bonjour,
je suis à la recherche d'un vol sec pour Bamako à partir de Strasbourg ou Paris ou ailleurs même aux allentours du 15 novembre. Dans le labyrinthe des sites internets, je ne trouve rien en-dessous de 400 €.
si vous avez des suggestions à me faire, des bons plans à partager... merci d'avance.
Bonjour a tous,
on a pris nos billets pour le Mali mais on n'arrive pas a avoir d'infos precises sur la possibilite d'obtenir le visa provisoire a l'arrivee sur Bamako / Senou.
A l'ambassade ils disent qu'ils garantissent pas...
Sur le net on trouve de tout comme reponse...
Sur le routard "Afrique de l'ouest" ils disent que c'est plus possible...
Quand on appelle la compagnie aerienne ils nous disent OK pas de souci...
Alors est-ce que quelqu'un est a parti la-bas dernierement et a pu faire son visa a l'arrivee ? Prix du visa et cout de la prolongation ?
Merci ! 🙂
Alors est-ce que quelqu'un est a parti la-bas dernierement et a pu faire son visa a l'arrivee ? Prix du visa et cout de la prolongation ?
Merci ! 🙂
bonjour à tous les amoureux de ce beau pays et des tarifs raisonnables.
à la recherche d'un billet Paris Bamako pour cet été, je ne vois plus apparaître les vols de la CAM (rebaptisée Air Mali en mai 2009). idem sur leur site internet...
curieux de ce mystère, je passe un coup de fil à leur bureau de Paris: l'avion qui est tombé en panne fin février 2010 n'a pas repris les vols vers la France et l'Espagne. il assurait alors la liaison avec une escale à Madrid. nous avons attendu la venue d'un charter tchèque pour pouvoir rentrer. tous les vols sont suspendus jusqu'à nouvel ordre, qui devrait intervenir mi avril 2010. donc pas de billet vendus d'ici là.
nous avions déjà essuyé les derniers déboires d'Air Sénégal International (cette marque n'existe plus cher modérateur) l'été 2008, peu avant le dépot de bilan final en avril 2009.
il faudra donc encore patienter avant la mise en service du nouvel avion et les appeler directement:
0033155283389 à Paris ou 0022320222424 à Bamako.
bon voyage à tous
sniff encore un MacDonnel Douglas qui part à la casse...
sniff encore un MacDonnel Douglas qui part à la casse...
bonjour
Connaissez-vous les compagnies les plus interessantes pour joindre le mali ?
Merci
Bonjour,
Après 7 ans de relation avec mon homme, c'est décidé, on va enfin au Mali tous ensemble ! ( sur décembre - janvier environ 3 semaines) je suis trop contente et super pressée de rencontrer ma belle famille et de voir Bamako :-) ( ville où vis la famille de mon homme).
Mais malgré l'excitation, le stress et l'appréhension sont là malgré le réconfort de mon homme, voilà pourquoi je viens vers vous :
- déjà, les billets ne sont pas encore réservés car mon homme attend de savoir la date à laquelle il va pouvoir envoyer sa camionnette par bateau ( il a des projets pour le mettre en taxi là bas). Normallement il devrait partir le 13 décembre. Bref je voudrais savoir la compagnie aérinne que vous conseillez, on m'a parlé de royal air maroc, qu'en pensez vous et savez vous si il est possible de mettre la poussette canne en cabine, sinon j'imagine la galère que ça va être pour l'escale et le changement d'avion avec le petit dans les bras. Surtout que je vais voyager seule à l'allée car mon homme prendra lui l'avion pour le sénégal où il récuperera sa camionnette. Avez vous également des conseil pour le voyage, notamment pour occuper mon petit de 4 ans, et surtout j'ai peur pour le dernier ( 10 mois) quand il a sommeil il pleure donc j'espere qu'il ne dérangera pas les voyageurs mais je sais pas trop comment je vais pouvoir l'installer dans l'avion
- Ensuite, mon homme m'a dit que c'est son frère sur polace qui s'occuperait de visiter et réserver une maison, avec vous des adresses et des tarifs?
- Conçernant la santé : les 2 petits sont vaccinés contre le dtp, le bcg et fièvre jaune sera faite mi décembre, le docteur va me faire l'ordonnace pour le traitement du palu, et j'ai farfouillé sur le net pour savoir les médocs à me faire prescrire: * traitement palu * anti diarrhéique * thermomètre + doliprane * désinfectant pour les bobos, compresses, pansements * désinfectant ophtalmique * pommade arnisa * boisson de réhydration * crème solaie, chapeau * Moustique: prise baygon, répulsif, crème apaisante, moustiquaire imprégné Est ce que j'oubli quelquechose?
Voilà je vous remercie par avance :-)😄
Après 7 ans de relation avec mon homme, c'est décidé, on va enfin au Mali tous ensemble ! ( sur décembre - janvier environ 3 semaines) je suis trop contente et super pressée de rencontrer ma belle famille et de voir Bamako :-) ( ville où vis la famille de mon homme).
Mais malgré l'excitation, le stress et l'appréhension sont là malgré le réconfort de mon homme, voilà pourquoi je viens vers vous :
- déjà, les billets ne sont pas encore réservés car mon homme attend de savoir la date à laquelle il va pouvoir envoyer sa camionnette par bateau ( il a des projets pour le mettre en taxi là bas). Normallement il devrait partir le 13 décembre. Bref je voudrais savoir la compagnie aérinne que vous conseillez, on m'a parlé de royal air maroc, qu'en pensez vous et savez vous si il est possible de mettre la poussette canne en cabine, sinon j'imagine la galère que ça va être pour l'escale et le changement d'avion avec le petit dans les bras. Surtout que je vais voyager seule à l'allée car mon homme prendra lui l'avion pour le sénégal où il récuperera sa camionnette. Avez vous également des conseil pour le voyage, notamment pour occuper mon petit de 4 ans, et surtout j'ai peur pour le dernier ( 10 mois) quand il a sommeil il pleure donc j'espere qu'il ne dérangera pas les voyageurs mais je sais pas trop comment je vais pouvoir l'installer dans l'avion
- Ensuite, mon homme m'a dit que c'est son frère sur polace qui s'occuperait de visiter et réserver une maison, avec vous des adresses et des tarifs?
- Conçernant la santé : les 2 petits sont vaccinés contre le dtp, le bcg et fièvre jaune sera faite mi décembre, le docteur va me faire l'ordonnace pour le traitement du palu, et j'ai farfouillé sur le net pour savoir les médocs à me faire prescrire: * traitement palu * anti diarrhéique * thermomètre + doliprane * désinfectant pour les bobos, compresses, pansements * désinfectant ophtalmique * pommade arnisa * boisson de réhydration * crème solaie, chapeau * Moustique: prise baygon, répulsif, crème apaisante, moustiquaire imprégné Est ce que j'oubli quelquechose?
Voilà je vous remercie par avance :-)😄
Bonjour, tout le monde.
C'est parti, le choix est fait . ce sera le Mali.
Le trajet sur place est fixé . il nous manque le trajet depuis la france . et c'est là que ca se corse!
et c'est pour cela que je me retourne vers vous tous et toutes. avez vous des pistes pour nous guider dans le choix et 'lachat de nos billets pour ce voyage, depuis la france ? ( nous sommes 4 )
certains nous ont parlé de faire France-Senegal et de là faire le trajet "sur terre" vers le Mali ( notre destination etant Bamako )
votre avis sur cette possibilité ? sinon le direct France ( bordeaux ou paris , voire Bilbao ( nous habitons en pays basque)) en avion est il possible sans avoir ces tarifs hallucinants que j'ai pu trouver ( aux alentours de 4000 €, pour 4 )
voila voila merci pour vos avis et votre aide
marko
et c'est pour cela que je me retourne vers vous tous et toutes. avez vous des pistes pour nous guider dans le choix et 'lachat de nos billets pour ce voyage, depuis la france ? ( nous sommes 4 )
certains nous ont parlé de faire France-Senegal et de là faire le trajet "sur terre" vers le Mali ( notre destination etant Bamako )
votre avis sur cette possibilité ? sinon le direct France ( bordeaux ou paris , voire Bilbao ( nous habitons en pays basque)) en avion est il possible sans avoir ces tarifs hallucinants que j'ai pu trouver ( aux alentours de 4000 €, pour 4 )
voila voila merci pour vos avis et votre aide
marko
Echange universitaire au Mali pour trois étudiantes françaises; étudiantes en tourisme. Etudiantes touristes?
Pérégrinations et découvertes en Terres Africaines. Impressions et anecdotes d'une année entre bonheur et p'tits désagréments sur fond de choc culturel.
Au programme: cours à l'université de Bamako et stages au sein d'entreprises culturelles.
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples: I love you My love My heart My life You’re the man of my life I care about you I want to live with you Kiss me I miss you Thank you Please Hello See you soon
Here are a few examples: I love you My love My heart My life You’re the man of my life I care about you I want to live with you Kiss me I miss you Thank you Please Hello See you soon
Hello,
I’m planning to leave for Bamako in three to six months.
Here’s my itinerary: Toulouse (France) via Barcelona, Tangier, crossing Morocco to GUERGUERAT, entering Mauritania, Nouakchott up to the GOGUI border (Mali), and arriving in Bamako. I might go through Algeciras depending on costs.
I plan to stop for a week in Nouakchott with family.
I’ll be traveling in a half-loaded Mercedes Sprinter.
For this reason, I’m looking for a travel companion due to my age and health.
I’ve made this crossing several times, including two round trips in 2018.
I’m open to any serious proposals.
Many thanks for this site, which has been a great source of information.
C'est l'histoire d'un groupe de jeunes musiciens du Mali qui, en 1964, fut envoyé à Cuba pour faire partie d'une formation musicale qui donnera des représentations un peu partout sur l'île. Ce groupe s'appelle Las Maravillas de Mali , et à l'époque il connait un certain succès en Afrique.
Plusieurs années plus tard de l'eau a passé sous le pont, mais un réalisateur qui voyageait au Mali fait la connaissance de Dramane qui lui raconte l'aventure des Maravillas de Mali ... Maintenant l'histoire est en film ! Y a plus qu'aller le voir 😎
https://www.fip.fr/emissions/certains-l-aiment-fip/africa-mia-la-fabuleuse-histoire-de-las-maravillas-de-mali
Bande-annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=Gmxv9-L3Uvo
Plusieurs années plus tard de l'eau a passé sous le pont, mais un réalisateur qui voyageait au Mali fait la connaissance de Dramane qui lui raconte l'aventure des Maravillas de Mali ... Maintenant l'histoire est en film ! Y a plus qu'aller le voir 😎
https://www.fip.fr/emissions/certains-l-aiment-fip/africa-mia-la-fabuleuse-histoire-de-las-maravillas-de-mali
Bande-annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=Gmxv9-L3Uvo
Un effort conjoint
Le 11 août 2020, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (UNESCO) a annoncé le lancement d’un projet de réhabilitation du patrimoine culturel et architectural de Bandiagara, ville historique, considérée comme la capitale du « Pays Dogon », et en partie détruite par le conflit qui fait rage dans le centre du Mali.
L’organisation onusienne précise dans un communiqué publié sur son site qu’elle « soutiendra la cohésion sociale et la résilience des communautés souffrant d’années de conflit armé dans le centre du Mali ». Elle souligne, en outre que ce soutien se fera « dans le cadre d’un nouveau projet majeur, rendu possible grâce à un financement d’un million de dollars US de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) ». Le projet apportera un soutien essentiel à la réhabilitation du bien du patrimoine mondial « Falaise de Bandiagara (Pays des Dogons) », qui abrite 289 villages répartis sur 400 000 hectares dans la région de Mopti. « La culture n’est pas seulement trop souvent victime de conflits armés prolongés, elle est aussi une source essentielle de résilience et un fondement important pour la construction de la paix » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, citée dans le communiqué.
A travers ce nouveau projet, en collaboration avec les autorités maliennes, et financé par l’ALIPH, nous visons à placer la culture au cœur des efforts pour soutenir les communautés qui font de cette région leur foyer, a ajouté la même source. Ce projet de trois ans à Bandiagara vise à réhabiliter le patrimoine architectural endommagé, notamment les logements, les greniers et les sites consacrés à la culture traditionnelle, ainsi qu’à rétablir la production d’objets culturels et la sauvegarde des objets de cérémonies dans une collection commémorative, précise encore l'UNESCO. De par la réhabilitation et la sauvegarde des pratiques culturelles de la région (rites funéraires, danses masquées, …), le projet contribuera à renforcer le tissu social et la paix entre les communautés du Pays Dogon, note encore l'agence onusienne, ajoutant que les activités génératrices de revenus pour les femmes, sont au cœur de ce projet, qui vise à promouvoir la réconciliation entre les communautés et à favoriser la protection du patrimoine dans le contexte difficile de la pandémie du COVID 19.
En 2012, le Mali est devenu l'épicentre d'une crise politique et de sécurité de grande ampleur, provoquée par l'arrivée de groupes armés dans les régions du nord et du centre du pays. Outre le fait de causer des victimes civiles et de créer de l'insécurité, la crise a provoqué la destruction totale ou partielle de près de 30 villages, situés pour moitié dans les limites du bien du patrimoine mondial de la falaise de Bandiagara (Pays Dogon).
Les experts de l'UNESCO travailleront en étroite collaboration avec une équipe d'experts maliens du ministère de la Culture, de la Direction nationale du patrimoine culturel (DNPC), de la Mission culturelle de Bandiagara (BCM) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi qu'avec les communautés locales, précise le communiqué, soulignant que l'intervention à Bandiagara s'appuie sur les initiatives de réhabilitation de l'UNESCO au Mali, actives depuis 2012, et sur le travail d'évaluation et de médiation effectué en 2019 pour donner suite à la spirale de violence intercommunautaire à Bandiagara.
La falaise de Bandiagara est un vaste paysage culturel couvrant 400 000 hectares dispersés dans trois régions naturelles : le plateau de grès, l'escarpement, et les plaines. Les communautés entretiennent une relation très étroite avec leur environnement, qui s'exprime par des rituels et des traditions sacrés. Le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1989.
Hery
https://www.voaafrique.com/a/l-unesco-a-annonc%C3%A9-la-r%C3%A9habilitation-du-site-de-la-falaise-de-bandiagara-/5531116.html
Le 11 août 2020, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (UNESCO) a annoncé le lancement d’un projet de réhabilitation du patrimoine culturel et architectural de Bandiagara, ville historique, considérée comme la capitale du « Pays Dogon », et en partie détruite par le conflit qui fait rage dans le centre du Mali.
L’organisation onusienne précise dans un communiqué publié sur son site qu’elle « soutiendra la cohésion sociale et la résilience des communautés souffrant d’années de conflit armé dans le centre du Mali ». Elle souligne, en outre que ce soutien se fera « dans le cadre d’un nouveau projet majeur, rendu possible grâce à un financement d’un million de dollars US de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) ». Le projet apportera un soutien essentiel à la réhabilitation du bien du patrimoine mondial « Falaise de Bandiagara (Pays des Dogons) », qui abrite 289 villages répartis sur 400 000 hectares dans la région de Mopti. « La culture n’est pas seulement trop souvent victime de conflits armés prolongés, elle est aussi une source essentielle de résilience et un fondement important pour la construction de la paix » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, citée dans le communiqué.
A travers ce nouveau projet, en collaboration avec les autorités maliennes, et financé par l’ALIPH, nous visons à placer la culture au cœur des efforts pour soutenir les communautés qui font de cette région leur foyer, a ajouté la même source. Ce projet de trois ans à Bandiagara vise à réhabiliter le patrimoine architectural endommagé, notamment les logements, les greniers et les sites consacrés à la culture traditionnelle, ainsi qu’à rétablir la production d’objets culturels et la sauvegarde des objets de cérémonies dans une collection commémorative, précise encore l'UNESCO. De par la réhabilitation et la sauvegarde des pratiques culturelles de la région (rites funéraires, danses masquées, …), le projet contribuera à renforcer le tissu social et la paix entre les communautés du Pays Dogon, note encore l'agence onusienne, ajoutant que les activités génératrices de revenus pour les femmes, sont au cœur de ce projet, qui vise à promouvoir la réconciliation entre les communautés et à favoriser la protection du patrimoine dans le contexte difficile de la pandémie du COVID 19.
En 2012, le Mali est devenu l'épicentre d'une crise politique et de sécurité de grande ampleur, provoquée par l'arrivée de groupes armés dans les régions du nord et du centre du pays. Outre le fait de causer des victimes civiles et de créer de l'insécurité, la crise a provoqué la destruction totale ou partielle de près de 30 villages, situés pour moitié dans les limites du bien du patrimoine mondial de la falaise de Bandiagara (Pays Dogon).
Les experts de l'UNESCO travailleront en étroite collaboration avec une équipe d'experts maliens du ministère de la Culture, de la Direction nationale du patrimoine culturel (DNPC), de la Mission culturelle de Bandiagara (BCM) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi qu'avec les communautés locales, précise le communiqué, soulignant que l'intervention à Bandiagara s'appuie sur les initiatives de réhabilitation de l'UNESCO au Mali, actives depuis 2012, et sur le travail d'évaluation et de médiation effectué en 2019 pour donner suite à la spirale de violence intercommunautaire à Bandiagara.
La falaise de Bandiagara est un vaste paysage culturel couvrant 400 000 hectares dispersés dans trois régions naturelles : le plateau de grès, l'escarpement, et les plaines. Les communautés entretiennent une relation très étroite avec leur environnement, qui s'exprime par des rituels et des traditions sacrés. Le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1989.
Hery
https://www.voaafrique.com/a/l-unesco-a-annonc%C3%A9-la-r%C3%A9habilitation-du-site-de-la-falaise-de-bandiagara-/5531116.html
bonjour a tous voila j'entrevois de partir d'ici quelque mois au Mali plus précisecement dans les environs de la régions de kita afin de partir non loin de cet region pour rallier le village familiale et d'y sejourné , je recherche des personnes interesser et véhiculé bien sure voulant faire une partie de ce voyage afin que nous puissions nous entredaider le cas échéant je presice que je n'ai toujours pas le véhicule et que je resident a paris désoler pour les erreur d'orthographe
Bonjour
J'aurais voulu avoir des renseignements pour partir de la France à Bamako (Mali).
Ces renseignements portent sur l'état de la route de l'espoir et surtout le parcours Nioro du sahel à Bamako.
Qu'en est les possibilités de traverser l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Mali 'Frontieres ouvertes depuis le coup d'état avec le coronavirus.
Cordialement
Des humanitaires tues lors d un safari.....
Quelle ironie, meme si j ai beaucoup de peine pour eux et leurs familles.
les reactions ne sont elles pas exacerbees parce qu ils etaient"benevoles" et non de stupides touristes a qui on avait dit de ne pas aller au Mali?
Apparemment, quand on est ONG, on peut faire n importe quoi, et on n est pas si benevoles que ca.
Engagez vous comme disait l autre.
Valerie
Musique traditionnelle du Mali et Gospel américain
Le soir du 10 juin 2020, à Richmond, capitale de la Virginie, une foule abat une statue de bronze de plus de deux mètres de haut de son piédestal. L’objet représentait Jefferson Davis, président de la Confédération pendant la guerre de Sécession – groupe de onze États du Sud qui ont mené de 1861 à 1865 une guerre meurtrière pour le maintien à tout prix de l’esclavage. Les manifestants, eux, étaient mobilisés dans Black Lives Matter, d’une ampleur sans équivalent depuis le Mouvement des droits civiques, qui a surgi à travers le pays suite à la mort violente, par asphyxie, infligée par une patrouille de police de Minneapolis à George Floyd, quadragénaire afro-américain devenu symbole des nombreuses morts aux mains de policiers très majoritairement blancs, désormais équipés militairement, et presque jamais sanctionnés. Le meurtre de George Floyd à Minneapolis a suscité une vage d’émotions et un sursaut civique dans la société us-américaine. Et les échos résonnent loin des Etats-Unis, d’autant plus que le racisme et la violence dans les forces de l’ordre existent dans bien d’autres pays...
Dans la tristesse des événements à Minneapolis, je pense et renvoie à une chanson de la défunte reine du gospel américain, Mahalia Jackson, « God shall wipe all tears away », à nouveau enregistré en 2016 par le Kronos Quartet & le Trio Da Kali avec la magnifique chanteuse malienne, Hawa 'Kassé Mady' Diabaté (fille du plus grand chanteur traditionnel malien, Kassé Mady Diabaté). Kronos est revenu sur l’enregistrement de cette chanson comme un hymne de tristesse et d’espoir. La chanson est – à plusieurs égards – en rapport avec Black Lives Matter : Mahalia Jackson qui a enregistré son premier gospel (tiré du Livre des Révélations 21, et la musique écrite par Thomas A. Dorsey) à la fin des années 30, était très impliquée dans le Mouvement des droits civiques et était d’ailleurs sur le podium aux côtés de Martin Luther King lors de son célèbre discours au Lincoln Memorial en 1963. En fait, c’est cette femme qui s’est tournée vers King pour lui dire : « Tell them about the dream, Martin ! Tell them about the dream ! »
Les paroles de « God shall wipe all tears away » ont été traduites en bambara (langue la plus parlée au Mali), la musique d’orgue de l’original a été répartie entre le quatuor à cordes et Hawa 'Kassé Mady' Diabaté les chante avec cœur et âme :
« God shall wipe all tears away »
Even if there are dark clouds over our heads When the sun comes out, gold will be seen That is a promise in heaven : God shall wipe all tears away.
When we arrive in God’s blessed house Where the sun is always shining And the morning is always bright : God shall wipe all tears away.
(en bambara) :
« Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ »
Hali ni kaba nɔgɔ b’anw kunna de Kalo mana bɔ sanuman bɛ ye O ye layidu ye, fo kaba la Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
N’anw sera Ala ka so baraka ma Tile bɛ kɛ tuma bɛɛ Don min sɔgɔ man da yeelen Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
David Harrington, fondateur et premier violoniste du Kronos, écrit : « I just listened again to ‘God Shall Wipe All Tears Away’ and God missed a few here in my room--the idea of Hawa singing this with us is really beyond any known reality. That this song could be sung in another language, by someone who has had such a different life and environment than Mahalia Jackson and yet is bound to her by the most amazing and somehow related vocal sound is totally inspiring to me. There is something so deeply musical at work here. I hope that Hawa will like the song too. »
En fait, she does, elle est devenue une de ses chansons préférées ET une de ses plus belles...
Hery
Kronos Quartet & Hawa 'Kassé Mady' Diabaté :
https://www.youtube.com/watch?v=w6P37rOIvYo
Le soir du 10 juin 2020, à Richmond, capitale de la Virginie, une foule abat une statue de bronze de plus de deux mètres de haut de son piédestal. L’objet représentait Jefferson Davis, président de la Confédération pendant la guerre de Sécession – groupe de onze États du Sud qui ont mené de 1861 à 1865 une guerre meurtrière pour le maintien à tout prix de l’esclavage. Les manifestants, eux, étaient mobilisés dans Black Lives Matter, d’une ampleur sans équivalent depuis le Mouvement des droits civiques, qui a surgi à travers le pays suite à la mort violente, par asphyxie, infligée par une patrouille de police de Minneapolis à George Floyd, quadragénaire afro-américain devenu symbole des nombreuses morts aux mains de policiers très majoritairement blancs, désormais équipés militairement, et presque jamais sanctionnés. Le meurtre de George Floyd à Minneapolis a suscité une vage d’émotions et un sursaut civique dans la société us-américaine. Et les échos résonnent loin des Etats-Unis, d’autant plus que le racisme et la violence dans les forces de l’ordre existent dans bien d’autres pays...
Dans la tristesse des événements à Minneapolis, je pense et renvoie à une chanson de la défunte reine du gospel américain, Mahalia Jackson, « God shall wipe all tears away », à nouveau enregistré en 2016 par le Kronos Quartet & le Trio Da Kali avec la magnifique chanteuse malienne, Hawa 'Kassé Mady' Diabaté (fille du plus grand chanteur traditionnel malien, Kassé Mady Diabaté). Kronos est revenu sur l’enregistrement de cette chanson comme un hymne de tristesse et d’espoir. La chanson est – à plusieurs égards – en rapport avec Black Lives Matter : Mahalia Jackson qui a enregistré son premier gospel (tiré du Livre des Révélations 21, et la musique écrite par Thomas A. Dorsey) à la fin des années 30, était très impliquée dans le Mouvement des droits civiques et était d’ailleurs sur le podium aux côtés de Martin Luther King lors de son célèbre discours au Lincoln Memorial en 1963. En fait, c’est cette femme qui s’est tournée vers King pour lui dire : « Tell them about the dream, Martin ! Tell them about the dream ! »
Les paroles de « God shall wipe all tears away » ont été traduites en bambara (langue la plus parlée au Mali), la musique d’orgue de l’original a été répartie entre le quatuor à cordes et Hawa 'Kassé Mady' Diabaté les chante avec cœur et âme :
« God shall wipe all tears away »
Even if there are dark clouds over our heads When the sun comes out, gold will be seen That is a promise in heaven : God shall wipe all tears away.
When we arrive in God’s blessed house Where the sun is always shining And the morning is always bright : God shall wipe all tears away.
(en bambara) :
« Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ »
Hali ni kaba nɔgɔ b’anw kunna de Kalo mana bɔ sanuman bɛ ye O ye layidu ye, fo kaba la Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
N’anw sera Ala ka so baraka ma Tile bɛ kɛ tuma bɛɛ Don min sɔgɔ man da yeelen Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
David Harrington, fondateur et premier violoniste du Kronos, écrit : « I just listened again to ‘God Shall Wipe All Tears Away’ and God missed a few here in my room--the idea of Hawa singing this with us is really beyond any known reality. That this song could be sung in another language, by someone who has had such a different life and environment than Mahalia Jackson and yet is bound to her by the most amazing and somehow related vocal sound is totally inspiring to me. There is something so deeply musical at work here. I hope that Hawa will like the song too. »
En fait, she does, elle est devenue une de ses chansons préférées ET une de ses plus belles...
Hery
Kronos Quartet & Hawa 'Kassé Mady' Diabaté :
https://www.youtube.com/watch?v=w6P37rOIvYo
Très bien cette série de contes surtout par ces temps de confinement.
Je profite de ce message pour avoir des renseignements sur les possibilités de partir à Bamako par la route; Espagne, Maroc et Mauritanie comme j'ai l'habitude de le faire.
Cordialement
Bonjour ,
Je cherche à créer une association humanitaire sur le territoire malien et j'aimerai avoir des conseils pour m'aider
Je cherche à créer une association humanitaire sur le territoire malien et j'aimerai avoir des conseils pour m'aider
Une révolution dans les méthodes d'apprentissage des langues !
Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Bonjour a vous tous; je me présente Lauriane Odelot, j'ai 19ans et j'habite dans le nord de ;a France (Amiens). Je suis actuellement en premier année d'éducateur spécialise et je recherche un stage a l'étranger pour mon stage conventionné de la troisième année, stage long de 32 semaine.
cela me permettrais d’agir dans un milieu et un contexte diffèrent, avec des moyen qui ne sont pas les même ! j'espère pouvoir apporter mes connaisance, mes loisir et mes passions, les transmette et apporter ma joie de vivre.
je reste a votre disposition, merci
Bonjour, je me retrouve dans une situation qui me bloque car j'ai fais une demande d'acte de capacité de mariage au Mali et malheureusement le consulat a refuser de nous le délivrer pour la raison suivante : le jugement supplétif ayant constater la naissance de mon fiancé n'est pas conforme à l'article 47 du code civil.
Nous somme dans l'incompréhension totale car ce jugement nous a été délivrer par le tribunal de la commune de naissance de mon fiancé. Et la nature de la non conformité de ce jugement ne nous a pas été précisé. Il ont envoyer notre dossier au procureur de Nantes..
J'ai donc envoyer un courrier au TGI de Nantes en Mai et j'attend leur réponse.
Savez-vous le temps que cela prendra ?
Aurai-je besoin d'un avocat ?
Je suis vraiment perdu et cela me bloque dans mon projet de mariage car je ne sais pas le temps que cela prendra.. J'aimerai être informer sur les démarches a suivre etc.. svp Merci
Je suis vraiment perdu et cela me bloque dans mon projet de mariage car je ne sais pas le temps que cela prendra.. J'aimerai être informer sur les démarches a suivre etc.. svp Merci
Bonjour,
Est ce quelqu'un sait si le visa pour entrer au Mali est toujours délivré à l'aéroport de Bamako?
Il y a des messages à ce propos sur voyageforum mais rien de très récent...
Bonjour à tous,
Je reviens sur ma demande du 30 avril 2019 sur l'état de la route entre Kifa et Bamako.
Surtout l'état entre Ayoun el atrous et Bamako surtout maintenant avec le début de l'hivernage.
J'ai eu une réponse mais j'aurais souhaité un passage très récent.
Cordialement
Salut, j'ai pour projet de faire le trajet de Dakar à Abidjan en voiture en Août avec ma famille. J'ai prévu passer soit par Kayes ou Kenieba. Quel est l'état actuel de la route par Kenieba et par kayes., y a t'il des hôtels intéressant à Kenieba pour y passer la nuit ? Merci d'avance pour vos contributions.
Bonjour,
Je me propose de partir bientôt à Bamako que j'ai quitté en septembre 2018.
La route Bamako-Nioro du sahel était complètement défoncée.
Il en était de même pour Gogui-ayoun et disons juqu'à Aleg.
De même de la frontière de la Mauritanie jusqu'à l'embranchement de Dakhla (Maroc) la route était en travaux.
Pour toutes ces raisons pourrais-je avoir des renseignements assez précis pour les cas précédents cités.
Bien cordialement à Tous
😊salut à tous,
je viens vous demander des infos actuelles, "fraîches", concernant la prise de visa aux frontières; je prévois de voyager vers la mi-février jusqu'au burkina donc, en passant par la mauritanie, mali et burkina; je voudrais savoir si c'est possible de prendre son visa malien à Nioro et même chose pour le burkina...merci d'avance de bien vouloir me répondre précisèment SVP!! pour ceux/celles qui ont voyagés récemment!! cordialement, richard
Aux ami(e)s de l'abbé Michel Gaudiche,
J'ai fait la connaissance de l'abbé Michel Gaudiche à la mission Catholique de Badalabougou. Nombreux sont les routards qui sont passés par cette mission et qui ont rencontré l'abbé Gaudiche et ses foyers de jeunes filles. Chaque année l'abbé Gaudiche envoyait des centaines de cartes de voeux aux donateurs pour financer l'éducation d'une centaine de jeunes filles dans la capitale de Bamako.
Cette année je me suis étonné de ne pas recevoir sa carte de voeux. Je viens d'apprendre que l'abbé Gaudiche s'était éteint en octobre 2018.
Paix à son âme.
J'ai fait la connaissance de l'abbé Michel Gaudiche à la mission Catholique de Badalabougou. Nombreux sont les routards qui sont passés par cette mission et qui ont rencontré l'abbé Gaudiche et ses foyers de jeunes filles. Chaque année l'abbé Gaudiche envoyait des centaines de cartes de voeux aux donateurs pour financer l'éducation d'une centaine de jeunes filles dans la capitale de Bamako.
Cette année je me suis étonné de ne pas recevoir sa carte de voeux. Je viens d'apprendre que l'abbé Gaudiche s'était éteint en octobre 2018.
Paix à son âme.
"I asked him if there was a ghost in his kamalengoni, because I knew other guitar, kora and ngoni players, but I had never met anyone like Vieux" (Kabadjan Diakité)
Une révélation musicale
Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…
Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.
Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.
Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).
De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".
À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.
Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...
*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.
Le disque :
Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)
Hery

Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :
https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w
Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :
https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Une révélation musicale
Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…
Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.
Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.
Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).
De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".
À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.
Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...
*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.
Le disque :
Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)
Hery

Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :
https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w
Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :
https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Bonjour à tout le monde.
Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).
Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.
C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).
Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.
C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
Bonjour, connaissez-vous les formalités pour obtenir un visa pour le Mali à partir de la Frontière de Gogui?
nous partons en novembre 2018








