Nice hair » et même un type qui vient toucher les cheveux de mon ami, sans rien demander. Quelle vie, quelle misère, quel mouvement, quelle ambiance particulière. Ca se vit, ça ne se raconte pas. Tous ces trains qui arrivent, qui repartent. Ces odeurs, ces bruits… Un monde se déroule sous nos yeux. Le temps passe lentement et nous nous mettons même à scruter les différentes classes des trains qui passent devant nous, afin de savoir à quel type d’indiens nous seront « confrontés » pendant 14h. Il est 20h, le train arrive enfin, et surprise… Nous sommes en « second sleeper » et pas en seconde classe appelée précisément « Two tierd ». Pas d’air-co, pas de compartiments. Que des hommes (je suis vraiment la seule femme du wagon), que des militaires rentrant chez eux. Avec cette chaleur, ma tête risque de souffrir. Nos sièges (lits plutôt) sont les middles, situés, comme le nom l’indique, entre ceux du bas et ceux .. du haut (bien vu !). A peine arrivés que le militaire (surnommé le pervers 😕), avec son lit longeant le couloir me regarde avec insistance. Je n’m’étais pas préparée à ça. Et comme premier voyage en train, ça s’annonce plutôt mémorable ! On cadenasse (comme conseillé dans les guides) les sacs sur mon lit, et après un peu de papotte, la nuit débute. Il fait chaud, et dès que le train s’arrête (relativement souvent et sans raison apparente), les ventilos ne suffisent plus à maintenir une température supportable. La nuit est longue.
18/09 vendredi - train - Varanasi Vers 6h-7h du matin, nous ouvrons un œil, après cette nuit chaude et incomfortable (mais ça, on s’en doutait 😉 ) Vu les 3h de retard du début, on espère arriver vers 10h… Mais l’espoir sera de courte durée ! Un militaire estime l’heure d’arrivée vers 14h. Didju, en plus d’une sale nuit, ça risque d’être une fort longue journée. On décadenasse les sacs afin de relever la banquette du milieu et de nous installer sur celle du bas. Les regards ne cessent pas. On attend avec impatience 14h. Bouquinage, parlotte, prise de vent par les fenêtres aux barreaux. A plusieurs reprise, nous devrons refuser de la nourriture (toujours suivant les conseils des guides papier). Je ne bois que très peu, un peu peur d’affronter les toilettes. Malgré nos estomacs qui comment à se faire sentir, nous sommes décidés à ne pas accepter de la nourriture. En effet, tout le monde n’est pas méchant, faut pas paranoier, mais on est quand même les deux seuls touristes, donc si qqun veut une cible, ça sera nous. Et nous avons entendu trop d’histoires à propos de puissants somnifères dissimulés dans la bouffe. A un des multiples arrêts (j’adoore 🙂 l’incroyable nombre de vendeurs qui circulent dans ce couloir déjà si encombré !), un militaire nous achète 2 pakora et nous les offre directement. Difficile de refuser.. et pas d’arnaque en vue. Go, nos estomacs en meurent d’envie.
On a enfin comprit le mystère du type qui crie « eeeeeyaaaaa » dans toutes les villes chaque matin ! C’est le vendeur de noix de Coco !
S’en suit les berlingots de jus de mangue sortis de nulle part et offert par un type qu’on avait déjà repéré comme bizarre, analysant tous nos faits et gestes depuis l’arrivée dans le train. Nous les acceptons, en sachant que nous ne les boirons pas, mais il est tellement insistant. 10 minutes plus tard, le type suspect refait son apparition. Il nous parle et nous demande si nous avons apprécié les berlingots. « oui oui, merci ». Et comme les indiens « Use and throw », nous les avons jetés, vides, par la fenêtre. C’est sur, nous avons bien fait de les cacher dans notre sac. Ce type attend clairement que l’on tombe ! En plus, il ose nous faire une grande théorie sur la sécurité, la bouffe offerte (« Mais pas d’inquiétude, moi je suis gentil »), les étrangers etc. Il est fort, mais nous le sommes encore plus, et son stratagème (bon ok, on n’est pas sur à 200% mais quand même), n’a pas fonctionné.
Vers 14h, on apprend qu’avant 4h de plus, nous ne seront pas arrivés. Ca met quand même un petit coup au moral, l’arrivée initiale étant prévue vers 7h du matin.
J’attrape mal à la tête, on est fatigués, on doute de tout le monde. Pas facile facile ce premier trajet en train. Pourvu qu’on arrive. Les dernières heures sont les plus difficile, et vers 19h30 quand le train arrive en gare de Mughal Sarai, nous sommes littéralement épuisés.
Un jeune étudiant indien rencontré dans le train prendra un rickshaw avec nous jusqu’à la ville. Ils nous aidera à trouver un hotel… et c’est à ce moment là que …. Je suis tombée dans un trou, ou plutôt une bouche d’égout. On marchait dans une ruelle fort peu éclairée et tout d’un coup, mon pied ne toucha plus le sol, mais trouva de l’eau, environs 1m plus bas. Je n’ai pas pu m’empecher de sortir un beau cris aigu, dont les indiens se souviendront encore longtemps. Heureusement, plus de peur que de mal. Une belle grosse égratinure sur toute la longueur de ma jambe, et quelques énormes bleus. Ca aurait pu être bien pire. On arrive finalement (moi en boitant… avec je ne sais quelle crème indienne sur ma jambe) dans un hotel. On verra bien demain si on change, mais là, il est largement temps qu’on prenne une douche, que je désinfecte tout ça, et qu’on se repose.
19/09 samedi - Varanasi On se réveille assez vite, relativement affamé, et en manque total de sucre. On fait nos sacs, achetons 2 paquets de bisuits et les mangeons avec bonheur (la vie est pleine de petits bonheurs ^^) dans le rickshaw nous emmenant vers les ghats principaux. Il est fait déjà très chaud, et porter nos sac, trouver notre chemin dans ce dédale de ruelles (avec vaches, of course), éviter les rabatteurs est difficile. Nous parviendrons finalement au Vishnou Resthouse, et aurons une chambre à 400 R/ avec vue sur le gange.
Cet endroit est un petit oasis : vue sur le gange, calme, belle petite terrasse, lit pas trop dur, douche (et toilette en même temps, mais on finit par s’y faire), électricité, petit temple et chanson « Hare Krishna », le fou souriant, des gens gentils, moyen de manger sur place…Que demander de mieux. Ce voyage est mouvementé, mais il en vaut la peine !
Après une bonne douche froide (un vrai plaisir, réellement), quelques litres d’eau et du sucre dans l’estomac, nous sommes requinqués, et près à découvrir la ville. C’est parti pour un petit tour dans le Chowk. Notre premier déjeuner-diner se fera dans un buibui le lang de la ruelle principale. Malai Kofta + naan pour moi, et chicken fried rice raté (comprenez sans chicken) pour mon ami. On se sent bien ! Nous continuons la ruelle et arrivons au ghat principal : Dasashwamedh Ghat.
Le soleil tape et la chaleur est bien présente. Penser que le Gange apporterait un peu de fraicher est une grosse erreur de ma part !
Achat de foulard en « soie ». On s’est p-e fait rouler sur la vraie qualité de la soie etc … Mais peu importe, c’est joli, et c’est le principal. Passage sur les ghat (Pandey ghat) devant notre hotel et repos sur la terrasse.
Une fois la nuit tombée, des dizaines de bougies flottent sur le Gange, signe de chance par la personne qui l’a déposée là. Que c’est beau. On a vraiment l’impression que cette ville est sereine, moins speedée que ce que nous avons pu voir auparavant.
Dodo bien mérité, après cette nuit dans le train, et cette nuit avec la jambe charcutée par la bouche d’égout (mais ça nous laisse, mine de rien, de bons souvenirs 🙂 ). Les moustiques, mouches, sauterelles, fourmis, mouchettes, petits scarabées… seront aussi de la partie. Demain c’est décidé, on met le moustiquaire !
20/09 Dimanche - Varanasi Réveil peinard et direction le « Shiva cafe and german bakkery » pour un bon petit dej. Nous n’y arriverons qu’une heure plus tard, faute à la folie shopping dans un maga sur le chemin. Ca sera nos souvenirs à notre retour en Belgique.
Après midi à se balader dans la ville (Ghat, quartier musulman, …). Qu’on est bien !
Le soir, tour en barque au coucher de soleil. Impressionnant comme on voit la ville sous un autre angle ! Pas mal d’anciens palais de Maharadja sur les rives. Dommage que beaucoup d’entre eux soient en mauvais état…
Il commence à faire noir lorsque nous arrivons au Manikarnika ghat, celui des crémations. C’est une ambiance assez pesante qui nous entoure. Une dizaine de bucher brulent devant nous, des familles entières assistent aux funérailles, d’autres attendent qu’une place se libère pour leur défunt.. Il parait que le feu n’a pas cessé ici depuis au moins mille ans. « Evidemment », un pseudo guide pseudo monsieur de la charité monte sur la barque. Après quelques explications sur les rites des familles quand un de leur membre décède (informations ma foi très intéressantes), il nous parle de la pseudo hospice aidant des pseudos gens pauvres et malades. Mon ami, ayant lu dans les guides ce genre de petit stratagème, rentre dans le jeu, et fait semblant de s’y intéresser, pose des questions… Donc les réponses seront courtes et très incomplètes. Il ne maitrise visiblement pas son « piège à touriste » le pseudo guide ! Son histoire est plutôt mal rodée. Sur la fin, « évidemment », il ose nous demander de l’argent (même des euros ou des dollards, il prend tout … tu m’étonnes !), et nous dit de ne parler à personne de ce qu’on lui a donné (20 malheureuses rouppie), car ça serait mauvais pour son karma. Il est fort.. mais là encore, nous ne sommes pas dupes !
Retour vers notre Vishnou Resthouse, entourés de petites bougies flottantes… Un type nous propose d’en déposer sur le Gange également. J’avais envie de le faire, mais là je me suis réellement sentie forcée et cela a gaché en partie mon plaisir. Le geste effectué, il nous réclame 150 R/. Quel bon business le gange quand même ! Il n’en aura que 50, et nous somme bien généreux d’après moi… !
21/09 lundi - Varanasi Journée calme. Dejeuner à notre bien aimé Shiva café, balade dans la ville. L’hivers se rapproche (oui bon, d’accord, doucement), et pourtant l’air reste chaud chaud chaud. On sue à grosses gouttes ! Et on arrive même à grater l’air des ventilos des magasins de soie, tissus etc. Je sais, ce n’est pas cool car on sait au fond de nous même qu’on n’achetera probablement rien… Mais cette chaleur me tue !
En marchant, on arrive un peu par hasard aux ghats de crémation. Cette ambiance pesante est toujours là, bien réelle. Ce tas de bois, ces cendres qui volent, cette fumée épaisse qui te pique les yeux.. Voici un lieu bien étrange, comme habité d’une présence invisible.
Petit tour dans un temple de je-ne-sais-plus-quel-dieux où un gentil « moine » (je ne sais pas comment l’appeler, c’est un homme qui lit et étudie des textes indous pendant au moins 4-5 ans) nous aborde. Petite papote sur ce qu’il fait, sur ce que nous faisons là, etc etc. Sympa !
On décide finalement d’aller faire une petite sieste .. Toujours cette chaleur. L’idéal serait de rentrer en bateau, mais pas envie de repasser par le ghat des crémations.. On marchera donc jusqu’au ghats principaux où nous prendrons notre barque.
Bouquinage, lassi au bord du Gange.. Qu’on est bien !
22/09 mardi - Varanasi Lever à l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur le gange. C’était tout simplement magique ! Une lumière de dingue… Et comme indiqué dans le routard, c’est sans doute la plus grande salle de bain à ciel ouvert de la planète. Des dizaines d’indiens sur les ghats occupés à se débarbouiller dans cette eau soit disant pure (d’une point de vue spirituel, pas vraiment d’un point de vue « écologique »). Et énormément de barques remplies de touristes qui mitraillent avec leur reflex, sans aucun complexe.. J’ai nettement plus de mal de ce côté-là.
Dejeuner avec un gars de Birmingham, bossant pour les enfants des rues, à nous raconter des histoires abrancabrantesques sur les street kids qu’il essaie d’aider et tous les ennuis que cela lui attire. Reste de la journée calme. Dhal Makhani dans un buibui. On essaie de bien profiter de cette dernière journée « calme », avant d’affronter les rabatteurs fous d’Agra, et la nuit en train.
Début de soirée, 2è drache de mousson. Cela rafraichit considérablement l’atmosphère. La mangouste qui se balade à la resthouse prend un malin plaisir à se baigner dans les « pseudo flaques ».
23/09 mercredi - Varanasi - Agra Dernier réveil avec vue sur le Gange, avec le bruit des lavandières tapant leur linge.. Ca va nous manquer… Et les chansons « Hare Krishna » du temple jouxtant notre chambre également …
Check-out et direction « mission rickshaw » dans la chaleur avec nos sacs-a-dos, pesant 2 fois plus lourd suite à tous les souvenirs achetés en chemin. Le conducteur du richshaw est un type sympathique, mais fou, nous parlant de « Africa wild », des pornos indiens … Ca nous amenera à un fou-rire mémorable !
Arrivée à la gare, bien à l’heure, comme d’habitude. Et qui dit gare, dit regard incessant envers ce couple « black and white », et ces cheveux tellement bizarres. Parfois, je sature un peu. A entendre des dizaines de fois par jour (et là je n’exagère pas, pas comme pour les araignées de Darjee) ce style de commentaires… Meme si je sais que c’est de la curiosité, et non de la méchanceté. On investit la cafet’ de la gare… ou nous devrons arrêter de jouer aux cartes car c’est « forbidden ». On n’a jamais compris pourquoi.
Sur le quai de la gare, des attroupements autour de nous, des photos. On est des vraies stars ici en Inde ^^ (Quoi que, dans le centre de bruxelles, les Jap sont aussi impressionnés par « nous »). Etonnament, le train arrive pile poile à l’heure (Incredible India !). Nous sommes en 3 AC. Même configuration que le premier train, mais avec AC, draps et couvertures en plus. Quel changement ! La nuit sera tellement meilleure, et moins stressante qu’en sleeper. Beaucoup de familles indiennes, l’ambiance est vraiment différente.
24/09 jeudi - Agra A 5h50 nous détachons nos sacs et à 6h05 tapante nous entrons en gare d’Agra. Impressionnant cette ponctualité, même les chemins de fer belge (mais je ne sais pas si c’est une bonne référence …) sont moins à l’heure ! Nous prenons un rickshaw en direction d’un hotel repéré dans le routard. Cette nuit est offerte par mon frère, pour mon anniversaire. On espère trouver une petite chambre avec vue sur le Taj.
La chambre désirée est occupée, mais se libèrera apparemment vers 10h, heure du chek-cout des précédents. Parfait ! Douche dans une autre chambre, et roof top pour le petit dej avec vue.
Waw, il est toujours aussi splendide. Le taj semble vraiment sortir de nulle part. J’adore ! J’ai l’impression d’être 3 ans en arrière, de le redécouvrir pour la première fois. Mon ami, qui n’était a priori un peu réticent à voir « ce gros bloc de briques blanches » est conquis ! J’adore encore plus !😎
Glandage jusque 10h pour récupérer la chambre … à 11h toujours rien ! On décide de partir visiter le Taj maintenant, pour pouvoir aller de l’autre côté de la rivière Yamuna au coucher de soleil. Nos sacs dans le cloakroom, et c’est parti !
1500 rouppies en moins et deux petites bouteilles d’eau en plus, et nous y (re)voilà ! Vu l’heure, c’est beaucoup plus peuplé que lors de ma première visite, et on peut dire que ça fait du changement ! Des groupes se forment tout autour de nous, des gens nous suivent, tous veulent des photos d’eux et du couple « black and white »… Certains prennent des photos « volées », comme si on ne les voyait pas. Au début, on joue le jeu, mais trop c’est trop. On est ici pour profiter de l’endroit, pas pour être des bêtes de cirque ! C’est à se demander si les gens préfèrent le taj ou nous (et là, je n’exagère pas …). Dès qu’on se pose quelquepart, c’est l’attroupement.🏴☠️ Quand un couple sympa prend 3 photos de nous, ce sont des dizaines (vraiment !) de photos qui sont prises en même temps. Je nous imagine déjà en photo dans leur salon… J’dois dire que j’ai du mal à profiter…
Mais le Taj est là, toujours aussi immense, aussi magique. Après presque 4 ans et 2 visites, je ne trouve toujours pas les mots. On finira par se trouver un petit coin, un peu au calme, pour pouvoir l’observer en toute tranquilité (tranquilité relative par rapport au début de la visite).
Vers 13h30, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et nous sortons de l’enceinte (ré-attroupement) pour se trouver un resto avec vue. Petite bière pour fêter ça.
A notre arrivée à l’hotel (15h), la chambre n’est toujours pas libre (« Incredible india »). Ils nous en proposent une autre, mais je ne démords pas, je rêve de cette chambre avec vue. Nous passons à l’hotel d’en face, le Shanti Lodge, où il reste la chambre parfaite, avec vue et air-co. Quel confort, première chambre avec air-co depuis le début du séjour, et par cette chaleur, c’est plaisant !
Débarbouillage et rickshaw pour le Baby Taj. C’est beaucoup plus petit et moins majestueux, mais quel calme ! Il aurait donné l’inspiration pour la construction du vrai et grand Taj.
Ensuite, direction la rivière, pour la vue avec coucher de soleil. Vu que tout est entièrement symétrique, c’est assez troublant. De plus, je retrouve la vue du Taj à 6h du mat’ d’il y a 4 ans, avec la lumière dans le même sens. Perturbant ! Site très calme, avec une petite dizaine de touristes, et pas de « paparazzis » dans les environs. Bonheur. Le soleil se couche doucement et le Taj émet des reflets sublimes, digne d’un conte de milles et unes nuits. On y restera une bonne heure.
Sur le chemin du retour, le pneu avant du rickshaw crêve dans une sombre ruelle. Ma « peur » due à l’attaque au couteau en Namibie revient, et j’dois dire que je ne suis pas très à l’aise. Après pas mal de manœuvres et 20-30 minutes, nous sommes repartis. Ouf. Repas sur la terrasse juste à côté de notre chambre. Coupure de courant durant la nuit… l’air-co ne nous sera donc pas d’une grande utilité !
25/09 vendredi -Agra - Delhi Réveil avec vue sur le Taj. Que demander de mieux ? Petite douche froide (coupure de courant encore), et déjeuner au Yash Café juste à côté. Depuis le début des vacances, mon estomac semblait souffrir de la chaleur, je ne mangeais pas grand-chose, mais je crois qu’il commence à s’y habituer. J’ai une faim de loup.
Le train est prévu pour 14h40. D’ici là, glandouille, mais quelle belle glandouille avec une vue pareille !
Arrivée tardive sur Delhi (comme toutes nos arrivées dans les villes en fait). On avait réservé la nuit au Namaskar, en quittant Delhi pour Darjee… Mais ils ont refilé la chambre à d’autres personnes… Looongue recherche d’un hotel, afin de trouver quelque chose de correct.
26/09 samedi - Delhi Delhi, delhi, delhi. On profite de notre avant dernière journée sur le sol indien .
Lassi, samosa, petits plats indiens, Kingfisher… On fait plaisir à nos papilles gustatives avant le retour dans le monde de la bouffe moins épicées.
27/09 dimanche - Delhi Delhi delhi delhi.
On profite encore et toujours. Derniers achats, souvenirs, petits cadeaux.
28/09 lundi Delhi delhi et nuit dans l’avion.
C'était un voyage pas si long que ça, mais quelle intensité. Quel bonheur d'avoir pu découvrir de si belles villes, en si bonne compagnie ! Il me tarde d'y retourner... !
Incredible India !
Si vous avez des questions plus pratiques, n'hésitez pas :)
Au plaisir de vous lire,
Eva
Voici mon petit carnet de route, d'un voyage entre Delhi-Darjeeling-Varanasi-Agra, pendant 2,5 semaines... Deuxième voyage indien pour moi, et premier pour mon ami. Qui a juste trouvé cela aussi fabuleux que moi !
12/09 samedi - départ C’est le grand jour. Aujourd’hui, départ pour Delhi avec mon ami. 3ans et demi après avoir visité le Rajasthan avec mes parents, c’est parti pour un trip de 2 semaines, sac-au-dos. Les conditions de voyage seront bien différentes, mais tellement plus passionnantes !
13/09 dimanche -Delhi On y est, en plein dedans. Au milieu de Pahar Ganj, dans la chaleur et la moiteur de Delhi en plein mousson. La nuit fut courte, et plutôt mauvaise. Revenons sur la journée d’hier : Après une douzaine d’heures de trajet pour faire Bruxelles-Amsterdam-Delhi, nous y étions. Dès la descente de l’avion, on le sent : Delhi est là. Petit contrôle Flu H1N1, douane et l’Inde est à nous. L’aéroport me semble tellement plus « ordonné » que lors de ma première visite indienne ! Petit tour rapide par l’ATM, puis direction le guichet des taxis prepaid (où on se fera avoir avec l’affaire des billets 100R/ et 500R/… alors qu’on venait de le lire. De vrais débutants 😎 ). C’est parti pour « any yellow and black taxi ». Que j’aime ces voitures défoncées, que j’aime cette circulation, c’est ça aussi, l’Inde.
Direction Pahar Ganj donc, vers un petit hotel réservé par le net. Après avoir bien roulé (et ne pas s’être perdu sur un chantier comme en 2005), nous y arrivons. Il fait noir, vaches, chiens et déchets se cotoient dans la rue. Quelques enseignes d’hotels sont allumées et quelques types trainent dehors. Après 2 essais infructueux de la part du chauffeur pour demander où se trouve l’hotel, nous décidons de le chercher à pied. Un rabatteur essaie de nous diriger vers un autre hotel, mais nous ne sommes pas dupes 🙂. Nous finirons par ne jamais trouver l’hotel en question, et trouverons une chambre au Namaskar, avec air co. Ce n’est pas de refus pour cette première nuit, ma tête souffre déjà de la chaleur. La nuit sera courte donc, et plutôt mauvaise, pour cause de mauvais réglage de l’air-co et de jet-lag.
Le réveil fut difficile, après ces deux courtes nuits. Petite douche froide dans une douche/toilette de moins de 2m² et go sur Main Bazar Road.
Quel plaisir ! Cependant, mon ami étant noir (et avec des dreads, qui plus est), nous nous faisons beaucoup beaucoup beaucoup accoster. « Are u jamaican ? » « Is it your real hair ? » « Do u wanna smoke ? ». Halala, tous les préjugés qui ressortent. Ca nous fait sourire.
Le petit dej se fera sur le toit d’un hotel, à l’ombre de ce soleil perçant malgré les nuages. Premier lassi pour mon ami, et il adore. Haa l’inde ! 🙂
En quittant l’hotel, on tombe par hasard sur deux éléphants. Là, en pleine rue ! On se renseigne, et il parait qu’ils sont là pour un petit festival cet après-midi, dédié à Krishna. On verra !
Petit tour sur Connaught Place… Marcher dans cette chaleur n’est pas simple ! Je n’ai jamais autant transpiré, ni sué de ma vie. Nous avalons des litres d’eau.
Retour sur Main bazaar road, et metro direction le Fort rouge. Quel monde dans ce métro ! Mais avec air-co ! A la sortie du métro, on décide de suivre le monde, on verra bien où ça nous menera ! Nous nous retrouvons un peu perdu, mais grâce à notre sens de l’orientation du tonnerre, on retrouve notre chemin. Je me souviens tellement bien de ce quartier, alors que nous y avions passé à peine une petite journée il y a de ça plus de 3 ans.
Nous rentrons sur Pahar Ganj en petit touktouk, afin de profiter de la circulation abondante, et de prendre quelques photos.
Pour le souper, un Malai Kofta + naan dans un buibui du coin (ce gout… je sais pourquoi j’aime tant ce pays !). Les samosas vendus en pleine rue sont également délicieux… Bien que très piquants. On fini par s’y habituer.
14/09 Lundi - Delhi - Darjeeling Longue journée au programme : vol vers Bagdogra, afin de rejoindre Darjeeling. On avait réservé hier un taxi pour 8h30, et voilà-t-il pas qu’à 8h, un type se pointe en nous disant qu’il y a beaucoup de traffic « aujourd’hui » et qu’il faut qu’on parte sur le champ, histoire de ne pas rater notre avion. Quelle blague, comme si les autres jours, le traffic était fluide et sans encombre. 😎 Soit, on préfère faire confiance et ne pas rater le vol. C’est ça aussi l’Inde ! C’est donc parti pour 1h30 d’embout dans la chaleur de Delhi, avec comme douce musique de fond : les klaxons. L’aéroport est tout neuf, et si bien organisé. Il ferait concurrence à Zaventem ! Petit dej avec croissant chaud et décollage en toute douceur dans cet avion SpiceJet. Nous n’apercevrons pas les montagnes de l’Himalaya comme imaginé. Seuls les plus haut sommets se découvriront au dessus des nuages à l’horizon. Arrivée à Bagdogra sur l’unique piste (cela me rappelle étrangement l’arrivée à Antananarivo il y a quelques années, la chaleur en plus) de l’aéroport. A peine la porte de l’avion ouverte : boum, chaleur. On pourrait croire qu’à la campagne (oui, campagne, vu l’immense majorité de vert aperçue de l’avion) l’air serait moins lourd, mais il n’en est rien. 34°c à l’ombre d’après le pilote. Ca nous change de notre petite Belgique, et quel bonheur ! Une fois les sacs-à-dos récupérés, nous prenons un taxi avec 2 français bouddhistes en direction de Siliguri afin d’y trouver une jeep pour Darjee. La route est tout aussi encombrée qu’à Delhi, mais avec beaucoup plus de camions (et leur fameux « Horn please » tout en couleur).
A siliguri, nous trouvons rapidement une jeep. 14 personnes. 5 devant (dont une petite), 5 au « milieu », et 4 (dont nous 2 au milieu des 4) derrière. L’indien à côté de Serge (mon ami) crache ses poumons toutes les 30 secondes. Le trajet risque d’être long. 3h30 de tournants dans des montagnes verdoyantes sur une route en mauvais état avec difficulté pour se croiser. Et dire que les places à l’arrière sont les moins confortables (si on peut estimer qu’il y a qqch de confortable dans cette jeep 😮 ). Au fur et à mesure qu’on s’élève en altitude, la température baisse, pour être progressivement remplacée par un brouillard épais et une pluie persistante. Une halte improvisée-crevage de pneu s’impose, et ce n’est pas pour déplaire à nos petites jambes !
Le changement de roue s’effectue assez vite (pourvu qu’on ne crève pas une deuxième fois quand même) et c’est reparti sur cette route cabossée. Vers 18h-18h15 nous arrivons enfin. On est « débarqué » on ne sait où dans la ville, et il commence à faire noir… vite qu’on se trouve un hotel. Des taximans nous abordent et nous proposent pour 150R/ de nous emmener dans le coin des hotels situé sur les hauteurs de la ville. Les hauteurs, c’est le cas de le dire, car ça grimpe sec !.
Arrivés au Tower View, je pars en « éclaireuse ». La dame me propose une chambre pour 150R. c’est tellement peu cher ! Après « inspection », faite dans le noir et à la bougie car Darjee subit une coupure de courant, cela a l’air correct (surtout au niveau petites bestioles), bien qu’un peu humide. Ok, on prend ! La ville est maintenant dans la nuit et seules quelques bougies éclairent partiellement quelques échoppes en bord de route.
C’est sans doute une réaction stupide, mais après cette agression il y a deux moi en Namibie, un soir (19h) en rentrant d’un resto… Je ne me sens pas à l’aise dans cette ville sombre, que je ne connais pas. On décidera de manger au petit hotel pour cette fois-ci.
Au retour de l’électricité, on aura la chance de découvrir les énormes (j’avoue, j’exagère, mais moi et les araignées …) araignées du couloir !
15/09 mardi - Darjeeling La nuit fut affreusement humide. Le froid a transpercé mes deux couches de pulls. Et ce ne sont pas les couvertures sentant le moisis qui auraient pu améliorer la situation. J’n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais là je ne me vois pas du tout rester à cet hotel pour une nuit supplémentaire. C’est décidé, on se trouve autre chose. Ne pas savoir dormir, et tomber malade en vacances… Très peu pour moi.
On boucle nos sacs, et hop dans la rue à la recherche de quelque chose de plus sympathique. En entrant par hasard à l’Andy’s guesthouse, nous rencontrons « notre adorable petite vieille ». Le prix est plus élevé qu’à la Tower View (mais ça n’était guère compliqué), mais il est pourtant tellement doux par rapport au confort offert : chambre bcp moins humide, avec vue, douche chaude. Et même une petite terrasse à 360° de vue sur le toit. On n’hésite pas un instant : on prend ! Petite douche (froide car coupure d’électricité) et direction le centre pour un petit dej. On mangera notre premier morceau de viande, et mon ami, ce carnivore, se sentira « revivre ». Le ventre plein, on se met « en route » (à pied) pour Shree Mahakal Mandir, un temple à la fois bouddhiste et hindou.
Darjee est à flan de colline et rien ici n’est plat. Ce temps est situé sur la colline la plus élevée de la ville. Je remercie mes petits mollets 😎 Juste après l’allée des mendiants (dixit GDR) une « armée » de singe est présente.
Des centaines de rubans de prière multicolores colorent la grisaille du ciel. On est un peu mal à l’aise, ne connaissant pas vraiment ces religions, ni les commodités à l’approche d’un temple. On finira par enlever nos chaussures et faire doucement et silencieusement le tour intérieur.
Petit tour dans les boutiques de la ville, mais tout se ressemble.
On décide donc, afin de découvrir le vrai Darjeeling, de quitter un peu les sentiers battus et de se rendre au Chawk Bazaar. C’est réussi pour le côté « vrai » : pas un touriste à l’horizon. Qu’est ce que j’aime me balader ici. On se sent tout petit, au milieu de tout ce petit monde vaquant à ces occupations. Et pour une fois, pas une remarque concernant les dreads de mon ami. On passe « inaperçus » (tout est relatif.. comparé à Delhi). Ce petit marché est bien coloré : vêtements, légumes, en passant par le « rayon brol » ou encore celui du thé.. où nous y acheterons nos premiers gramme de thé de Darjeeling (c’est aussi pour ça qu’on est là non ?! 😇 ).
Première bière, de la Kingfisher. Ca encore, ça me rappelle des bons souvenirs. Fin de journée glande à l’hotel, afin de se reposer avec tous ces escaliers montés.
La vue à 360° est complètement bouchée par les nuages…
16/09 mercredi - Darjeeling Journée avec un long programme en perspective : plantation de thé, ticket de train pour Varanasi, monastère de Ghoom.. Plaisir d’une bonne douche chaude, suivi d’un déjeuner chez Glenary’s. Le ventre plein, on entame la mission : trouver la plantation de thé qui se trouve apparemment dans le bas de la ville. Le plan du GDR ne ressemble pas à grand-chose, et des ruelles semblent être apparues depuis. Au jardin botaique, nous abordons un gars, qui s’est avéré être bien sympathique. Il fera une partie du chemin avec nous, et nous apprendra bien des choses sur la vie à Darjeeling. Belle petite rencontre !
Arrivés à la plantation de thé, une « adorable » vieille nous aborde, en disant que le guide va arriver et nous installe dans une petite pièce kitsch à souhait : coussins fleuris, tigres en peluche, … Elle commence par nous expliquer le long nom du thé : superfine tippy golden flower … en chanson, s’il vous plait !
Puis vient le temps de nous faire gouter le si mystérieux « 5 second tea » avec toute la description. « Because of the « Happy » ». Il paraitrait que les cueilleurs de feuilles de thé pourraient en garder un petit peu, et la revendraient pour augmenter leurs revenus (ce qui est théoriquement interdit). Ce thé serait exactement le même que celui vendu à Harrods. Je suis très septique. Mais quoi qu’on en dise, ce thé est bon (et vendu très cher, mais « évidemment beaucoup moins cher que chez Harrods »). Suspect. Ensuite visite (expédiée) du processus par lequel passe le thé (séchage … et j’ai oublié le reste). On achetera quand même un peu du dit « 5 seconds tea »… en sachant bien qu’on se fait avoir quelque part !
Après la longue remontée vers la route principale, nous nous dirigeons vers la petite gare de Darjee afin d’essayer d’obtenir un ticket pour Varanasi pour demain. On peut dire que la version du mot « file » en Inde est relativement différente de la version européenne. Un tas, rien d’autre qu’un tas de gens agglutiné devant les 2 tout petits guichets. Au bout de 10 min à se faire dépasser, nous allons parler au station manager. Il nous confirme que ce sont bien ces 2 guichets pour les réservations et que s’il n’y a pas de place dispo, il est toujours possible d’en avoir en « emergency » en payant un petit supplément. C’est donc reparti pour la file indienne (quelle drole d’expression, quand on y pense) où finalement nous ne nous débrouillons pas si mal. Notre tour arrive…. Et il n’y a pas de place. Let’s go donc pour 2 tickets « emergency » en second (ce qu’on croit être II AC). 1314 rouppies en moins et nous repartons. Le train est prévu demain à 17h.
Sur le chemin vers le centre, nous décidons de ne pas nous rendre à Ghoom. Déjà bien marché et bien fait de files pour aujourd’hui. On profitera de cette après midi pour se balader dans la ville, flaner, boire des thé en « observant » la vie autour de nous.
On profite de ce dernier jour de fraicheur indienne… Petit resto avec poulet super archi bon, accompagné de naans. Un vrai plaisir.
17/09 jeudi - Darjeeling - train Aujourd’hui, nous quittons Darjee. Dans cette ville, j’ai l’impression que l’influence du Nepal est bien réelle (bien que je n’y ai jamais mis les pieds ^^). M��me les gens n’ont pas le même physique que ceux de Delhi. Petit endroit pour se remplir le ventre et nous descendons vers le bas de la ville afin de trouver une jeep pour NJP. C’est dingue qu’avec le nombre de jeep présentes dans cette ville, nous ayons mis autant de temps pour une trouver une allant dans la bonne direction. Une fois montés à l’arrière et nos sacs sur le toit, nous rencontrons 2 belges d’Eupen. Le monde est un village !
Ce trajet en descente semble tellement plus court qu’à l’aller. Evidemment, le type crachant ses poumons n’est plus là, et ça doit jouer pour quelque chose 😉 Arrivés dans la vallée, la première vraie drache de mousson nous tombe dessus. Avec cette chaleur moite retrouvée, un peu de pluie ne nous fait pas de mal ! A une halte, j’achète, sur les conseils des 2 belges, du Khool. Quel achat ! (Encore maintenant, 9 mois plus tard, je l’utilise !).
C’est reparti pour une petite heure de route, et, après avoir largué les indiens et les 2 belges, nous arrivons avec plus de 3heures d’avance à NJP. Achat de chaines pour les sacs-à-dos dans le train, de victuailles.. Vers 17h, nous apprenons que le train a 3h de retard. Ce qui en tout nous fait 6h d’attente pour en voir des choses. Une gare, c’est un monde à part entière ! Des vendeurs, des mendiants, des enfants des rues, des familles plus aisées, des chiens, des handicapés, des lépreux, des militaires rentrant chez eux.. et bien plus encore. Tout ce petit monde semble bien intrigué par notre présence. Moi, la petite-blonde-cheveux courts-lunettes rouges, et lui ce black-dreadeux. Des regards, des photos, des phrases « Where are u from ? » « Nice hair » et même un type qui vient toucher les cheveux de mon ami, sans rien demander. Quelle vie, quelle misère, quel mouvement, quelle ambiance particulière. Ca se vit, ça ne se raconte pas. Tous ces trains qui arrivent, qui repartent. Ces odeurs, ces bruits… Un monde se déroule sous nos yeux. Le temps passe lentement et nous nous mettons même à scruter les différentes classes des trains qui passent devant nous, afin de savoir à quel type d’indiens nous seront « confrontés » pendant 14h. Il est 20h, le train arrive enfin, et surprise… Nous sommes en « second sleeper » et pas en seconde classe appelée précisément « Two tierd ». Pas d’air-co, pas de compartiments. Que des hommes (je suis vraiment la seule femme du wagon), que des militaires rentrant chez eux. Avec cette chaleur, ma tête risque de souffrir. Nos sièges (lits plutôt) sont les middles, situés, comme le nom l’indique, entre ceux du bas et ceux .. du haut (bien vu !). A peine arrivés que le militaire (surnommé le pervers 😕), avec son lit longeant le couloir me regarde avec insistance. Je n’m’étais pas préparée à ça. Et comme premier voyage en train, ça s’annonce plutôt mémorable ! On cadenasse (comme conseillé dans les guides) les sacs sur mon lit, et après un peu de papotte, la nuit débute. Il fait chaud, et dès que le train s’arrête (relativement souvent et sans raison apparente), les ventilos ne suffisent plus à maintenir une température supportable. La nuit est longue.
18/09 vendredi - train - Varanasi Vers 6h-7h du matin, nous ouvrons un œil, après cette nuit chaude et incomfortable (mais ça, on s’en doutait 😉 ) Vu les 3h de retard du début, on espère arriver vers 10h… Mais l’espoir sera de courte durée ! Un militaire estime l’heure d’arrivée vers 14h. Didju, en plus d’une sale nuit, ça risque d’être une fort longue journée. On décadenasse les sacs afin de relever la banquette du milieu et de nous installer sur celle du bas. Les regards ne cessent pas. On attend avec impatience 14h. Bouquinage, parlotte, prise de vent par les fenêtres aux barreaux. A plusieurs reprise, nous devrons refuser de la nourriture (toujours suivant les conseils des guides papier). Je ne bois que très peu, un peu peur d’affronter les toilettes. Malgré nos estomacs qui comment à se faire sentir, nous sommes décidés à ne pas accepter de la nourriture. En effet, tout le monde n’est pas méchant, faut pas paranoier, mais on est quand même les deux seuls touristes, donc si qqun veut une cible, ça sera nous. Et nous avons entendu trop d’histoires à propos de puissants somnifères dissimulés dans la bouffe. A un des multiples arrêts (j’adoore 🙂 l’incroyable nombre de vendeurs qui circulent dans ce couloir déjà si encombré !), un militaire nous achète 2 pakora et nous les offre directement. Difficile de refuser.. et pas d’arnaque en vue. Go, nos estomacs en meurent d’envie.
On a enfin comprit le mystère du type qui crie « eeeeeyaaaaa » dans toutes les villes chaque matin ! C’est le vendeur de noix de Coco !
S’en suit les berlingots de jus de mangue sortis de nulle part et offert par un type qu’on avait déjà repéré comme bizarre, analysant tous nos faits et gestes depuis l’arrivée dans le train. Nous les acceptons, en sachant que nous ne les boirons pas, mais il est tellement insistant. 10 minutes plus tard, le type suspect refait son apparition. Il nous parle et nous demande si nous avons apprécié les berlingots. « oui oui, merci ». Et comme les indiens « Use and throw », nous les avons jetés, vides, par la fenêtre. C’est sur, nous avons bien fait de les cacher dans notre sac. Ce type attend clairement que l’on tombe ! En plus, il ose nous faire une grande théorie sur la sécurité, la bouffe offerte (« Mais pas d’inquiétude, moi je suis gentil »), les étrangers etc. Il est fort, mais nous le sommes encore plus, et son stratagème (bon ok, on n’est pas sur à 200% mais quand même), n’a pas fonctionné.
Vers 14h, on apprend qu’avant 4h de plus, nous ne seront pas arrivés. Ca met quand même un petit coup au moral, l’arrivée initiale étant prévue vers 7h du matin.
J’attrape mal à la tête, on est fatigués, on doute de tout le monde. Pas facile facile ce premier trajet en train. Pourvu qu’on arrive. Les dernières heures sont les plus difficile, et vers 19h30 quand le train arrive en gare de Mughal Sarai, nous sommes littéralement épuisés.
Un jeune étudiant indien rencontré dans le train prendra un rickshaw avec nous jusqu’à la ville. Ils nous aidera à trouver un hotel… et c’est à ce moment là que …. Je suis tombée dans un trou, ou plutôt une bouche d’égout. On marchait dans une ruelle fort peu éclairée et tout d’un coup, mon pied ne toucha plus le sol, mais trouva de l’eau, environs 1m plus bas. Je n’ai pas pu m’empecher de sortir un beau cris aigu, dont les indiens se souviendront encore longtemps. Heureusement, plus de peur que de mal. Une belle grosse égratinure sur toute la longueur de ma jambe, et quelques énormes bleus. Ca aurait pu être bien pire. On arrive finalement (moi en boitant… avec je ne sais quelle crème indienne sur ma jambe) dans un hotel. On verra bien demain si on change, mais là, il est largement temps qu’on prenne une douche, que je désinfecte tout ça, et qu’on se repose.
19/09 samedi - Varanasi On se réveille assez vite, relativement affamé, et en manque total de sucre. On fait nos sacs, achetons 2 paquets de bisuits et les mangeons avec bonheur (la vie est pleine de petits bonheurs ^^) dans le rickshaw nous emmenant vers les ghats principaux. Il est fait déjà très chaud, et porter nos sac, trouver notre chemin dans ce dédale de ruelles (avec vaches, of course), éviter les rabatteurs est difficile. Nous parviendrons finalement au Vishnou Resthouse, et aurons une chambre à 400 R/ avec vue sur le gange.
Cet endroit est un petit oasis : vue sur le gange, calme, belle petite terrasse, lit pas trop dur, douche (et toilette en même temps, mais on finit par s’y faire), électricité, petit temple et chanson « Hare Krishna », le fou souriant, des gens gentils, moyen de manger sur place…Que demander de mieux. Ce voyage est mouvementé, mais il en vaut la peine !
Après une bonne douche froide (un vrai plaisir, réellement), quelques litres d’eau et du sucre dans l’estomac, nous sommes requinqués, et près à découvrir la ville. C’est parti pour un petit tour dans le Chowk. Notre premier déjeuner-diner se fera dans un buibui le lang de la ruelle principale. Malai Kofta + naan pour moi, et chicken fried rice raté (comprenez sans chicken) pour mon ami. On se sent bien ! Nous continuons la ruelle et arrivons au ghat principal : Dasashwamedh Ghat.
Le soleil tape et la chaleur est bien présente. Penser que le Gange apporterait un peu de fraicher est une grosse erreur de ma part !
Achat de foulard en « soie ». On s’est p-e fait rouler sur la vraie qualité de la soie etc … Mais peu importe, c’est joli, et c’est le principal. Passage sur les ghat (Pandey ghat) devant notre hotel et repos sur la terrasse.
Une fois la nuit tombée, des dizaines de bougies flottent sur le Gange, signe de chance par la personne qui l’a déposée là. Que c’est beau. On a vraiment l’impression que cette ville est sereine, moins speedée que ce que nous avons pu voir auparavant.
Dodo bien mérité, après cette nuit dans le train, et cette nuit avec la jambe charcutée par la bouche d’égout (mais ça nous laisse, mine de rien, de bons souvenirs 🙂 ). Les moustiques, mouches, sauterelles, fourmis, mouchettes, petits scarabées… seront aussi de la partie. Demain c’est décidé, on met le moustiquaire !
20/09 Dimanche - Varanasi Réveil peinard et direction le « Shiva cafe and german bakkery » pour un bon petit dej. Nous n’y arriverons qu’une heure plus tard, faute à la folie shopping dans un maga sur le chemin. Ca sera nos souvenirs à notre retour en Belgique.
Après midi à se balader dans la ville (Ghat, quartier musulman, …). Qu’on est bien !
Le soir, tour en barque au coucher de soleil. Impressionnant comme on voit la ville sous un autre angle ! Pas mal d’anciens palais de Maharadja sur les rives. Dommage que beaucoup d’entre eux soient en mauvais état…
Il commence à faire noir lorsque nous arrivons au Manikarnika ghat, celui des crémations. C’est une ambiance assez pesante qui nous entoure. Une dizaine de bucher brulent devant nous, des familles entières assistent aux funérailles, d’autres attendent qu’une place se libère pour leur défunt.. Il parait que le feu n’a pas cessé ici depuis au moins mille ans. « Evidemment », un pseudo guide pseudo monsieur de la charité monte sur la barque. Après quelques explications sur les rites des familles quand un de leur membre décède (informations ma foi très intéressantes), il nous parle de la pseudo hospice aidant des pseudos gens pauvres et malades. Mon ami, ayant lu dans les guides ce genre de petit stratagème, rentre dans le jeu, et fait semblant de s’y intéresser, pose des questions… Donc les réponses seront courtes et très incomplètes. Il ne maitrise visiblement pas son « piège à touriste » le pseudo guide ! Son histoire est plutôt mal rodée. Sur la fin, « évidemment », il ose nous demander de l’argent (même des euros ou des dollards, il prend tout … tu m’étonnes !), et nous dit de ne parler à personne de ce qu’on lui a donné (20 malheureuses rouppie), car ça serait mauvais pour son karma. Il est fort.. mais là encore, nous ne sommes pas dupes !
Retour vers notre Vishnou Resthouse, entourés de petites bougies flottantes… Un type nous propose d’en déposer sur le Gange également. J’avais envie de le faire, mais là je me suis réellement sentie forcée et cela a gaché en partie mon plaisir. Le geste effectué, il nous réclame 150 R/. Quel bon business le gange quand même ! Il n’en aura que 50, et nous somme bien généreux d’après moi… !
21/09 lundi - Varanasi Journée calme. Dejeuner à notre bien aimé Shiva café, balade dans la ville. L’hivers se rapproche (oui bon, d’accord, doucement), et pourtant l’air reste chaud chaud chaud. On sue à grosses gouttes ! Et on arrive même à grater l’air des ventilos des magasins de soie, tissus etc. Je sais, ce n’est pas cool car on sait au fond de nous même qu’on n’achetera probablement rien… Mais cette chaleur me tue !
En marchant, on arrive un peu par hasard aux ghats de crémation. Cette ambiance pesante est toujours là, bien réelle. Ce tas de bois, ces cendres qui volent, cette fumée épaisse qui te pique les yeux.. Voici un lieu bien étrange, comme habité d’une présence invisible.
Petit tour dans un temple de je-ne-sais-plus-quel-dieux où un gentil « moine » (je ne sais pas comment l’appeler, c’est un homme qui lit et étudie des textes indous pendant au moins 4-5 ans) nous aborde. Petite papote sur ce qu’il fait, sur ce que nous faisons là, etc etc. Sympa !
On décide finalement d’aller faire une petite sieste .. Toujours cette chaleur. L’idéal serait de rentrer en bateau, mais pas envie de repasser par le ghat des crémations.. On marchera donc jusqu’au ghats principaux où nous prendrons notre barque.
Bouquinage, lassi au bord du Gange.. Qu’on est bien !
22/09 mardi - Varanasi Lever à l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur le gange. C’était tout simplement magique ! Une lumière de dingue… Et comme indiqué dans le routard, c’est sans doute la plus grande salle de bain à ciel ouvert de la planète. Des dizaines d’indiens sur les ghats occupés à se débarbouiller dans cette eau soit disant pure (d’une point de vue spirituel, pas vraiment d’un point de vue « écologique »). Et énormément de barques remplies de touristes qui mitraillent avec leur reflex, sans aucun complexe.. J’ai nettement plus de mal de ce côté-là.
Dejeuner avec un gars de Birmingham, bossant pour les enfants des rues, à nous raconter des histoires abrancabrantesques sur les street kids qu’il essaie d’aider et tous les ennuis que cela lui attire. Reste de la journée calme. Dhal Makhani dans un buibui. On essaie de bien profiter de cette dernière journée « calme », avant d’affronter les rabatteurs fous d’Agra, et la nuit en train.
Début de soirée, 2è drache de mousson. Cela rafraichit considérablement l’atmosphère. La mangouste qui se balade à la resthouse prend un malin plaisir à se baigner dans les « pseudo flaques ».
23/09 mercredi - Varanasi - Agra Dernier réveil avec vue sur le Gange, avec le bruit des lavandières tapant leur linge.. Ca va nous manquer… Et les chansons « Hare Krishna » du temple jouxtant notre chambre également …
Check-out et direction « mission rickshaw » dans la chaleur avec nos sacs-a-dos, pesant 2 fois plus lourd suite à tous les souvenirs achetés en chemin. Le conducteur du richshaw est un type sympathique, mais fou, nous parlant de « Africa wild », des pornos indiens … Ca nous amenera à un fou-rire mémorable !
Arrivée à la gare, bien à l’heure, comme d’habitude. Et qui dit gare, dit regard incessant envers ce couple « black and white », et ces cheveux tellement bizarres. Parfois, je sature un peu. A entendre des dizaines de fois par jour (et là je n’exagère pas, pas comme pour les araignées de Darjee) ce style de commentaires… Meme si je sais que c’est de la curiosité, et non de la méchanceté. On investit la cafet’ de la gare… ou nous devrons arrêter de jouer aux cartes car c’est « forbidden ». On n’a jamais compris pourquoi.
Sur le quai de la gare, des attroupements autour de nous, des photos. On est des vraies stars ici en Inde ^^ (Quoi que, dans le centre de bruxelles, les Jap sont aussi impressionnés par « nous »). Etonnament, le train arrive pile poile à l’heure (Incredible India !). Nous sommes en 3 AC. Même configuration que le premier train, mais avec AC, draps et couvertures en plus. Quel changement ! La nuit sera tellement meilleure, et moins stressante qu’en sleeper. Beaucoup de familles indiennes, l’ambiance est vraiment différente.
24/09 jeudi - Agra A 5h50 nous détachons nos sacs et à 6h05 tapante nous entrons en gare d’Agra. Impressionnant cette ponctualité, même les chemins de fer belge (mais je ne sais pas si c’est une bonne référence …) sont moins à l’heure ! Nous prenons un rickshaw en direction d’un hotel repéré dans le routard. Cette nuit est offerte par mon frère, pour mon anniversaire. On espère trouver une petite chambre avec vue sur le Taj.
La chambre désirée est occupée, mais se libèrera apparemment vers 10h, heure du chek-cout des précédents. Parfait ! Douche dans une autre chambre, et roof top pour le petit dej avec vue.
Waw, il est toujours aussi splendide. Le taj semble vraiment sortir de nulle part. J’adore ! J’ai l’impression d’être 3 ans en arrière, de le redécouvrir pour la première fois. Mon ami, qui n’était a priori un peu réticent à voir « ce gros bloc de briques blanches » est conquis ! J’adore encore plus !😎
Glandage jusque 10h pour récupérer la chambre … à 11h toujours rien ! On décide de partir visiter le Taj maintenant, pour pouvoir aller de l’autre côté de la rivière Yamuna au coucher de soleil. Nos sacs dans le cloakroom, et c’est parti !
1500 rouppies en moins et deux petites bouteilles d’eau en plus, et nous y (re)voilà ! Vu l’heure, c’est beaucoup plus peuplé que lors de ma première visite, et on peut dire que ça fait du changement ! Des groupes se forment tout autour de nous, des gens nous suivent, tous veulent des photos d’eux et du couple « black and white »… Certains prennent des photos « volées », comme si on ne les voyait pas. Au début, on joue le jeu, mais trop c’est trop. On est ici pour profiter de l’endroit, pas pour être des bêtes de cirque ! C’est à se demander si les gens préfèrent le taj ou nous (et là, je n’exagère pas …). Dès qu’on se pose quelquepart, c’est l’attroupement.🏴☠️ Quand un couple sympa prend 3 photos de nous, ce sont des dizaines (vraiment !) de photos qui sont prises en même temps. Je nous imagine déjà en photo dans leur salon… J’dois dire que j’ai du mal à profiter…
Mais le Taj est là, toujours aussi immense, aussi magique. Après presque 4 ans et 2 visites, je ne trouve toujours pas les mots. On finira par se trouver un petit coin, un peu au calme, pour pouvoir l’observer en toute tranquilité (tranquilité relative par rapport au début de la visite).
Vers 13h30, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et nous sortons de l’enceinte (ré-attroupement) pour se trouver un resto avec vue. Petite bière pour fêter ça.
A notre arrivée à l’hotel (15h), la chambre n’est toujours pas libre (« Incredible india »). Ils nous en proposent une autre, mais je ne démords pas, je rêve de cette chambre avec vue. Nous passons à l’hotel d’en face, le Shanti Lodge, où il reste la chambre parfaite, avec vue et air-co. Quel confort, première chambre avec air-co depuis le début du séjour, et par cette chaleur, c’est plaisant !
Débarbouillage et rickshaw pour le Baby Taj. C’est beaucoup plus petit et moins majestueux, mais quel calme ! Il aurait donné l’inspiration pour la construction du vrai et grand Taj.
Ensuite, direction la rivière, pour la vue avec coucher de soleil. Vu que tout est entièrement symétrique, c’est assez troublant. De plus, je retrouve la vue du Taj à 6h du mat’ d’il y a 4 ans, avec la lumière dans le même sens. Perturbant ! Site très calme, avec une petite dizaine de touristes, et pas de « paparazzis » dans les environs. Bonheur. Le soleil se couche doucement et le Taj émet des reflets sublimes, digne d’un conte de milles et unes nuits. On y restera une bonne heure.
Sur le chemin du retour, le pneu avant du rickshaw crêve dans une sombre ruelle. Ma « peur » due à l’attaque au couteau en Namibie revient, et j’dois dire que je ne suis pas très à l’aise. Après pas mal de manœuvres et 20-30 minutes, nous sommes repartis. Ouf. Repas sur la terrasse juste à côté de notre chambre. Coupure de courant durant la nuit… l’air-co ne nous sera donc pas d’une grande utilité !
25/09 vendredi -Agra - Delhi Réveil avec vue sur le Taj. Que demander de mieux ? Petite douche froide (coupure de courant encore), et déjeuner au Yash Café juste à côté. Depuis le début des vacances, mon estomac semblait souffrir de la chaleur, je ne mangeais pas grand-chose, mais je crois qu’il commence à s’y habituer. J’ai une faim de loup.
Le train est prévu pour 14h40. D’ici là, glandouille, mais quelle belle glandouille avec une vue pareille !
Arrivée tardive sur Delhi (comme toutes nos arrivées dans les villes en fait). On avait réservé la nuit au Namaskar, en quittant Delhi pour Darjee… Mais ils ont refilé la chambre à d’autres personnes… Looongue recherche d’un hotel, afin de trouver quelque chose de correct.
26/09 samedi - Delhi Delhi, delhi, delhi. On profite de notre avant dernière journée sur le sol indien .
Lassi, samosa, petits plats indiens, Kingfisher… On fait plaisir à nos papilles gustatives avant le retour dans le monde de la bouffe moins épicées.
27/09 dimanche - Delhi Delhi delhi delhi.
On profite encore et toujours. Derniers achats, souvenirs, petits cadeaux.
28/09 lundi Delhi delhi et nuit dans l’avion.
C'était un voyage pas si long que ça, mais quelle intensité. Quel bonheur d'avoir pu découvrir de si belles villes, en si bonne compagnie ! Il me tarde d'y retourner... !
Incredible India !
Si vous avez des questions plus pratiques, n'hésitez pas :)
Au plaisir de vous lire,
Eva
Bonjour à tous,
Je suis une femme de 28 ans et je pars seule en Inde dans 3 semaines. Je vais à Varkala dans le kerala pour apprendre les massages ayurvédiques et me ressourcer pendant 6 mois. J'arrive à Bombay en compte rejoindre le sud en train. Je pense qu'i ln'y aura pas trop de difficultés..
J'ai tout plein de questions dont j'ai trouvé certaines réponses dans les sujets déjà présents ici mais j'en ai d'autres encore...
1/ En fait je voudrais savoir qu'est-ce que vous emmener coté pharmacie? pour 6 mois je ne me rends pas bien compte et ne voudrais pas oublier quelque chose. ( PS: je ne suis pas vaccinée et suis preneuse de toutes recommandations)
2/ si certains connaissent Varkala avez-vous des adresses sympas coté hébergement? petit budjet
3/ avez-vous déjà appris le massage là-bas et si oui pouvez vous m'en dire un peu plus concernant l'école de massage qui se trouve là-bas, son prix, si on peu commencer n'importe quand, mais aussi si vous avez appris chez l'habitant...
4/ coté sécurité, comment faire pour tout ce qui concerne billet d'avion, passeport, argent... peut-on laisser tout ça à l'hotel ou dans la gust house sans craindre de se faire voler? Faut-il ammener des cadenas pour fermer les sacs à dos ou une chaine pour la porte de la chambre...
5/ avez-vous pris des cours de yoga? de flute? pouvez-vous m'en dire un peu plus?
6/ ah oui et si j'achete le billet de train Bombay Cochin d'ici est-ce vraiment sur que là-bas je pourrais avoir une place dans le train et si oui il suffiyt de monter dedans et c'est bon? (l'arrivée à bombay et le voyage jusque varkala et en fait ce qui m'inkiete le plus... la queue des heures pour s'entendre dire qu'il n'y a plus de place... ou que c'ets le guichet d'à coté... si je pouvais éviter le premier jour ca m'arrangerait)
7/ voilà... c'est pour bientôt, si vous avez n'importe quelles recommandations ou remarques à faire ce serait gentil.
Merci beaucoup! Elise.
Je suis une femme de 28 ans et je pars seule en Inde dans 3 semaines. Je vais à Varkala dans le kerala pour apprendre les massages ayurvédiques et me ressourcer pendant 6 mois. J'arrive à Bombay en compte rejoindre le sud en train. Je pense qu'i ln'y aura pas trop de difficultés..
J'ai tout plein de questions dont j'ai trouvé certaines réponses dans les sujets déjà présents ici mais j'en ai d'autres encore...
1/ En fait je voudrais savoir qu'est-ce que vous emmener coté pharmacie? pour 6 mois je ne me rends pas bien compte et ne voudrais pas oublier quelque chose. ( PS: je ne suis pas vaccinée et suis preneuse de toutes recommandations)
2/ si certains connaissent Varkala avez-vous des adresses sympas coté hébergement? petit budjet
3/ avez-vous déjà appris le massage là-bas et si oui pouvez vous m'en dire un peu plus concernant l'école de massage qui se trouve là-bas, son prix, si on peu commencer n'importe quand, mais aussi si vous avez appris chez l'habitant...
4/ coté sécurité, comment faire pour tout ce qui concerne billet d'avion, passeport, argent... peut-on laisser tout ça à l'hotel ou dans la gust house sans craindre de se faire voler? Faut-il ammener des cadenas pour fermer les sacs à dos ou une chaine pour la porte de la chambre...
5/ avez-vous pris des cours de yoga? de flute? pouvez-vous m'en dire un peu plus?
6/ ah oui et si j'achete le billet de train Bombay Cochin d'ici est-ce vraiment sur que là-bas je pourrais avoir une place dans le train et si oui il suffiyt de monter dedans et c'est bon? (l'arrivée à bombay et le voyage jusque varkala et en fait ce qui m'inkiete le plus... la queue des heures pour s'entendre dire qu'il n'y a plus de place... ou que c'ets le guichet d'à coté... si je pouvais éviter le premier jour ca m'arrangerait)
7/ voilà... c'est pour bientôt, si vous avez n'importe quelles recommandations ou remarques à faire ce serait gentil.
Merci beaucoup! Elise.
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.








