Discussions similar to: Nouveau site photos
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Nouveau site personnel de voyage
Bonjour J'ai créé un nouveau site internet où je raconte mes voyages : - Récit de voyages - Informations pratiques et budgétaires - Galerie photos par destinatiob - Quelques croquis de voyages

Philippines (2013) Andalousie (2012) Grèce (Péloponnèse) (2011) Guadeloupe (2011) Bali (2010) Madere (2009) Afrique du Sud (2007) Costa Rica (2006) Mexique (2006)

N'hésitez pas à me contacter si besoin ! A+

Marieke
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Cherche photos de panneaux du monde
J’envisage de réaliser un site internet sur les panneaux de monde (oui, je sais, l’idée est bizarre). J’ai déjà de nombreuses photos de panneaux, prises au cours de voyages, mais si ce site pouvait également s’enrichir de vos photos, ce serait encore mieux.

Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)

Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw

Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.

Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.

Merci d’avance à tous
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Site pour créer un blog de voyage?
Bonjour à tous,

(je sais par avance que mon post va être déplacé mais je sais pas trop où le mettre... 😊)

voilà, j'aimerai tenir un chtit blog avec photos pdt mon futur voyage en thaïlande. Mais bon j'ai jamais fait de blog...

Pouvez-vous me conseiller un site simple d'utilisation et gratuit où je pourrait tranquillement ranconter ma vie depuis là-bas ? il y a tellement de choix si je tape "blog de voyage" sur gogol que je ne sais pas trop où donner de la tête...

je demande pas un truc de pro, mais un truc simple d'utilisation 😉

Merci d'avance

A+
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5ème voyage dans l'ouest américain... et certainement pas le dernier
Hello à tous,

Comme promis, voici le compte-rendu de notre 5ème voyage ds l'ouest américain. Il s'est déroulé du 7 au 22 septembre. Je suis accompagnée de mes 3 grands enfants (29, 26 et 22 ans... enfin, ma fille fêtera son anniversaire à Supai... elle aurait qd même préféré Vegas pour avoir droit à un gâteau d'anniversaire... ) Et le programme comporte des pistes pour (presque) chaque jour:

J1: samedi 7 septembre: départ de Bruxelles à 14h00, arrivée à Las Vegas à 19h00 (escale à Londres) http://voyageforum.com/v.f?post=6187193#6187193

J2: di 8: Las Vegas (matin: achat glacière, nourriture, boissons…diner à Las Vegas) – Valley of Fire – (Lost City Museum >16h30) – nuit à Overton http://voyageforum.com/v.f?post=6188127#6188127

J3: lu 9: Overton – Valley of Fire – Lake Mead (Northshore Summit Trail ou/et Anniversary Narrows et/ou Bowl of Fire Southwest) – Henderson ? (achat au Galleria Mall) – Chloride ghost town Nuit à Kingman http://voyageforum.com/v.f?post=6189597#6189597

J4: ma 10: Kingman – descente à pied > Havasupai ou Kingman – Williams – Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6192029#6192029

J5: me 11: Havasupai ou Sedona http://voyageforum.com/v.f?post=6194416#6194416

J6 : je 12 : remontée en hélico – Wiiliams – Coal Mine Canyon + Alstrom Point/Wiregrass Canyon Trail ? – nuit à Page ou Sedona – Page http://voyageforum.com/v.f?post=6194810#6194810

J7: ve 13: Page: jet ski sur le lac Powell – sunset à Stud Horse Point ? – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6196310#6196310

J8: sa 14: Page: CBS/White Pocket (sans outfitter) – nuit à Page http://voyageforum.com/v.f?post=6214668#6214668

J9: di 15: Lower Antelope Canyon – Buckskin Gulch (Edmaïers’Secret) – Toadstool Hoodoos? – sunset à Old Paria Nuit à Kanab http://voyageforum.com/v.f?post=6222790#6222790

J10: lu 16: Cedar Breaks NM en matinée + les Narrows ou Hidden Canyon (Zion NP) l’après-midi – Nuit à Springdale http://voyageforum.com/v.f?post=6227662#6227662

J11: ma 17: Progeny Peak (Zion NP) – ghost town Grafton (à Rockville) – Red Cliffs ? – Little Finland au sunset – Nuit à Las Vegas ou Yant Flat en matinée et Little Finland au sunset http://voyageforum.com/v.f?post=6230147#6230147

J12: me 18: Las Vegas (tte la journée et soirée-spectacle) http://voyageforum.com/v.f?post=6232698;#6232698

J13: je 19: Las Vegas – Rhyolite – Titus Canyon– Stovepipes Wells (Mosaic Canyon) – Golden Canyon – nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6238566#6238566

J14: ve 20: Death Valley (loc 4x4 chez Farabee) Ubehebe Crater – Racetrack Playa – Hidden Valley –Hunter Mountain Rd – Panamint Valley – Nuit au Furnace Creek http://voyageforum.com/v.f?post=6242512#6242512

J15: sa 21 septembre : Death Valley (sunrise ds les dunes de Stovepipes Wells ) – Lone Pine (Alabama Hills) – Red Rock Canyon SP – Los Angeles : vol retour à 19h50 http://voyageforum.com/v.f?post=6250594#6250594

Région visitée (Nord Arizona - Extrême Sud Utah - Extrême Sud Nevada - Sud Californie)

Circuit de 3500 km

Il faut savoir que 1 mois 1/2 avant la date du départ je fais une vilaine chute, me retrouvant avec d'importants hématomes internes au niveau des 2 jambes. Malgré les soins appropriés (ponction du sang, kiné, etc...) et l'optimisme des médecins, à une semaine du départ, il faut se rendre à l'évidence: je ne serai pas complètement rétablie ... et les 2 longues randos prévues au programme ( Havasupai et Buckskin Gulch) me font un peu peur... De plus, la météo qui règne à ce moment ds l'ouest américain est catastrophique (je suis de près le carnet en live de Annie Molinet/Aiassa)... et les prévisions n'annoncent rien de bon pour les 5 premiers jours de notre séjour😕.... Je vois fondre comme neige au soleil notre rêve d'aller à Havasupai et de voir enfin CBS/White Pocket (après une 1ère tentative infructueuse en 2011 pour cause de mauvais temps). Du coup, je pense profiter de de ma chute et de mes problèmes aux jambes pour annuler gratuitement notre voyage, via l'assurance.... mais les enfants ne sont pas d'accord et veulent qd même tenter l'aventure....

Je me procure donc des bas de contention qui selon le médecin me permettront de pouvoir randonner sans trop de douleurs (reste à savoir si je pourrai les supporter ds la chaleur de l'ouest américain)... et ma fille apprend les rudiments d'un massage drainant efficace ... il faudra qu'elle joue à l'infirmière chaque soir...

En vitesse, je ressors mon fichier sur Sedona (région déjà visitée sommairement en avril 2010) pour préparer un plan B car je pressens qu'on va en avoir besoin... (alors que les enfants bcp plus optimistes se voient déjà se baignant ds les bassins turquoises d'Havasupai) Et j'ajoute à mon RB ttes les infos dont je dispose sur la région de Page, au cas où notre séjour ds cette ville devrait se prolonger...

Une chose est certaine: vu la météo et le programme prévu, il va falloir obtenir un très bon 4x4 chez Alamo à notre arrivée à Las Vegas.

Récit du jour 1 voir http://voyageforum.com/...post=6187193#6187193
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Site partage photos
Bonjour

Je suis en train de chercher un site de partage de photos sympas ou l'on puisse mettre facilement titre et commentaires, personnaliser l'affichage... et pour l'instant rien de tres convaincant. si vous avez des sites a me suggerre, c'est le bienvenu.

Merci

Bonne journee.
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Photos de New York
Bonjour à tous !

Soyez les bienvenues sur mon nouveau site de photos de voyages, "Destination Terre", que j'inaugure avec mes photos de New York !

www.wix.com/destinationterre/home

Ce nouveau site remplacera mon premier, dont les photos de nombreuses destinations sont toujours consultables à l'adresse suivante :

http://destinationterre.chez-alice.fr

Vos avis me sont très précieux, alors n'hésitez pas à me laisser un commentaire ; et si le site vous plait, à le faire savoir via Facebook !

A Bientôt

Guillaume
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L'Ouest américain en photos, par Julien Lebreton
Bonjour bonsoir,

Un nouveau topic pour vous présenter mon nouveau site de photos sur L'ouest Américain. Les parcs et les grands espaces sont évidemment à l'honneur J'espère que vous excuserez les serveurs de Free.fr qui lors d'affluences plus importantes fait ramer la navigation.

En attendant bonne visite !

L'Ouest Américain, par Julien Lebreton

(ps: la carte de notre périple est aussi consultable sur mon site ici )

Au plaisir,

JulienL
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Belles plages au Vietnam et en Indonésie?
Bonjour à tous,

Pourriez vous me donner quelques idées pour des plages parasidiaque au vietnam et en indonésie ? J'hésite encore entre ces deux pays. Je me suis pas certains qu'on trouve les meilleurs plages dans ces pays, cependant je suppose qu'il doit tout de même en exister des belles !

Merci de votre aide, Bonne journée, Nico
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Ile de Socotra au Yémen
Bonjour,

Est-ce que l'un d'entre vous a déjà eu l'occasion de visiter Soqotra ?

Comme déjà dit dans une discussion précédente, je prévois un voyage au Yémen début 2006, et je suis assez tenté de terminer mon séjour sur cette île.

Malheureusement, très peu d'infos disponibles. J'ai contacté les organisations sur place, et les prix me semblent très très élevés. Est-il obligatoire de prendre un circuit guidé ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? (si on tient compte du billet A/R à environ 300 eur + les dépenses élevées sur place).

Merci à tous
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Vingt-sept jours à la découverte du Japon du Kansai au Kantô
Bonjour à tous,

Voilà enfin notre circuit définitif pour notre voyage d’un mois au Japon, pour les 20 ans de nos deux jeunes !

Nous avons encore quelques inconnus sur la fin du voyage :

Jour 1 : Osaka Arrivée le soir

Jour 2 : Osaka Osaka Aquarium puis visite de la ville avec Shinsekai, Tsutenkaku, Den den et Tombori

Jour 3 : Osaka > Himeji > Osaka Visite du Himeji Castle puis retour à Osaka et point de vue à l’Umeda Sky Building

Jour 4 : Osaka > Kyoto Kyoto Tower kiyomizu-dera Temple Sannenzaka et Ninenzaka

Jour 5 : Kyoto Kyoto Gion Festival 2019 Yasaka-Jinja Shrine Kenninji Temple Quartier de Gion

Jour 6 : Kyoto Kinkaku-ji (Pavillon d’or) Puis région d’Arashiyama (Bamboo Forest, Monkey Park) Si encore du temps : Otagi Nenbutsu-ji Temple ou Adashino Nenbutsuji Temple

Jour 7 : Kyoto > Nara > Kyoto Halte au Fushimi Inari Taisha Nara

Jour 8 : Kyoto > Gujo (route ~ 3h00) Récupération de la voiture Visite de Gujo Soir Gujo Odori Dance

Jour 9 : Gujo > Kanazawa (route ~ 2h30) Shirakawa-go 21st Century Museum Kanazawa

Jour 10 : Kanazawa Visite de Kanazawa

Jour 11 : Kanazawa > Takayama (route ~ 2h00) Visite de Takayama

Jour 12 : Takayama > Nagano (route ~ 3h30) Matsumoto Castle

Jour 13 : Nagano > Kusatsu Onsen (route ~ 2h30) Jigokudani Monkey Park Yugama Crater Lake (si ouvert ?????) Visite de Kusatsu Onsen

Jour 14 : Kusatsu Onsen > Karuizawa (route ~ 1h00) Onioshidashi Park Shiraito Falls Soir safari pour voir les écureuils volants à Piccho Wildlife research center

Jour 15 : Karuizawa > Région des 5 lacs (route ~ 3h00) Lake Suwa (Your name) Hakushu Distillery (la Yamazaki Distillery déjà complet les jours 2 à 7) Pour cette nuit dans la région des 5 lacs nous cherchons un camping pour la nuit ?(https://voyageforum.com/discussion/camping-bord-5-lacs-mont-fuji-d9679402/)

Jour 16 : Région des 5 lacs > Minobusan Kuonji Temple (route ~ ? ) Région des 5 lacs (lake Motosu, lake Tanukiko, quelques grottes, la forêt d’Aokigahara, plus point de vues sur le Mont Fuji, etc…) ou alors une plongée dans le lake Motosu. Nuit dans un temple

Jour 17 : Minobusan Kuonji Temple > Fujiyohshidashi (route ~ 1h30) Prière du matin Fuji-Q Highland (surprise pour le 20 ans de nos jeunes) Soir feu d’artifices au lake Kawaguchi

Jour 18 : Fujiyohshidashi > Ito, péninsule d’Izu (route ~ 2h30) Chureito Pagoda (si mont Fuji visible) Volcan Owakudani (si ouvert ?????) Hakone-Jinja Sarine Mishima Sky Walk

Jour 19 : Ito, péninsule d’Izu (route ~ 0) Plongées à Ito

Jour 20 : Ito > Ryokan Amagiso, péninsule d’Izu (route ~ 1h00) Mont Omuro Jogasaki Coast

Jour 21 : Ryokan Amagiso > Matsuzaki, péninsule d’Izu (route ~ 2h30) Visité de la côte (Shirahama Beach, Cape Tsumekizaki, Ryu-gu-kutsu Cave, Cape d’Irozaki, Hirizo Beach, Hagachizaki Park)

Jour 22 : Matsuzaki, péninsule d’Izu > Hakone (route ~ 2h30) Visité de la côte (Senganmon Rocks, Dogashima Park, Tombolo Land Bridge, Cape Koibito Misaki) Soir au Hakone Kowakien Yunessun

Jour 23 : Hakone > Tokyo (route ~ 2h00) Volcan Owakudani (si cette fois ouvert ?????) Retour de la voiture

Jour 24, 25 et 26 : Tokyo Journée shoping pour les jeunes (Akihabara, etc…) Sinon que devons nous absolument pas louper à Tokyo après ce que nous aurons déjà vu pendant les trois semaines précédant ?

Jour 27 : Retour le soir

Merci infiniment à toutes les personnes qui prendrons le temps de m’aider dans la fin de l’organisation du voyage ! 👍🏼
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Des aurores boréales pour la Saint Valentin (Tromsø, Norvège - février 2010)
Tout a commencé un soir d’octobre 2009 quand mon mari, pendant le diner, me dit : « Tiens des amis partent en Norvège en février pour voir des aurores boréales, et ils nous proposent de venir avec eux, ça te tente ? » Des aurores boréales ? En Norvège ? Comment répondre non à cette question !

Nous nous décidons rapidement pour choisir la destination. Ce sera Tromsø, plusieurs centaines de kilomètres au nord du cercle polaire arctique, pour être le plus au nord possible et avoir toutes nos chances de notre côté pour voir les aurores boréales (encore faut-il qu’il fasse beau, nuit bien noire sans lune, et une bonne activité solaire… croisons les doigts…)

* * *

Quelques mois plus tard, une samedi matin de février, nous nous retrouvons tous les 4 à l’aéroport d’Orly. Les vacances arrivent enfin ! Nous avons de la chance d’être côté hublot dans le vol nous emmenant à Oslo, nous pouvons ainsi découvrir la Norvège enneigée depuis le ciel, c’est magnifique toute cette neige.

Nous ne restons pas longtemps à Oslo, seulement le temps d’une soirée pour profiter des magnifiques couleurs du soleil couchant depuis le port. Dès le lendemain matin, nous reprenons l’avion direction Tromsø. L’atterrissage sur la piste gelée, avec la neige qui tombe autour de l’avion est assez surprenant ! Par un temps comme ça, tous les aéroports de France seraient bloqués ! Mais pas ici, ils sont forts les norvégiens, nous atterrissons sans problème, tout en découvrant un monde monochrome, noir par endroit quand les arbres se détachent sur le fond blanc de neige…

Après avoir récupéré la voiture de location, et pris possession de nos chambres dans le gîte de Kjerstin et Arnt, nous passons l’après midi entre le restaurant (quel délicieux saumon caramélisé au miel !) et l’office du tourisme ou Claude, un français vivant à Tromsø, nous donne plein d’info sur les lieux de balades en raquettes (sans danger) et pour voir les aurores boréales.

Dès le lendemain, le ciel commence à se dégager, il ne neige plus, et le soleil apparait. Nous découvrons pour la première fois, depuis le haut du téléphérique qui nous amène dans les hauteurs de Tromsø, cette luminosité exceptionnelle qui nous accompagnera tout au long de nos vacances.

Ce soir, la chance sera peut-être de notre côté… Toutes les conditions sont réunies… A 19h, c’est décidé, nous partons à la chasse aux aurores boréales ! Nous embarquons sandwichs, thermos de thé, jeu de cartes et livres pour s’occuper en attendant les aurores… 19h30, nous sommes tous dans la voiture, direction Ersfjord, un lieu bien dégagé de toute pollution lumineuse. Sur la route, notre amie qui regardait par la fenêtre nous interpelle, elle a vu une lueur verte dans le ciel… C’est très faible… Est-ce une aurore ? Nous nous arrêtons pour mieux voir… Oui !! C’est est une !! Elle commence à s’élever dans le ciel noir, comme une fumée verte qui ondule ! Sans hésiter je sors mon trépied et mon appareil photo pour saisir cet instant magique ! (j’en oublie même de mettre mes gants…) Les réglages ne sont pas faciles à faire, mais c’est bon, c’est dans la boite ! Nous reprenons alors la voiture pour aller à Ersfjord, et la les aurores boréales sont encore plus belles. Comme des fumées vertes qui partent de l’horizon, et passent au dessus de nos têtes en ondulant, en oscillant. Le spectacle, qui dure plusieurs heures, est fascinant ! Vers 22h, nous attaquons enfin nos sandwichs et le thé bien chaud, et nous dinons sous les aurores boréales, qui frétillent de plus en plus vite et s’ornent d’une belle couleur violette. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit ! Nous repensons à ce que nos hôtes nous ont raconté plus tôt dans la journée : quand ils étaient enfants, ils croyaient que s’ils agitaient un tissu blanc, cela énerverait les aurores boréales qui s’agiteraient alors dans tous les sens… Et ils couraient ensuite se cacher quand elles montaient en intensité ! Je crois que ce soir là, nous avons suffisamment bougé les pantalons blancs de ski pour que les aurores soient bien excitées.

Le lendemain matin, le réveil fut un peu dur. Mais il ne faut pas trainer, nous avons rendez-vous avec des chiens de traineaux ! Après une longue route nous arrivons au camp où on nous fournis des combinaisons, chaussettes de laines, bottes fourrées, bonnets, gants… A mettre par dessus nos vêtements bien sur pour avoir bien chaud pendant l’expédition. Nous rejoignons ensuite les chiens, déjà attachés, 5 par traineaux, qui ont vraiment hâtent de partir se dégourdir les pattes. Ils font un sacré raffut ! Les filles s’installent dans les traineaux, les hommes seront les mushers ! Les paysages que nous traversons sont magnifiques, et nos chiens supers gentils, et avides de courir. Au bout d’un moment nous échangeons les rôles. C’est vraiment agréable de conduire le traineau, on a l’impression de filer comme le vent ! Après la grande balade, nous avons eu droit à un bon repas bien chaud dans un tipi, c’était très agréable !

Mercredi matin, après le petit déjeuner, nous louons des raquettes à l’office de tourisme et nous partons à Tromvik pour une belle balade qui nous permettra de franchir un col et de voir la mer de l’autre côté, et peut-être, avec de la chance, des rennes sauvages et des aigles ! Nous partons, très motivés, avec nos sandwichs dans les sacs à dos. Par contre, c’est très sauvage la Norvège, il n’y a pas de chemin balisé pour les promeneurs comme dans les Alpes ou au Mont Sutton, au Québec… C’est difficile d’avancer entre les arbres, de monter jusqu’au col… Je n’irai pas plus loin, laissant les autres découvrir le paysage, et les rennes, de l’autre côté. Leurs photos sont magnifiques ! Sur la route du retour, nous admirons un magnifique couché de soleil sur le fjord… Et nous croisons des rennes sur la route ! Comme quoi, pas besoin de se fatiguer en raquettes pour en voir… C’est impressionnant de les voir de si prêt ! Le soir, nous allons au restaurant, pour gouter à la viande de renne justement. C’est très tendre, ça fond dans la bouche. Les plats de poissons sont tout aussi succulents.

Arnt, notre hôte, n’ayant rien de prévu pour la journée du lendemain, il nous propose de nous emmener à Nordfjord pour nous initier à la pêche blanche, la pêche sur glace. Nous passons un très bon moment sur la glace du fjord, mais aucun poisson ne daigne attraper notre hameçon… Arnt nous emmène alors à Sømeroy, un petit village de pêcheur super mignon, juste à temps pour rencontrer les pécheurs revenant avec leurs bateaux plein de poissons ! Quelle aubaine, nous en achetons un que nous mangerons au diner ! Après un pique-nique au soleil (mais par -15°C), Arnt rentre à la maison nous laissant profiter des magnifiques paysages de Sømaroy et du coucher de soleil. Quand nous rentrons à la nuit tombée (17h00…) Arnt est déjà aux fourneaux pour préparer notre poisson selon une recette traditionnelle, du « mølje ». Nous partageons ce repas dans la bonne humeur avec lui et sa femme Kjerstin, ce fut vraiment un bon moment du voyage.

Vendredi, nous partons à l’aventure dans le nord du grand nord, dans des contrées sauvages où la main de l’homme n’a pas encore mis le pied… Nous partons dans les Alpes de Lyngen ! Après un peu de route, où le thermomètre de la voiture à chuté à -27°C, nous atteignons la rive du fjord où nous prenons le traversier pour aller à Lyngen. De l’autre côté, les paysages qui nous attendent sont grandioses ! La cime des montagnes se découpent sur le ciel bleu… Nous sortons nos raquettes du coffre, nos lunettes de soleil, et nous voila partis pour une autre belle balade, sur un fjord cette fois-ci, donc c’est plat et moins fatiguant ! Nous avons quand même une petite frayeur quand nous nous rendons comptes que nous marchons sur de la glace, et qu’en dessous de nous, c’est la mer… Demi tour, ne risquons pas de tomber si la glace craque ! Après un bon pique-nique au « chaud » dans la voiture, nous continuons la route jusqu’à Mo, la « ville » du bout du monde. Nous longeons la mer, l’océan arctique, quelques vagues gelées qui viennent s’échouer sur la plage enneigée… Paysages vraiment magnifiques ! En reprenant la route pour rejoindre le traversier, nous découvrons un paysage de cartes postales de Noël, soleil couchant sur les arbres et la rivière gelée, neige teintée de rose sous les rayons du soleil, petites maisons rouges qui ajoutent un cachet très pittoresque…

Pour notre dernier jour, les hommes décident d’aller faire du ski à Kroken, la station proche de Tromsø. Pendant ce temps, les filles préfèrent aller faire du shopping et prendre quelques photos dans la ville. La rue principale de Tromsø, piétonne, est assez animée le samedi matin. Nous faisons une belle balade et nous offrons un petit plaisir pour le déjeuner en achetant du king crab, et un pudding à la viande pour mettre dans la soupe. Après ce bon repas, nous allons au musée polaire de Tromsø qui raconte les différentes expéditions polaires d’Amundsen, d’Herbert… C’est très intéressant, même si toutes les explications ne sont pas traduites en anglais (et comme on ne parle pas norvégien…) Et pour finir nos vacances en beauté, nous allons au Blå Rock Café, pub à l’ambiance très sympa, pour manger un bon hamburger en goutant à la Mack, la bière locale brassée à Tromsø (qui est très bonne d’ailleurs, surtout la brune). Nous tentons quand même une dernière sortie à Ersfjord, au cas où une aurore boréale pointe son nez pour notre dernière nuit. Nous avons peut-être une chance, nous en avons vu presque tous les soirs depuis la fenêtre du salon. Mais non, nous rentrons bredouilles cette fois-ci, les vacances sont bel et bien finies…

Dimanche 21 février, une semaine après notre arrivée à Tromsø, nous repartons en direction de l’aéroport pour reprendre l’avion pour Oslo, puis celui pour Paris. Nous dépensons nos dernier NOK pour manger des « super big bite », ou « ostepølse », dans les différents aéroports (sous ces noms étranges se cachent tout simplement des saucisses dans des petits pains, des hot-dogs quoi !), et pour acheter quelques « boller » (brioches aux épices) et un peu de saumon fumé, histoire de continuer nos vacances une fois rentrés à Paris.

* * *

Après cette semaine de vacances, il nous reste de belles images et de beaux souvenirs dans la tête. Nous avons vraiment aimé la gentillesse et l’accueil chaleureux des norvégiens (et des chiens de traineaux, qui sont super gentils !!), ainsi que le diner où nous avons partagé le poisson avec nos hôtes. Sømaroy et les Alpes de Lyngen nous ont fait découvrir de magnifiques paysages, et les aurores boréales nous ont complètement envoutés ! La lumière si particulière de ce monde sauvage nous a également charmés, ajoutant un cachet particulier à tous les paysages que nous avons vu. Voici quelques photos

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Sites internet utiles

Pour la météo à Tromsø : http://www.yr.no/...Troms/Tromsø/Tromsø/

Pour les prévisions d’aurores boréales : http://www.gedds.alaska.edu/AuroraForecast/ Pour info, le soir où on a vu les aurores boréales à Ersfjord, l’indice était à 5. Les autres soirs quand on en voyait depuis la fenêtre du salon, l’indice était à 3.

Le site de prévision pour iPhone de piranhaps : http://edengarden.fr/iAurora/ Quand on a vu l’aurore boréale à Ersfjord, le point était rouge, il était jaune quand on les a vu depuis la fenêtre. Quand il est vert, on peut rester au chaud.

La webcam de l’université de Tromsø pour voir quel temps il y fait : http://weather.cs.uit.no/

Un site francophone très bien fait et très complet sur la Norvège, avec un forum très actif (une mine de renseignement, merci à tous !) : http://www.norvege-fr.com/

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Quelques infos pratiques (adresses, budget...)

Nous avons réservé quelques mois à l’avance les billets d’avion pour Tromsø, en essayant de trouver les moins chers, bien sur. Paris – Oslo sur Norwegian Olso – Tromsø sur SAS Et pour le retour : Tromsø – Oslo sur Norwegian et Olso – Paris sur SAS. Je ne me souviens plus exactement des tarifs…

A Oslo nous avons réservé dans une auberge de jeuneuse très bien placée, non loin de la station centrale, où arrive le Flytoget, train express depuis l’aéroport. Nous avions une chambre de 6 places pour nous 4, avec une kitchenette dans l’entrée, et une douche et toilettes dans la chambre. http://www.ankerhostel.no/?lang=44 Attention, les draps et les serviettes de toilettes sont en plus dans le prix.

Flytoget, train Aéroport – Station Centrale d’Oslo : 20 minutes quand tout roule bien, 170 Kr

Restaurants à Oslo Pub SteAmen, où nous avons gouté la bière Frydelund, bien fraiche, très bonne Pizzeria à côté de l’auberge de jeunesse : 2 pizzas et 2 plats pour 519 kr. Tortilla avec fromage fondu et salsa offertes !

A Tromsø nous avons loué une voiture avec Europcar, réservée depuis la France. Prix : 3658 Kr pour 8 jours (du dimanche au dimanche). Nous n’avons fait qu’un seul plein d’essence, juste avant de rendre la voiture : 487 Kr

Nous avons réservé depuis la France nos nuits au gîte « Sea U Fishing » nouveau site internet : http://www.bedandbooks.no/ : 4300 Kr pour la grande chambre double, en comptant les draps, pour 7 nuits Les 2 autres chambres sont un peu moins chères car plus petites. La maison est vraiment très chaleureuse ! Nous avions accès au salon (avec cheminée !) et à la cuisine, nous avions vraiment l’impression d’être invités chez les propriétaires. Je recommande vraiment ce lieu !

Pour notre balade en chien de traineau nous avions réservé depuis la France avec Lyngsfjord Adventure Il valait mieux réserver, il y avait pas mal de monde d’inscrits. Leur organisation est vraiment bien. Ils proposent également beaucoup d’autres activités.

Nous avons loué les raquettes à l’office de tourisme de Tromsø. 1800 Kr pour 3 jours (pour 4 paires de raquettes avec batons). Nous avons également acheté 2cartes routières, des timbres, et des cartes postales à l'office du toursime. Les cartes routière furent bien utiles.

Traversier pour aller dans les Alpes de Lyngen : 172 Kr pour 4 personnes dans la voiture, 20 minutes de traversée

Nous avons fait la balades en raquettes à Sørlenangbotn (en partant à gauche à l’arrivée du traversier à Svensby), et ensuite nous avons repris la route jusqu’à Mo.

Ski à Kroken Location de matériel pour 2 heures : 150 Kr Forfait remontée mécanique pour 2 heures : 150 Kr

Musée polaire de Tromsø : 60 Kr l’entrée, attention il ferme tôt en hiver (16h) !

Pour les repas, nous avons fait des courses pour le petit déjeuner, les sandwichs du midi, et les repas du soir que nous prenions dans la maison. Nous sommes allé au Rema 1000, nous loin de la maison (à gauche en sortant). Notre budget bouffe s’élève à 2223 Kr pour 4 (en comptant des petits plaisir comme le king crab, les bières pour l’apéro…)

Restaurants à Tromsø Egon : nous y avons mangé le premier jour. Le saumon au miel est succulent, les tortilla aussi.

Compagniet : c’est dans ce restaurant que nous avons mangé du renne, de l’agneau et du poisson, tout était vraiment très bon. 4 plat + 1 verre de vin (attention, le vin est extrêmement cher !) : 1366 Kr En entrée, on nous a offert du pâté de king crab, des focaccias aux olives, et du pain avec de la sauce, très bon tout ça !

Blå Rock Café : Ambiance et déco super sympa, très bonne bière Mack, pour ceux qui aime la Smirnoff Ice, la Viking Fjord Est encore meilleure ! Et leurs hamburgers aux noms de groupes de rock sont très bons. 2 hamburgers et 2 bières : 426 Kr

A l'office du toursime, on nous a également conseillé le Fiskecompagniet, spécialisé dans le poisson (mais il fallait reserver), et le XII (je ne me souviens plus du nom exact, il est situé juste à côté du Compagniet), spécialisé dans le poisson séché (klippfisk)

Attention sur les frais bancaires La SG m’a « gentiment » pris 9,46 € à chaque retrait de NOK au DAB (minibank)… Payer directement avec ma Visa aurait été plus avantageux par moment. Autre info : nous avions à nous quatre 2 Mastercard, 1 American Express et 1 Visa… La Visa fonctionne toujours, les autres c’est plus aléatoire.
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Voyage aux Seychelles, avec préparation réduite
Bonjour

Je pars avec mon épouse deux semaines aux Seychelles durant la première quinzaine d'octobre (je ne connais pas du tout ces îles, mais c'est un chantage de ma femme qui a bien voulu m'accompagner 1 mois en Alaska cet été, à condition qu'elle ait ensuite sa dose annuelle de soleil. J'ai essayé de discuter, mais le soleil de minuit ne faisait pas l'affaire), et n'ai absolument pas le temps de m'investir dans la préparation et l'organisation de ce voyage, comme j'aime bien le faire habituellement.

J'ai trouvé et réservé chez un TO un package vol-hotels-transferts, pour un prix semble-t-il attractif : 3000€ à 2. Vol sur Qatar, CDG-Doha-Mahe Hotels 3* (en pd seul) : 6 nuits au Berjaya Praslin (Anse Volbert), 2 nuits au Patatran Village à La Digue, 6 nuits au Berjaya Beauvallon Mahe. Transferts : navettes vers hotels, et bateaux inter-îles.

Ma première idée était de partir avec 1 ou 2 guides (lonely planet, ...) que j'aurais potassés dans l'avion, et d'improviser ensuite sur place. Mais je tente ma chance sur mon forum préféré, en espérant recevoir des bons conseils (j'ai survolé qques carnets de voyage, il y a beaucoup de connaisseurs et de passionnés, avec certains récits magnifiques).

Que pensez vous des hotels retenus, et de leur environnement ? Nous pensons là-bas visiter les trois îles, faire des marches, nous baigner sur de belles plages, faire du snorkeling (oui, je ferai attention aux requins ; faut-il faire suivre une combinaison). Et surtout éviter la foule. Comment me conseilleriez vous d'organiser mes 6+2+6 jours. Que voir, quelles plages ? Faut-il louer un voiture (combien de jours) ? Ou bien stop et bus fonctionnent-ils bien ?

Des dépenses complémentaires limitées me satisferaient bien. En particulier pour la bouffe (ne concerne que le soir, car le midi ce sera picnic), nous ne recherchons pas du tout la gastronomie. Des petits troquets locaux sympas (mais propres) feraient l'affaire. Connaissez vous de telles adresses à proximité de mes hotels ?

Merci par avance si vous pouvez m'aider. JP
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Cherche site pour développer ses photos en ligne
salut les photographes !

C'est pas tout d'exposer des photos sur un site, je voudrais me constituer un album papier d'une bonne centaine de photos au format A4. Chaque fichier fait 1Mo environ. Connaissez-vous un site qui propose un développement de QUALITE (qualité du papier et surtout des couleurs) pour un BON PRIX ?

Question + technique: si une photo fait 1Mo (mon appareil fait 4MP), jusqu'à quel format je peux développer sans en altérer la qualité? Je voudrais si possible imprimer quelques posters pour mettre dans mon salon 😏

merci :-)
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Petites randonnées en Suisse et aux alentours
Bonjour,

Voici un nouveau site sur les petites randonnées (du dimanche) qu'il fait bon faire pour ne pas rester devant son téléviseur alors que le soleil brille... 😉

http://petites-randonnees.blogspot.com/

Elles sont souvent autour de Genève, en France voisine ainsi qu'en Valais mais peuvent être bien sur partout ailleurs.

Entre photos géotaggées et parcours précis via google maps, le dénivellé, le temps nécessaire (compter moins vu mes fréquents arrêts photos), ce site vous permet de voir en détail ou presque tout le parcours effectué.

Un complément au blog, cliquer sur la carte pour voir le parcours géotaggé qu'on peut retrouver sur mon profil @trip ainsi que tous les autres voyages dans le monde

http://www.a-trip.com/users/home/3214

Bien du plaisir Cordialement Moustiques
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Un petit tour au Tamil Nadu
Au milieu de toute cette morosité, je me lance dans un nouveau carnet indien qui vous changera les idées, je l’espère. Un nouveau séjour de deux semaines pendant les vacances d’hiver, du 21 au 6 mars. Mon 15ème voyage en Inde, mais mon 1er dans le grand sud.

Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.

J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)

A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.



La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
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Hôtel Edenh Real Arena à Punta Cana
🙂Bonjour, j`aimerais savoir si ce complexe portait un autre nom avant 😕 ou c`est une nouvelle section d`un complexe Bref! j`apprécierais avoir des informations sur ce complexe.. merci 😄
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Location 3 pièces à fuir à Ste Luce
Bonjour à tous

J'ai eu la très mauvaise expérience d'une location de vacances à Ste Luce.. annonce séduisante sur abritel et sur le bon coin mais à l'arrivée , une location sale, une location négligée, plus rien à voir avec la présentation sur les sites.. je tiens à disposition le dossier photos.. sur demande par mail je vous envoie toutefois le lien de l'annonce abritel, on flirte vraiment avec l'arnaque..

http://www.abritel.fr/location-vacances/p6583476a?flspusage=fl

J'espère vous éviter une sacrée déception... JOYEUX NOEL QUAND MEME !!
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Hôtel Sherwood Dreams Resort à Bogazkent
Bonjour, nous avons réservés dans ce nouvel hôtel (qui ouvrira seulement en mai 2011) du 25 /8 au 6/9. Dès que quelqu'un à des informations ou des photos, ce serais avec plaisir. Nous avons déjà séjournés à Bogaskent il y a quelques années. C'était un très bel hôtel aussi.
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Yellowstone en long, en large et en travers
Cette partie est un « décrochage » du carnet: À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado: voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/

La version avec photos et un texte plus complet et aéré se trouve ici: : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_58.html

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Lundi 1er juin

A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira qui ne demande qu’à exploser, puisqu’elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake.

Nous longeons un temps le lac Yellowstone, paysage en noir et blanc dont la surface présente de longues striures de glace, de neige et d’eau aussi sombre que les montagnes qui l’environnent. Ici, il n’y a pas de doute, c’est l’hiver…

Old Faithful Lodge, pour deux nuits. Notre cabine (n° 233) est très bien placée au-dessus de la rivière, avec trois petits geysers juste en face que l’on aperçoit de la fenêtre, et des marmottes dorées et dodues qui furètent en se dandinant autour de la voiture. Mais avec nous elles n’auront rien, même si elles nous font les yeux doux… Un petit porto de dix ans d’âge rapporté de France, et nous filons à la Cafétéria (médiocre).

Mardi 2 juin

Il a plu toute la nuit, on entendait l’eau sur le toit de la cabane alors qu’on était bien au chaud sous les couvertures, hmmm…, et ce matin le ciel est d’un gris cendre uniforme, d’ailleurs il pleut toujours. Les jours se suivent et se ressemblent, c’est une morne journée pour la photo qui s’annonce encore.

Nous préparons la rituelle Thermos de thé – Thermos achetée à Petaluma, au nord de San Francisco, en 2007, et qui depuis ne nous quitte plus – et partons jeter un œil à Old Faithful, blanche vapeur contre ciel laiteux, puis prenons la route de Madison, l’autre, via Upper puis Midway et Lower Geyser Basin.

Nous avions acheté il y a une dizaine d'années un petit guide que je recommande à tous ceux qui veulent explorer la moindre goutte d’eau brûlante crachée par le volcan assoupi, Yellowstone’s Geysers, Hot Springs and Fumaroles, de Carl Schreier, Homestead Publishing, WY, incluant… la Nouvelle-Zélande ! D’accord, ce n’est pas la porte à côté, mais c’est en tout cas à notre programme…

Le long de la route qui va à Upper Geyser Basin... les premiers bisons.

Upper Geyser Basin. Black Sand Basin. Des squelettes d’arbres blancs et noirs se reflètent dans les eaux opalescentes vert émeraude. Presque tous les cours d'eau sont bordés de fleurs jaunes (Yellow Monkey Flower (Mimulus guttatus), adeptes des bains de pieds brûlants! Plus loin le cadavre d'un éléphant, mâchoires béantes, défenses brisées... Blue Star Spring, qui explose toutes les trente secondes

Lower Geyser Basin. Route de Firehole Lake sous une pluie battante. Je crains pour le Canon… même si je prends toutes les précautions.

White Dome Geyser. Petite balade arrosée.

Fountain Paint Pots : là nous patientons une bonne demi-heure dans le 4 x 4, mais le ciel ne veut rien savoir. Les Pots sont de toute façon peu vigoureux.

Un peu avant la jonction de Madison, belle route de Firehole Canyon qui comprend les non moins belles Firehole Cascades. On l’aura compris, ici, le feu n’est jamais loin de l’eau. Nous nous arrêtons pour les contempler et je sors le télé de Gérard pour tenter de photographier un gros nid de Bald Eagle coincé dans un arbre déplumé, avec deux petits qui pointent leur tête blanche ébouriffée de temps à autre. C’est alors qu’ils décident de ne plus se montrer. Je me console en mitraillant un wapaiti femelle qui est en train de changer de garde-robe.

Les arbres tombés après l’incendie ont laissé la place à une herbe verte et drue broutée par de nombreux bisons. Ici, c’est un toucan géant, calciné lui aussi mais à fière allure, qui garde les lieux.

Midway Geyser Basin. Lorsque nous arrivons au Grand Prismatic, sur le chemin du retour, il est plus de dix-huit heures. Les coulées de soufre que déverse Excelsior Geyser dans la Firehole River ont diminué en dix ans et il fait trop froid pour apercevoir les eaux turquoise les plus belles de Yellowstone. Quel dommage ! Une vapeur blanche court à la surface, ne dévoilant qu’une infime seconde par-ci par-là, au gré du vent, les trésors chromatiques du Grand Prismatic, et sa longue chevelure sombre, éparse sur le sol. Nous terminons par Turquoise Pool, la troisième petite merveille de Midway Geyser Basin. Manque de chance, lorsque nous voulons prendre le sentier qui surplombe le Grand Prismatic et débute un peu plus loin, il est fermé à cause des ours. Des Killdeers s’agitent dans l’herbe haute, comme aux Gates of Lodore, en poussant leur cri si caractéristique.

La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin. Dépôts minéraux aux couleurs magnifiques qui laissent apparemment de marbre tous ceux qui passent à côté.

Nous rentrons nous réchauffer dans notre cabane et surtout sécher nos K-way. Prévisions pour demain : 40 % de pluie, après-demain 50 %, comme aujourd’hui.

Mercredi 3 juin

Nous quittons notre cabane « without bath » et montons sous un ciel plombé à Inspiration Point par un sentier en lacet, pour avoir une vue d’ensemble des geysers environnant Old Faithful avant la prochaine éruption. La vue de là-haut est gâchée par les chantiers en construction, dont le nouveau Visitor Center, et la pluie qui s’est encore une fois remise à tomber mais n’a pas empêché la foule de s’agglutiner en attendant de voir le grand panache blanc monter droit vers les nuages gris clair. Nous redescendons en vitesse pour le voir de près, mais Old Faithful se fait désirer. Au bout du compte, ce sera encore blanc sur blanc.

Nous faisons le grand tour par les chemins de bois et de terre de tout ce qui fume, bouillonne, palpite, glougloute, explose, crache… Au-dessous du chemin, de très jolies Shooting stars (Dodecatheon), les cheveux droit sur la tête, percent le sol tiède et l’herbe verte.

Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, baie plus récente et beaucoup plus profonde que Yellowstone Lake, résultant d’un explosion ne datant que de cent vingt-cinq mille ans. La pluie qui redouble de vigueur nous stoppe net près de Black Pool, nous obligeant à nous abriter sous un arbre. Mais je me jette à l’eau, c’est le cas de le dire, je continue la balade et ne le regrette pas ! C’est vraiment magnifique !

Entre Lake Village et Canyon Village, Mud Volcano et la Dragon’s Mouth. Presque en face, Sulfur Caldron. Sur le parking, un petit geyser a crevé le bitume !! Il y a des bisons en veux-tu en voilà, des wapitis, des pronghorns (qui ne ressemblent pas vraiment à des antilopes…), des bernaches (Lesser Scaup), pélicans, cygnes trompettes… La neige est amassée dans les déclivités et sur les bas-côtés.

Aux chutes Yellowstone le ciel s’est enfin dégagé, laissant filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Longtemps, à Artist Point, nous guettons les rayons du soleil couchant sur les falaises jaune soufre, hérissées par endroits de sapins vert foncé.

Notre Frontier Cabin, mi-caserne mi-chambre d’hôpital (101$ avec douche et w-c), est une sorte de grosse cabane partagée en plusieurs logements, identique à des dizaines d’autres alignées le long d’allées désertiques. Ici, il y a dix ans, nous avions surtout gardé le souvenir du hurlement du coyote que l’on entendait par la fenêtre de la salle de bains qui donnait sur les bois, et nous ne reconnaissons absolument rien, ni les cabanes, ni même les lieux...

Le soir, alors que nous sommes couchés, nous entendons subitement un bruit de batteuse qui semble venir de la salle de bains. Nous avons des voisins juste de l’autre côté de la cloison de bois et nous supposons qu’ils viennent de mettre en marche l’aération pour prendre une douche. Mais on n’entend pas d’eau couler et le temps passe, le temps passe, et le bruit est toujours là. L’inquiétude commence à nous gagner car on a vraiment l’impression d’être couchés au pied d’un Caterpillar ! Au final nous ne fermerons pas l’œil de la nuit ! Probablement effrayés par le chauffage au propane, ils ont mis l’aération jusqu’au matin. Comment ont-ils pu dormir, mystère…

Jeudi 4 juin

A peine réveillés, nous faisons un mot à nos « dear neighbours », puisque apparemment ils seront encore là ce soir, afin de ne pas passer une nouvelle nuit blanche, nous le glissons sous leur porte et préparons une thermos de thé.

Le ciel est… gris, ça change de l’ordinaire... Nous prenons notre temps pour aller à Norris Geyser Basin, pique-niquons en cours de route près d’une foison de Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), très jolis lys jaunes aux pétales aussi effilés que des poignards.

Arrivés sur place, nous avons à peine le temps de voir Echinus Geyser et Steamboat Geyser que le ciel de plomb, au-dessus des montagnes enneigées, nous tombe sur la tête ! Nous rejoignons la voiture en courant et y restons coincés près d’une heure. J’en profite pour écrire quelques notes.

Une heure un quart a passé et nous sommes toujours là, espérant une éclaircie qui n’arrive pas ; nous avons fait le tri des montagnes de papiers (cartes de toutes sortes prises dans les visitor centers, petites, moyennes et grandes en double exemplaire, Journal du parc traversé, etc.), bu la Thermos de thé et fini le paquet de cookies bio de Jackson… Histoire de ne plus avoir le nez sur la poubelle et de voir le coin de ciel bleu qui s���agrandit à l’horizon, je change de côté, c’est-à-dire que je recule de cinq mètres. Cinq minutes plus tard, une voiture fait la même chose mais dans le sens inverse !

Subitement la pluie cesse, un rayon de soleil se pose sur le parking, et d’un seul mouvement toutes les portières s’ouvrent en même temps, des gens en sortent qui s’étirent, bâillent et s’habillent pour une deuxième balade le long des geysers.

Nous reprenons le sentier abandonné plus de deux heures auparavant et repassons devant Steamboat Geyser. J'espère, comme tous ceux qui passent devant, qu'il va choisir ce moment pour se réveiller pour de bon... la dernière éruption ne date pourtant pas d'hier: 13 septembre 2002! Mais il donne des signes d'agacement, il crache de la vapeur avec entrain..., puis s'essouffle... Par contre quand il explose, c'est quelque chose, et il vaut sans doute mieux ne pas aller le regarder sous le nez, car il crache une colonne d'eau bouillante qui peut atteindre 120 mètres de hauteur! En 2000, un couple qui était dans les environs de Norris a soudain cru être témoin d'un tremblement de terre et a pris ses jambes à son cou, ou plutôt sa voiture, et a conduit jusqu'à Elk Meadows avant de comprendre qu'il s'agissait du steamboat et de revenir en arrière! C'était en fait un véritable coup de chance, car le plus important geyser de Norris et aussi le plus haut du monde n'a explosé que quatre fois en cinquante ans.

Echinus G ., Green Dragon Spring, Vixen G., Emerald Spring.

De l'incendie de 1988, il reste encore des milliers de javelots dressés vers le ciel...

Porcelain Basin. Un homme au crâne tondu se repose sur les marches de bois du sentier, mains, tête et cou entièrement tatoués, faisant apparemment l'admiration de quelques jeunes qui lui demandent de remonter ses manches, ce qu'il fait avec un plaisir évident. Il a l'air décoré des pieds à la tête... Nous les dépassons et traversons les vapeurs de Ledge Geyser que le vent porte de notre côté.

L'après-midi est déjà bien avancée et nous pressons le pas pour aller jusqu'à Porcelain Springs, d'autant que nous venons de recevoir quelques gouttes. L’eau des geysers, chargée de sels, s’écoule en formant de longues traînées vertes ou roses, orange, crème ou rouge, dans lesquelles ondulent parfois des algues aux chevelures sombres.

La route du retour est déserte et en un quart d’heure nous sommes à Canyon Village. Nos voisins nous ont aussi glissé un petit mot sous la porte : ils s’excusent, mais ne s’étaient pas doutés une seconde que l’on pouvait entendre le bruit derrière la (mince) cloison de bois…

Vendredi 5 juin

Nuit calme et réveil sous un ciel bleu vite voilé par des nuages blancs. Nous plions bagages et quittons sans trop de regrets cet environnement de caserne, où l’épicerie ferme à 17 heures et où la cafétéria est plus que passable…

La route qui mène à Tower Roosevelt est une belle route d’altitude, fermée de début novembre à fin mai. Sur les bords, une de mes fleurs préférées. Nous avons de la chance, elle est ouverte alors que la neige est encore amassée dans les bas-côtés. Mais la petite route de 9,5 miles qui mène au Chittenden parking area, d’où part le sentier pour le Mt Washburn, est, elle, fermée. Le chasse-neige est d’ailleurs en train de s’activer pour déblayer. Nous apercevons de loin les Tower Falls, aussi belles sinon plus que les Lower Falls, dans le Canyon de Yellowstone.

Sur le grand parking de Tower Falls, nous discutons avec un jeune Blackfeet, militant de Buffalo Field Campaign (www.buffalofieldcampaign.org/), de bisons, bien sûr, mais aussi de cuisine française, et nous en profitons pour l’inviter, s’il passe par Paris, à venir dîner chez nous. Puis nous prenons le chemin des chutes mais, presque arrivés en bas, nous nous cassons le nez sur une barrière à laquelle est accrochée une pancarte : « Fermé pour travaux », sans aucune possibilité d’apercevoir la moindre éclaboussure. On aurait assez apprécié que la pancarte soit mise plutôt à l’entrée du chemin, qu’à la fin… Nous nous contentons des eaux gris-vert de la Yellowstone River. (Une fois à Paris, je verrai sur Internet qu’en 2006 et même en 2003, la situation était la même. Comme il y a foule à vouloir voir les chutes de près et donc à s’arrêter, on peut supposer que si l’information était donnée ne serait-ce qu’au Visitor Center, personne ne s’arrêterait et le General Store du parking n’aurait plus qu’à fermer boutique.)

L’environnement est très basaltique, hautes colonnes de section carrée ou croustillant anthracite dans lequel on aurait presque en vie de croquer !

Il y a beaucoup de monde, dans Lamar Valley, sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi bighorn sheep (celui-ci, je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...). J'ai repéré, à une dizaine de mètres de lui, des fleurs que je veux photographier. Je m'avance, toujours accroupie, très lentement, avec des ruses de Sioux... et le Bighorn trouve que j'en prends un peu trop à mon aise et bouge lentement la tête dans ma direction, ce qui a pour effet de me scotcher au milieu de la sauge! Mais je suis bien obligée de bouger, et là je deviens de plus en plus intéressante, ce qui ne m'empêche pas de le prendre en photo. Finalement, c'était un mouflon très relax, il n'a pas bronché.

Donc, il y a beaucoup de monde dans Lamar Valley que nous ne reconnaissons pas, ou du moins le souvenir que nous en avons est totalement déformé. En 2000 elle était déserte, et là, sur les premiers kilomètres, les voitures se suivent de manière ininterrompue. Pronghorns, bisons, toujours accompagnés, lorsqu'ils broutent, des Brown-Headed Cowbirds, autrement dit des vachers (et vachères) à tête brune.

Au détour d'un virage, alors que la route se rétrécit, nous apercevons un pan de roche qui tranche complètement avec la couleur grise de celles qui l'entourent. Il y a aussi à cet endroit des fleurs qui ressemblent à celles du thé du Labrador (Ledum groenlandicum) que l'on ramassait sous des nuées de petites mouches noires du côté de Saint-Augustin, dans le nord du Québec, tandis que le Nordik Express, porte-containers qui ravitaille les villages isolés de la côte de Duplessis, déchargeait ses palettes. En fait ce n’est pas du thé, mais des Mountain Death Camas. J’en profite pour jeter un œil en contrebas de la route, histoire de voir… et là, à deux mètres, un énorme bison est en train de brouter ! Je sais qu’ils sont chatouilleux et que je suis bien trop près, donc je n’insiste pas.

La route suit le fond de Lamar Valley, qui s’élargit avant de se faufiler entre les montagnes dont les sommets atteignent tous plus de 3000 mètres d'altitude. C'est l'endroit que nous choisissons pour pique-niquer. Dans ces cas-là, on n’est jamais seuls bien longtemps… Au sol, une quinzaine de petits azurés, ces si jolis papillons qui ont pratiquement disparu des chemins de France sur lesquels ils se rassemblaient par dizaines il n'y a encore pas si longtemps. Le printemps s'annonce timidement, les trembles commencent tout juste à avoir leurs premières feuilles, et des cascades de glace sont encore visibles au pied des pentes abruptes. Une aire de stationnement, sur la droite – apparemment réservée aux pêcheurs... absents – et un chemin qui mène au bord de la rivière. C'est l'occasion d'aller voir de près couler la Lamar.

Sous un ciel plombé, nous dépassons Cooke City, Montana, triste alignement de maisons le long de la route, pas un chat dehors, le silence… Le village, niché dans les montagnes dont les sommets dépassent tous les 3000 mètres, respire le prospecteur par tous les joints de ses habitations en planche... La webcam donne une idée de l’atmosphère qui y règne : 64.82.6.189/netcam.htm (prendre en compte le décalage horaire). Nous remarquons d’ailleurs sur les images que le Trading Post, bien sûr fermé en cette saison, décroche toutes ses décorations de façade pour l’hiver.

A la sortie, nous sommes bloqués un moment par des travaux et avons tout le loisir d’observer les ravages des incendies passés. Tout a brûlé depuis notre dernier passage il y a une dizaine d'années. La piste du col (Lulu Pass) est en chantier, d’énormes camions vont et viennent, nous faisant rapidement abandonner l’idée de circuler parmi eux…

Nous poursuivons la route dans les bois, passons le Big Moose Resort fermé en cette saison et atteignons le col suivant; la neige s’amasse sur les bas-côtés et au pied des grands sapins noirs, la température est glaciale et le silence feutré, mais nous sortons quand même de la voiture, intrigués par les silhouettes de métal qui chevauchent en lisière de forêt. Ce sont des Nez-Percés…

Bon, décidément ça sent trop l’hiver par ici, nous retournons sur Cooke.

A l’intérieur du Trading Post nous avons la surprise de découvrir une petite pièce, sur la gauche, qui renferme une véritable arche de Noé : orignal, lynx, blaireau, carcajou, raton laveur, martre, mouflon, chèvre de montagne, wapiti, cerf de virginie, puma, etc. Mais au bout de quelques minutes nous voyons aussi un écriteau qui nous avait échappé, sur la porte: Entrée, 7 $ par personne, car cette minuscule pièce est en fait le wildlife museum local. Nous trouvons que c’est hors de prix pour un coup d’œil circulaire sans même bouger un pied et ressortons comme nous sommes rentrés. D’ailleurs aucune des trois personnes de l’accueil ne nous a demandé quoi que ce soit.

En redescendant sur les limites du parc, un orage de grêle terrible s’abat sur nous, il fait soudain quasiment nuit, des éclairs bleutés traversent le ciel en tous sens. C’est à ce moment-là que nous nous arrêtons à la cabane des rangers. Nous donnons notre pass, mais contrairement à d’habitude, la ranger fait du zèle, c’est bien le moment, alors qu’autour de nous c’est l’apocalypse ! Elle trouve que la signature ne correspond pas à celle du passeport bien qu’elle soit au contraire rigoureusement identique. Au bout de plusieurs minutes nous commençons à perdre patience. Ne trouvant finalement rien d’illégal, elle nous tend pass et passeport que nous reprenons sèchement sans un mot avant de démarrer sur les chapeaux de roues.

Enfin une éclaircie avant d’arriver à Mammoth Hot Springs. La chambre est agréable, grande, claire et nickel, bien qu’ancienne et sans salle de bains, mais avec beaucoup de charme. Par contre il n’y a pas de cafétéria et nous devons prendre les repas dans le dining room. Pour une fois je mange un hamburger, excellent, fait avec des produits bio. Beaucoup de familles nombreuses, très nombreuses…

Samedi 6 juin

Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…).

Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite) qui, comme le corail, vit et meurt, mais la ressemblance s’arrête là : mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire.

Cleopatra, Minerva, puis au niveau de la Main Terrace, Canary Spring, où des camaïeux de verts tendres, jaunes safranés, orangés se mêlent au blanc le plus pur ; une infinité de terrasses d’eau brune s’étagent sur les pentes de travertin au milieu des vapeurs d’eau chaude.

Nous rejoignons le parking où nous avons laissé la voiture et montons à Upper Terraces, encerclées par une route à sens unique. Prospect Spring, New Highland, Orange Spring Mound, White Elephant Back, Angel Terrace … A 11 h 30 nous quittons Mammoth pour le sud et Gibbon Basin.

Il pleut sans discontinuer pendant les trente-cinq kilomètres qui séparent Mammoth de Gibbon GB, aux abords de Norris GB. Nous sommes attentifs à ne pas rater les Chocolate Pots que nous avons vus dans notre guide des geysers de Yellowstone, mais qui sinon ne sont indiqués nulle part. Une voiture garée sur le côté droit, nous nous arrêtons derrière elle au cas où, et effectivement c'est là que se trouvent les cônes de chocolat. Hmmm...

T° 130°F (54,5 °C). Les Chocolate Pots, qui dégringolent des rives pentues de la Gibbon River pour se perdre dans ses eaux sombres, sont composés pour 60 % d'oxydes de fer, d'aluminium, de zinc et de manganèse.

Nous poursuivons sur Artist Paint Pots, à 3 miles au sud de Norris GB, au bout d'une route secondaire. Il pleut à verse, pour changer, et Alain commence à saturer. Aussi, lorsque nous arrivons sur le parking, il décide de rester à l'abri et au chaud dans le 4 x 4. Il y a ici pas mal de monde, plus dedans que dehors, d'ailleurs...

Jamais découragée, je monte seule voir les pots de peinture, à quelques centaines de mètres du parking par un chemin plat qui sinue au milieu des bosquets. L'endroit porte bien son nom car tous les tons de bleu, vert, rose, gris, beige sont représentées dans de superbes teintes pastel et s'étalent en larges aplats sur la terre... Un sentier de bois s’élève au-dessus du bassin qui longe des petites mares de boue gris clair glougoutantes. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes.

Après avoir bien traîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake.

West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage.

Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !

Dimanche 7 juin

Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello pour Salt Lake City par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco…
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West USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.

Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

Pour suivre :

2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354

3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377

4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338

5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419

6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723

7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622

8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733

9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757

10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376

11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685

12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883

13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852

14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801

15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882

16 Bishop Paiute Pow Wow

17 Bishop Paiute Pow Wow suite

Vidéos danses du pow wow

Vidéos danses du pow wow femmes

18 Passage en terre connue

19 En route vers les roches rouges

Toroweap, le grand fossé

Un grand "Cedar Breaks"

Dans la foule du Strip

Ghost Town pour cars de touristes

Chez Batman

Mon classement des 34 parcs

Mon classement de 22 National Monuments

Mon classement des State Parks que je connais

Mon classement des "divers"



La carte des points visités

Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier

Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.



Notre voiture cette année.

Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.



Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.

Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.

Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP

La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.

Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.



Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.

Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.

Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.



La carte selon Google map.

La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.



Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.



Spécimen d'un habitant peu recommandable.



Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.



Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.



Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.



Entraînement de beach-volley sur la plage.

Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.

Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !

Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.



Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.

La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.



Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.

-- A suivre – Anacapa
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Une semaine à New York City et Washington, DC?
Bonjour, Je pars pour new york avec ma petite femme au mois d'avril pour une semaine. Je comptais passer 4 jours sur NYC et me rendre à DC pour changer un peu d air mais en consultant le forum il me semble que 4 jours ça fait cours pour la grosse pomme! Quelqu'un peut il me conseiller?
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Népal Haut Mustang
Bonjour à tous, Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier. Bonne lecture! Marie

Texte en images ici : Sibellelaterre

Texte seul :

RECIT MUSTANG NEPAL 2013

Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !

Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...

Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.

Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.

Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !

Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto

et verso ! L'endroit est bien gardé !

Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)

Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.

Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.

De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.

Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...

Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)

Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.

Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.

On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !

J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...

J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.

J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)

Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo

Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !

J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !

Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.

Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)

Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !

J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)

J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.

J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !

J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...

J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.

J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)

Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.

Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !

Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !

Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !

Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)

Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)

Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !

En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden

Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...

Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
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