Voilà, bonjour tout le monde !
Je compte partir début décembre en Australie pour y habiter au moins 1 an, plus si j'aime ca ^_^. J'ai donc un certain nombre de critères pour choisir un endroit où habiter (je pensais au Queensland, mais si vous avez une excellente idée qui correspond à mes critères, n'hésitez pas).
Primo : Je travaille sur internet, la condition principale est qu'il me faut au moins un studio où vivre et installer mon matériel. Est-ce qu'il y a des particularités pour avoir une connexion internet en australie ? Est ce que c'est facile ?
Deuzio : Je voudrais habiter, pas dans une grande ville genre Brisbane mais plutôt dans un endroit de taille modéré, quand même super vivant avec du monde qui passe etc (j'ai 20 ans héhé) sans que des mots qui me piquent les oreilles comme "périph", ou "RER" ou "Zone industrielle" ne m'atteignent.
Troizio : Cette ville doit IMPERATIVEMENT avoir un spot de surf convenable ((: (donc pas derrière la grande barrière de coraille) huhu.
Quatrième question : Je sais que beaucoup de gens prennant le WHV ont besoin de petits jobs pour prolonger leur visa entre autre : Il faudrait que dans cet endroit il y ai possibilité de travailler. (est-ce que le travail a mi-temps est pratiquable à votre avis?)
Toutes vos expériences et idées sont les bienvenues !
Thanks a LOT
Jules
EDIT : (Je taf mais un pote sera avec moi et aura lui besoin d'un job)
Je voudrai partir en Australie en décembre et je voudrai savoir si il y a des endroits à ne pas louper (je pensai aller à Brisbane) Endroits à me conseiller ? Merci d'avance !!
UNE BALADE EN AUSTRALIE
C'est ça oui, une balade, une balade comme une autre, il y a tant de choses à faire dans ce pays qu'il vaut mieux l'envisager par petits bouts plutôt que de vouloir tout voir tout faire...ou alors il faut se donner 6 mois et 6 mois je ne peux pas, c'est trop tard, ou trop tôt pour pouvoir envisager des vacances aussi longues.
J'y vais donc 3 ou 4 semaines à chaque fois.
Cette fois ci on part pour 4; nous allons nous balader, je dis bien balader, c'est à dire qu'il n'est pas question de foncer d'un point à un autre l'angoisse au ventre en craignant par dessus tout de n'avoir pas TOUT vu.
Si j'ai pas tout vu, je m'en fous : ça me donne une bonne raison de revenir, c'est tout...
Alors on va faire comme d'hab', on va dans un coin, on se pose vraiment quelques jours, le temps que l'épicier ou le marchand de pinard du coin reconnaisse ma tronche ( ben oui, Sabine et moi on aime bien prendre un petit verre de blanc le soir quand on est en vacances...parfois plusieurs même...faut dire qu' ils ont du bon vin là bas.).
Et puis c'est qu'on est pas tous seuls, nous trimballons 2 minettes tout à fait charmantes, mais qui savent bien bien nous dire quand elles se font chier, c'est à dire quand on abuse des transferts.
Seul contre 3 furies bien déterminées, je ne fais pas le poids : je m'incline. Grandeur et décadence du mâle européen.
Je prépare donc le voyage comme d'habitude en utilisant au maximum internet pour me renseigner sur place, contacter les prestataires rechercher des accoms sympas, poser quelques questions sur les forums australiens ou francophones. La zone visée, c'est le Queensland d'où je dégage quelques endroits qui me semblent intéressants , j'en écarte d'autres déjà vus ou jugés trop fréquentés, donc peu fréquentables...
Pas de Witsundays cette fois-ci, déjà visité, rien de plus à offrir que beaucoup d'îles d'Asie du Sud Est ou du pacifique et un peu trop fréquentées de surcroît.
Pas non plus de Mission Beach, Hinchinbrook Island et Palm Island Group , je projetais très sérieusement de passer un bon bout de temps sur cette zone mais le cyclone Yasi a balayé mes espoirs de découvrir cette région cette fois ci.
Quand la nature vous balance un signe de cet acabit, on ne discute pas : on s'incline. Respect...
Ben oui, mais ça ne va pas du tout ça, puisque nous, ce qu'on voulait, c'est voir des casoars et Mission Beach est un coin très réputé pour ça ! Vous me direz, maintenant que le cyclone est passé, ils seront encore plus facile à voir les bestiaux ! ce à quoi je répondrais du tac au tac, oui, certes mais bon, quand même !
Et donc de Mission Beach point...
Quid alors ? Quid quid quid ?
Et bien le choix de la Daintree Rainforest s'imposait, c'est l'autre endroit où on en voit pas mal. Nous décidons également d'aller faire un tour, un vrai tour de plusieurs jours dans les Atherton Tablelands pour y approfondir ce qui n'avait été qu'effleuré jadis.
Mais ça ne vous fait pas un mois tout ça...
Nous nous mettons d'accord avec les copains de Sydney pour aller à Fraser Island qu'ils n'ont jamais visitée et que je n'ai visité qu'en trombe, c'est à dire sur 1 malheureuse journée ( à éviter absolument), ce sera donc 4 jours de camping sur l'île pour nous, nos amis australiens ayant lâchement opté pour le Kingfisherbay resort.
Si un peu de plongée ne nuit pas, trop de plongée peut gravement porter atteinte au portefeuille en cette contrée lointaine, aussi faut il savamment choisir ses spots.
Je vais tanner les plongeurs locaux sur Diveoz et Scubaboard, je ressortirai de ces recherches Weboqueenslandaises 2 incontournables : Wolfrock et le Yongala. Les classiques croisières de 6 jours sur la grande barrière pour 4 étant très attrayantes jusqu'au moment où on tombe sur le prix : c'est là qu'on perd connaissance.
Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse.
Héhé...
Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.
Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)

Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.






Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...
(à suivre wolfrock)
Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse.
Héhé...Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.
Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)

Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.







Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...
(à suivre wolfrock)
Bonjour à tous,
je viens (enfin) de m'inscrire sur ce formidable forum, car nous avons décidé avec mon épouse de faire "le grand saut" !! nous avons depuis 6 ans une bien belle petite affaire (boulangerie-pâtisserie) dans le Morbihan (à coté de Vannes). j'ai 42 ans, ma femme 36, et nous avons 4 enfants. on se donne encore quelques années (environ 5 ans) pour préparer notre expatriation en Australie... nous savons que c'est très compliqué et je vais m'y rendre 2 semaines en novembre pour un 1er contact... je m'attend bien sur à un choc visuel et culturel, étant donné que je n'est jamais voyagé, ni même jamais pris l'avion...
les fêtes de fin d'année vont être bien compliquées car j'aurai la tête pleine de ce fabuleux rêve !!
à bientôt.
bubu.
Bonjour,
Après m'être maintes fois inspirée et régalée des carnets de voyages des autres, c'est à mon tour de me lancer.
Nous voyageons en couple avec mon mari depuis bientôt 10 ans. A chaque voyage nous tenions des carnets de voyage papiers puis nous sommes passés à un site internet en 2016. C'était à l'occasion de notre tour du monde, outre l'aspect souvenir il servait aussi à tenir informer nos proches et à partager notre quotidien. Si ça vous intéresse voici le lien : point2vues.fr . On se sert tellement des expériences des autres pour préparer nos voyages que l'étape logique était de rendre la pareille. Voici donc notre premier carnet de voyage publique !
C’était une première pour nous en Australie. Nous sommes partis de Paris le 22/09/2018 et sommes revenus le 19/10/2018. Nous avons pris deux allers simples : - Paris-Doha-Colombo-Kuala Lumpur-Perth (vive les économies !) - Darwin-Singapour-Paris
Ce voyage nous a coûté tout compris : 5570€ pour deux. Voici le détail de nos dépenses : - billets d'avion : 1677€ - voiture (location + essence) : 2246€ - Uber de l'aeroport : 14€ - nourriture : 347€ - logement : 308€ (dont 95€ d'hôtel Parisien ) - plongées : 682€ - entrées des parcs : 79€ - santé (une première!) : 95€ - souvenirs et divers extras : 99€ - courses divers (hors nourriture) :19€
Nous avons parcouru 8800 km en un peu moins de 4 semaines. Il est très facile de rouler en Australie. Nous avions emporté notre tente avec le nécessaire à trek (matelas, sac de couchages, popote, réchaud) et avons fait le plus souvent du camping sauvage (nous nous aidions des applications comme wikicamp ou campermate afin de trouver les zones autorisées). Ce qui explique le peu de dépense en logement et en nourriture. Nous avons cuisiné la plupart de nos repas. Notre plus gros budget a été celui de la voiture, surtout du fait que les agences de location surchargent le "one way" (le fait de rendre la voiture dans une ville différente de celle où on a récupéré la voiture), quasiment 1000 € pour nous, contre environ 500€ de location de voiture (un SUV : Hyundai Tucson).
Nous n'avons rencontré quasiment aucun autre voyageur qui voyageait de cette façon (tente à planter à même le sol). Ce qui est le plus rependu là-bas ce sont soit les minivans ou 4x4 aménagés soit les 4x4 avec tente sur le toit. Le 4x4 est plus qu'un luxe ici car beaucoup de routes de la côte ouest ne sont accessibles qu'aux 4x4 (on en a fait les frais avec notre SUV qui n'avait pas l'option 4x4...). On a croisé aussi pas mal de caravanes (4x4 elles aussi!) mais surtout sur la côte.
Voici notre parcours :

Après m'être maintes fois inspirée et régalée des carnets de voyages des autres, c'est à mon tour de me lancer.
Nous voyageons en couple avec mon mari depuis bientôt 10 ans. A chaque voyage nous tenions des carnets de voyage papiers puis nous sommes passés à un site internet en 2016. C'était à l'occasion de notre tour du monde, outre l'aspect souvenir il servait aussi à tenir informer nos proches et à partager notre quotidien. Si ça vous intéresse voici le lien : point2vues.fr . On se sert tellement des expériences des autres pour préparer nos voyages que l'étape logique était de rendre la pareille. Voici donc notre premier carnet de voyage publique !
C’était une première pour nous en Australie. Nous sommes partis de Paris le 22/09/2018 et sommes revenus le 19/10/2018. Nous avons pris deux allers simples : - Paris-Doha-Colombo-Kuala Lumpur-Perth (vive les économies !) - Darwin-Singapour-Paris
Ce voyage nous a coûté tout compris : 5570€ pour deux. Voici le détail de nos dépenses : - billets d'avion : 1677€ - voiture (location + essence) : 2246€ - Uber de l'aeroport : 14€ - nourriture : 347€ - logement : 308€ (dont 95€ d'hôtel Parisien ) - plongées : 682€ - entrées des parcs : 79€ - santé (une première!) : 95€ - souvenirs et divers extras : 99€ - courses divers (hors nourriture) :19€
Nous avons parcouru 8800 km en un peu moins de 4 semaines. Il est très facile de rouler en Australie. Nous avions emporté notre tente avec le nécessaire à trek (matelas, sac de couchages, popote, réchaud) et avons fait le plus souvent du camping sauvage (nous nous aidions des applications comme wikicamp ou campermate afin de trouver les zones autorisées). Ce qui explique le peu de dépense en logement et en nourriture. Nous avons cuisiné la plupart de nos repas. Notre plus gros budget a été celui de la voiture, surtout du fait que les agences de location surchargent le "one way" (le fait de rendre la voiture dans une ville différente de celle où on a récupéré la voiture), quasiment 1000 € pour nous, contre environ 500€ de location de voiture (un SUV : Hyundai Tucson).
Nous n'avons rencontré quasiment aucun autre voyageur qui voyageait de cette façon (tente à planter à même le sol). Ce qui est le plus rependu là-bas ce sont soit les minivans ou 4x4 aménagés soit les 4x4 avec tente sur le toit. Le 4x4 est plus qu'un luxe ici car beaucoup de routes de la côte ouest ne sont accessibles qu'aux 4x4 (on en a fait les frais avec notre SUV qui n'avait pas l'option 4x4...). On a croisé aussi pas mal de caravanes (4x4 elles aussi!) mais surtout sur la côte.
Voici notre parcours :

Que voir en Australie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cet immense pays (carte).
On peut diviser l'Australie en sept états ou territoires principaux avec : A l'Est... - Nouvelle-Galles du Sud (et Canberra), - Queensland, - Tasmanie, - Victoria. A l'Ouest... - Australie Méridionale, - Australie Occidentale, - Territoire du Nord.
1- NOUVELLE-GALLES DU SUD (New South Wales) et CANBERRA Armidale : petite ville avec ses belles églises et une architecture de type "colonial".Batemans Bay : c'est la station balnéaire la plus proche de Canberra. Logiquement, elle attire du monde le week-end et lors des vacances.Bathurst : la ville est au centre de ce qui fut une ruée vers l'or dans les années 1860. On peut encore voir quelques vestiges de cette époque - y compris des villes fantômes - dans ses environs. C'est également un région de vignobles.Broken Hill : une ville minière historique de l'outback. Même si cette activité y a bien décliné, son tourisme tourne autour de ce thème ainsi que de la présences de nombreux artistes installés dans le lieu.Byron Bay : presque à la frontière avec le Queensland, la ville est agréable et recherchée avec ses plages, ses possibilités de plongée et de surf, ou même d'observation des baleines. Tout autour sur la côte, notamment en direction du nord vers Gold Coast, plusieurs villages de bord de mer (Kingscliff, Tweed Heads, Lennox Head...) ont une même vocation touristique.Canberra : la capitale australienne possède un assez joli centre avec pas mal de monuments et musées.Central Coast : c'est la partie littorale au nord de Sydney, jusqu'aux environs de Newcastle. Plutôt urbanisée, elle n'en comporte pas moins plusieurs plages et petits parcs nationaux (Bouddhi, Ku-ring-gai, Brisbane Water...) dans lesquels on peut généralement randonner.Coffs Harbour : station balnéaire, plutôt familiale, entre Newcastle et Gold Coast. Des plages, de la plongée et des balades en mer pour voir les dauphins et les baleines.Coonabarabran : cette bourgade de l'intérieur est connue au niveau astronomie pour ses télescopes.Goulburn : "vieille" ville de l'intérieur, entre Canberra et Sydney, avec de beaux bâtiments de style XIXe siècle, et une activité traditionnelle tournée vers l'agriculture et l'élevage du mouton.Gundaroo : ce village proche de Canberra offre un large éventail d'édifices du XIXe siècleHunter Valley : c'est la région rurale autour de Newcastle et une zone très réputée pour ses vignobles et l'élevage de chevaux. C'est aussi une des parties des plus touristiques de la Nouvelle-Galles du Sud.Jervis Bay : cette belle baie de la côte sud au statut particulier de "territoire" est appréciée pour ses plages, la plongée, la pêche et les balades en bateau ou canoë. On peut également voir des baleines au large.Katoomba : c'est la principale localité des Blue Mountains et de fait une base pour découvrir la région.Kiama : au sud de Wollongong, Kiama attire pas mal de visiteurs avec son "geyser marin", ses formations rocheuses et ses plages où on peut surfer.Lightning Ridge : ce village minier de l'outback a toute son activité - y compris touristique - tournée vers la production d'opales. On trouve également pas mal de fossiles dans ses environs.Lord Howe Island : à plus de 500 km des côtes, l'île rattachée à la NSW fait partie du patrimoine de l'UNESCO. Même si son accès est réglementé, elle est visitée pour sa flore, ses oiseaux, ses coraux et la plongée.Mid-North Coast : c'est le nom de la zone littorale qui court de Newcastle à Coffs Harbour sur environ 300 km. Assez touristique, on y vient pour les plages et les activités nautiques, mais aussi pour profiter de quelques lacs ("Great Lakes Council"), forêts et réserves naturelles dans l'arrière pays. Parmi les principales stations de la côte : Foster, Coffs Harbour, Port Macquarie...Narooma : petite ville côtière du sud, avec ses plages, servant de base à la découverte des parcs et réserves des environs, ainsi qu'à l'île de Montague où vivent des colonies de pingouins et de dauphins. Juste à côté le village historique de Tilba.Newcastle : c'est la seconde plus grande ville du NSW avec dans ses environs des plages, des réserves naturelles pour marcher, le lac Macquarie et ses activités nautiques, plus nombre de vignobles reconnus.Nimbin : un village hippie et alternatif à la frontière du Queensland qui vit en partie du tourisme.Norfolk Island : cette belle île volcanique, au statut particulier, est située à plus de 1 600 km des côtes. Elle reçoit quelques visiteurs pour ses paysages, ses plages, les vestiges de son bagne, et ses produits hors taxes.Port Macquarie : comme sa voisine Coffs Harbour, cette ville de la Mid-North Coast propose des plages et des activités nautiques.Shoalhaven : une zone urbaine de la côte, assez touristique, avec ses nombreuses plages, ses possibilités d'activités nautiques et Jervis Bay tout proche.Sydney : la plus grande et ancienne ville d'Australie avec sa baie, son célèbre opéra classé à l'UNESCO, son architecture et ses monuments, son animation, ses plages (dont Bondi Beach la plus connue) est un incontournable de tout voyage en Australie.Tamworth : c'est la "capitale" de la country music australienne.Ulladulla : une station balnéaire assez populaire pour les gens de Sydney et Canberra.Wagga Wagga : c'est la grande ville de l'intérieur du NSW et avant tout un carrefour routier.White Cliffs : ce village minier (opales) de l'outback a la particularité d'être en grande partie souterrain.Willandra Lakes Region : cette région à l'ouest de Sydney englobe une vingtaine de lacs salés et divers petits sites archéologiques qui lui valent d'être inscrite à l'UNESCO. Une partie est comprise dans le Mungo National Park.Wollongong : à une heure de Sydney avec qui elle est reliée par une belle route côtière, la ville est surtout intéressante pour ses plages, le surf, la plongée et diverses autres activités nautiques.Yamba : grosse bourgade plutôt touristique de la côte nord. Des plages et des activités nautiques côté mer, et quelques petits parcs et réserves naturelles côté terre.Patrimoine naturelBald Rock National Park : à la frontière avec le Queensland, ce parc est reconnu pour ses formations granitiques et notamment un des plus grands monolithes d'Australie.Blue Mountains : à l'ouest de Sydney, une magnifique chaîne montagneuse assez sauvage dans laquelle on peut notamment randonner, grimper ou faire du canyoning. Toute la région est classée au patrimoine de l'UNESCO et englobe en fait plusieurs parcs nationaux dont le Blue Mountains, le Wollemi, le Kanangra-Boyd et le Nattai National Park sont les principaux.Budawang Range : ce massif montagneux proche de la côte abrite deux parcs nationaux : le Budawang et le Morton National Park. L'ensemble est populaire avec les "bush walkers" et on peut y voir les impressionnantes chutes de Fitzroy Falls.Deua National Park : un des nombreux parcs qui s'étirent le long de la côte sud. Des forêts, des cascades, des grottes, des oiseaux et des possibilités de treks dans ce site un peu isolé.Gondwana Rainforests : cet immense ensemble de forêts humides du Queensland et de la NSW est classé à l'UNESCO. Il englobe 44 parcs et réserves des deux états qui offrent d'assez beaux paysages montagneux, des cascades et localement des possibilités d'activités sport-nature.Jenolan Caves : un bel ensemble de grottes situé dans les Blue Mountains. C'est un des sites touristiques parmi les plus visités du sud-est de l'Australie.Kinchega National Park : ce parc de l'outback situé en bord de lacs et rivières est connu pour ses peintures rupestres aborigènes.Kosciuszko National Park : c'est un des plus grands parcs de cette partie de l'Australie contiguë d'ailleurs à d'autres comme le Namadgi ou le Snowy River. Il abrite le point culminant du pays et est apprécié pour ses paysages, et ses possibilités de treks ou de ski. On trouve également quelques témoignages aborigènes dans ce parc et ses voisins.Mount Kaputar National Park : entourant un ancien volcan, le site est apprécié par les grimpeurs et les randonneurs.Murray River : le plus long fleuve australien marque la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et Victoria avant de se jeter dans la mer en Australie Méridionale. Des croisières (ou du canoë) y sont proposées notamment depuis Mildura ou Echuca à bord de bateaux à aubes.Mutawintji National Park : ce parc isolé et aride de l'outback, dans la région de Broken Hill, abrite d'innombrables pétroglyphes aborigènes.Royal National Park : à une quarantaine de kilomètres au sud de Sydney, l'endroit est utilisé comme "zone récréative" par les habitants de l'agglomération qui viennent y marcher, se baigner, faire du canoë ou du vélo.Snowy Mountains : ce sont, juste en dessous Canberra, les plus hautes montagnes d'Australie avec le Mont Kosciuszko comme sommet (2 228 m). On y vient pour les paysages, ses grottes, sa faune (wallabies, wombats, possums...), la randonnée ou l'outdoor, ainsi que le ski dans les stations de Thredbo, Selwyn, Perisher ou Charlotte Pass.Warrumbungles : joli massif montagneux à 2 ou 300 km au nord-ouest de Sydney avec, comme toujours, de bonnes opportunités de treks et d'outdoor.Wollemi National Park : aux portes de Sydney, c'est le second plus grand parc de l'état avec de multiples possibilités de randonnées, varappe, canoë, canyoning. Il contient également de nombreux petits sites aborigènes.2- QUEENSLANDBirdsville : ce village perdu de l'outback est la porte d'entrée au désert de Simpson.Brisbane : la capitale du Queensland est aussi la troisième ville du pays et un accès international à cette partie de l'Australie. Même s'il s'agit d'une cité animée et dynamique au niveau économique, elle n'est pas non plus un incontournable sur le plan touristique malgré quelques parcs et jardins.Bundaberg : la ville marque le début de la Grande Barrière. Elle est surtout intéressante pour voir les tortues en saison de ponte, et accessoirement ses plages ou ses distilleries de rhum.Cairns : entre mer et forêts la ville est avant tout le point de départ principal pour profiter de la Grande Barrière de corail.Cape Tribulation : ce petit village côtier au nord de Port Douglas et à côté du parc de Daintree est une destination appréciée des voyageurs individuels.Cooktown : c'est la localité la plus au nord de la côte est australienne et uniquement un lieu de passage pour la découverte de la Péninsule du Cap York ou la Grande Barrière de corail.Fraser Island : grande île assez touristique du sud du Queensland classée à l'UNESCO. Elle est visitée pour ses paysages avec notamment ses dunes et ses lacs intérieurs, les possibilités de randonnées à pied ou 4x4, et accessoirement sa faune (oiseaux et dingo entre autres). Egalement, de très bonnes possibilités pour observer les baleines au départ d'Hervey Bay de l'autre côté du chenal qui la sépare du continent.Gold Coast : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Brisbane, Gold Coast est la station touristique par excellence (10 millions de visiteurs/an !) avec ses parcs d'attractions, son animation nocturne, ses plages, et surtout le surf omniprésent.Great Keppel Island : comme ses voisines du "Capricorn & Bunker Group", l'île fait partie du "Great Barrier Reef Marine Park" et offre de superbes plages et des possibilités de plongées.Hinchinbrook Island : grande île proche du continent entre Townsville et Cairns. Classée parc national elle a de bonnes opportunités de plongée et d'activités nautiques.Hughenden : ce village est au coeur d'une zone où ont été découverts nombre de fossiles et des restes de dinosaures. Le tourisme y tourne logiquement autour de ce thème.Kuranda : l'ancien village minier à 25 km de Cairns est une destination touristique avec son petit train panoramique et son environnement de forêt pluviale et de cascades (Barron Falls).Lady Elliot Island : c'est l'île habitée la plus au sud de la Barrière de corail. Très orientée éco-tourisme elle offre d'excellentes opportunités de plongée et d'observation des oiseaux. Un peu plus au nord, Heron Island et d'autres îles du "Capricorn & Bunker Group" sont un peu dans la même configuration.Mackay : grande ville côtière entre Brisbane et Cairns servant tout au plus d'étape sur ce (long) trajet.Magnetic Island : cette île volcanique plutôt touristique au large de Townsville est en grande partie un parc naturel. On peut y voir nombre d'oiseaux et y faire des randonnées ou des activités nautiques.Maryborough : située face à Fraser Island, la petite localité fut pendant longtemps le point d'arrivée de tous les immigrants pour la côte est de l'Australie. Il reste quelques beaux édifices de cette période. Mount Isa : ville minière de l'outback connue pour son carnaval et son rodéo. C'est dans ses environs (300 km) qu'est situé le site de fossiles de Riversleigh classé au patrimoine de l'UNESCO.Palm Cove : petite station balnéaire touristique aux superbes plages située au nord de Cairns.Péninsule du Cap York : c'est la "pointe" au nord du Queensland. Immense, sauvage et quasi inhabitée, hors quelques communautés aborigènes, elle offre une biodiversité remarquable où pullulent entre autres crocodile et serpents. Au niveau tourisme c'est une "terre d'aventure" hors sentiers battus.Port Douglas : la bourgade côtière est une base possible pour découvrir la Grande Barrière de corail ou le parc national de DaintreeProserpine : cette localité assure en quelque sorte les services et transports pour les très touristiques Whitsunday Islands qui sont situées juste en face.Rockhampton : une des plus anciennes villes du Queensland avec encore quelques témoignages bâtis de cette époque du XIXe siècle. A une vingtaine de kilomètres côté terre on peut visiter les grottes de Capricorn Caves, mais aussi côté mer les plages de Yeppoon et surtout les superbes îles Keppel et du Capricorn & Bunker Group situées pas très loin.Sunchine Coast : un peu au nord de Brisbane, entre Noosa et Caloundra, une zone littorale très touristique pour ses petites stations, ses belles plages et ses activités nautiques. Quelques petits parcs et réserves naturelles toutes proches pour les marcheurs.Toowoomba : une des rares villes de l'intérieur de l'état. Toowoomba est (un peu) connu pour ses parcs et jardins, ainsi que ses quelques édifices "anciens".Torres Strait Islands : plus de 250 petites îles situées dans le détroit qui sépare l'Australie de la Nouvelle-Guinée. Très peu touristiques, elles offrent cependant de bonne opportunités de plages et de plongée même s'il vaut mieux faire attention aux requins et crocodiles nombreux en certains endroits. La culture et les traditions locales des populations autochtones mélanésiennes y sont encore bien présentes.Townsville : grande ville au sud de Cairns et avant tout une étape vers le nord ou une base pour découvrir notamment Magnetic Island.Whitsunday Islands : l'archipel de 74 îles entre Townsville et Mackay est un des endroits les plus visités d'Australie. On y vient pour ses superbes plages et ses eaux turquoises dignes d'un décor de carte postale. On peut aussi plonger ou faire des balades en bateau.Yowah : un village minier où on cherche des opales. En parallèle, une petite activité touristique s'est développée autour de l'activité.Patrimoine naturelBunya Mountains : avec ses forêts, ce petit massif montagneux de l'arrière pays de Brisbane est surtout apprécié pour le camping et la marche.Carnavon National Park : au centre du Queensland l'endroit offre de jolis paysages, plusieurs grottes et des possibilités de treks. Le lieu renferme également nombre de sites aborigènes.Daintree National Park : ce parc à côté de Port Douglas fait partie des "Tropiques humides du Queensland" classés à l'UNESCO. Comme les autres lieux labélisés situés sur cette partie de la côte, c'est une zone de forêts tropicales denses qu'on peut découvrir en rando. Plusieurs petits sites aborigènes sur le parc et ses environs.Désert de Simpson : au coeur de l'Australie, à cheval sur trois états, cette immense étendue aride est un haut lieu du tourisme d'aventure en moto et 4x4. On peut également y faire des méharées.Eungella National Park : assez isolé, ce parc couvert de forêts humides est connu pour abriter des ornithorynques. On peut y randonner.Glass House Mountains : ce massif montagneux derrière Brisbane se visite pour ses paysages, la randonnée et l'escalade.Gondwana Rainforests : un immense ensemble de forêts humides du Queensland et de la NSW classé à l'UNESCO. Il englobe 44 parcs et réserves des deux états qui offrent d'assez beaux paysages et localement des possibilités d'activités sport-nature.Great Sandy National Park : des plages et de grandes dunes, mais aussi de la forêt, de la mangrove, de petits lacs et des criques dans ce parc situé dans le prolongement de Fraser Island.Grande Barrière de corail : s'étendant sur plus 2 000 km le long de la côte est du Queensland, c'est le plus grand récif corallien au monde. Il est classé à l'UNESCO. Sa faune marine et ses coraux en font un paradis pour plongeurs. La barrière est accessible depuis une dizaine d'endroits de la côte dont Cairns.Lamington National Park : un joli parc des environs de Gold Coast apprécié pour ses paysages, sa forêt humide et ses cascades, l'ornithologie et les possibilités de trekking.Riversleigh Fossil Fields : dans l'outback, à plus de 300 km au nord-ouest de Mount Isa, l'endroit fait partie du parc de Boodjamulla et est un des plus importants sites de fossiles au monde. Il est inscrit à l'UNESCO. On peut également y découvrir une flore et une faune typiques de l'outback.Undara Volcanic National Park : ce parc à l'intérieur des terres entre Cairns et Townsville est unique avec ses formations volcaniques et ses tunnels de lave parmi les plus longs au monde.3- TASMANIE (Tasmania) Arthur River : ce petit village du nord-ouest traditionnellement tourné vers la pêche et le bois vit plus désormais du tourisme. De beaux paysages sauvages, des plages, des grottes, des forêts et surtout l'Arthur River sur laquelle on peut faire de petites croisières.Bicheno : une station balnéaire/port de pêche de la côte est avec des plages, de la plongée et des colonies de pingouins.Devonport : c'est dans cette ville de la côte nord qu'arrivent les ferries en provenance de Melbourne. En dehors de cela, et de quelques plages, c'est aussi et surtout une base pour découvrir le parc de Cradle Mountain.Hobart : c'est la capitale de la Tasmanie et la seconde plus vieille ville d'Australie, ce qui fait qu'on peut y voir nombre d'édifices anciens dans son centre. Plusieurs vignobles également dans ses environs.Flinders Island : la grande île peuplée de moins d'un millier de personnes fait partie d'un archipel (Furneaux) de 52 îles au nord de la Tasmanie. Elle reçoit des visiteurs pour ses paysages, ses plages et ses possibilités de randonnées ou de kayak.King Island : une autre grande île peu peuplée entre la Tasmanie et Melbourne. Elle est réputée pour la plongée sur épaves.Launceston : c'est la seconde agglomération de Tasmanie avec une belle architecture XIXe siècle dans son centre. Dans les environs proches : la Cataract Gorge, plus la jolie Tamar Valley qui est une zone viticole avec sa route des vins et ses petites croisières sur la rivière Tamar.Port Arthur : à une heure d'Hobart le village abrite un ancien bagne du XIXe siècle. Avec 10 autres pénitenciers, dont huit en Tasmanie et NSW (sur plus de 3 000 dans tout le pays !), il est classé au patrimoine de l'UNESCO. De tous, il est le plus connu et visité.Queenstown : une ancienne ville minière "historique" de l'ouest de la Tasmanie. Dans les environs plusieurs villes fantômes (ou presque) de cette époque : Crotty, Pillinger, Gormanston, Linda...Richmond : un village "historique" avec de vieux bâtiments et le plus ancien pont d'Australie.Ross : une "vielle ville" fondée dans les années 1820 avec encore divers édifices du XIXe siècle.Patrimoine naturelBay of Fires : cette baie de la côte nord-est au delà de St Helens est très appréciée pour son mélange de couleurs avec ses plages de sable blanc, ses eaux turquoises et ses rochers oranges. On y vient pour les plages, le surf, la plongée, les balades en bateau, la rando, la pêche et l'observation des oiseaux.Ben Lomond National Park : au nord-est de la Tasmanie, c'est l'unique domaine skiable de l'île.Bruny Island : cette île face à la côte sud de Tasmanie est touristique grâce à son parc naturel, ses jolis paysages et sa faune (manchots, oiseaux...). On peut aussi y faire de belles balades en bateau.Freycinet National Park : un parc sur une presqu'île de la côte est où se mélangent mer et reliefs. Il offre de beaux paysages, des plages superbes (dont celles de la baie de Wineglass), de la randonnée et quelques autres possibilités d'activités sport-nature.Maria Island National Park : ce parc sur son île dispose de superbes paysages, de belles plages, des oiseaux et des possibilités pour la marche.Péninsule de Tasman : au sud-est d'Hobart, l'endroit attire nombre de visiteurs pour ses paysages côtiers, le parc national Tasman connu pour ses falaise, et le bagne historique de Port Arthur. On peut randonner, notamment dans le parc.Zone de nature sauvage de Tasmanie : c'est sous ce label que sont regroupés une dizaine de parcs nationaux couvrant plus de 20% du territoire de Tasmanie. L'ensemble est classé UNESCO avec parmi les principaux parcs le Cradle Mountain - Lake St Clair (le plus visité), le Franklin-Gordon Wild Rivers, le Walls of Jerusalem, le Southwest ou encore les Hartz Mountains (et même le Mt Field, limitrophe). On peut y randonner dans de magnifiques paysages de montagnes, de gorges, de lacs et de rivières.4- VICTORIABallarat : la grande ville marque l'entrée dans la région des "Goldfields". Comme d'autres localités des environs elle possède une belle architecture du milieu XIXe siècle et une activité touristique tournant autour de la mine et de la ruée vers l'or (avec notamment Sovereign Hill, musée de plein air sur le thème).Beechworth : une des nombreuses bourgades qui ont connu leur apogée à l'époque de la ruée vers l'or et qui ont développé une activité touristique au travers des témoignages de cette période. Pas mal de vignobles à découvrir également dans ses environs.Bendigo : belle ville à l'architecture victorienne qui a elle aussi bénéficié de la ruée vers l'or en son temps. Le tourisme y tourne autour de l'ancienne activité minière et des vignobles.Geelong : la seconde ville du Victoria a un front de mer animé et quelques vieux édifices. Mais c'est d'abord la porte d'entrée à plusieurs zones touristiques comme la Great Ocean Road ou la péninsule de Bellarine.Goldfields : cette région au nord-ouest de Melbourne a connu sa Ruée vers l'or dans les années 1850. Elle abrite plusieurs villes à la belle architecture ayant bénéficié de la prospérité de l'époque (Ballarat, Bendigo, Castlemaine), mais aussi quelques petites villes fantômes et diverses attractions ou sites tournant autour de la mine. Les Goldfields sont aussi assez connus pour leurs vignobles.Great Ocean Road : c'est le nom de la route côtière qui va de Torquay à Warrnambool, sur 250 km. C'est un haut lieu touristique très apprécié pour ses magnifiques paysages (dont les fameux "Twelve Apostles"), ses stations balnéaires (Lorne, Anglesea...), les plages, les spots de surf, la randonnée et autres activités nature.Melbourne : nichée dans sa baie, c'est la seconde ville d'Australie et la dynamique capitale du Victoria. Melbourne offre un joli centre avec nombre d'édifices de style victorien et des musées intéressants. Plusieurs plages (notamment dans la péninsule de Mornington) avec des possibilités de surf, des petits parcs (rando), plus des vignobles (la "Yarra Valley") dans ses environs.Phillip Island : cette petite île reliée par un pont au continent est une zone très appréciées des habitants de Melbourne pour sa proximité avec la ville. On peut s'y baigner, faire de la plongée, du surf, de petites marches ou y voir des colonies des manchots et de lions de mer.Port Fairy : gros village de pêcheurs de la côte ouest du Victoria. Outre pour son festival folk, la commune est connue localement pour sa cinquantaine d'édifices "historiques" datant de sa période baleinière de la fin du XIXe siècle.Torquay : c'est le début de la Great Ocean Road en venant de Melbourne, et surtout un endroit réputé pour le surf comme d'ailleurs Lorne ou Bells Beach tout proche.Walhalla : un ancien village minier recyclé au niveau du tourisme avec ses vieux bâtiments et ses anciennes mines à visiter.Wonthaggi : une autre ancienne bourgade minière du sud du Victoria dont on peut visiter les mines souterraines.Patrimoine naturelBellarine Peninsula : au sud-ouest de Melbourne, la péninsule est appréciée pour ses vignobles, ses plages et ses petites stations balnéaires comme Queenscliff.Buchan Caves : un ensemble de grottes dans la commune du même nom et une attraction touristique de la région du Gippsland.Croajingolong : à l'extrême est du Victoria, ce parc littoral offre de beaux paysages grâce notamment à ses dunes. On y vient aussi pour la randonnée, le camping, l'ornithologie et les activités sport-nature.Gippsland Lakes : une région de lacs, de marais et de lagunes à l'est de Melbourne. Elle est visitée pour ses paysages, ses plages, les oiseaux et les activités nature qu'on peut y pratiquer.Grampians National Park : ce massif montagneux à l'ouest de Melbourne est connu pour sa flore et sa faune (kangourou, émeux, koalas...), ses beaux paysages sauvages, ses cascades (Mackenzies, Silverband), ses témoignages aborigènes (peintures rupestres), et surtout ses possibilités de randonnées ou de grimpe.Mortington Peninsula : c'est l'autre péninsule qui, comme Bellarine, entoure Melbourne et sa baie. Elle aussi est réputée pour ses vignobles, ses plages et ses activités nautiques.Mount Eccles National Park : ce petit parc proche de la côte, à l'ouest de Melbourne, abrite ce qui fut le dernier volcan actif d'Australie avec le paysage qui "va avec". A quelques kilomètres, le Mount Napier State Park offre les mêmes caractéristiques.Murray River : le plus long fleuve australien marque la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et Victoria avant de se jeter dans la mer en Australie Méridionale. Des croisières (ou du canoë) y sont proposées notamment depuis Mildura ou Echuca à bord de bateaux à aubes.Murray-Sunset National Park : vaste parc aride aux confins de l'état apprécié des "bush walkers".Snowy River National Park : dans le prolongement du Kosciuszko National Park (NSW) c'est un très beau site avec entre autres de belles gorges (Little Rivergorge). On peut y faire du raft, des treks et d'autres activités outdoor. On trouve également quelques témoignages aborigènes dans ce parc et ses voisins.Twelve Apostles : cet ensemble d'aiguilles calcaires sortant de l'eau en bord de mer est le décor le plus connu de la Great Ocean Road. Ces "douze apôtres" sont situés dans le petit parc côtier de Port Campbell.Victorian Alps : ou High Country. La région au nord-est de Melbourne attire les visiteurs pour ses paysages, ses possibilités de treks et d'activités nature, ainsi que surtout le ski dans plusieurs stations (Falls Creek, Mount Hotham, Mount Buller...).Wilsons Promontory : cette péninsule est l'extrémité sud de l'Australie "continentale". On y vient pour les beaux paysages, le camping, la randonnée, les plages et la plongée.Wyperfeld, Big Desert, Ngarkat : un ensemble de trois parcs à cheval sur deux états connu pour certaines espèces d'oiseaux et d'assez grandes dunes de terre qui composent une partie d'un paysage assez plat.5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Australie Méridionale : Coober Pedy; Flinders Range; Kangaroo Island; Naracoorte Caves National Park. - Australie Occidentale : Désert des Pinnacles; Karijini National Park; Ningaloo Reef; Shark Bay. - Nouvelle-Galles du Sud : Blue Mountains; Kosciuszko National Park; Snowy Mountains; Sydney. - Queensland : Fraser Island; Grande barrière de corail; Great Keppel Island; Lady Elliot Island; Undara Volcanic National Park; Whitsunday Islands. - Tasmanie : Freycinet National Park; Maria Island National Park; Zone de nature sauvage de Tasmanie. - Territoire du Nord : Devils Marbles; Kakadu National Park; Litchfield National Park; MacDonnell Ranges; Nitmiluk National Park; Uluru-Kata Tjuta National Park. - Victoria : Goldfields; Great Ocean Road; Gippsland Lakes; Grampians National Park; Wilsons Promontory.
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On peut diviser l'Australie en sept états ou territoires principaux avec : A l'Est... - Nouvelle-Galles du Sud (et Canberra), - Queensland, - Tasmanie, - Victoria. A l'Ouest... - Australie Méridionale, - Australie Occidentale, - Territoire du Nord.
1- NOUVELLE-GALLES DU SUD (New South Wales) et CANBERRA Armidale : petite ville avec ses belles églises et une architecture de type "colonial".Batemans Bay : c'est la station balnéaire la plus proche de Canberra. Logiquement, elle attire du monde le week-end et lors des vacances.Bathurst : la ville est au centre de ce qui fut une ruée vers l'or dans les années 1860. On peut encore voir quelques vestiges de cette époque - y compris des villes fantômes - dans ses environs. C'est également un région de vignobles.Broken Hill : une ville minière historique de l'outback. Même si cette activité y a bien décliné, son tourisme tourne autour de ce thème ainsi que de la présences de nombreux artistes installés dans le lieu.Byron Bay : presque à la frontière avec le Queensland, la ville est agréable et recherchée avec ses plages, ses possibilités de plongée et de surf, ou même d'observation des baleines. Tout autour sur la côte, notamment en direction du nord vers Gold Coast, plusieurs villages de bord de mer (Kingscliff, Tweed Heads, Lennox Head...) ont une même vocation touristique.Canberra : la capitale australienne possède un assez joli centre avec pas mal de monuments et musées.Central Coast : c'est la partie littorale au nord de Sydney, jusqu'aux environs de Newcastle. Plutôt urbanisée, elle n'en comporte pas moins plusieurs plages et petits parcs nationaux (Bouddhi, Ku-ring-gai, Brisbane Water...) dans lesquels on peut généralement randonner.Coffs Harbour : station balnéaire, plutôt familiale, entre Newcastle et Gold Coast. Des plages, de la plongée et des balades en mer pour voir les dauphins et les baleines.Coonabarabran : cette bourgade de l'intérieur est connue au niveau astronomie pour ses télescopes.Goulburn : "vieille" ville de l'intérieur, entre Canberra et Sydney, avec de beaux bâtiments de style XIXe siècle, et une activité traditionnelle tournée vers l'agriculture et l'élevage du mouton.Gundaroo : ce village proche de Canberra offre un large éventail d'édifices du XIXe siècleHunter Valley : c'est la région rurale autour de Newcastle et une zone très réputée pour ses vignobles et l'élevage de chevaux. C'est aussi une des parties des plus touristiques de la Nouvelle-Galles du Sud.Jervis Bay : cette belle baie de la côte sud au statut particulier de "territoire" est appréciée pour ses plages, la plongée, la pêche et les balades en bateau ou canoë. On peut également voir des baleines au large.Katoomba : c'est la principale localité des Blue Mountains et de fait une base pour découvrir la région.Kiama : au sud de Wollongong, Kiama attire pas mal de visiteurs avec son "geyser marin", ses formations rocheuses et ses plages où on peut surfer.Lightning Ridge : ce village minier de l'outback a toute son activité - y compris touristique - tournée vers la production d'opales. On trouve également pas mal de fossiles dans ses environs.Lord Howe Island : à plus de 500 km des côtes, l'île rattachée à la NSW fait partie du patrimoine de l'UNESCO. Même si son accès est réglementé, elle est visitée pour sa flore, ses oiseaux, ses coraux et la plongée.Mid-North Coast : c'est le nom de la zone littorale qui court de Newcastle à Coffs Harbour sur environ 300 km. Assez touristique, on y vient pour les plages et les activités nautiques, mais aussi pour profiter de quelques lacs ("Great Lakes Council"), forêts et réserves naturelles dans l'arrière pays. Parmi les principales stations de la côte : Foster, Coffs Harbour, Port Macquarie...Narooma : petite ville côtière du sud, avec ses plages, servant de base à la découverte des parcs et réserves des environs, ainsi qu'à l'île de Montague où vivent des colonies de pingouins et de dauphins. Juste à côté le village historique de Tilba.Newcastle : c'est la seconde plus grande ville du NSW avec dans ses environs des plages, des réserves naturelles pour marcher, le lac Macquarie et ses activités nautiques, plus nombre de vignobles reconnus.Nimbin : un village hippie et alternatif à la frontière du Queensland qui vit en partie du tourisme.Norfolk Island : cette belle île volcanique, au statut particulier, est située à plus de 1 600 km des côtes. Elle reçoit quelques visiteurs pour ses paysages, ses plages, les vestiges de son bagne, et ses produits hors taxes.Port Macquarie : comme sa voisine Coffs Harbour, cette ville de la Mid-North Coast propose des plages et des activités nautiques.Shoalhaven : une zone urbaine de la côte, assez touristique, avec ses nombreuses plages, ses possibilités d'activités nautiques et Jervis Bay tout proche.Sydney : la plus grande et ancienne ville d'Australie avec sa baie, son célèbre opéra classé à l'UNESCO, son architecture et ses monuments, son animation, ses plages (dont Bondi Beach la plus connue) est un incontournable de tout voyage en Australie.Tamworth : c'est la "capitale" de la country music australienne.Ulladulla : une station balnéaire assez populaire pour les gens de Sydney et Canberra.Wagga Wagga : c'est la grande ville de l'intérieur du NSW et avant tout un carrefour routier.White Cliffs : ce village minier (opales) de l'outback a la particularité d'être en grande partie souterrain.Willandra Lakes Region : cette région à l'ouest de Sydney englobe une vingtaine de lacs salés et divers petits sites archéologiques qui lui valent d'être inscrite à l'UNESCO. Une partie est comprise dans le Mungo National Park.Wollongong : à une heure de Sydney avec qui elle est reliée par une belle route côtière, la ville est surtout intéressante pour ses plages, le surf, la plongée et diverses autres activités nautiques.Yamba : grosse bourgade plutôt touristique de la côte nord. Des plages et des activités nautiques côté mer, et quelques petits parcs et réserves naturelles côté terre.Patrimoine naturelBald Rock National Park : à la frontière avec le Queensland, ce parc est reconnu pour ses formations granitiques et notamment un des plus grands monolithes d'Australie.Blue Mountains : à l'ouest de Sydney, une magnifique chaîne montagneuse assez sauvage dans laquelle on peut notamment randonner, grimper ou faire du canyoning. Toute la région est classée au patrimoine de l'UNESCO et englobe en fait plusieurs parcs nationaux dont le Blue Mountains, le Wollemi, le Kanangra-Boyd et le Nattai National Park sont les principaux.Budawang Range : ce massif montagneux proche de la côte abrite deux parcs nationaux : le Budawang et le Morton National Park. L'ensemble est populaire avec les "bush walkers" et on peut y voir les impressionnantes chutes de Fitzroy Falls.Deua National Park : un des nombreux parcs qui s'étirent le long de la côte sud. Des forêts, des cascades, des grottes, des oiseaux et des possibilités de treks dans ce site un peu isolé.Gondwana Rainforests : cet immense ensemble de forêts humides du Queensland et de la NSW est classé à l'UNESCO. Il englobe 44 parcs et réserves des deux états qui offrent d'assez beaux paysages montagneux, des cascades et localement des possibilités d'activités sport-nature.Jenolan Caves : un bel ensemble de grottes situé dans les Blue Mountains. C'est un des sites touristiques parmi les plus visités du sud-est de l'Australie.Kinchega National Park : ce parc de l'outback situé en bord de lacs et rivières est connu pour ses peintures rupestres aborigènes.Kosciuszko National Park : c'est un des plus grands parcs de cette partie de l'Australie contiguë d'ailleurs à d'autres comme le Namadgi ou le Snowy River. Il abrite le point culminant du pays et est apprécié pour ses paysages, et ses possibilités de treks ou de ski. On trouve également quelques témoignages aborigènes dans ce parc et ses voisins.Mount Kaputar National Park : entourant un ancien volcan, le site est apprécié par les grimpeurs et les randonneurs.Murray River : le plus long fleuve australien marque la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et Victoria avant de se jeter dans la mer en Australie Méridionale. Des croisières (ou du canoë) y sont proposées notamment depuis Mildura ou Echuca à bord de bateaux à aubes.Mutawintji National Park : ce parc isolé et aride de l'outback, dans la région de Broken Hill, abrite d'innombrables pétroglyphes aborigènes.Royal National Park : à une quarantaine de kilomètres au sud de Sydney, l'endroit est utilisé comme "zone récréative" par les habitants de l'agglomération qui viennent y marcher, se baigner, faire du canoë ou du vélo.Snowy Mountains : ce sont, juste en dessous Canberra, les plus hautes montagnes d'Australie avec le Mont Kosciuszko comme sommet (2 228 m). On y vient pour les paysages, ses grottes, sa faune (wallabies, wombats, possums...), la randonnée ou l'outdoor, ainsi que le ski dans les stations de Thredbo, Selwyn, Perisher ou Charlotte Pass.Warrumbungles : joli massif montagneux à 2 ou 300 km au nord-ouest de Sydney avec, comme toujours, de bonnes opportunités de treks et d'outdoor.Wollemi National Park : aux portes de Sydney, c'est le second plus grand parc de l'état avec de multiples possibilités de randonnées, varappe, canoë, canyoning. Il contient également de nombreux petits sites aborigènes.2- QUEENSLANDBirdsville : ce village perdu de l'outback est la porte d'entrée au désert de Simpson.Brisbane : la capitale du Queensland est aussi la troisième ville du pays et un accès international à cette partie de l'Australie. Même s'il s'agit d'une cité animée et dynamique au niveau économique, elle n'est pas non plus un incontournable sur le plan touristique malgré quelques parcs et jardins.Bundaberg : la ville marque le début de la Grande Barrière. Elle est surtout intéressante pour voir les tortues en saison de ponte, et accessoirement ses plages ou ses distilleries de rhum.Cairns : entre mer et forêts la ville est avant tout le point de départ principal pour profiter de la Grande Barrière de corail.Cape Tribulation : ce petit village côtier au nord de Port Douglas et à côté du parc de Daintree est une destination appréciée des voyageurs individuels.Cooktown : c'est la localité la plus au nord de la côte est australienne et uniquement un lieu de passage pour la découverte de la Péninsule du Cap York ou la Grande Barrière de corail.Fraser Island : grande île assez touristique du sud du Queensland classée à l'UNESCO. Elle est visitée pour ses paysages avec notamment ses dunes et ses lacs intérieurs, les possibilités de randonnées à pied ou 4x4, et accessoirement sa faune (oiseaux et dingo entre autres). Egalement, de très bonnes possibilités pour observer les baleines au départ d'Hervey Bay de l'autre côté du chenal qui la sépare du continent.Gold Coast : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Brisbane, Gold Coast est la station touristique par excellence (10 millions de visiteurs/an !) avec ses parcs d'attractions, son animation nocturne, ses plages, et surtout le surf omniprésent.Great Keppel Island : comme ses voisines du "Capricorn & Bunker Group", l'île fait partie du "Great Barrier Reef Marine Park" et offre de superbes plages et des possibilités de plongées.Hinchinbrook Island : grande île proche du continent entre Townsville et Cairns. Classée parc national elle a de bonnes opportunités de plongée et d'activités nautiques.Hughenden : ce village est au coeur d'une zone où ont été découverts nombre de fossiles et des restes de dinosaures. Le tourisme y tourne logiquement autour de ce thème.Kuranda : l'ancien village minier à 25 km de Cairns est une destination touristique avec son petit train panoramique et son environnement de forêt pluviale et de cascades (Barron Falls).Lady Elliot Island : c'est l'île habitée la plus au sud de la Barrière de corail. Très orientée éco-tourisme elle offre d'excellentes opportunités de plongée et d'observation des oiseaux. Un peu plus au nord, Heron Island et d'autres îles du "Capricorn & Bunker Group" sont un peu dans la même configuration.Mackay : grande ville côtière entre Brisbane et Cairns servant tout au plus d'étape sur ce (long) trajet.Magnetic Island : cette île volcanique plutôt touristique au large de Townsville est en grande partie un parc naturel. On peut y voir nombre d'oiseaux et y faire des randonnées ou des activités nautiques.Maryborough : située face à Fraser Island, la petite localité fut pendant longtemps le point d'arrivée de tous les immigrants pour la côte est de l'Australie. Il reste quelques beaux édifices de cette période. Mount Isa : ville minière de l'outback connue pour son carnaval et son rodéo. C'est dans ses environs (300 km) qu'est situé le site de fossiles de Riversleigh classé au patrimoine de l'UNESCO.Palm Cove : petite station balnéaire touristique aux superbes plages située au nord de Cairns.Péninsule du Cap York : c'est la "pointe" au nord du Queensland. Immense, sauvage et quasi inhabitée, hors quelques communautés aborigènes, elle offre une biodiversité remarquable où pullulent entre autres crocodile et serpents. Au niveau tourisme c'est une "terre d'aventure" hors sentiers battus.Port Douglas : la bourgade côtière est une base possible pour découvrir la Grande Barrière de corail ou le parc national de DaintreeProserpine : cette localité assure en quelque sorte les services et transports pour les très touristiques Whitsunday Islands qui sont situées juste en face.Rockhampton : une des plus anciennes villes du Queensland avec encore quelques témoignages bâtis de cette époque du XIXe siècle. A une vingtaine de kilomètres côté terre on peut visiter les grottes de Capricorn Caves, mais aussi côté mer les plages de Yeppoon et surtout les superbes îles Keppel et du Capricorn & Bunker Group situées pas très loin.Sunchine Coast : un peu au nord de Brisbane, entre Noosa et Caloundra, une zone littorale très touristique pour ses petites stations, ses belles plages et ses activités nautiques. Quelques petits parcs et réserves naturelles toutes proches pour les marcheurs.Toowoomba : une des rares villes de l'intérieur de l'état. Toowoomba est (un peu) connu pour ses parcs et jardins, ainsi que ses quelques édifices "anciens".Torres Strait Islands : plus de 250 petites îles situées dans le détroit qui sépare l'Australie de la Nouvelle-Guinée. Très peu touristiques, elles offrent cependant de bonne opportunités de plages et de plongée même s'il vaut mieux faire attention aux requins et crocodiles nombreux en certains endroits. La culture et les traditions locales des populations autochtones mélanésiennes y sont encore bien présentes.Townsville : grande ville au sud de Cairns et avant tout une étape vers le nord ou une base pour découvrir notamment Magnetic Island.Whitsunday Islands : l'archipel de 74 îles entre Townsville et Mackay est un des endroits les plus visités d'Australie. On y vient pour ses superbes plages et ses eaux turquoises dignes d'un décor de carte postale. On peut aussi plonger ou faire des balades en bateau.Yowah : un village minier où on cherche des opales. En parallèle, une petite activité touristique s'est développée autour de l'activité.Patrimoine naturelBunya Mountains : avec ses forêts, ce petit massif montagneux de l'arrière pays de Brisbane est surtout apprécié pour le camping et la marche.Carnavon National Park : au centre du Queensland l'endroit offre de jolis paysages, plusieurs grottes et des possibilités de treks. Le lieu renferme également nombre de sites aborigènes.Daintree National Park : ce parc à côté de Port Douglas fait partie des "Tropiques humides du Queensland" classés à l'UNESCO. Comme les autres lieux labélisés situés sur cette partie de la côte, c'est une zone de forêts tropicales denses qu'on peut découvrir en rando. Plusieurs petits sites aborigènes sur le parc et ses environs.Désert de Simpson : au coeur de l'Australie, à cheval sur trois états, cette immense étendue aride est un haut lieu du tourisme d'aventure en moto et 4x4. On peut également y faire des méharées.Eungella National Park : assez isolé, ce parc couvert de forêts humides est connu pour abriter des ornithorynques. On peut y randonner.Glass House Mountains : ce massif montagneux derrière Brisbane se visite pour ses paysages, la randonnée et l'escalade.Gondwana Rainforests : un immense ensemble de forêts humides du Queensland et de la NSW classé à l'UNESCO. Il englobe 44 parcs et réserves des deux états qui offrent d'assez beaux paysages et localement des possibilités d'activités sport-nature.Great Sandy National Park : des plages et de grandes dunes, mais aussi de la forêt, de la mangrove, de petits lacs et des criques dans ce parc situé dans le prolongement de Fraser Island.Grande Barrière de corail : s'étendant sur plus 2 000 km le long de la côte est du Queensland, c'est le plus grand récif corallien au monde. Il est classé à l'UNESCO. Sa faune marine et ses coraux en font un paradis pour plongeurs. La barrière est accessible depuis une dizaine d'endroits de la côte dont Cairns.Lamington National Park : un joli parc des environs de Gold Coast apprécié pour ses paysages, sa forêt humide et ses cascades, l'ornithologie et les possibilités de trekking.Riversleigh Fossil Fields : dans l'outback, à plus de 300 km au nord-ouest de Mount Isa, l'endroit fait partie du parc de Boodjamulla et est un des plus importants sites de fossiles au monde. Il est inscrit à l'UNESCO. On peut également y découvrir une flore et une faune typiques de l'outback.Undara Volcanic National Park : ce parc à l'intérieur des terres entre Cairns et Townsville est unique avec ses formations volcaniques et ses tunnels de lave parmi les plus longs au monde.3- TASMANIE (Tasmania) Arthur River : ce petit village du nord-ouest traditionnellement tourné vers la pêche et le bois vit plus désormais du tourisme. De beaux paysages sauvages, des plages, des grottes, des forêts et surtout l'Arthur River sur laquelle on peut faire de petites croisières.Bicheno : une station balnéaire/port de pêche de la côte est avec des plages, de la plongée et des colonies de pingouins.Devonport : c'est dans cette ville de la côte nord qu'arrivent les ferries en provenance de Melbourne. En dehors de cela, et de quelques plages, c'est aussi et surtout une base pour découvrir le parc de Cradle Mountain.Hobart : c'est la capitale de la Tasmanie et la seconde plus vieille ville d'Australie, ce qui fait qu'on peut y voir nombre d'édifices anciens dans son centre. Plusieurs vignobles également dans ses environs.Flinders Island : la grande île peuplée de moins d'un millier de personnes fait partie d'un archipel (Furneaux) de 52 îles au nord de la Tasmanie. Elle reçoit des visiteurs pour ses paysages, ses plages et ses possibilités de randonnées ou de kayak.King Island : une autre grande île peu peuplée entre la Tasmanie et Melbourne. Elle est réputée pour la plongée sur épaves.Launceston : c'est la seconde agglomération de Tasmanie avec une belle architecture XIXe siècle dans son centre. Dans les environs proches : la Cataract Gorge, plus la jolie Tamar Valley qui est une zone viticole avec sa route des vins et ses petites croisières sur la rivière Tamar.Port Arthur : à une heure d'Hobart le village abrite un ancien bagne du XIXe siècle. Avec 10 autres pénitenciers, dont huit en Tasmanie et NSW (sur plus de 3 000 dans tout le pays !), il est classé au patrimoine de l'UNESCO. De tous, il est le plus connu et visité.Queenstown : une ancienne ville minière "historique" de l'ouest de la Tasmanie. Dans les environs plusieurs villes fantômes (ou presque) de cette époque : Crotty, Pillinger, Gormanston, Linda...Richmond : un village "historique" avec de vieux bâtiments et le plus ancien pont d'Australie.Ross : une "vielle ville" fondée dans les années 1820 avec encore divers édifices du XIXe siècle.Patrimoine naturelBay of Fires : cette baie de la côte nord-est au delà de St Helens est très appréciée pour son mélange de couleurs avec ses plages de sable blanc, ses eaux turquoises et ses rochers oranges. On y vient pour les plages, le surf, la plongée, les balades en bateau, la rando, la pêche et l'observation des oiseaux.Ben Lomond National Park : au nord-est de la Tasmanie, c'est l'unique domaine skiable de l'île.Bruny Island : cette île face à la côte sud de Tasmanie est touristique grâce à son parc naturel, ses jolis paysages et sa faune (manchots, oiseaux...). On peut aussi y faire de belles balades en bateau.Freycinet National Park : un parc sur une presqu'île de la côte est où se mélangent mer et reliefs. Il offre de beaux paysages, des plages superbes (dont celles de la baie de Wineglass), de la randonnée et quelques autres possibilités d'activités sport-nature.Maria Island National Park : ce parc sur son île dispose de superbes paysages, de belles plages, des oiseaux et des possibilités pour la marche.Péninsule de Tasman : au sud-est d'Hobart, l'endroit attire nombre de visiteurs pour ses paysages côtiers, le parc national Tasman connu pour ses falaise, et le bagne historique de Port Arthur. On peut randonner, notamment dans le parc.Zone de nature sauvage de Tasmanie : c'est sous ce label que sont regroupés une dizaine de parcs nationaux couvrant plus de 20% du territoire de Tasmanie. L'ensemble est classé UNESCO avec parmi les principaux parcs le Cradle Mountain - Lake St Clair (le plus visité), le Franklin-Gordon Wild Rivers, le Walls of Jerusalem, le Southwest ou encore les Hartz Mountains (et même le Mt Field, limitrophe). On peut y randonner dans de magnifiques paysages de montagnes, de gorges, de lacs et de rivières.4- VICTORIABallarat : la grande ville marque l'entrée dans la région des "Goldfields". Comme d'autres localités des environs elle possède une belle architecture du milieu XIXe siècle et une activité touristique tournant autour de la mine et de la ruée vers l'or (avec notamment Sovereign Hill, musée de plein air sur le thème).Beechworth : une des nombreuses bourgades qui ont connu leur apogée à l'époque de la ruée vers l'or et qui ont développé une activité touristique au travers des témoignages de cette période. Pas mal de vignobles à découvrir également dans ses environs.Bendigo : belle ville à l'architecture victorienne qui a elle aussi bénéficié de la ruée vers l'or en son temps. Le tourisme y tourne autour de l'ancienne activité minière et des vignobles.Geelong : la seconde ville du Victoria a un front de mer animé et quelques vieux édifices. Mais c'est d'abord la porte d'entrée à plusieurs zones touristiques comme la Great Ocean Road ou la péninsule de Bellarine.Goldfields : cette région au nord-ouest de Melbourne a connu sa Ruée vers l'or dans les années 1850. Elle abrite plusieurs villes à la belle architecture ayant bénéficié de la prospérité de l'époque (Ballarat, Bendigo, Castlemaine), mais aussi quelques petites villes fantômes et diverses attractions ou sites tournant autour de la mine. Les Goldfields sont aussi assez connus pour leurs vignobles.Great Ocean Road : c'est le nom de la route côtière qui va de Torquay à Warrnambool, sur 250 km. C'est un haut lieu touristique très apprécié pour ses magnifiques paysages (dont les fameux "Twelve Apostles"), ses stations balnéaires (Lorne, Anglesea...), les plages, les spots de surf, la randonnée et autres activités nature.Melbourne : nichée dans sa baie, c'est la seconde ville d'Australie et la dynamique capitale du Victoria. Melbourne offre un joli centre avec nombre d'édifices de style victorien et des musées intéressants. Plusieurs plages (notamment dans la péninsule de Mornington) avec des possibilités de surf, des petits parcs (rando), plus des vignobles (la "Yarra Valley") dans ses environs.Phillip Island : cette petite île reliée par un pont au continent est une zone très appréciées des habitants de Melbourne pour sa proximité avec la ville. On peut s'y baigner, faire de la plongée, du surf, de petites marches ou y voir des colonies des manchots et de lions de mer.Port Fairy : gros village de pêcheurs de la côte ouest du Victoria. Outre pour son festival folk, la commune est connue localement pour sa cinquantaine d'édifices "historiques" datant de sa période baleinière de la fin du XIXe siècle.Torquay : c'est le début de la Great Ocean Road en venant de Melbourne, et surtout un endroit réputé pour le surf comme d'ailleurs Lorne ou Bells Beach tout proche.Walhalla : un ancien village minier recyclé au niveau du tourisme avec ses vieux bâtiments et ses anciennes mines à visiter.Wonthaggi : une autre ancienne bourgade minière du sud du Victoria dont on peut visiter les mines souterraines.Patrimoine naturelBellarine Peninsula : au sud-ouest de Melbourne, la péninsule est appréciée pour ses vignobles, ses plages et ses petites stations balnéaires comme Queenscliff.Buchan Caves : un ensemble de grottes dans la commune du même nom et une attraction touristique de la région du Gippsland.Croajingolong : à l'extrême est du Victoria, ce parc littoral offre de beaux paysages grâce notamment à ses dunes. On y vient aussi pour la randonnée, le camping, l'ornithologie et les activités sport-nature.Gippsland Lakes : une région de lacs, de marais et de lagunes à l'est de Melbourne. Elle est visitée pour ses paysages, ses plages, les oiseaux et les activités nature qu'on peut y pratiquer.Grampians National Park : ce massif montagneux à l'ouest de Melbourne est connu pour sa flore et sa faune (kangourou, émeux, koalas...), ses beaux paysages sauvages, ses cascades (Mackenzies, Silverband), ses témoignages aborigènes (peintures rupestres), et surtout ses possibilités de randonnées ou de grimpe.Mortington Peninsula : c'est l'autre péninsule qui, comme Bellarine, entoure Melbourne et sa baie. Elle aussi est réputée pour ses vignobles, ses plages et ses activités nautiques.Mount Eccles National Park : ce petit parc proche de la côte, à l'ouest de Melbourne, abrite ce qui fut le dernier volcan actif d'Australie avec le paysage qui "va avec". A quelques kilomètres, le Mount Napier State Park offre les mêmes caractéristiques.Murray River : le plus long fleuve australien marque la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et Victoria avant de se jeter dans la mer en Australie Méridionale. Des croisières (ou du canoë) y sont proposées notamment depuis Mildura ou Echuca à bord de bateaux à aubes.Murray-Sunset National Park : vaste parc aride aux confins de l'état apprécié des "bush walkers".Snowy River National Park : dans le prolongement du Kosciuszko National Park (NSW) c'est un très beau site avec entre autres de belles gorges (Little Rivergorge). On peut y faire du raft, des treks et d'autres activités outdoor. On trouve également quelques témoignages aborigènes dans ce parc et ses voisins.Twelve Apostles : cet ensemble d'aiguilles calcaires sortant de l'eau en bord de mer est le décor le plus connu de la Great Ocean Road. Ces "douze apôtres" sont situés dans le petit parc côtier de Port Campbell.Victorian Alps : ou High Country. La région au nord-est de Melbourne attire les visiteurs pour ses paysages, ses possibilités de treks et d'activités nature, ainsi que surtout le ski dans plusieurs stations (Falls Creek, Mount Hotham, Mount Buller...).Wilsons Promontory : cette péninsule est l'extrémité sud de l'Australie "continentale". On y vient pour les beaux paysages, le camping, la randonnée, les plages et la plongée.Wyperfeld, Big Desert, Ngarkat : un ensemble de trois parcs à cheval sur deux états connu pour certaines espèces d'oiseaux et d'assez grandes dunes de terre qui composent une partie d'un paysage assez plat.5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Australie Méridionale : Coober Pedy; Flinders Range; Kangaroo Island; Naracoorte Caves National Park. - Australie Occidentale : Désert des Pinnacles; Karijini National Park; Ningaloo Reef; Shark Bay. - Nouvelle-Galles du Sud : Blue Mountains; Kosciuszko National Park; Snowy Mountains; Sydney. - Queensland : Fraser Island; Grande barrière de corail; Great Keppel Island; Lady Elliot Island; Undara Volcanic National Park; Whitsunday Islands. - Tasmanie : Freycinet National Park; Maria Island National Park; Zone de nature sauvage de Tasmanie. - Territoire du Nord : Devils Marbles; Kakadu National Park; Litchfield National Park; MacDonnell Ranges; Nitmiluk National Park; Uluru-Kata Tjuta National Park. - Victoria : Goldfields; Great Ocean Road; Gippsland Lakes; Grampians National Park; Wilsons Promontory.
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Bonjour à tous !
Je suis ravie de vous retrouver et de vous souhaiter une belle et heureuse année 2019 avec plein, plein et encore plus, de belles croisières !!! ou de beaux voyages !!!
Avant de lire le récit de cette croisière que je commencerai dans quelques jours, je vous invite à suivre le CR du tour en voiture que nous avons fait dans l’Île du Nord en Nouvelle Zélande avant d’embarquer sur le Noordam : https://voyageforum.com/discussion/retour-mini-tour-8-jours-dans-ile-nord-d9267805/
Je suis ravie de vous retrouver et de vous souhaiter une belle et heureuse année 2019 avec plein, plein et encore plus, de belles croisières !!! ou de beaux voyages !!!
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Bonjour à tous !
Je voulais savoir quelle destination vous me conseillez, pour partir 1 mois ou 2 en séjour linguistique, avec un revenu moyen ?
L'Australie et la cote Californienne attirent mon attention ! San Diego ou San Francisco pour les USA. Brisbane, Gold Coast ou Cairns pour l'Australie.
J'attends vos avis avec explications pour m'aider dans mon choix.
A très vite... !
Je voulais savoir quelle destination vous me conseillez, pour partir 1 mois ou 2 en séjour linguistique, avec un revenu moyen ?
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J'attends vos avis avec explications pour m'aider dans mon choix.
A très vite... !
Bonjour à tous,
je reviens d'un voyage en australie et j'avoue que mon mauvais anglais m'a empêché de tout comprendre sur les aborigènes et leur culture. Avez-vous un bouquin à me conseiller pour en savoir plus sur le sujet (en français bien sûr) ?
Merci d'avance
Christelle
du 12 octobre au 20 décembre 2013
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
Plus d'un an a passé depuis mon retour. Ce voyage que nous avons préparé en partie grâce aux infos glanées sur ce site a été pour nous une réussite, plus riche que nous l'espérions sur le plan des observations de la faune et de la flore. Voici un petit compte rendu en retour.
Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010
03/09/2010
7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, départ pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).
04/09/2010
Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.
05/09/2010
La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.

Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie
William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.
06/09/2010
Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.


Forêt humide près du mont Bartle Frere
Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.
J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.
07/09/2010
Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.

Portrait du casoar à casque

Je suis repéré
Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.
On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.
08/09/2010
Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.

Survol de Green Island
Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.
9/09/2010
Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.

La danse des pélicans
Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .

Sphecotheres viridis (Fig Bird)
Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a été fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.
10/09/2010
Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable
11/09/2010
C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.
12/09/2010
Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.

Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse
Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.

Les trois soeurs
Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.
13/09/2011
Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.

Purple flag
Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.
14/09/2011
Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménagé avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.

Droseras spathulata
La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.

Chemin de Pulpit Rock

Cascade de Leura
Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.
15/09/2010
Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.
16/09/2010
Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.

Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)
Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.
17/09/2010
Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.

Depuis le sommet du mont Nelson
J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.
18/09/2010
Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.

Plateau glaciaire
Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.
19/09/2010
Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.

Le brouillard arrive
Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.


Diable de Tasmanie
De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.
20/09/2010
Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.

Deloraine
Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.
21/09/2010
Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.

Cradle mountains
Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.


Le wombat
Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.
22/09/2010
Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.

La vallée verte
Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.

Droseras au « lac des Italiens »
Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.

Une boule de mousse
Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.
23/09/2010
Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.

Liffey falls
Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.


Pencil pine
De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.
24/09/2010
Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.

Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)
Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.
25/09/2010
Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.
26/09/2010
Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.

Le lézard jaune
En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.
27/09/2010
Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.

Drosera whittakeri
Donkey orchid (Diuris corymbosa)
On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.

Vivonne bay
Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.
28/09/2010
Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.

Rocky river, Snake lagon
Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.

Remarkables rocks
Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.

No comment
Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.
29/09/2010
Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.
30/09/2010
Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.

Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)
Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.
1/10/2010
Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.

Au sommet de la colline, Alice Spring
Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.
2/10/2010
Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.

Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)
Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.

La montée des infarctus
C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.

En direction du canyon

Kings canyon
Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.
03 10 2010
Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.

Ayers Rock
Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.
04 10 2010
Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.


Le bush au crépuscule
Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.

Sturt's desert pea Swainsonia formosa)
Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.


Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru
De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.

Le clou du spectacle
Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.
05 10 2010
Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.
06 10 2010
Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.

Drosera platystigma
Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.
07 10 2010
On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.

Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)
Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.
08 10 2010
Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.

On est un peu perdus
Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.
09 10 2010
La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.

Banksia coccinea

Fleurs de stylidium
Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j’en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.
10 10 2010
Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.

Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)
Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.
11 10 2010
Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.

Stirling range – Bluff Knoll
De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.
12 10 2010
En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.
Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.
13 10 2010
Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.



Les cephalotus
Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.

Il a eu moins de chance que nous !
Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.
14 10 2010
J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010
03/09/2010
7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, départ pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).
04/09/2010
Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.
05/09/2010
La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.

Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie
William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.
06/09/2010
Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.


Forêt humide près du mont Bartle Frere
Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.
J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.
07/09/2010
Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.

Portrait du casoar à casque

Je suis repéré
Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.
On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.
08/09/2010
Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.

Survol de Green Island
Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.
9/09/2010
Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.

La danse des pélicans
Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .

Sphecotheres viridis (Fig Bird)
Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a été fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.
10/09/2010
Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable
11/09/2010
C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.
12/09/2010
Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.

Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse
Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.

Les trois soeurs
Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.
13/09/2011
Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.

Purple flag
Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.
14/09/2011
Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménagé avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.

Droseras spathulata
La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.

Chemin de Pulpit Rock

Cascade de Leura
Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.
15/09/2010
Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.
16/09/2010
Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.

Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)
Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.
17/09/2010
Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.

Depuis le sommet du mont Nelson
J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.
18/09/2010
Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.

Plateau glaciaire
Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.
19/09/2010
Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.

Le brouillard arrive
Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.


Diable de Tasmanie
De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.
20/09/2010
Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.

Deloraine
Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.
21/09/2010
Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.

Cradle mountains
Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.


Le wombat
Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.
22/09/2010
Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.

La vallée verte
Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.

Droseras au « lac des Italiens »
Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.

Une boule de mousse
Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.
23/09/2010
Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.

Liffey falls
Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.


Pencil pine
De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.
24/09/2010
Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.

Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)
Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.
25/09/2010
Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.
26/09/2010
Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.

Le lézard jaune
En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.
27/09/2010
Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.

Drosera whittakeri

Donkey orchid (Diuris corymbosa)
On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.

Vivonne bay
Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.
28/09/2010
Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.

Rocky river, Snake lagon
Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.

Remarkables rocks
Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.

No comment
Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.
29/09/2010
Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.
30/09/2010
Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.

Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)
Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.
1/10/2010
Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.

Au sommet de la colline, Alice Spring
Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.
2/10/2010
Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.

Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)
Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.

La montée des infarctus
C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.

En direction du canyon

Kings canyon
Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.
03 10 2010
Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.

Ayers Rock
Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.
04 10 2010
Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.


Le bush au crépuscule
Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.

Sturt's desert pea Swainsonia formosa)
Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.


Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru
De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.

Le clou du spectacle
Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.
05 10 2010
Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.
06 10 2010
Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.

Drosera platystigma
Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.
07 10 2010
On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.

Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)
Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.
08 10 2010
Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.

On est un peu perdus
Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.
09 10 2010
La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.

Banksia coccinea

Fleurs de stylidium
Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j’en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.
10 10 2010
Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.

Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)
Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.
11 10 2010
Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.

Stirling range – Bluff Knoll
De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.
12 10 2010
En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.
Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.
13 10 2010
Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.



Les cephalotus
Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.

Il a eu moins de chance que nous !
Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.
14 10 2010
J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Yep yep les forumistes,
Alors voilà, étant un jeune couple passionnés de voyages mais aussi de musique (électronique, trance, etc...) nous cherchons quelques gros festivals (ou concerts...) en Australie... Nous partons le 12 septembre prochain pour Melbourne pour une durée minimum d'un an et c'est tout simplement impensable pour nous de passer une année sans festoyer devant un bon gros mur de son^^
Alors voilà, nous recherchons des bons plans pour des festivals musicaux, donc si vous en connaissez, n'hésitez pas ;-)
Bon trip à tous ! :-)))
KrO & GuiZmOoo !
Alors voilà, étant un jeune couple passionnés de voyages mais aussi de musique (électronique, trance, etc...) nous cherchons quelques gros festivals (ou concerts...) en Australie... Nous partons le 12 septembre prochain pour Melbourne pour une durée minimum d'un an et c'est tout simplement impensable pour nous de passer une année sans festoyer devant un bon gros mur de son^^
Alors voilà, nous recherchons des bons plans pour des festivals musicaux, donc si vous en connaissez, n'hésitez pas ;-)
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Bonjour à tous,
Nous sommes actuellement en Australie où nous tournons notre premier documentaire sur les français venus s'installer ici, avec en fil rouge notre road trip à travers ce beau pays. Nous cherchons des profils originaux, atypiques, variés, pour brosser différents portraits. Si, parmi vos relations, vous connaissez : Un particulier/une association qui a décidé d'importer une particularité francaise en Australie Un francais qui s'occupe de la préservation de la faune (vétérinaire, écologiste, …) Un francais qui vit sur la Barriere de Corail et qui est concerné par toutes les
problématiques qui y sont liées Un francais qui utilise un moyen de transport insolite car il
habite dans un endroit isolé (médecin, facteur en avion...) Des francais installés en Australie par obligation
professionnelle, familiale, ...etc. Un enfant d'expatrié qui grandit au milieu de deux cultures
Ainsi que tout autre profil ou histoires atypiques...
N'hésitez pas a nous contacter sur clapaustralia@gmail.com et allez faire un tour sur notre site www.clapaustralia.com. Merci d'avance pour votre aide!!!
JH de 25 ans en fauteuil manuel, j'ai projet depuis plusieurs années de voyager mais le manque d'infos niveau accessibilité est cruel !!!!
Du coup c'est un frein !!!!
J'aimerais dialoguer et avoir des infos sur des destinations qui me permettrait de voyager assez sereinement avec mon amie.
Maroc Australie us Laos bcp de destinations m’intéresse, j'aimerais juste savoir ce qui sera le plus simple par rapport à mon handicap.
Merci d'avance pour vos futurs réponses. 🙂
Du coup c'est un frein !!!!
J'aimerais dialoguer et avoir des infos sur des destinations qui me permettrait de voyager assez sereinement avec mon amie.
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Bonjour,
Je serai en Australie la 2ème quinzaine d'août 2014 et je souhaiterais savoir s'il y a des particularités pour ce qui concerne les paiements ou retrait ATM avec cartes Visa/Mastercard et Maestro ? Ce sont des cartes émises d'une banque belge.
Merci d'avance pour votre aide.
Je serai en Australie la 2ème quinzaine d'août 2014 et je souhaiterais savoir s'il y a des particularités pour ce qui concerne les paiements ou retrait ATM avec cartes Visa/Mastercard et Maestro ? Ce sont des cartes émises d'une banque belge.
Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour à tous,
Nous sommes un groupe de 6 à partir en Australie, plus particulièrement à Brisbane pour minimum un an. Nous avons fait des recherches sur Australie, ainsi que sur Singapour. Y'a t'il des personnes ayant eu l'occasion de vivre cette experience? POuvez-vous nous conseiller sur les endroits à visiter, les particularités de chaque endroits ENFIN TT KOI J'ai enormement de questions, mais bon on verra plus tard. Sinon certaines personnes vont-elles à ces destinations prochainement.
Merci à ous pour votre aide. 😉
Hanane
Nous sommes un groupe de 6 à partir en Australie, plus particulièrement à Brisbane pour minimum un an. Nous avons fait des recherches sur Australie, ainsi que sur Singapour. Y'a t'il des personnes ayant eu l'occasion de vivre cette experience? POuvez-vous nous conseiller sur les endroits à visiter, les particularités de chaque endroits ENFIN TT KOI J'ai enormement de questions, mais bon on verra plus tard. Sinon certaines personnes vont-elles à ces destinations prochainement.
Merci à ous pour votre aide. 😉
Hanane
Bonjour,
Nous projetons de partir l'été prochain avec nos deux filles qui seront jeunes ados, pour 3 petites semaines. Je connais déjà une bonne partie de l'Australie pour y avoir vécu il y a qq années, mais je n'avais alors voyagé qu'entre Sydney/Perth et Sydney/Byron Bay. J'aimerais faire découvrir à ma famille ce chouette pays, et en profiter pour découvrir moi-même ce que je ne connais pas encore.
Particularités de notre voyage : Mon mari surfe et je ne dédaigne pas moi-même une petite vague en body-board de temps à autre 😉 Idem pour les filles, d'où notre choix de passer du temps sur la côte, notamment à Noosa et Byron Bay. Les incontournables de la côte autour desquels j'ai articulé le trip ont été pour moi (comme pour bcp de monde j'imagine !! 😄) la GBR à Cape Tribulation, une croisière+vol aux Whitsundays, ainsi que Fraser Island. Nous nous déplacerons en voiture + hôtel/motel/cabin/bnb pour le logement. … 3 semaines, c'est une durée pitoyable pour voyager en Australie, nous en sommes bien conscients. Les temps de trajets que j'ai indiqué seront augmentés de 30% pour les travaux sur la route, les arrêts etc. Mais avec votre aide, j'espère que ces 3 semaines donneront naissance à une vie entière de souvenirs 😏 Il est maintenant temps de vous soumettre mon itinéraire :
J1 – Landing Sydney J2 – Sydney - Manly, Opera, the Rocks … les incontournables ! J3 – Sydney - Surry Hills (où j'ai vécu), Victoria Station, ville côtière de Thirroul (idem, avec un joli trajet en train le long de la côte)
J4 – Sydney – Uluru (flight 3h) J5 – Uluru / Kata Tjutas J6 – Uluru – Cairns (flight 2h30)
J7 – Cairns – Cape Tribulation (3h – 150 km) J8 – Cape Tribulation - Daintree Rainforest J9 – Cape Tribulation - Daintree River - Mission Beach (4h30 -300 km) J10 – Mission Beach - Airlie Beach (6h – 500 km) J11 – Withsunday Island J12 - Withsunday Island J13 – Withsunday Island - Rockhampton (5h30 – 500 km) J14 – Rockhampton - Hervey Bay (4h30 – 400 km) J15 – Fraser Island J16 - Fraser Island - Noosa Heads (2h30 – 200 km) J17 – Noosa Heads - Surfer’s Paradise (2h30 – 200 km) J18 – Surfer’s Paradise - Byron Bay (1h30 – 100 km) J19 – Byron Bay J20 – Byron Bay J21 – Byron Bay - Brisbane Airport. (2h – 180 km)
Cela me parait être de la folie au niveau du rythme, mais je n'arrive pas à faire mieux 😕 D'un autre côté, nos filles sont grandes, nous aimons les road-trips ... Qu'en pensez-vous ?! D'avance, un grand merci pour vos critiques et suggestions.
Emmanuelle
Nous projetons de partir l'été prochain avec nos deux filles qui seront jeunes ados, pour 3 petites semaines. Je connais déjà une bonne partie de l'Australie pour y avoir vécu il y a qq années, mais je n'avais alors voyagé qu'entre Sydney/Perth et Sydney/Byron Bay. J'aimerais faire découvrir à ma famille ce chouette pays, et en profiter pour découvrir moi-même ce que je ne connais pas encore.
Particularités de notre voyage : Mon mari surfe et je ne dédaigne pas moi-même une petite vague en body-board de temps à autre 😉 Idem pour les filles, d'où notre choix de passer du temps sur la côte, notamment à Noosa et Byron Bay. Les incontournables de la côte autour desquels j'ai articulé le trip ont été pour moi (comme pour bcp de monde j'imagine !! 😄) la GBR à Cape Tribulation, une croisière+vol aux Whitsundays, ainsi que Fraser Island. Nous nous déplacerons en voiture + hôtel/motel/cabin/bnb pour le logement. … 3 semaines, c'est une durée pitoyable pour voyager en Australie, nous en sommes bien conscients. Les temps de trajets que j'ai indiqué seront augmentés de 30% pour les travaux sur la route, les arrêts etc. Mais avec votre aide, j'espère que ces 3 semaines donneront naissance à une vie entière de souvenirs 😏 Il est maintenant temps de vous soumettre mon itinéraire :
J1 – Landing Sydney J2 – Sydney - Manly, Opera, the Rocks … les incontournables ! J3 – Sydney - Surry Hills (où j'ai vécu), Victoria Station, ville côtière de Thirroul (idem, avec un joli trajet en train le long de la côte)
J4 – Sydney – Uluru (flight 3h) J5 – Uluru / Kata Tjutas J6 – Uluru – Cairns (flight 2h30)
J7 – Cairns – Cape Tribulation (3h – 150 km) J8 – Cape Tribulation - Daintree Rainforest J9 – Cape Tribulation - Daintree River - Mission Beach (4h30 -300 km) J10 – Mission Beach - Airlie Beach (6h – 500 km) J11 – Withsunday Island J12 - Withsunday Island J13 – Withsunday Island - Rockhampton (5h30 – 500 km) J14 – Rockhampton - Hervey Bay (4h30 – 400 km) J15 – Fraser Island J16 - Fraser Island - Noosa Heads (2h30 – 200 km) J17 – Noosa Heads - Surfer’s Paradise (2h30 – 200 km) J18 – Surfer’s Paradise - Byron Bay (1h30 – 100 km) J19 – Byron Bay J20 – Byron Bay J21 – Byron Bay - Brisbane Airport. (2h – 180 km)
Cela me parait être de la folie au niveau du rythme, mais je n'arrive pas à faire mieux 😕 D'un autre côté, nos filles sont grandes, nous aimons les road-trips ... Qu'en pensez-vous ?! D'avance, un grand merci pour vos critiques et suggestions.
Emmanuelle
Faut -il obligatoirement un 4x4 ( en saison seche) pour la tanami road entre uluru et hall creeks ?
Merci
Bonjour,
Je prévois un voyage en Australie incessamment sous peu te nous serons certainement 2. Et pour une durer de 3 semaines à 1 mois. Combien pensez vous qu'il nous faudrait en terme de budget pour 2 (avion aller retour inclu)? Nous souhaitons aussi louer un minivan pour être mobile et surtout économiser un peu en hôtel (surtout que par moment l'emplacement peut être gratuit je crois non?).
Sur une durée de 1mois est ce que cela vaut il le coup de travailler dans un ferme (1 semaine max) ?
Merci je poserai d'autres question au fair et à mesure, c'est loin tout ca encore.
Je prévois un voyage en Australie incessamment sous peu te nous serons certainement 2. Et pour une durer de 3 semaines à 1 mois. Combien pensez vous qu'il nous faudrait en terme de budget pour 2 (avion aller retour inclu)? Nous souhaitons aussi louer un minivan pour être mobile et surtout économiser un peu en hôtel (surtout que par moment l'emplacement peut être gratuit je crois non?).
Sur une durée de 1mois est ce que cela vaut il le coup de travailler dans un ferme (1 semaine max) ?
Merci je poserai d'autres question au fair et à mesure, c'est loin tout ca encore.
Bonjour,
Nous prevoyons un voyage de 20 jours en Autralie en Octobre. Nous arrivons a Sydney et pensions aller directement à Adelaide en Avions pour revenir par la route vers Sydney.
Nous pensons consacrer 3j à Kangaroo Island, puis louer le campervan pour 15 jours et monter un peu dans les Flinders Ranges avant d'attaquer la route cotière vers Sydney. Quelqu'un a t'il l'experience de ce trajet? Est ce que 15 jours pour faire Adelaide Sydney avec un détoru par les Flinders Ranges semble réalisable? Vos remarques et conseils sont les bienvenus !
Merci d'avance
Nous prevoyons un voyage de 20 jours en Autralie en Octobre. Nous arrivons a Sydney et pensions aller directement à Adelaide en Avions pour revenir par la route vers Sydney.
Nous pensons consacrer 3j à Kangaroo Island, puis louer le campervan pour 15 jours et monter un peu dans les Flinders Ranges avant d'attaquer la route cotière vers Sydney. Quelqu'un a t'il l'experience de ce trajet? Est ce que 15 jours pour faire Adelaide Sydney avec un détoru par les Flinders Ranges semble réalisable? Vos remarques et conseils sont les bienvenus !
Merci d'avance
Bonjour,
J'ai fait un road trip en Australie, et j'ai recu en France 2 amendes pour excès de vitesse, de 150$ chacune. Au passage : Si vous envisagez de conduire en Australie, respectez bien la limitation de vitesse parce que je n'ai jamais croisé un seul radar ni policier, et mes deux excès de vitesse sont de 7km/h ! Je trouve cette méthode très vicieuse ! 😮
Ma question : quelqu'un sait-il ce qu'il peut se passer si je décide de ne pas les payer ? Sachant que je retourne en Australie dans peu de temps.
Merci d'avance pour vos réponses
J'ai fait un road trip en Australie, et j'ai recu en France 2 amendes pour excès de vitesse, de 150$ chacune. Au passage : Si vous envisagez de conduire en Australie, respectez bien la limitation de vitesse parce que je n'ai jamais croisé un seul radar ni policier, et mes deux excès de vitesse sont de 7km/h ! Je trouve cette méthode très vicieuse ! 😮
Ma question : quelqu'un sait-il ce qu'il peut se passer si je décide de ne pas les payer ? Sachant que je retourne en Australie dans peu de temps.
Merci d'avance pour vos réponses
Bonjour à tous,
j'envisage de me rendre en australie au mois de decembre 2008 dans le cadre d'un TDM. Se pose le problème de l'itinéraire sur 40 jours. J'envisage celui-ci mais j'ai besoins de vos conseils.
SYDNEY 3 jours Vol SYDNEY-TASMANIE TASMANIE 9 jours Vol TASMANIE-MELBOURNE MELBOURNE 2 jours MELBOURNE-ADELAIDE 6 jours ADELAIDE 2 jours Vol ADELAIDE - ALICESPRING ALICE-ALICE 5 jours (Loc 4*4 pour visite centre rouge)..
Il me reste 12 jours à placer sur la cote est mais où? J'hésite aussi à faire la route entre adelaide et alice et dans ce cas il me reste moins de jour pour la cote est. Cairns et la rain forest est-elle jouable au mois de décembre? Kangooroo Island vaut-elle le coût après avoir fait la tasmanie? Merci pour vos conseils.
j'envisage de me rendre en australie au mois de decembre 2008 dans le cadre d'un TDM. Se pose le problème de l'itinéraire sur 40 jours. J'envisage celui-ci mais j'ai besoins de vos conseils.
SYDNEY 3 jours Vol SYDNEY-TASMANIE TASMANIE 9 jours Vol TASMANIE-MELBOURNE MELBOURNE 2 jours MELBOURNE-ADELAIDE 6 jours ADELAIDE 2 jours Vol ADELAIDE - ALICESPRING ALICE-ALICE 5 jours (Loc 4*4 pour visite centre rouge)..
Il me reste 12 jours à placer sur la cote est mais où? J'hésite aussi à faire la route entre adelaide et alice et dans ce cas il me reste moins de jour pour la cote est. Cairns et la rain forest est-elle jouable au mois de décembre? Kangooroo Island vaut-elle le coût après avoir fait la tasmanie? Merci pour vos conseils.
Tuesday, December 5, 2023
Melbourne – Lorne
We pick up the car 500 meters away, in a Chinatown parking lot that the hotel has a deal with, then it’s off with a *vroom vroom* while listening to a podcast about the victim of a compulsive mythomaniac—who also happens to be her husband—leading a completely compartmentalized double life. Later, he discovers, after contacting his alter-ego from this parallel universe, that he was actually living a *third* life... and maybe even more? We arrive in Torquay, where we stretch our legs along the Koorie Cultural Walk with a view of Bells Beach...


It’s here, just outside Lorne, that the Great Ocean Road officially begins...
We arrive at our apartment, which is pretty nice—Dom and I are really particular about the quality of our terraces. I’ve never really talked about the practical quirks of daily life in Australia. For example, I could tell you that *every single* power outlet we used on this trip had a switch to turn it on or off. No exceptions, ever! Why? They must find it useful, but for us, it’s a total mystery... And of course, their power outlets require an adapter. Just one of many little peculiarities.
Another odd observation: *every* toilet, even the most remote ones hidden deep in the bush, always had a roll of toilet paper available. No shortages here!
And then we’re greeted by a big family of cute sparrows...


We spent a long time enjoying their pool before heading out for a walk—all the way to Erskine Falls, about ten kilometers away...
We pick up the car 500 meters away, in a Chinatown parking lot that the hotel has a deal with, then it’s off with a *vroom vroom* while listening to a podcast about the victim of a compulsive mythomaniac—who also happens to be her husband—leading a completely compartmentalized double life. Later, he discovers, after contacting his alter-ego from this parallel universe, that he was actually living a *third* life... and maybe even more? We arrive in Torquay, where we stretch our legs along the Koorie Cultural Walk with a view of Bells Beach...



It’s here, just outside Lorne, that the Great Ocean Road officially begins...

We arrive at our apartment, which is pretty nice—Dom and I are really particular about the quality of our terraces. I’ve never really talked about the practical quirks of daily life in Australia. For example, I could tell you that *every single* power outlet we used on this trip had a switch to turn it on or off. No exceptions, ever! Why? They must find it useful, but for us, it’s a total mystery... And of course, their power outlets require an adapter. Just one of many little peculiarities.
Another odd observation: *every* toilet, even the most remote ones hidden deep in the bush, always had a roll of toilet paper available. No shortages here!
And then we’re greeted by a big family of cute sparrows...

We spent a long time enjoying their pool before heading out for a walk—all the way to Erskine Falls, about ten kilometers away...

Bonjour
Ç est un cadeau pour ma mère qui est plutôt luxe. Les chambres ai Tingarana sont plus grandes mais je ne sais pas si le standing est le même que dans un 5 étoiles. Ensuite Ç etait pour changer des chaînes. Ca sera en décembre et je pense qu elle voudra éviter un Max des enfants en bas âge. Concernant la localisation Ç est top!
Merci pour votre retour!
Ç est un cadeau pour ma mère qui est plutôt luxe. Les chambres ai Tingarana sont plus grandes mais je ne sais pas si le standing est le même que dans un 5 étoiles. Ensuite Ç etait pour changer des chaînes. Ca sera en décembre et je pense qu elle voudra éviter un Max des enfants en bas âge. Concernant la localisation Ç est top!
Merci pour votre retour!
Bonjour tout le monde,
Petit retour sur notre road trip en Australie avec un 4x4 dans le Nord et le Red Center où nous avons fait une boucle en passant par la Tanami Road du 21 juillet au 20 août.
Notre itinéraire :
J1 : Arrivée à Darwin, prise du véhicule à Britz, grosses courses pour le voyage.
J2 : Route vers le Kakadu.
J 3-J6 : Parc du Kakdadu. Très joli parc naturel avec des crocodiles partout et de jolies randonnées. Belle baignade dans les Jim Jim Falls où il n’y avait presque personne. On a fait également Ubir Rock, Mamukala, les piscines naturelles de Gunlom (sympas mais moins impressionnantes que les Jim Jim Falls).
J7-J8 : Route vers Alice Springs avec notamment une nuit aux Devils Marbbles. Camping bondé mais les Devils Marbbles au coucher de soleil en valent vraiment la peine.
J10-J11 : Parc des West Mac Donnel. Nous avons aimé la rando qui débute à partir d’Ochre Pits et le Bush camping Finke River.
J12 : Palm Valley. Nous avons été un peu déçu par le site de Palm Valley. Par contre la route (4x4) au coucher de soleil qui y mène est sublime. Le camping est particulièrement agréable là-bas.
J13 : Kings Canyon. A ne pas louper, c’est magnifique !
J14-J16 : Uluru et Mont Olgas. Cet endroit du Red Center est magique. A noter que la randonnée autour du rocher d’Uluru n’a pas grand intérêt. On conseille le camping Uluru by Sunrise, magnifique bush camp, en particulier si vous êtes en 4x4 et que vous pouvez aller sur la dernière dune.
J18-J19 : Tanami Road. Nous avons trouvé la route très agréable, faisant bien prendre conscience de l’immensité du territoire australien. Il n’y a rien de particulier à voir, juste sentir l’immensité et voir les kilomètres défiler. La route est bonne, avec pas mal de tronçons goudronnés. Aucune difficulté technique. 4x4 cependant conseillé. Quelques jolis bush camps avec des kangourous !
J21-22 : Bungles-Bungles. Jolies formations rocheuses. 4x4 nécessaire avec quelques passages de rivière sans difficulté. On a aussi bien aimé la partie nord du parc un peu moins renommée.
J23-J25 : Keep River National Park et Gregory National Park. Deux parcs peu touristiques sur la route du retour vers Darwin. Pas beaucoup d’intérêt à notre avis, si ce n’est qu’ils sont peu fréquentés et donc reposants. Nous avons fait le choix de ne pas faire le détour par El Questro, mais ce parc est facilement accessible sur cet itinéraire.
J26-J27 : Parc de Mataranka. Rien d’extraordinaire dans ce parc mais quelques agréables randonnées et baignades. Parfait pour ralentir un peu le rythme.
J28 : Katherine Gorge. Possibilité de faire du canoé. Nous avons préféré la rando. Très jolies gorges (surtout à partir de la 2e), à voir d’en haut et d’en bas.
J29-J30 : Parc du Litchfield. Magnifiques cascades pour se baigner. Nous avons adoré Wangi Falls. Florence Falls vaut également le coût.
J31 : Retour sur Darwin
Au total, nous avons fait près de 8000 km. Nous avons fait le choix de vraiment prendre notre temps quitte à sacrifier certaines des grandes attractions de cette région de l’Australie, en particulier la Gibbs River Road, qui aurait sans doute pu être faisable en se dépêchant un peu plus. Sur les routes que nous avons prises, la conduite 4x4 ne posait pas de difficultés particulières. Vraiment aucune expérience nécessaire si on s’en tient aux principales routes touristiques. Les routes difficiles sont de toute façon généralement interdites par le contrat de location. Si souci, les routes sont fréquentées donc vous n’êtes pas seul dans le désert !
Le climat en août Il semble que l’hiver australien soit la meilleure période pour faire le Nord et le Red Center car c’est la saison sèche. En août, dans le Nord, il fait très chaud en journée, 35-36° et un peu moins la nuit. Il peut il y avoir pas mal d’insectes, dont moustiques, la nuit, assez gênant en camping. Dans le Red center, il fait 25° en journée et très froid la nuit avec des températures parfois négatives. Mieux vaut avoir un bon sac de couchage ! La location du véhicule Nous avons loué un 4x4 Toyota Hilux chez Britz avec équipement camping inclus. L’option 4x4 est bien plus coûteuse que le van et n’est pas du tout indispensable pour la majorité des parcs du Nord et pour le Red Center. Elle nous a cependant permis de sortir un peu plus des sentiers battus en pleine période touristique. Nous avons particulièrement aimé poser la tente dans des coins un peu reculés. Nous sommes globalement contents de Britz. Le véhicule était flambant neuf, par contre le matériel de camping était un peu vieillot, voire défectueux. Au sujet de Britz, quelques curiosités de leur contrat de location qui méritent d’être mentionnées. Pour les routes 4x4 comme la Tanami Road, il faut une autorisation écrite. Contrairement à ce que j’ai pu lire sur quelques forums, ces permissions ne sont pas liées aux compétences du conducteur mais simplement aux conditions météo. De nombreuses routes deviennent impraticables à la saison des pluies. L’autorisation est gratuite. L’assurance rachat de franchise de Britz est chère. Si vous voulez vous en passer, la franchise est particulièrement élevée (5000 euros). De plus, cette somme est prélevée sur le compte avec en plus les frais de votre banque (pour nous 2%, soit 100 euros) que vous ne reverrez jamais. Les 5000 euros sont reversés lors de la restitution du véhicule si pas de dommage sur celui-ci. Autre particularité, la franchise peut être prélevée également pour dégât sur un autre véhicule, ce qui n’est pas le cas ailleurs dans le monde et cas de figure qui n’est pas couvert par les habituelles assurances rachat de franchise. Au final, nous avons adopté pour une assurance proposée par rentalcover.com, société australienne qui semble sérieuse. Nous n’avons (heureusement) pas eu l’occasion de solliciter cette assurance. Le budget Autant le dire tout de suite, l’Australie est un pays cher et vous n’allez pas y faire des économies. Ceci dit, en faisant un peu attention avec les courses, l’essence et en privilégiant les campings gratuits, le principal poste sera la location du véhicule. Pour les courses, il faut vraiment privilégier le ravitaillement dans les (très peu nombreuses) grandes villes où il y a les grands magasins Coles et Woolworth. Cela reste cher, environ 1,5 fois les prix français, mais en achetant les produits en promotion, on s’en sort. Pour l’essence, le prix du Diesel à Darwin est à ce jour à 1,30 AUD le litre. Dans des stations reculées, cela peut doubler. L’application samrtphone Fuel est utile. Pour les campings, l’application wikicamp est bien utile pour trouver de jolis emplacements de camping gratuit. A titre indicatif pour nous pour 31 jours : -Location du véhicule+ assurance : 3688 euros (nous avons fait la location au dernier moment en pleine saison touristique) -Nourriture : 500 euros -Essence : 615 euros -Camping : négligeable mais nous avons fait beaucoup de bush camp. Le prix des campings privés est d’environ 25 euros pour deux personnes pour un site sans électricité. Ceux des parcs nationaux environ 5 euros par personne. Quelques achats utiles -Un bidon d’essence avant de prendre la route. -Si vous faites la Gibbs River Road, des mêches de réparation ou une bombe anticrevaison peuvent être utiles je pense.. -Avant le départ de France, un convertisseur 12v-220v pour charger les appareils dans la voiture et un adaptateur pour les prise australiennes (tout est cher sur place !). Ce que nous n’avons pas aimé -Les campings privés sont chers et manquent vraiment d’espace. Il y a de nombreuses zones où il n’y pas de camping où se doucher. De nombreux campings des parcs nationaux manquent d’espace et de charme, c’est dommage… -Le budget conséquent. -Les nombreux insectes dans le Nord à la nuit tombée. Infernal quand on dîne un peu tard comme nous. Ce que nous avons aimé Tellement de choses…. Les Australiens, vraiment très chaleureux. Des crépuscules magnifiques, hors du temps, avec des ciels comme on n’en avait jamais vu et l’impression d’être sur une autre planète. Les animaux ! Des routes avec des dizaines de kangourous. Des crocodiles dans les rivières et sur leurs berges, impressionnants et massifs. Les oiseaux multicolores, les cacatoes.. Les grands espaces, le bruit du vent, faire le feu au campement.. L’aventure tout en sécurité. Les parcs et les routes sont vraiment très bien aménagés. Plein de petites randonnées de 1 à 4h ou plus si on a envie. En résumé, on ne peut que conseiller cette magnifique destination. Un de nos plus beaux voyages !
Le climat en août Il semble que l’hiver australien soit la meilleure période pour faire le Nord et le Red Center car c’est la saison sèche. En août, dans le Nord, il fait très chaud en journée, 35-36° et un peu moins la nuit. Il peut il y avoir pas mal d’insectes, dont moustiques, la nuit, assez gênant en camping. Dans le Red center, il fait 25° en journée et très froid la nuit avec des températures parfois négatives. Mieux vaut avoir un bon sac de couchage ! La location du véhicule Nous avons loué un 4x4 Toyota Hilux chez Britz avec équipement camping inclus. L’option 4x4 est bien plus coûteuse que le van et n’est pas du tout indispensable pour la majorité des parcs du Nord et pour le Red Center. Elle nous a cependant permis de sortir un peu plus des sentiers battus en pleine période touristique. Nous avons particulièrement aimé poser la tente dans des coins un peu reculés. Nous sommes globalement contents de Britz. Le véhicule était flambant neuf, par contre le matériel de camping était un peu vieillot, voire défectueux. Au sujet de Britz, quelques curiosités de leur contrat de location qui méritent d’être mentionnées. Pour les routes 4x4 comme la Tanami Road, il faut une autorisation écrite. Contrairement à ce que j’ai pu lire sur quelques forums, ces permissions ne sont pas liées aux compétences du conducteur mais simplement aux conditions météo. De nombreuses routes deviennent impraticables à la saison des pluies. L’autorisation est gratuite. L’assurance rachat de franchise de Britz est chère. Si vous voulez vous en passer, la franchise est particulièrement élevée (5000 euros). De plus, cette somme est prélevée sur le compte avec en plus les frais de votre banque (pour nous 2%, soit 100 euros) que vous ne reverrez jamais. Les 5000 euros sont reversés lors de la restitution du véhicule si pas de dommage sur celui-ci. Autre particularité, la franchise peut être prélevée également pour dégât sur un autre véhicule, ce qui n’est pas le cas ailleurs dans le monde et cas de figure qui n’est pas couvert par les habituelles assurances rachat de franchise. Au final, nous avons adopté pour une assurance proposée par rentalcover.com, société australienne qui semble sérieuse. Nous n’avons (heureusement) pas eu l’occasion de solliciter cette assurance. Le budget Autant le dire tout de suite, l’Australie est un pays cher et vous n’allez pas y faire des économies. Ceci dit, en faisant un peu attention avec les courses, l’essence et en privilégiant les campings gratuits, le principal poste sera la location du véhicule. Pour les courses, il faut vraiment privilégier le ravitaillement dans les (très peu nombreuses) grandes villes où il y a les grands magasins Coles et Woolworth. Cela reste cher, environ 1,5 fois les prix français, mais en achetant les produits en promotion, on s’en sort. Pour l’essence, le prix du Diesel à Darwin est à ce jour à 1,30 AUD le litre. Dans des stations reculées, cela peut doubler. L’application samrtphone Fuel est utile. Pour les campings, l’application wikicamp est bien utile pour trouver de jolis emplacements de camping gratuit. A titre indicatif pour nous pour 31 jours : -Location du véhicule+ assurance : 3688 euros (nous avons fait la location au dernier moment en pleine saison touristique) -Nourriture : 500 euros -Essence : 615 euros -Camping : négligeable mais nous avons fait beaucoup de bush camp. Le prix des campings privés est d’environ 25 euros pour deux personnes pour un site sans électricité. Ceux des parcs nationaux environ 5 euros par personne. Quelques achats utiles -Un bidon d’essence avant de prendre la route. -Si vous faites la Gibbs River Road, des mêches de réparation ou une bombe anticrevaison peuvent être utiles je pense.. -Avant le départ de France, un convertisseur 12v-220v pour charger les appareils dans la voiture et un adaptateur pour les prise australiennes (tout est cher sur place !). Ce que nous n’avons pas aimé -Les campings privés sont chers et manquent vraiment d’espace. Il y a de nombreuses zones où il n’y pas de camping où se doucher. De nombreux campings des parcs nationaux manquent d’espace et de charme, c’est dommage… -Le budget conséquent. -Les nombreux insectes dans le Nord à la nuit tombée. Infernal quand on dîne un peu tard comme nous. Ce que nous avons aimé Tellement de choses…. Les Australiens, vraiment très chaleureux. Des crépuscules magnifiques, hors du temps, avec des ciels comme on n’en avait jamais vu et l’impression d’être sur une autre planète. Les animaux ! Des routes avec des dizaines de kangourous. Des crocodiles dans les rivières et sur leurs berges, impressionnants et massifs. Les oiseaux multicolores, les cacatoes.. Les grands espaces, le bruit du vent, faire le feu au campement.. L’aventure tout en sécurité. Les parcs et les routes sont vraiment très bien aménagés. Plein de petites randonnées de 1 à 4h ou plus si on a envie. En résumé, on ne peut que conseiller cette magnifique destination. Un de nos plus beaux voyages !
Bonjour a toute la communauté^^
Alors voila, je pars a Sydney pendant quelques jours avant de rejoindre Airlie pour survoler la grande barrière de corail. Mon souci est que je n'aurai pas beaucoup de jours sur place a Sydney et j'aimerais optimiser le temps sur place... J'ai repéré quelques excursions mais je n'aurai pas le temps de toutes les faire... Lesquelles me conseilleriez vous? - Hunter valley - Blue mountains - Port Stephens et ses dauphins - Featherdale Wildlife - Taronga zoo - Promenade dans les bushs autour de sydney pour voir les animaux dans leur habitat naturel - migration des baleines En sachant que j'aurai le temps de faire la migration des baleines je pense, vue eu ça n'est que sur une demi journée, mais que pour le reste je vais devoir choisir 2 activités max... Blue mountains et Wildlife park comptant pour une... Bref me voila bien embêté! Si jamais vous avez des bons plans aussi pour la ville elle meme de Sydney, ou autour d'Arlie, je suis preneur! Merci d'avance a vous tous pour votre aide^^
Alors voila, je pars a Sydney pendant quelques jours avant de rejoindre Airlie pour survoler la grande barrière de corail. Mon souci est que je n'aurai pas beaucoup de jours sur place a Sydney et j'aimerais optimiser le temps sur place... J'ai repéré quelques excursions mais je n'aurai pas le temps de toutes les faire... Lesquelles me conseilleriez vous? - Hunter valley - Blue mountains - Port Stephens et ses dauphins - Featherdale Wildlife - Taronga zoo - Promenade dans les bushs autour de sydney pour voir les animaux dans leur habitat naturel - migration des baleines En sachant que j'aurai le temps de faire la migration des baleines je pense, vue eu ça n'est que sur une demi journée, mais que pour le reste je vais devoir choisir 2 activités max... Blue mountains et Wildlife park comptant pour une... Bref me voila bien embêté! Si jamais vous avez des bons plans aussi pour la ville elle meme de Sydney, ou autour d'Arlie, je suis preneur! Merci d'avance a vous tous pour votre aide^^
Bonjour à tous!
Le 08 Février nous nous envolerons direction l'Australie pour 3 semaines de vacances. On arrive à Brisbane puis nous envisageons de louer une voiture pour faire la côte jusque Melbourne 15jrs de circuit. Puis nous reprenons un vol Melbourne/sydney et sydney/cairns pour finir notre voyage!
Nous sommes preneurs pour toutes informations, conseils...nous avons seulement réservé nos 2 premières nuits. Pour la voiture on se tate encore quant aux loueurs car les tarifs varient quand même pas mal surtout lorsqu'on ne rend pas le véhicule au même endroit 😕 (frais d'abandon). Si vous avez des conseils sur des endroits immanquables même si on se doute qu'il y en a à foison lol!!!! des retours sur les hébergements trouve t-on facilement ou vaut-il mieux réservé? en faite on préférais faire un voyage libre sans contrainte de point de chute et s'arrêter où bon nous semble mais faut pas non pls qu'on galère la moitié de la journée à chercher où dormir 🤪 Enfin bref à vos claviers chers amis voyageurs 😉
Mélina.
Mélina.
Bonjour à tous,
Mes vacances en Australie en famille avec ma femme et mes 2 enfants (12 & 7 ans) se dérouleront sur juillet et début aout (environ du 2/07 au 5/08 ... date à finaliser précisement) J'ai mis beaucoup de temps pour faire mon road-book, sur une base d'agence de voyage, car j'y ai apporté beaucoup d'attention. Lecture complète du Lonely Planet et de discussions sur le site Voyage forum. Mais malgré tout, j'ai besoin que vous me conseillez sur chacune de mes étapes. Voici la 1ère : Mes vacances commenceront par une arrivée sur Sydney. La durée prévue sera de 3 jours. Au programme : visite de Sydney centre ville, de l'Opéra, du Sydney Harbour Bridge, du quartier The Rocks, du Royak Botanic Garden, et de l'Aquarium. Ensuite, 2 jours seront consacrés à une excursion dans les Blue Montains et son parc. Qu'en pensez-vous ? Merci à tous pour vos conseils. Laurent
Mes vacances en Australie en famille avec ma femme et mes 2 enfants (12 & 7 ans) se dérouleront sur juillet et début aout (environ du 2/07 au 5/08 ... date à finaliser précisement) J'ai mis beaucoup de temps pour faire mon road-book, sur une base d'agence de voyage, car j'y ai apporté beaucoup d'attention. Lecture complète du Lonely Planet et de discussions sur le site Voyage forum. Mais malgré tout, j'ai besoin que vous me conseillez sur chacune de mes étapes. Voici la 1ère : Mes vacances commenceront par une arrivée sur Sydney. La durée prévue sera de 3 jours. Au programme : visite de Sydney centre ville, de l'Opéra, du Sydney Harbour Bridge, du quartier The Rocks, du Royak Botanic Garden, et de l'Aquarium. Ensuite, 2 jours seront consacrés à une excursion dans les Blue Montains et son parc. Qu'en pensez-vous ? Merci à tous pour vos conseils. Laurent
Bonjour à tous!
Je projettes de partir en Nouvelle Zelande ou en Australie.
Le problème est que je n'arrive pas à me décider et je n'aurai surement pas les moyens de faire les deux. Si je ne m'abuse, un billet d'avion aller-retour de l'australie a la nouvelle zelande couterait environ 200euro?
J'ai deux possibilités de dates de voyage: de février a avril. Ou de mai à juin.
Cela m'arrange mieux de mai à juin, mais j'ai cru comprendre que c'était mieux niveau météo de partir plus tot étant donné que les saisons sont inversées par rapport a chez nous.
Le probleme est que j'ai horreur du froid et de la pluie, et que tant qu'a quitter l'hiver belge, j'aimerais pouvoir etre sure de jouir de soleil et de hautes températures (20-35degrés).
Si je décide de partir en nouvelle zelande? Quelle est la meilleure période entre les deux citées précédemment? Et quelle est la partie de l'ile où j'aurai le plus de chances d'avoir du beau temps? Cette partie est-elle intéressante, niveau rando, paysages? J'ai cru comprendre qu'il ferait plus chaud dans l'ile du nord. Est ce que + on est au nord + il fait chaud? Dans la région d'Auckland quelle température fait il à ces périodes? Est il envisageable de se baigner?
Si j'opte pour l'australie, celle-ci est énorme, mêmes questions, quelles sont les meilleurs endroits pour jouir de beau temps si je pars 1 en février mar avril 2 en mai juin qu'est-il intéressant de visiter dans ces endroits?
Combien ca coute pour se déplacer? En nouvelel zelande? Bus train? En australie? Bus? Trains? Avions low cost a l'intérieur du pays?
Merci d'avance et désolée pour le dérangement avec toutes ces questions. Jespere que vous pourrez m'aider à me décider !!
Je projettes de partir en Nouvelle Zelande ou en Australie.
Le problème est que je n'arrive pas à me décider et je n'aurai surement pas les moyens de faire les deux. Si je ne m'abuse, un billet d'avion aller-retour de l'australie a la nouvelle zelande couterait environ 200euro?
J'ai deux possibilités de dates de voyage: de février a avril. Ou de mai à juin.
Cela m'arrange mieux de mai à juin, mais j'ai cru comprendre que c'était mieux niveau météo de partir plus tot étant donné que les saisons sont inversées par rapport a chez nous.
Le probleme est que j'ai horreur du froid et de la pluie, et que tant qu'a quitter l'hiver belge, j'aimerais pouvoir etre sure de jouir de soleil et de hautes températures (20-35degrés).
Si je décide de partir en nouvelle zelande? Quelle est la meilleure période entre les deux citées précédemment? Et quelle est la partie de l'ile où j'aurai le plus de chances d'avoir du beau temps? Cette partie est-elle intéressante, niveau rando, paysages? J'ai cru comprendre qu'il ferait plus chaud dans l'ile du nord. Est ce que + on est au nord + il fait chaud? Dans la région d'Auckland quelle température fait il à ces périodes? Est il envisageable de se baigner?
Si j'opte pour l'australie, celle-ci est énorme, mêmes questions, quelles sont les meilleurs endroits pour jouir de beau temps si je pars 1 en février mar avril 2 en mai juin qu'est-il intéressant de visiter dans ces endroits?
Combien ca coute pour se déplacer? En nouvelel zelande? Bus train? En australie? Bus? Trains? Avions low cost a l'intérieur du pays?
Merci d'avance et désolée pour le dérangement avec toutes ces questions. Jespere que vous pourrez m'aider à me décider !!









